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  • Riposte graduée ou de l'utilité d'avoir de bons députés européens

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    La loi HADOPI instaurant la coupure de la ligne internet aux internautes qui téléchargerait des fichiers a été rejetée la semaine dernière à l'Assemblée nationale par 21 députés contre 15 sur 577 - les autres étaient absents-. Le Gouvernement présentera une nouvelle mouture identique de la loi à l'Assemblée nationale et sifflera un peu plus fort pour faire venir en nombre ses députés aux ordres.

    Peu importe. La future loi française déjà inapplicable sera bientôt contraire aux règlements européens. En effet, le 10 avril 2008, le Parlement Européen a déjà voté sur le sujet. Ils ont estimé que l'interruption de l'accès à internet allait à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif.

    Le vote a été serré avec 314 Pour et 297 Contre.

    Les députés Européens MODEM ont voté Pour le rapport du Parlement (qui s'opposait à la riposte graduée) avec une abstention. Les députés UMP et nouveau centre ont voté Contre (mais il y avait deux absents). Les socialistes ont voté Pour à 21 voix, 2 abstentions et 8 absents. Parmi les abents du PS ont compte Harlem Désir, Pervenche Bérès et Stéphane Le Foll qui sont à nouveau candidat. Les Villiéristes étaient tous absents, tout comme Marine Le Pen. Avant de se représenter ces députés européens devrait commencer par assumer leur mandat actuel.

    Quelques soit le résultat du vote de la nouvelle lecture de la loi HADOPI le mercredi 29 avril à l'Assemblée nationale, cela n'aura aucune conséquence sur le quotidien des internautes. Si la loi n'est pas censurée par le Conseil Constitutionnel, il est probable que cette loi ira rejoindre le vaste cimetière des lois qui n’ont jamais eu de décret d’application. Les tribunaux ne pourront pas appliquer cette loi qui est contraire au droit Européen.

    Le seul vote qui compte est celui des élections européennes du dimanche 7 juin. Les internautes auront un grand besoin de députés européens présents et qui ne votent pas aux ordres sans réfléchir des lois inapplicables et  disproportionnées : nous avons besoin de plus de députés européens du Mouvement Démocrate.

  • Le marché de Saint Julien le samedi

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    CIMG1642.JPGSavez vous pourquoi il y a des arbres le long des routes en France ? Il s'agissait de délimiter la voie public et des cultures privées afin d'éviter que les paysans au moyen âge ne rognent chaque année un peu plus la voie lors des labours. Plusieurs siècles plus tard la tradition des voies ombragées reste causant la mort de dizaines d'automobilistes.

    Les effets survivent parfois bien longtemps leur cause.

    Le marché de Saint Julien a lieu les vendredi. Cela avait du sens il y a 40 ans. Mais depuis 40 ans, la proportion de familles dont les deux parents travaillent a considérablement augmenté. Il y a 40 ans un marché le vendredi matin avait du sens, aujourd'hui il n'a du sens que pour la faible proportion de familles qui sont disponibles pour faire des achats le vendredi matin.

    Lors du vendredi Saint - qui était férié pour les 55% d'actifs frontaliers - on a pu observer qu'elle pourrait être le succès d'un marché qui serait accessible aux actifs.

    Déplacer les horaires d'un marché est une chose difficile. Il faut préparer cela longtemps à l'avance. L'annoncer. Le communiquer. L'accompagner par un positionnement - le marché de Saint Julien doit avoir une identité propre, marché bio, marché local, marché de saison ? -. Beaucoup trop risqué selon l'adjointe au commerce de Saint Julien dont le projet est de déplacer le marché de 30 mètres plutôt que de le déplacer dans le temps.

    Cela nécessite d'expliquer la démarche aux commercants, de les écouter, de remplacer ceux qui ne veulent pas suivre ce changement.

    Ce n'est pas un hasard si les supermarchés font 40% de leur chiffre d'affaire entre le vendredi après midi et le samedi soir. Cela correspond aux disponibilités des actifs.

