10/12/2014

La dernière séance... du Conseil Général de Haute-Savoie

Antoine Vielliard Christian Monteil.jpgHier matin avait lieu la dernière séance du Conseil Général de Haute-Savoie. Après 154 ans d'histoire, le Conseil Général cèdera la place en mars au Conseil Départemental de Haute-Savoie.

Au delà du seul changement de nom, c'est un changement d'époque. Le nouveau Conseil Départemental sera profondément renouvelé. En 2011 seulement 3 conseillers généraux ne se représentaient pas... ils sont environ 14 en 2014 ! Par ailleurs, plusieurs sortants seront en concurrence dans des cantons fusionnés. Au total, au minimum, il y aura la moitié des élus de l'assemblée départementale qui siègeront pour la première fois au mois de mars. Comme nous l'avons fait les uns et les autres lors de notre entrée au conseil général, ils poseront de nombreuses questions sur les pratiques du Conseil Général héritées des années 80 et de l'ère de Bernard Pellarin. Comme leurs prédécesseurs, ces nouveaux élus, exigeront qu'il soit mis fin à ces pratiques d'un autre temps. Là où nous étions seulement 5 nouveaux sur 34 en 2011, ils seront majoritaires en 2014 ! La Haute-Savoie pourra alors entrer dans le XXIème siècle. Elle pourra adopter des méthodes de transparence et de collégialité qui permettront de mieux orienter les moyens publics sur les projets prioritaires pour les habitants.

L'assemblée départementale sera aussi bouleversée dans sa représentation sociologique : il y aura la moitié de Conseillères Départementales qui apporteront leurs expériences professionnelles et personnelles aux décisions pour l'avenir de notre département. Là encore, la Haute-Savoie entrera aussi dans le XXIème siècle.

L'assemblée départementale sera aussi profondément changée dans sa composition géographique. Il y avait des cantons de 5000 habitants et d'autres de 50 000 habitants représentés les uns comme les autres par un seul Conseiller Général. La représentation sera désormais proportionnelle à la population. Les territoires composants le Genevois français (via l'ARC) seront représentés par 14 conseillers départementaux contre seulement 8 conseillers généraux. La seule agglomération d'Annemasse passera de 2 conseillers généraux à 4 conseillers départementaux. L'agglomération Annecienne de 5 conseillers généraux à 8 conseillers départementaux. Le Conseil Départemental pourra ainsi être plus représentatif de cette Haute-Savoie qui s'est urbanisée sans doute un peu trop vite.

C'est une page qui se tourne dans l'histoire de la Haute-Savoie.

A charge pour les Haut-Savoyards que nous sommes d'écrire l'avenir de notre département.

03/12/2014

Départementales 2015 : orienter les moyens publics sur les priorités des habitants

Antoine Vielliard Mylène DuclosChaque matin les Haut-Savoyards se rendent à leur travail avec de plus en plus de difficultés. Chaque jour, ils s'interrogent sur la pérennité de leur emploi ou de celui d'un de leur proche. Lorsqu'ils rentrent chez eux, les Haut-Savoyards souhaiteraient pouvoir se loger dans de meilleures conditions à des prix plus abordables. Mobilité, emploi et logements sont les préoccupations premières des habitants.

Notre département a de nombreux atouts pour répondre à ces défis. Il lui faut les utiliser.

La Haute-Savoie doit rattraper ses 30 ans de retard dans le développement de solutions de mobilité qui correspondent à la croissance démographique exponentielle de la Haute-Savoie. Pour cela il faudra développer les réseaux de transport et les voies réservées. Il faudra développer des lignes avec des fréquences suffisantes et plus se contenter de couvrir les cars scolaires aux couleurs du transport interurbains.

La Haute-Savoie doit penser son aménagement pour construire des logements pour les jeunes actifs tout en préservant la qualité de notre cadre de vie. Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser notre département se transformer petit à petit en une gigantesque ville continue d'un million d'habitants faute d'avoir réfléchi à l'aménagement. Nous devons préserver nos territoires naturels et agricoles pour préserver nos terroirs. Cela suppose d'avoir une politique départementale d'aménagement du territoire.

La Haute-Savoie doit libérer son économie et renoncer aux augmentations d'impôts indirects qui ont été votés en mars dernier. Des impôts indirects qui pénalisent les jeunes ménages et l'économie.

