30/11/2012

Des constructions, des constructions... mais toujours pas d'école à Saint-Julien-en-Genevois !

(vous trouverez ci-dessous la Tribune libre du groupe Mieux Vivre à Saint Julien qui sera publié dans la prochaine édition du bulletin municipal du mois de décembre).

Cette rentrée a été marquée par la création d'une classe à l'école maternelle François Buloz et l'officialisation d'une classe supplémentaire au Puy St. Martin. Cela a permis d'accueillir les 35 nouveaux enfants inscrits dans les écoles maternelles de notre commune, plus forte augmentation depuis les dix dernières années.

Au niveau des effectifs totaux des écoles publiques (maternelles + primaire), on assiste à une augmentation de 34 élèves soit désormais 922 enfants accueillis de la petite section jusqu'au CM2. Voilà des années que le Maire prétend que les effectifs sont stables dans les écoles. Les faits lui donnent aujourd’hui tort.

Reconnu par la municipalité lors d'une commission scolaire, les écoles publiques à St. Julien sont en saturation et ne peuvent plus ouvrir de nouvelles classes, sauf à déclasser des salles comme les bibliothèques ...

Les nouvelles constructions à venir sur notre commune sont de 50 logements d'ici la fin de l'année, 558 pour l'année 2013 (oui, vous avez bien lu ce chiffre astronomique) et déjà une prévision de 450 logements pur 2014-début 2015.

En prenant le taux actuel d'enfants par logement, cela représente un minimum de 30 enfants à accueillir lors de la prochaine rentrée scolaire.

N'ayant plus de salles de classes disponibles dans notre commune, la prochaine rentrée va donc voir :

--> le nombre d'enfants par classe augmenter, surtout pour les écoles élémentaires du fait d'un nombre plus important d'arrivée d'enfants de la maternelle vers le CP que de départ du CM2 vers le collège. Par exemple au Puy St. Martin il y aura environ 27.7 enfants par classe contre 24.5 actuellement

--> la création, au minimum, d'une classe à François Buloz ou l'on va devoir aménager un "préfabriqué" afin d'accueillir les enfants du nouveau quartier de Chabloux situé juste en face de l'école

Il faut au moins 3 ans pour concevoir, planifier et construire une école : la municipalité a déjà deux ans de retard. Après avoir déjà perdu deux ans sur la construction d'une nouvelle école dans notre commune, nous demandons à la municipalité de prendre ses responsabilités et de présenter rapidement une politique d’accueil des enfants dans les écoles municipales. En collaboration avec les directeurs d'école et les parents d'élèves, il faut d'urgence imaginer cette nouvelle école qui doit favoriser un développement harmonieux des élèves. Avec l’ouverture de cette nouvelle école, la municipalité ne pourra plus esquiver l’urgence d’une refonte de la carte scolaire et la nécessité de définir l’avenir de l’école de Thairy.

Projet passionnant et crucial pour l'avenir de nos enfants. Il est temps que la municipalité agisse !

Cédric Marx pour le groupe Mieux Vivre à Saint Julien

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02/11/2012

Pour une croissance urbaine maitrisée dans le Grand Genève : le cas de Jonzier-Epagny

Dans le cadre du projet d'agglomération Grand Genève, une étude vient d'être conduite pour préciser les impacts d'une croissance démographique sur la sociologie d'une commune rurale comme sur ses équilibres financiers.

L'étude a été conduite sur la commune de Jonzier Epagny. Une commune rurale de 730 habitants située sur le Mont Sion dans le canton de St Julien en Genevois. Les conclusions de l'études sont passionantes... et inquiétantes.

En l'absence de toute construction de logements, la population d'une commune baisse. C'est l'effet de ce que les démographes appellent la décohabitation des ménages : la proportion de veufs et de veuves augmente, de même que la proportion de célibataires et de divorcés. Si on supposait qu'aucun habitant n'arrivait dans la commune, il faudrait tout de même 1% de logements supplémentaires pour loger les habitants existants en raison de cette décohabitation. A titre de comparaison les +0,66% de logements par an construits dans le canton de Genève ne suffiraient même pas pour répondre à la décohabitation même en l'absence d'immigration massive.

Aujourd'hui nous observons une croissance démographique qui dépasse souvent les 2,5% dans les communes rurales. Le projet d'agglomération... et à vrai dire toutes les lois, réglements et consignes de part et d'autre de la frontière, visent au contraire à veiller à ce que les habitants supplémentaires soient principalement logés à proximité des réseaux de transport en commun c'est à dire dans les bourgs et ville où les transports en commun sont financièrement supportables pour les budgets publics. L'objectif affiché du projet d'agglomération est de limiter à 0,5% la croissance démographique dans les communes rurales. Cette étude montre qu'une telle limitation aussi drastique conduirait à des absurdités sociologiques en conduisant à un vieillissement trop important. Les écoles devraient fermer conduisant à une lente disparition de la vie de village. Une situation peu enviable que l'on observe dans de nombreuses communes genevoises dont les jeunes ménages sont contraints à l'exil.

