10/08/2011

Avec nous, faites de St Julien en Genevois une ville à vivre

(vous trouverez ci-dessous en avant première le texte qui sera publié dans la page que la loi réserve à la minorité dans l'édition de septembre du bulletin municipal de St Julien en Genevois).

Vous êtes nombreux à nous interpeller sur l’avenir de St Julien en Genevois. Comme nous, vous êtes inquiets par l’indécision et la confusion de l’équipe municipale, par les erreurs et les ratés, par les décisions autoritaires d’un maire isolé. La « fin de règne » sera longue et pénible pour notre commune, coûteuse pour ses habitants. Inutile de répéter ici ce que vous constatez chaque jour, il est temps au contraire de vous proposer un espoir nouveau.

Dans une édition récente, le journal « Le Monde » a qualifié notre commune de « BOOMBURBS » : parmi les villes moyennes françaises située en périphérie d’agglomération, notre commune compte parmi les 50 premières communes de France dont la croissance urbaine a été la moins maitrisée. Les spécialistes qualifient ces communes de l’anglicisme « Boomburbs » par analogie avec l’urbanisation extensive des agglomérations américaines.

La croissance de notre commune ne relève pas de notre décision mais de notre voisinage avec Genève qui refuse de construire assez de logements. Nous ne pouvons pas stopper cette croissance mais nous pouvons l’influencer et la maitriser. On peut l’accompagner d’une amélioration du cadre de vie en développant les espaces naturels en ville. On devrait être en train d’aménager le cœur de cette ville en construction. On devrait faire des choix d’investissement plutôt que des catalogues d’idées qui ne verront pas le jour.

Le temps est venu de préparer l’avenir de St Julien en Genevois en 2030 : une ville qui devra être agréable à vivre malgré les 6000 habitants supplémentaires qui s’y installeront. Une ville qui ne sera pas faite qu’avec le minéral des promoteurs mais aussi d’espaces végétalisés et de lieux de socialisation. Il faudra à cette ville des parcs publics et un cœur de ville. Une ville de laquelle on pourra circuler en transport en commun, à pied et à vélo plutôt que de la voir engorgée par des files continues de voitures perdues dans un labyrinthe. Une ville qui accueillera chaleureusement ses nombreux nouveaux habitants et facilitera leur intégration plutôt qu’une ville qui les ignore. Une ville qui entretiendra ses bâtiments publics avec autant d’ardeur qu’elle les inaugure. Une ville qui sera animée par une équipe diverse qui fédérera tous les âges, tous les quartiers, tous les hameaux et tous les milieux de la commune plutôt qu’une bande d’anciens copains ! Une ville qui par ses projets saura attirer et garder les meilleurs talents plutôt que de les décourager par les hésitations d’une équipe.

Notre ville devra se montrer plus solidaire avec ceux qui font vivre nos communes et qui ont des revenus en euros : elle devra à nouveau, comme elle le faisait jusqu’en 2001, s’engager résolument dans l’effort de construction de logements sociaux. Alors que des bâtiments nouveaux se construisent sans cesse, nous devrons mieux préserver notre patrimoine et nos espaces naturels et agricoles. Notre urbanisation devra être guidée par des principes et du bon sens plutôt que par des intérêts patrimoniaux clientélistes.

Nous devons commencer à composer une équipe nouvelle aux méthodes nouvelles. Une équipe présente et engagée. Une équipe qui utilisera les nouvelles technologies pour trouver les modalités d’une concertation continue avec chacun d’entre vous. Une équipe qui travaillera en toute transparence et rendra compte. Une équipe qui n’effacera plus les points de vue de la minorité des procès verbaux municipaux mais qui verra dans la minorité une chance pour les habitants plutôt qu’une menace pour la majorité.

Nous devons commencer à bâtir une ville bien intégrée dans son département et sa communauté de communes. Une ville qui assume ses responsabilités de ville centre… et sache aussi placer ses partenaires devant leurs propres responsabilités dans le cadre de contrats de centralité. Avec la réforme territoriale, St Julien verra le nombre de ses délégués communautaires augmenter considérablement : nous aurons des responsabilités nouvelles, ce qui signifie des devoirs nouveaux.

En tant que citoyen de cette commune, qui que vous soyez, vous avez la responsabilité de construire avec nous cet avenir pour notre commune. Je vous engage à prendre contact avec nous dans les prochains mois afin de commencer à faire connaissance. Venez vous familiariser avec le fonctionnement de la commune en assistant aux séances publiques mensuelles du conseil. Nous en appelons à chacun d’entre vous pour commencer à bâtir avec nous un nouvel avenir pour St Julien : une ville à vivre.