Nous vous proposons pour cela de changer de méthodes de travail. Nous vous proposons de tourner la page du clientélisme et du saupoudrage qui ont cours depuis un quart de siècle. Nous vous proposons de concentrer les moyens publics sur les priorités des habitants. Nous vous proposons de travailler de manière plus transparente et plus collégiale pour construire des consensus fondés sur l'intérêt général plutôt que des intérêts particuliers. En concentrant les moyens publics sur les priorités des habitants nous pourrons mieux répondre à vos préoccupations de manière plus efficace pour les budgets publics.

C'est la raison pour laquelle Mylène Duclos et moi-même présentons notre candidature aux élections départementales des 22 et 29 mars prochain dans le nouveau canton de St Julien qui regroupe désormais les anciens cantons de St Julien, Frangy et Seyssel.

Mylène Duclos, 46 ans, est mère de famille, elle travaille dans l'entreprise familiale qui emploie 20 personnes. Elle est depuis longtemps bénévole à l'office du tourisme du Val des Usses qu'elle préside aujourd'hui. Elle est par ailleurs conseillère municipale de Frangy et vice-présidente de la communauté de communes du Val des Usses en charge de l'environnement, du tourisme et de la communication. Mylène connait bien à la fois les territoires ruraux de notre canton mais aussi les réalités quotidiennes des petites entreprises.

Pour ma part, j'ai 42 ans. Je suis aussi issu du secteur privé où j'ai exercé pendant 14 ans des responsabilités commerciales dans la banque et dans l'industrie. Je suis par ailleurs conseiller général de Haute-Savoie depuis 2011, membre du groupe d'Union du Centre et des Indépendants. Maire de Saint Julien et vice-président de la communauté de commune en charge des transports depuis mars 2014. Mylène est issue du secteur rural du canton, je suis issu du secteur urbain.

A nous deux, nous souhaitons en représenter toute sa diversité. Nous habitons dans le canton. Nous y travaillons. Nous y sommes confrontés aux réalités des élus locaux de terrain. Nous sommes tous deux issus du secteur privé.

Nous plaçons notre candidature à votre service. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez prendre contact avec nous dès aujourd'hui (Haute-Savoie@portevoix.fr). Vous pouvez compter sur notre détermination.

11/11/2014

Discours du 11 novembre 2014 à Saint-Julien-en-Genevois

 En 1911 il y avait 1400 habitants à St Julien dont environ 700 hommes. Parmi ces derniers environ 300 était en âge de partir au combat, « la fleur au fusil » comme dit l’expression.

 A chaque fois que je passe devant ce monument au mort, je suis frappé par cette liste de 47 St Juliennois, 13 habitants de Cervonnex et 26 habitants de Thairy qui n’en revinrent jamais et donnèrent leur vie pour la France. St Julien comme les 36 000 autres communes fut frappé dans sa chair par les combats. Lorsqu’une guerre frappe aussi profondément un peuple, cela signifie que nul n’est épargné : chacun avait forcément un parent, un ami ou un voisin mort au combat.

Après la guerre, les associations d’anciens combattants exigèrent que des monuments aux morts soient érigés dans toutes les communes du pays. Ces monuments furent dressés à la mémoire et à la gloire des combattants morts au combat. Mais surtout en souvenir des horreurs de la guerre pour que celle là soit la « der des der » !

 Ces monuments aux morts érigés dans toutes les communes de France doivent nous rappeler sans cesse la vertu du patriotisme, l'amour des siens, mais aussi l’absurdité du nationalisme, la haine des autres qui conduit à la guerre. C’est un rappel à l’ordre quotidien alors que l’Europe connait depuis 70 ans la plus longue période de paix de son histoire. Serons-nous à la hauteur de cette exigence des combattants ? Serons-nous capables de poursuivre l’œuvre des pères fondateurs de l’Europe et donner à ce continent son premier siècle de paix ?

D’ici là, rendons hommages à ces St Juliennois morts pour la France :

Maurice Allégret Bourdon

Francisque Athenon

Joseph Athenon

Louis Athenon

Fernand Bachet

François Boissier

Jean-Marie Boutheon

Marie Louis Carteron

Léon Daniel

Félix Derobert

Maurice Duchosal

Basil Alfred Duparc

Joanny Effrançais

Maurice Fillion-Robin

Marcel Flotard

Alexandre Fournier

Joseph Gaillard

François Godet

André Henri

Joseph Joulia

Paul De Launay

François Lugaz

Georges Madala

François Encrenaz

Félix Miazza

Charles Moret

Louis Armand Oberson

Jean Odonne

Eugène Ottavy

Paul Ottavy

Hippolyte Pissard

Joseph Rambosson

Marcel Rambosson

Jules Raphoz

Claude Rivet

Emile Robadin

Eloy Robadin

Célestin Sarazin

François Sarazin

Ernest Sauthier

Eugène Thibault

François Thévenet

Henri Alfred Vincent

Pierre Marius Vincent

Louis Henri Vincent

Marc Vincent

Jean Wolfhogel

 

