17/01/2014

Pour que Vive-Saint-Julien !

(Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention à l'occasion de la rencontre conviviale que nous avons organisée mercredi 15 janvier)

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter une excellente année 2014. Qu’elle vous apporte la santé si nécessaire à la vie, les temps de partage et d’échange avec ceux qui vous sont chers et tout le succès que vous méritez dans vos projets. Je vous adresse également mes meilleurs vœux en votre qualité de citoyens de St Julien : que cette année d’élection municipale vous apporte toute satisfaction.

Au-delà de ces vœux d’usage, vous pouvez compter sur l’engagement de notre équipe pour y travailler.

St Julien a changé. Il y a encore quelques années, elle était une petite bourgade de 3 à 4000 habitants. La « Diligence » est un symbole de l’identité de St Julien : un lieu de passage  des « Diligences » sur le chemin qui conduit de Genève à Annecy.

Quelques années plus tard, cette bourgade de passage d’un canton rural est devenue une ville moyenne dans une métropole internationale de près d’un million d’habitants. Il est temps de doter cette commune des fonctionnalités nécessaires à une ville pour que celle-ci prenne vie.

Nous voulons donner à la commune les organes d’une ville : un cœur de ville qui soit un lieu de rencontre, de convivialité et d’échange entre les habitants ; des artères piétonnières et cyclables pour que les habitants puissent se déplacer de manière conviviale et agréable dans la commune ; des jardins publics afin que les habitants puissent vivre dans la ville et s’y rencontrer.

Nous aurons l’occasion dans les prochaines semaines de vous détailler l’ensemble de notre projet et le détail de nos engagements concrets, précis, finançables et mesurables. Ce soir, il s’agit pour nous de vous en dévoiler d’abord le sens.

Une ville a besoin de logements, certes, mais elle a surtout besoin de lieux de vie et d’espaces publics. Elle a besoin de rendre possible les déplacements de chacun quels que soient les modes de transport. Elle a besoin d’anticiper les routes, les écoles, les espaces verts pour accueillir ses habitants dans de bonnes conditions. Le doublement des recettes communales depuis 10 ans a permis de développer les actions culturelles. Cela a été très utile et devra être poursuivi, mais il faudra agir dans tous les autres domaines de l’action municipale pour donner vie à la ville.

A ce jour, plus de 700 habitants s’installent dans la commune chaque année… mais près de 600 la quittent également chaque année. Les uns arrivent en majorité du reste de la France, les autres partent en majorité pour le reste du département. De fait, St Julien est devenu une simple base d’atterrissage des nouveaux habitants de l’agglomération. Après quelques années, ces nouveaux habitants et des plus anciens quittent la commune en raison principalement du coût de la vie et d’un cadre de vie qui se dégrade. Pour redonner vie à la ville, nous devrons créer une ville si agréable à vivre que les habitants souhaiteront y rester, s’y engager, y participer. J’ai le plaisir de vous annoncer aujourd’hui que d’ores et déjà 766 St Juliennois viennent de s’engager un peu plus dans notre commune en s’inscrivant sur les listes électorales : soit 4 fois plus que l’an dernier !

La qualité de la ville se mesure sur tous les pans de l’action municipale. Dans le domaine scolaire, il s’agira d’accueillir dignement les enfants dans les écoles publiques malgré le retard pris dans la construction d’un nouveau groupe scolaire. Il s’agira de disposer d’une cantine de proximité qui permette d’améliorer la qualité du service pour les enfants tout en réduisant les coûts liés au transport.

Notre projet culturel et sportif a pour objectif de favoriser les rencontres et l’intégration. Permettre aux habitants de pratiquer les activités sportives et culturelles qu’ils souhaitent est essentiel. Mais il faut aller plus loin et faire de ces activités des lieux d’échanges et d’intégration entre des habitants d’horizons divers : c’est notre objectif.

Dans le domaine social, notre projet se fixe comme ambition de permettre la nécessaire cohabitation entre les revenus les plus bas qui font vivre la commune au quotidien et les revenus les plus hauts qui la financent. Tous les habitants de St Julien sont absolument nécessaires à St Julien. Rendre possible la cohabitation d’habitants dont les écarts de revenus sont parmi les plus élevés de notre pays est une condition impérative au succès de notre commune. Cela passe par une politique déterminée d’accession au logement.

Je répète souvent cette interpellation d’un St Juliennois qui me disait un jour "une société qui va bien s’occupe bien à la fois de ses plus jeunes et de ses plus anciens". On devra pouvoir vivre à St Julien à tous les âges. Cela suppose des activités plus résolument orientées vers les jeunes et les adolescents d’un côté et vers les personnes âgées de l’autre. Le nombre de St Juliennois de plus de 75 ans doublé ces 15 dernières années.

