construction de logements à genève

  • Toujours pas de volonté politique de construire des logements à Genève

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    Y-a-t'il une volonté politique de construire suffisamment de logements à Genève ? A première vue, on pourrait le croire : des slogans de campagne répétés, des intentions affichées dans des projets de législature, des surenchères de promesses. Des dizaines de milliers de Genevois et quelques élus français y ont cru... Moi même j'y croyais encore il y a quelques mois.

    Mais on peut légitimement en douter aussi :

    On entend encore les faux prétexte à l'absence de construction de logements qui conduisent à douter de la sincérité des belles intentions. Non le canton n'est pas trop petit : seulement 13% des surfaces cantonales sont urbanisées et la moitié de ces 13% sont gaspillés par de l'habitat individuel qui ne loge presque personne.

    On entend aussi des élus genevois prendre prétexte de la longueur des procédures pour justifier de l'absence de production de logements. Mais bon dieu, on connaît la durée des procédures genevoises depuis plusieurs décennies et il suffirait de multiplier en parallèle les projets pour que cette durée n'ait aucun impact sur le nombre de logements livrés. Si construire un logement prend 4 fois plus de temps à Genève, il suffit d'en commencer 4 fois plus produire assez de logements.

    Ces faux prétextes conduisent à douter de la sincérité des intentions. Mais il y a surtout les vrais raisons du blocage auxquelles aucune réponse n'est apporté faute de volonté politique :

    1) les communes genevoises n'ont actuellement aucun intérêt financier à construire. Les communes vertueuses dans la production de logements sont fiscalement sanctionnées alors que les communes "vicieuses" sont encouragées. Des modifications de la péréquation intercommunale ou encore la prise en charge par le canton du financement des équipements publics des communes qui construisent permettrait de changer la dynamique dans les communes. Elles deviendraient alors partie prenante de l'effort de construction de logements plutôt que de freiner des quatre fers et de jeter de l'huile sur le feu des oppositions. Mais aucune initiative n'a encore été prise sur le sujet. La motion qui sera présentée prochainement sur le sujet au Grand Conseil va dans le bon sens mais illustre le retard pris... Un projet de loi aurait été plus efficace qu'une motion.

    2) Les "responsables" politiques genevois ne se conduisent toujours pas de manière responsable. On sera convaincu par la réalité des intentions genevoises de construire le jour où David Hiler, Michèle Kunzler et Robert Cramer interviendront dans le débat sur les Cherpines pour dire à leurs électeurs Verts qu'il est écologiste de construire des logements aux Cherpines pour éviter l'arrivée de 3000 voitures supplémentaires chaque jour dans le canton ! On sera convaincu le jour où Isabel Rochat ira dire à ses collègues de Thônex que la fête des égoïstes est terminée et qu'il est urgent de construire des logements aux communaux d'Ambilly : 30 ans de retard et deux fois moins de logements ça suffit ! On sera convaincu le jour où Mark Muller ira discuter avec les électeurs libéraux de Troinex, de Thônex et de Veyrier pour leur expliquer que les zones résidentielles se tranforment en aires d'autoroute à force de refuser la construction de logements qui pourraient permettre le développement des transports en commun. Bref, on sera convaincu de la réalité des intentions genevoises sur les logements le jour où les responsables politiques genevois responsabiliseront le souverain genevois.

    3) On sera convaincu de la réalité des intentions genevoises lorsque Rémy Pagani réalisera que lorsqu'il promet 1000 logements en 4 ans à Genève il promet une profonde aggravation de la pénurie de logement en ville de Genève : 250 logements par an en ville de Genève c'est à peu près 4 à 5 fois moins que nécessaire pour stabiliser la pénurie ! On sera convaincu lorsque Rémy Pagani promettera 4000 logements en 4 ans en Ville de Genève !

    4) On sera convaincu de la réalité des intentions genevoises de construire des logements le jour où il y aura une cohérence entre la politique économique et la politique du logement. A ce jour les constructions de logements ne résorbent pas la pénurie mais rendent simplement possible de nouveaux excès fiscaux qui font venir de nouveaux expatriés et détériorent les conditions de vie des habitants du Genevois franco suisse.

