10/10/2013

La guerre des transports fait 3 victimes !

Voilà plusieurs années que perdure une absurde guerre des transports à Genève. Il y a les tenants du tout voiture qui estiment que la voiture est indispensable et que chacun doit être libre de pouvoir se déplacer en voiture partout. De l'autre côté il y a ceux qui estiment que la voiture est une solution du passé et que seul les transports en commun doivent être priorisé.

Comme souvent, la vérité se trouve au centre :

1) Pour une bonne partie de la population de notre agglomération, il n'y a tout simplement pas d'autres solutions que la voiture. L'aménagement de notre agglomération ces 30 dernières années à chassé des centres urbains une bonne partie de la population et des actifs en particuliers. Malgré tous les efforts que nous faisons et que nous ferons ces prochaines années pour les transports en commun, ces habitants vivent dans des zones insuffisamment denses pour bénéficier de réseaux de transports, fiables, réguliers et fréquents. Ils doivent et devront durablement se déplacer en voiture.

2) Pour autant la croissance démographique et le nombre croissant de voitures a totalement saturé la voirie de notre agglomération. Nous ne pourrons pas augmenter l'espace routier de manière significative. Il faudra donc trouver des solutions pour que plus d'habitants puissent se déplacer de manière fluide sur autant de voirie. Il faudra donc favoriser les modes de déplacement qui utilisent moins d'espace public par personne transportée : mobilité douce, covoiturage et surtout transports en commun.

La solution vient nécessairement de la coexistence des modes de transports : permettre l'usage de la voiture hors agglomération, favoriser et prioriser le développement des transports en agglomération.

La guerre des transports à conduit à la paralysie généralisée. Notre agglomération se retrouve avec les transports en commun parmi les plus lents de Suisse ET de France faute d'être suffisamment priorisés. Les voitures qu'on voulait favoriser se retrouve paralysée dans les bouchons incessants. Les projets visant à favoriser les mobilités douces pour désengorger les voies publiques ont été stoppés.

La première victime de la guerre des transports a été notre mobilité à tous dans toute l'agglomération y compris côté français. Dimanche dernier les Verts ont été la seconde victime de cette guerre des transports. A projeter les effets des blocs sur le second tour du Conseil d'Etat, il est bien possible que les Libéraux soient la troisième victime de cette guerre des transports. Les effets de blocs rapportés aux résultats du premier tour placent Isabel Rochat en 8ième position derrière Mauro Poggia !

Nous connaissons les "propositions" du MCG en matière de transport : pas de RER transfrontaliers, plus de 18 de retard sur les réalisations en raison des multiples recours abusifs, des millions de perdus en raison de ces retard, pas de P+R en France, moins et plus tard en raison des recours. Pourtant notre mobilité à tous passe par un renforcement très significatif des efforts transfrontaliers sur la mobilité.

L'amélioration de notre mobilité à tous passe par un traité de paix des transports : une véritable priorisation des transports en commun dans les zones agglomérées et la suppression des obstacles aux transports individuels dans les zones hors agglomération. Le développement des mobilités douce pour désengorger la voirie. Le développement du covoiturage en particulier le covoiturage transfrontalier.

12:53 | Lien permanent |  Facebook | | | |

09/10/2013

Parole de St Juliennois (2) sur les activités périscolaires

Une habitante m'interpelle sur la mise en place des activités périscolaires dans les écoles après la mise en place de la semaine de 4 jours et demi. Un encadrant pour 30 enfants, elle a peur pour la sécurité de ses enfants. Les encadrants font du mieux qu'ils peuvent avec de maigres moyens, mais lorsqu'il y a de tels ratios, on ne peut plus vraiment parler d'activités périscolaires.

Elle a remarqué qu'à Buloz beaucoup de familles modestes n'ont pas été informées correctement des activités et de leur gratuité. Les enfants ne sont pas inscrits, alors que ce sont précisément ces enfants qui en auraient le plus besoin.

Il semble que petit à petit d'autres familles inscrivent leurs enfants aux activités périscolaires mais cela a aussi pour effet d'aggraver le nombre d'enfant par encadrant.