A la mémoire des enfants de Thairy

Gustave Coex

Charles Blanc

Emile Blanc

Adoplhe Boymond

Jean Baptiste Boymond

Gustave Boymond

André Boymond

Charles Brun

Emile Verdan

Eugène Verdan

Emile Guilland

Alexis Chamay

Léon Charrat

Marcel Guilland

Victore Mouche

Joseph Piotton

Henri Vuagnat

Albert Dulac

Jean Boymond

Emile Boymond

André brun

Robert Chypre

Henri Cusin

Louis Vuagnat

Antoine Mottaz

Fernand Coex

 

A la mémoire des enfants du village de Cervonnex

Eugène Bouchet

Juste Bouchet

Cyrille Dubouloz

Etienne Henry

Achille Hennequin

Joseph Hauffman

François Mivel

Jean Mivelle

Jules Mivelle

Emile Perroton

Leon Picot

André Tagand

François Penard

 

Merci de votre attention.

 

30/10/2014

La géothermie : une chance pour le Genevois

Lors de l'élaboration du Schéma de Cohérence Territoriale du Genevois, nous avions conduit des études sur le potentiel énergétique dans le canton de St Julien. Il était alors clairement apparu que nous avions la chance de bénéficier d'un potentiel d'énergie géothermique équivalent à celui d'un barrage hydroélectrique.

La géothermie consiste à tirer parti de la chaleur des sols pour générer de l'énergie pour le chauffage et de la cogénération d'électricité. La géothermie existe déjà souvent dans de nombreuses constructions : comme à la MIEFF à St Julien. Cette note a pour objet la géothermie profonde qui permet d'aller chercher des températures plus élevées à des profondeurs plus importantes.

La question de l'énergie est au cœur de toute société. On ne soulignera jamais assez la pertinence du fameux slogan : "l'énergie est notre avenir, économisons la". L'énergie la plus propre et la moins chère est avant tout celle qu'on ne consomme pas. Mais cela ne peut suffire. Les habitants ont besoin d'énergie pour se déplacer, se chauffer, s'éclairer et pour leur travail.

Une énergie abordable est indispensable à une économie performante et compétitive nécessaire pour créer les 3 millions d'emplois qui manquent en France.

L'énergie abordable est déjà et sera de plus en plus une question sociale. Les ménages le plus modestes ont souvent une voiture et un logement, mais arrivent de moins en moins à payer les factures d'énergie. La précarité sociale est déjà et sera de plus en plus une précarité énergétique.

Mais surtout, nous avons l'obligation morale vis à vis des générations futures d'avoir des énergies plus durables que le nucléaire et les énergies fossiles.

Très peu de territoires dans le monde ont la chance de pouvoir bénéficier d'une énergie géothermique. Parmi ces rares territoires, beaucoup sont situés dans des pays chaud qui n'ont pas besoin d'énergie de chauffage. Nous bénéficions de cette double opportunité d'avoir un potentiel géothermique et d'avoir des températures hivernales qui nécessitent de chauffer.

Une enquête publique est en cours dans tout le Genevois. Le dossier est consultable en ligne depuis le mois de septembre. Il est à disposition de tous les citoyens dans les mairies concernées. Il ne s'agit pour l'instant que d'un permis de recherche. Si les recherches sont autorisées et confirmaient le potentiel, il devrait y avoir une étude d'impact soumis à une nouvelle enquête publique pour ouvrir la possibilité d'engager une exploitation qui serait soumise à la législation et aux contrôles en vigueur.

J'entends les critiques sur l'absence de communication et d'information. Il me semble pourtant que, pour une fois, coté transparence, le Genevois français peu se satisfaire d'avoir fait mieux qu'en pays de démocratie directe : les dossiers sont publics, en ligne, consultables dans les mairies et l'enquête publique ouverte aux commentaires de tous les habitants - les Genevois eux, n'ont à ce stade pas eu leur mot à dire. Les journalistes ont déjà commencer à informer. Le travail doit se poursuivre. L'entreprise aurait pu plus informer, mais à ce stade il ne s'agit que d'un permis de recherche et pas d'un permis d'exploitation. Pour ma part, j'estime qu'il ne revient pas aux communes d'informer : ce n'est ni notre expertise, ni nos responsabilités et une information émanant des communes serait forcément partielle et partiale. Les citoyens, pour rester libre et responsables, doivent s'informer directement aux travers de leurs médias et via l'enquête publique. Je salue l'excellente initiative de l'une des deux minorités municipales qui organise ce soir une réunion publique d'information à 20h30 à la Salle du Savoie dans les locaux mis à disposition par la commune et avec la participation du Président de la Communauté de Communes, Pierre-Jean Crastes.