    5) On sera convaincu de la réalité des intentions genevoises de construire lorsque Libéraux et Verts se seront entendus sur la proportion de logements qui devront se construire en zone de villa et celle qui devront se construire sur des terres naturelles et agricoles.. plutôt que d'entendre les uns et les autres dénoncer toute décision.

    6) On sera convaincu de la réalité des intentions genevoises de construire le jour où les processus d'opposition auront été simplifié afin que les égoïsmes particuliers ne triomphent plus sur l'intérêt général exprimé par le souverain.

    On est encore loin de la volonté politique forte nécessaire à la construction de logements à Genève.

  • Proposition #3 : Imposer fermement à Genève d'assumer sa part de l'urbanisation

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                            programme élection cantonale saint julien en genevoisImposer fermement à Genève d’assumer sa part de l’urbanisation comme prévu dans le projet d’agglomération signé en 2007,

    Retrouvez toutes nos 31 propositions dans notre dépliant :

    31 propositions pour notre qualité de vie.pdf

  • L’exigüité de Genève : mythe fondateur de la pénurie de logements

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    Voilà plusieurs semaines que quelques voix publiques genevoises font appel au mythe de l’exigüité des frontières Genevoises pour tenter en vain de justifier l’absence de constructions de logements qui oblige la jeunesse genevoise à s’exiler dans le Genevois français.

    L’exigüité des frontières cantonales est un mythe fondateur à la source de la pénurie de logement. Ce mythe fondateur a été repris à son compte par le nouvel architecte cantonal, Francesco Della Casa, qui en acceptant cette hypothèse fausse compromet déjà ses chances de succès.

    Selon ce mythe, il serait normal que Genève ne construise pas car elle « n’aurait pas la place » dans ses frontières étroites. Rappelons aux tenants de ce mythe que seulement 13% du territoire cantonal est urbanisé soit exactement la surface qu’occupe le petit bout de lac situe dans le canton de Genève !

    Mais surtout près de la moitié de ces rares surfaces urbanisées est utilisée pour de l’habitat individuel qui ne loge qu’un habitant sur 10. Si l’espace urbanisable était aussi rare qu’on le prétend pourquoi le gaspiller de manière si éhontée ?

    Enfin, la moitié des chambres à Genève sont vide chaque nuit. La pénurie et la spéculation empêchent la mobilité dans les logements qui pourraient permettre à chacun d’occuper un logement qui correspond à ses besoins. Résultat le tiers des logements sont sous occupés.

    Genève est effectivement un petit canton… mais qui a pléthore d’espaces urbanisables et qui gâche abondamment le peu d’espace urbanisé. Ce mythe fondateur n’est certainement pas une justification recevable de la politique restrictive du logement qui oblige chaque année la moitié d’une classe d’âge genevoise à émigrer dans le Genevois français pour devenir des automobilistes supplémentaires.

    Genève est effectivement un petit canton mais qui dispose de tous les espaces nécessaires pour construire des logements pour ses habitants.

  • Logements à Genève : le moulin à palabre risque de se mettre en route

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    Les nouveaux chiffres publiés par l'OCSTAT sur la nouvelle réduction des constructions de logement à Genève scandalisent tous ceux qui se sont engagés dans la construction du projet d'agglo et dans le financement d'infrastructures de transport en commun transfrontaliers.

    Le moulin à palabre genevois redémarre : les socialistes accusent les libéraux de refuser de construire dans les zones de villas ; les Socialistes devraient plutôt aider à attirer des investisseurs dont on a besoin pour financer la construction des logements. Les socialistes n'ont pas pris conscience qu'a faire fuire les regies.. ils font fuire du canton les locataires modestes qui sont leurs électeurs. Les Libéraux désignent du doigt les zones agricoles ; Les Libéraux devraient plutôt construire dans les 44% d'espaces urbanisés occupés par les quelques 10% de propriétaires de villas dans les communes dont ils ont la charge. Les Libéraux n'ont pas encore pris conscience que la crise du logement est un handicap de l'attractivité économique de Genève et réduit le soutien populaire aux politiques économiques. Personne ne se pose la question de suspendre les incitations fiscales pour les hedge-funds tant que Genève n'aura pas construit assez de logements pour ses enfants. Les uns estiment qu'il faut construire là où il y a déjà des logements pour favoriser l'usage et le développement des transports en commun. Les autres estiment au contraire qu'il faut construire là où il y a peu de logements pour répartir la charge. Chaque élu communal nous sort 36 raisons pour lesquels ce n'est pas dans sa commune qu'il faut construire, mais dans la commune voisine.