La mise en place des rythmes scolaires doit impérativement être mieux organisée. Des associations qui auraient pu organiser des activités périscolaires, nous ont dit avoir été invitée à seulement une réunion puis n'ont plus eu de nouvelles.

La semaine de 4 jours et demi sera appliquée dans le canton de Genève l'an prochain. Le canton rencontrera sans doute de grande difficultés aussi lors du réglage. Pourtant, il est intéressant de voir à quel point l'application des décisions est différente de part et d'autre de la frontière. A Genève, la décision a été prise par référendum. En France elle a été prise par Vincent Peillon. Déjà, on ne part pas avec les mêmes chances de succès ! Ensuite, A Genève, elle a fait l'objet d'une rentrée test à blanc dans quelques établissements : cela leur permet d'améliorer, de tester, de comprendre et d'améliorer avant la mise en place. En France, les communes devaient choisir entre 2013 et 2014. Celles qui ont choisi 2013 ont du préparer dans l'urgence.. et parfois assez mal. Celles qui ont choisit 2014 auront aussi de grande difficulté avec le renouvellement de la moitié des élus des conseils municipaux en mars.

Nos systèmes politiques sont certes différents, mais nous avons beaucoup à apprendre de nos voisins sur leurs capacités à organiser de véritables concertations.

11:49 | Lien permanent |  Facebook | | | |

08/10/2013

Parole de St Juliennois (1)

Tout au long du mandat il faut sans cesse veiller à rester à l'écoute et à la disposition des habitants. Mais il y a aussi le travail de conviction auprès des autres élus, le travail sur les dossiers : pour mettre en œuvre ses engagements on doit être un peu moins présent sur le terrain. La campagne électorale a une fonction vitale dans une démocratie : il permet de renforcer le lien entre élus et habitants. A St Julien la campagne a commencé. Je commence ce matin une série de portraits d'habitants et de leurs préoccupations.

Cette semaine une rencontre en particulier m'a marquée. Une dame d'environ 80 ans, veuve, elle s'occupe beaucoup de son jardin dont elle a de bonnes raisons d'être fière. Elle a été cambriolée à deux reprises ces derniers mois. "Ils m'ont volé mes bijoux. C'est pas pour l'argent à mon âge, mais c'était des cadeaux de mon mari qui est mort il y a 20 ans." me dit-elle avec une larme à l'oeil. Les deux fois elle était chez elle pendant le cambriolage : dans le jardin et dans le garage. Elle n'a pas jugé utile de fermer sa porte d'entrée en étant si près. Maintenant elle le fait, mais elle a peur de perdre la clef en faisant son jardin. Ses enfants résident loin de St Julien pour leur travail. Elle n'ose pas déranger ses voisins. Manifestement, de ce cambriolage il lui reste une angoisse constante et un sentiment de solitude.

Je songe à cette phrase entendue lors des dernières élections municipales : une société qui va bien s'occupe à la fois des plus jeunes et des plus vieux. Notre région connait des taux de cambriolages records... même s'ils sont encore 10 fois moins importants que dans le canton de Genève. Nous devrons mettre en place des plans de prévention en concertation avec les forces de l'ordre. Un meilleur recensement des 10% de résidents non déclarés doit aussi permettre d'obtenir 10% d'effectifs de gendarmes supplémentaires.

08:27 | Lien permanent |  Facebook | | | |

01/10/2013

Pour que Genève puisse avoir un budget en 2014

Les Etats-Unis sont en situation de blocage budgétaire en raison des positions extrêmes du parti républicain et du parti démocrate. Une situation que Genève a connu en 2013 en raison des positions extrêmes du Parti Socialiste et du PLR accentuées par les pressions de l'UDC et du MCG. Seuls les Verts et le PDC ont poussé et permis l'adoption d'un budget dans le canton.

L'absence de budget cantonal est une calamité pour le canton... c'est une calamité pour la région genevoise aussi. Sans budget cantonal, pas de transports, pas de logements, pas de santé, pas de sécurité !

L'adoption d'un budget cantonal en 2014 est compromise avec le retour attendu de l'extrême gauche. La liste commune des partis d'extrême gauche devrait leur permettre de reprendre environ les 10 sièges que leurs attribuent leurs résultats électoraux mais que leurs divisions leur avait fait perdre. 10 sièges qui seront perdus par tous les autres partis.

