15/01/2013

Où vivent les nouveaux électeurs genevois ?

L'exode massif des Genevois dans le Genevois français est comme tous les phénomènes démographiques : aussi lent et puissant qu'une lame de fond. Le problème de ces lames de fond c'est qu'ils sont souvent aussi peu visibles à l'oeil nu que le changement climatique. Il faut pourtant les rendre visible pour inciter les décideurs à les prendre en compte à temps.

C'est en regardant les évolutions depuis 10 ans qu'on comprend mieux l'ampleur du phénomène.Où vivent les nouveaux électeurs genevois.jpg Entre 2002 et 2012 il y a eu 24583 électeurs supplémentaires dans le canton de Genève dont 10675 électeurs supplémentaires parmi les Genevois de l'étranger.

Le camembert de cette note (cliquer dessus) montrent dans quels bureaux de votes s'est fait la croissance du corp électoral genevois : 43% des électeurs supplémentaires sont des "Suisses de l'étranger" si tant est que le terme soit réellement pertinent pour des Genevois résidant dans le Genevois français. Il y a deux fois plus de Genevois de l'étranger aujourd'hui qu'il y en avait il y a 10 ans. Ils représentent 8% des électeurs du canton officiellement auxquels il faut ajouter environ autant d'électeurs résident officieusement en France.

Deuxième bureau de vote en plus forte croissance Vernier ne compte que 1987 électeurs supplémentaires entre 2002 et 2012 : 5 fois moins que les Genevois de l'étranger.

Chêne-Bougeries qui s'oppose avec tant d'ardeur à la construction de logements ferait bien de s'inquiéter : le nombre de Genevois n'y a progressé que d'un peu plus de 3% en plus de 10 ans. Grâce notamment aux naturalisations. La décroissance chère au Conseiller Administratif de Chêne-Bougeries, Jean Michel Karr est manifestement une politique en vigueur depuis 10 ans à Chêne-Bougeries.

Dans trois communes, et non des moindres, le nombre de Genevois a baissé depuis 10 ans : Céligny (-18), Cologny (-40) et la ville de Genève (-1179).

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14/01/2013

Initiative populaire contre les rémunérations abusives : la Suisse pionnière mondiale

La démocratie directe helvétique est souvent surprenante d'archaïsme ET de modernité. L'un des derniers pays au monde a avoir voté l'adhésion à l'ONU, décidé du droit de vote des femmes. Certains cantons ont voté le maintien de l'agression fiscale que sont les forfaits fiscaux d'autres les ont supprimé à l'initiative des habitants.  A l'opposé, la Suisse est aussi le premier pays au monde a avoir voté le PACS au suffrage universel suivi par de nombreux autres pays plus tard. Le premier pays a avoir élu un écologiste dans un parlement en 1979, suivi par de très nombreux autres pays depuis.

La Suisse va sans doute se distinguer dans les prochaines semaines par une initiative populaire qui sera sans doute une autre première mondiale destinée à être suivie largement : une initiative "contre les rémunérations abusives".

A vrai dire le texte est beaucoup plus raisonnable que le nom de l'initiative pourrait le faire penser. Il ne vise pas à réguler la rémunération des dirigeants mais simplement à s'assurer que la rémunération des dirigeants est contrôlée et décidée par leur patron que sont les assemblées générales. C'est bien la moindre des choses. Ce qui est inadmissible c'est que les rémunérations des dirigeants soient décidés par les administrateurs le plus souvent choisi par ces mêmes dirigeants dans un "je-te-tiens, tu me tiens" qui conduit aux pires dérives. Des dérives de rémunération qui détruisent de la valeur pour l'économie. Le plus révoltant c'est que les avis des assemblées générales sur la rémunération des dirigeants ne soient que consultatif.

Rien n'interdira les assemblées générales de rémunérer grassement leurs dirigeants les plus compétents. Mais elles le feront en connaissance de cause et vraisemblablement sur la base de résultat à long terme.

Une initiative beaucoup plus constructive que la mesure symbolique de taxation à 75% qui ne concernent que 1500 contribuables. Un symbole qui trompe les électeurs socialistes tant il est innefficace, mais qui réussit seulement à faire fuire les investisseurs dont la France a besoin.

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09/12/2012

Réduire sa facture de "roaming" dans le Genevois français

Les habitants du Genevois français se retrouvent avec des factures de roaming qui relèvent plus du racket industriel que des relations commerciales saines.