A l'opposé une croissance de 2,5% conduit à un accroissement important de population. A un tel rythme, Jonzier Epagny passerait de 730 habitants à 1317 en 2030. Cet accroissement de population nécessiterait des équipements et des services publics nouveau : une classe supplémentaire, des activités culturelles et sportives pour les adolescents dont le nombre aurait doublé, et une partie des services que les rurbains qui s'installent considèrent comme nécessaire lorsqu'ils passent de la ville à la campagne. Au total, avec une telle croissance de la population, les charges communales augmentent plus vite que les recettes et conduisent la commune dans le mur financier. La compensation financière genevoise est loin de couvrir les charges publiques liées à une croissance démographique aussi vive.

La situation est plus tenable avec une croissance démographique de 1,5% par an qui permet à la fois un renouvellement sociologique et une maitrise de l'augmentation des charges communales.

Une étude passionante donc...  et extrêmement inquiétante pour la Haute-Savoie dont de nombreuses communes rurales ont des croissances démographiques de l'ordre de 6% par an. Des élus voient les recettes communales augmenter, mais n'ont pas toujours conscience des charges publiques qui arrivent aussi sûrement.

Au fait.... cela ressemble un peu à ce qu'on appelle depuis longtemps le "développement durable". Un développement certes, mais un développement maitrisé et gérable, qui du coup, peut perdurer.

Les effets sont bien sûr différents pour des bourgs ou des villes car apparaissent alors des économies d'échelle sur les charges publiques.

Une étude intéressante pour le Grand Genève dans son ensemble alors que s'ouvre le débat sur le taux de fiscalité unique pour les entreprises qui déterminera le rythme de la croissance démographique dans le Grand Genève. Pour l'instant le canton propose un taux unique pour les entreprises de 13%. Ce taux unique permettra d'augmenter les taux d'imposition des entreprises étrangères ce qui rendra la croissance démographique plus gérables pour les finances publiques. Il réduira les taux d'imposition des entreprises locales ce qui permettra plus de créations d'emplois locaux. Est-ce que 13% seront suffisant pour financer les équipements en infrastructure dont notre région a besoin ? Manifestement non, les conditions dégradées de mobilité nécessiterait des investissements massifs. Le projet de budget 2013 réduit au contraire ces investissements de 40%. Une réduction de la fiscalité à 13% conduirait à une perte de recettes fiscales de l'ordre de 450 millions de CHF ce qui réduitait à néant tous les investissements publiques rendus nécessaires par la croissance démographique de ces dernières années. 15% me semble un taux plus raisonnable... quitte à déplaire aux plus extrêmistes des sociétés de trading qui ne contribuent pas vraiment à l'économie locale.

Une étude intéressante aussi pour la France dans son ensemble. L'aménagement du territoire est un enjeu environnemental bien sûr mais aussi de compétitivité économique de compétitivité. Un aménagement du territoire trop éparpillé conduit à une augmentation gigantesque de certains coûts publics de réseaux. Ces charges publiques se retrouve dans les taux d'impositions et donc dans le pouvoir d'achat et la compétitivité. A l'opposé un aménagement du territoire trop concentré peut conduire à des engorgements et des saturations tels que ceux qu'on observe dans la région parisienne.

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01/11/2012

Grand jeu concours : cherchez 10 criminels aux frontières sur 500 000 véhicules par jour

Un nouveau braquage à Thônex et le mythe de l'efficacité des contrôles aux frontières revient. Ceux qui savent ce qu'est une frontière, savent aussi que des gardes frontières sont une solution illusoire aux problèmes de sécurité de Genève.

Mais si seulement les gardes frontières fédéraux avaient les effectifs pour les postes frontières les plus importants, ils devraient alors essayer d'identifier 10 criminels sur 500 000 véhicules jours : 10 criminels qui auraient vite fait d'utiliser d'autres passages. Maintenant que les braquages sont piétonniers, il faudrait alors des gardes frontières dans chaque bois, chaque champ et chaque fossé le long des 110 km de frontière genevoise. Quand bien même Genève mobiliserait toute l'armée pour surveiller ses 110km, les criminels en question passeraient dans les cantons voisins ou par les montagnes.

D'un point de vue communication politique, l'opération serait peut être rentable : elle est tellement en ligne avec le mythe fondateur d'un pays hors du monde derrière ses montagnes. Elle donnerait l'illusion de l'action aux plus de 200 000 Genevois qui traversent la frontières chaque semaine. Avec aussi peu de résultats opérationnels que de chercher chaque jour une nouvelle aiguille dans une nouvelle botte de foin.

Si vraiment, la puissance publique a des effectifs mal utilisés, alors il serait peut être plus utile de les affecter aux lieux de criminalité : les coins de rue de la ville de Genève par exemple. Des coins de rue qui manifestement sont mieux gardés par les réseaux de dealers que par la puissance publique. Les clients qui font vivre ces dealers pourraient être sanctionnés et harcelés comme le propose le Conseiller d'Etat en charge de la sécurité.