Une ville agréable à vivre est une ville sûre. Nous renforcerons le partenariat avec les services de la gendarmerie. Les cambriolages ont augmenté de 30% l’an dernier dans notre secteur. Les gendarmes estiment que des caméras de vidéo surveillance les aideraient à identifier les coupables. Nous serons à leur écoute.

Une ville agréable à vivre est une ville dans laquelle on peut travailler. Pourtant le nombre de chômeurs à St Julien a doublé au cours des 6 dernières années.  Créer des emplois, cela suppose d’être à l’écoute des créateurs d’emplois et de ce qui limite leur développement. Les espaces dédiés à l’activité économique devront être suffisants.

Nous voulons mettre un terme aux augmentations incessantes d’impôts. A l’avenir la commune devra faire comme tous les St Juliennois : établir des priorités, faire des choix, phaser les projets et cesser de recourir aux augmentations d’impôts comme si c’était l’argent de personne.

Nous voulons surtout une commune qui soit plus à l’écoute de ses habitants. Qui adopte la transparence comme principe de fonctionnement. Qui implique mieux les habitants des quartiers dans les choix qui les concernent. Une commune n’oublie plus de répondre aux courriers et aux pétitions.

Nous voulons que St Julien assume ses responsabilités de ville centre de la communauté de communes. Logement, circulation, emploi, cadre de vie, c’est par l’engagement de St Julien au sein de la communauté que nous pourrons apporter des réponses efficaces à ces préoccupations des habitants.

Donner vie à une ville est un projet ambitieux. Il faudra pour cela une équipe pour le mettre en œuvre. Nous constituons cette équipe depuis plus d’un an. Nous avons commencé nos réunions en novembre 2012. Sont venues des personnes qui souhaitaient réfléchir ensemble et travailler au service de la commune. Nous avons fait connaissance les uns avec les autres. Nous avons appris à travailler ensemble. Nous avons mesuré nos disponibilités. Nous avons apporté chacun nos valeurs, nos compétences, notre expérience de la ville. Fidèle à mes valeurs centristes, j’ignore les convictions partisanes des uns et des autres, mais je mesure à quel point les partis suscitent de moins en moins de convictions de la part des habitants. En revanche, c’est avec un grand honneur, que je me porte garant de chacune des personnes qui compose cette équipe. Une équipe diverse, une équipe qui réunit des compétences utiles et nécessaires, une équipe motivée au service de tous, une équipe disponible. Si je prends la responsabilité de me porter garant de chacun, c’est par ce que j’ai eu l’occasion d’éprouver les qualités et les compétences de chacun au cours des derniers mois et au travers des cursus personnels, associatifs et professionnels de chacun.

Je vais demander aux personnes qui ont participé au projet de bien vouloir me rejoindre ici et se présenter brièvement.

(Présentation individuelle des membres de l’équipe)

Depuis 14 mois nous avons travaillé dans la discrétion pour mettre sur pied ce projet de ville. Nous avons fédérer des compétences, des parcours et des valeurs pour le mettre en œuvre.

Nous ouvrons cette campagne avec la ferme volonté de vous servir au cours des 6 prochaines années. Cependant, seuls la confiance et le soutien des St Juliennois nous permettront de confier à cette équipe la responsabilité de mettre en œuvre ce projet. Votre engagement est indispensable. Les dernières élections municipales nous ont rappelé à quel point chaque voix compte et chaque voix peut décider si la commune ira dans un sens ou dans un autre. Nous avons déjà commencé à aller à la rencontre des habitants. Ceux d’entre vous qui le souhaitent peuvent nous aider en faisant tout simplement part de vos propres convictions auprès des personnes de votre entourage sur ce que doit être l’avenir de notre commune. Vous pouvez également veiller à ce que les habitants participent à ces élections le 23 et si nécessaire le 30 mars. Notre détermination est telle que nous souhaitons convaincre suffisamment d’habitants pour vous affranchir de la nécessité d’un second tour. Nous avons besoin de votre engagement pour convaincre à votre tour un, deux ou trois St Juliennois de votre entourage. Vous pouvez compter sur notre engagement, nous comptons sur vous.

C’est à cette condition que nous pourrons améliorer le cadre de vie à St Julien, donner vie à notre belle commune et faire en sorte qu’à l’avenir les habitants qui s’y installent, y restent, s’y engagent, y construisent leur avenir. Grâce à votre soutien, « La Diligence » sera devenue l’un des nombreux lieux conviviaux qui donneront vie à la ville. On s’y retrouvera et on y racontera aux plus jeunes l’histoire ancienne de cette ville où dans les temps anciens les Diligences et les habitants ne faisaient que passer à St Julien sans s’y installer vraiment. Dans une ville agréable à vivre, les habitants seront ainsi toujours plus nombreux à être fiers de notre commune et à dire avec nous « Vive Saint Julien » !

