modem - Page 6

  • De la contestation à la proposition en France

    Imprimer

    Pourquoi donc en France trop souvent le contraire du mot « majorité » c’est opposition plutôt que « minorité » ? Les projets électoraux ne sont pourtant pas opposés, ils sont différents. L’un devient majoritaire et l’autre minoritaire.

    Pourquoi donc, de la même manière, en France le syndicalisme demeure protestataire plutôt que participatif ?

    Nous venons d’en faire l’expérience lors du débat budgétaire à Saint Julien en Genevois.
    Dès la première réunion du Conseil Municipal après les élections nous avions souligné notre volonté d’être la minorité et pas l’opposition. Ce terme de minorité était un signe de notre modestie lorsqu’on se souvient des circonstances particulières du deuxième tour. Il était essentiel pour nous. Nous nous attachons à défendre ce que nous pensons être l’intérêt général. Nous nous « contre-foutons » de savoir si ce point de vue plait ou déplait à l’exécutif – c’est simplement le nôtre. Nous raisonnons en fonction des propositions et pas en fonction de « camps » supposés. Il est d’ailleurs rare que nous ayons tous les huit exactement le même point de vue.

    Notre conception de l’intérêt général nous conduit à accepter les augmentations d’impôts lorsqu’elles financent de nouveaux services dont la population a un réel besoin et après que le travail d’économie ait été fait.

    Fidèle à ce principe, nous avons fait lors de la commission finance de nombreuses propositions d’économies. Réalistes, nous n’avons pas présenté les propositions inacceptables pour la majorité bien que pertinentes pour les habitants : la suppression des deux postes d’adjoints supplémentaires crées en mars 2008 par exemple. Nous n’avons formulé que des propositions réalistes, acceptables par la majorité et fondées : stabilisation du budget communication, stabilisation de la subvention à guitare en scène, stabilisation du budget fêtes, réduction du budget formation des élus… etc., etc..

    Ces propositions ont reçues l’assentiment de la majorité en commission. Elles auraient permis de réduire de moitié l’augmentation des impôts. Le budget n’aurait pas été idéal mais il aurait été mieux. A la fin de la commission finance, l’adjoint aux finances nous remercie pour ce débat constructif. Je lui réponds qu’on ne peut avoir un débat constructif qu’avec une majorité qui sait écouter.

    Une semaine plus tard nous recevons la proposition de budget et nous nous apercevons qu’à peine le quart de nos propositions ont été retenues. Que les économies réalisées ont été dépensées sur d’autres postes. Et que l’augmentation d’impôt est laissée en l’état.

    Notre esprit constructif ne nous a pas permis d’influencer la vie des habitants. Il nous faudra utiliser de méthodes plus fortes, moins consensuelles et plus offensives pour influencer.

    L’exécutif n’a pas pris en compte nos propositions constructives. Ils ont préférés marquer leur pouvoir en décidant seuls. Cet ego de l’exécutif coutera 8,5% d’augmentation des impôts locaux aux habitants.

    Je pense aux relations syndicat patronat, ou majorité et opposition. Bien souvent celui qui détient le pouvoir en France veut l’exercer seul, dans sa tour d’ivoire. Il ne veut pas se soumettre au débat démocratique, à l’échange. Il y a même une fierté déplacée à montrer son autisme comme le Président de la République qui semble fier de son incapacité à écouter jusqu’aux Parlementaires de sa majorité. Les syndicats réformateurs qui jouent le jeu de la proposition comme la CFDT sont aussi vite trahis par le pouvoir en place. Ce faisant le pouvoir pousse les contre pouvoirs et les corps intermédiaires dans des positions de contestations perpétuelles qui deviennent les seuls moyens pour faire entendre un autre point de vue sur l’intérêt général.

