02/04/2009

G20 : un gamin pique sa crise

Nicolas Sarkozy a menacé de claquer la porte du G20 si les conclusions ne lui donnaient pas satisfaction. Un gamin caractériel et mal élevé aurait été plus correct.

 

Augmenter la pression pour favoriser une régulation mondiale est une bonne initiative. Mais le faire de manière aussi outrancière est méprisant pour les pays partenaires avec lesquels la France doit mettre en place cette régulation. On ne construit jamais des accords sur la base du mépris mutuel.

 

Cette pression outrancière est contre productive. La Chine, les Etats-Unis et chacun des participants ont aussi des points de vue légitimes sur les solutions à apporter à la crise. Aucun n’a de raison de se laisser imposer l’agenda spécifique de la France. Si chacun des dirigeants agissait de manière aussi puérile, il ne resterait personne autour de la table. Le monde continuerait d’aller à la dérive. Des millions d’individus de perdre leur emploi. Tout ça pour montrer les ergo d’un coq.

 

Cette pression outrancière est dérisoire. Car qui songe un instant que le Chef d’Etat du pays hôte du sommet de l’OTAN claque la porte deux jours avant d’accueillir quelques uns des pays partenaires à Strasbourg.

 

Cette sortie conduit à s’interroger sur la stabilité psychologique du Chef de l’Etat. A moins que cette pression outrancière n’ait pour seul objet de pouvoir prétendre à la paternité des conclusions du G20… prétention qui ne tromperait pas grand monde. Elle illustre l’immaturité politique de l’exécutif français pour les questions multilatérales.

 

Que cette posture soit une question d’ego ou de stratégie médiatique elle n’est pas à la hauteur des enjeux de cette réunion du G20.

17/03/2009

Des Genevois fiers de leurs banques

Il y a un décalage profond entre les points de vue favorables au secret bancaire défendus par certains partis politiques et certains medias genevois et le point de vue des habitants. Les Genevois français et suisses, aimeraient pouvoir être fiers de leurs banques.

 

Il est vrai que tant qu’il n’y aura pas de loi sur le financement des partis politiques, on pourra toujours se poser légitimement la question de savoir si les libéraux et les nationalistes défendent l’intérêt général, ou simplement l’intérêt de leurs bailleurs de fonds.

 

Le point de vue des Genevois français et suisses que je rencontre est tout autre. Nous sommes fiers de nos Banques genevoises lorsque celles-ci mettent en avant leur savoir faire, leur histoire, leur stabilité, leurs systèmes d’informations. Nous sommes fiers de savoir que ce sont des Banquiers Genevois qui développent des services nouveaux de gestion de fortune. Lorsque nous revenons de vacances lointaines, nous sommes fiers de voir à l’aéroport toutes ces affiches qui rappellent le savoir faire d’orfèvre des Banquiers Genevois. Réputation que les Genevois français et suisses ont contribué à façonner.

 

En revanche, nous avons honte lorsque nous voyons ces mêmes banquiers prétendre que l’évasion fiscale est la seule valeur ajoutée qu’ils apportent à leurs clients. Nous avons honte de voir que sous des prétextes fallacieux de respect de la vie privée, ils se font les complices d’une évasion fiscale inéquitable dont les pays pauvres autant que les pays développés sont les premières victimes. Nous avons honte de voir que pour défendre leurs intérêts catégoriels, ils sont prêts à nuire aux relations amicales avec les démocraties voisines, prêts à sacrifier tout le reste de l’économie genevoise. Nous avons honte de banquiers dont la créativité s’exerce à contourner les lois et les accords internationaux –notamment via les trusts- plutôt que des services qui permettent une gestion plus adaptée. Nous avons honte de constater que ces nouveaux outils d’évasion peuvent facilement aussi devenir des outils de blanchiments d’argent sale. Nous avons honte de constater que nos banquiers se sont trop préoccupés de défendre la complicité d’évasion fiscale plutôt que de vérifier la réalité des retours sur investissement des fonds Madoff qu’ils ont vendu. Nous avons honte de constater que 20 ans après les premières alertes, nos banquiers prétendent n’être toujours pas préparés à la levée du secret bancaire.