Dans notre agglomération binationale, il serait judicieux que les opérateurs aient le droit de couvrir la zone frontalière dans un rayon de 10km à 20km au delà de la frontière afin que chacun puisse utiliser son réseau national en continue durant une journée habituelle. D'après les informations que m'ont donné les opérateurs français, les opérateurs suisses ont des antennes aux limites de la frontières mais eux mêmes sont limités à la stricte couverture du territoire nationale par l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Une aberration qui trouve son comble entre Lausanne et le Chablais. Le lac ayant un effet de réverbération des réseaux, il se trouve qu'on capte mieux les réseaux français à Lausanne que dans le Chablais. Les opérateurs suisses devraient avoir le droit d'implanter des antennes dans le Chablais pour couvrir Lausanne et les opérateurs français au dessus de Lausanne pour couvrir le Chablais. Mais voilà, il y a encore pas mal de boulot pour adapter les législations nationales aux particularismes frontaliers.

L'un des effets pervers de la situation actuelle qui peut déjà être corrigé c'est le roaming à domicile. La faiblesse des signaux dans la zone frontalière fait que pas mal d'habitants ne captent pas leur opérateur national à domicile : soit ils n'ont pas de réseau, soit ils captent un opérateur suisse et se retrouvent avec des factures de roaming astronomiques.

SFR propose une solution d'amplification du signal à raccorder à un routeur ADSL. Il s'agit d'un boitier dit Femto sur lequel peuvent se raccorder jusqu'à 10 téléphone mobiles. Cette solution est gratuite pour les abonnés SFR.

http://www.sfr.fr/preferer-sfr/reseau/femto/

Orange propose une offre similaire mais pour l'instant réservée aux entreprises et qui est payante (49 euros d'installation et un peu plus de 8 euros mensuels d'abonnement.

http://www.orange-business.com/fr/entreprise/mobilite/res...

Je n'ai pas connaissance d'offres équivalentes chez les autres opérateurs. Ces boitiers seraient encore plus intéressants pour réduire les factures de roaming s'ils pouvaient être raccordés à un routeur ADSL de l'autre côté de la frontière, sur son lieu de travail par exemple (je ne vois pas de raisons pour lesquelles cela ne serait pas possible).

Bonnes économies de roaming.

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01/12/2012

Devenez Conseiller(ère) Municipal(e) !

Dans un peu plus d'un an auront lieu en France les élections municipales. Ce sont les conseillers municipaux qui de manière indirecte décident de l'urbanisme, de la circulation, de l'accueil de la petite enfance, de la construction de logements aidés, de la construction d'écoles. Ce sont aussi les conseillers municipaux qui au travers de la communauté de communes décident du développement des transports en commun par exemple.

Dans le Genevois français, la population change rapidement : des milliers de nouveaux habitants arrivent chaque année, des milliers d'autres en repartent pour des raisons professionnelles, familiales ou tout simplement parce qu'ils n'ont plus les moyens de vivre ici, le renouvellement naturel fait aussi son oeuvre. A Saint-Julien-en-Genevois, près de la moitié des habitants d'aujourd'hui n'habitaient pas la commune il y a 6 ans. Les équipes municipales doivent, elles aussi, se renouveller : elles le font une fois tous les 6 ans lors des élections municipales.

Un électeur français sur 75 est conseiller municipal. Si vous lisez ce blog aujourd'hui c'est que les questions liées à la vie publique vous intéressent. Vous avez aussi des avis sur l'évolution du Genevois français et sur le Grand Genève. Si en plus vous habitez une commune du Genevois français et que vous êtes Français ou ressortissant d'un état de l'Union Européenne, alors vous réunissez toutes les qualités nécessaires pour devenir conseiller municipal.

Nos conseils municipaux ont besoin de plus de diversité entre anciens habitants et nouveaux arrivants. Pour prendre des décisions d'urbanisme plus pertinentes, il faudra un meilleur équilibre entre propriétaires fonciers et simples habitants. La loi va obliger à la parité dans pratiquement tous les conseils municipaux du Genevois français : le nombre de conseillères municipales devra doubler ! Pour être plus représentatifs, les conseils municipaux vont devoir largement s'ouvrir aux moins de 40 ans qui représentent la majorité des habitants mais une toute petite minorité des élus communaux. Il faudra plus d'actifs, de jeunes parents, de français de la seconde génération, de binationaux franco-suisses aujourd'hui trop peu représentés.