    Nous avons besoin d’un meilleur fonctionnement démocratique des institutions en France. Cela suppose que les contre pouvoirs soient constructifs mais aussi que les majorités sachent être à l’écoute. Un tel fonctionnement démocratique est totalement étranger aux socialistes aussi bien qu’aux libéraux. C’est ce mode de fonctionnement démocratique que nous défendons nous Démocrates. Un fonctionnement fondé sur la raison, sur l’échange. En total opposition à la notion de camp. Pour nous la fidélité à un camp se transforme bien vite en trahison des habitants.

  • Le facteur « Michel » de la faible diversité des élus

    Imprimer

    Les statisticiens ont beaucoup appris sur ce que les informations personnelles peuvent enseigner. Ainsi par exemple la géolocalisation donne des indications sur le niveau social d’un groupe. A Genève, la sociologie de Vernier est différente de celle de Cologny.

    De la même manière les prénoms donnent des indications sur les individus qui les portent. Le prénom donne une indication de probabilité du sexe, de génération – Gilbert, Geneviève et Bernadette sont des prénoms plus courants au début du XXème siècle qu’aujourd’hui-, sur les origines régionales et culturelles et aussi sur le milieu social – Edouard et Kevin sont des prénoms différemment utilisés selon les milieux sociaux.

    L’utilisation de ces indicateurs est très contestable au niveau individuel. Mais l’étude de la diversité des prénoms dans un groupe donne des indications sur la diversité de ce groupe en termes de sexe, de provenance, d’âge et de milieu social.

    Il n’y a aucun Ali, aucune Elodie, ni aucune Céline ni à l’Assemblée nationale, ni au Conseil Régional de Rhône Alpes, ni au Sénat, ni parmi les 874 conseillers municipaux de la 4ieme circonscription de Haute Savoie (ceux du mandat précédant). Il y a en revanche foison de Bernard, de Francois, d’Alain et de Michel. Michel est de loin le prénom le plus courant à l’Assemblée nationale. Jean-Pierre au Sénat. Ce sont des prénoms particulièrement courants parmi les papy-boomers mâles et blancs qui les composent. A en juger par les 6600 personnes qui composent la liste électorale de Saint Julien en Genevois, Jean, Catherine, Marie et Philippe sont les prénoms les plus courants parmi les électeurs. Ce sont des prénoms qui sont communs à de multiples générations.

    Les Michels qui représentent 5% des députés, 4% des sénateurs et 3% des conseillers municipaux, mais ne représentent en revanche que 2% des conseillers régionaux de Rhône Alpes et 1% des électeurs de Saint Julien.

    Un indicateur de la diversité d’un groupe est la proportion de personnes qui ont des prénoms différents dans des échantillons pris au hasard de tailles similaires.

    Sur un échantillon pris au hasard de 155 personnes de Saint Julien, 77% ont des prénoms différents. Ils sont 73% parmi les Conseillers Regionaux de Rhône Alpes. Mais ils ne sont que 61% parmi les Conseillers Municipaux, 60% parmi les députés et 57% parmi les Sénateurs.

    S’il n’est pas très surprenant de constater que l’Assemblée nationale et le Sénat sont les deux institutions prétendument représentatives… les moins représentatives de la diversité, il est plus surprenant de constater que les Conseils Munipaux sont eux aussi très peu diversifiés. La parité est peu respectée dans la plupart des communes. 9 Conseillers Municipaux sur 10 appartiennent à la moitié des Français de plus de 40 ans. Le Conseil Régional est l’institution la plus diversifiée grâce notamment à la loi sur la parité sur ce scrutin de liste.

    La loi sur la parité, tant décriée par certain, a crée de très grands problèmes lors de la composition des listes aux municipales dans les communes de plus de 3500 habitants. Certaines listes n’ont pas pu déposer de candidatures faute de parité. Même des Maires sortant n’ont bouclé leur liste qu’à quelques jours de la clôture officielle. Pourtant, a Saint Julien en Genevois, les hommes qui étaient les premiers à se porter candidats ont un taux de présence de 58% aux commissions municipales contre 75% pour les femmes.

