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  • Saint Julien en fauteuil roulant

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    Près d'un tiers des membres du Conseil Municipal était présent samedi matin pour une visite de la ville en fauteuil roulant. Conduits par les membres de l'association TUVIH (trait d'union vers l'intégration des personnes handicapées) et d'Espaces Handicap, nous avons expérimenté les difficultés quotidiennes des handicapés : trottoirs en devers, obstacles, inclinaisons, passages étroits... Des fauteuils roulants nous étaient prêtés par l'entreprise Boccard.

    Jeunes parents avec des poussettes, personnes âgées et personnes handicapées représentent près du tiers des habitants. Les associations sont conscientes que les équipements spécifiques sont souvent coûteux, mais elles soulignent le fait que les aménagements nouveaux doivent systématiquement prendre en compte les contraintes des personnes à mobilité réduite. C'est au moment de la conception que les aménagements sont les moins coûteux.

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  • La constituante - un nouvel EMS

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    Les Genevois élisaient ce dimanche les membres de sa constituante chargés d'écrire la loi fondamentale du canton de Genève pour le siècle à venir. Un coup d'oeil sur les portraits des élus suffit pour comprendre que ce ne sont pas LES Genevois qui ont voté dimanche mais de vieux Genevois qui ont voté pour de vieux Genevois - dont la liste AVIVO qui décroche 9 sièges et défend ouvertement les intérêts catégoriels de vieux Genevois. Dans les autres partis, les vieux électeurs ont accordé une détestable prime à la vieillesse. A la notable exception des Verts, les partis ont mis en avant une génération du passé pour écrire l'avenir. Une société qui ne fait pas confiance à sa jeunesse est une société qui refuse de construire son futur.

    Notre génération doit comprendre que c'est bien lors des élections que se décide son quotidien. L'élément nouveau de ce dimanche c'est la preuve que les électeurs âgés votent de manière catégorielle pour des candidats masculins et âgés.

    Les partis peuvent continuer à présenter de vieux candidats pour flatter un vieil électorat. Ils auraient tort. Hier seuls les Verts ont préparé l'avenir du canton et leur propre avenir. C'est probablement l'une des explications de leur succès d'hier c'est certainement l'explication de leurs succès des années prochaines.

    La plupart de ces constituants sont nés autour de la guerre à une époque où la frontière était redevenu un obstacle difficilement franchissable. Peu comprennent les enjeux de la région franco-valdo-genevoise en devenir. Beaucoup sont confortablement logés à des prix modiques et refusent catégoriquement la construction de nouveaux logements en face de chez eux pour loger les nouvelles générations. Peu ont conscience des déficits abyssaux qu'ils laissent : ils touchent sans se souci des retraites à fond perdus et se moquent des coûts environnementaux générés par leurs comportements.

    Nous avons connu la même chose à Saint Julien : les moins de 40 ans y représentent 50% des habitants, 40% des électeurs mais seulement 30% des votants. Dans ces conditions il n'est malheureusement pas étonnant que la municipalité élue, à l'image des autres municipalités d'Europe, se contrefoute des problèmes quotidiens des jeunes parents qui ne parviennent pas à faire garder leurs enfants.

    Et c'est le même phénomène qui pourrait à nouveau se reproduire dans quelques semaines aux Etats Unis. Les primaires avaient montré que les jeunes électeurs favorables à Obama cessaient de se mobiliser dès que leur candidat avait un peu d'avance. C'est ainsi que de manière cyclique il gagnait les primaires difficiles comme l'Iowa, et perdait régulièrement des primaires qui était annoncée gagantes : New Hampshire.

    Voter n'est pas un acte anodin à faire les jours de pleine lune, mais doit être une habitude systématique des citoyens sains qui se préoccupent de leur avenir. Un vote de génération comme celui de dimanche, doit inciter les générations nouvelles à s'engager encore plus pour décider librement de leur avenir. En attendant, il serait souhaitable que quelques uns des nouveaux constituants fasse place à des colisitiers plus jeunes pour rétablir la représentativité de la constituante genevoise.