    Le comble du ridicule revient à Anne Mahler, Présidente des Verts genevois, qui me disait ce matin "Mais Puplinge à beaucoup construit de 1975 à 1978" (sic). Le temps passe vite Mme Mahler... c'était déjà il y à 35 ans. Depuis la population de Genève a augmenté de près du tiers. Puplinge n'a pas construit de logements mais les habitants de Puplinge ont eu des enfants depuis 35 ans. Anne Mahler reconnaissait qu'un parent qui mettrait ses enfants à la rue pour louer leurs chambres à des banquiers serait un voyou.. sans prendre conscience que c'est ce qui a été fait par les autorités de Puplinge. Mme Mahler ira soutenir ce soir les candidats d'Europe Ecologie à Annemasse. Un soutien encombrant pour des écologistes qui prônent la densification nécessaire au développement des transports en commun. Evidemment que d'autres communes doivent plus construire que Puplinge, mais Puplinge aussi doit construire. Le symbole de 0 logement sur 2004-2008 est fort de provocation.

    Tout le monde est d'accord sur le diagnostic de la crise du logement.. et chacun blâme l'autre plutôt que d'assumer sa responsabilité. Dans cette fuite des responsabilités, les uns affirment que ce n'est pas la responsabilité des communes... pourtant les candidats au Conseil d'Etat soulignait l'importance de la collaboration des communes en octobre dernier.

    La réalité c'est que dans toutes les communes les habitants ont des enfants et que donc toutes les communes doivent construire. Celles qui sont proches des axes de transport en commun plus que les autres. Celles qui veulent des transports en commun et des services publics plus que les autres.

    On entend exactement les mêmes discussions depuis 30 ans, la crise du logement elle s'aggrave chaque année un peu plus. Pendant que le moulin à palabres redémarre, ce sont encore 18 familles qui aujourd'hui devront quitter le canton pour le Genevois français parce que les très rares logements disponibles auront été loués par les cadres des entreprises que Genève fait venir. Ce sont 10 automobilistes de plus qu'on trouvera sur les routes demain matin. Ce soir des milliers de parents dormiront à nouveau dans leur salon. Des milliers d'enfants dormiront à 3 par chambre. Aujourd'hui encore quelques infirmières, des maçons, des caissières, des professeurs, des policiers, des douaniers, des ouvriers, des employés devront quitter le Genevois franco-suisse parce qu'ils n'ont plus les moyens de vivre.

    Pendant que des députés cantonaux se renvoient la balle, quelques élus communaux ont agit en contribuant à la construction de logements pour les habitants : les conseillers administratifs de Confignon (Alain Dreier, Françoise Joliat, Dinh Manh Uong), ceux de Satigny (Martine Roset, Philippe Poget, Claude Guinans), ceux de Bellevue (Marcel Beauverd, Daniel Fabbi, Catherine Dupasquier), ceux du Grand Saconnex (Arthur Plée, Elizabeth Böhler Goodship, Jean Marc Comte) et ceux de Plan les Ouates (Geneviève Arnold, Thierry Durand, Laurent Seydoux), et leurs prédécesseurs et leurs conseillers municipaux qui les ont soutenus. Peut-on espérer que d'autres assument leurs responsabilités, reconnaissent leurs erreurs et fassent des propositions qui dépendent d'eux plutôt que de renvoyer la responsabilité aux concurrents politiques ?

  • Logements : les communes qui construisent et celles qui ne le font pas !