    La diversité d’une assemblée lui apporte un débat plus riche et une meilleure connaissance de la vie quotidienne des habitants.

    La faiblesse de la représentation des femmes parmi les Maires, Conseillers Généraux, Députés et Sénateurs –de l’ordre de 1 sur 10- a montré qu’en France, seule la loi peu venir à bout des conservatismes sociaux en tout genre qui font obstacle à la parité. La représentation équitable des générations et des origines culturelles est une exigence démocratique pour des lois plus légitimes et plus pertinentes. Il faudra l’imposer par la loi si ces mêmes conservatismes privent la représentation nationale de la nécessaire diversité.

    Ces conservatismes sociaux sont nombreux : mobilisation faible et occasionnelle des jeunes électeurs, mobilité municipales des jeunes électeurs qui complique leur participation aux scrutins, juvenophobie d’une partie de l’électorat, hypocrisie des partis qui présentent leurs candidats jeunes et d’origine étrangère dans les zones dans lesquelles ils sont le moins implante. L’un de ces conservatismes sociaux c’est l’intégration de ces discriminations par les partis dans les choix de leurs candidats. Il est révélateur de constater que la Haute Savoie est l’un des départements où le Parti Socialiste fait ces plus mauvais score et c’est l’un des très rares départements dans lequel le PS n’a présenté aucun homme blanc de 60 ans aux dernières législatives. Il n’y avait pas de « Michel » parmi les candidats du PS en Haute Savoie.

  • L'augmentation d'impôts à Saint Julien est elle de 8,5% ou de 6% ?

    Imprimer

    La municipalité de Saint Julien en Genevois communique sur une augmentation d'impôts de 6%. Ce chiffre est repris dans le titre de l'article du Dauphiné Libéré de samedi.

    En réalité l'Etat fixe chaque année une augmentation des bases. Cette année cette augmentation a été fixée à 2,5% environ. Sans augmentation d'impôts les recettes de la commune et les impôts des habitants auraient donc augmenté de 2,5%. En décidant d'augmenter les taux de 6% la commune ajoute 6% d'augmentation à l'augmentation des bases de 2,5%.

    La municipalité augmente donc les taux de 6% mais augmente les impôts de 8,5%. La facture totale sera donc en augmentation de 8,5% pour les habitants.

    (vous trouverez le budget détaillé sous la note datée du vendredi 13 mars)

  • Les prétextes fallacieux d'une augmentation d'impôts de 8,5% à Saint Julien

    Imprimer

    La municipalité a avancé de nombreux prétextes pour justificer son augmentation d'impôts :

    1) L'effet ciseau de recettes qui baissent et de dépenses qui augmentent - C'est faux ! : Certaines dépenses inutiles auraient pourtant pu être revues à la baisse (communication +19%, formation des élus en hausse de +50% par rapport au budget de l'an dernier et +2542% par rapport au réalisé 2008... etc, etc..). La municipalité a surtout homis de prendre en compte l'effet de l'afflux de population qui vont ajouter petit à petit environ 150 000 à 300 000 euros annuels supplémentaires de taxe foncière et de taxe d'habitation et 300 000 euros annuels de fonds frontaliers. Des montants bien supérieurs à l'augmentation d'impôts de 264 000 euros et qui n'ont pas été mis en avant devant les Conseillers Municipaux.

    2) Des taux d'intérêts qui pourraient augmenter -c'est injustifié-: La baisse des taux d'intérêts va déjà faire faire ^à la ville une économie de 60 000 euros sur la charge des intérêts de la dette. Ce montant va probablement augmenter puisque le tiers de l'année est déjà écoulé et que les taux continuent de baisser. Le Maire nous dit vouloir se prémunir contre une augmentation des taux. Mais une éventuelle augmentation des taux aurait pour effet d'augmenter aussi d'autres recettes. Réduire les estimations de recettes ET ne pas prendre en compte la baisse des taux n'a de raison d'être que pour noiricir le tableau et essayer de justifier une augmentation d'impôts avec des prétextes fallacieux.