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  • Pour réguler les marchés

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    Ce sont les banques qui ont cherché le plus de rentabilité qui ont le plus pris de positions sur les subprimes... et qui ont perdu le plus d'argent. La crise financière a éclaté, mais les mêmes mécanismes sont à l'oeuvre dans l'industrie et les services. Les exigences de rentabilité fixées par les actionnaires sont bien supérieures à la croissance économique et aux gains de productivités de l'économie mondiale. Pour combler la différence les managers prennent des décisions à court terme au détriment collectif des fournisseurs, des employés et des clients. L'effet sur les fournisseurs se ressent par exemple sur l'industrie du décolletage dans la vallée de l'Arve, l'effet sur les employés se ressent sur le pouvoir d'achat, et l'effet sur les clients a été montré par exemple par les dérives illustrées par le magazine Que Choisir : moins de produit plus cher. Les profits trimestriels sont au rendez-vous mais au détriment de l'avenir à long terme de l'entreprise. Au détriment de l'avenir à long terme commun des fournisseurs, des employés, des clients... et des actionnaires !
     
    Les corrections actuelles sur les valorisations des titres des industries et services ne prennent en compte que le ralentissement économique, mais ne prennent pas encore en compte le fait que les profits enregistrés actuellement sont des niveaux de court terme qui ne sont pas tenables sur le long terme. De tels niveaux de profits sont toxiques pour l'avenir à long terme des entreprises.
     
    Il n'y a à ce jour pas d'alternative à l'économie de marché. Les autres modèles qui vont nous être proposés notamment par une partie de la gauche, ont déjà prouvé leur inefficacité il y a maintenant plus 30 ans. Nous devons maintenant construire une économie de marché qui soit mieux régulée. Une économie au service du développement humain de la société et pas le contraire comme nous le propose les libéraux.
     
    En premier lieu la mondialisation a donné un pouvoir exorbitant et sans contrôles aux milieux économiques. La démocratie ne doit plus accepter d'être gouvernée par l'économie. Les pouvoirs économiques mondialisés ont acquis un pouvoir supérieur aux démocraties qui sont restées locales. Seules des institutions démocratiques continentales et globales auront le pouvoir d'imposer leur volonté aux pouvoirs économiques globaux. Une Union Européenne plus démocratique et des institutions multilatérales plus efficace sont les outils à utiliser.
     
    Des limites doivent être clairement posées aux salaires excessifs. Les rémunérations au-delà de ces maximums ne doivent pouvoir se faire que sur la base de résultats à très long terme et prouvés. On ne peut plus avoir de rémunération sur des résultats à court terme qui sont illusoires. De nombreuses décisions internes sont prises par des managers pour préserver leurs rémunérations excessives plutôt que pour construire l'avenir collectif de l'entreprise.
     
    Règle de base de la société, des sanctions pénales doivent être imposées à ceux qui ont fait preuve de peu d'éthique. La malhonnêteté économique ne doit plus être rémunérée même lorsqu'elle conduit à des profits, elle doit être sanctionnée comme toute autre forme de délinquance et de criminalité.
     
    Nous devons mettre un terme aux exigences de rentabilité excessive qui favorise les profits trimestriels au détriment des investissements pour l'avenir. Un double niveau de taxation sur les bénéfices doit être instauré, une taxation modérée pour les niveaux de bénéfices dans la norme, et un niveau supérieur pour des niveaux de bénéfices qui minent l'avenir des entreprises.

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  • Compte rendu d'un Conseil Municipal annulé

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    Le Conseil Municipal de Saint Julien qui devait se tenir ce jeudi 18 septembre a été annulé faute d'ordre du jour suffisant.

    Nous sommes en début de mandat. C'est à dire la période durant laquelle les grands projets du mandat doivent être initiés. 6 mois après les élections, il est temps de passer au mode ACTION. Nous n'avons pas eu de Conseil Municipal en août en raison de la trève estivale. On aurait pu s'attendre à ce que l'ordre du jour de septembre soit chargé. Nous en sommes arrivé au minimum légal d'un Conseil Municipal tous les trois mois : le prochain sera juridiquement obligatoire ! Comment peut on en arriver là dans une ville de 10 000 habitants alors que le Conseil Municipal de Morzine par exemple se réunit plusieurs fois par mois !