 

Genève est la ville des droits de l'homme, la ville de la Croix Rouge, des accords de paix et de la concertation internationale. L'esprit de Genève s'accomode mal de la complicité d'évasion fiscale. Les Genevois aimeraient que leurs banques soient elles aussi respectables. La levée du secret bancaire lorqu'elle sera réelle, nous permettra à nouveau d'être fiers de nos Banques.

10/03/2009

Une crise des valeurs plus que des valorisations

Le crach des subprimes a déjà révélé de nombreux dysfonctionnement de notre économie. Il en révélera d'autres. Si la chute brutale des subprimes n'avaient pas incité les investisseurs à être plus vigilants, Bernard Madoff serait encore entrain de vendre ses fonds toxiques aujoud'hui. Les mécanismes qui ont conduit à la crise des subprimes ont encore court dans de nombreuses entreprises : des exigences de rentabilités irréalistes et la priorité donnée aux résultats trimestriels au détriment des résultats futurs conduisent aux mêmes décisions aberrantes.

Il y a du dérisoire dans les appels à la consommation patriotique de Doris Leuthard, aux appels à la relance par la consommation des Partis Socialistes, aux plans de relances qui conduisent à multiplier les dépenses publiques avant même d'avoir réfléchi à leur valeur ajoutée sur le long terme ou encore aux appels aux Banques centrales à baisser leurs taux. On apporterait une réponse à la crise en repartant dans les mêmes excès de consommation et d'endettement ? Cela ressemble un peu trop à un vélocycliste qui regonflerait un pneu crevé avant de l'avoir réparé. Cela peut donner un peu de temps pour aller jusqu'à un garage, mais il ne faut pas en attendre plus. Toutes ces mesures sont nécessaires mais très largement insuffisantes pour ramener la confiance.

La crise actuelle est beaucoup plus une crise de valeur qu'une crise de valorisation.

Lorsque Bernard Madoff arnaque ses proches, des oeuvres caritatives et autant de clients il y a un problème de valeur. Lorsque les banques et les intermédiaires financiers se jettent sur des subprimes parce qu'ils affichent des taux de rentabilité élevés sans se poser la question de la solvabilité des débiteurs, il y a un problème de valeur. Lorsque tant d'intermédiaires financiers respectables distribuent des fonds Madoff sans en vérifier les performances, il y a un problème de valeur. Lorsque des banquiers se mettent à défendre un secret bancaire qui exonère les plus fortunés du paiement de l'impôt, il y a aussi un problème de valeur. Lorsque des cadres, à Genève, coupent des têtes avant de réduire leurs budgets pour prouver qu'ils sont capables de sacrifier l'humain, il y a un problème de valeur. Lorsque des cadres financiers dans des entreprises limitent leurs prévisions à l'année en cours, il y a un problème de valeur. Lorsque en plein marasme des financiers imposent des augmentations de prix et s'étonnent de la chute des volumes de vente il y a un problème de valeur. Lorsque des entreprises rémunèrent de manière excessive les dirigeants qui les ont conduit à la faillite il y a un problème de valeur. Lorsque la rémunération variable des traders est dix fois supérieure à leur rémunération fixe il y a un problème de valeur. Lorsque la rémunération des dirigeants se fait sur leur capacité à produire du cash plutôt qu'à créer de la valeur à long terme, il y a un problème de valeur. La raison à fait place à la cupidité.

Ce problème de valeur touche la société dans son ensemble et pas seulement la finance. La contribution des habitants à une économie qui n'a plus aucun sens se limite au strict minimum. Il y a 20 ans, beaucoup s'investissaient dans leurs activités professionnelles car elles étaient porteuses de valeur ajoutée pour la société. On était fier de construire des voitures accesibles à tous, de proposer des services à domicile, de simplifier ou d'améliorer la vie du plus grand nombre.

