13/07/2015

Prendre un enfant par la main, pour l'emmener vers demain !

De mon expérience personnelle, l'exigence la plus rude pour un élu c'est de sans cesse veiller à ce que l'accessoire ne chasse pas l'essentiel. Nous sommes sans cesse interpellés par les habitants sur toutes sortes de questions : du point de vue de l'intérêt général certaines sont accessoires et d'autres essentielles, mais pour les habitants chacune de leurs préoccupations sont essentielles. C'est le propre de la politique, des valeurs et des projets que de définir un ordre de priorité entre les sujets pour définir ce qui est accessoire de ce qui est essentiel.

Depuis quelques jours, mes amis politiques genevois se préoccupent de savoir que penser d'un élu qui se déplace avec son fils. La question est intéressante pour tous ceux qui se préoccupent de théorie et méritera d'être abordée lorsque les habitants n'auront plus de problèmes. A mon avis la question est accessoire. L'essentiel reste la question du logement, de l'emploi et de la mobilité des habitants.

D'ici là, en tant que modeste "voisin français", je peux témoigner que les 3500 Genevois qui sont contraints de quitter Genève chaque année faute de logement le font avec toute leur famille. Leurs enfants ignorent les effets délétères de la LDTR sur un marché du logement totalement bloqués. Ils ignorent les passe droit des milieux immobiliers qui les obligent à quitter leur propre canton. ils ignorent l'entre soit de ces mêmes milieux immobiliers pour préserver un marché immobilier qui fait du bien à tous ceux qui savent tirer profit des pénuries. Lorsqu'ils sont dans les interminables bouchons quotidiens qui s'allongent chaque jour, en revanche ils sont en général sans leurs enfants dans leur véhicule faute de financement suffisants pour une offre de transport transfrontaliers pertinente. Lorsqu'ils paient des impôts à la source au canton de Genève, cela ne couvrent pas les frais de crèches et d'école en France pour leurs enfants, ni les investissement dans les équipements sportifs et culturels.

Chaque jour un peu plus, c'est dans le Genevois français que s'installent les enfants des Genevois.

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10/07/2015

La crise des finances publiques : une opportunité

En chinois, le mot crise est communiqué au travers d'un idéogramme "Wei Ji". "Wei" signifie danger, "Ji" opportunité.

C'est bien ainsi qu'il faut lire la crise des finances publiques en France. C'est l'opportunité d'une part de retrouver l'honneur de ne plus vivre aux dépens des générations futures. Le développement durable doit être non seulement écologique mais aussi social et économique. De toute évidence, les déficits publics et l'insouciance dont nous avons collectivement fait preuve depuis 40 ans dans la gestion publique ne relève pas d'une gestion durable. Un système de protection sociale déficitaire n'est plus un "système" mais une simple fuite en avant : il faut en redresser les comptes pour en assurer la pérennité. 40 années de déficits publics nationaux sont une tâche historique et une faute morale de notre génération : il faudra toute une génération de citoyens responsables pour la réparer. Au niveau communal, l'absence de toute ouverture de classes depuis 15 ans qui nous conduit déjà à accueillir 42 classes dans des écoles conçues pour en accueillir 35 est une autre fuite en avant.

Mais cette crise des finances publiques est aussi une opportunité de penser les services publics différemment : en responsabilisant les usagers sur le coût des services et leur utilisation responsable. C'est l'opportunité de s'interroger sur les missions essentielles de l'action publique. C'est l'opportunité de remettre en question des usages qui ne sont pas toujours les plus économes. C'est l'opportunité de redéfinir des partenariats fondés sur des objectifs communs. C'est l'opportunité de remettre l'intérêt général devant les clientélismes et les priorités politiques devant le saupoudrage.

Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la crise des finances communales à Saint Julien, vous trouverez en lien ici la présentation qui a été faite aux associations et aux habitants lors des deux réunions publiques de fin juin.

Présentation sur la crise des finances de Saint Julien en Genevois.pdf

Vous trouverez par ailleurs ci-dessous un reportage du journal télévisé de France 2 sur l'initiative communale de consulter les agents et les habitants sur les idées d'économies des moyens publics :

 

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20/03/2015

Pour un printemps haut-savoyard de la transparence et de la collégialité

Nous vous proposons d'éclipser enfin les pratiques d'un autre siècle en Haute-Savoie : le clientélisme, le saupoudrage et le copinage. Cela permettra d'orienter les moyens publics, c'est à dire vos impôts, sur les sujets qui vous préoccupent : la mobilité, le logement, l'emploi et le cadre de vie.

