15/11/2011

CEVA : début du premier grand chantier de l'Agglomération Genevoise

Aujourd'hui ont été lancés les premiers vrais travaux du CEVA. Il s'agit du premier grand chantier de l'agglomération genevoise. Il est sans doute temps maintenant de cesser de parler du "Projet" d'agglomération Franco-Valdo-Genevois-Machin-Truc-Bidule... pour commencer à parler de "l'Agglomération Genevoise".

C'est une étape importante. Les écueils étaient nombreux : les écueils populistes, les écueils financiers, les écueils de la compléxité administrative française, les écueils juridiques, techniques. Les écueils électoraux. Mais la volonté politique a tenu bon. La collaboration au delà des clivages partisans et au delà des frontières nationales a permis de faire avancer ce projet malgré les obstacles et les vents contraires. D'ici quelques années l'agglomération produira sa première infrastructure au service des habitants de notre région.

Le financement de la partie française est bouclé. Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, l'a annoncé ce matin au nom des partenaires français dont le Conseil Général de Haute-Savoie. C'est une subtilité assez incompréhensible du mode de fonctionnement des institutions françaises. Il faudra sans doute que nos voisins genevois s'habituent à ce particularisme bien étrange et peu efficace qui veut que lorsque toutes les institutions françaises sont d'accord de financer un projet, elles s'évertuent à en financer le moins possible en faisant trainer les négociations jusqu'à la dernière minute. La durée des négociations pourrait être interprêtée comme un signe de mauvaise volonté alors qu'il s'agit simplement d'une nécessité de négociation. L'important étant que le bouclage du financement de la partie française n'ait pas retardé d'une seule seconde le démarrage du chantier contrairement aux recours de Mauro Poggia (MCG) qui couteront cher aux citoyens Genevois.

Aujourd'hui tout le monde se félicite à juste titre de cette grande étape. Pourtant c'est aujourd'hui que tout commence pour l'agglomération genevoise. Pour que le CEVA soit utile nous DEVONS réussir le défi de la construction de logements. Nous devons cesser de créer plus de pendulaires que le CEVA ne peut en transporter. Pour que le CEVA corrige les déséquilibres actuels, il faut d'abord cesser de les aggraver par un aménagement absurde de notre agglo. Les défis qui sont devant nous seront autrement plus difficiles que le CEVA.

Malgré tout c'est tout de même le moment de s'arrêter deux minutes pour voir le chemin parcouru par l'Agglomération Genevoise, et regarder devant nous tout le chemin qu'il nous reste à parcourir.

 

PS : incongruité protocolaire, l'Etat s'était fait représenté par Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône Alpes, député d'opposition. L'Etat pourtant financeur important du projet était aux abonnés absents, ni le Ministre annoncé, ni le Préfet de Région qui était pourtant sur place hier soir, ni les Préfets de l'Ain et de la Haute-Savoie, ni les Sous Préfets. La consigne venait de Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée nationale, qui s'affiche comme clientéliste en chef des frontaliers mais en réalité premier opposant à tous les projets important de l'agglo... et qui plutôt que de se comporter en élu de la nation, se comporte de plus en plus souvent en chef de village. Cette absence désohonorait l'Etat, celui qui a passé la consigne autant que ceux qui s'y sont soumis. Peu importe, le CEVA commence, l'agglo se construit. Bernard Accoyer reste à quai du CEVA comme de l'histoire.

04/08/2010

L’agglomération genevoise : la seule agglomération en Saturne d’Europe !

Aggravation des problèmes de circulations, exode de la jeunesse genevoise du cœur de l’agglomération, certains estiment que les évolutions du genevois franco-suisse sont des évolutions classiques d’une agglomération en construction. La frontière au milieu n’y changerait rien. Les débats entre le Genevois français et le canton seraient des débats classiques d’agglomération qu’on retrouverait à Grenoble ou Lyon.

D’autres au contraire, estiment que l’aménagement absurde de notre agglomération ne s’explique que par l’existence de la frontière. Un Maire Haut-Savoyard, sur le ton de la plaisanterie lançait récemment : « l’annexion ou rien » – avec une idée derrière la tête : les politiques genevoises seraient-elles identiques si Genève avait aussi la souveraineté sur le Genevois français ? Une forme moderne de « ne fais pas à ton voisin ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

L’étude récente de l’observatoire statistique transfrontalier qui compare l’agglomération genevoise aux autres agglomérations européennes vient clore ce débat. Non l’agglomération genevoise ne se construit pas comme les autres. De toutes les agglomérations européennes c’est l’une de celles dont la croissance démographique est la plus violente.