    Un marché implanté sur la voie publique le samedi matin aurait une plus grande fréquentation. Il n'occuperait pas les places de parking et favorisait donc aussi le chiffre d'affaire des commerces. Il permettrait aux clients de pouvoir stationner sur les places de parking habituellement utilisées par les pendulaires.

  • Pour que vive le centre ville et le commerce à Saint Julien

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    CIMG1620.JPGLe commerce du centre ville de Saint Julien meurt petit à petit. La population a presque doublé au cours des dix dernières années mais le nombre de commerces diminue. La Roche sur Foron qui a une taille similaire a un centre ville plus animé - La Roche ne bénéficie pourtant pas des clients Genevois comme Saint Julien.

    Les années qui viennent vont être décisives avec de nombreux départs en retraite. De la survie du commerce de Saint Julien dépend l'animation de tout le centre ville. Saint Julien sera t'elle une ville vivante, accueillante et chaleureuse, ou sombrera t'elle faut d'un centre ville animée deviendra t'elle une ville dortoir dont les habitants ne se connaissent plus ? C'est l'enjeu du développement du commerce de centre ville.

    Nous avons posé le diagnostic :

    1) la ville reste innaccessible : les entrées de ville sont souvent encombrées;

    2) insuffisance du stationnement : des places de stationnement proches des commerces sont occupées à la journée par les voitures des pendulaires;

    3) une offre de commerces incomplète;

    4) beaucoup trop d'espaces morts occupés par 9 banques, 15 assurances et 14 agences immobilières. Ces sociétés participent au développement économique de Saint Julien, mais leur implantation eu milieu des zones de commerce tue l'animation commerciale du centre ville; Nantes a interdit l'ouverture de toute nouvelle agence bancaire, immobilière ou d'assurance en centre ville.

    5) le marché de Saint Julien : habituellement le jour de marché est un jour faste pour les commerces. Le marché attire une clientèle supplémentaire qui fait vivre le commerce local. Les commerces font le double de chiffre d'affaire les jours de marché. A Saint Julien c'est le contraire. Le marché occupant une grande partie des places de stationnement, les clients ne viennent plus en ville le vendredi matin. En raison de son lieu d'implantation et du jour, le marché de Saint Julien pénalise le commerce local au lieu de le favoriser.

    6) une disposition des commerces incohérentes : Les commerces de Saint Julien sont implantés ici et là de manière incohérente. Une boulangerie toute seule, deux pharmacies toute seule, un Intermarché isolé route des vignes. Chacun de ces commerces pourraient bénéficier de leurs traffics respectifs s'ils étaient implantés de manière plus cohérente.

    La survie des commerces de centre ville exige que les communes s'inspirent des recettes qui ont fait le succès des centres commerciaux : un accès facile, des places de stationnement suffisantes, une offre de commerce diversifiée et complète sur un lieu unique.

    Les communes ont désormais des outils à leur disposition notamment avec le droit de préemption sur les commerces.

    La préservation des commerces de Saint Julien est l'une des attentes prioritaires des habitants. Nous n'avons eu pratiquement aucune délibération sur le sujet à l'ordre du jour du Conseil Municipal depuis un an.

    Si l'exécutif n'agit pas rapidement, il sera trop tard. On peut soigner un malade mais pas ressusciter un mort.

  • François Pérol et le renouveau de la démocratie française

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    Le Président de la République a nommé François Pérol, son secrétaire général de l'Elysée, à la tête du groupe Caisses d'Epargnes-Banques Populaires. Peu de gens conteste la compétence de François Pérol, mais beaucoup s'inquiète de la collusion avec le pouvoir politique. Après la collusion avec les médias, la mise sous tutelle des pouvoirs législatifs et judiciaire, l'Elysée contrôle désormais directement un important groupe bancaire qui dispose de moyens fianciers considérables. La loi pénale interdit à un fonctionnaire d'assumer des responsabilités dans une entreprise sur laquelle il a eu le contrôle en tant que fonctionnaire afin d'éviter les prises illégales d'intérêts.