    3) Se prémunir contre des pertes soudaines et importantes de recettes - alors il faudrait promettre de rembourser : La municipalité affirme vouloir se prémunir contre une baisse soudaine et très importante des fonds frontaliers et des recettes du casino. Un tel argument est étonnant de la part d'une municipalité qui a jusqu'à présent augmenter les dépenses de manière vertigineuse comme une cigale. Ce risque pourrait pourtant être corrigé en réduisant certaines dépenses de fonctionnement. Si le risque est si grand on s'étonne de voir que le buget "fêtes et cérémonies" augmente lui de +26% ! Mais surtout, jamais, jamais dans tout le débat budgétaire la municipalité n'a parlé de baisser les impôts l'an prochain si ces risques financiers ne se réalisaient pas. On utilise donc le risque de baisse de recettes des fonds frontaliers et des recettes du casino pour justifier d'une augmentation d'impôts qu'on ne rendra pas aux habitants.

    Il y a eu brièvement au début du débat budgétaire la justification selon laquelle cette augmentation servirait à financer un projet. Mais cette augmentation des impôts n'était pas annoncé dans le projet municipal de la majorité. Un peu comme un commerçant qui aurait oublié de mettre les étiquettes de prix !

    Cette augmentation d'impôts exorbitante de 8,5% n'a pour seule justification que de remplir les caisses au maximum pour multiplier les inaugurations en fin de mandat. Une justification incroyable dans le contexte de crise que connaissent les habitants.

  • A quoi va servir l'augmentation d'impôts de +8,5% à Saint Julien

    Imprimer

    Sans faire aucune remarque, sans exprimer le moindre point de vue, les Conseillers Municipaux de la majorité de Saint Julien ont approuvé une augmentation d'impôt exorbitante de +8,5%.

    Cette augmentation d'impôts représente une augmentation des recettes de 264 000 euros. Voilà quelques unes des dépenses qui seront financées par cette augmentation d'impôts :

    1) budget communication de 200 000 euros en hausse de +19% par rapport à 2008,

    2) exhonération d'impôts pour le casino de Saint Julien de 60 000 euros voté en janvier 2009,

    3) 37 000 euros de prime sur les indemnités d'élus parce que Saint Julien est classé comme "station climatique",

    4) 28 000 euros de prime sur les indemnités d'élus parce que Saint Julien est une sous préfecture,

    5) 25 000 euros parce qu'il y a deux adjoints de plus que dans le budget 2008,

    6) 71 000 euros pour les fêtes et les cérémonies - soit +27% d'augmentation par rapport au budget 2008,

    7) 30 000 euros de subvention pour le festival guitare en scène -soit 20% d'augmentation- ce à quoi s'ajoute 335 heures de travail des services techniques et une subvention municipale de 20 000 euros par le biais du casino de Saint Julien,

    8) 60 000 à 100 000 euros de charges de la dette à taux variable qui pourtant n'existeront pas en raison de la baisse des taux décidée par la Banque Centrale Européenne. Les Maires qui demandent que la Banque Centrale baisse ses taux ne répercutent pas les baisses de taux sur les habitants -un peu comme les pétroliers-,

    9) 800 000 euros de dépenses imprévues de fonctionnement qui s'ajoutent à toutes les marges construites dans chaque budget de recettes et de dépenses. Les dépenses imprévues ont représenté 306 610 euros en 2008. Elles sont donc en augmentation de +261% sur ce budget par rapport à ce qui a été observé en 2008.