    La municipalité se démène sur la gestion des affaires courantes (de nombreux adjoints ne ménagent pas leur peine)... mais les grands projets n'avancent pas. La moindre décision doit passer par le Maire qui en centralisant tout, bloque l'avancement des projets. Quelques adjoints ne font pas preuve de beaucoup d'autonomie de pensée ou d'action.

    La commission du personnel devrait avoir sa première réunion depuis les élections dans les prochaines semaines. Aucune nouvelle de la commission des finances alors que des décisions modificatives du budget devraient être à l'ordre du jour du Conseil Municipal. La commission scolaire petite enfance n'a pas encore eu de réunion sur le thème de la petite enfance - c'est pourtant une priorité des habitants, mais le projet de crèche est pour le Maire beaucoup moins urgent maintenant que lors des municipales de mars ! La commission sociale ne s'est pas encore réunie. L'absentéisme de certains membres de la majorité dans les commissions municipales et communautaires est toujours aussi affligeant. Que les élus municipaux participent ou qu'ils démissionnent s'ils n'ont aucun avis sur quoique ce soit !

    A l'opposé le CCAS se montre très actif avec un bon travail collectif. La commission travaux donne lieu également à des débats intéressants et utiles. La nouvelle commission développement durable à très bien commencé ses travaux.

    Voilà un douzième du mandat déjà écoulé... la gestion des affaires courantes ne suffira pas à améliorer la qualité de vie des habitants de Saint Julien.

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  • Un projet politique democrate et independant

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    Pour information, vous trouverez ci-joint un lien vers la contribution de Francois Bayrou mise au voix des adherents du Mouvement Democrate le 17 juillet 2008. Elle precise la ligne politique du Mouvement Democrate que certains elus souhaitaient contester avec le soutien de l'Elysee.

    Pour un projet politique democrate et independant

  • Traité de Lisbonne et démocratie

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    Lors de la campagne référendaire sur le traité constitutionnel en 2005, il y avait une objection qui me prenait de court. Je la trouvais tellement surréaliste que je ne savais pas comment y répondre : "je vais voter non juste pour les faire chier... de toute façon quelque soit le résultat du référendum ils feront passer le traité. Voter non n'a donc aucune conséquence sur la construction Européenne, et au moins je les emmerde".

    J'étais pris au dépourvu. ll me semblait que cet argument montrait une mauvaise connaissance des institutions et de la vie politique du pays. A posteriori mon interlocuteur avait à peu près raison, les députés aux ordres ont adopté le traité de Lisbonne plutôt que de convaincre les Français et d'en être les porte paroles. Le traité de Lisbonne a été rejeté par les Irlandais, mais ne doutons pas que le Conseil Européen trouvera un moyen pour se passer de devoir écouter les citoyens de l'Europe.

    Certains se demandent encore si le référendum était une bonne idée. Dans une démocratie c'est le peuple qui est souverain et les décisions importantes comme celle là doivent être décidée par le peuple. Avec des décisions comme celle-ci on s'apercoit que notre pays est de moins en moins démocratique et dérive de plus en plus vers la monarchie élective. Je refuse cette évolution. Il nous revient à chacun de réapprendre les vertus de la démocratie.

    La démocratie est le meilleur des systèmes politiques pour plusieurs raisons. D'une part l'intelligence collective est presque toujours supérieure à l'intelligence des experts ou d'un clan. Pour prendre un exemple familier, mais cité parfois précisément par des experts, dans le jeu "qui veut gagner des millions" le public a beaucoup plus souvent raison que le joker de l'ami expert. Il y a dans le public des individus qui se trompent, mais ceux qui se trompent se répartissent équitablement dans les différentes réponses.