Si la répartition des voix se fait de manière comparable aux dernières élections cantonales, les partis de l'Entente de droite et de l'Alternative de Gauche représentés au Conseil d'Etat devrait rassembler environ 64 sièges seulement. Avec une telle répartition, aucune majorité ne pourra adopter de loi sans l'accord conjoint du PS et du PLR. Il faudra donc que l'Entente et l'Alternative s'entende sur les impôts, sur la mobilité et sur le logement... une mission impossible tant que le PS et le PLR campent sur des positions dogmatiques irréconciliables.

Seuls les Verts et le PDC ont fait preuve du pragmatisme nécessaire pour que Genève ait un budget en 2013. Ils auront grandement besoin d'1, 2 ou 3 sièges supplémentaires pour permettre l'adoption d'un budget cantonal.

 

11:28 | Lien permanent |  Facebook | | | |

26/09/2013

Si je devais voter au Grand Conseil Genevois

A chaque élection cantonale, je suis sollicité par des électeurs binationaux qui me demandent pour qui voter. Mon parcours et mes valeurs me conduiraient à choisir un bulletin PDC. Je suis loin de partager toutes leurs options, mais je me reconnais dans les méthodes et les valeurs du PDC. Dans leur capacité à faire avancer l'intérêt général : le PDC privilégie l'efficacité plutôt que la visibilité médiatique. Leur affiche électorale explique très bien à quel point ils ont l'austérité de ceux qui travaillent plutôt que le bling-bling de ceux qui communiquent.

Pour autant, dans le vote Genevois, le vote nominatif est déterminant. Il a 9 fois plus d'influence pour désigner la composition du Grand Conseil. C'est pourquoi j'ai aussi sélectionné quelques candidats du PS, du PLR et des Verts.

Voilà la liste des candidats pour lesquels je voterai si j'avais le droit de voter :