Vous retrouverez en lien ici nos propositions concrètes et détaillées à votre service.

Dimanche, ensemble, changeons de saison politique : par notre mobilisation collective, créons ce printemps haut-savoyard de la transparence. Ensemble apportons un peu d'air frais à l'assemblée départementale. Votons pour améliorer notre mobilité. Votons pour des logements plus abordables. Votons pour nos emplois et pour notre cadre de vie.

Soyons lucides, c'est tout un système hérité du passé qu'il s'agit de faire tomber ce dimanche, dès le premier tour. Cela nécessite l'implication et la mobilisation de chacun d'entre nous : par mail, par téléphone, par les réseaux sociaux ou dans la rue, mobilisez vos proches, vos voisins et vos amis à se déplacer en nombre dimanche pour que la Haute-Savoie se reconcentre sur sa mission première, c'est à dire être au service des habitants, à votre service.

Vous pouvez compter sur notre détermination, nous comptons sur chacun d'entre vous.

 

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17/03/2015

Enfin de la transparence pour revenir aux priorités des habitants

Nous avons composé une équipe représentative de la diversité de ce nouveau canton à la fois urbain et rural.

Mylène Duclos connait bien le secteur rural de Frangy. Gilles Chatelain celui de Seyssel. Virginie Lacas et moi-même les secteurs urbains et périurbains du Genevois.

A nous quatre, nous avons trois points communs qui nous distinguent des autres équipes de candidats :
1) nous sommes tous les quatre issus du secteur privé ou indépendant. Cela nous permet de mieux connaitre la réalité de l'économie, du monde de l'entreprise et des méthodes de travail telles que les vivent la majorité des habitants et une petite minorité des élus de l'assemblée départementale.

2) tous les quatre nous vivons et nous travaillons dans le canton. Cela nous permet de vivre au quotidien les préoccupations des habitants sur la mobilité, le logement, l'emploi et le cadre de vie.

3) tous les quatre nous sommes élus locaux. Nous sommes confrontés aux difficultés financières et législatives des communes. Nous travaillons sur les projets locaux. Nous côtoyons chaque semaine les élus des communes de nos territoires respectifs.

Nous nous présentons à ces élections cantonales car nous pensons qu'il est temps d'introduire plus de transparence et de collégialité dans les décisions départementales afin de nous assurer ensemble que vos impôts sont utilisés exclusivement au service de l'intérêt général afin de mettre fin au clientélisme, au saupoudrage et au copinage.

En particulier, nous estimons que les quatre préoccupations majeures des habitants sont de pouvoir se déplacer un peu mieux le matin, de se loger à un prix à peu près abordable, d'avoir des garanties sur l'économie et la pérennité de l'emploi et de mieux préserver notre cadre de vie.

C'est le sens de notre projet que vous pouvez télécharger ici :

Programme Duclos Vielliard.pdf

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25/02/2015

Enfin de la transparence pour revenir aux priorités des habitants

 

Vielliard_cantonal_2015-1.jpgDepuis 4 ans que je suis au Conseil Général, j'ai mesuré à quel point nous avons besoin de plus de transparence et de collégialité. Tout simplement pour s'assurer que les décisions sont prises exclusivement dans l'intérêt des habitants en dehors de toute autre considération clientéliste ou électoraliste.

Nous avons besoin de méthodes nouvelles pour nous assurer ensemble que les moyens publics sont concentrés à la résolution des préoccupations des habitants : se déplacer, se loger, travailler et préserver le cadre de vie.

Vous trouverez ci-dessous une présentation du bilan de mon action en tant que Conseiller Général ainsi que des engagements que Mylène Duclos et moi-même prenons à votre service.

Bonne lecture !

En version diaporama :

Bilan et engagement cantonal A Vielliard M Duclos Frangy Seyssel Saint Julien.ppsx

En version présentation Powerpoint :

Bilan et engagement cantonal Antoine Vielliard et Mylene Duclos v 10h28.pptx

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13/02/2015

La Haute-Savoie a changé de siècle

Il faut revenir aux années Pellarin pour comprendre l’étonnant fonctionnement actuel du Conseil Général.