     

    Cette augmentation d'impôts en revanche ne financera pas :

    1) une augmentation du budget social qui est stable depuis 2 ans. La municipalité qui s'attend à une année 2009 très difficile pour elle même ne semble pas prévoir une augmentation des besoins sociaux l'an prochain malgré le contexte économique et l'augmentation du nombre d'habitants,

    2) cette augmentation ne financera pas la mise en place d'un nouveau plan de circulation pour répondre à l'attente numéro 1 des habitants,

    3) cette augmentation ne financera pas une augmentation de la fréquence et de la capacité des bus, cela est décidé à la communauté de communes. La décision du Maire de proposer un service de taxi public plutôt que d'augmenter la fréquence des bus est déjà responsable d'une autre augmentation d'impôts à la communauté de communes.

    4) une amélioration de la situation du commerce à Saint Julien,

    5) des efforts significatifs et importants en matière de développement durable.

     

    Cette augmentation d'impôts aurait pu être évitée si la municipalité avait pris en compte :

    1) une augmentation des recettes de taxe d'habitation et de taxe foncière de 150 000 à 300 000 euros par an en raison de la croissance du nombre d'habitants à Paisy

    2) une augmentation des recettes de fonds frontaliers de 300 000 euros par an en raison des nouveaux frontaliers qui emménagent à Paisy

    3) une augmentation des recettes de fonds frontaliers de 600 000 euros par an par la mise en place d'un recensement plus rigoureux.

     

    Il n'y a pas de justification financière ou budgétaire à cette augmentation d'impôts exorbitante. La justification est politique. Lors du précédent mandat les recettes avaient augmentée de 2 600 000 euros annuels (1 700 000 euros du casino et 900 000 de fonds frontaliers). Ajouté à l'endettement les dépenses avaient elles augmentées de manière exponentielle. C'était la fête à Saint Julien. Le bilan plutôt positif de la municipalité sur le dernier mandat s’explique par une profusion de recettes nouvelles plus que par des choix politiques pertinents. Les augmentations de recettes seront plus modestes sur ce mandat -les fonds frontaliers vont croitre plus lentement et il n'y aura pas un nouveau casino. La fête municipale de dépenses ne pourra cette fois se poursuivre que par des augmentations d'impôts importantes. Premier acte hier soir. Le cycle électoral veut que ces augmentations d’impôts se produisent en début de mandat pour qu’elles permettent de financer les inaugurations d’avant élections et qu’elles soient oubliées par les habitants en mars 2014 lorsqu’ils devront voter à nouveau.

  • +8,5% d'impôts à Saint Julien en Genevois !!!

    Imprimer

    La séance du Conseil Municipal s'est terminée à une heure du matin. Les Conseillers Municipaux de la majorité ont "décidé" d'approuver le projet d'augmentation d'impôts exhorbitante de +8,5% proposée par la municipalité.

    Je reviendrai dans une prochaine note, sur le fond du sujet en détaillant un certain nombre des dépenses superfétatoires qui seront financées par cette augmentation d'impôts outrageuse. La séance d'hier soir a marqué un changement. La majorité est devenue opposition. Elle s'est opposée de manière systématique, sectaire et brutale à la moindre des multiples propositions d'économie que nous avons faite. Elle n'a pas utilisé la moindre des idées proposées pour réduire l'augmentation d'impôts. Elle a fait preuve d'une obstruction sectaire et déplacée. Elle voulu imposer SON AUGMENTATION d'impôts de 8,5% contre toute raison, plutôt que de travailler à un budget meilleur pour les habitants.

    Depuis le début du mandat nous avons souhaité agir en tant que minorité, de manière constructive. Nous avons participé activement aux débats. Nous avons travaillé et proposé. Sur ce débat budgétaire et sa préparation nous avons passe chacun plus de 10h de travail. L'adjoint au finance nous avait félicité pour le débat que nous avions créé. Il a pourtant été incapable d'entendre le fruit de ce débat ni même d'évoluer d'un iota de sa position initiale. Le résultat est nul. Les habitants au service desquels nous travaillons ne verront pas la différence dans leur quotidien.