  1. Alexandra Rys (PDC) : pour sa compétence et sa capacité à construire des compromis
  2. Alexandre Chevalier (PDB) : parce que voilà un parti qui défend la Suisse de demain plutôt que celle d’hier !
  3. Alexandre de Senarclens (PLR) : parce que ça fait du bien de voir des PLR qui cessent de s’accrocher à un monde révolu !
  4. Anne-Marie Von Arx Vernon (PDC) : pour la capacité à défendre sans relâche des valeurs humanistes en gardant toujours la bonne humeur.
  5. Antoni Mayer (PDC) : parce qu’il vit le Grand Genève au quotidien
  6. Antonio Hodgers (Verts) : pour appuyer sa candidature au Conseil d’Etat
  7. Béatrice Hirsch (PDC) : pour le travail réalisé à la Présidence du PDC
  8. Brigitte Sarrasin Borel (PBD) : parce que voilà un parti qui défend la Suisse de demain plutôt que celle d’hier !et parce qu’elle vit dans le Grand Genève
  9. Charles Piguet (PBD) : parce que voilà un parti qui défend la Suisse de demain plutôt que celle d’hier !
  10. Charly Schwartz (Vert’libéraux) : un collègue blogueur !
  11. Claudio Marques (PDC) : parce que le PDC a besoin de sang neuf
  12. Daniel Fischer (PDC) : parce qu’en voisin, il ne peut que partager la préoccupation d’une amélioration des conditions de mobilités sur l’axe St Julien-Genève.
  13. Danièle Bounaix (Ensemble à Gauche) : parce qu’elle réside en France et connait forcément bien les problèmes de mobilité, de logement et de discrimination que vivent les habitants du Genevois français.
  14. Denis Bücher (Verts) : parce qu’il vit le Grand Genève au quotidien.
  15. Didier Bonny (Parti Pirate) : parce qu’il vit ses valeurs humanistes jusqu’à en payer le prix.
  16. Dinh Manh Uong (PDC) : pour le bilan courageux et responsable en matière de construction de logements à Confignon.
  17. Emilie Flamand-Lew (Verts) : Parce qu’elle défend une vision constructive de l’écologie, et qu’elle a un super sens de l’humour et de la dérision !
  18. Fabienne Aubry-Conne (PBD) : parce que voilà un parti qui défend la Suisse de demain plutôt que celle d’hier !
  19. François Duc (MCG) : pour le plaisir de voir un frontalier siéger dans la députation du MCG.
  20. François Lance (PDC) : pour son expérience de conseiller administratif à Lancy.
  21. François Lefort (Verts) : Pour sa vision d’une écologie constructive
  22. Frédéric Hohl (PLR) : parce qu’il est radical !
  23. Gabriel Barrillier (PLR) : parce qu’il prend la mesure des enjeux du Grand Genève
  24. Geneviève Arnold (PDC) : pour les réalisations courageuses en matière de construction de logement à Plan les Ouates.
  25. Guy Mettan (PDC) : pour ses positions novatrices et courageuses sur la région
  26. Guy Zwahlen (PLR) : parce qu’il est constructif et humaniste.
  27. Jacqueline Roiz (Verts) : Pour sa vision d’une écologie constructive
  28. Laurent Seydoux (Vert’Libéraux) : pour avoir défendu avec autant de courage et de responsabilité le quartier des Cherpines.
  29. Luc Gioria (PDC) : parce que l’équipe PDC de Bernex est excellente, travailleuse et courageuse sur la question du logement.
  30. Marko Bandler (PS) : parce qu’avec son boulot, il voit l’envers du décor de la Genève internationale !
  31. Martine Roset (PDC) : pour sa vision constructive et responsable d’une région au-delà des frontières
  32. Matthias Buschbeck (Verts) : Pour sa vision d’une écologie constructive
  33. Michel Ducret (PLR) : parce qu'un jour il m'a dit "vous avez raison, il faut leur dire que nous vivons dans une agglomération" !
  34. Michèle Kunzler (Verts) : parce que je mesure et constate son engagement au service de la mobilité
  35. Miguel Limpo (Verts) : Pour sa vision d’une écologie constructive
  36. Murat Julian Alder (PLR) : parce qu’il a contribué à élaborer des consensus qui ont permis le changement de constitution.
  37. Pablo Garcia (PS) : parce que résident à Perly, il peut comprendre les problèmes de mobilité sur l’axe St Julien-Genève
  38. Patrick Malek-Asghar (PLR) : pour qu’il y ait plus de radicaux dans la députation PLR et pour le bilan en matière de logement à Versoix.
  39. Peter Loosli (Verts) : parce qu’il vit le Grand Genève au quotidien
  40. Pierre Conne (PLR) : parce qu’il comprend l'enjeu travaille à la résolution de l’accès au soin pour tous au-delà de la frontière
  41. Pierre Ronget (PLR) : parce qu’il est humaniste… et que chez les Libéraux ça ferait du bien de voir plus d’humanistes, et un peu moins de lobbyistes !
  42. Renaud Gautier (PLR) : pour sa capacité à créer des ponts au-delà des partis… en espérant qu’il arrive à créer des ponts au-delà des frontières.
  43. Romain de St Marie (PS) : parce qu’il comprend les problèmes de l’agglomération pour y avoir grandit et qu’il y a besoin d’une nouvelle génération de socialistes.
  44. Sandrine Salerno (PS) : pour appuyer sa candidature au Conseil d’Etat
  45. Sébastien Kaech (PDC) : pour apporter du sang neuf et de la compétence au PDC
  46. Serge Dal Busco (PDC) : pour appuyer sa candidature au Conseil d’Etat, car son bilan, son parcours et ses compétences montrent qu’il a l’envergure d’un homme d’état.
  47. Sophie Forster Carbonnier (Verts) : pour le travail réalisé pour que Genève ait un budget en 2013 !
  48. Thierry Apotheloz (PS) : pour appuyer sa candidature au Conseil d’Etat
  49. Thomas Puttalaz (PDC) : parce qu’il défend l’idée d’un statut de quasi résident pour les Genevois installés en France.
  50. Xavier Magnin (PDC) : parce que l’équipe PDC de Plan les Ouates a contribué à la construction de logement et pour améliorer la mobilité sur l’axe St Julien-Genève.

21:38 | Lien permanent |  Facebook | | | |

24/09/2013

Grand Conseil : les lobbys utilisent le vote nominatif !

Il existe deux manières de voter aux élections au Grand Conseil : le vote compact pour un parti, et le vote nominatif pour un candidat.

