modem - Page 5

  • Elections cantonales de l’automne : pour un nouveau projet ecologique genevois (2/2)

    Imprimer

    Les élections cantonales de cet automne vont renouveler l’exécutif et le législatif cantonal. Ils sont aussi l’occasion pour Genève de revoir son projet politique. Les partis politiques travaillent actuellement à leur projet cantonal.

     

    Le résultat de ces élections aura des conséquences importantes pour le Genevois français puisque notre agglomération devient de plus en plus imbriquée. Les doubles nationaux représenteront environ 15% des électeurs. Après le point de vue d’hier sur la politique économique, voilà un point de vue sur la politique écologique.

     

    Le mandat qui s’achève s’était ouvert sur un large consensus sur la nécessité de construire des logements. 4 ans plus tard le bilan est maigre. Le nombre de logements construit augmente.. mais reste très largement inferieur à la croissance de la population Genevoise. La pénurie de logement s’est aggravée. Encore cette année, il se construit plus de logements sur la seule commune d’Annemasse que dans tout le canton de Genève. De nombreux projets de loi ont vu le jour mais les déclassements de terrain sont insuffisants au regard des besoins. Et les lobbys des locataires logés et des propriétaires de villa s’opposent à la construction de logements pour les jeunes. Les abus aux droits d’opposition entrainent des délais insupportables dans le contexte de pénurie actuel.

     

    Ce déficit de logements augmente les coûts de logements pour les habitants, le coût de la vie, et pénalise le pouvoir d’achat des Genevois.

     

    Ce deficit de logements contraint chaque année prés de 3000 genevois à aller se loger dans des communes frontalières qui ne sont pas desservies par les transports en commun. Cela augmente le besoin en transports – et oblige à y répondre par la voiture individuelle. Cette politique du logement encombre un peu plus la ville et détruit un peu plus la qualité de vie.

     

    Le nouveau projet écologique doit favoriser la densification des habitations sur des axes de transport en commun. Il doit favoriser une densification concentrique qui commence par la ville de Genève. Ce projet écologique doit favoriser le petit collectif plutôt que le mitage par les villas. Le nouveau projet écologique doit utiliser les trois quarts des impôts des frontaliers conservés par le canton de Genève pour cofinancer des transports en commun transfrontaliers.

     

  • Elections cantonales de l’automne : pour un nouveau projet économique genevois (1/2)

    Imprimer

    Les élections cantonales de cet automne vont renouveler l’exécutif et le législatif cantonal. Ils sont aussi l’occasion pour Genève de revoir son projet politique. Les partis politiques travaillent actuellement à leur projet cantonal.

     

    Le résultat de ces élections aura des conséquences importantes pour le Genevois français puisque notre agglomération devient de plus en plus imbriquée. Les doubles nationaux représenteront environ 15% des électeurs. Voila quelques points de vue d’un conseiller municipal de Saint Julien sur le futur projet cantonal en commençant par l’économie.

     

    L’activité économique de Genève dépend principalement de la banque privée, de l’horlogerie, des organisations internationales, du trading et des sièges de multinationales. L’horlogerie s’est développée sur la base de compétences historiques issues des traditions montagnardes. Les organisations internationales s’implantent à Genève en raison de l’histoire, de la neutralité de la Suisse et de la localisation de Genève. La banque privée et les multinationales se sont développées à Genève en raison d’attraits fiscaux – au détriment de pays voisins et partenaires. Pour toute, la qualité de vie du bassin lémanique a été un facteur clef de leur développement.

     

    Le developpement exponentiel et la faible planification transfrontalière ont détruit une grande partie de la qualité de vie ces dernières années : embouteillages récurrents et croissants, coût de la vie trop élève, insuffisance des infrastructures d’accueil de la petite enfance et des écoles. Genève est en train de perdre l’un de ses atouts maitre.

     

    A l’heure de l’interdépendance et de la mondialisation, les pays partenaires qui sont lésés par les conditions fiscales « spéciales » offertes par Genève ne resteront pas sans réagir. Il serait illusoire de penser que de telles conditions fiscales peuvent être accordées de manière durable dans un monde de plus en plus interdépendant. Il serait dangereux et risqué de bâtir l’avenir économique du canton sur le seul attrait fiscal.