Mais surtout aucune autre agglomération en Europe ne concentre sa croissance démographique si loin du centre ville. Aucune autre agglomération en Europe n'éloigne autant ses nouveaux habitants des lieux de travail. La majorité des agglomérations ont une croissance démographique plus forte au cœur de l’agglomération qu’en périphérie. Dans les rares cas où c’est le contraire la différence est modeste. Dans le Genevois franco suisse il y a –selon les calculs- entre +1% et +1,5% de croissance démographique supplémentaire en périphérie par rapport au cœur de l’agglomération. Année après année l’agglomération Genevoise construit un véritable anneau de Saturne autour d’elle qui l’enferme dans des problèmes de transports inextricables.

Ces chiffres montrent que l’agglomération genevoise ne se construit pas comme les autres. Par ses politiques fiscales elle génère une croissance démographique parmi les plus fortes d’Europe, mais ne l’assume pas par une politique du logement correspondante. Ces incohérences genevoises créent 5000 automobilistes supplémentaires chaque année qui encombrent un peu plus les routes genevoises et réduisent à néant les efforts d’infrastructure en transport en commun. Le CEVA risque d’être un coup d’épée dans l’eau si pendant les années de construction Genève expulse plus d’habitants que le CEVA ne pourra en transporter.

Cette exportation de la pression foncière expulse aussi la jeunesse genevoise et par ricochet la jeunesse du genevois français. Elle détruit l’activité économique et publique du Genevois français.

On peut continuer à construire nos politiques comme si elles n’avaient pas d’effets de l’autre coté de la frontière, comme nous l’avons fait depuis 30 ans.. mais nous risquerions de le payer cher pour longtemps. On doit plutôt commencer à établir des politiques régionales qui nous permettent de préserver durablement la qualité de vie dans le genevois franco-suisse.

Source : L’espace urbain franco-valdo-genevois en comparaison européenne – Observatoire statistique transfrontalier 24 juin 2010

03/03/2010

Logements : les réponses évasives de Mark Muller produiront les mêmes effets

Ce matin sur Radio Cité, Mark Muller a tenté d'apporter des éléments de réponse à son incapacité à construire des logements à Genève conformément à ses engagements personnels de campagne, les engagements de Genève vis-à-vis du Genevois français et les engagements du Conseil d'Etat aux Genevois dans le discours de Saint Pierre. A écouter ici (émission du 3 mars).

Aucune explication d'un contexte particulier en 2009 qui aurait pu permettre d'expliquer le chiffre lamentable de seulement 1230 logements construits. Aucune proposition pour changer les choses en 2010. Mark Muller propose de continuer comme avant. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela risque bien de se traduire par à nouveau 1230 logements construits en 2010 ! M. Muller le sait bien puisqu'il ne s'est pas fixé d'objectif public de constructions pour 2010. A ce rythme, d'expulsion de sa population dans le Genevois français il faudrait construire un nouveau CEVA tous les 7 ans pour simplement stabiliser l'engorgement des routes du Genevois franco suisse. Le vote du 2ième CEVA par le Grand Conseil aurait ainsi déjà un an de retard.

M. Muller prétend que le canton travaille avec les autorités françaises sur un deuxième projet d'agglo. Cessons cette mascarade : il ne peut y avoir un second projet d'agglo que le jour où M. Muller tiendra les engagements pris lors du premier projet conclu en 2007. Genève a déjà accumulé un retard de près d'un millier de logements. Les mots que j'emploie sont beaucoup moins violents que les conséquences sur la vie des gens des politiques incohérentes qui sont menées actuellement. Par ailleurs, il est bien plus néfaste pour le projet d'agglo que M. Muller ne tiennent pas les engagements pris plutôt que de le constater publiquement.

M. Muller rappelle justement que la construction n'est pas de l'autorité des communes. Pourtant lors des élections pour le Grand Conseil et le Conseil d'Etat les uns et les autres rappelaient à quel point l'implication des communes est nécessaire à la réussite des projets de construction. Pourquoi certaines communes parviennent à faciliter la construction de suffisament de logements et d'autres bloquent tout logement ?