 

15/01/2014

766 St-Juliennois nouvellement inscrits sur la liste électorale

La date limite d'inscription sur les listes électorales est désormais passée. 766 St Juliennois se sont inscrits sur la liste électorale. Une mobilisation massive. Un chiffre quatre fois plus important que les 184 inscriptions enregistrées l'an dernier et qui approche du record de 929 inscriptions établies lors des élections présidentielles et législatives.

Les nouvelles inscriptions représentent 11% des électeurs de St Julien !

Ce résultat montre à quel point nos initiatives visant à faciliter les démarches d'inscriptions en fournissant les formulaires directement aux habitants a été pertinente. Les habitants ont de multiples détails pratiques et logistiques à régler lorsqu'ils déménagent : l'inscription sur la liste électorale n'est alors pas en tête de leur préoccupations les plus urgentes. Certains, ressortissants de l'Union Européenne ou nouveaux naturalisés ignorent leurs droits de vote. De nombreux habitants souhaitent s'inscrire mais ignorent les modalités pratiques. Certains n'y pensent pas quand ils peuvent et ne peuvent plus quand ils y pensent à l'approche des élections.

Pour St Julien, l'inscription de ces centaines d'habitants est décisive. C'est un premier pas dans l'application de notre projet qui vise à redonner vie à la ville en intégrant mieux tous ses habitants. La participation citoyenne aux élections est le pas le plus important pour que les habitants se sentent chez eux à St Julien et s'engagent dans les associations et les activités de la commune.

Selon nos décomptes, il y a encore plusieurs milliers d'habitants qui ne sont toujours pas inscrits sur les listes électorales. Nous devrons donc poursuivre ces efforts les années à venir.

06/01/2014

Bonne année 2014 au service de tous

En discutant avec une habitante binationale, celle-ci me dit qu'elle vote d'une manière très différente lorsqu'elle vote en Suisse et lorsqu'elle vote en France. Lorsqu'elle vote en Suisse elle pense d'abord à l'intérêt du pays. Lorsqu'elle vote en France, elle pense d'abord à ses intérêts.

C'est ainsi qu'une même personne peut voter pour les 35 heures ou leur maintien en France et contre les 6 semaines de congés payés en Suisse.

J'ai d'abord trouvé cela curieux. Mais en y réfléchissant, je me suis dit que l'exemple donné par les élus français, les partis, les associations, les corps intermédiaires et les groupes constitués incitaient les Français à agir de la sorte. Si tout le monde tire la ficelle collective à soit, alors autant ne pas être les dindons de la farce et en faire autant. En France, les individus responsables pourraient passer pour des naïfs.

Tout cela est bien sûr absurde car à partir du moment où le bateau coule, peu importe qui tient la corde ! L'histoire nous enseigne à quel point notre destin individuel est strictement dépendant du destin du pays dans lequel on vit. Les vrais dindons de la farce sont ceux qui à force d'avoir tiré la corde à eux ont fait chavirer le navire France.

De ce point de vue là, les partis et les élus devront à l'avenir montrer un meilleur exemple : remettre les intérêts partisans derrière l'intérêt général. Mettre fin aux clientélismes en tout genre pour privilégier les projets cohérents de territoire. Montrer l'exemple dans la simplification administrative plutôt que de préserver leurs pré-carrés. Réduire de moitié le nombre ahurissant de parlementaires et mettre fin au cumul des mandats temps plein. Les syndicats devront à l'avenir privilégier les notions de justice et d'équité plutôt que de défendre des privilèges du passé. Les associations devront veiller à ne pas défendre des intérêts particuliers mais bien inscrire leurs revendications dans le sens de l'intérêt général.

Bien sûr, cela prendra du temps. Pour changer le monde, il faut commencer par changer soit même et montrer l'exemple.

Lorsque j'écris ces lignes, je pense aussi à St Julien-en-Genevois et à l'intérêt supérieur des habitants et de leurs préoccupations qui doit être le seul guide de l'engagement des uns et des autres au service de la commune.

Pour toutes ces raisons, je vous souhaite une excellente année 2014 au service de tous. Je vous souhaite aussi bien sûr la santé, du temps avec vos proches et tout le succès que vous méritez dans vos projets.

15/12/2013

Accès aux soins en Suisse : une première bonne nouvelle !

assurance maladie des frontaliersLes accords bilatéraux règlent la question de l'accès aux soins en Suisse. Certains textes doivent encore être appliqués.