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    La crise du logement dans le Genevois franco suisse touche maintenant TOUS les habitants. Ceux qui ne peuvent pas se loger. Ceux qui sont coincés dans les embouteillages parce que ceux qui ne peuvent plus se loger à proximité des transports en commun sont contraints d'utiliser leur voiture. Les habitants qui peuvent se loger.. mais aux prix de sacrifices sur leur pouvoir d'achat. Ceux qui se logent mais doivent dormir dans le salon ou mettre tous les enfants dans la même chambre. Les entreprises qui doivent répercuter les coûts des logements sur les salaires. Même les multinationales qui ne peuvent plus loger leurs expatriés et même les expatriés qui vivent 6 mois dans des logements temporaires avant de pouvoir faire venir leur famille. Les commerçants dont les clients sont paupérisés. Les agriculteurs dont les cultures sont polluées par le traffic incessant de ceux qui n'ont pas pu se loger.

    Trop d'inaction. Trop de promesses non tenues. Trop de mensonges : comme les mensonges de Mark Muller qui en campagne électorale promettait une accélération des livraisons de logements. Hier Le temps annonçait le chiffre pour 2009 : seulement 1230 logements construits à Genève. Il en aurait fallu 5000 pour cesser d'aggraver les problèmes de circulation. Le conseil d'Etat en avait promis seulement 1600, il a augmenté ses objecifs à 2500. Mark Muller en campagne avait promis une imminente accélération arguant des délais de construction. C'est le contraire qui se réalise : une baisse des constructions et une baisse de -28% des mises en chantier. On savait Mark Muller incompétent, on le découvre ce matin malhonnête devant ses électeurs.

    Voilà les noms des communes qui construisent pour limiter les problèmes... et les noms des communes qui ne construisent pas et qui agravent la crise du logement. Un carton rouge tout particulier pour les communes d'Avully et de Puplinge à Genève dont l'égoïsme porté à son comble les a conduit à ne construire AUCUN logement en 5 ans ! Il n'y a pas d'autre mot que le terme de VOYOUS pour désigner les exécutifs de ces communes qui se contre foutent de la détresse de leurs jeunes qui ne peuvent plus se loger pour ne satisfaire que les égoïsmes des bien logés.

    Le tableau cidessous liste les 100 plus grandes communes du Genevois franco suisse. En verts les communes qui construisent. En rouge celle qui ne construisent pas. Le % indique la proportion de logements nouveaux sur la période 2004-2008. Il faudrait que ces communes, surtout celles qui sont desservies par des transports en commun, construisent entre 1,5% et 2% pour absorber la croissance démographique généré par la politique fiscale du canton de Genève.

    Commune

     

