25/03/2010

Les ministres et les logements sociaux

Pendant la campagne électorale, je décrivais la situation de la crise du logement dans le Genevois franco-suisse à notre tête de liste Azouz Begag, ancien ministre. Une crise qu’il a touché de près puisqu’une personne de sa famille vient de s’installer dans notre agglomération pendant la campagne. Pour illustrer à quel point la crise est grave je prenais l’exemple de Michèle Kunzler qui a eu tant de mal à trouver un logement après son élection au Conseil d’Etat. Je lui expliquais qu’elle avait dû quitter son logement social suite à son election. Comme Pierre Maudet avait du le faire avant elle après son election au Conseil Administratif de la ville de Genève.

 

Azouz part d’un grand éclat de rire ! « C’est incroyable ce pays ! » dit-il d’un ton admiratif pour Genève. L’ancien ministre poursuit : « En France, les ministres dès qu’ils sont nommés passent un coup de fil pour demander un logement public. Pendant qu’ils occupent ces logements à faible loyer, ils louent leur propre logement à d’autres. A Genève c’est le contraire, les ministres libèrent les logements sociaux auxquels ils avaient droit quand ils sont nommés.».

 

Un exemple qui montre la différence d’intégrité entre l’élite politique nationale française et la classe politique genevoise. Mais surtout la différence sur le train de vie excessif de l’Etat francais, de ses dirigeants et de tous ceux qui prennent exemple sur eux.

05/03/2010

Réunir les Républicains pour remettre Rhône-Alpes et la France d'aplomb

debat humanisme et societe.jpgMercredi soir avait lieu à Annecy un débat entre toutes les têtes de liste du département. Un débat passionnant projet contre projet. Un débat qui a bien sûr montré à nouveau que 1) personne n'a le monopole des bonnes idées et que 2) au delà des polémiques politiciennes stériles qui opposent les "prolos" contre les "capitalistes" et réciproquement dans une pièce de théâtre périmée qu'on rejouerait sans cesse, des personnes de convictions différentes peuvent dialoguer à la recherche de solutions nouvelles au service de tous.

Seulement 3 journalistes sont venus. Ils ont fait une photo et sont partis sans suivre le débat. George Frêche, Ali Soumaré et l'affaire du prix du ticket de métro auront eu plus de couverture presse que les propositions des candidats. Quelques médias ont tenté bien modestement de couvrir les élections régionales mais au total la couverture médiatique des projets a été près de la moitié inférieure à ce qu'elle a été en 2004. Puisque vous pouvez de moins en moins compter sur les médias pour vous informer, il faudra vous renseigner vous-même sur les projets que vous trouverez en ligne.

Voilà en lien ici le projet du Mouvement Démocrate pour une région qui soit à égalité des chances.

Rhone Alpes a egalite des chances.jpg

Nos propositions phares sont les suivantes :

Plus d'emplois pour les jeunes et les seniors :

  • 1) Diversifier l'activité économique de la Haute-Savoie en aidant au développement des biotechnologies, du tourisme d'affaire et du tourisme vert tout au long de l'année,
  • 2) Doubler les budgets d'aide à la recherche pour favoriser l'innovation et les nouvelles filières d'emploi,
  • 3) Ouvrir les marchés publics aux petites entreprises et les aider dans leur trésorerie lors des périodes de crise.

Des transports plus accessibles à tous :

  • 1) poursuivre le développement des TER initiés par Anne-Marie Comparini et poursuivis depuis,
  • 2) Parvenir à une taille critique de co-voitureurs qui permette aux Haut Savoyards d'utiliser ce nouveau mode de transport sans engorger les routes,
  • 3) Financer les nouvelles tranches du CEVA vers La Roche, Thonon et Cluses... dès que Genève tiendra ses engagements sur la construction 2500 logements par an.

Des formations plus pertinentes et plus accessibles :

  • 1) Développer le tutorat entre les seniors et les jeunes pour aider les jeunes à intégrer le marché du travail par une banque régionale du tutorat,
  • 2) Développer l'aide à l'orientation pour aider les jeunes de tous les milieux à s'orienter vers des formations qui ont des débouchés professionnels durables,
  • 3) Aider à la transition des Lycéens vers les Universités pour favoriser une intégration réussie dans le cursus universitaire.

Au delà de ces propositions concrètes, on sent sur le terrain une profonde révolte des Français contre la politique en générale. Beaucoup sont tentés de laisser le pays sombrer en s'abstenant. Il y a une solution pour reconstruire le pays pour nos enfants : rassembler tous les républicains pour qu'ils travaillent ensemble à l'intérêt général comme ils le font dans 95% des communes et 100% des communautés de communes.

Le monde est un peu plus compliqué que la simple opposition « d'ouvrier fainéants » contre des « patrons exploiteurs » tels que nous le présentent les partis simplistes issus de la lutte des classes. Tout le monde en convient désormais puisqu'il y a des UMP sur les listes PS et des socialistes sur les listes UMP. Il est temps que toutes les personnes de bonne volonté se rassemblent pour améliorer la gestion publique et remettre Rhône-Alpes et la France d'aplomb. Il est nécessaire de changer la majorité régionale d'union de la gauche qui inclut le parti communiste, sa faucille et son marteau pour former une coalition républicaine large et ouverte.