    La démocratie est surtout le meilleur des systèmes car c'est le seul qui peut susciter une large adhésion. Il serait déjà suffisament insupportable de voir notre avenir dicté par un Président de la République a la personnalité pour le moins troublée. Cela deviendrait totalement intolérable si l'on imaginait que cela ne procéderait pas de la volonté populaire majoritaire mais de quelques manipulations de sondages de dernier jour plaçant Jean Marie Le Pen au second tour, de média sous contrôle et de la mise sous tutelle de responsables politiques apatés par quelques prébendes. Sans la démocratie, la désobéissance civile deviendrait légitime.

    Le référendum constitutionnel me semble encore aujourd'hui largement préférable au traité de Nice qui régit encore l'Europe. Pourtant le Non au traité m'a appris beaucoup de choses sur la construction européenne et le besoin de rapprocher beaucoup plus l'Europe de ses citoyens. De redonner sens au projet Européen. C'est avec les Européens que l'Europe doit se construire.

    La démocratie exige la liberté de parole - qui n'est que partielle en France avec des députés réduit au silence des militaires -, elle exige aussi la liberté de la presse - mise sous tutelle un peu plus chaque jour -, elle exige la pluralité politique - dont notre pays est privé depuis 2002 avec le détournement des scrutins majoritaires - elle exige des coutre-pouvoirs judiciaires et parlementaires - dont notre pays est privé par la mise aux ordres de la justice et la soumission des députés-. Notre démocratie se perd petit à petit.

    L'expérience de l'année au sein du Mouvement Démocrate où l'on a beaucoup parlé de démocratie m'incite désormais aussi à penser que la démocratie ne s'invoque pas. L'invective "tu n'es pas un vrai démocrate" était le plus souvent prononcée par ceux qui écoutaient le moins les avis opposés. Dans l'histoire, les plus grands dictateurs se sont souvent érigés en démocrate à commencer par les Démocraties populaires de l'Europe de l'est. Il suffit aussi de considérer à quel point L'Union Démocratique du Centre n'a pas grand chose démocratique dans son fonctionnement ou ses propositions qu'elles voudraient imposer à la majorité des électeurs suisses.

    La démocratie ne s'invoque pas mais se pratique personnellement : par l'écoute des autres, en s'informant avec exigence (plutôt que par des magazines peoples et des journaux qui les imitent), en refusant l'évolution monarchique du pays, en refusant les clivages partisans stériles, en affirmant haut et fort ce qui est juste même lorsque cela déplait au prétendu "souverain" (local ou national), en consultant la population et en faisant savoir ses souhaits, en refusant les idéologies toute faite (de droite comme de gauche) qui empêchent de comprendre la réalité et la complexité du monde.

    De nombreuses études montrent à quel point nos comportements individuels changent le comportement de notre entourage par l'exemple. De proche en proche, nos comportements individuels changent nos sociétés. Nous avons un gros travail de démocratisation de la France à faire. Ce travail commence par nous même.

     

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    Lien permanent Catégories : Politique 1 commentaire
  • Un document sur les municipales de Saint Julien

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    42% des électeurs qui ont voté pour le candidat UMP au premier tour des municipales se sont porté sur le candidat PS au second tour. Un relevé des listes électorales montre que si une partie des électeurs a changé entre les deux tours, ils s'agit sociologiquement exactement du même électorat par âge, sexe ou lieu de naissance - on peut donc bien statistiquement calculer un report de voix.

    Il est tout à fait de leur droit pour l'UMP et le PS de s'entendre aux dépends de leurs propres électeurs et aux dépens de leurs valeurs. En revanche il me semble encore plus pervers que ces accords soient secrets. Or depuis les élections les uns comme les autres n'assument pas leurs actes.

    Dans ce contexte et dans un souci de transparence vis-à-vis des électeurs il me semble juste de publier le document ci-dessous qui prouve cette entente. Ce document s'ajoute aux fausses rumeurs qui ont été propagées auprès de l'électorat UMP sur notre soi disant volonté de financer la construction d'une mosquée à Saint Julien (alors que nous défendions l'idée laïque selon laquelle la municipalité ne devrait pas s'opposer à un projet privé de quelque manière que ce soit). Elle s'ajoute surtout à l'intervention du candidat UMP sur France Bleu Pays de Savoie le jeudi 13 mars indiquant qu'il voterait pour le candidat PS.