     

    Par ailleurs, si le canton affirme que ces conditions fiscales sont financièrement attractives (le manque a gagné sur l’impôt sur les sociétés serait compensé par les impôts sur le revenu ou le supplément d’activité économique), j’ai quelques doutes sur la pertinence de ces calculs lorsqu’on intègre le coût en équipement collectif nécessaires pour accueillir l’afflux de population. Au delà de cette question, l’afflux de société nouvelle si elle bénéficie financièrement aux comptes du canton, pénalise ses habitants. Pression immobilière, embouteillages, coûts des nouvelles infrastructures réduisent la qualité de vie des Genevois.

     

    Mais surtout cette politique manque son objectif qui est de résorber le chômage. Les sociétés qui s’implantent viennent avec leurs employés. Elles en font venir d’autres, d’Europe et des autres cantons. Mais ne recrutent pas les chômeurs Genevois qui sont essentiellement des jeunes et des seniors – souvent peu qualifiés. Ils restent exclus du marché de l’emploi.

     

    Genève doit repenser sa politique économique. Cette nouvelle politique économique doit permettre la création d’emplois qui correspondent aux qualifications des chômeurs genevois. Cette nouvelle politique économique doit pouvoir être pérenne sur le long terme – les incitations fiscales d’exception ne le sont pas. Cette nouvelle politique économique doit s’appuyer à favoriser le développement des entreprises locales plutôt que de favoriser l’implantation de sociétés qui viennent avec leurs salariés et aggravent les tensions sur l’immobilier et la mobilité. Cette nouvelle politique économique doit beaucoup plus s’appuyer sur la complémentarité entre le Genevois Français et le Genevois Suisse. Cette nouvelle politique économique doit avoir un volet formation qui permette de mettre en adéquation les qualifications des personnes sans emplois aux emplois non pourvus.

     

    Demain un point de vue sur la politique écologique.

  • Les vertus du jury populaire

    Imprimer

    Il y a dix huit mois, après trois tirages au sort successifs, j’ai été désigné pour participer au jury populaire de la cour d’assise de Haute Savoie. Cette expérience m’a permis de voir les contraintes et les vertus d’un tel système.

     

    Les contraintes d’abord : 3 semaines de session durant lesquels j’étais d’astreinte pour participer au tirage au sort des jurés affaires par affaires, chaque matin. J’ai participé au jugement de 4 affaires pendant une durée de 9 jours. Le jury populaire a un coût financier et humain.

     

    Il a aussi de très nombreuses vertus.

     

    Cette expérience m’a permis de mesurer à quel point le juge professionnel peut être influencé par son propre quotidien qui n’a pas grand-chose à voir avec le quotidien d’un particulier. Un juge est confronté chaque jour à des crimes graves et inflige presque quotidiennement des peines de prison. Ce quotidien peut conduire certains à la banalisation des crimes ou d’autres à la banalisation des peines. A la longue, cette banalité exceptionnelle peut conduire à une grande indulgence ou une grande sévérité. Le juré populaire permet de redonner un peu de bon sens au jugement des juges. Cette proximité du peuple et de ses juges est saine pour la justice d’assise. Et pour la justice correctionnelle par ricochet.

     

    Par ailleurs, les crimes ne sont pas des méfaits comme les autres. Ils sont particulièrement graves. Il est sain que le jugement des crimes soit très différent dans sa forme du jugement des délits. La solennité des débats d’assise leur confère une autre valeur. Le jugement a un autre poids lorsqu’il est rendu par le peuple et en son nom. Cette solennité des débats et cette légitimité du verdict manque à la cour d’assise spéciale, composée uniquement de juges professionnels, qui a condamné Yvan Colonna la semaine dernière. La solennité formelle d’une cour d’assise composée d’un jury populaire aide à la fois les criminels à prendre conscience de la gravité des faits et aux victimes de voir le crime reconnu par la société. J’ai vu physiquement l’échine des criminels se courber petit à petit, heure après heure au cours des débats.

     

    Enfin, les électeurs sont aussi les citoyens qui de manière directe ou indirecte participent à l’élaboration des lois. Ils ne peuvent pas se contenter du raccourci sensationnaliste que doivent en faire des medias en mal de diffusion et des populistes en mal d’élection. Des citoyens responsables sont des citoyens informés. Le jury populaire permet aux citoyens électeurs de prendre conscience des crimes : la majorité des crimes sont le fait de proches des victimes et pas de récidivistes, la majorité des crimes sont reconnus par leurs auteurs lors du procès. Cette réalité quotidienne des assises est éloignée des procès médiatiques et des raccourcis politiques. Les jurés populaires doivent pouvoir en témoigner auprès des citoyens électeurs de leur entourage.