Antoine Vielliard pour l’équipe Mieux Vivre à St Julien en Genevois

antoine.vielliard@sfr.fr – 04.50.49.18.07

19/07/2011

Les PV du Conseil Municipal de St-Julien-en-Genevois façon Leonid Thenardopov

Lors des Conseils Municipaux, des conseillers de la majorité nous reprochent parfois d'intervenir trop. Certains préféreraient des conseils municipaux où l'on voterait directement toutes les délibérations sans aucun débat. Lorsque nous nous faisons les porte paroles des habitants de St Julien-en-Genevois exaspérés par la manière de faire et les choix de la majorité, ces conseillers nous demandent d'abréger. Ils sont pressés de rentrer chez eux. Pourtant nos interventions sont systématiquement effacées des Procès Verbaux des conseils municipaux : un peu comme on effaçait certaines personnes des photos officielles dans l'ex Union Soviétique.

En début de mandat nous nous étions portés volontaires pour que le secrétaire de séance soit de temps à autre choisi au sein de la minorité. Les Procès Verbaux sont préparés par les services. Comme tout bon secrétaire de séance nous faisions des propositions de modifications pour mieux rendre compte des débats. Christophe Levesque, collaborateur personnel du Maire et sous son autorité, refusait d'amender les Procès Verbaux pour rendre compte de nos interventions. Frédéric Sansa avait été contraint de menacer de ne pas signer le Procès Verbal pour que nos interventions y figurent aussi.

Lors du Conseil suivant, nous proposions à nouveau un secrétaire de séance. Aucun candidat du côté de la majorité. Le Maire insiste et demande à ce qu'un conseiller municipal de la majorité se porte candidat. Nous passons au vote : la majorité choisis un candidat issu de ses rangs comme secrétaire. Lors du Conseil Municipal suivant la majorité vote le Procès Verbal qu'elle a rédigé et qui ne rend compte que très partiellement des débats du Conseil.

Puisque nos interventions ne sont pas relatées dans les Procès Verbaux officiels, je redige mes propres comptes rendus des Conseils Municipaux. Je rends essentiellement compte de nos interventions qui manquent dans les comptes rendus officiels... et parce que je ne dispose pas de services contrairement à la municipalité. Mes comptes rendus des conseils municipaux publiés rapidement après le conseil sont lus par plusieurs centaines de St Juliennois contrairement aux comptes rendus officiels.

Nous avons donc laissé ce sujet de côté depuis ce jour. Nous nous attachons aux sujets qui comptent pour la vie des habitants : écoles, crèches, voirie, propreté, urbanisation, commerce..etc..etc.. Le fait que nos interventions figurent dans les Procès Verbaux des Conseils Municipaux n'est pas le sujet le plus important pour les habitants. Nous avons donc été un peu moins vigilants sur ces Procès Verbaux façons Pravda soviétique.

Mais, j'ai eu l'occasion de constater que ces Procès Verbaux peuvent être déterminants pour comprendre après coup les positions des uns et des autres : il est utile de savoir qui a dit quoi au sujet du refus d'admettre les enfants de chômeurs dans les cantines scolaires à Thonon. Et pendant ce temps là, la majorité a aggravé son cas : elle rendait compte de manière très partielle de nos interventions. Aujourd'hui nous n'apparaissont plus dans les Procès Verbaux des conseils. Les habitants pourraient croire que nous sommes aussi passifs et indolents que les béni-oui-oui de la majorités... s'ils ne regardaient pas la liste des présents, les habitants pourraient même croire que nous sommes aussi absentéistes que les élus de la majorité.

Un nouveau cap a été franchi par la majorité. Nos interventions pourtant franches et virulentes sur les diktaat du Maire qui vont nuire aux élèves du Puy St Martin, sur l'absence de communication auprès des commerçants avant le démarrage des travaux dans la Grand Rue ou encore sur la fermeture de lits à la maisons de retraite de St Julien n'y figurent pas. Aucune de nos interventions n'y figure. Celles de la majorité y sont relatées de manière intégrale.. sauf les interventions parfois très critiques de Nicole Roguet.

Le procès verbal se réduit à une inutile liste des délibérations : un travail totalement redondant par rapport au registre des délibérations qui est déjà public. La démocratie commence par là. Notre vigilance aussi. On a du mal à croire que l'autoritarisme d'un Maire d'une commune de 12000 habitants puisse aller au point d'effacer les interventions de la minorité des Procès Verbaux officiels. Dans quel pays est-on ? Faut-il que notre démocratie soit si malade, que les exécutifs soient si incapables d'entendre un avis divergents, se sentent si menacés par le débat public qu'ils l'interdisent ?