Depuis les exigences financières excessives ont imposé des réductions des budgets de recherche et développement. La part du chiffre d'affaire consacrée au profit s'est accrue au détriment de la masse salariale, des investissements, des fournisseurs et des clients. La saine concurrence a été assêchée par des exigences de rentabilités excessives posées à tous les concurrents d'un secteur. Qui s'engagera au delà du strict minimum pour une personne "morale" qui sacrifie son propre avenir pour servir les exigences folles d'actionnaires distants ? Qui s'investira dans une entreprise qui pour des raisons d'organisation internes a licencié le premier jour un nouvel embauché qui a quitté son précedent emploi ? Personne ne vendra plus avec passion des produits defectueux parce qu'il n'y a plus suffisament de recherche et développement ou des produits trop chers simplement pour atteindre les objectifs de profits fixés. Qui obéira encore à des dirigeants rémunérés excessivement pour produire du cash à court terme au détriment de la valeur ajoutée à long terme ? Quel journaliste s'investira avec passion dans des médias qui pour dégager plus de marge, ont renoncé à toute investigation pour se faire les simples relais de communiqués de presse sensationnels ?

L'entreprise n'a plus d'autre sens que de produire du cash à court terme pour des actionnaires qui n'investissent que pour 6 mois. Personne ne s'investit sincèrement dans de telles entreprises qui sacrifient leur propre avenir pour produire du cash.

Depuis 1929, on sait comment relancer une crise de valorisation... mais comment apporter des réponses à une crise des valeurs ? On a dans le passé déjà imposé des valeurs sociales aux comportements déviants. La loi permet la pénalisation de l'immoralité. La loi peut contraindre les entreprises dans la rémunération de valeur ajoutée réelle sur le long terme et de valeur ajoutée qui se mesure aussi en chiffre d'affaire et en emplois. Les règles comptables, la régulation et la loi peuvent contraindre les entreprises à constuire leur avenir plutôt qu'à produire du cash au présent. La loi peut réguler les marchés financiers et les remettre à leur place de soutien à l'économie et plus de maître de l'économie.

11/02/2009

Le scandale antidémocratique du paquet des bilatérales

Il y a une part de pertinence dans l'argument de l'UDC de dénoncer le lien dans une seule loi de la confirmation des accords bilatéraux et de leur extension à la Roumanie et à la Bulgarie. Mais l'UDC passe sous silence que c'est leur opposition à l'adhésion qui contraint de lier toute extension à l'intégralité des accords et prive les électeurs helvètes de leur souveraineté.

Si la Suisse adhérait elle aurait, comme tous les membres, un droit de véto sur chaque nouvelle adhésion. Hors de l'Union elle ne peut qu'accepter a posteriori ou renoncer à tout.

C'est la paradoxe de la démocratie fédérale de l'Union comme de la Confédération. Les Genevois perdent une partie de leur souveraineté lorsqu'ils doivent suivre des lois fédérales qu'ils ne soutiennent pas, mais cela est compensé par la souveraineté que Genève gagne en contribuant aux décisions fédérales. A cause de l'UDC, la Suisse ne contribue pas aux décisions de l'Union mais les appliquent toutes.

Le rejet du traité constitutionnel Européen nous a aussi fait perdre aussi beaucoup de souveraineté sur la régulation des marchés financiers ou sur la possibilité d'imposer des normes environnementales strictes. Aux élections europénnes du 7 juin nous devrons continuer de construire une Europe plus transparente, plus efficace, plus proche des citoyens qui ait la puissance d'imposer la souveraineté du peuple sur la mondialisation des affaires.