Bernard Pellarin l’a présidé de 1979 à 1998. Il a marqué notre département d’une empreinte qu’on a appelé « le pellarinisme ». Le pellarinisme est un mélange de bon sens de terrain et de paternalisme. Les anciens maires racontent encore parfois comment Pellarin, en fin d’année, effectuait le tour du département à la rencontre des élus locaux afin d’identifier comment dépenser au plus vite les surplus budgétaires. Le plus souvent les discussions avaient lieu dans un bon restaurant, autour d’une bouteille, avant une partie de carte et se concluait par un paternel « on va y arranger ! ». Les décisions étaient prises exclusivement par le Président. « Tais-toi et écoute » était la consigne donnée aux rares nouveaux élus pour donner des gages d’intégration. Les Conseillers Généraux dont le silence était le plus approbateur, pouvaient être gratifiés de quelques investissements départementaux supplémentaires. Bien sûr il y avait un peu de saupoudrage, mais il y avait aussi une vision départementale : la Haute-Savoie s’est structurée sous la présidence de Bernard Pellarin. Le « pellarinisme » était opportun lorsque l’abondance des ressources publiques conduisait à privilégier la rapidité de la décision plutôt que sa pertinence. Toutes les décisions n’étaient pas toujours les plus justes, mais elles avaient le mérite d’alimenter constamment le moteur économique et le développement du département. La Haute-Savoie moderne d’aujourd’hui doit beaucoup à Bernard Pellarin.

Cependant, les temps ont changé. Dix sept ans ont passé depuis que Bernard Pellarin a quitté la présidence du Conseil Général. Nous sommes maintenant au XXIème siècle. Les pratiques d’opacité ont fait place à des exigences de transparence. Les décisions d’un seul ont fait place à une exigence de collégialité. Le clientélisme a dérivé au copinage et parfois fleureté avec les limites fixées par la loi dans une démocratie moderne. Maintenant que l’omerta prend fin, la justice, la presse, l’histoire et les Haut-Savoyards devront bientôt juger de ces pratiques. Mais surtout la Haute-Savoie est en train de passer d’une situation d’abondance des ressources publiques à une raréfaction qui s’intensifiera dans les années à venir. La pertinence de l’utilisation des fonds publics devient primordiale sur la rapidité des décisions : quand le chasseur a moins de cartouches, il doit mieux régler son tir pour viser juste. A chaque génération ses méthodes de travail.

Le changement du Conseil Général en Conseil Départemental va provoquer ce changement de méthode. Le premier renouvellement complet de l’assemblée départemental,  la parité et le redécoupage des cantons conduiront à un renouvellement profond des élus départementaux. Un renouvellement sociologique autant qu’un renouvellement de génération. Les nouveaux élus, devenus majoritaires, apporteront de nouvelles valeurs, un nouveau regard et une nouvelle exigence sur les modes de gestion.

Notre département bénéficie d’une opportunité exceptionnelle. Son économie repose solidement sur des piliers diversifiés que sont l’industrie, le tourisme, l’agriculture et les échanges avec la Suisse. Cette situation privilégiée le conduit à connaître l’une des croissances démographiques les plus dynamiques de France. C’est une opportunité autant qu’un défi.

Un défi pour loger les actifs et les jeunes de notre département. La surchauffe immobilière les conduit à s’éloigner toujours plus de leur lieu d’emploi. Nous avons laissé s’aggraver les bouchons qui dégradent la qualité de vie des habitants et la compétitivité des entreprises. Pour rattraper le retard, nous proposons de structurer le réseau de transports interurbains sur des lignes suffisamment cadencées pour permettre aux automobilistes de changer leurs habitudes. Nous proposons de planifier un réseau de parking de covoiturage départemental plutôt que de laisser les projets venir au gré des seules opportunités. Nous proposons de planifier dans tous les projets de voirie, les futurs couloirs de bus et les pistes cyclables qui seront tôt ou tard nécessaires.

La Haute-Savoie doit aussi améliorer l’efficacité de son action publique. Les élus Haut-Savoyards ne doivent plus augmenter les impôts pour fuir leur responsabilité de faire des choix. Il faut supprimer l’augmentation des droits de mutations de +20%  votées par le Conseil Général en mars dernier. Cette augmentation vertigineuse pénalise l’économie de notre département et le pouvoir d’achat des ménages. Le premier impôt départemental ne peut plus être fixé au taux le plus élevé de France. Baisser cet impôt sera facilement compensé par une politique active de recensement des faux résidents secondaires et par la fin du clientélisme.