    François Pérol et l'Elysée aurait pu mettre un terme très rapidement à toute cette contestation en demandant l'avis de la commission de déontologie. Cela aurait protégé François Pérol de toute poursuite pénal et aurait mis un terme au débat. Ils ne l'ont pas fait. Preuve qu'ils estiment que cette nomination est illégale.

    Mais alors pourquoi François Pérol accepte t'il une telle nomination passible de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende ? Il savait pourtant que des syndicats et des associations d'actionnaires porteraient plainte.

    Il sait que cette plainte doit passé par le parquet. Que le parquet est sous l'autorité hierarchique de la Ministre de l'Intérieur qui est elle même sous l'autorité du Président de la République. Il a du avoir l'assurance que cette plainte serait classée sans suite.

    Le classement de cette plainte devrait nous donner dans les prochaines semaines une nouvelle preuve de l'absence de séparation des pouvoirs. La démocratie française a sacrément besoin d'air frais.

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  • Taxe Tobin : illustration du rôle du Parlement Européen

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    La taxe Tobin, du nom du prix nobel d'économie James Tobin consiste à instaurer une taxation des transactions financières internationale très faible de l'ordre de 0,05% mais suffisante pour décourager la spéculation à court terme.

    Cette taxe permettrait de limiter les échanges financiers virtuels pour favoriser les investissements productifs dans l'économie réelle.

    Cette taxe est l'objet de l'association ATTAC, classé habituellement à l'extrême gauche. Mais elle a aussi été défendu par de nombreuses personnalités politique y compris Jacques Chirac.

    En 2000, le Parlement s'est prononcé sur une résolution donnant 6 mois à la Commission Européenne pour présenter un rapport de faisabilité. Le texte a été rejeté par 229 voix contre 223. Avec seulement 6 voix de différence.

    Il a manqué seulement 6 voix. Plusieurs députés socialistes et communistes français n'ont pas pris par au vote - sacré absentéisme parlementaire franco-français. Alain Krivine - du même parti que Besancenot - s'était abstenu. Arlette Laguiller avait voté CONTRE - comme les députés UMP du PPE et les Villiéristes - ceux qui étaient présents en tout cas.

    François Bayrou et les élus démocrates avaient voté POUR. Pasqua aussi d'ailleurs.

    La crise actuelle aurait sans doute été un peu différente si en 1999 nous avions élus un peu plus de bons députés européens, un peu plus présents et un peu plus responsables.

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  • Notre engagement pour l'Europe

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    Pour une fois, je déroge au principe de ne publier que des notes personnelles en mettant en ligne un texte de François Bayrou sur nos engagements pour l'Europe. Il exprime de manière beaucoup plus synthétique que je ne pourrai le faire mes convictions pour l'Europe.

     

    1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.

    Dans l’histoire de l’humanité, jamais des peuples libres n’ont choisi de se rap-procher pour relever ensemble les défis de leur temps. C’est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais comme toutes les constructions humaines, après des succès impressionnants, il est arrivé à l’idéal européen de s’émousser et d’être un sujet de désillusion. Parfois, les peuples ont douté, beaucoup, ou un peu. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?

    Nous proposons une réponse coordonnée de l’Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l’avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple le plan automobile, fassent l’objet d’une démarche concertée et coopérative des États de l’Union, en tout cas de la zone euro.

     

    2 - L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes.

    Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se ré-sumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit servir de point de repère. Ce sont les valeurs de l’humanisme européen qui doivent maintenant être défendues, notamment dans nos relations avec les autres puissances mondiales.

    Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.

     

    3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable.

    Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement, et accepter qu’entrent chez nous des produits qui ne les respectent pas.

    Nous demandons l’équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l’Europe doit les aider à y parvenir.

     

    4 - L’Europe, affaire de citoyens.

    Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants, qui nous concernent tous, sont ainsi décidés. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : c’est aussi notre affaire de citoyens.

    Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière qu’ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.

     

    5 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États euro-péens entre eux.

     Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche vouée à l’échec et qui conduit à une impasse.

    Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.

     

    6 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.

     Nos pays développés savent désormais que la mondialisation donnera la victoire aux mieux formés, à ceux qui maîtriseront le mieux les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies.

    Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l’Union, une aide efficace au dépôt de brevets.

     

    7 - Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.

    Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. D’autant que ce budget est utilisé pour la moitié par la politique agricole (essentielle).

    Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union, par exemple un prélèvement sur les transactions ban-caires et boursières.

     

    8 - L’Europe, zone de sécurité.

    En Eu-rope, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.

    Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.

     

    9 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.

    En cette ma-tière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.

    Nous dé-fendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine.

     

    10 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.

    L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.

    Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

     

    11 - Il faut convaincre les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.

    Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, la création culturelle, sont protégées : elles doivent l’être encore plus efficacement. Les régions sont une richesse de l’Europe, elles doivent être mises en valeur, avec leur langue et leur culture. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.

    Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.

     

    12 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté. 

    Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra

    répondre à ce drame. Mais la vraie ré-ponse, la seule qui compte, c’est le dé-veloppement.

    Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela la lutte contre les paradis fiscaux qui abrite l’argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.

     

    François BAYROU

    Mars 2009

     

  • La poule aux oeufs d'or

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    La Poule aux oeufs d'or - Jean de la Fontaine

    L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
    Je ne veux, pour le témoigner,
    Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
    Pondait tous les jours un oeuf d'or.
    Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
    Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
    A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
    S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
    Belle leçon pour les gens chiches :
    Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
    Qui du soir au matin sont pauvres devenus
    Pour vouloir trop tôt être riches ?

    Une fable que devrait méditer ceux qui ont investit dans les subprimes ou dans les fonds Madoff, les actionnaires, administrateurs, cadres et dirigeants de l'UBS. Mais aussi les fonds de pension let es actionnaires de la plupart des sociétés quotées qui a force de privilégier les résultats trimestriels et des retours sur investissements exorbitants, privent les entreprises des investissements nécessaires à leur avenir. Ils tuent leur poule aux oeufs d'or.

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  • Le Conseil d'Etat défend la pluralité politique contre le CSA

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    Hier le Conseil d'Etat a infligé une claque au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). L'une des fonctions du CSA est d'être le garant de la pluralité politique dans les médias. Mission difficile lorsque presque tous ses membres ont été désignés par des personnalités UMP.

    Le CSA veille notamment au respect des temps de parole entre les différents mouvements politiques. Jusqu'à présent le temps de parole du Chef de l'Etat était décompté en dehors. Cela avait une logique lorsque le Chef de l'Etat était un arbitre au dessus des partis. Cela n'a plus aucune justification maintenant que le Chef de l'Etat se comporte comme un chef de clan. Plusieurs sources indiquent qu'entre son élection et le mois de juin dernier, Nicolas Sarkozy avait occupé l'antenne durant 218 heures. Mitterrand et Chirac avait tous les deux, eu 230 heures d'antenne en 16 ans.

    Nicolas Sarkozy crée une asphyxie médiatique qui tue le pluralisme politique prévu par la constitution. Les médias audiovisuel couvrent abondamment le moulin à vent médiatique présidentiel et n'ont plus le droit de couvrir les autres points de vue. La presse écrite suit le mouvement. Le Dauphiné Libéré par exemple, ne reprend pratiquement jamais les points de vue que nous exprimons.

    Tout cela est bien vain. On a vu à quel point les annonces, les communiqués de presse et même les lois votées ne sont que rarement appliquées.. et dans tous les cas, n'ont rien changé à l'insécurité en France lorsque ce même moulin à vent médiatique sévissait au ministère de l'intérieur.

    Tout cela est d'autant plus vain qu'heureusement, les campagnes électorales préservent un peu de pluralité politique.