    Puisque la manière constructive ne fonctionne pas, nous devrons réfléchir à une autre méthode. Puisque la majorité est incapable d'entendre nos propositions nous devrons les faire plus fort, directement auprès des habitants qui sont les patrons de cette ville, de manière plus offensive. Par exemple, à l'avenir nous soulignerons que les indemnités d'élus majorés d'une prime "station climatique" de +20% auraient pu être revue avant d'imposer une telle hausse d'impôts aux habitants. L'augmentation du budget indemnités d'élus de +25000 euros par rapport au budget de l'an dernier aurait pu être questionné.

    Nous remettrons en question notre participation à ces conseils municipaux mascarades qui n'ont pas grand chose à voir avec la démocratie et avec un débat constructif. Tant que les Conseillers Municipaux sont aux ordres, n'expriment aucun point de vue sur quoique ce soit et obéissent comme de vulgaires députés UMP, il y a peut être d'autres modes d'action qui sont plus efficaces et plus utiles pour servir les intérêts des habitants plutôt que de participer à ces conseils municipaux mascarades. Dans ce pays faut-il nécessairement passer de la méthode de la concertation à la contestation pour être entendu ?

    Les Conseillers Municipaux de la majorité auraient pu décider de demander de mettre aux voix certaines de nos propositions. Ils auraient pu rejetter l'augmentation d'impôts. Ils peuvent même se choisir un autre Maire à tout moment. Ils peuvent encore convoquer une nouvelle élection municipale. Ce sont eux qui décident. La responsabilité de cette hausse d'impôt exhorbitante leur revient. La fidélité à un "camp" devient ridicule et même parfois une trahison envers les habitants.

    Je pense à ces trois personnes auxquelles nous avions proposé de rejoindre notre liste et qui ont finalement décidé de rejoindre la majorité. Je m'apercois qu'elle n'avait pas la liberté de conscience et l'esprit critique pour nous rejoindre. Elles obéissent aux consignes de vote en oubliant que la liberté ça s'use quand on ne l'utilise pas. La France crève de ces affrontements de camp qui ont fait place à tout débat de raison. Nos communes, nos institutions et notre pays a besoin de débats constructifs. Saint Julien comme la France a besoin d'un peu plus de démocratie.

  • Ce soir à 20H30 à la Mairie de Saint Julien les impôts pourraient augmenter de 8,5%

    Imprimer

    Ce soir à 20H30 se tiendra la séance publique du Conseil Municipal de Saint Julien. A l'ordre du jour le budget 2009 et l'augmentation d'impôts proposée par la municipalité de +8,5% (+6% sur les taux qui s'ajoutent aux +2,5% sur les bases) . Une augmentation d'impôts qui pourtant n'était pas dans le projet municipal proposé il y a un an aux électeurs. Notre projet lui, abordait ce sujet. C'est pour nous une question d'éthique .

    A Saint Julien comme à La Roche sur Foron, Annemasse, Cranves Sales et beaucoup d'autres communes de France le cycle électoral municipal fait ses ravages : Augmentation vertigineuses des impôts en début de mandat, on remplit les caisses au maximum, on lance les travaux dans la deuxième et la troisième année du mandat, on arrête d'augmenter les impôts les dernières années du mandat et on inaugure à la va-vite juste avant les élections. Ainsi les maires espèrent que les électeurs en votant se souviendront beaucoup plus des inaugurations que des augmentations d'impôts. La baisse des dotations de l'Etat est une excuse réelle mais excessive pour justifier ces hausses. L'éthique de certaines municipalités de France ressemble à celle de l'industrie pétrolière.