Pour cela, la question de l’aménagement est au cœur de tous les défis de la Haute-Savoie. Faute d’avoir su penser son aménagement, notre département est en train de prendre le risque de se transformer en une gigantesque zone urbanisée continue de Chamonix à Genève et Annecy. Le mitage conduit à la destruction des espaces naturels et agricoles : nous devons y mettre un terme pour préserver nos terroirs agricoles et la ruralité. Nous devons mettre un terme à ce mitage pour préserver la qualité du cadre de vie. Nous devons mieux penser notre aménagement pour que les futurs Haut-Savoyards puissent se loger dans les chefs lieux, les bourgs et les villes, à proximité des réseaux de transport et des aires de covoiturage sans engorger plus encore des voiries déjà saturées. Nous devons aussi mettre un terme à ce mitage pour maitriser les coûts publics exponentiels de réseaux : réseaux secs et humides, voirie, transport, poste, déchets… Des coûts publics inversement proportionnels à la densité de l’habitat. Nous proposons que le département de la Haute-Savoie assume enfin avec courage la responsabilité que la loi lui confie de proposer en amont une vision départementale de son aménagement et de veiller à son application au travers des avis qu’il rend sur les documents d’urbanisme.

Grâce à la transparence et à la collégialité, nous nous assurerons que les moyens publics soient orientés sur les préoccupations prioritaires des habitants : emploi, logement, déplacements et aménagement.

Le Conseil Général est mort ! Vive le Conseil Départemental au service des Haut-Savoyards !

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12/12/2014

Informer les faux résidents secondaires

En juin dernier, la commune de St Julien a diffusé une information à l'ensemble des habitants de la commune au sujet de leur déclaration.

Selon nos estimations, il y a 20 000 Genevois non déclarés qui résident dans le Genevois Français. A peu près autant que de Genevois installés officiellement. Environ 1000 à St Julien.

Pour la plupart, ils ignorent les modalités pratiques. Ils aimeraient pouvoir éviter de circuler à Genève avec des plaques françaises. Ils croient à tort que les indémnités chômage en France (57% du salaire annuel brut) sont très inférieures à l'indémnité suisse (80% du NET). Ils ignorent que la déclaraion de revenu est obligatoire en France même pour des frontaliers qui par définition sont non imposables en France. Ils ignorent qu'ils doivent déclarer leur résidence française auprès de leur employeur et de l'office cantonal de la population. Ils ignorent qu'en tant que résidents secondaires et contrairement aux résidents principaux ils seront soumis à la taxation de la plus value immobilière. Ils croient à tort qu'ils paieront plus d'impôts. Ils ignorent que malgré l'absence de convention de double imposition sur les successions 9 sur 10 d'entre eux ne paieront aucun droits de succession.

C'est la raison pour laquelle nous avons souhaiter les informer... Et avec succès puisque 144 citoyens suisses supplémentaires ont déclaré leur résidence à la commune.

Au delà de l'obligation légale lorsqu'on vit dans un pays, au delà de leur intérêt personnel, nous avons tous intérêt à ce que ces régularisations se fassent afin de permettre le financement des infrastructures de transport transfrontalière dont nous avons tous besoin Pour retrouver un peu notre liberté collective à nous déplacer.

Une information qui serait plus efficace si elle était conduite par les départements de Haute Savoie et de l'Ain et par l'ARC plutôt qu'en rangs dispersés par chaque commune.

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Faux residents secondaires

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10/12/2014

La dernière séance... du Conseil Général de Haute-Savoie

Antoine Vielliard Christian Monteil.jpgHier matin avait lieu la dernière séance du Conseil Général de Haute-Savoie. Après 154 ans d'histoire, le Conseil Général cèdera la place en mars au Conseil Départemental de Haute-Savoie.

Au delà du seul changement de nom, c'est un changement d'époque. Le nouveau Conseil Départemental sera profondément renouvelé. En 2011 seulement 3 conseillers généraux ne se représentaient pas... ils sont environ 14 en 2014 ! Par ailleurs, plusieurs sortants seront en concurrence dans des cantons fusionnés. Au total, au minimum, il y aura la moitié des élus de l'assemblée départementale qui siègeront pour la première fois au mois de mars. Comme nous l'avons fait les uns et les autres lors de notre entrée au conseil général, ils poseront de nombreuses questions sur les pratiques du Conseil Général héritées des années 80 et de l'ère de Bernard Pellarin. Comme leurs prédécesseurs, ces nouveaux élus, exigeront qu'il soit mis fin à ces pratiques d'un autre temps. Là où nous étions seulement 5 nouveaux sur 34 en 2011, ils seront majoritaires en 2014 ! La Haute-Savoie pourra alors entrer dans le XXIème siècle. Elle pourra adopter des méthodes de transparence et de collégialité qui permettront de mieux orienter les moyens publics sur les projets prioritaires pour les habitants.