Etre conseiller municipal est un engagement bénévole d'environ 3 soirées par mois : un conseil municipal et deux commissions. Dans chaque commune, les équipes vont commencer à se constituer dans les prochains mois. Les têtes de liste vont être à la recherche de bons candidats comme vous. Ce n'est pas toujours facile de composer une équipe ouverte, large, représentative de la commune : on a tendance à regarder d'abord autour de soi les personnes que l'on connait. Les bonnes volontés spontanées sont rares.

Pour vous engager plusieurs possibilités : la première chose à faire c'est d'aller assister à quelques conseils municipaux et quelques conseils communautaires. Ce sont des séances ouvertes au public. Appelez votre mairie pour connaitre les prochaines dates. Cela vous permettra de comprendre le fonctionnement d'un conseil municipal et de rencontrer les futures têtes de liste. Parlez autour de vous des enjeux de la commune pour recueillir aussi le point de vue des autres. Formalisez ce qui vous semblent être les principaux enjeux de la commune. Renseignez vous sur les têtes de listes pressenties dans votre commune. Faites connaissance et exposez vos idées sur la commune. Proposez votre candidature aux têtes de liste avec lesquelles vous partagez des idées communes.

Votre commune et les têtes de listes municipales ont besoin de vous. Je me tiens à votre disposition si vous souhaitez plus d'informations.

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30/11/2012

Des constructions, des constructions... mais toujours pas d'école à Saint-Julien-en-Genevois !

(vous trouverez ci-dessous la Tribune libre du groupe Mieux Vivre à Saint Julien qui sera publié dans la prochaine édition du bulletin municipal du mois de décembre).

Cette rentrée a été marquée par la création d'une classe à l'école maternelle François Buloz et l'officialisation d'une classe supplémentaire au Puy St. Martin. Cela a permis d'accueillir les 35 nouveaux enfants inscrits dans les écoles maternelles de notre commune, plus forte augmentation depuis les dix dernières années.

Au niveau des effectifs totaux des écoles publiques (maternelles + primaire), on assiste à une augmentation de 34 élèves soit désormais 922 enfants accueillis de la petite section jusqu'au CM2. Voilà des années que le Maire prétend que les effectifs sont stables dans les écoles. Les faits lui donnent aujourd’hui tort.

Reconnu par la municipalité lors d'une commission scolaire, les écoles publiques à St. Julien sont en saturation et ne peuvent plus ouvrir de nouvelles classes, sauf à déclasser des salles comme les bibliothèques ...

Les nouvelles constructions à venir sur notre commune sont de 50 logements d'ici la fin de l'année, 558 pour l'année 2013 (oui, vous avez bien lu ce chiffre astronomique) et déjà une prévision de 450 logements pur 2014-début 2015.

En prenant le taux actuel d'enfants par logement, cela représente un minimum de 30 enfants à accueillir lors de la prochaine rentrée scolaire.

N'ayant plus de salles de classes disponibles dans notre commune, la prochaine rentrée va donc voir :

--> le nombre d'enfants par classe augmenter, surtout pour les écoles élémentaires du fait d'un nombre plus important d'arrivée d'enfants de la maternelle vers le CP que de départ du CM2 vers le collège. Par exemple au Puy St. Martin il y aura environ 27.7 enfants par classe contre 24.5 actuellement

--> la création, au minimum, d'une classe à François Buloz ou l'on va devoir aménager un "préfabriqué" afin d'accueillir les enfants du nouveau quartier de Chabloux situé juste en face de l'école

Il faut au moins 3 ans pour concevoir, planifier et construire une école : la municipalité a déjà deux ans de retard. Après avoir déjà perdu deux ans sur la construction d'une nouvelle école dans notre commune, nous demandons à la municipalité de prendre ses responsabilités et de présenter rapidement une politique d’accueil des enfants dans les écoles municipales. En collaboration avec les directeurs d'école et les parents d'élèves, il faut d'urgence imaginer cette nouvelle école qui doit favoriser un développement harmonieux des élèves. Avec l’ouverture de cette nouvelle école, la municipalité ne pourra plus esquiver l’urgence d’une refonte de la carte scolaire et la nécessité de définir l’avenir de l’école de Thairy.

