03/08/2009

La Paguette à refaire

Environ 8000 personnes sont venues à Saint Julien à l’occasion du Festival 1Brindzik sur seulement deux jours. Un festival qui a donné l’occasion à 8000 personnes de l’agglomération mais aussi de toute la région de faire connaissance ou de retrouver notre commune.

 

Les organisateurs d’1Brindzik ont beaucoup de mérite. Ils ont pris des risques financiers personnels considérables. Ils ont engagé beaucoup de passion et de temps pour organiser cette 5ieme édition du festival. La météo n’était pas au rendez vous… mais le public est venu quand même. Très nombreux. Plus de 3000 personnes sous la pluie du vendredi soir.

 

La pluie et la foule ne font pas bon ménage. Le résultat a été catastrophique sur le site de la Paguette dont l’aménagement venait d’être terminé.

 

La remise en état du site de la Paguette va être très coûteuse pour la commune. De toute évidence le choix du site mis à la disposition d’1brindzik n’était pas approprié. D’autres emplacements aurait sans doute été moins couteux à remettre en état. Par ailleurs, il n’était pas opportun de finaliser les travaux d’aménagement de la Paguette avant la manifestation… pour devoir tout refaire quelques semaines plus tard.

 

La municipalité avait la disponibilité et les moyens humains et techniques pour éviter ce désastre. Pour autant, j’aurai aussi pu alerter sur ce risque. J’avais connaissance des travaux d’aménagement et de la manifestation. Je n’ai pas anticipé les dégâts que la présence d’un public nombreux avec une telle météo pouvait avoir sur les aménagements réalisés. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de signaler ce risque en commission urbanisme. Je ne me permets donc pas de critiquer qui que ce soit sur ce qui a été fait.

 

En revanche, des questions restent pour l’avenir. D’une part sur la transparence. Le Maire affirme dans un communiqué que les coûts de remise en état avaient été prévus. Il avait pourtant affirmé au Conseil Municipal que l’ensemble des coûts de la manifestation étaient intégrés dans la subvention. De ces deux affirmations contradictoires du Maire, l’une est un mensonge. Une insulte pour les habitants de la commune. Accessoirement la Mairie est dans l’incapacité de communiquer le montant « prévu ».

 

Par ailleurs, il faut soit aménager la Paguette de sorte qu’une remise en état puisse être faite à moindre cout. Les arbustes et les plantations prévues initialement ne sont pas adaptés à l’accueil d’un public si nombreux. Ou il faut prévoir un autre lieu d’accueil pour les deux festivals de la commune.

 

L’erreur est humaine. Mais ne pas admettre ses erreurs, comme le fait la municipalité, c’est le meilleur moyen de les renouveler. Les Saint Juliénois le refuseront.

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29/07/2009

Guitare en Scène doit faire ses preuves… pour la collectivité

Article du Dauphine sur Guitare en Scene.jpgDans un article paru dans le Dauphine Libéré, Jacques Falda, Président du festival Guitare en Scène se dit agacé par le point de vue que nous avons exprimé selon lequel le festival doit faire ses preuves en terme de public. Il estime que cela n’a aucun sens car le festival est reconnu des passionnés. Il force le trait en estimant que la qualité des artistes est plus importante que la quantité de public.

 

M. Falda a raison de souligner la qualité des artistes qui s’y produisent. Mais la responsabilité des élus c’est de s’assurer que l’argent public est dépensé au service de l’intérêt général. Si un groupe social d’une même génération veut se payer un concert, elle doit le faire sur des fonds privés et renoncer au soutien public.

 

En revanche, si le festival demande le soutien de la commune alors il doit avoir un intérêt social, artistique, économique tangible et proportionnel aux efforts demandés aux contribuables. Ce n’est pas le cas actuellement avec les montants demandés. L’intérêt artistique est réel.. mais ne vaut pas les plus de 100 000 euros de soutien communal financiers, matériels et humains. L’intérêt social et économique se mesure en fonction du public venu. De ce point de vue là, Guitare en Scène ne soutient pas encore la comparaison que fait le Maire avec le festival 1brindzik -même avec des conditions météos défavorables qui n’ont pas découragées les festivaliers d’1brindzik-.

 

Les salons VIP et les jurys « people » relèvent du secteur privé et pas de l’intérêt général.

 

Les modalités du soutien du Maire à Guitare en Scène relèvent d’un traitement d’exception inéquitable vis-à-vis de toutes les associations sportives et culturelles de la commune. Les liens particuliers qu’entretien M. Falda avec la Mairie à titre personnel et professionnel ne sont pas une explication suffisante de ce traitement particulier : une subvention de 40 500 euros en plus des 35 000 euros initialement accordés, une délibération présentée en dehors des délais légaux, pas de discussion en commission cultures, des comptes présentés avec plusieurs mois de retard, une proposition présentée directement par le Maire et sur laquelle l’adjointe à la culture s’est abstenue. Il y a des règles qui s’appliquent équitablement à toutes les associations, y compris à celle présidée par M. Falda.

 

M. Falda a raison. Le festival a fait ses preuves sur la qualité des artistes reçus. Il doit maintenant faire la preuve qu’il apporte au moins autant à la commune d’un point de vue artistique, économique et social que les plus de 100 000 euros qu’il coute aux habitants. Attirer un public suffisant nécessite notamment de s’adapter à ce que le public de la région estime être une programmation de qualité. Pour cela, il y a des références plus actuelles que Woodstock et des artistes dont une part trop importante est de la même génération.

 

Si j’en crois les mots et les votes des membres du Conseil, chacun espère que ces preuves seront apportées lors de la prochaine édition afin que le soutien municipal puisse se poursuivre pour la prochaine édition.

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