    Une augmentation d'impôt peut être légitime lorsqu'elle correspond à des besoins essentiels de la population et lorsqu'elle suit une rigueur dans la dépense. Ce n'est pas le cas à Saint Julien. Cette augmentation d'impôt ne servira pas à satisfaire les besoins primoridaux de la population concernant le problème de circulation à Saint Julien - rien n'avance dans ce domaine-. Toujours aucune initiative structurante pour stabiliser et développer le commerce à Saint Julien - à part l'idée en étude de déplacer le marché de 20 mètres-. Une partie servira à la petite enfance et à un aménagement plus naturel de la ville. Mais surtout les économies n'ont pas été faites. Un symbole fort de cette absence de rigueur dans les dépenses c'est l'augmentation du budget communication de +19% prévue pour 2009 ! - le budget social est lui stable depuis 2 ans, la municipalité ne semble pas être au courant des difficultés sociales que pourront rencontrer les habitants en 2009 et continue dans sa frénésie de communication en année de crise-.

    Si le sujet vous intéresse, je vous invite à venir assister à la séance publique du Conseil Municipal de Saint Julien en Genevois à 20H30 à la Mairie dans la salle du conseil. Il sera intéressant d'écouter l'avis des Conseillers Municipaux sur le budget proposé par l'exécutif.

    Suite au vote de ce soir, je soulignerai dans une note demain certaines des dépenses du budget sensé justifier cette augmentation d'impôts.

  • Des Genevois fiers de leurs banques

    Imprimer

    Il y a un décalage profond entre les points de vue favorables au secret bancaire défendus par certains partis politiques et certains medias genevois et le point de vue des habitants. Les Genevois français et suisses, aimeraient pouvoir être fiers de leurs banques.

     

    Il est vrai que tant qu’il n’y aura pas de loi sur le financement des partis politiques, on pourra toujours se poser légitimement la question de savoir si les libéraux et les nationalistes défendent l’intérêt général, ou simplement l’intérêt de leurs bailleurs de fonds.

     

    Le point de vue des Genevois français et suisses que je rencontre est tout autre. Nous sommes fiers de nos Banques genevoises lorsque celles-ci mettent en avant leur savoir faire, leur histoire, leur stabilité, leurs systèmes d’informations. Nous sommes fiers de savoir que ce sont des Banquiers Genevois qui développent des services nouveaux de gestion de fortune. Lorsque nous revenons de vacances lointaines, nous sommes fiers de voir à l’aéroport toutes ces affiches qui rappellent le savoir faire d’orfèvre des Banquiers Genevois. Réputation que les Genevois français et suisses ont contribué à façonner.

     

    En revanche, nous avons honte lorsque nous voyons ces mêmes banquiers prétendre que l’évasion fiscale est la seule valeur ajoutée qu’ils apportent à leurs clients. Nous avons honte de voir que sous des prétextes fallacieux de respect de la vie privée, ils se font les complices d’une évasion fiscale inéquitable dont les pays pauvres autant que les pays développés sont les premières victimes. Nous avons honte de voir que pour défendre leurs intérêts catégoriels, ils sont prêts à nuire aux relations amicales avec les démocraties voisines, prêts à sacrifier tout le reste de l’économie genevoise. Nous avons honte de banquiers dont la créativité s’exerce à contourner les lois et les accords internationaux –notamment via les trusts- plutôt que des services qui permettent une gestion plus adaptée. Nous avons honte de constater que ces nouveaux outils d’évasion peuvent facilement aussi devenir des outils de blanchiments d’argent sale. Nous avons honte de constater que nos banquiers se sont trop préoccupés de défendre la complicité d’évasion fiscale plutôt que de vérifier la réalité des retours sur investissement des fonds Madoff qu’ils ont vendu. Nous avons honte de constater que 20 ans après les premières alertes, nos banquiers prétendent n’être toujours pas préparés à la levée du secret bancaire.

     

    Genève est la ville des droits de l'homme, la ville de la Croix Rouge, des accords de paix et de la concertation internationale. L'esprit de Genève s'accomode mal de la complicité d'évasion fiscale. Les Genevois aimeraient que leurs banques soient elles aussi respectables. La levée du secret bancaire lorqu'elle sera réelle, nous permettra à nouveau d'être fiers de nos Banques.