Ce matin aucune proposition nouvelle de la part de M. Muller. Aucune proposition de modification des lois d'urbanisme et de construction. Constatant l'échec des lois cantonales genevoises pour construire suffisament de logements, M. Muller aurait par exemple pu proposer d'appliquer pendant une période transitoire le droit vaudois, ou au moins de s'inspirer de certaines règles vaudoises.

Aucune remise en question des choix économiques : est-il pertinent de vouloir continuer à faire venir les hedge funds de Londres tant qu'il n'y aura pas assez de logements pour les habitants ?

Aucune explication de blocage ou demande de moyens ou de pouvoirs spéciaux pour pouvoir apporter des solutions réelles à la pénurie de logement. Aucune demande d'aide.. M. Muller souhaite simplement poursuivre le travail avec des méthodes qui ont prouvé leur échec.

Aucune proposition pour inciter les communes à s'impliquer dans la construction de logements. Elles continueront à s'opposer plutôt qu'à jouer leur rôle d'intermédiaire avec les opposants.

Aucune proposition pour que les tribunaux puissent imposer aux opposants abusifs d'assumer financièrement les surcoûts de construction qu'engendrent leurs oppositions abusives. Ces surcoûts continueront d'être payés par les mal logés.

Aucune proposition de réquisitionnement.

Bref aucune proposition pour construire des logements pour les Genevois et cesser d'exporter cette pression foncière intolérable. Le slogan des Libéraux durant la campagne cantonale était pourtant "+ de logements". Cette absence de réponse est inquiétante pour la qualité de vie et le pouvoir d'achat de tous les habitants du Genevois franco suisse... et semble inquiéter jusque dans les rangs Libéraux genevois.

 

PS : Contrairement à ses espoirs, M. Muller m'aura encore sur le dos après les élections régionales du 22 mars et tant qu'il ne tiendra pas ses engagements tant vis à vis des Genevois que du Genevois français... il devrait aussi avoir pas mal de députés, de journalistes et de Genevois sur le dos.

23/02/2010

Plus que quelques mois pour tenir les engagements de Genève sur les logements

Sur les 10 dernières années ce sont 10 000 personnes qui se sont installées chaque année dans le Genevois franco suisse. C'est leur employeur attiré par les exonérations fiscales exorbitantes (exonération totale d'impôts sur les sociétés sur le profit réalisé à l'extérieur de la Suisse) qui a obligé ces personnes à venir s'installer dans le Genevois franco Suisse. Un tiers a pu s'installer à Genève et les deux tiers ont du s'installer dans le genevois français et le district de Nyon faute de logements à Genève.

Pour loger une partie de ces personnes à proximité des transports en commun et pour rattraper le retard, il faudrait que Genève construise 5000 logements par an. Lors de la signature du projet d'agglo en décembre 2007, Genève avait pris l'engagement d'en construire seulement 1600. Un chiffre dérisoire mais accepté par les partenaires français - augmenté depuis à 2500 logements par an. Les chiffres pour 2009 viennent de sortir : seulement 1230 logements dans le canton. Il y a de moins en moins de logements et le Conseil d'Etat souhaite encore faire venir les Hedges Funds de Londres !!!

Les élus français qui ont contribué au projet d'agglo se sentent trahis, violés. Nous avons fait notre part du travail : plus de 100 millions d'euros investits dans le CEVA. La capacité de la ligne D augmentée de +50% en décembre 2009. Pendant ce temps là, Genève a continué à faire venir du monde et à ne pas construire de logements.

L'exaspération cède le pas à la colère. Les élus qui avaient travaillé de manière constructive à l'élaboration du projet d'agglo sont trahis. Côté Français les infirmières, les assistantes maternelles et les maçons ont déjà dû quitter le genevois français. Si la pression foncière augmente il n'y aura bientôt plus de professeurs, de gendarmes, de caissières, de policiers ni de fonctionnaires territoriaux : les coûts des logements ne leur permettent pas de vivre décemment. Il n'y aura pas plus de petits enfants que de grand parents.