Quels sont les avantages pour les habitants de la géothermie :

1) la possibilité pour plusieurs milliers d'habitants de bénéficier d'une énergie de chauffage moins chère, car l'exploitant aurait l'obligation physique de la vendre dans un rayon très proche, ce qui lui imposerait de la vendre moins chère.

2) la possibilité de bénéficier d'une source de production d'énergie locale ce qui réduit notre dépendance aux réseaux de haute tension. Rappelons que la moitié des coûts de l'électricité sont des coûts de transport et de distribution.

3) la satisfaction de contribuer de manière majeure à la réduction des déchets nucléaires et des émissions de CO2. La géothermie dans notre canton, contribuerait beaucoup plus à l'amélioration du climat que si nous changions tous toutes nos habitudes quotidiennes.

Alors bien sûr il faut rester vigilant sur les risques. Il faut les identifier et les maitriser. Il faut veiller à s'assurer que les retombées locales sont à la mesure de l'engagement des habitants. Si les recherches s'avéraient concluantes il faudrait consulter de près les dossiers d'enquête publique en cas de demande d'un permis d'exploitation.

A ce stade, s'agissant d'un permis de recherche, la question qui nous est posée à ce stade, en tant que citoyens, est de savoir si nous souhaitons en savoir plus sur ce potentiel de production d'une énergie locale, moins chère et durable.

A titre personnel, je souhaite en savoir plus, c'est la raison pour laquelle je suis favorable à ce que ces recherches soient entreprises !

 

08/10/2014

3km/h entre Saint-Julien et Perly

Depuis la rentrée, des embouteillages monstres encombrent Saint-Julien tous les matins aux heures de pointes. Il faut 25 minutes pour parcourir les 2km qui séparent le centre de Saint-Julien à la sortie de Perly.

Ces embouteillages monstres ont pour effet de doubler le temps de parcours domicile-travail des actifs qui vont chaque matin contribuer à l'économie genevoise. Des trajets qui de nuit prennent 15 minutes, qui habituellement prenait 35 minutes aux heures de pointe, prennent désormais fréquemment 1h10 ou 1h15 ! Bloqués dans les cars scolaires, des centaines d'élèves arrivent fréquemment 20 à 25 minutes en retard en cours. La ligne D accumule les retard extrêmement coûteux pour les finances cantonales. La file de voiture remonte tout Saint-Julien et bouche jusqu'aux entrées de la commune bloquant l'accès aux actifs de Saint-Julien. Le trafic se reporte sur les axes secondaires.

A la sortie de Perly, les voies publiques sont au contraire désertes.

Cet embouteillage monstre est du aux travaux en cours sur la route de Certoux. Ces travaux ont réduit de moitié les voiries disponibles qui relient les actifs genevois résidant dans le secteur de Saint-Julien à leur lieu de travail.

Les services du canton travaillent à améliorer la situation. Nous leur avons fait hier la proposition de mettre en place un alternat qui permette un flux Saint-Julien => Genève aux heures de du matin sur la route de Certoux. Nous espérons que cette solution sera mise en œuvre le plus rapidement possible dans l'intérêt des usagers (mais aussi de l'économie genevoise et des finances cantonales).

Plus fondamentalement, cela illustre que la mobilité dans notre agglomération a atteint le point de rupture : les moindre travaux rende la situation inextricable, et nous devrons faire de nombreux travaux dans les années à venir. Le moindre accident aux heures de pointe bloque 200 000 personnes ! Les mardis et jeudis sont encore plus catastrophiques !

Comment en sommes nous arrivés là : par une déficience de l'aménagement de notre agglomération. En attirant 15 000 personnes par an à coup de privilèges fiscaux dans l'agglomération mais en ne construisant que 1500 logements par an à proximité des lieux d'emploi dans le canton, nous avons collectivement obligé des dizaines de milliers de personnes à s'installer loin de leur lieu de travail et à les obliger à se déplacer en voiture alors que la voirie publique ne peut accueillir autant de véhicules supplémentaires.