     

    La professionnalisation de l’armée, de la politique sont des dérives néfastes qui éloignent les citoyens de leurs institutions. Les jurys populaires permettent de conserver un lien essentiel entre les citoyens et leur justice.

  • Démission de 14 membres du Conseil Municipal de Saint Cergues

    Imprimer

    Cette semaine 14 membres du Conseil Municipal de Saint Cergues (Haute-Savoie) ont démissionné en bloc. Ils reprochent au Maire un mode de gouvernance trop individuel et pas assez collectif. Plusieurs adjoints font parti du groupe des démissionnaires.

     

    Ne connaissant pas les tenants et aboutissants de la situation de la commune de Saint Cergues, je suis incapable d’avoir un point de vue pertinent sur le sujet. En revanche, j’observe depuis de longues années le mode de gouvernance des institutions françaises – et je le compare aux institutions helvétiques. L’autoritarisme et la confrontation est un mode de fonctionnement politique en France. Le débat et la concertation en Suisse.

     

    De toute évidence, notre héritage monarchique laisse des traces dans la pratique du pouvoir. De trop nombreux maires se comportent en potentats locaux. Ce comportement est encouragé par la passivité affligeantes de conseillers municipaux qui souvent par paresse ou par incompétence laissent le champ libre à un exécutif qui devient omnipotent. Trop de conseillers municipaux se laissent noyer dans des considérations techniques – qui sont du ressort de l’administration – et deviennent incapables d’identifier les enjeux politiques dont ils ont la responsabilité. A ce jeu là, l’avis de fonctionnaires fini par avoir plus de poids politique que celui d’élus.

     

    A Saint Julien, le débat budgétaire a souligné cette pratique du pouvoir : en janvier le Maire rédige le texte du bulletin municipal dans lequel il annonce une augmentation d’impôt. Au même moment, il le cache aux Conseillers lors du débat d’orientation budgétaire. En février lors de la commission finance, nous faisons de nombreuses propositions qui ont l’assentiment des conseillers municipaux de la majorité. Mais aucune de ces propositions n’est retenue par l’exécutif. Le budget est proposé sans modification avec une augmentation d’impôts de 8,5%. Les Conseillers municipaux approuvent passivement cette outrageuse augmentation d’impôts.

     

    Les conseillers croient souvent qu’ils doivent leur mandat au Maire – le mode de scrutin sur liste bloquée et la personnalisation des campagnes pourraient le laisser croire. Pourtant, la réalité est opposée. En France le Maire est élu par les Conseillers Municipaux. Aucune délibération ne peut être adoptée sans l’accord d’une majorité de Conseillers. Ils peuvent se choisir un nouveau Maire dans leur équipe. Ils peuvent même démissionner comme l’ont fait les Conseillers de Saint Cergues. C’est eux qui ont le pouvoir législatif dans la commune. Sans Conseillers Municipaux majoritaire il n’y a plus de Maire.

     

    A Saint Cergues cette démission entrainera une élection complémentaire. Dans les communes de plus de 3500 habitants, une telle démission entrainerait une nouvelle élection municipale.

     

    Je ne sais pas si les critiques des Conseillers de Saint Cergues sont justifiées, mais dans tous les cas, ils ont raison de rappeler que dans une commune c’est le conseil municipal qui est souverain au nom des habitants, pas le Maire.

     

    Une leçon qui devrait inspirer des députés aux ordres.

  • Le G20 : un premier pas

    Imprimer

    Les conclusions du G20 vont dans la bonne direction.

    La mondialisation a donné un pouvoir exorbitant aux marchés financiers et aux milieux économiques. Le G20 est une première ébauche de renouvellement de la prééminence du politique sur l'économique. Les mesures décidées ne seront pas suffisantes pour rétablir des équilibres. Mais elles apportent la preuve qu'une concertation internationale peut permettre au politique d'imposer des règles aux désordres économiques.

    La participation de la Chine, de l'Inde, de la Turquie, du Brésil ou de l'Indonésie ont été déterminantes pour donner à ce forum un début de légitimité internationale. C'est l'une des demandes  ancienne et importante des altermondialistes. Ils avaient raison sur ce point là. Un G8 aurait eu une légitimité insuffisante pour appliquer ses décisions.