Du point de vue de la question de l'accès aux soins en Suisse pour les résidents du Genevois français, il y a trois grandes catégories de soins :

  1. les soins d'urgences : qui sont déjà pris en charge au travers d'une convention existante.
  2. les soins programmés : c'est-à-dire que les soins sont la raison de la présence en Suisse. Pour les soins programmés il faut une autorisation préalable de la sécurité sociale pour avoir droit à un remboursement. Ces autorisations sont très rarement accordées. L'application stricte du droit européen devrait conduire à ce que ces autorisations soient accordées de manière plus pertinente en particulier s'il n'y a pas d'offre de soins équivalents dans des délais équivalents en France - et la proximité est bien entendu un critère de qualité de ces soins.
  3. les soins nécessaires : ce sont les soins qui sont nécessaires lors d'un séjour en Suisse.

Pour les soins nécessaires, les accords et les procédures de remboursement sont déjà en place... mais actuellement utilisées uniquement pour les Français en séjour touristique. Ces procédures sont parfaitement utilisables pour les frontaliers qui sont assurés par la sécurité sociale.

Il faut pour cela qu'ils demandent une carte européenne d'assurance maladie - une sorte de carte vitale européenne. Cette carte peut être demandée en ligne ou par téléphone sur le site de la sécurité sociale pour les personnes qui sont déjà assurés par la sécurité sociale française (5% des frontaliers ont fait ce choix ces dernières années).

Vous devez ensuite présenter cette carte lors de votre admission à l'hôpital pour des soins nécessaires, régler les frais et demander le remboursement auprès de la Coordination internationale de l'assurance maladie à Soleure. Vous trouverez ci-dessous le document explicatif remis par l'hôpital cantonal aux patients qui sont dans cette situation.

Carte européenne d'assurance maladie.pdf

Les soins d'urgence sont déjà pris en charge, les soins nécessaires peuvent l'être au travers de la carte européenne d'assurance maladie, il reste encore à avancer sur la question des soins programmés.

02/12/2013

Au conseil municipal de St-Julien-en-Genevois à votre service

Vous trouverez ci-dessous le texte de la tribune libre du groupe Mieux Vivre à Saint-Julien-en-Genevois qui sera publié dans l'édition de décembre du bulletin municipal. Après avoir inutilement consulté des avocats avec l'argent de vos impôts et retardé la parution du bulletin, la municipalité s'est résolue, contre son gré, à appliquer la loi et à répartir l'espace de la page dévolue à la minorité proportionnellement au nombre d'élus signataires comme cela est pratiqué dans toutes les communes de France à commencer par Annemasse. A l'avenir, il faudra utiliser un peu plus le bon sens et un peu moins d'avocats : on arrivera au même résultat plus rapidement et à moindre frais pour la collectivité !

 

Au Conseil Municipal de septembre, nous avons interpellé la municipalité sur les rythmes scolaires. L’amélioration des activités périscolaires nécessitent de revoir l’organisation. Plusieurs enfants ont été oubliés à la sortie de l’école ! La municipalité doit vite accorder plus d’attention au périscolaire et mieux associer parents et associations pour en améliorer le fonctionnement.

Le changement des horaires scolaires conduit à une réduction de 20 minutes du temps de repas des enfants. Une décision néfaste prise sans consultation des professionnels de terrain. Certains enfants doivent déjeuner en un quart d’heure seulement et les retards en classe l’après midi sont fréquents. Selon le Maire, le travail est en cours. L’année scolaire aussi !

La majorité a également présenté deux projets : des aménagements fastueux sur la place du marché et le long de l’Aire en contrebas du quartier de Chabloux. Aucun chiffrage financier n’a été présenté. Nous avons souligné que ces deux projets vont à l’encontre des priorités des habitants que sont l’aménagement d’un cœur de ville et de parcs publics dans les quartiers. Dans tous les cas, ces projets ne seront pas mis en œuvre au cours de ce mandat. Nous avons été stupéfaits de voir la majorité utiliser vos impôts pour élaborer et communiquer sur le projet d’une liste candidate.

Nous avons enfin été surpris de voir une demande de délégation de trésorerie au Maire de 5 millions d’euros, soit le quart des recettes du budget de fonctionnement. La municipalité a expliqué ce besoin de trésorerie pour payer les travaux de la Maison Intergénérationnelle qui avancent plus vite que prévus. Pourtant les crédits de paiement sur 2013 n’ont été augmentés que de 400 000 euros et pas de 5 millions. La municipalité a prétendu que cette ligne de trésorerie serait gratuite tant qu’elle ne serait pas utilisée, pourtant un intérêt de 0,2% sera facturé sur l’encours non utilisé. Au-delà du montant astronomique et des explications confuses sur le besoin de trésorerie, il n’y a aucune raison que le Conseil Municipal transmette un tel pouvoir au seul Maire. Le Conseil Municipal se réunit suffisamment souvent pour faire son travail de contrôle de l’exécutif municipal.