Une coalition qui pourra à l'avenir être rejointe par les élus républicains qui se disent de droite, sont révolté par les dérives autoristaristes, napoléoniennes et xénophobes de l'UMP et qui sont aujourd'hui réduit au silence par la loi du "marche ou crève", tout particulièrement dans notre département. Sylvie Gillet de Thorey (PS) travaille déja avec Jean-Luc Rigaut (NC) à l'agglo d'Annecy. Christian Dupessey (PS) avec Jean-Claude Carle (UMP) à l'Etablissement Public Foncier de Haute-Savoie. Et même Thierry Billet (Europe Ecologie) avec Jean-Luc Rigaut (NC) à la ville d'Annecy. Alors ce rassemblement est possible aussi à la région au service des Rhône-Alpins. Pour une coalition républicaine en Rhône-Alpes, il faut voter et faire voter pour la liste conduite par Azouz Begag le 14 mars.

11/02/2010

Le gone du Chaâba

Il y a quelques jours j’ai revu le film “Le gone du Chaâba”. Un film adapté du roman autobiographique d’Azouz Begag. Un film qui raconte son enfance. Né en France de parents algériens, Azouz y raconte les difficultés d’un enfant qui façonne son identité dans les bidonvilles de la banlieue lyonnaise. Encourageé par l’ambition d’un père pour son fils, il suit avec passion l’enseignement de l’école républicaine.

Depuis Azouz est devenu chercheur, écrivain et ministre. Il enseigne la sociologie dans divers universités à travers le monde. Son parcours en fait une personnalité unique dans un monde politique où tout est plus ou moins formaté par les années de cumul de mandat.

Il sera ce jeudi soir l’invité de l’émission d’Arlette Chabot dans « A Vous de Juger » en seconde partie de soirée sur France 2.

10/02/2010

“Ça tombe bien je ne savais pas pour qui voter !”

En 19 années d'engagement politique je n'avais jamais entendu ca ! J'ai été interpellé parfois par des « AH NON ! Surtout pas ! » ou au contraire par des « On est avec vous ! », mais des « Ça tombe bien je ne savais pas pour qui voter ! » ça je n'avais encore jamais eu ! Et pourtant c'est la première des réflexions entendue hier sur le marché d'Annemasse.

Des électeurs qui veulent voter... mais qui ne savent pas pour qui ! Des électeurs qui veulent voter pour dire ce qu'ils ont sur la patate au sujet de la crise, de leur boulot qui a de moins en moins de sens au fur et à mesure qu'ils deviennent de plus en plus profitables, de leur vie familiale qui n'est pas simple à gérer au quotidien entre les contraintes et l'absence de solution de garde, les loyers exorbitants, les dettes qui étranglent, des impôts locaux qui augmentent et des impôts nationaux qui devront augmenter pour éponger la dette.

Mais ils ne savent pas pour qui voter. Ils sont nombreux ces électeurs de droite dépités par les dérives de la majorité présidentielle aux ordres d'un monarque qui perd tout sens de la mesure et des réalités, et qui confond gouverner et communiquer. Ils aimeraient pouvoir dire ce qu'ils pensent... mais ne savent pas comment.

Ils sont nombreux aussi ces électeurs de gauche qui aimeraient dire à quel point ils se sentent marginalisés de la nation par les dérives du pouvoir, de l'économie et de la société. Faut-il donc voter pour un parti socialiste dont le dernier Congrès programmatique à Reims a montré la vacuité du projet et la profondeur des divisions ? Peut être mais sans aucun enthousiasme.

Faut-il voter pour Europe Ecologie ? Un espoir peut être.. mais qui s'accompagne de grandes désillusions lorsqu'on constate les positions trop idéologiques et souvent sectaires des candidats.

Faut-il en venir à voter FN ? Comme d'autres pissent dans des violons ?

Comment croire encore à cette mascarade du clivage droite gauche alors que des UMP figurent sur des listes PS, des socialistes sur des listes UMP, un peu de tout sur des listes vertes et un peu de verts partout. Ils débauchent pour servir leurs intérêts électoraux partisans, mais refusent de travailler tous ensemble pour servir l'intérêt général des habitants. Pourtant tous les Maires dans toutes les communautés de communes travaillent avec d'autres Maires qui ont d'autres convictions.

Nombreux sont les électeurs qui se sentent un peu comme dans un magasin vide de la fin de l'Union Soviétique. Un avant gout de ce que pourrait être le bipartisme en France. Alors quand ils nous croisent sur les marchés, ils reprennent espoir. Oui il est encore possible d'être pragmatique pour trouver des solutions aux problèmes. Oui il est encore possible de concevoir l'action politique par la réflexion plutôt que par l'opposition. Oui il y a encore des gens qui pensent qu'il faudra un jour que tous les élus des Français travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres. Oui il est possible d'améliorer la gestion des deniers publics pour préserver les générations futures de montagnes de dettes...

« Ca tombe bien parce que je ne savais pas pour qui voter les 14 et 21 mars ! »