    La fermeté envers les paradis fiscaux devrait rendre plus compliqué le vol mutuel de recettes fiscales entre Etat pour laisser place à une saine concurrence fondées sur des règles fiscales applicables équitablement à tous les contribuables d'un pays. De l'intention à l'application, le chemin est long, mais la voie est tracée.

    Les règles imposées sur le trading doivent permettre de mettre un terme aux prises de risque inconsidérées.

    Le renforcement des institutions internationales doit permettre de renforcer les équilibres entre les monnaies. C'est sans doute le prémice d'une très lontaine administration mondiale.

    Pourtant, il serait illusoire de penser que ces décisions seront suffisantes. Les biais qui ont conduit les banques à la déroute sont toujours à l'oeuvre dans l'industrie et les services. La myopie des marchés financiers qui prédisent l'avenir en fonction des résultats trimestriels conduit à des décisions erronées. C'est avec une telle logique de court terme que les fonds Madoff ou les subprimes avaient été jugés être des investissements pertinents. Ils l'étaient... à court terme. Ces dérives ont toujours court. Poussées par des fonds de pension qui jugent trimestriellement ou annuellement de la pertinence de leurs investissements à long terme.

    Incité par leurs modes de rémunération à court terme, les dirigeants des entreprises côtées produisent du cash trimestriel au détriment des investissements à long terme. Tout celà ressemble à la fable de la poule aux oeufs d'or.

    Les ultra libéraux font confiance au marché pour rétablir seuls ces équilibres. Ils font confiance au marché pour que de nouveaux champions prennent le relais des précédents. Ils négligent les naufrages humains que ces déséquilbres créent.

    De nouvelles régulations doivent être mis en place pour que nos sociétés concentrent leurs ressources sur la construction de leur avenir à long terme plutôt que sur la production de résultats trimestriels.

    Lien permanent Catégories : Monde 6 commentaires
  • G20 : un gamin pique sa crise

    Imprimer

    Nicolas Sarkozy a menacé de claquer la porte du G20 si les conclusions ne lui donnaient pas satisfaction. Un gamin caractériel et mal élevé aurait été plus correct.

     

    Augmenter la pression pour favoriser une régulation mondiale est une bonne initiative. Mais le faire de manière aussi outrancière est méprisant pour les pays partenaires avec lesquels la France doit mettre en place cette régulation. On ne construit jamais des accords sur la base du mépris mutuel.

     

    Cette pression outrancière est contre productive. La Chine, les Etats-Unis et chacun des participants ont aussi des points de vue légitimes sur les solutions à apporter à la crise. Aucun n’a de raison de se laisser imposer l’agenda spécifique de la France. Si chacun des dirigeants agissait de manière aussi puérile, il ne resterait personne autour de la table. Le monde continuerait d’aller à la dérive. Des millions d’individus de perdre leur emploi. Tout ça pour montrer les ergo d’un coq.

     

    Cette pression outrancière est dérisoire. Car qui songe un instant que le Chef d’Etat du pays hôte du sommet de l’OTAN claque la porte deux jours avant d’accueillir quelques uns des pays partenaires à Strasbourg.

     

    Cette sortie conduit à s’interroger sur la stabilité psychologique du Chef de l’Etat. A moins que cette pression outrancière n’ait pour seul objet de pouvoir prétendre à la paternité des conclusions du G20… prétention qui ne tromperait pas grand monde. Elle illustre l’immaturité politique de l’exécutif français pour les questions multilatérales.

     

    Que cette posture soit une question d’ego ou de stratégie médiatique elle n’est pas à la hauteur des enjeux de cette réunion du G20.

    Lien permanent Catégories : Monde 1 commentaire
  • Une municipalité socialiste c'est quoi : exemple à Saint Julien en Genevois

    Imprimer

    Une municipalité socialiste à Saint Julien c'est une municipalité qui réalise très peu de logements sociaux : depuis Jean Pissard inclus, c'est le Maire qui a autorisé le plus de construction de logements privés et aussi celui qui a autorisé le moins de constructions de logements sociaux.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien c'est aussi une municipalité qui a pour projet de détruire des logements sociaux.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui stabilise les budgets petite enfance et social, alors qu'il multiplie par 4 le budget culture (depuis 2001).