Une autre politique pourrait consister à développer les moyens de paiement électroniques et les virements transfrontaliers pour éviter qu'il y ait autant de cash dans les caisses des bureaux de change, des stations service et des commerces frontaliers. Certaines banques font de telles marges outrageuses sur les virements transfrontaliers qu'une partie importante des 35% d'actifs frontaliers vont faire du change manuel en fin de mois ou dépensent en cash dans les stations services. En raison de ces marges banquaires sur les virements frontaliers ce sont plus de 100 millions de CHF qui sont changés manuellement à chaque fin de mois. Une mine d'or en plein air pour les braqueurs.

Coté coopération transfrontlière, la sécurité est l'un des domaines où les choses fonctionnent bien. Les forces de police et de gendarmerie se connaissent personnellement, sont en contact direct permanent, collaborent efficacement. En revanche, les effectifs de gendarmes et de policiers dans le Genevois français sont affectés relativement à la population. Nous aurons 10% d'effectifs supplémentaires lorsque les 20 000 actifs Genevois installés en France sans y être déclarés régulariseront leur situation. Les autorités cantonales peuvent contribuer à ce que ces régularisation aient lieu. Je sens peu d'enthousiasme à coopérer sur cette question là.

Mais les demandes habituelles de gardes frontières ne relèvent que de la com' sans lendemain car de toute façon il n'y a pas à Genève assez de logements pour loger les gardes frontières et les policiers supplémentaires dont notre région a besoin. Déjà la moitié des électeurs supplémentaires du canton de Genève n'ont pas pu se loger dans leur propre canton et résident en France : 40% des actifs frontaliers qui passent ces frontières sont des Genevois qui n'ont pas pu se loger ni à Thônex ni ailleurs dans le canton. Alors imaginez comment un policier Vaudois ou Valaisan (car ils doivent être de nationalité suisse) pourrait trouver à se loger s'il lui prenait l'envie de venir en renfort. Pourquoi même viendrait-il dans un canton dont le coût des logements réduirait son pouvoir d'achat par rapport à sa situation actuelle ? Pourquoi venir dans un canton dont les conditions de mobilité déclinantes conduiraient à une réduction de sa qualité de vie ?

Notre région est très attractive pour les évadés fiscaux et leurs avocats, pour les traders et les collaborateurs de multinationales dont les employeurs cherchent à ne plus payer d'impôts. Par ricochet, elle est très attractive pour les dealers, les cambrioleurs et les braqueurs. Mais faute de logements suffisants pour les familles, elle n'est pas attractive pour les gardes frontières, les policiers, les infirmières, les enseignants dont notre région a besoin.

Si Thônex veut des gardes frontières et des policiers en effectifs suffisant, il faudra qu'elle, et ses voisines, construisent des logements en nombre suffisant. Des logements pour ses enfants qui aujourd'hui émigrent en masse de leur commune et de leur canton. Des logements pour que les policiers et les gardes frontières, comme les infirmières et les enseignants, puissent se loger à des coûts abordables. Mais voilà, depuis 30 ans, la commune de Thônex n'a eu de cesse de retarder et réduire le projet des communaux d'Ambilly.

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30/10/2012

La Haute-Savoie s'équipe pour "l'effacement diffus"

L'effacement diffus permet de réduire les pics de consommation d'électricité en retardant le démarrage des chauffages électriques des adhérents de 10 à 20 mn lors de ces pics. L'effacement diffus permet de réduire de 8% à 15% la facture d'électricité des adhérents et de 30% les émissions de gaz à effet de serre lié à l'électricité : sans impact sur le confort puisque la variation de 0,5°C pendant 20 minutes est imperceptible pour les habitants.

A chaque fois qu'une famille s'équipe gratuitement d'un boitier Voltalis, elle économise :

  1. de 150 à 250 euros annuels sur sa facture d'électricité,
  2. environ 3375Kwh d'électricité,
  3. 0,7 tonnes de Co2 par an, soit l'équivalent des émissions d'un trajet aller-retour Genève-Brest,

Vous trouverez plus d'information sur l'effacement diffus dans le reportage ci-dessous de TV8 Mont Blanc.

En Haute-Savoie, on estime qu'environ 70 000 familles pourraient être équipées. Déjà 2500 familles ont fait le pas. Plus de 100 familles Haut-Savoyardes s'équipent chaque semaine.  Le canton de St Julien en Genevois est le premier canton à participer au déploiement de l'effacement diffus. Le programme est déjà en cours à Viry, Beaumont et Valleiry. Les communes de Dingy en Vuache, Collonges-sous-Salève, Bossey, Chênex, Savigny, Vulbens, Chevrier, Présilly, Feigères se sont associées au déploiement de l'effacement diffus. Dans les 17 communes du canton de St Julien, 4300 familles sont chauffées à l'électricité et pourraient donc être équipées, 65 ont déjà fait le pas. Un courrier sera adressé dans les prochains jours aux habitants pour recommander à ceux qui sont chauffés à l'électricité de s'équiper également.