Il faudra d'abord corriger ce problème à la base. Si Genève veut poursuivre sa croissance économique, elle devra soit accélérer son urbanisation soit renoncer à sa mobilité et donc à son économie. Seul l'aménagement pertinent de notre agglomération pourra permettre d'éviter que la situation ne s'aggrave.

Pour corriger les errements du passé, il faudra qu'en moyenne, nous consommions moins d'espaces publics de voirie dans nos déplacements aux heures de pointe. Un déplacement en voiture consomme environ 10m2 d'espace de voirie. Un déplacement en covoiturage en consomme deux fois moins. Un déplacement en bus ou à pied ou à vélo consomme à peine 1m2 d'espace public. Pour que chacun puisse se déplacer, y compris ceux d'entre nous qui sont obligés de prendre la voiture, il faudra qu'une proportion plus importante d'entre nous utilise les transports en commun, le covoiturage, le vélo et la mobilité douce pour se déplacer.

Nous développons de manière considérable les transports en commun. Il y a 8 ans, il n'y avait que trois lignes de bus dans le canton de Saint Julien : la 11 entre Annemasse et Saint-Julien, la 72 et une ligne D avec peu de fréquences. Depuis 8 ans ces lignes ont doublé leur fréquence. Il y a depuis la M qui relie Collonges,Saint-Julien et Beaumont et la 13 qui relie Saint-Julien à Frangy. Nous avons désormais un réseau de transport en commun. Les dépenses publiques sur les transports en commun ont été multipliées par 8 en 8 ans. Nous n'aurons pas les moyens de faire plus. Sur les transports franco-français, désormais seule l'augmentation de la fréquentation pourra permettre d'augmenter les cadences. A charge pour chacun d'entre nous de promouvoir dans nos entourages respectifs l'usage des transports publics. Pour développer les transports en commun transfrontaliers, il faudra que les collectivités françaises (25%) et le canton de Genève (75%) consacrent une infime partie de l'imposition à la source des frontaliers pour le développement de la mobilité transfrontalière.

Le covoiturage est aussi une solution. Il suffit qu'un automobiliste sur 10 covoiture pour que nous retrouvions tous une bien meilleure mobilité. Déjà 5% des actifs de la Communauté de Communes du Genevois sont inscrits sur la plateforme de covoiturage. Des progrès encourageant que nous suivons de près.

23/09/2014

Dimanche, je voterai pour les centristes Loïc Hervé et Christine Burki

Dimanche 28 septembre auront lieu en Haute-Savoie les élections sénatoriales. Un peu plus de 1900 grands électeurs désigneront 3 sénateurs au scrutin proportionnel. J'ai lu les documents électoraux de chacun, je connais la plupart des candidats, j'ai eu l'occasion d'écouter pendant une heure chacun les 5 principaux candidats.

Je voterai pour les centristes Loïc Hervé et Christine Burki.

Bien sûr parce que nous partageons des valeurs communes sur la place de l'être humain dans la société, sur l'équilibre à retrouver et maintenir entre l'action sociale et le développement économique. Nous partageons la conviction qu'un pays doit s'organiser à l'échelle de ses territoires. Nous partageons la conviction que la construction Européenne est source d'efficacité pour défendre nos valeurs. Ce n'est pas un hasard si cette liste a choisi pour nom "la force des convictions" !

Et pourtant, ma décision va bien au delà de ces convictions communes. L'élection sénatoriale consiste à élire des parlementaires qui vont contribuer à décider des politiques publiques. La France a devant elle des enjeux majeurs pour préserver son futur : rétablir les équilibres budgétaires pour mettre un terme à une fuite en avant de 40 ans, rétablir les équilibres sociaux pour que notre protection sociale soit durable, rétablir la balance commerciale pour importer des emplois ! La plupart des autres candidats ont malheureusement fait une campagne de lobbyiste des élus locaux, plaçant le statut de l'élu et l'avenir des communes avant l'enjeu de l'avenir du pays ! Pour mettre un terme aux corporatismes en tout genre qui minent la France (pilotes d'Air France, marins de la SNCM, enseignants, cheminots..) les élus locaux seraient sages d'être exemplaires et de rappeler par l'exemple que personne ne tire son épingle d'un pays en faillite. C'est parce que la sauvegarde du pays me semble prioritaire que je voterai pour Loïc Hervé et Christine Burki.

Je voterai pour Loïc Hervé et Christine Burki parce que je pense qu'il est souhaitable que la représentation sénatoriale de la Haute-Savoie puisse être diverse : qu'elle compte une femme, et une élue du Genevois de surcroit ! Non pas pour défendre des intérêts ou représenter, mais simplement pour que forte de son expérience personnelle, elle puisse contribuer à élaborer des lois plus pertinentes pour les habitants.