Projet passionnant et crucial pour l'avenir de nos enfants. Il est temps que la municipalité agisse !

Cédric Marx pour le groupe Mieux Vivre à Saint Julien

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02/11/2012

Pour une croissance urbaine maitrisée dans le Grand Genève : le cas de Jonzier-Epagny

Dans le cadre du projet d'agglomération Grand Genève, une étude vient d'être conduite pour préciser les impacts d'une croissance démographique sur la sociologie d'une commune rurale comme sur ses équilibres financiers.

L'étude a été conduite sur la commune de Jonzier Epagny. Une commune rurale de 730 habitants située sur le Mont Sion dans le canton de St Julien en Genevois. Les conclusions de l'études sont passionantes... et inquiétantes.

En l'absence de toute construction de logements, la population d'une commune baisse. C'est l'effet de ce que les démographes appellent la décohabitation des ménages : la proportion de veufs et de veuves augmente, de même que la proportion de célibataires et de divorcés. Si on supposait qu'aucun habitant n'arrivait dans la commune, il faudrait tout de même 1% de logements supplémentaires pour loger les habitants existants en raison de cette décohabitation. A titre de comparaison les +0,66% de logements par an construits dans le canton de Genève ne suffiraient même pas pour répondre à la décohabitation même en l'absence d'immigration massive.

Aujourd'hui nous observons une croissance démographique qui dépasse souvent les 2,5% dans les communes rurales. Le projet d'agglomération... et à vrai dire toutes les lois, réglements et consignes de part et d'autre de la frontière, visent au contraire à veiller à ce que les habitants supplémentaires soient principalement logés à proximité des réseaux de transport en commun c'est à dire dans les bourgs et ville où les transports en commun sont financièrement supportables pour les budgets publics. L'objectif affiché du projet d'agglomération est de limiter à 0,5% la croissance démographique dans les communes rurales. Cette étude montre qu'une telle limitation aussi drastique conduirait à des absurdités sociologiques en conduisant à un vieillissement trop important. Les écoles devraient fermer conduisant à une lente disparition de la vie de village. Une situation peu enviable que l'on observe dans de nombreuses communes genevoises dont les jeunes ménages sont contraints à l'exil.

A l'opposé une croissance de 2,5% conduit à un accroissement important de population. A un tel rythme, Jonzier Epagny passerait de 730 habitants à 1317 en 2030. Cet accroissement de population nécessiterait des équipements et des services publics nouveau : une classe supplémentaire, des activités culturelles et sportives pour les adolescents dont le nombre aurait doublé, et une partie des services que les rurbains qui s'installent considèrent comme nécessaire lorsqu'ils passent de la ville à la campagne. Au total, avec une telle croissance de la population, les charges communales augmentent plus vite que les recettes et conduisent la commune dans le mur financier. La compensation financière genevoise est loin de couvrir les charges publiques liées à une croissance démographique aussi vive.

La situation est plus tenable avec une croissance démographique de 1,5% par an qui permet à la fois un renouvellement sociologique et une maitrise de l'augmentation des charges communales.

Une étude passionante donc...  et extrêmement inquiétante pour la Haute-Savoie dont de nombreuses communes rurales ont des croissances démographiques de l'ordre de 6% par an. Des élus voient les recettes communales augmenter, mais n'ont pas toujours conscience des charges publiques qui arrivent aussi sûrement.

Au fait.... cela ressemble un peu à ce qu'on appelle depuis longtemps le "développement durable". Un développement certes, mais un développement maitrisé et gérable, qui du coup, peut perdurer.

Les effets sont bien sûr différents pour des bourgs ou des villes car apparaissent alors des économies d'échelle sur les charges publiques.

Une étude intéressante pour le Grand Genève dans son ensemble alors que s'ouvre le débat sur le taux de fiscalité unique pour les entreprises qui déterminera le rythme de la croissance démographique dans le Grand Genève. Pour l'instant le canton propose un taux unique pour les entreprises de 13%. Ce taux unique permettra d'augmenter les taux d'imposition des entreprises étrangères ce qui rendra la croissance démographique plus gérables pour les finances publiques. Il réduira les taux d'imposition des entreprises locales ce qui permettra plus de créations d'emplois locaux. Est-ce que 13% seront suffisant pour financer les équipements en infrastructure dont notre région a besoin ? Manifestement non, les conditions dégradées de mobilité nécessiterait des investissements massifs. Le projet de budget 2013 réduit au contraire ces investissements de 40%. Une réduction de la fiscalité à 13% conduirait à une perte de recettes fiscales de l'ordre de 450 millions de CHF ce qui réduitait à néant tous les investissements publiques rendus nécessaires par la croissance démographique de ces dernières années. 15% me semble un taux plus raisonnable... quitte à déplaire aux plus extrêmistes des sociétés de trading qui ne contribuent pas vraiment à l'économie locale.