Pour l'instant, seule la société Voltalis est un opérateur agréé par le Réseau de Transport d'Electricité. Le boitier Voltalis permet aussi de suivre en ligne sa consommation heure par heure. Ce qui permet d'adapter sa consommation d'électricité à ses besoins réels et de faire environ 10% d'économies supplémentaires. Je me suis équipé à titre personnel : j'ai pu vérifier par moi-même l'absence d'effets sur le confort, et les effets réels sur la consommation.

L'ADEME a fait une étude sur le système Voltalis et le recommande également. Tout comme l'association Haut-savoyarde de protection de l'environnement Prioriterre.

Pour plus d'information ou prendre un rendez-vous d'installation :

04 89 12 08 43 - hautesavoie@voltalis.com

 

 

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29/10/2012

Pénurie de logements : 14% des électeurs genevois résideront officiellement en France en 2030


La pénurie de logements à Genève est tellement grave que la moitié des électeurs supplémentaires du canton de Genève résident en France. Depuis le 21 octobre 2002, le nombre d'électeurs genevois résidant hors du canton est passé de 9534 à 20134 !?! Depuis 10 ans en moyenne, il y a 1063 électeurs supplémentaires chaque année qui résident en dehors du canton (sur 2449 électeurs genevois supplémentaires par an).

Officiellement, les Suisses de l'étrangers représentent déjà plus de 8% du corps électoral cantonal : 19980 lors des votations du 23 septembre, 20164 électeurs pour les votations sur la constitution le 14 octobre à peine trois semaines plus tard. Beaucoup plus qu'à Vernier pourtant deuxième ville du canton. Ces chiffres sont loin de la réalité puisqu'environ la moitié des Genevois résidant en France n'y sont pas déclarés. Tant les comptages aux frontières que les résultats des listes transfrontalières aux dernières élections fédérales permettent d'estimer qu'en réalité il y en a deux fois plus.

Mais surtout avec une croissance aussi fulgurante des Suisses de l'étranger dans le corps électoral, ces derniers représenteront 14% des électeurs officiels du canton à l'échéance du plan directeur cantonal encore en discussion. Auxquels il faudra sans doute ajouter les 14% d'électeurs officieusement installés dans le Genevois français. A cette date c'est près du tiers des électeurs du canton qui n'y résideront plus.

Soit le projet d'agglomération est mis en oeuvre dès maintenant et les citoyens genevois pourront à nouveau se loger dans le canton, soit la pénurie de logements perdure et ce sont les Genevois résidant en France qui décideront de plus en plus des majorités politiques à Genève.

 

Dans les cartes électorales les Suisses de l'étranger sont représentés dans un petit carré... il serait plus fidèle à la réalité de représenter les électeurs de l'étranger dans le Genevois français.

Suisses de l'étranger.jpgSuisses de l'étranger 2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous avez la nationalité suisse et que vous résidez dans le Genevois français, vous pouvez voter à Genève si a) vous êtes originaire du canton de Genève ou b) si votre dernier lieu de résidence en Suisse était à Genève. Pour cela, vous devez contacter le consulat de Suisse pour accomplir les démarches nécessaires ou mettre à jour votre adresse.

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28/10/2012

La Haute-Savoie a besoin d'un véritable réseau de transports interurbains

(Vous trouverez ci-dessous le texte du groupe de l'Union du Centre et des Indépendants qui sera publié dans la prochaine édition du magazine du département, distribué auprès des 350 000 familles de Haute-Savoie)

Depuis plusieurs années, le département de la Haute-Savoie poursuit une politique volontariste de développement des transports en commun : des lignes identifiées, des arrêts sécurisés et logiquement des moyens en croissance. En début d’année, le Conseil Général a remodelé et réduit ses tarifs. Malgré la refonte de ceux-ci sur laquelle notre groupe avait émis des réserves, en raison de leur complexité, le nombre d’usagers reste stable.

Sur toutes les lignes de bus du département, seulement six sont réellement utilisées en dehors du public scolaire. Le réseau de transport interurbain du département doit aller bien au-delà du seul habillage des cars scolaires. Tout d’abord, pour améliorer l’efficacité du réseau, le financement doit être plus transparent et il nous faut mieux identifier le faible coût du transport scolaire et le coût exorbitant de notre réseau interurbain. Ensuite, pour faciliter l’arrivée de nouveaux concurrents, le département doit s’interroger sur la nécessité de maîtriser les entrepôts correspondant à ses propres lignes.

Nous proposons qu’à l’avenir les moyens soient concentrés prioritairement là où il y a des usagers et que l’organisation des lignes qui s’inscrivent dans une politique d’aménagement du territoire soit réétudiée plus finement. Nous pensons qu’il vaut mieux avoir 10 véritables lignes avec dix aller-retour par jours et des bus pleins, plutôt que 40 lignes avec deux aller-retour par jour et des bus vides. Finalement, c’est bien en pensant mieux le réseau interurbain que les habitants des territoires ruraux pourront circuler sur des routes plus fluides.

Membres du groupe UCI : Jean-Paul Amoudry, Maurice Gradel, François Mogenet, Dominique Puthod, Jean-Luc Rigaut, Antoine Vielliard.