12/09/2014

La caisse unique suisse.. et la sécu française

Fin septembre, les citoyens suisses se prononceront sur une initiative visant à créer une caisse unique d'assurance maladie en lieu et place des multiples sociétés d'assurances qui se partagent le marché de l'assurance obligatoire.

A titre personnel, mon avis penche du côté de la caisse unique, mais sans y voir une solution miracle contre la hausse continue des coûts de la santé qui sont surtout liés au vieillissement plutôt qu'au mode de gestion.

Certains électeurs binationaux s'interrogent sur le risque de tomber dans les dérives de la sécurité sociale française dont les déficits chroniques montrent que ce n'est plus un système social mais une simple fuite en avant sur le dos des générations futures. Il faut aux Français une sacré dose d'immoralité et d'irresponsabilité pour demander aux générations suivantes de payer même le paracétamol des baby-boomers !

La caisse unique suisse conservera les avantages majeurs du système de santé suisse comparé au système de santé français.

D'abord la responsabilisation. Dans le système suisse, chaque patient est responsabilisé au travers des franchises. Franchises annuelles de 300 à 2500 francs et franchises proportionnelles (10% des frais de santé jusqu'à 10 000 francs). En France, les patients ne voient pratiquement plus rien du coût de leur santé. Les malades graves sont pris en charge à 100% quelques soit le montant. Pour le reste, pas de franchise. Seulement des reste à charge qui pour 60% des habitants sont pris en charge par des mutuelles. Le plus souvent, il n'y a aucune transaction financière car tout passe par voie électronique. Le système français, conçu avec l'intention louable de permettre aux plus démunis de se soigner, a pour effet de cacher les coûts aux patients. Ce qui n'a pas de coût n'a pas de valeur. C'est à une déresponsabilisation générale à laquelle on assiste. Pourtant ces coûts se traduisent en hausse de charges et en déficit qui tôt ou tard pénaliserons un peu plus la compétitivité du pays, l'emploi et donc le système social.

La votation sur la caisse unique ne modifie rien sur les franchises.

Le coût est visible et douloureux pour chaque citoyen suisse. En France, le coût exorbitant de l'assurance maladie est caché au milieu des dizaines de lignes d'une fiche de paie. En plus, comme il est à la charge de l'employeur, les rares personnes qui le lisent méconnaissent le fait que cela impacte le coût de son travail et son pouvoir d'achat. Dans les faits, on parle de 13,5% de la rémunération brut. Un chiffre exorbitant.... mais qui passe comme une lettre à la poste comme si personne ne le payait. En Suisse, chacun mesure le coût de la santé. Chacun y veille.

Enfin, le système suisse interdit les déficits. Ils se traduisent immédiatement par des hausses des primes... alors qu'en France les dérives des coûts de la santé sont remis sur le dos des générations futures !?!

Alors caisse unique ? ou concurrence entre assureurs privés ? D'un côté on économise la rémunération des actionnaires, les frais de commercialisation, la multiplication des systèmes de gestion, le lobbying et la chasse aux bons risques qui n'apporte aucune valeur ajoutée. De l'autre on bénéficie de l'effet bénéfique de la concurrence sur l'efficacité de la gestion. Personnellement, je penche plutôt du côté de la caisse unique.

Cependant, caisse unique ou pas. Le fond du problème des coûts de l'assurance maladie dans les pays développés c'est surtout le vieillissement de la population (et notre rapport à la mort et à la surenchère médicale). Au risque de sembler provocateur, l'immigration de masse semble être la seule solution durable pour limiter partiellement le vieillissement de la population et contenir les coûts de l'assurance maladie !

10/09/2014

Grand Genève ou Petit Genève : une capitale régionale face à ses responsabilités

Il y a une dizaine d'année, Berne a fait le diagnostic que la paralysie généralisée de la mobilité dans les agglomérations suisses était une épée de Damoclès sur l'économie suisse. Elle lance des projets d'agglomération pour apporter des financements fédéraux aux infrastructures de mobilité.

Pour y prétendre, Genève doit travailler à l'échelle de l'agglomération réelle, c'est à dire avec ses partenaires vaudois et français. Coté Français les élus acceptent d'y participer à condition que Genève construise sa part des logements de l'agglomération.