Le projet d’entrée ouest de la ville a été présenté. Le tracé court entre la départementale et la route des vignes est retenu. La municipalité souhaite la mise à double sens de la rue des sardes. Nous y sommes opposés. A ce stade les deux options restent ouvertes.

Le 17 octobre, le Conseil Municipal devait se réunir à 19h. Sept élus de la minorité sur huit étaient présents. Neuf élus de la majorité étaient absents. Depuis deux ans en moyenne sept élus de la majorité sont absents aux Conseils Municipaux. Impossible de débattre avec des chaises vides. Cet absentéisme est un manque de respect vis-à-vis des habitants, des services et accessoirement des élus qui s’engagent. Comme annoncé, nous avons quitté la séance du Conseil qui n’a pas pu se tenir faute de quorum.

Le Conseil Municipal s’est donc réunit à nouveau le 22 octobre. A nouveau neuf élus de la majorité étaient absents.  Il a été institué un droit de préemption commercial afin de permettre à la commune d’intervenir lorsqu’elle le juge utile pour revitaliser le commerce au centre ville. Nous le demandions depuis longtemps. Nous l’avons voté.

Une autre délibération a été présentée pour le recrutement de 12 agents pour les activités périscolaires de 15h30 à 17h00 : un temps de travail trop court pour avoir les moyens de vivre dignement ! La désorganisation actuelle des rythmes scolaires rend urgent ces recrutements pour préserver la sécurité des enfants. Cependant, la qualité du service auprès des enfants aurait imposé une autre organisation pour éviter cette précarisation du temps de travail des agents.

Pour le groupe « Mieux Vivre à St Julien » Eddy Carl, Isabelle Gérard, Dominique Gueguen, Catherine Joubert, Cédric Marx, Frédéric Sansa, Antoine Vielliard

19/11/2013

Ordre du jour du Conseil Municipal de St Julien en Genevois

Vous trouverez ci-dessous l'ordre du jour du conseil municipal de St Julien en Genevois.

Nous sommes à votre disposition pour toute remarque sur l'ordre du jour ou sur tout autre sujet de la ville.

conseil municipal St Julien en Genevois 21 nov_20131115142450.pdf

12/11/2013

Accès aux soins en Suisse : que la France applique les règlements européens

Vous trouverez ci-dessous une lettre que j'adresse ce jour à Thierry Repentin, Ministre délégué aux Affaires Européennes qui était samedi au Congrès des Maires de Haute-Savoie afin de lui demander de veiller à ce que les règlements européens qui permettent l'accès au soin au delà des frontières nationales soit enfin appliqué par la France à la frontière Suisse.

 

 

Monsieur le Ministre,

Lors du Congrès des Maires de Haute-Savoie à Annemasse ce samedi 9 novembre, vous avez alerté les élus sur le risque que ferait peser sur les financements européens une victoire des partis anti-européens lors des élections du 25 mai 2014. Effectivement, les financements européens sont décisifs pour notre département tout particulièrement pour son activité agricole et pour les projets transfrontaliers.

Vous avez l’occasion d’apporter aux habitants de notre territoire une preuve tangible que l’Union Européenne agit à leur service dans leur quotidien. A la question que je vous ai posée samedi, vous avez répondu que les ministres en charge s’assuraient que les soins en cours puissent être poursuivis à l’échéance du droit d’option. Je me permets de préciser que la question de l’accès aux soins en Suisse va bien au-delà de la poursuite des soins en cours et par ailleurs qu’elle relève bien de votre champ ministériel. En effet, l’accès au soin en Suisse doit également couvrir les soins courants et les soins programmés futurs conformément au droit européen. Par ailleurs, en tant que ministre des affaires européennes, il vous revient de vous assurer de l’application par la France de ces règlements.

Les frontaliers sont des adultes. Une majorité d’entre eux comprend bien que si la Sécurité Sociale prend en charge leurs frais de maladie lorsqu’ils sont au chômage, gravement malade ou à la retraite, il est légitime qu’ils y contribuent lorsqu’ils sont jeunes et bien portants. En revanche, il n’est pas du tout compréhensible que dans notre République égalitaire, ils ne puissent bénéficier de soins à proximité de leur lieu de travail ou encore se rendre à l’hôpital le plus proche de leur domicile comme c’est le cas pour tous les autres Français. Il est temps que les caisses primaires d’assurances maladie mettent leurs pratiques en conformité avec le droit européen. Je suis certain que vous aurez à cœur d’y veiller avant les élections européennes du 25 mai prochain.