    Les internautes eux ne s'y trompent pas. Le site de l'UMP a le même "pagerank" que le site des Verts dont l'influence électorale est pourtant moindre.

    En attendant, la décision du Conseil d'Etat lorsqu'elle sera appliquée nous permettra peut être d'écouter à nouveau des médias un peu plus pluralistes.

  • L’impasse politique stratégique du PS et de l’UMP

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    Depuis la création du Mouvement Démocrate, les analystes soulignent l’impasse stratégique d’un mouvement qui selon eux ne serait pas ouvert aux alliances.

    Depuis deux ans que nous faisons face à ces critiques, nous sommes devenus des experts de l’impasse stratégique politique. Cette expertise nous donne quelque crédibilité pour décrire la double impasse stratégique du Parti Socialiste et de l’UMP.

    L’UMP d’abord. Un parti créé en 2002 par Jacques Chirac avec pour seule objet de devenir une machine à gagner les élections. Selon ses fondateurs, l’union de la droite devenait électoralement imbattable.

    Les faits ont un peu écorné ce vœu originel : pour l’UMP l’épreuve du feu a été l’année 2004. La confrontation avec la réalité électorale : défaite aux cantonales, défaite quasi-totale aux régionales (21 régions de perdues sur 22), échec cuisant aux européennes puis enfin échec aux sénatoriales. Les changements de mode de scrutin n’y ont rien changé. On pourrait attribuer cela au contexte politique de 2004. Comble de l’ironie pour un parti façonné par Chirac de ses propres mains… Sarkozy le lui vole fin 2004. Pourtant en 2005, rebelote, échec au traité constitutionnel européen. En 2008 à nouveau échec aux municipales, aux cantonales et aux sénatoriales. La capacité de l’UMP à perdre des élections est telle que malgré un mode de scrutin qui lui est incroyablement favorable l’UMP a perdu le contrôle d’une majorité de départements et même le contrôle du Sénat en septembre 2012.

    En 7 ans d’existence, l’élection présidentielle et le premier tour des législatives sont les seules victoires de l’UMP. Est-ce bien la victoire de l’UMP ou simplement celle de Sarkozy sur Royal. Par ailleurs, l’échec du second tour de la législative montre l’incapacité de l’UMP a fédérer lors des deuxièmes tours.

    Avec un électorat qui représente entre le quart et le tiers des électeurs, l’UMP est dans l’incapacité durable de constituer des majorités électorales. Les têtes de listes désignées pour les régionales sont des tètes des listes pour l’échec.

    A ces impasses électorales, s’ajoute désormais une impasse de candidats. Voila 7 ans, que l’UMP envoie des candidats à l’abattoir de ses échecs électoraux. Elle a perdu un grand réservoir de candidats jeunes et engagés. A quelques exceptions prêt, il ne lui reste plus que des personnalités fades et aux ordres. Des personnalités sans convictions qui seront incapables de construire des projets de ville ou de région.

    Au cours de ces années, l’UMP n’a pas seulement perdu toutes les élections. Elle a aussi perdu son identité. Pour affaiblir l’extrême droite elle est devenue extrême elle-même. Les courants de pensée gaullistes, libéraux et sociaux démocrates ont été tellement bien intégrés qu’ils ont disparus. La gloire du chef tient lieu d’idéologie. Jacques Chirac et Dominique de Villepin hier… Nicolas Sarkozy sur des axes politiques opposés aujourd’hui. Qui demain ? Pour quoi faire ? Tout dépendra du chef du moment.

    L’UMP est dans l’impasse.

    Le PS est aussi dans l’impasse. De toute l’histoire politique de la France, le Parti Socialiste n’a jamais remporte une élection seul. Le Parti Socialiste a besoin d’alliés. Longtemps les communistes ont été des alliés forts qui permettaient de constituer des majorités. Mais le Communisme français disparaît inexorablement. Le courant d’extrême gauche s’incarne désormais dans des partis contestataires qui refusent toute alliance avec le Parti Socialiste.