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25/10/2012

Réunion houleuse sur la circulation et la sécurité à Lathoy

Ca devait être une simple réunion publique de concertation... c'était une réunion houleuse d'une municipalité face à 150 habitants de Lathoy ulcérés par les problèmes de circulation et de vitesse et l'absence de propositions et de mise en oeuvre depuis plusieurs années. Il y avait tellement de monde que la réunion a du avoir lieu en plein air car on ne rentrait pas dans la salle prévue à cet effet.

Les habitants se plaignent du trafic ahurissant qui augmente chaque jour. Les enfants ont compté 10 voitures à la minute devant l'arrêt de bus. Les habitants ne se plaignent pas seulement du trafic mais aussi de la vitesse : 50km/h, 85km/h parfois. Des voitures qui dépassent en plein hameau. Des rétroviseurs arrachés. Et des incivilités lorsqu'ils disent leur mécontentement. Même les poids lourds sont de plus en plus nombreux, guidés par des GPS de tourisme pour conduire des 3,5 tonnes. Les panneaux indicateurs aux entrées du hameau sont incohérents, contradictoires et mal situés. D'autres préoccupations ressurgissent comme l'absence d'une boite au lettre pour le dépôt de courrier, l'absence d'éclairage, l'absence de terrain public pour les enfants ou la sécurisation des cheminements piétonniers.

Les habitants se plaignent surtout des rendez-vous passés avec la municipalité pour exposer ces problèmes et qui n'ont donné lieu à aucune action concrète. Ils se plaignent des courriers au maire qui n'ont jamais de réponse. Des pétitions qui n'ont jamais de réponse.

La réponse de la municipalité est imparable. Habituelle. Je vous la donne en mille : DES ETUDES (sic) ! S'il s'agissait d'études de faisabilité on pourrait s'en accomoder... mais non, une étude pour comprendre les problèmes. De la démocratie participative. En l'occurence, la frustration des habitants est telle qu'ils l'ont déjà fait ce travail de synthèse des besoins. Il serait temps de passer aux propositions et à leur mise en oeuvre.

De manière générale, cette soirée me confirme dans la conviction que notre programme aux élections municipales de 2008 visait juste en proposant la création de comités de quartier. Un comité de quartier de Lathoy aurait permis une véritable communication entre les habitants et la municipalité plutôt que les courriers perdus dont s'excuse le Maire. Il aurait permis un dialogue continue et l'élaboration de solutions concertées. L'écoute des habitants ne relève pas de la responsabilité d'un cabinet mais bien du devoir d'un élu. Il suffit d'aller sur place constater les faits et de dialoguer avec les habitants.

Je vois plusieurs solutions possibles :

Dès aujourd'hui :

  1. L'interdiction au trafic de transit aux heures de pointes comme c'est le cas à Cervonnex par exemple. Cela nécessite simplement un arrêté du Maire qui peut être pris aujourd'hui même. Il peut y avoir plusieurs variantes : soit interdiction totale du transit dès la technopole d'Archamps ou interdiction seulement pour le coeur du hameau (chemin des granges, chemin de l'aqueduc et vieux village).
  2. L'interdiction au trafic de poids lourds (en veillant à ce que le trafic des bus et cars scolaires reste autorisé) : cela aussi relève d'un arrêté du maire qui lui aussi peut être pris aujourd'hui même.
  3. La limitation de vitesse cohérente à chaque entrée du hameau à 30km/h.
  4. Il ne suffit pas de décrêter il faut encore que le Maire utilise les pouvoirs de polices qui lui sont conférés.

Dans les toutes prochaines semaines :

  1. Mise en place de chicanes dans le hameau pour limiter la vitesse pour les véhicules qui ne manqueront pas d'y circuler tout de même.
  2. Mise en place d'une boite au lettre en concertation avec la Poste

A plus long terme :

  1. Négociation avec l'ATMB pour doubler la voie de raccordement entre l'autoroute en provenance d'Annemasse et le viaduc de Bardonnex pour supprimer le bouchon sur autoroute qui reporte le trafic à Lathoy.
  2. Négociation avec les douanes à Bardonnex pour doubler le nombre de voies au passage de douane pour que la douane absorbe le flux sans engorgement et à la vitesse nécessaire de 30km/h.
  3. Evaluation de la possibilité de raccorder la technopole d'Archamps à St Julien en Genevois par la RD 1206 par le chemin de la charrière dont seulement 200m restent à goudronner ce qui éviterait tout le transit par Lathoy.

 

PS : Le financement du rond point du pont de combe est maintenant bouclé par le Conseil Général. Ce financement a été rendu possible par la décision à laquelle j'ai contribué l'an dernier d'orienter une partie des fonds frontaliers sur les projets structurants. Les marchés sont en train d'être attribués. Les travaux commenceront au printemps. Ils dureront 2 ans avec une période de 6 mois de prétassement des terrains.

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24/10/2012

La voie pour redonner une voix au centre (UDI, MODEM et autre...)