Nous avons été patients - ça fait 30 ans que ça dure ! Nous avons fait confiance à Genève. Mais notre patience à des limites. A quoi bon contribuer à réduire les problèmes de mobilité si Genève continue de les aggraver par les incohérences de ses politiques économiques et du logement ? A quoi bon construire le CEVA pour 50 000 usagers quotidiens si Genève expulse 50 000 de ses habitants dans le Genevois français tous les 7 ans ? A quoi bon augmenter la capacité de la ligne D et créer de nouvelles lignes si celà ne sert qu'à permettre à Genève de fuire sa responsabilité sur la construction de logements ?

Genève n'a plus beaucoup de temps pour convaincre ses partenaires de sa bonne foi. Si les prochaines statistiques sur les constructions de logements à Genève sont aussi desastreuses, il n'y aura plus de majorité en France pour financer les projets de transports en commun transfrontaliers. Ceux-ci devront être suspendus à la tenue par Genève de ses engagements contractuels du projet d'agglo. On pourra préparer les études, bloquer les financements.. mais il n'y aura pas un seul coup de pioche ou de marteau piqueur, pas une seule commande de bus, tant que Genève ne construira pas suffisament de logements. Le Maire d'Annemasse et le Maire de Saint Julien, interessés par les subventions de Berne pour leurs gares respectives, n'auront pas de majorité d'élus derrière aux pour apporter la signature française nécessaire au nouveau projet d'agglo. Sans signature française sur le projet d'agglo, Genève devra laisser filer les subventions fédérales pour Zürich et Bâle.

Le genevois français n'a pas les moyens financiers d'empêcher Genève de se suicider dans la paralysie des embouteillages par ses incohérences politiques.

27/10/2009

Mieux comprendre le CEVA en 3D

22/10/2009

Le CEVA : video sur un projet pour reduire les embouteillages

20/10/2009

Le CEVA : payé par les frontaliers pour tous les Genevois

Les frontaliers du Genevois français paient leurs impôts à la source au canton de Genève contrairement aux frontaliers du canton de Vaud. 610 millions de francs suisse touchés par le canton en 2008. Ces impôts payés par les frontaliers correspondent à près de 10% des recettes du canton de Genève. Le montant annuel de ces recettes fiscales est supérieur à la totalité de la part cantonale du CEVA !!!! La part cantonale du CEVA est donc bien payée par les impôts des frontaliers en totalité et en 57 semaines seulement.

 

 

Les impôts payés par les frontaliers depuis le premier vote en 2002 auraient permis de financer déjà 6 fois la part cantonales du CEVA !

 

 

Certains aimeraient faire croire que le CEVA n’est intéressant que pour les frontaliers. Comme si la perspective d’aller au travail dans un métro très vite bondé était réjouissante pour qui que ce soit. Les bénéficiaires seront principalement tous les habitants du Genevois franco suisse qui retrouveront un peu de mobilité : les utilisateurs du CEVA mais aussi tous ceux qui n’ont pas de réseaux de transport en commun près de chez eux et sont contraints d’utiliser leur voiture sur des voies publics encombrées. Les bénéficiaires seront aussi tous ceux dont la qualité de vie subit les conséquences néfastes d’embouteillages. Même les habitants de Champel, dont beaucoup se déplacent en 4x4 bénéficieront considérablement de l’effet du CEVA sur la fluidité de la circulation à Genève.

 

 

La réalisation du CEVA permettra à plusieurs dizaines de milliers de frontaliers français et suisses d’Annemasse, de la Vallée de l’Arve et du Chablais de se déplacer en transports en commun plutôt que de chercher les dernières routes de campagne encore préservées des embouteillages entre Jussy et Soral. Une réalisation qui bénéficiera à tous les habitants du Genevois franco suisse.

05/10/2009

Nous sommes tous des racailles

Alors que les deux partis d’extrême droite Genevoise tente d’être plus xénophobe l’un que l’autre, ils insultent les Annemassiens en les traitants de racaille. Pour ces individus l’insulte et la haine ne sont que des techniques électorales parmi d’autres.

 

Nous sommes tous des racailles. Des racailles fières de soigner les Genevois malades à l’Hôpital cantonal. Des racailles fières de contribuer à un Genevois franco suisse ou suffisamment de logements sont construits pour tous. Des racailles fières de financer par nos impôts les transports en commun du Genevois franco suisse pour sortir de la paralysie des embouteillages. Des racailles fières de faire du bon pain.. même le dimanche et même dans une boulangerie d’un député MCG.