En particulier avec l’article 19 du règlement communautaire 883/2004 qui prévoit « qu’une personne assurée et les membres de sa famille qui séjournent dans un État membre autre que l’État membre compétent peuvent bénéficier des prestations en nature qui s’avèrent nécessaires du point de vue médical au cours du séjour, compte tenu de la nature des prestations et de la durée prévue du séjour. Ces prestations sont servies pour le compte de l’institution compétente, par l’institution du lieu de séjour, selon les dispositions de la législation qu’elle applique, comme si les personnes concernées étaient assurées en vertu de cette législation». Ces dispositions sont applicables à la Suisse en vertu des accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union Européenne. Elles sont appliquées à toutes les frontières de la France sauf à la frontière suisse. Je sollicite votre intervention déterminée pour que ces règlements soient enfin appliqués, le plus rapidement possible et dans tous les cas à l’échéance du droit d’option le 31 mai 2014. Comment comprendre que l’accès aux soins en Suisse ait pu être garantit par les assureurs privés en quelques mois et qu’un demi siècle plus tard le service public soit toujours incapable de répondre à cette demande malgré l’augmentation importante du nombre de frontaliers ? Ce qui était jusque là de la négligence est désormais une violation du droit européen.

Plus précisément, ce règlement européen doit permettre aux frontaliers qui le souhaitent de désigner un médecin traitant en Suisse. Cela est prévu par la circulaire DSS/DACI n°2012-207du 24 mai 2012 qui rappelle à cet effet que « la possibilité de choisir un médecin traitant établi notamment en Suisse existe (…) selon les conditions prévues par le point III de la circulaire DSS/DACI n°2005-275  du 27 mai 2005 ». Une circulaire malheureusement laissée lettre morte faute d’une circulaire de la CNAMTS précisant les modalités de conventionnement avec les médecins suisses pour la coordination du parcours de soin.

S’agissant des soins programmés, là encore, l’accès au soin en Suisse est possible conformément à l’article 20 du règlement communautaire 883/2004. Les soins programmés doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation préalable auprès de la sécurité sociale à laquelle il doit être répondu en deux semaines au plus, faute de quoi la réponse est réputée positive. Un refus doit être dûment motivé en apportant une solution de traitement identique en temps opportun sur territoire français. Là encore, ce règlement européen n’est pas appliqué par la sécurité sociale qui à ma connaissance refuse systématiquement ces autorisations préalables sans motivation circonstanciées. Il est révoltant pour les habitants de notre agglomération de devoir faire 140km pour être pris en charge à Lyon alors qu’ils voient un hôpital universitaire de leur fenêtre ! Le monde ne s’arrête pas aux frontières de notre pays, il est temps que les administrations nationales prennent la mesure des enjeux des territoires frontaliers. Ce sont plus d’un million de citoyens français résidant à moins de 30 minutes de la frontière suisse qui sont pénalisés au quotidien par l’inapplication concrète de ces règlements européens et qui observeront de près votre action en ce domaine.

Vous trouverez toutes les références aux textes européens qui doivent être appliqués dans l’annexe 4 du rapport de la mission de l’IGAS et de l’IGF sur l’intégration dans le droit commun de l’assurance maladie des frontaliers résidant en France et travaillant en Suisse remis au gouvernement en juillet dernier.

En espérant que vous parviendrez à faire appliquer le droit européen qui garantit à tous les assurés sociaux des territoires frontaliers un accès aux filières de soins les plus proches de chez eux, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, à l’expression de ma respectueuse considération.

 

Antoine Vielliard

 

05/11/2013

Un centre rassemblé au service de tous

Je vais aujourd'hui à Paris à l'occasion de l'officialisation de la charte commune entre le MODEM et l'UDI. Une union des chapelles centristes qui est l'aboutissement d'une longue trajectoire commune. En Haute-Savoie, nous avions été des pionniers de ce rassemblement.

Nos discussions communes avaient commencé en 2010. Dès le lendemain des élections départementales, nous avions créé un groupe commun : Union du Centre et des Indépendants. Le nouveau groupe du Conseil Général qui a fortement défendu le maintien d'une imposition modérée ou encore le développement d'une politique du logement plus ambitieuse et d'un développement plus volontariste des réseaux de transports interurbains. Des politiques au service de tous financées par une réduction significative et encore insuffisante du clientélisme. Dans le secteur social qui représente plus de 40% du budget du Conseil Général, nous défendons des politiques qui soient aussi exigeantes et strictes que généreuses.

Aux élections présidentielles et législatives, nous avons encore travaillé ensemble. Soutenant un même candidat au premier tour des élections présidentielles et des candidats uniques dans presque toutes les circonscriptions de Haute-Savoie.