Le courant de pensée centriste est un courant humaniste. Un terme galvaudé mais qui le distingue aussi sûrement de la droite que de la gauche. Une droite qui au contraire met l'homme au service de l'économie et une gauche qui met au contraire l'homme au service de l'Etat. Le centre place au contraire à la fois l'économie et l'état au service de l'homme.

Le centre se distingue aussi par son pragmatisme qui l'oppose autant au dogmatisme de la droite et au dogmatisme de la gauche. C'est ce pragmatisme qui permet au centre d'être toujours constructif, toujours à l'écoute, ouvert aux bonnes idées même lorsqu'elles viennent d'ailleurs. Dans l'histoire du centre en Europe, trop de centristes ont confondu pragmatisme et opportunisme électoral.

Le centre se distingue enfin par sa conviction partagée que les problèmes du XXIème siècle trouveront des réponses dans une souveraineté démocratique continentale européenne plutôt qu'à l'échelle des royaumes du moyen-âge.

De compromis en compromission, le centre a fini par disparaitre de la vie politique française. L'UDF a disparu faute d'avoir travaillé le terrain face à un RPR en conquête perpétuelle. Cela se traduit aujourd'hui par une médiocrité affligeante du débat politique français où l'échange à fait place à  l'invective, la réflexion commune à fait place à la polémique stérile.

Le centre a pour ambition de rassembler le pays en tant de crise. Il doit commencer par se rassembler lui-même. La création de l'UDI est une bonne nouvelle qui devra se confirmer sur la durée. A mon avis, il faut que cette volonté affichée d'indépendance dure un peu plus longtemps que le temps d'une lune contrairement au sort de l'ARES créée il y a à peine un an et déjà morte et enterrée. Le Centre ne pourra pas se permettre de créer un nouveau parti de rassemblement chaque année... et de l'enterrer en grande pompe dans des candidatures avortées à CHAQUE élection. A ma connaissance c'est le 7ième parti auquel Jean-Louis Borloo adhère (Génération Ecologie, CDS, UDF, UMP, Parti Radical, ARES, UDI). Je veux y croire, mais je demande quand même à voir avant.

L'enjeu n'est pas vraiment l'enjeu des alliances. Le Centre par définition peut travailler avec toutes les personnes pragmatiques. Par définition, il rejette tout aussi fermement les compromissions avec les idées extrêmistes de droite comme de gauche. L'enjeu majeur est de reconstruire un centre qui s'affirme et qui affirme ses convictions. Un centre qui milite activement pour une éthique d'équilibre budgétaire face aux dérives clientélistes de la droite et de la gauche. Un centre qui milite activement pour que la politique soit ancrées dans les réalités économiques et sociologiques du pays et qui rejette fermement les compromissions de la droite avec les dérives de l'extrême droite et les compromissions de la gauche avec les dérives d'extrême gauche.

En confondant alliance et compromis, le Centre a oublié d'être le centre depuis trop longtemps. Le Centre ne peut pas être dans une alliance systématique qui s'engagerait à cautionner toutes les dérives de la droite vers l'extrême droite. Il ne peut pas non plus comme l'a fait François Bayrou aux présidentielles, se prendre pour un faiseur de roi : seuls les électeurs sont souverains. Il doit accepter d'être lui même... et de perdre et se taire parfois pour se construire son identité sur la durée. A nous de lui redonner une voix.

La création de l'UDI va dans la bonne direction. Ce n'est pas la création d'un nouveau parti qui change quoique ce soit mais plutôt parce que l'UDI a fait preuve d'un début d'autonomie en présentant des candidats aux législatives face aussi à des candidats UMP. Grâce à ces candidatures l'UDI contrairement aux Nouveau centre et au Parti radical d'hier, a désormais une indépendance financière qui se traduira peut être dans les prochains mois par une indépendance de parole. Enfin, l'UMP est arrivée au stade ultime de l'échec de la pseudo machine a gagner en perdant deux cycles complets d'élections depuis sa création il y a 10 ans (exception faite des élections nationales de 2007). Le courant de pensée centriste de l'UMP a définitivement renoncé à exister au sein de l'UMP. Tout cela permet au centre de se rassembler à nouveau. Personnellement, je m'engagerai volontiers avec l'UDI si un jour elle apporte la preuve de sa liberté de parole et de son indépendance.

Pour autant nous pouvons et nous devons d'ores et déjà commencer à travailler avec l'UDI dans la préparation des élections municipales, européennes, sénatoriales, cantonales et régionales. UDI, MODEM ou autre n'auront alors aucune importance : il s'agira de trouver de bons candidats centristes, volontaires, compétents et motivés. Il s'agira de former des équipes ouvertes et dynamiques. Il s'agira de présenter des projets pertinents aux habitants conformément à nos valeurs centristes. C'est la seule chance de faire réémerger à la base ce centre indépendant dont la France a besoin : commune par commune, canton par canton, département par département. J'aiderai et me réjouirai à chaque fois qu'un centriste accédera à des responsabilités quelque soit sa chapelle.