 

Nous sommes tous des racailles qui travaillent à nettoyer au karcher l’esprit de Genève, de fraternité et de tolérance et le dépolluer des idées xénophobes de l’UDC et du MCG.

 

Nous sommes des racailles suisses, des racailles françaises, des racailles de plus en plus double ou triple nationales. 

 

Nous sommes des racailles qui estimons que travailler à l’intérêt général, préserver ce qu’il reste de la qualité de vie du Genevois est plus important que de se faire de la pub électorale avec de la haine plein les journaux.

 

Nous sommes tous des racailles qui préféreraient venir en ville pour travailler et vivre en transport en commun plutôt qu’en voiture s’il y avait des moyens de transports.

 

Nous sommes des racailles qui protégeront la liberté de conscience et la neutralité de l’état des initiatives de l’extrême droite.

 

Nous sommes tous des racailles qui votent pour des élus constructifs qui assument leurs responsabilités en proposant des solutions plutôt que d’utiliser des boucs émissaires pour détourner l’attention de leur incompétence.

 

Qu’a fait l’extrême droite pour résoudre la crise du logement ? Dénoncé des racailles, c’est un  peu court ! Qu’a fait l’extrême droite pour résoudre les problèmes de transports ? Dénoncé des moutons noirs, c’est léger ! Qu’a fait l’extrême droite pour lutter contre le chômage ? Lutté contre le libre échange, c’est irresponsable !

 

Ils ont une seule chose à leur actif, ils ont voté pour le CEVA au Grand Conseil... le projet qu'ils denoncent aujourd'hui publiquement.

 

Il reste encore quelques jours pour enfoncer l’UDC et le MCG en dessous du quorum de 7% des voix. 6 ou 7 Genevois sur 10 n'ont pas encore voté. Un bon coup de karcher sur le Grand Conseil permettrait d’avancer enfin sur la résolution des problèmes de logements et de transports du Genevois franco suisse.

18/08/2009

2 fois plus de frontaliers passent par Annemasse que par Saint Julien

Les requérants contre le projet de métro régional transfrontalier CEVA prétendent qu'une minorité de frontaliers seraient intéressé par l'offre du CEVA. Aveuglés par leurs intérêts personnels d'habitants de Champel, ils inventent des chiffres.

Ils prennent prétexte du traffic sur la douane de Bardonnex. Ils sont sans doute un peu trop éloignés de la réalité du Genevois franco suisse. Ils ne savent pas qu'une grande partie du traffic de Bardonnex est précisément en provenance d'Annemasse. Un détour qui pollue l'ensemble de notre agglomération faute de modes de transports en commun transfrontaliers.

Pourtant les chiffres sont têtus. Ils sont publics et disponibles à l'adresse suivante :

http://www.ge.ch/statistique/tel/domaines/03/03_05/T_03_0...

Ces chiffres indiquent qu'il y a 14 635 frontaliers recensés dans l'agglomération d'Annemasse. L'ensemble des communes de l'agglomération d'Annemasse sont reliés à la gare du CEVA par un réseau de bus déjà performant et qui le sera encore plus lorsqu'il s'agira de déservir un métro régional. Il y en a encore  9348 qui résident dans le Chablais, relié à la gare d'Annemasse par une ligne de chemin de fer qui dessert tout le bas Chablais. Soit déjà 23983 personnes susceptibles d'utiliser le CEVA. IL y a encore 10 000 frontaliers qui résident dans la vallée verte, la vallée de l'Arve, les cantons de La Roche sur Foron, Reignier et Thorens qui sont susceptible d'utiliser le CEVA à terme lorsque les phases suivantes seront réalisées.

Les requérants prétendent qu'il y a une alternative dans un très hypothétique barreau sud qui déservirait le bas salève. Ce projet n'existe pas. Il n'est pas évalué. Il devra s'arrêter à la frontière puisqu'aucun élu français crédible ne le soutient. Ce n'est pas un projet c'est une simple diversion électorale pour ne pas aborder le sujet de l'urgence du besoin d'un transport régional. Mais faisons semblant un instant d'y croire. Il y a 7173 frontaliers sur le canton de Saint Julien et 5290 sur le bassin Annécien. 1700 en provenance du canton de Cruseilles et encore un millier en provenance des Frangy et Seyssel.