    En %

    1

    Prevessin-Moëns

    CC Pays de Gex

    11,68%

    2

    Etrembières

    Agglo Annemasse

    8,77%

    3

    Ornex

    CC Pays de Gex

    6,64%

    4

    Vetraz-Monthoux

    Agglo Annemasse

    6,55%

    5

    Archamps

    CC du Genevois

    6,50%

    6

    Cessy

    CC Pays de Gex

    6,18%

    7

    Allinges

    CC Collines du Léman

    4,86%

    8

    Rolle

    District de Nyon

    4,83%

    9

    Beaumont

    CC du Genevois

    4,80%

    10

    Confignon

    Genève

    4,67%

    11

    Mont-sur-Rolle

    District de Nyon

    4,49%

    12

    Gex

    CC Pays de Gex

    4,45%

    13

    Veigy-Foncenex

    CC Bas Chablais

    4,29%

    14

    Bonne

    Agglo Annemasse

    4,28%

    15

    Cranves-Sales

    Agglo Annemasse

    4,28%

    16

    Satigny

    Genève

    3,93%

    17

    CC Collines du Léman

    3,64%

    18

    CC Pays de Gex

    3,62%

    19

    Bonneville

    CC Faucigny Glières

    3,53%

    20

    Begnins

    District de Nyon

    3,43%

    21

    Bellevue

    Genève

    3,40%

    22

    Peron

    CC Pays de Gex

    3,34%

    23

    Châtillon-en-Michaille

    CC Bassin Bellegardien

    3,22%

    24

    Douvaine

    CC Bas Chablais

    3,09%

    25

    Thoiry

    CC Pays de Gex

    3,07%

    26

    Valleiry

    CC du Genevois

    3,04%

    27

    Crozet

    CC Pays de Gex

    2,97%

    28

    Reignier

    CC Arve et Salève

    2,92%

    29

    Thonon-les-Bains

    2,89%

    30

    CC Arve-Salève

    2,83%

    31

    Coppet

    District de Nyon

    2,79%

    32

    Plan-les-Ouates

    Genève

    2,71%

    33

    CC Faucigny-Glières

    2,70%

    34

    CC Annemasse - Les Voirons

     

    2,60%

    35

    CC du Genevois

     

    2,58%

    36

    Divonne-les-Bains

    CC Pays de Gex

    2,48%

    37

    Ville-la-Grand

    Agglo Annemasse

    2,45%

    38

    CC Bas-Chablais

     

    2,44%

    39

    Messery

    CC Bas Chablais

    2,39%

    40

    Bellegarde-sur-Valserine

    CC Bassin Bellegardien

    2,36%

    41

    District de Nyon

     

    2,33%

    42

    Annemasse

    Agglo Annemasse

    2,30%

    43

    Grand-Saconnex

    Genève

    2,24%

    44

    Bons-en-Chablais

    CC Bas Chablais

    2,20%

    45

    Saint-Genis-Pouilly

    CC Pays de Gex

    2,18%

    46

    Chens-sur-Léman

    CC Bas Chablais

    2,17%

    47

    CC Bassin bellegardien

    CC Bassin Bellegardien

    2,16%

    48

    CC Semine

     