Voilà un travail de longue haleine. Un travail de terrain long et laborieux. En un mot, le Centre doit se mettre au travail, sur le terrain auprès et au service des habitants et cesser de croire qu'une étiquette quelconque, fut elle UDI ou MODEM, puisse compenser ce travail de terrain indispensable.

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20/10/2012

Le Conseil d'Etat renonce à la moitié des grands projets de logements pour les Genevois

Chaque semaine plus de la moitié des électeurs supplémentaires du canton de Genève....sont des Genevois de l'étranger !?! et encore, ne sont comptabilisés ici que ceux qui sont officiellement déclarés. Les Genevois résidant en France représente déjà environ 15% du corps électoral cantonal (à moitié déclaré officiellement, à moitié officieusement). Leur nombre s'accroit chaque mois faute de logements à Genève. La gravissime pénurie de logements est en train de bouleverser les équilibres politiques dans le corps électoral genevois.

Elle se traduit aussi par une dégradation continue des conditions de circulation en éloignant les actifs des réseaux de transports. Elle a pour conséquence de créer des ségrégations sociales, de dégrader la qualité de l'air et de détériorer le pouvoir d'achat des habitants à des niveaux les plus faibles de Suisse.

Dans ce contexte, le Conseil d'Etat a annoncé hier qu'il renoncait à la moitié des grands projets de logements. De 18 grands projets l'an dernier on passe à seulement 10 cette année.

L'argumentation officielle consiste à affirmer qu'il vaut mieux se concentrer sur quelques projets pour qu'ils avancent rapidement plutôt que de s'éparpiller. Argumentation plaisante mais erronée puisque sur les 10 projets en question, la plupart ne verront pas le jour à temps pour les Genevois : pas plus la Praille-Acacias-Vernet que les Grands Esserts (revus à la baisse, planifiés pour 2026 et contre lequel la commune de Veyrier n'a pas renoncé à recourir). Il n'y aura pas plus de réalisation rapide à Chêne-Bougeries qu'à Chêne-Bourg dont les communes s'opposent aux projets et les retardent à chaque étape de la procédure. Aux communaux d'Ambilly, non content d'avoir retardé les livraisons de logements pour les habitants de Thônex, la commune a réussi à en réduire le nombre de moitié.

La législation sur le logement genevoise, contraire à la nouvelle constitution qui exige une procédure simple qui permette des constructions rapides, a pour effet de multiplier par 3 la durée nécessaire à la construction d'un logement. Cela ne serait pas un problème si 3 fois plus de projets étaient menés de front. Le rythme des livraisons serait ainsi adaptés aux besoins des Genevois. Loin de répondre à cette exigence, le Conseil d'Etat réduit de moitié le nombre de Grands Projets de logement. Il réduit de moitié les équipes d'urbanistes chargé de les mettre en oeuvre. Il réduit de moitié les moyens publics nécessaires. Y-a-t'il une seule autre priorité que le logement dans notre région : oui, peut-être, tout au plus les problèmes qu'engendre précisément cette pénurie de logement sur la mobilité, la cohésion sociale, la sécurité et sur le pouvoir d'achat.

Plusieurs décideurs politiques genevois affirmaient au printemps dernier : "La question qui se pose à nous est de savoir si nos enfants pourront vivre ici, oui ou non ?". La réponse qui est apportée ce jour est clairement "non", Genève refuse de loger ses propres enfants.

Cette réduction des moyens mis en oeuvre va à l'encontre des engagements pris par Genève dans le cadre du projet d'agglomération. Lorsque le Conseil Général de Haute-Savoie a décidé de signer le projet d'agglomération en juin dernier il a clairement affirmé, je cite la délibération : 

Le Président souligne l’importance pour le territoire que le canton de Genève tienne ses engagements en matière de production de logements (2500/an, plus une réserve,  affichés dans le projet de plan directeur cantonal). Si tel n’était pas le cas, le Conseil Général serait amené à revoir les conditions de son engagement au Projet d’agglomération."

Les engagements sur le logement sont à la base du partenariat transfrontalier. Sans avancées importantes sur le front du logement confirmés et mesurés dans le cadre du plan directeur cantonal. L'ensemble des partenariats bilatéraux avec Genève devront être remis en question tant sur la mobilité transfrontalière que sur le projet d'agglomération. Le cas échéant, ce changement de donne devra être signalé aux autorités fédérales pour les aider à mieux évaluer la réalité et les avancées dans la mise en oeuvre du projet d'agglomération.

 

Pièce jointes :

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19/10/2012

Compte-rendu du conseil municipal de St Julien en Genevois du 18 octobre 2012

Le Conseil Municipal commence par une minute de silence en la mémoire de Nicole Roguet disparue la semaine dernière. Nous sommes tous émus. Nicole était particulièrement assidue aux séances du Conseil. Nous étions voisins. Sa parole était d'une rare liberté, et donc d'une profonde utilité à nos séances. Je reviendrai sur la disparition de Nicole prochainement.