Le travail commence. Le projet d'Agglomération Franco Valdo Genevois reçoit un prix d'urbanisme européen. Berne subventionne le projet d'agglomération au taux maximal de 40%. C'est ainsi que le tram de Bernex obtient des subventions fédérales.

Pourtant les années passent et les logements n'arrivent toujours pas. Genève ne tient pas ses engagements. Ultime vexation pour les partenaires français, l'année même de l'inauguration du tram de Bernex financé à hauteur de 40% grâce au projet d'agglomération, le canton ne construit que 1018 logements : un record depuis la seconde guerre mondiale !?!

Berne lance un second projet d'agglomération. Sans illusion sur la capacité de Genève à tenir ses engagements sur la construction de logements, les partenaires français posent comme condition à leur participation que Genève assume sa part des charges publiques générées par les habitants chassés du canton par la pénurie de logements. Il est décidé de mettre en place une contribution genevoise limitée dans le temps, dont l'affectation est codécidée, d'un montant anecdotique de 24 millions à comparer aux 1037 millions de recettes fiscales perçues par Genève sur l'économie transfrontalière ! En contrepartie, les partenaires français s'engagent à mobiliser la quasi totalité de leur capacité de financement aux projets liés à l'agglomération.

Chaque projet doit être validé par le Grand Conseil. Le premier projet, sur les P+R passe mais échoue en votation. Depuis, silence radio de la part des autorités genevoises. Pourtant une simple rétrocession des recettes fiscales des fraudeurs genevois installés en France comblerait largement se manque de financement ! Pour Genève l'effet levier est colossal, en reversant 24 de ses 1037 millions de recettes fiscales transfrontalières, Genève s'assure de mobiliser près d'un milliard sur les projets d'intérêt commun.

Dans quelques semaines, Berne va demander aux collectivités françaises de confirmer leur engagement sur la réalisation des projets de mobilité prévues par le projet d'agglomération. Coté français, nous attendons l'engagement des autorités cantonales sur leur contribution au financement de ces projets. Sans cofinancement Genevois, le financement n'est plus bouclé. Nous ne pouvons plus nous engager. Berne est abasourdi par ce rebondissement sur un projet d'agglomération qui semblait pourtant bien ficelé !

Genève est maintenant à la croisée des chemins :

- d'un coté le Grand Genève qui permettra au canton de poursuivre son développement économique en réglant ses problèmes de mobilité : trams, gares, couloirs de bus, P+R... Cela impliquera pour les collectivités françaises de mobiliser la quasi totalité de leurs moyens à l'aménagement de l'agglomération. Pour Genève, cela implique de partager la création de valeur générée par cette agglomération et d'assumer ses responsabilités de ville centre.

- de l'autre le Petit Genève. Sans coopération transfrontalière, il ne peut pas y avoir de solution à nos problèmes de mobilité. La paralysie généralisée des transports se transformera en décroissance : on ne travaille pas et on ne commerce pas dans une agglomération où l'on ne circule pas !

Coté Français, les collectivités sont prêtes. Pour préserver les cofinancements fédéraux, Genève n'a plus que quelques semaines pour répondre.

Sans projet d'agglomération, les collectivités françaises réorienterons leur capacité de financement sur les projets strictement communaux et attendront le jour où le canton, ses autorités et son peuple souverain souhaitera travailler ensemble à l'amélioration de notre qualité de vie commune... et tenir les engagements pris !

(J'interviendrai sur ce sujet à l'occasion d'une conférence à l'Institut National Genevois, mercredi 17 septembre à 18h30, au 1 promenade du pin)

31/08/2014

Sénatoriales : Elire des parlementaires plutôt que des syndicalistes d'élus locaux

En Haute-Savoie comme dans la moitié des départements de France, les grands électeurs éliront leurs sénateurs le dimanche 28 septembre prochain. Une élection déterminante pour une France qui a besoin de se reprendre rapidement.

Le Sénat est l'une des deux chambres législatives qui élaborent les lois : âge de la retraite, droit social, budget de la France, droit fiscal. Les sénateurs seront responsables de l'avenir du pays. Les principales questions qui se poseront à eux dans les prochaines années sera de rétablir les conditions qui vont permettre de supprimer le déficit commercial et le déficit budgétaire de la France. Comment créer des emplois ? Ils devront s'assurer que notre système de protection sociale ne soit plus une simple fuite en avant sur le dos des générations futures mais bien un système durable et donc financièrement équilibré.