Le vote compact détermine la répartition des sièges entre partis. Il n'a que peu d'influence puisqu'il faut plus de 9000 votes compacts pour une liste pour lui attribuer un siège supplémentaire. La loi statistique des grands nombres et la sociologie du canton ont beaucoup plus d'influence sur la composition du Grand Conseil que les bulletins compacts. Lors des élections cantonales de 2009, 60% des électeurs avaient choisit de voter compact.

Le vote nominatif détermine l'attribution des sièges au sein des candidats d'un parti. Il suffit de seulement 500 à 1000 votes nominatifs supplémentaires pour qu'un candidat d'un parti figure parmi les élus de son parti. Le vote nominatif est donc un vote 9 fois plus influent que le vote compact.

Peu de Genevois soupçonnent la prouesse politique et technologique du dépouillement de 9 millions de votes nominatifs en seulement 8 heures : soit 40 000 suffrages à la minute !?! Une prouesse technique qui n'est utilisée que par une minorité de Genevois. En France, on sait ce que c'est que de laisser aux partis le choix de la composition des listes : nous avons eu comme député européen de l'UDF une ancienne maitresse de Président de la République et la femme d'un industriel généreux donateur d'un parti !?!

Les lobbys, eux, ont bien compris à quel point le vote compact est sans réelle influence. La CGI et l'ASLOCA n'appellent pas à voter libéral ou socialiste... mais à voter pour les candidats qui vont représenter leurs intérêts. Idem pour les banques privées ou les communes. Ils appellent au vote nominatif... avec beaucoup de succès si l'on en juge par la composition actuelle du Grand Conseil. Une fois que les Genevois ordinaires ont décidé de la composition du Grand Conseil par parti, les lobbys arrivent et s'assurent que dans chaque parti ce sont les représentants des lobbys qui s'accaparent les sièges.

Les Genevois pensaient voter pour des socialistes, ils se sont retrouvés avec des ASLOCISTES. Ils pensaient voter pour des Libéraux, ils se sont retrouvés avec des représentants des banques, de la FER et des milieux immobiliers. Ils pensaient voter pour des écologistes et ils se sont retrouvés avec des professionnels des associations environnementales. Ils pensaient voter pour des MCG et ils se sont retrouvés avec des syndicalistes de la police. Ils pensaient voter pour des constituants de l'extrême gauche, ils ont eu des représentants de retraités. Les agriculteurs et les médecins s'assurent quand à eux que leurs professions soit représentées dans tous les partis. Les Genevois pensaient avoir un parlement de milice, ils se retrouvent avec un parlement largement composé de lobbyistes rémunérés par des intérêts privés pour la défense d'intérêts privés.

La présence massive des lobbyistes au Grand Conseil explique de nombreux blocages genevois qui pénalisent toute notre région : comment les députés de la Chambre Genevoise Immobilière et l'ASLOCA pourraient-ils s'entendre à résoudre la pénurie de logements alors que leurs employeurs les rémunèrent pour défendre des intérêts ? Comment résoudre le conflit absurde entre voitures et bus si chacun campe sur la défense d'intérêts plutôt que de négocier les règles d'une cohabitation nécessaire ?

Pourtant, il suffirait de 1000 Genevois pour réduire l'influence des lobbys. 1000 électeurs supplémentaires qui renonceraient à leur 1/9000 de pouvoir de décision d'un seul siège au Grand Conseil, pour utiliser à plein leur 1/1000 de pouvoir de déterminer la composition des 100 sièges. Ils commenceraient par rayer les représentants des lobbys qui ne défendent que des intérêts particuliers plutôt qu'une vision de l'intérêt général. Ils choisiraient des candidats en fonction de leurs parcours, de leurs accomplissements ou de leur profession. Ils pourraient aussi choisir des candidats en fonction de leur âge ou de leur lieu de résidence.