Une étude intéressante aussi pour la France dans son ensemble. L'aménagement du territoire est un enjeu environnemental bien sûr mais aussi de compétitivité économique de compétitivité. Un aménagement du territoire trop éparpillé conduit à une augmentation gigantesque de certains coûts publics de réseaux. Ces charges publiques se retrouve dans les taux d'impositions et donc dans le pouvoir d'achat et la compétitivité. A l'opposé un aménagement du territoire trop concentré peut conduire à des engorgements et des saturations tels que ceux qu'on observe dans la région parisienne.

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01/11/2012

Grand jeu concours : cherchez 10 criminels aux frontières sur 500 000 véhicules par jour

Un nouveau braquage à Thônex et le mythe de l'efficacité des contrôles aux frontières revient. Ceux qui savent ce qu'est une frontière, savent aussi que des gardes frontières sont une solution illusoire aux problèmes de sécurité de Genève.

Mais si seulement les gardes frontières fédéraux avaient les effectifs pour les postes frontières les plus importants, ils devraient alors essayer d'identifier 10 criminels sur 500 000 véhicules jours : 10 criminels qui auraient vite fait d'utiliser d'autres passages. Maintenant que les braquages sont piétonniers, il faudrait alors des gardes frontières dans chaque bois, chaque champ et chaque fossé le long des 110 km de frontière genevoise. Quand bien même Genève mobiliserait toute l'armée pour surveiller ses 110km, les criminels en question passeraient dans les cantons voisins ou par les montagnes.

D'un point de vue communication politique, l'opération serait peut être rentable : elle est tellement en ligne avec le mythe fondateur d'un pays hors du monde derrière ses montagnes. Elle donnerait l'illusion de l'action aux plus de 200 000 Genevois qui traversent la frontières chaque semaine. Avec aussi peu de résultats opérationnels que de chercher chaque jour une nouvelle aiguille dans une nouvelle botte de foin.

Si vraiment, la puissance publique a des effectifs mal utilisés, alors il serait peut être plus utile de les affecter aux lieux de criminalité : les coins de rue de la ville de Genève par exemple. Des coins de rue qui manifestement sont mieux gardés par les réseaux de dealers que par la puissance publique. Les clients qui font vivre ces dealers pourraient être sanctionnés et harcelés comme le propose le Conseiller d'Etat en charge de la sécurité.

Une autre politique pourrait consister à développer les moyens de paiement électroniques et les virements transfrontaliers pour éviter qu'il y ait autant de cash dans les caisses des bureaux de change, des stations service et des commerces frontaliers. Certaines banques font de telles marges outrageuses sur les virements transfrontaliers qu'une partie importante des 35% d'actifs frontaliers vont faire du change manuel en fin de mois ou dépensent en cash dans les stations services. En raison de ces marges banquaires sur les virements frontaliers ce sont plus de 100 millions de CHF qui sont changés manuellement à chaque fin de mois. Une mine d'or en plein air pour les braqueurs.

Coté coopération transfrontlière, la sécurité est l'un des domaines où les choses fonctionnent bien. Les forces de police et de gendarmerie se connaissent personnellement, sont en contact direct permanent, collaborent efficacement. En revanche, les effectifs de gendarmes et de policiers dans le Genevois français sont affectés relativement à la population. Nous aurons 10% d'effectifs supplémentaires lorsque les 20 000 actifs Genevois installés en France sans y être déclarés régulariseront leur situation. Les autorités cantonales peuvent contribuer à ce que ces régularisation aient lieu. Je sens peu d'enthousiasme à coopérer sur cette question là.