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité dont la commission sociale ne s'est réunie qu'une fois en un an depuis les élections de mars 2008.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui observe sans agir la ghétoisation des écoles municipales.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui en 2009 exhonère d'impôts le Casino de Saint Julien, propriété d'un Ministre, mais qui augmente les impôts de 8,5% pour les habitants.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui augmente le budget de la communication de +19% en 2009, le budget fêtes et cérémonies de +26% en année de crise, mais laisse le budget social stable et encore une fois augmente les impôts de +8,5% pour les habitants.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui augmente ses indémnités d'élu de +25% pour prime de station climatique et +20% pour prime de sous préfecture.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui met en place le taxi public, subventionné 50 euros par déplacement par la collectivité et qui va coûter presque autant pour le déplacement de 3000 personnes que le bus public ne coûte pour le déplacement de 200 000 personnes.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité  qui accorde beaucoup d'importance à l'animation pour les jeunes des quartiers, mais ne fait rien pour aider les jeunes à trouver du travail. Il va même jusqu'à s'opposer à la réalisation du centre VitamParc et de ses 200 emplois.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité élue avec le soutien du candidat UMP et qui fait ses pires scores dans le bureau de vote le plus populaire de la ville. Quartier où cruellement, on appelle celà "la gauche des riches".

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui assiste sans rien dire à la destruction des arbres d'une zone forestière protégée à Chabloux.

    Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité pleine de bonnes intentions qui a peu de réalisations. C'est un Maire qui surtout à bonne conscience parce qu'il est socialiste - c'est un homme qui peu dire "je suis un homme de gauche"comme d'autres pourraient prétendre d'eux mêmes "je suis un homme bon".

    Le soir du premier tour des municipales, je me souviens du débat que j'avais eu avec le Maire sur le plateau de TV8 Mont Blanc. Gilles Ravache, Conseiller régional communiste avait apporté son soutien au Maire socialiste "une homme de gauche". Ca m'avait faire rire. Gilles Ravache ne connaissait rien des réalisations du Maire, il ne connaissait pas grand chose de Saint Julien, ni du programme du Maire ni du notre. Gilles Ravache ne savait pas que le Maire aurait le soutien du candidat UMP. Il ne savait pas que les électeurs "de gauche" ne votaient pas pour le Maire sortant.

    La seule utilité des camps de droite et de gauche c'est que ca permet même à des imbéciles de voter sans réfléchir.

  • Des statistiques ethniques pour ouvrir les yeux

    Imprimer

    Les discriminations raciales sont légions dans la République prétenduement une et indivisible.

    Discriminations à l'entrée des boites de nuit, discrimination sur les contrôles d'identité, discrimination sur CV, discrimination à l'embauche. Lorsque je travaillais dans une multinationale à Paris, j'étais frappé par le peu de français issus de l'immigration. Très loin de la représentativité nationale. Trop d'obstacles sociaux les empêchaient de vivre le principe républicain d'équité. A l'opposé lorsque j'ai travaillé chez Cortal, tout le département commercial était composé quasi exclusivement de jeunes issus de l'immigration qui venait des banlieues nord et ouest de Paris. Pas étonnant, Cortal payait particulièrement mal ses commerciaux. C'était les seuls emplois qui leur était ouvert.

    Les grandes entreprises ressemblent beaucoup à des plantations de coton. Les uns et les autres n'occupent pas les mêmes positions en fonction de leurs orgines.

    La France n'est pas fondamentalement raciste.. elle est simplement terriblement discriminatoire. Ces propos avait effrayé un militant socialiste récemment. Pourtant même le Parti Socialiste pratique la discrimination de masse. Il envoie ses vieux caciques se présenter dans les circonscriptions où le PS fait ses meilleurs scores... et il envoie ses candidates, ses jeunes et ses candidats arabes se présenter dans les circonscriptions où il fait les pires scores comme en Haute Savoie. Ce n'est pas par racisme, mais simplement une de ces multiples discriminations quotidiennes dont sont victimes tant de Français.

    Oui arabe. Pas ses candidats "issus de l'immigration". Je n'ai jamais rencontré personne dire de lui même "je suis issus de l'immigration". J'ai entendu des Français être fiers d'être à la fois Français et Arabe ou Français et Turque. Il serait temps de mettre de côté ces mots cache sexe tels "qu'issus de l'immigration".