Pour maximiser leur influence sur TOUTES les délégations, ils sélectionneraient des candidats dans tous les partis : une vingtaine de PLR, une dizaine de PDC, une quinzaine de verts, douze ou treize socialistes, une dizaine de MCG, 5 ou 6 UDC et une dizaine d'extrême gauche. Ils pourraient toujours augmenter le nombre de suffrages pour les partis qu'ils soutiennent en réduisant chez les autres. Après tout, l'élection de François Duc, frontalier, dans la délégation du MCG ne peut que contribuer à faire revenir le MCG sur terre ! Mais en faisant l'exercice du choix nominatif vous vous apercevrez sans doute que naturellement vous serez conduit à choisir plus de représentant des partis dont vous êtes proches.

La généralisation du vote nominatif contribuera à l'élection d'élus qui ont une vision de l'intérêt général pour résoudre les problèmes de logement et de mobilité de Genève et de sa région !

08:54 | Lien permanent |  Facebook | | | |

13/09/2013

St-Julien-en-Genevois : histoire d'une ville qui a grandi trop vite

Vous trouverez ci-dessous une présentation des résultats de notre enquête sur l'urbanisme à St-Julien-en-Genevois auprès des habitants. Ces résultats sont riches d'enseignements, je vous les laisse les découvrir par vous même.

De manière plus générale, cette enquête révèle que St Julien-en-Genevois est une ville qui a grandi trop vite. De petit bourg d'un peu plus de 3000 habitants il y a 40 ans, elle est devenue à marche forcée une ville de 12 000 habitants qui sert un territoire de près de 50 000 âmes. Une croissance deux fois plus rapide que la croissance fulgurante de la population mondiale depuis 40 ans.

Mais voilà, une ville a besoin d'organes dont un bourg n'avait pas forcément besoin. La croissance de la ville a été si rapide que ces organes ne se sont pas développés tout seul :

1) un cœur de ville pour que la ville soit conviviale et agréable à vivre,

2) des artères piétonnières et cyclables pour que la circulation soit fluide,

3) des poumons verts dans les quartiers pour que la ville puisse respirer,

4) une mémoire pour que la ville puisse préserver son histoire et son identité.

Cette enquête montre également que la ville a besoin d'une municipalité qui ait des oreilles pour écouter ses habitants.

 

Vous trouverez ci-dessous un diaporama avec un commentaire oral (ouvrir le document avec Powerpoint et lancer le diaporama pour avoir les commentaires)

présentation questionnaire diaporama.ppsx

Ou la présentation sans le son :

présentation questionnaire.pptx

09:00 | Lien permanent |  Facebook | | | |

12/09/2013

La moitié des fonds frontaliers cantonaux de St Julien consacrés à la mobilité et au logement

55% des fonds frontaliers sont affectés aux communes. Le solde est réparti entre le budget général du Conseil Général, un fond départemental pour les investissements structurants et les crédits cantonaux répartis par canton. Pour le canton de St-Julien-en-Genevois il s'agit d'un crédit de 1,5 million d'euros. Pour la seconde année, j'ai organisé une consultation des élus du canton car je crois beaucoup à la pertinence de l'intelligence collective et aux effets bénéfiques de la responsabilisation.

Vous trouverez ci-dessous une présentation de la répartition des crédits pour 2013 ainsi que des résultats de la consultation des élus du canton. La part consacré au développement des transports (en commun, mobilité douce, covoiturage) et à la construction de logements aidés est passée de 2% sur la période 2002-2011 à 46% depuis que j'ai été élu Conseiller Général du canton de St-Julien-en-Genevois.

Cela a permis de débloquer des projets importants tels que le carrefour des Mouilles, les P+R de Valleiry et St Julien en Genevois, un projet de piste cyclable de Valleiry à Viry, des couloirs de bus aux entrées de St Julien, les arrêts de bus de la ligne M ou la réalisation d'un parking à la gare de St-Julien-en-Genevois. Il reste encore beaucoup à faire et il faudra continuer à concentrer les moyens publics sur ce sujet prioritaire pour les habitants. Par ailleurs, les travaux du rond point du pont de combe ont enfin pu démarrer et le projet de diffuseur à Viry également.