Même à La Roche sur Foron les PV rendent compte des débats municipaux.. et pourtant le Maire est si peu démocrate qu'il ne convoque que le minimum légal de 5 Conseils Municipaux par an et ne réunit pratiquement jamais les commissions. Même à Thonon dont le Maire est décrit comme autoritaire par les camarades socialistes de Léonid Thénardopov autant que par des UMP qui pourtant s'y connaissent en matière d'autoritarisme, les PV rendent compte des interventions des minorités.

Nous exigeons formellement que les Procès Verbaux des Conseils Municipaux rendent compte des débats contradictoire à commencer par celui du 7 juillet. Nous invitons les élus de la majorité à rejeter les PV partials et à désigner dorénavant un élu de la minorité comme secrétaire de séance.

 

Pièces jointes : Proposition de PV du Conseil Municipal du 7 juillet 2011

CM du 7 juillet 2011-PV.PDF

A titre de comparaison : PV de La Roche sur Foron et PV de Thonon les Bains

compte_rendu_conseil_municipal_de Thonon20042011.pdf

compte_rendu_conseil_municipal_de Thonon20042011.pdf

23/11/2010

Proportion de Genevois dans la croissance démographique du Genevois français

Le nombre d’habitants de Genève rapporté à la croissance démographique du Genevois français s’élève aux deux tiers ! Le chiffre est impressionnant. Difficile même à croire.

Ca vaut la peine de regarder en détail commune par commune. Une donnée de l'INSEE permet de le mesurer : la proportion d'habitants qui déclare avoir habité dans un autre pays 5 ans auparavant. Dans notre région la quasi totalité est en provenance de Genèveet les autres attirés par les politiques économiques exogènes de Genève.

 

Les habitants en provenance de Genève depuis 5 ans représentent par exemple 13% de la population de Collonges-sous-Salève… alors que la population de la commune n’a augmenté que de 8% au cours de ces 5 mêmes années. Cela signifie tout simplement que la pression foncière a fait partir 5% des Collongeois qui ont du quitter la commune et laisser leur logement à un Genevois.

 

Plus la commune construit de logements plus elle peut à la fois loger la jeunesse genevoise en exil ET loger leurs jeunes. En revanche, les communes qui construisent peu, voient leur population être remplacée par des résidents genevois.

 

Quant on voit de telles chiffres on se dit que les élus du Genevois français ont fait preuve d’une profonde patience et de tolérance depuis de très nombreuses années au sujet des incohérences entre la politique économique exogène expansive de Genève et sa politique urbaine restrictive. Rester patient face aux promesses violées par Genève confinerait à la naïveté et serait irresponsable vis à vis des salariés et fonctionnaires en euros.

 

Il serait souhaitable que chacun puisse vivre ou il le souhaite dans le respect mutuel et sans tensions sociales. Les chiffres ci-dessous illustrent les tensions sociales sous jacentes entre Genevois installés en masse dans le Genevois français et salariés en euros qui n’ont plus les moyens de vivre chez eux.

 

  Proportion des habitants qui habitaient dans un autre pays 5 ans auparavant Croissance de la population 2002-2007 Part de (a) dans (b)
Savigny 6% 20% 29%
Dingy en Vuache 7% 20% 35%
Beaumont 11% 30% 35%
Jonzier-Epagny 5% 13% 40%
Valleiry 9% 20% 46%
Chênex 9% 15% 61%
St Julien en Genevois 8% 13% 62%
Archamps 13% 20% 63%
Canton de St Julien 9% 13% 67%
Neydens 11% 16% 69%
Chevrier 8% 10% 85%
Viry 7% 8% 85%
Feigères 6% 7% 88%
Bossey 15% 14% 104%
Vulbens 6% 4% 150%
Présilly 6% 4% 155%
Collonges-ss-Slve 13% 8% 163%
Vers 8% 0% Infini !

 

(*) Dans les habitants de Genève il y a des personnes de toute nationalité – y compris une bonne proportion de Français. Il y a aussi quelques habitants venus directement d’un autre pays soit de l’Union soit d’ailleurs dans le monde. Ces derniers sont venus dans notre région par la politique économique genevoise et ont du se loger dans le Genevois français en raison de la politique du logement genevoise. Leur nombre est faible mais on peut les assimiler à des habitants de Genève même s’ils ne font même pas étape à Genève.