27/01/2009

les bâtisseurs de paix, l'initiative anti-minarets et les ayatollah de l'UDC à Téhéran

Le verbe "martyriser" semble venir du moyen âge. Des temps sombres de l'inquisition. On l'utilise surtout au sens figuré. On oublie qu'il est aussi encore utilisé au sens propre.

La liberté de conscience est l'un des principes clefs du siècle des lumières. Tout particulièrement dans le domaine de la foi. La question de la foi est tellement intime qu'elle doit nécessairement être une question à laquelle on répond librement. Pourtant, certains voudraient interdire à d'autre de croire et de pratiquer leur foi. D'autres voudraient imposer la loi de leur dieu sur ceux qui n'y croient pas. C'est pour permettre à tous de vivre ensemble que les républicains ont élaboré des règles de laïcité. La laïcité, on l'oublie parfois, suppose aussi la liberté de conscience en plus de la neutralité de l'Etat.

Face aux principes de la laïcité, des ayatollah voudraient interdire d'autres religions. Des ayatollah de l'UDC qui veulent interdire les minarets en Suisse lors des prochaines votations. C'est aussi le cas des ayatollah de Téhéran qui persécutent les baha'i pour leur religion par des rafles matinales et des exécutions sommaires. Philippe Souaille dans une note récente a publié un article sur l'arrestation d'Aziz Samandari et d'autres baha'i il y a quelques jours. Dans les cours d'assises les experts en psychiatrie décrivent parfaitement ce qu'est la perversité : le fait d'imposer aux dépens des autres une situation qui satisfait le pervers. Le pervers est dénué d'empathie. Il y a beaucoup de perversité dans les propositions de l'UDC et les persécutions conduitent par les ayatolah d'Iran.

A l'opposé, les juifs et les Israéliens qui se révoltent contre la situation scandaleuse et inhumaine des Palestiniens, les musulmans et les Palestiniens qui reconnaissent le droit d'Israël à exister sont des batisseurs de paix. Les chrétiens d'Europe qui défendent le droit des musulmans d'Europe de pratiquer leur religion librement. Les athés qui reconnaissent à ceux qui croient le droit de croire, et les croyants qui reconnaissent aux athés le droit de ne pas croire sont aussi des batisseurs de paix. Le réseau des Musulmans pour les droits des Baha'i est une initiative de paix étonnante. Voilà des individus qui comprennent qu'on change le monde par l'exemple... en commencant par soi-même et en défendant ceux dont on ne partage pas le point de vue. Ils s'associent aux efforts pour la libération d'Aziz Samandari et de ses codétenus Bahai' en écrivant des lettres aux autorités Iraniennes et en mobilisant la communauté musulmane pour la liberté de conscience.

Al Qaida et Georges Bush ont changé le monde par l'exemple de la violence. Les attentats du 11 septembre ont inspiré les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Guantanamo va fournir une grande inspiration "d'exemplarité" à tous les dictateurs du monde. A l'opposé c'est aussi par l'exemple que Martin Luther King, Gandhi, le Dalai Lama et Mandela ont changé le monde. La fermeture de Guantanamo changera aussi le monde par l'exemple.

Tous ceux qui ne partagent pas la foi d'Aziz, peuvent par l'exemple, promouvoir la liberté de conscience en demandant aux autorités Iraniennes sa libération ainsi que celle de ses codétenus. L'Organisation Mondiale contre la torture sur son site en lien, indique à qui envoyer des mails et des courriers. Un groupe sur facebook pour la libération d'Aziz Samandari a été créé qui réunit déjà 2000 personnes de toutes confessions.

14/01/2009

Le courage de la paix en Palestine

Les amis des Palestiniens et des Israéliens peuvent construire la paix en ayant le courage de défendre le point de vue de l'autre.

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08:19 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : palestine, israël |  Facebook | | | |

06/12/2008

Dalai Lama – Sarkozy : quand l’Europe redonne a la France un peu de grandeur

Après de multiples tergiversations entre la fermeté des discours avant les jeux olympiques et les courbettes honteuses de Raffarin et Poncelet à Pékin, Nicolas Sarkozy rencontrera enfin le Dalai Lama ce samedi.