Mais les demandes habituelles de gardes frontières ne relèvent que de la com' sans lendemain car de toute façon il n'y a pas à Genève assez de logements pour loger les gardes frontières et les policiers supplémentaires dont notre région a besoin. Déjà la moitié des électeurs supplémentaires du canton de Genève n'ont pas pu se loger dans leur propre canton et résident en France : 40% des actifs frontaliers qui passent ces frontières sont des Genevois qui n'ont pas pu se loger ni à Thônex ni ailleurs dans le canton. Alors imaginez comment un policier Vaudois ou Valaisan (car ils doivent être de nationalité suisse) pourrait trouver à se loger s'il lui prenait l'envie de venir en renfort. Pourquoi même viendrait-il dans un canton dont le coût des logements réduirait son pouvoir d'achat par rapport à sa situation actuelle ? Pourquoi venir dans un canton dont les conditions de mobilité déclinantes conduiraient à une réduction de sa qualité de vie ?

Notre région est très attractive pour les évadés fiscaux et leurs avocats, pour les traders et les collaborateurs de multinationales dont les employeurs cherchent à ne plus payer d'impôts. Par ricochet, elle est très attractive pour les dealers, les cambrioleurs et les braqueurs. Mais faute de logements suffisants pour les familles, elle n'est pas attractive pour les gardes frontières, les policiers, les infirmières, les enseignants dont notre région a besoin.

Si Thônex veut des gardes frontières et des policiers en effectifs suffisant, il faudra qu'elle, et ses voisines, construisent des logements en nombre suffisant. Des logements pour ses enfants qui aujourd'hui émigrent en masse de leur commune et de leur canton. Des logements pour que les policiers et les gardes frontières, comme les infirmières et les enseignants, puissent se loger à des coûts abordables. Mais voilà, depuis 30 ans, la commune de Thônex n'a eu de cesse de retarder et réduire le projet des communaux d'Ambilly.

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30/10/2012

La Haute-Savoie s'équipe pour "l'effacement diffus"

L'effacement diffus permet de réduire les pics de consommation d'électricité en retardant le démarrage des chauffages électriques des adhérents de 10 à 20 mn lors de ces pics. L'effacement diffus permet de réduire de 8% à 15% la facture d'électricité des adhérents et de 30% les émissions de gaz à effet de serre lié à l'électricité : sans impact sur le confort puisque la variation de 0,5°C pendant 20 minutes est imperceptible pour les habitants.

A chaque fois qu'une famille s'équipe gratuitement d'un boitier Voltalis, elle économise :

  1. de 150 à 250 euros annuels sur sa facture d'électricité,
  2. environ 3375Kwh d'électricité,
  3. 0,7 tonnes de Co2 par an, soit l'équivalent des émissions d'un trajet aller-retour Genève-Brest,

Vous trouverez plus d'information sur l'effacement diffus dans le reportage ci-dessous de TV8 Mont Blanc.

En Haute-Savoie, on estime qu'environ 70 000 familles pourraient être équipées. Déjà 2500 familles ont fait le pas. Plus de 100 familles Haut-Savoyardes s'équipent chaque semaine.  Le canton de St Julien en Genevois est le premier canton à participer au déploiement de l'effacement diffus. Le programme est déjà en cours à Viry, Beaumont et Valleiry. Les communes de Dingy en Vuache, Collonges-sous-Salève, Bossey, Chênex, Savigny, Vulbens, Chevrier, Présilly, Feigères se sont associées au déploiement de l'effacement diffus. Dans les 17 communes du canton de St Julien, 4300 familles sont chauffées à l'électricité et pourraient donc être équipées, 65 ont déjà fait le pas. Un courrier sera adressé dans les prochains jours aux habitants pour recommander à ceux qui sont chauffés à l'électricité de s'équiper également.

Pour l'instant, seule la société Voltalis est un opérateur agréé par le Réseau de Transport d'Electricité. Le boitier Voltalis permet aussi de suivre en ligne sa consommation heure par heure. Ce qui permet d'adapter sa consommation d'électricité à ses besoins réels et de faire environ 10% d'économies supplémentaires. Je me suis équipé à titre personnel : j'ai pu vérifier par moi-même l'absence d'effets sur le confort, et les effets réels sur la consommation.

L'ADEME a fait une étude sur le système Voltalis et le recommande également. Tout comme l'association Haut-savoyarde de protection de l'environnement Prioriterre.