Que proposent les candidats sur l'amélioration de l'efficacité de notre système de protection sociale ? Pour assurer la retraite des Français, les futurs sénateurs devront inévitablement se prononcer sur le report de l'âge de la retraite, la réduction des retraites ou l'augmentation des cotisations ? Quelles priorités établissent-ils ? Comment responsabiliser les assurés et les professionnels sur la maitrise des dépenses maladies ? L'assurance maladie doit elle assurer l'ordinaire ou l'exceptionnel ?

Sur les déficits publics, les futurs sénateurs devront inévitablement se prononcer sur des réductions de la dépense publique : quels services publics doivent être réduits selon eux ? Comment gagner de l'efficacité de la dépense publique ? Comment l'Europe peut nous y aider notamment en matière de défense ou d'affaires étrangères ?

Nos entreprises devront devenir au moins aussi compétitives que les entreprises des autres pays européens ? Comment les futurs sénateurs vont-ils créer un cadre législatif qui contribue à la compétitivité des entreprises ? Comment s'assurer que les employeurs qui le souhaitent puissent recruter facilement ? Comment orienter les formations vers les secteurs en tension ?

A ce jour, en tant que Grand Electeur, je n'ai pas encore reçu de propositions significatives sur ces questions. Les documents des candidats parlent au contraire beaucoup du statut de l'élu, de l'avenir des communes, des rythmes scolaires et de la réforme territoriale. Même la question de l'inflation réglementaire n'est abordée que sous l'angle des collectivités territoriales comme si elle ne se posait pas à l'ensemble du pays. Sont-ils candidats à une élection professionnelle des élus locaux ou sont ils candidats à devenir des parlementaires nationaux ?

Pour nous autres élus locaux, ces documents sont insultants : alors que la France sombre, que le chômage de masse frappe les Français, ces propositions renvoient l'image d'élus locaux qui ne seraient préoccupés que par leur nombril. Pourtant l'avenir des territoires est indissociable de l'avenir du pays.

J'espère qu'avant le 28 septembre, nous aurons des propositions plus significatives au service de la France plutôt que de ses seuls élus locaux. Dans le cas contraire, il serait grand temps de reléguer le sénat à la hauteur des propositions des candidats : à un rôle de représentation catégorielle des élus locaux plutôt que de parlement en charge de l'élaboration des lois et du contrôle du gouvernement.

 

27/08/2014

Invitez dans votre voiture l'automobiliste qui vous bouche la route

Le covoiturage est en plein essor dans notre région. Petit à petit, de plus en plus d'habitants découvrent les vertus du covoiturage en particulier la réduction des frais de déplacement, d'entretien et de stationnement de -50% à -66% ! Chaque mois, les places de village se transforment de fait en parking de covoiturage. Le nombre d'utilisateurs de la plateforme de covoiturage du Conseil Général de Haute-Savoie augmente chaque mois. Il y a déjà 500 covoitureurs inscrits sur le territoire de la Communauté de Communes du Genevois.

Le covoiturage est financièrement très attractif pour les covoitureurs. Il est aussi très attractif pour les budgets publics puisqu'il coûte à peu près rien à la collectivité.

Le covoiturage est particulièrement adapté aux territoires où l'habitat est encore trop diffus pour permettre un développement des transports en commun budgétairement soutenable. C'est le cas de nombreuses communes du Genevois français.

Le covoiturage est aussi particulièrement adapté pour les personnes qui parcourent chaque jour de longues distances : la proportion de covoitureurs augmente fortement au delà de 30km de distance entre le domicile et le travail. C'est le cas de l'agglomération du Grand Genève où la pénurie de logement contraints chaque année des milliers d'habitants à aller se loger toujours plus loin de leur lieu de travail.

A ce jour, il y a encore peu de covoitureurs. On compte deux passager dans seulement 1 voiture sur 10 environ. Il suffirait que seulement 10% des automobilistes supplémentaires covoiturent pour que nous circulions tous, tous les jours, aussi facilement que les mercredi.

C'est la raison pour laquelle, la Communauté de Communes du Genevois lancera dès la semaine prochaine une grande campagne d'information et de sensibilisation sur le covoiturage : banderoles, dépliants d'information, affiches.

En vous inscrivant maintenant sur cette plateforme de covoiturage, vous invitez dans votre voiture l'automobiliste qui est chaque jour devant vous et qui vous bouche la route tous les matins. Emmenez le à votre destination commune et vous circulerez tous les deux beaucoup mieux, beaucoup moins cher !

 

PS : Le mardi 16 septembre de 7h00 à 9h00 nous conduirons une action de promotion du covoiturage auprès des pendulaires de la Communauté de Communes du Genevois. Si vous souhaitez participer à cette opération, contactez-moi.