    Les Verts auraient pu constituer un allié pour le PS. Mais le Parti Socialiste s’est acharne à faire disparait cet allié pour la victoire. A Paris, Delanoë a marginalisé les verts qui lui ont apporté la victoire en 2001 jusqu’à l’inexistence en 2008. Aux législatives le PS a éliminé tous les candidats verts au premier tour. Mais surtout, l’exercice du pouvoir dans les régions de France a montré les contradictions qu’il peut y avoir entre des politiques purement sociales et des politiques purement écologistes.

    Les Verts et le Parti Communiste sont réduits aux portions congrues et ne permettront plus au Parti Socialiste de constituer des alliances majoritaires.

    Le Parti Socialiste aussi est dans l’impasse.

    Face à ces impasses, le Parti Socialiste et l’UMP n’ont que deux solutions possibles : construire des projets politiques communs avec le Mouvement Démocrate. Ils le refusent.

    L’autre solution c’est de se faire une courte échelle réciproque pour imposer le bipartisme en France contre la volonté manifeste des électeurs. Lorsque le Mouvement Démocrate s’imposait au premier tour, l’UMP appelle à voter pour le PS au second. C’est ce qui a été observé à Saint Julien en Genevois, à Pau et dans de nombreuses autres communes. Ces alliances contre nature de la droite et de la gauche contre le Mouvement Démocrate sont des solutions à court terme qui permettent de gagner une élection. Mais ces alliances révèlent à leurs propres électeurs le vide politique sidéral des projets de société du PS et de l’UMP. Elles révèlent la contre façon qu’est le faux clivage droite/gauche. Ces alliances contre nature révèlent que l’UMP et le PS ne sont plus des partis politiques qui défendent une vision de la société mais de simples syndicats électoraux. Syndicats électoraux qui n’auront plus d’utilités pour leurs propres membres dès que se profileront les défaites.

     

    Finalement, j’aime bien l’impasse stratégique du Mouvement Démocrate. Une impasse fondée sur la conviction, le courage, l’humilité, le travail de terrain, la vision d’une politique moins conflictuelle qui remet l’humanisme au centre de la société.

  • Une députée Européenne pour le Genevois franco suisse

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    Fabienne_Faure.jpgLa double nationalité du Genevois offre quelques avantages. Le chômage y est modéré notamment parce que le coût social du travail est plus faible côté suisse. Le Genevois bénéficie aussi de la qualité des formation et du droit au recours modéré qui permettent de construire des logements pour ceux qui en ont besoin.

    Mais cette double nationalité nous place aussi parfois dans des impasses administratives ubuesques. Lorsque la Suisse n'était pas encore dans Schengen, il fallait l'accord de Berne, Paris et Bruxelles pour l'ouverture d'une simple ligne de bus entre Gaillard et Genève. Il s'agissait en effet d'un nouveau point d'entrée dans l'espace Schengen. Les administrations avaient renoncé.

    La moindre route supplémentaire qui dans n'importe quelle autre agglomération serait décidé au niveau communal, doit dans notre cas être décidé au niveau international en implicant ministères et ambassadeurs.

    Les fonctionnaires dans le Genevois français ont des traitements identiques au fonctionnaires de la Creuse alors que le coût de la vie est ici similaire aux coûts de la vie parisiens.

    Toute évolution des systèmes de santé, d'accès au soin, de retraite ou de chômage doivent aussi avoir l'assentiment des administrations nationales et bruxelloises.

    Dans ce contexte, l'élection de Fabienne Faure au Parlement Européen est nécessaire pour le Genevois franco suisse. Fabienne Faure est Conseillère Municipale de Ferney-Voltaire et Conseillère régionale. Elle connait parfaitement les contraintes du Genevois Franco Suisse. Elle est en deuxième position sur la liste MODEM.

    L'élection de Fabienne Faure au Parlement Européen faciliterait la résolution de nombreux problèmes du Genevois franco suisse.