    Bernard Accoyer, Président départemental de l'UMP a exclu de nombreux adhérents qui n'ont pas obéis aux ordres (à Annemasse, à Saint Julien et dans de nombreuses autres communes du département). Aucune sanction n'a frappé Daniel Bouchet. On en conclu logiquement que ces accords entre le candidat PS de Saint Julien et le candidat UMP ont été conclu avec l'accord ou à la demande de Bernard Accoyer.

    Ce document permettra aux uns et aux autres de mieux savoir à quoi s'en tenir sur le prétendu clivage gauche-droite lors des prochaines campagnes.

     Document mis en ligne le mardi 11 mars 2008 sur le site de Jean-Michel Thenard, Maire PS sortant et réélu le 16 mars 2008... puis retiré rapidement.

     

    Bonjour,

    Au soir du premier tour, j'ai demandé au responsable de la liste Mieux Vivre à Saint Julien (Antoine Vielliard) s'il voulait entrer en matière afin de discuter du deuxième tour.

    Ce fut une fin de non-recevoir pure, simple et définitive.

    Hier (lundi) j'ai rencontré Daniel Bouchet pour étudier les possibilités du deuxième tour. Elles sont au nombre de trois :

    1. un retrait de sa liste

    2. un maintien

    3. une fusion des listes

    Les deux premières relèvent de sa responsabilité et il m'a indiqué hier qu'il consultait ses collègues et colistiers le soir même.

    En ce qui concerne la fusion, j'ai expliqué que nos deux listes avaient chacune leur projet réel pour la ville de Saint Julien. Puisque nous travaillons tous les deux pour l'avenir de notre ville sans nous préoccuper de politique politicienne, il est évident qu'une très large part des projets se recouvrent, sans doute avec des différences de méthode et de sensibilité mais avec un grand compatibilité.

    Pour la part restante, je lui ai dit qu'il était difficile de construire un projet commun en si peu de temps sous peine de proposer aux électeurs une sorte de copié-collé.

    En outre et d'un point de vue humain, il apparaît impossible d'évincer en quelques heures des membres de nos deux listes. Etant donné les sensibilités politiques respectives de certains membres des deux listes, cette action aurait sûrement manqué de clarté vis-à-vis des électrices et des électeurs qui seraient sans doute surpris. Ils pourraient en effet alors considérer que seule la place nous intérresse comme nous pouvons le voir par ailleurs.

    Nous sommes tous les deux attachés à une transparence réelle et non de pacotille. L'ouverture, c'est aussi la clarté.

    Il m'a indiqué qu'il m'informerait rapidement de sa décision définitive. Je rédige ce compte-rendu avec des "je" mais je crois pouvoir dire que j'aurais pu tout aussi bien employer le "nous".

    Cependant, comme je n'ai pas consulté Daniel Bouchet sur ce texte, j'en assume l'entière responsabilité.

    Ecrit par : <http://jmt2008.hautetfort.com/>Jean-Michel Thénard | 11.03.2008

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  • Combien coûte l'insuffisance des transport en commun dans le Genevois ?

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    Parce que notre région est au bord de la paralysie et de l'asphyxie, nous devons investir massivement dans les transports en commun. Des élus locaux réticents qui n'ont pas encore compris les enjeux pour notre avenir, objectent parfois que les transports en commun coûtent cher. Ils ont raison. Le coût pour la collectivité est important.

    Mais nous devons aussi prendre en compte le coût de l'absence de transport.

    Le coût économique et humain de ces millions d'heures perdues chaque jour par les habitants. Le coût environnemental de la dégradation de notre qualité de vie. Quel est le coût énergétique de tous ces transports individuels ? Quel est le coût de l'imprévisibilité du temps de trajet : combien de train ou de rendez vous manqués ? Les 30 ans de retard accumulés dans le développement des transports en commun en Haute Savoie ont un coût phénoménal. Il est temps de réduire ce coût là.