L'assemblée départementale sera aussi bouleversée dans sa représentation sociologique : il y aura la moitié de Conseillères Départementales qui apporteront leurs expériences professionnelles et personnelles aux décisions pour l'avenir de notre département. Là encore, la Haute-Savoie entrera aussi dans le XXIème siècle.

L'assemblée départementale sera aussi profondément changée dans sa composition géographique. Il y avait des cantons de 5000 habitants et d'autres de 50 000 habitants représentés les uns comme les autres par un seul Conseiller Général. La représentation sera désormais proportionnelle à la population. Les territoires composants le Genevois français (via l'ARC) seront représentés par 14 conseillers départementaux contre seulement 8 conseillers généraux. La seule agglomération d'Annemasse passera de 2 conseillers généraux à 4 conseillers départementaux. L'agglomération Annecienne de 5 conseillers généraux à 8 conseillers départementaux. Le Conseil Départemental pourra ainsi être plus représentatif de cette Haute-Savoie qui s'est urbanisée sans doute un peu trop vite.

C'est une page qui se tourne dans l'histoire de la Haute-Savoie.

A charge pour les Haut-Savoyards que nous sommes d'écrire l'avenir de notre département.

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03/12/2014

Départementales 2015 : orienter les moyens publics sur les priorités des habitants

Antoine Vielliard Mylène DuclosChaque matin les Haut-Savoyards se rendent à leur travail avec de plus en plus de difficultés. Chaque jour, ils s'interrogent sur la pérennité de leur emploi ou de celui d'un de leur proche. Lorsqu'ils rentrent chez eux, les Haut-Savoyards souhaiteraient pouvoir se loger dans de meilleures conditions à des prix plus abordables. Mobilité, emploi et logements sont les préoccupations premières des habitants.

Notre département a de nombreux atouts pour répondre à ces défis. Il lui faut les utiliser.

La Haute-Savoie doit rattraper ses 30 ans de retard dans le développement de solutions de mobilité qui correspondent à la croissance démographique exponentielle de la Haute-Savoie. Pour cela il faudra développer les réseaux de transport et les voies réservées. Il faudra développer des lignes avec des fréquences suffisantes et plus se contenter de couvrir les cars scolaires aux couleurs du transport interurbains.

La Haute-Savoie doit penser son aménagement pour construire des logements pour les jeunes actifs tout en préservant la qualité de notre cadre de vie. Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser notre département se transformer petit à petit en une gigantesque ville continue d'un million d'habitants faute d'avoir réfléchi à l'aménagement. Nous devons préserver nos territoires naturels et agricoles pour préserver nos terroirs. Cela suppose d'avoir une politique départementale d'aménagement du territoire.

La Haute-Savoie doit libérer son économie et renoncer aux augmentations d'impôts indirects qui ont été votés en mars dernier. Des impôts indirects qui pénalisent les jeunes ménages et l'économie.

Nous vous proposons pour cela de changer de méthodes de travail. Nous vous proposons de tourner la page du clientélisme et du saupoudrage qui ont cours depuis un quart de siècle. Nous vous proposons de concentrer les moyens publics sur les priorités des habitants. Nous vous proposons de travailler de manière plus transparente et plus collégiale pour construire des consensus fondés sur l'intérêt général plutôt que des intérêts particuliers. En concentrant les moyens publics sur les priorités des habitants nous pourrons mieux répondre à vos préoccupations de manière plus efficace pour les budgets publics.

C'est la raison pour laquelle Mylène Duclos et moi-même présentons notre candidature aux élections départementales des 22 et 29 mars prochain dans le nouveau canton de St Julien qui regroupe désormais les anciens cantons de St Julien, Frangy et Seyssel.

Mylène Duclos, 46 ans, est mère de famille, elle travaille dans l'entreprise familiale qui emploie 20 personnes. Elle est depuis longtemps bénévole à l'office du tourisme du Val des Usses qu'elle préside aujourd'hui. Elle est par ailleurs conseillère municipale de Frangy et vice-présidente de la communauté de communes du Val des Usses en charge de l'environnement, du tourisme et de la communication. Mylène connait bien à la fois les territoires ruraux de notre canton mais aussi les réalités quotidiennes des petites entreprises.