Depuis le dernier congrès de l'UDF, le centre indépendant et le centre droit ont pris des chemins différents mais qui les mènent aujourd'hui au même carrefour. Le centre indépendant a mesuré les limites de l'isolement. Certes, les idées sont plus lisibles pour les Français, mais nos institutions déliquescentes nous contraignent à mettre un terme à cet isolement pour passer de l'idée à l'action au service des habitants. Le centre droit a mesuré avec autant de force que l'union ne doit jamais être la soumission aux idées des autres. Depuis 2 ans, ils présentent leurs propres candidatures de manière systématiques. Nos chemins se croisent donc à nouveau. Cette charte est la concrétisation de cette convergence.

Tout cela, ce n'est pourtant que de la cuisine interne. Nécessaire certes, mais ce qui compte pour les Français c'est ce qui sort de la cuisine.

Vu l'état de délabrement du pays, des partis, des corps intermédiaires, la tâche sera rude. Nos principaux défis sont de rétablir la compétitivité du pays pour permettre à chacun de vivre dignement en travaillant et de veiller à chacun dans un pays dont l'identité semble bousculée par un monde qui s'accélère. Je le mesure ici aussi à St Julien-en-Genevois à la rencontre d'habitants déboussolés.

Parce que le Centre est incontestablement humaniste et européen, il pourra plus facilement que d'autres apporter des solutions pour mieux réguler une économie devenue mondiale et dont les règles doivent elles aussi devenir mondiales. Mais surtout pour rétablir la compétitivité du pays en améliorant l'efficacité de la dépense publique, en assurant plus de stabilité juridique, sociale et fiscale, en libérant les énergies des créateurs, en investissant dans la recherche, l'innovation et la formation. Ce centre uni pourra plus facilement aussi rappeler les règles de vie commune alors que la société évolue si rapidement et que d'autres partis ont du mal à faire preuve d'une autorité nécessaire à la vie en société.

01/11/2013

Pour que chacun ait sa place dans le village global !

Les populistes, les extrémistes et les xénophobes progressent partout en Europe et au-delà. La faute aux frontaliers ? Il n'y en a ni dans le Var, ni dans le Vaucluse pas plus qu'à Hénin-Beaumont. La faute à la crise ? La Norvège, pays riche en pétrole, ne connait pas la crise mais elle connait les populistes. Les mesures d'austérité ? Il n'y en a ni à Singapour, ni en Suisse ! La faute aux programmes sociaux excessifs et mal gérés ? Une explication qui ne tient pas pour expliquer le succès du Tea Party aux Etats-Unis.

La marée montante de la haine de l'autre et du bouc émissaire s'observe aux quatre coins de la planète. Elle n'épargne pas notre agglomération dont les problèmes réels feraient pourtant pâlir d'envie le reste de la planète.

Ces populismes naissent d'une crise d'identité. Le monde évolue plus vite que nos consciences. Nous sommes désorientés. A mesure que les moyens de transports, de communication et d'échange se développent les frontières qui nous donnaient un cadre de compréhension du monde s'effacent. Quelle sera la place de chacun d'entre nous dans ce village global ? Comment les Genevois peu qualifiés pourront résister à la concurrence des "euro-frontaliers" et continuer à avoir les moyens de vivre à Genève ? Comment les Français peu qualifiés pourront résister à la concurrence des Chinois ? Comment les Singapouriens pourront résister à la double concurrence des expatriés anglo-saxons et des immigrés chinois ? Comment les salariés en euros pourront résister à la double concurrence des Genevois et des Européens qui s'installent dans le Genevois français ? Si dans ce nouveau monde la nation n'est plus une famille protectrice alors est-ce que je ne peux plus compter que sur mon seul portefeuille et mon compte en banque ? Pour combien de temps ?

Quelles sont les nouvelles règles communes de ce monde sans foi ni loi dont l'argent semble être devenu le seul maitre ? Comment établir puis faire respecter des règles communes avant d'avoir une culture commune ?

La question de l'identité va bien au-delà de la seule question des moyens de subsistance. Les mœurs, les valeurs, les habitudes et les croyances voyagent désormais à la vitesse d'un email ou d'une vidéo downloadée. Nos identités s'en trouvent bouleversées.

Quand on ne comprend plus le monde qui nous entoure c'est un peu comme si on devenait soudainement aveugle. La plus jolie des chaises qui permettait au voyant de s'asseoir devient un obstacle menaçant à celui qui est devenu soudainement aveugle.

Lorsque l'environnement devient menaçant tout est sujet à crainte. Une crainte qui trouve pour seul exutoire les plus faibles : ceux qui n'ont pas le droit de vote. Les frontaliers, les immigrés, les étrangers, les minorités en tout genre. Désigner un bouc émissaire ne résout en rien les problèmes de circulation, de logement, d'emploi ou de pouvoir d'achat.. mais ça soulage très temporairement.