Présentation avec le son (ouvrir le document avec Powerpoint et lancer le diaporama) :

Résultats de la consultation des élus du canton sur les crédits cantonalisés.ppsx

 

Présentation sans le son :

 Résultat de la consultation des élus du canton 2013MC.pptx

 

Vous trouverez ci-dessous mon intervention sur le sujet au journal de TV8 Mont-Blanc (à partir de 4'50)

16:17 | Lien permanent |  Facebook | | | |

09/09/2013

Ordre du jour du Conseil Municipal de St Julien en Genevois du 12 septembre 2013

Vous trouverez ci-dessous les documents de séance pour la réunion du Conseil Municipal de St Julien en Genevois du 12 septembre 2013.

Plusieurs sujets extravagants sont à l'ordre du jour. L'exécutif demande une autorisation de trésorerie de 5 millions d'euros pour le Maire !?! La délibération ne fixe aucune limite de date et donne des explications limitées. A l'approche des élections municipales les dépenses communales prennent l'ascenseur. Plusieurs explications sont avancées : le fait que les fonds frontaliers ne sont versés qu'en fin d'année. Certes, mais précisément, peut être serait-il judicieux de les comptabiliser sur l'année suivante comme le fait par exemple le Conseil Général. Dans tous les cas, il serait prudent de ne pas les dépenser avant d'en connaitre le montant. Celui de cette année pourrait réserver quelques surprises : personne ne connait le taux de change qui sera appliqué au mois de décembre, et manifestement, la "préférence cantonale", bien qu'illégale, a conduit de nombreux frontaliers de la commune au chômage. Par ailleurs, la commune n'a toujours pas pris d'initiative significative sur la régularisation des Genevois non déclarés qui pourrait atténuer ces effets. Mais l'exécutif demande tout de même l'autorisation de dépenser des fonds frontaliers théoriques.

La seconde explication provient du fait que les promoteurs de Chabloux ne paieront leurs participations aux infrastructures publiques qu'en 2014. Des contributions payées par les promoteurs qui donnent lieu à des obligations de la part de la commune. Dans le privé on appelle cela des engagements "hors bilan" : c'est à dire des dettes qui ne sont pas des dettes financières traditionnelles, mais qui sont tout de même des engagements financiers. D'après nos calculs les engagements "hors bilan" de la commune s'élèvent déjà à plus d'un million d'euros à ajouter à l'endettement. Mais là encore, l'exécutif demande l'autorisation de dépenser ces montants avant de les avoir reçu et sachant que ces montants devront être consacrés au financement d'équipements publics.

Une demande de trésorerie d'autant plus étonnante que dans une autre délibération, la municipalité demande l'autorisation de brader le patrimoine communale en faisant un cadeau de 180 000 euros à la SEMCODA en vendant l'ancienne gendarmerie pour 1 400 000 d'euros au lieu des 1 580 000 euros selon l'évaluation qui a été faite par France Domaine. Pour rappel, ce cadeau de 180 000 euros coute environ 36 euros par famille de la commune. Comme si ce cadeau n'était pas suffisant, la commune propose de souscrire pour 400 000 euros d'actions SEMCODA à un prix que le conseil municipal ignore et qui sera laissé à la libre appréciation des représentants des actionnaires actuels ! Bien sûr aucun élément comptable sur la SEMCODA n'est fourni au Conseil Municipal pour vérifier une valorisation qui n'est même pas mentionné dans la délibération. Je m'interroge sur la légalité d'une délibération qui propose d'acquérir des actions à un prix inconnu ! Si l'opération se fait, elle réduira le patrimoine communal de 1 980 000 euros mais rapportera tout de même 1 000 000 d'euros dans les caisses communales. De quoi soulager quelques besoins de trésorerie.

Quand on vit à la proximité de la frontière suisse, on est pantois devant l'étendue des pouvoirs que s'arrogent les exécutifs français avec une totale passivité des instances délibératives soumises, aux ordres quand ils sont mêmes présents aux séances publiques ! Comment donner à un Maire, sans explication et sans contrôle, une ligne de trésorerie de près d'un tiers des recettes annuelles de la commune !?!?

D'autres délibérations sont à l'ordre du jour : sur le Casino, sur l'éclairage public, sur la rénovation de la salle sportive du Léman ou encore sur le FISAC pour le commerce à St Julien.

Comme chaque mois nous sommes à votre disposition pour toute question relative à l'ordre du jour.