Pour plus d'information ou prendre un rendez-vous d'installation :

04 89 12 08 43 - hautesavoie@voltalis.com

 

 

16:30 | Lien permanent |  Facebook | | | |

29/10/2012

Pénurie de logements : 14% des électeurs genevois résideront officiellement en France en 2030


La pénurie de logements à Genève est tellement grave que la moitié des électeurs supplémentaires du canton de Genève résident en France. Depuis le 21 octobre 2002, le nombre d'électeurs genevois résidant hors du canton est passé de 9534 à 20134 !?! Depuis 10 ans en moyenne, il y a 1063 électeurs supplémentaires chaque année qui résident en dehors du canton (sur 2449 électeurs genevois supplémentaires par an).

Officiellement, les Suisses de l'étrangers représentent déjà plus de 8% du corps électoral cantonal : 19980 lors des votations du 23 septembre, 20164 électeurs pour les votations sur la constitution le 14 octobre à peine trois semaines plus tard. Beaucoup plus qu'à Vernier pourtant deuxième ville du canton. Ces chiffres sont loin de la réalité puisqu'environ la moitié des Genevois résidant en France n'y sont pas déclarés. Tant les comptages aux frontières que les résultats des listes transfrontalières aux dernières élections fédérales permettent d'estimer qu'en réalité il y en a deux fois plus.

Mais surtout avec une croissance aussi fulgurante des Suisses de l'étranger dans le corps électoral, ces derniers représenteront 14% des électeurs officiels du canton à l'échéance du plan directeur cantonal encore en discussion. Auxquels il faudra sans doute ajouter les 14% d'électeurs officieusement installés dans le Genevois français. A cette date c'est près du tiers des électeurs du canton qui n'y résideront plus.

Soit le projet d'agglomération est mis en oeuvre dès maintenant et les citoyens genevois pourront à nouveau se loger dans le canton, soit la pénurie de logements perdure et ce sont les Genevois résidant en France qui décideront de plus en plus des majorités politiques à Genève.

 

Dans les cartes électorales les Suisses de l'étranger sont représentés dans un petit carré... il serait plus fidèle à la réalité de représenter les électeurs de l'étranger dans le Genevois français.

Suisses de l'étranger.jpgSuisses de l'étranger 2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous avez la nationalité suisse et que vous résidez dans le Genevois français, vous pouvez voter à Genève si a) vous êtes originaire du canton de Genève ou b) si votre dernier lieu de résidence en Suisse était à Genève. Pour cela, vous devez contacter le consulat de Suisse pour accomplir les démarches nécessaires ou mettre à jour votre adresse.

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28/10/2012

La Haute-Savoie a besoin d'un véritable réseau de transports interurbains

(Vous trouverez ci-dessous le texte du groupe de l'Union du Centre et des Indépendants qui sera publié dans la prochaine édition du magazine du département, distribué auprès des 350 000 familles de Haute-Savoie)

Depuis plusieurs années, le département de la Haute-Savoie poursuit une politique volontariste de développement des transports en commun : des lignes identifiées, des arrêts sécurisés et logiquement des moyens en croissance. En début d’année, le Conseil Général a remodelé et réduit ses tarifs. Malgré la refonte de ceux-ci sur laquelle notre groupe avait émis des réserves, en raison de leur complexité, le nombre d’usagers reste stable.

Sur toutes les lignes de bus du département, seulement six sont réellement utilisées en dehors du public scolaire. Le réseau de transport interurbain du département doit aller bien au-delà du seul habillage des cars scolaires. Tout d’abord, pour améliorer l’efficacité du réseau, le financement doit être plus transparent et il nous faut mieux identifier le faible coût du transport scolaire et le coût exorbitant de notre réseau interurbain. Ensuite, pour faciliter l’arrivée de nouveaux concurrents, le département doit s’interroger sur la nécessité de maîtriser les entrepôts correspondant à ses propres lignes.

Nous proposons qu’à l’avenir les moyens soient concentrés prioritairement là où il y a des usagers et que l’organisation des lignes qui s’inscrivent dans une politique d’aménagement du territoire soit réétudiée plus finement. Nous pensons qu’il vaut mieux avoir 10 véritables lignes avec dix aller-retour par jours et des bus pleins, plutôt que 40 lignes avec deux aller-retour par jour et des bus vides. Finalement, c’est bien en pensant mieux le réseau interurbain que les habitants des territoires ruraux pourront circuler sur des routes plus fluides.

Membres du groupe UCI : Jean-Paul Amoudry, Maurice Gradel, François Mogenet, Dominique Puthod, Jean-Luc Rigaut, Antoine Vielliard.

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