La séance commence par une délibération qui nous a été adressée en urgence le matin même pour approuver la fusion de l'hôpital de St Julien en Genevois (Sud Léman Valserine) avec celui d'Annecy. L'audit financier de KPMG n'est pas terminé. Nous n'avons pas connaissance du projet médical. Le personnel n'a pas encore pris position. Nous n'avons aucune connaissance des détails du projet. Aucun projet ne nous est présenté.. une simple délibération, présentée en urgence.

"On s'est battu pour avoir des garanties sur le maintien de la maternité" dit M. Thénard à l'un de ses adjoints qui boit ses paroles comme un disciple écoute un gourou. L'adjoint ignore que le Maire, par ailleurs président du Conseil de Surveillance, n'a pas jugé utile de réunir le dit conseil de puis le mois de janvier dernier pour suivre de prêt le projet de fusion et demander au directeur de rendre compte sur le travail en cours. En septembre, j'ai demandé au Président comme au directeur la réunion du Conseil de Surveillance, sans succès pour l'instant. Comme combat d'un Maire, on fait mieux. Comme esprit critique d'un adjoint aussi.

HôpitalFusion.docx

Sur le principe nous sommes tous favorables au rapprochement avec l'hôpital d'Annecy qui permet de mieux organiser les gardes médicales, d'attirer les talents, d'offrir des perspectives d'évolution aux collaborateurs, d'organiser des synergies. Mais tout de même, dans quelles conditions, selon quelles modalités, avec quelle gouvernance ? La municipalité propose de valider un projet qui ne nous est pas présenté. Argument principal du Maire, il faut poursuivre la dynamique de fusion et le vote du Conseil Municipal ce soir même, en urgence et sans aucun élément matériel serait nécessaire pour autoriser la fusion au 1er janvier 2013. Une conseillère municipale de la majorité fait remarquer que la délibération a été rédigée en telle hâte que la date, prétenduement si importante, ne figure même pas dans la délibération. Elle est ajoutée sur le champ.

Dans le contexte actuelle de surcapacité hospitalière à Findrol et bientôt à Annemasse, cautionner un projet qui ne nous est pas présenté ne me semble pas très responsable. Frédéric Sansa et moi-même nous abstenons.

Nous votons à nouveau une délibération préconisant la révision du POS.. on en a déjà voté une, mais on la revote pour s'assurer de la sécurité juridique de la délibération. On parle beaucoup de compétitivité de la France en terme de coûts salariaux... il faudrait aussi parler de la perte de compétitivité que crée un droit instable, mal rédigé par des cabinets ministériels éloignés du terrain, mal voté par des députés absentéistes, déconnectés et aux ordres, appliqué de manière changeante par des tribunaux qui changent le droit comme d'autres changent d'humeur.

Concernant le PLU nous demandons que la nécessaire densification de l'habitat qui doit permettre le développement des transports en commun puisse être qualitative : qu'elle préserve des espaces naturels de respiration dans la ville. Nous demandons où en est le plan de circulation pour le quartier de Chabloux alors que les livraisons avancent. Point mort. François Cena estime que l'enfer à chaque fois annoncé en particulier dans le quartier de Paisy ne s'est jamais réalisé "la rue du jura était une catastrophe avant et ça n'a pas changé" (sic). Pour Jean-Michel Thénard "on circule très bien pendant la journée à St Julien" (sic) : quel décallage avec le quotidien des habitants qui se essaient de se rendre à leur travail tous les matins.

Suit une délibération proposant d'approuver un permis d'aménager pour un parking qui a été réalisé chemin de chabloux pendant l'été. Pour une municipalité, chargée de faire respecter le droit de l'urbanisme c'est un sacré mauvais exemple qu'elle donne en réalisant des travaux avant de les approuver ! La loi a changé nous dit-on. Il s'agit d'une erreur. Encore une. Pour répondre à une question posée sur ce blog, il n'y a pas d'obligation de filtrer les huiles sur un parking de 100 places. Sur le fond, nous sommes favorable à la réalisation de ce parking devenu nécessaire et demandons à la municipalité de mettre un terme au rodéo nocturne qui y a lieu.

On nous propose une délibération pour une convention sur le transport scolaire entre le lycée et les collèges. En dessous de la limite de 3km ce transport n'est pas pris en charge par le communauté. La commune doit donc le financer. Ce n'est pas absurde puisque les cars sont là et que cela peut limiter les déplacements internes à la commune. Suite à une question posée sur ce blog nous demandons que par équité, des transports de moins de 3km soient mis en place lorsqu'il n'y a pas d'alternative de mobilité douce comme c'est le cas par exemple à Cervonnex. L'Adjoint propose d'étudier la question. Nous demandons quand. Le Maire demande à l'adjoint de voir la question pour le prochain conseil municipal.

Suivent diverses sujets d'affaires courantes ainsi que l'examen des rapports de délégation de service publics. Je recommande que la méthanisation des boues d'assainissement et la mise en place du tri sélectif aux portes des immeubles soient réclamées par la commune.

Le conseil se termine après près de 4 heures de réunion sans que nous ayons pu aborder la question de la sécurisation de Lathoy pour l'instant. Je la pose par écrit à la municipalité.

 

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