Au total ce sont près de 35000 frontaliers qui doivent transiter par Annemasse contre seulement 15 336 qui doivent transiter par Saint Julien.

Ces chiffres sont à revoir à la hausse car ils sous estiment les toujours plus nombreux citoyens helvétiques résidant dans le Genevois français faute de logements à Genève. L'an dernier seulement 1188 logements ont été mis sur le marché alors que la population du canton augmentait de 4598 personnes. D'autres statistiques cantonales montrent que plus de 3000 genevois vont habiter dans le Genevois français chaque année faute de logement abordable : l'équivalent d'une nouvelle commune de Gaillard en plus tous les 4 ans. Autant de personnes en plus à transporter.

Le "barreau sud", cette chimère des opposants au CEVA, pourrait sembler attractif pour les habitants de Saint Julien. A Saint Julien comme dans tout le Genevois franco suisse nous avons besoin de pouvoir à nouveau circuler, nous avons besoin de respirer. Pour cela nous avons besoin de transports en commun régionaux transfrontaliers efficaces. Cela commence par Annemasse avec le CEVA. Cela se poursuivra ensuite par des liaisons vers Saint Julien qui font partie du projet d'agglomération.

 

Retrouvez la note du jour sur le blog Portevoix

17/08/2009

Les embouteillages coûtent 563 millions de francs suisses par an à Genève

L'urgence de réaliser des transports en commun rapide et efficace à Genève est une question de qualité de vie. Nous devons cesser de nous enfermer dans une agglomération dans laquelle nous pouvons circuler chaque jour un peu moins. Nous devons préserver la qualité de vie qui est l'atout incomparable de Genève.

Chaque année 3000 Genevois doivent quitter le canton pour se loger. Chaque année un peu plus de frontalier doivent aller à Genève pour travailler. Ensemble nous augmentons chaque année les distances domiciles travail qui paralysent toute l'agglomération.

L'absence de transports en commun régionaux péjore notre qualité de vie. Détruit l'environnement.

Mais cette absence de transport en commun a aussi un coût économique. Les opposants au CEVA agite un chiffre à faire peur les plus serein des Genevois : Ils doublent le coût réel du CEVA, et font semblant de croire que l'intégralité sera à la charge des Genevois. Un gros 2 milliards ridicule mais qui fait peur.

Il serait pourtant intéressant de chiffrer le coût de la non réalisation du CEVA.

Depuis 5 ans, le temps moyen domicile travail à considérablement augmenté. Estimons cette augmentation à seulement 5 minutes par trajet. Soit 10 minutes par jour. Cela représente 2,1% de la journée de travail d'un actif. C'est donc 2,1% de croissance économique en moins en temps de loisir ou en temps de travail.

2,1% de temps en plus dans les transports c'est un coût direct pour l'économie Genevoise de 563 millions de francs suisses par an. Améliorer la circulation grâce à des transports en commun serait un gain annuel de 563 millions de francs suisses. En considérant qu'une infrastructure de transport en commun peu s'amortir sur 25 ans, Genève peut sans hésitation consacrer un budget de 14 milliards de Francs suisses (563 millions x 25 ans) pour parvenir à ces 10 minutes d'économie et s'y retrouver financièrement. Réduisons ce chiffre de moitié à 7 milliards pour être conservateur et ne retenir qu'une part publique de ce PNB retrouvé.

Ce calcul se fonde uniquement sur le temps perdu par les employés actuels des entreprises actuelles. Il ne prend pas en compte les nouvelles activités économiques qui pourraient être créées et qui elles aussi générerait du PNB et des revenus fiscaux. Ce calcul est purement et stupidement économique, il ne prend pas en compte les effets sur la qualité de vie des habitants de Genève qui retrouverait 10 minutes de vie par jour. Ce calcul ne prend pas non plus en compte le fait que les transports en commun favoriser la construction de logement le long des axes de transport ce qui préserverait les terres agricoles de la campagne genevoise d'un urbanisme galopant.

Oui le CEVA est cher. Mais il est payé d'avance par les plus d'un milliard d'impôts cantonaux versés par les frontaliers chaque année. Mais surtout le CEVA est beaucoup moins cher que de ne pas le faire.