    La qualité de vie dans notre région est un riche joyau dont nous avons hérité. Cette qualité de vie se dégrade depuis plusieurs années faute d'une politique ambitieuse dans les transports en commun. Il est temps de réparer les dégats réalisés et de proposer une offre de transports en commun pertinente, accessible et efficace.

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  • Une nouvelle constitution pour Genève

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    Les Genevois ont décidé récemment d'élire une Assemblée Constituante qui aura pour tâche de rédiger une nouvelle constitution pour le canton d'ici quatre ans. On pourrait penser à tort que cela ne nous concerne pas ! Pourtant c'est bien avec Genève que nous pourrons restaurer la qualité de notre cadre de vie qui nous échappe depuis plusieurs années (embouteillages, mauvaise urbanisation, crise du logement..)

    Les décisions politiques de part et d'autre de la frontière ne sont pas coordonnées. Un élu PDC de Plan-les-Ouates m'expliquait que lors que la commune avait implanté la zone d'activité de Plan-les-Ouates elle avait pris soin de protéger une zone agricole aux abords de la frontière... à quelques mètres de là où nous avons implanté la zone d'Archamps quelques années plus tard. Prises isolément ces deux décisions sont justes.. mais mises côte à côte comme elles le sont dans la réalité, elles se révèlent stupides. Nous devons améliorer la co-gouvernance de la région. La future constitution Genevoise doit le permettre.

    Il revient à chacun d'entre nous de participer au débat sur la future constitution pour que notre région ait les moyens politiques de décider de son avenir.

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  • Des solutions de garde pour les enfants à Saint Julien

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    Les parents de jeunes enfants sont dans des situations desespérées pour faire garder leur enfant. Tout particulièrement ceux dont les parents n'habitent pas la région. Jusqu'à présent les élus se sont peu préoccupés de ce problème pour plusieurs raisons :

    en raison de leur âge ils ne cotoient plus le problème au quotidien et ne se rendent pas compte de la gravité de la situation,
    la plupart des élus municipaux et communautaires ont leur famille sur place - pour eux ce problème n'en est pas un,
    les délégués communautaires sont en très grande proportion des hommes qui dans le passé ont trop souvent répondu aux élues qui travaillaient sur le sujet que les femmes doivent "choisir entre travailler et faire des enfants"... (sic).
    Il y a des raisons législatives et réglementaires à la crise. Les normes de construction des crèches, d'encadrement des enfants et de formation des assistantes maternelles ont permis de protéger les enfants... mais à des coûts prohibitifs pour les communes. A force de vouloir protéger les enfants on a empêché la réalisation de suffisament de crèches. On en a sans doute trop fait. On en n'exige pas tant des parents qui n'ont aucun dipôme à passer avant de faire des enfants, qui n'ont pas de limite sur le nombre d'enfants qu'ils peuvent élever et qui peuvent construire leur logement comme ils l'entendent indépendamment des normes établies pour les crèches. Pourquoi ne pas laisser cette même liberté aux parents lorsqu'ils confient leur enfant à une assistante maternelle ?

    Il y a une solution qui permet d'eviter ces dérives réglementaires et qui peut être une solution de court terme pour les parents du canton de Saint Julien : la garde partagée. Deux ou trois couples de parents se réunissent et cherchent ensemble une personne qui a les compétences pour garder leurs enfants. A charge pour les parents de vérifier les compétences humaines de la personne. La garde se fait dans le domicile de l'un ou l'autre des parents. Tout devient privé et les réglements ne s'appliquent plus. A charge pour les parents d'évaluer la personne. A charge pour eux de veiller à ce que l'appartement soit sécurisé. On évite ainsi les problèmes liés à l'encadrement, aux normes de construction ou aux diplômes. Les parents retrouve ainsi leur liberté et leur responsabilité de choix. Si nous avions été élu nous aurions pu aider à la mise en relation des jeunes parents entre eux, et avec les gardes maternelles.

    De nombreuses personnes dans le canton ont les qualifications requises pour garder des enfants.. mais pas les diplômes nécessaires. A charge pour les parents de trouver d'autres parents dans un cas similaire.

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