Il faut aider à comprendre ce monde. Former, créer et innover pour que chacun puisse y trouver sa place en toute dignité. Nous en sommes encore loin. On ne "désinventera" jamais l'avion, la voiture ou le bateau pas plus qu'internet, Skype ou les téléphones mobiles. Nous ne renoncerons pas plus à la mondialisation des échanges que nous ne renoncerons à nos habits abordables et nos cadeaux de noël fabriqués en Chine. La Suisse renoncera peut être aux bilatérales, mais elle devra alors renoncer aussi aux 20 dernières années de prospérité économique. Ce monde nouveau lui durera. Il nous faut de toute urgence y faire une place à chacun.

Cela prendra du temps pour décoder toutes les conséquences en chaine de ce nouveau monde. En attendant que l'intelligence collective produise de nouveaux modèles de compréhension et des solutions, les populistes doivent être maintenus à l'écart des lieux de pouvoirs. Leur accès au pouvoir pourrait bien être irréversible. Il est légitime qu'ils intègrent des instances législatives et délibératives pour bousculer les anciens modèles et aider à générer des solutions nouvelles. Ils porteront ces débats au cœur des instances démocratiques. Il serait en revanche durablement dangereux qu'ils accèdent aux exécutifs.

Seule la mobilisation et la participation de tous peuvent les tenir à l'écart du pouvoir exécutif. Il y a des moments dans l'histoire où les sociétés font des choix décisifs. Dans ces moments là, l'abstention n'est plus une option... car elle pourrait ne plus être en option ! La participation doit être totale et systématique en France comme dans notre agglomération genevoise. Les vieilles habitudes partisanes doivent être abandonnés.

Quand la haine de l'autre tente de s'imposer, les clivages secondaires doivent disparaitre pour s'unir sur l'essentiel. Un rappel répété aux principes de respect mutuel grâce aux bulletins de vote utilisés en totalité à chaque élection de manière systématique.

29/10/2013

Déjà 200 St Juliennois ont retrouvé leur droit de vote

Lors des dernières élections municipales nous avions rencontré des dizaines d'habitants qui nous avait fait part de leur soutien et de leurs encouragements, mais ne pouvaient pas voter faute d'être à jour sur les listes électorales. Certainement de quoi changer le résultat d'une élection qui s'est jouée à 85 voix de différence !

Nous avons voulu en avoir le cœur net et avons comparé les listes électorales avec les noms sur les boites aux lettres : dans la plupart des résidences de St Julien-en-Genevois, la moitié des habitants ne sont pas à jour sur la liste électorale.

Beaucoup ne sont tout simplement pas inscrits et ne pourront donc pas voter. D'autres sont inscrits mais pas à la bonne adresse : ils ne recevront pas leur carte d'électeur, ni les professions de foi. Ne sachant ni où, ni quand, ni pour qui voter... il est probable qu'ils ne voteront pas. Faute d'être inscrits à la bonne adresse, certains seront tout simplement rayés des listes électorales.

Nous avons décidé de distribuer un formulaire d'inscription sur les listes électorales dans toutes les boites aux lettres de la commune... comme la Mairie le fait pour recenser les frontaliers en insérant un formulaire dans le bulletin municipal. Il nous semble que des élus doivent collecter les avis des habitants avec autant d'ardeurs qu'ils collectent leurs impôts et leurs fonds frontaliers !

Notre initiative a déjà permis à plus de 200 habitants de se mettre à jour, et donc de retrouver leur droit élémentaire de voter ! C'est plus en 3 semaines que le nombre d'inscriptions reçues durant toute l'année 2012 ! C'est beaucoup, mais c'est trop peu ! D'après nos estimations il reste encore plusieurs milliers d'habitants qui ne pourront pas participer aux élections municipales faute d'être inscrits et à jour sur la liste électorale. Etes-vous inscrits pour donner votre avis ? Vos amis et vos voisins sont-ils inscrits et à la bonne adresse ?

Beaucoup d'habitants nous ont remercié d'avoir ainsi facilité leurs démarches. Le Parti Socialiste de St Julien-en-Genevois a moins apprécié. Curieux ! Les Socialistes de St Julien ne sont-ils pas inquiets que la moitié des habitants des immeubles ne puissent pas voter faute d'être inscrits à la bonne adresse ? Peut être que dans les prochaines semaines ils cesseront de critiquer nos initiatives et commenceront à s'en inspirer au service des habitants !

Nous considérons au contraire que pour faire Vivre Saint Julien, il est décisif que chacun puisse participer aux élections communales en étant à jour sur la liste électorale !