    Oui j'aurai préféré qu'on n'ait pas besoin de statistiques ethniques. J'aurai préféré que la République soit bien une et indivisible et qu'il n'y ait pas de discriminations. Mais puisque notre République est discriminatoire, il est temps de mesurer à quel point, qui, où et comment pour réduire ces discriminations qui minent notre République et sont la cause des communautarismes.

    Ce sont ces diagnostics qui ont permis de faire adopter des lois sur l'égalité homme/femme et sur la parité. Il en faut aussi sur les origines.

  • Quelques techniques de manipulation

    Imprimer

    Le Maire de Saint Julien a proposé aux électeurs il y a un an un projet municipal sans augmentation d'impôts. Début mars il annonce une augmentation d'impôts « modérée ». Fin mars il s'agit d'une augmentation exorbitante de +8,5%. Cette technique de manipulation appelée "le pied dans la porte" est bien décrite dans le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens écrit par deux sociologues Grenoblois.

    Lire la suite

  • De Madasgar à Paris : les dérives du pouvoir absolu

    Imprimer

    Peu de pays au monde élisent un chef d’état avec de vrais pouvoirs au suffrage universel direct : les Etats-Unis, le Brésil, la France, le Chili, l’Argentine, la Colombie, le Vénézuela. Madagascar et le Zimbabwé aussi.

    Il n’y a qu’un seul pays en Europe qui envoi son chef d’état aux Conseils Européens, la France. Les autres sont représentés par leurs chefs de gouvernement qui tirent leur légitimité du Parlement.

    L’élection du Président au suffrage universel direct donne au Président une autorité politique démesurée qui nuit à un équilibre des pouvoirs sain dans une démocratie. Aux Etats-Unis, au début du mandat de Bush, le pouvoir présidentiel a dérivé lorsque les contre pouvoirs étaient faibles. Mais heureusement les contre-pouvoirs existent aux Etats-Unis. Les partis nationaux ne sont pas assez puissants pour imposer des disciplines partisanes sectaires à leurs sénateurs et représentants. Les parlementaires conservent leur liberté de conscience. Républicains et Démocrates votent parfois des propositions qui émanent d’un exécutif ou ils sont peu représentés. La semaine dernière une majorité des représentants Républicains ont voté la taxe de 90% sur les bonus des dirigeants des entreprises aidées. Voila qui dénote des Conseillers Municipaux de Saint Julien et des Parlementaires UMP qui obéissent aux consignes de vote les plus stupides, sans émettre le moindre point de vue. Par ailleurs, aux Etats-Unis, plus de la moitié du temps le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont contrôlés par deux partis différents. Le pouvoir présidentiel est fort mais tout excès est sous contrôle.

    Ce n’est pas le cas en France. On l’a encore vu la semaine dernière. Des députés ont souhaité réduire les exonérations fiscales prévues initialement dans le paquet fiscal. Ils ont vote cela en commission. Mais suite aux insultes du Président de la République et aux consignes partisanes, ils ont déserté l’Assemblée lors du vote. Le pouvoir présidentiel en France n’est pas soumis au contrôle du législatif. Les Conseils Municipaux ne soumettent pas les exécutifs municipaux à leur contrôle.

    A Madagascar, voilà la deuxième fois en moins de 10 ans que la concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme conduit à des émeutes, un soulèvement et un changement de régime. Marc Ravalomana a mis fin au pouvoir de Didier Ratsiraka en 2002. Andry Rajoelina a celui de Marc Ravalomana cette année.

    Au Zimbabwe aussi, la transition se passe mal et dans la douleur.

    Avec l’arrogance que tous les pays du monde, nous connaisse on pourrait penser que cela n’aura pas lieu en France. Le procès des époux Tiberi, les affaires de chaussette lors des municipales ou encore les fraudes du Congrès de Reims du Parti Socialiste nous rappelle pourtant que la France adopte parfois des comportements électoraux archaïques. Des comportements qui pourraient conduire un exécutif trop fort à toutes les dérives électorales totalitaires.

    Dans tous les cas, l’absence de contre pouvoir conduit le pouvoir à la dérive et à l’isolement. L’isolement conduit aux émeutes.

    La coïncidence entre les élections présidentielles et législatives a affaibli un peu plus le Parlement Français en chambre d’enregistrement. Une dissolution est souhaitable pour désynchroniser les deux élections et apporter au pays un peu d’air frais du débat démocratique et au Gouvernement un peu de bon sens.