    2,14%

    49

    Anthy-sur-Léman

    CC Bas Chablais

    2,05%

    50

    Collonges-sous-Salève

    CC du Genevois

    2,05%

    51

    Ambilly

    Agglo Annemasse

    2,02%

    52

    Founex

    District de Nyon

    1,95%

    53

    Collonge-Bellerive

    Genève

    1,95%

    54

    Gland

    District de Nyon

    1,90%

    55

    Viry

    CC du Genevois

    1,86%

    56

    Arzier

    District de Nyon

    1,81%

    57

    Saint-Cergue

    District de Nyon

    1,64%

    58

    Saint-Cergues

    Agglo Annemasse

    1,58%

    59

    Saint-Julien-en-Genevois

    CC du Genevois

    1,51%

    60

    Versoix

    Genève

    1,49%

    61

    Pers-Jussy

    CC Arve et Salève

    1,49%

    62

    Crans-près-Céligny

    District de Nyon

    1,45%

    63

    Ferney-Voltaire

    CC Pays de Gex

    1,45%

    64

    Versonnex

    CC Pays de Gex

    1,44%

    65

    Monnetier-Mornex

    CC Arve et Salève

    1,42%

    66

    Sciez

    CC Bas Chablais

    1,40%

    67

    Genthod

    Genève

    1,34%

    68

    Prangins

    District de Nyon

    1,29%

    69

    Margencel

    CC Bas Chablais

    1,28%

    70

    Anières

    Genève

    1,25%

    71

    Nyon

    District de Nyon

    1,19%

    72

    Veyrier

    Genève

    1,12%

    73

    SIVOM Vallée verte

    1,09%

    74

    Habère-Poche

    SIVOM Vallée Verte

    1,07%

    75

    Vernier

    Genève

    1,03%

    76

    Bernex

    Genève

    1,01%

    77

    Ayze

    CC Faucigny Glières

    1,01%

    78

    Meyrin

    Genève

    0,94%

    79

    Lucinges

    Agglo Annemasse

    0,93%

    80

    Gaillard

    Agglo Annemasse

    0,91%

    81

    Lancy

    Genève

    0,87%

    82

    Petit-Bornand-Glières

    CC Faucigny Glières

    0,84%

    83

    Pregny-Chambésy

    Genève

    0,78%

    84

    Carouge

    Genève

    0,72%

    85

    Bardonnex

    Genève

    0,72%

    86

    Vandoeuvres

    Genève

    0,70%

    87

    Canton de Genève

    0,66%

    88

    Bogève

    SIVOM Vallée Verte

    0,61%

    89

    Perly-Certoux

    Genève

    0,60%

    90

    Commugny

    District de Nyon

    0,59%

    91

    Cologny

    Genève

    0,53%

    92

    Meinier

    Genève

    0,50%

    93

    Troinex

    Genève

    0,50%

    94

    Chêne-Bougeries

    Genève

    0,46%

    95

    Chêne-Bourg

    Genève

    0,46%

    96

    Thônex

    Genève

    0,45%

    97

    Genève

    Genève

    0,23%

    98

    Onex

    Genève

    0,19%

    99

    Puplinge

    Genève

    0,00%

    100

    Avully

    Genève

    0,00%

  • PAS de logements = + d’embouteillages à Genève

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    effort de construction de logement entre 2000 et 2007.JPGLe tableau ci-joint produit par l'observatoire statistique transfrontalier montre jusqu'à la caricature la destruction de notre qualité de vie par des embouteillages croissants.

    Sur la période 2000 à 2007, le canton de Geneve a construit moins de 1,1% de logements nouveaux par an (en couleur claire sur le graphique). Pendant ce temps là les communes du Genevois français ont construit +2,4% de logement par an (en couleur foncée sur le graphique).

    Qu'on n'aille pas nous raconter qu'il n'est pas possible de construire des logements à Genève : quiconque regarde notre agglomération du Salève constatera que nous sommes la seule agglomération au monde assez incohérente et désorganisée pour placer sa campagne entre son centre ville et sa périphérie. C'est très joli, mais cela rend prohibitif le financement de transports en commun efficaces à travers les kilomètres de la campagne genevoise.

    La politique économique et fiscale Genevoise attire chaque jour 27 nouveaux habitants dans le Genevois franco-suisse. La politique du logement consiste à ne pas construire assez de logements pour ces habitants. L'incohérence de ces deux politiques qui dépendent de deux magistrats différents conduit à la « création » de 10 automobilistes supplémentaires chaque jour ! Oui 10 automobilistes chaque jour.

    L'incapacité chronique de Geneve à construire des logements conduit à l'expulsion de fait de la jeunesse genevoise, à la paupérisation de tous les habitants du Genevois franco suisse dont le pouvoir d'achat est constamment amputé des coûts des logements. Elle pénalise les entreprises. Détruit notre qualité de vie. Nous conduit à la paralysie des embouteillages.

    Il est temps que les partis politiques Genevois qui prétendent faire de la construction de logements une priorité se désolidarisent des Maires de leurs rangs qui s'y opposent. Il est impératif que tous ceux qui sont pénalisés par l'absence de logements, leurs coûts et les embouteillages que cela créé se mobilisent pour faire contre poids à quelques propriétaires égoïstes afin que seuls des Maire pro-logements soient élus lors des prochaines municipales genevoises.

    Il serait dommage que les élus français soient obligés de retarder leurs investissements dans les transports en commun tant que Genève aggravera la situation par les incohérences de ses politiques économiques et de logements.

  • Les arguments des sceptiques du projet d'agglo

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    Jusqu'à il y a quelques années, les élus français et suisses s’ignoraient superbement. Ils se côtoyaient dans les instances transfrontalières telles que le Conseil du Léman ou le Comite Régional Franco Genevois. Deux organismes qui de l’aveu de quelques participants sont plutôt des lieux pour faire connaissance que des lieux de débats et de décision sur l’avenir de notre région.

     

    Le résultat est là : Genève attire des employés sans construire de logement, le Genevois français a construit des logements sans créer d’emploi… et nous sommes tous paralysés dans des transports incapables de faire face à une demande exponentielle. Les jeunes genevois sont mal logés dans des logements trop chers. Les jeunes et les seniors sont toujours sans emploi. Les salariés en euros sont pénalisés par une inflation immobilière qui détruit leur pouvoir d’achat. Les entreprises du Genevois français peinent à se développer faute de pouvoir assurer un pouvoir d’achat suffisant à leurs salariés.