Conseil Municipal de St Julien en Genevois du 12 septembre 2013.pdf

08:30 | Lien permanent |  Facebook | | | |

23/08/2013

Voter par dessus la frontière du Grand Genève

Presque tous les partis politiques Genevois ont pris la mesure de l'ampleur du nombre de Genevois résident en France. Avec déjà près de 15% du corps électoral Genevois installé dans le Genevois français, il était temps ! Même le MCG présentera un candidat "frontalier"... au risque de souligner l'absurdité de ses slogans simplistes. Les Socialistes et le PLR n'ont pas encore pris la mesure du phénomène. Comme lors des dernières élections, 3 ou 4 sièges basculeront d'un parti à l'autre sous le poids du vote des Genevois de France.

La présence de candidats résidant officiellement en France va dans le bon sens. Les 40 000 Genevois qui résident en France devraient s'assurer de l'élection de ces candidats s'ils veulent que leurs préoccupations puissent être relayées dans le débat  public : transport, logement, protection sociale, discrimination à l'emploi sur la base de la résidence, utilisation des centaines de millions d'impôts à la source collectés sur leurs revenus par le canton. Les sujets sont multiples. Avec ces Genevois installés en France on pourra sortir des préjugés absurdes sur la nationalité et commencer à parler des problèmes de fond du Grand Genève.

Dans l'autre sens, les Français (et binationaux) de Suisse pourront voter aux élections municipales de mars 2014 en France. Ils peuvent voter dans leur dernière commune de résidence, dans une commune où ils ont ancêtre qui a vécu, dans une commune où ils paient des impôts locaux depuis plus de 5 ans ou encore une commune dans laquelle ils ont un parent au 4ème degré qui est inscrit (parent, frère, sœur, oncle, tante, cousin ou cousine). A St-Julien-en-Genevois il y a déjà plus de 200 électeurs inscrits qui résident à Genève.

A ce jour, et contrairement à la loi Suisse, la loi française ne prévoit pas le droit de vote pour les citoyens des pays tiers de l'Union. En théorie donc, les citoyens suisses résident dans le Genevois français ne peuvent pas voter aux élections municipales. Cependant, vu l'histoire et la sociologie genevoise une proportion très importante des Suisses qui s'installent dans le Genevois français a une double nationalité. Dans les vieilles familles du coin, il y a forcément une génération au cours de laquelle l'amour a été plus fort que la frontière : c'est la raison pour laquelle il y a déjà 15% de binationaux. Mais à défaut, les Suisses installés en France sont souvent aussi Espagnols, Italiens ou Portugais. A ce titre, une majorité des Suisses installés dans le Genevois français ont donc déjà le droit de vote aux élections municipales de mars 2014... et aux Européennes qui suivront en juin.

Ce droit est très peu utilisé. A St-Julien-en-Genevois, seulement 49 personnes ont utilisé ce droit et demandé leur inscription sur les listes électorales (9 Italiens, 8 Allemands, 7 Anglais, 6 Belges, 4 Portugais, 3 Finlandais, 3 Suédois, 1 Polonais, 1 Hongrois, 2 Espagnols, 2 Autrichiens, 1 Bulgare...). Sur les 12 000 habitants, on peut raisonnablement estimer que près de 500 supplémentaires auraient droit de le faire. Ils peuvent le faire en Mairie jusqu'au 31 décembre en apportant une photocopie d'identité et un justificatif de domicile. Ils peuvent aussi adresser les formulaires remplis avec les justificatifs scannés par mail ou par internet.

Ce n'est pas qu'une question de devoir citoyen, mais la ville a aussi besoin de leur intelligence, de leur point de vue et de leur avis. Une ville a besoin de la contribution de tous ses habitants pour prendre vie.

 

PJ :

Modalités d'inscription sur les listes électorales pour un citoyen Français

Modalités d'inscription sur les listes électorales pour un citoyen de l'Union Européenne

 

Pour rappel, voilà les noms de 5 candidats transfrontaliers au Grand Conseil Genevois : Antoni Mayer (Parti démocrate-chrétien), Peter Loosli (Les Verts), Denis Bucher (Les Verts), Brigitte Sarrasin Borel (Parti bourgeois-démocratique) et Danièle Bounaix (Ensemble à Gauche).

12:47 | Lien permanent |  Facebook | | | |