Pour ma part, j'ai 42 ans. Je suis aussi issu du secteur privé où j'ai exercé pendant 14 ans des responsabilités commerciales dans la banque et dans l'industrie. Je suis par ailleurs conseiller général de Haute-Savoie depuis 2011, membre du groupe d'Union du Centre et des Indépendants. Maire de Saint Julien et vice-président de la communauté de commune en charge des transports depuis mars 2014. Mylène est issue du secteur rural du canton, je suis issu du secteur urbain.

A nous deux, nous souhaitons en représenter toute sa diversité. Nous habitons dans le canton. Nous y travaillons. Nous y sommes confrontés aux réalités des élus locaux de terrain. Nous sommes tous deux issus du secteur privé.

Nous plaçons notre candidature à votre service. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez prendre contact avec nous dès aujourd'hui (Haute-Savoie@portevoix.fr). Vous pouvez compter sur notre détermination.

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11/11/2014

Discours du 11 novembre 2014 à Saint-Julien-en-Genevois

 En 1911 il y avait 1400 habitants à St Julien dont environ 700 hommes. Parmi ces derniers environ 300 était en âge de partir au combat, « la fleur au fusil » comme dit l’expression.

 A chaque fois que je passe devant ce monument au mort, je suis frappé par cette liste de 47 St Juliennois, 13 habitants de Cervonnex et 26 habitants de Thairy qui n’en revinrent jamais et donnèrent leur vie pour la France. St Julien comme les 36 000 autres communes fut frappé dans sa chair par les combats. Lorsqu’une guerre frappe aussi profondément un peuple, cela signifie que nul n’est épargné : chacun avait forcément un parent, un ami ou un voisin mort au combat.

Après la guerre, les associations d’anciens combattants exigèrent que des monuments aux morts soient érigés dans toutes les communes du pays. Ces monuments furent dressés à la mémoire et à la gloire des combattants morts au combat. Mais surtout en souvenir des horreurs de la guerre pour que celle là soit la « der des der » !

 Ces monuments aux morts érigés dans toutes les communes de France doivent nous rappeler sans cesse la vertu du patriotisme, l'amour des siens, mais aussi l’absurdité du nationalisme, la haine des autres qui conduit à la guerre. C’est un rappel à l’ordre quotidien alors que l’Europe connait depuis 70 ans la plus longue période de paix de son histoire. Serons-nous à la hauteur de cette exigence des combattants ? Serons-nous capables de poursuivre l’œuvre des pères fondateurs de l’Europe et donner à ce continent son premier siècle de paix ?

D’ici là, rendons hommages à ces St Juliennois morts pour la France :

Maurice Allégret Bourdon

Francisque Athenon

Joseph Athenon

Louis Athenon

Fernand Bachet

François Boissier

Jean-Marie Boutheon

Marie Louis Carteron

Léon Daniel

Félix Derobert

Maurice Duchosal

Basil Alfred Duparc

Joanny Effrançais

Maurice Fillion-Robin

Marcel Flotard

Alexandre Fournier

Joseph Gaillard

François Godet

André Henri

Joseph Joulia

Paul De Launay

François Lugaz

Georges Madala

François Encrenaz

Félix Miazza

Charles Moret

Louis Armand Oberson

Jean Odonne

Eugène Ottavy

Paul Ottavy

Hippolyte Pissard

Joseph Rambosson

Marcel Rambosson

Jules Raphoz

Claude Rivet

Emile Robadin

Eloy Robadin

Célestin Sarazin

François Sarazin

Ernest Sauthier

Eugène Thibault

François Thévenet

Henri Alfred Vincent

Pierre Marius Vincent

Louis Henri Vincent

Marc Vincent

Jean Wolfhogel

 

A la mémoire des enfants de Thairy

Gustave Coex

Charles Blanc

Emile Blanc

Adoplhe Boymond

Jean Baptiste Boymond

Gustave Boymond

André Boymond

Charles Brun

Emile Verdan

Eugène Verdan

Emile Guilland

Alexis Chamay

Léon Charrat

Marcel Guilland

Victore Mouche

Joseph Piotton

Henri Vuagnat

Albert Dulac

Jean Boymond

Emile Boymond

André brun

Robert Chypre

Henri Cusin

Louis Vuagnat

Antoine Mottaz

Fernand Coex

 

A la mémoire des enfants du village de Cervonnex

Eugène Bouchet

Juste Bouchet

Cyrille Dubouloz

Etienne Henry

Achille Hennequin

Joseph Hauffman

François Mivel

Jean Mivelle

Jules Mivelle

Emile Perroton

Leon Picot

André Tagand

François Penard

 

Merci de votre attention.

 

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