  • Les prix du pétrole : l'autre plan de relance

    Imprimer

    En 2008, la France a importé pour 54 milliards d'euros de pétrole et de gaz. Après un pic à 90 euros le baril en 2008, les prix ont chuté jusqu'à 35 euros le baril.

    Cette baisse des prix du baril de pétrole est entrain d'alléger la facture énergétique de la France de 20 milliards d'euros environ sur 2009. Ces 20 milliards d'économies sont des coûts en moins pour les entreprises et des factures d'essence et de fioul moins chères pour les habitants. En moyenne, 800 euros d'économies directes et indirectes par famille francaise... mais seulement 664 euros d'économies pour les familles britanniques dont la monnaie a chuté. 

    20 milliards, un montant qui relativise l'impact que peut avoir sur l'économie les 5 milliards nouveaux du plan de relance du Gouvernement. Surtout lorsqu'ils sont mis en perspective des 13 milliards annuels du paquet fiscal voté en juillet 2007.

     

     

    Facture energetique de la France.JPGCours des prix du petrole en euros.JPG
    Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire
  • Le paradoxe de la gestion à court terme des fonds de pension

    Imprimer

    Une part majeure des fonds investits dans les marchés financiers sont destinés à financer les vieux jours des habitants. Sous diverses formes : fonds de pension, assurance vie, épargne personnelle, épargne retraite, épargne d'entreprise...

    Il y a un contre sens financier majeur entre les besoins financiers à 20 ans de ces fonds, et leurs objectifs financiers trimestriels.

    Les pyramides des âges montrent que ces fonds auront pour la plupart besoin de commencer à vendre leurs actifs dans une vingtaine d'années seulement. Pourtant ces actifs sont gérés à très court terme. Les directions financières des entreprises, dans une surenchère de production de cash, sacrifient les investissements à long terme pour se concentrer sur le production de cash trimestre après trimestre. Avec de telles politiques financières, ces entreprises auront fait faillite d'ici 20 ans quand les fonds de pension devront payer les retraites de leurs pensionnaires.

    En ces temps de récession, les investissements en communication, en recherche et développement et en formation sont sacrifiés pour favoriser les résultats du trimestre. Ces coupent menacent l'avenir des entreprises. Dans une surenchère déshumanisante malsaine, les réductions de postes sont encore plus drastiques que les réductions de budget. Les exigences de taux de retour bien supérieures à la croissance économique conduisent les directions financières à réduire les achats aux fournisseurs et donc la qualité des produits vendus et l'image de marque à long terme. Elles contribuent aussi à réduire la masse salariale et donc le nombre d'emplois.

    Paradoxalement, en demandant des retours sur investissement irréalistes, les fonds de pension contribuent à détruire les emplois présents de leurs pensionnaires futurs. Ils détruisent l'image de marque, la relation client et le savoir faire des entreprises. Ils détruisent leur avenir.

    Les fonds de pension font confiance aux directions financières pour une gestion saine et équilibrée sur le long terme. Mais ils oublient que les directeurs financiers sont récompensés et promus selon les performances financières à court terme. Les Marcel Ospel qui comme le patron de l'UBS touchent des bonus gigantesques pour avoir fait croitre les bénéfices quelques années et détruit de la valeur à long terme se trouvent dans la quasi totalité des entreprises côtées. A vrai dire, ils ne font que remplir les objectifs fixés par les Assemblées générales d'actionnaires et les Conseils d'Administration.

    Il est urgent de rétablir une rémunération des dirigeants d'entreprise sur les performances réelles à très long terme. Les rémunérations les plus élevées doivent être votées en assemblée générale et pas uniquement par des administrateurs choisis. Les actionnaires doivent être financièrement incités à participer aux décisions de l'entreprise et ne plus être de simple parieurs.