     

    Nous pouvons continuer comme ça, en s’ignorant, ou même en se méprisant. Nous en connaissons le résultat : plus de logements en France, plus d’emplois à Genève … et toujours plus d’embouteillages pour tous. A ce rythme, il ne nous faudra plus beaucoup de temps pour détruire ce qu’il reste de la qualité de vie du Genevois.

     

    Une autre solution est possible. Elle consiste à coordonner les politiques de Genève et du Genevois français. Construire suffisamment de logements dans le canton. Créer suffisament d’emplois coté français. Construire les infrastructures de transport en commun digne d’une agglomération telle que la nôtre – comme l’on fait Bâle ou Lyon.

     

    Une majorité d’élus a compris que nous devons changer nos méthodes et travailler ensemble pour bâtir une agglomération qui ne laisse personne de coté : ni les seniors sans emplois, ni les jeunes sans emploi ni logement, ni les salariés en euros sans pouvoir d’achat. Mais il y a des sceptiques de part et d’autre de la frontière. Coté Français ce sont les représentants de l’Etat en particulier. Ils doutent de la sincérité du canton de Genève à tenir les engagements du premier projet d’agglo : construire plus de logements.

     

    Chaque nouvelle publication de statistiques de construction leur donne raison, mois après mois. Les documents distribués par les Libéraux dans la campagne Genevoise s’opposant aux constructions et caricaturant outrageusement le projet d’agglo leur donne aussi raison. Il fait douter beaucoup d’élus français sur la sincérité de l’engagement du canton.

     

    Ces prochaines années, l’intensité de la coopération politique transfrontalière pour améliorer la qualité de vie du Genevois franco suisse sera proportionnelle au score en faveur du CEVA. Un vote positif sur le CEVA le 29 novembre donnera un signal clair sur la volonté des Genevois de préserver ensemble notre qualité de vie au travers du projet d’agglo et décoincera quelques élus. Un vote négatif inciterait les élus Genevois à poursuivre l’immobilisme actuel, et les élus français à se contenter de gérer a posteriori les conséquences dramatiques des politiques Genevoises.

     

    Les prochains mois aussi seront décisifs sur la question du logement. Coté français quelques élus commencent à suggérer que la signature du second projet d’agglo sera conditionnée à la tenue par le canton de Genève des engagements pris lors du premier projet sur la construction de logements. Cette signature est nécessaire pour permettre à Genève de toucher les subventions fédérales sur ces grands projets. Sans l’accord du Genevois français les fonds fédéraux iront à Bâle, Zurich et Berne.

     

    Le magot des fonds frontaliers conservés par le canton est un magot tentant pour l’Etat français en situation de faillite. Un refus sur le CEVA signifierait que le canton abandonne sa responsabilité de centre d’agglo et donnerait un prétexte tout trouvé pour l’Etat de dénoncer la convention fiscale et de passer au régime commun. Cela se traduirait pour le canton de Genève par une perte de rentrées fiscales d’environ 610 millions de francs suisse par an (un peu moins de 10% des recettes du canton) et de 168 millions de francs suisse pour l’ensemble des communes du Genevois français (un peu plus de 10% pour la commune de Saint Julien).

     

    Il n’est plus temps d’attendre ou d’hésiter. Dans 4 ans, l’extrême gauche fera sans doute son retour au Parlement cantonal et réduira un peu plus l’influence des partis de proposition. Les partis de Gouvernement n’ont plus que 4 ans pour améliorer la qualité de vie de tous les Genevois en prenant le taureau des problèmes du Genevois franco suisse par les cornes : construire suffisamment de logements à Geneve, mettre en place un moratoire sur l’importation de cadres de multinationales tant que la question du logement ne sera pas réglée, aider les entreprises locales à créer des emplois pour les chômeurs Genevois jeunes et seniors, construire les infrastructures de transport en commun qu’on aurait déjà du construire, créer plus d’emplois dans le Genevois français.