A de multiples reprises, Mitterrand, Chirac et Jospin avaient reçu le chef spirituel tibétain lorsqu’ils étaient dans l’opposition. Ils faisaient preuve de lâcheté dès qu’ils parvenaient au pouvoir. Mitterrand, Président, avait finalement rencontré le Dalai Lama secrètement puis en privé. Chirac de manière collective avec d’autres prix Nobels. Jospin, Premier Ministre, s’était totalement défilé à chaque venue du Dalai Lama en France.

Les dirigeants anglais et allemands sont plus courageux. Ils rencontrent régulièrement le Dalai Lama. Les Chinois ont abandonné toute pression sur ces rencontres – ils savent que ces pressions sont vouées à l’échec. La diplomatie chinoise concentre son action sur les hésitations et lâchetés françaises.

Si Nicolas Sarkozy se permet soudainement d’être ferme face à la Chine, c’est en grande partie parce que les rencontres entre le Dalai Lama et Gordon Brown ou Angela Merkel permettent à la France de ne pas être isolée sur cette question.

L’unité des pays Européens permet à chacun des pays Européen d’affirmer ses valeurs. Voila un nouvel exemple qui montre qu’une Europe unie peut porter ses valeurs face à une Chine autoritaire.

Nous avons pour cela besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique et plus transparente. Le Dalai Lama et les tibétains aussi en ont besoin ! Ce sera l’un des enjeux des élections européennes du 7 juin prochain.

04/12/2008

Voter à Geneve pour les Elections Européennes du 7 juin 2009

Le 7 juin prochain 8 Européens sur 10 pourront choisir leurs représentants aux Parlements Européens. Environ un Genevois sur 7 pourra voter pour cette élection au titre de leur double nationalité.

La Suisse est le pays au monde dans lequel on comptabilise le plus d’électeurs Français de l’étranger. Un électeur français sur 500 habite en Suisse.

Nombreux sont ceux qui sont inscrits pour les élections Présidentielles… mais rare sont ceux qui savent qu’ils peuvent aussi voter aux élections Européennes en demandant leur rattachement à une commune de France. Cette inscription dans une commune peut leur permettre de voter à toutes les élections locales (régionales de 2010, cantonales de 2011, législatives de 2012 et municipales de 2014).

Pour cela ils peuvent choisir leur commune de rattachement :

1)      la dernière commune dans laquelle ils ont vécu,

2)      une commune dans laquelle ils paient des impôts locaux,

3)      une commune dans laquelle ils ont un parent, un frère, une sœur, un oncle, une tante ou un cousin(e),

4)      une commune dans laquelle ils ont eu un ancêtre inscrit.

Ces formalités doivent cependant être faites avant le 28 décembre prochain au Consulat.. pour que la commune en question reçoit les documents avant la date limite du 31 décembre. Le Parlement Européen a de plus en plus de pouvoirs. De nombreuses décisions du Parlement s’imposent à tous les pays de l’Union.. et à d’autres pays qui ne sont pas membres. Comme pour toute élection – et tout particulièrement pour les élections proportionnelles – chaque voix compte. Le Parlement Européen aura d’autant plus d’importance alors que l’économie mondiale doit être mieux régulée, l’environnement mieux protégé et les épidémies mondiales mieux évitées.

Les Français de Suisse n’ont donc plus que 4 semaines pour s’inscrire dans une commune de France pour voter le 7 juin prochain.

Pour plus de renseignement : cliquez ici.

03/12/2008

Des milliards d’humanistes comptent sur nous

Alors que la Russie s’affirme de plus en plus comme un Etat autoritaire. Alors que la Chine et les Etats-Unis ont jusqu’a ce jour de plus en plus construit une société ou la loi de l’argent est plus forte que la loi de la démocratie. Alors que la Suisse s’isole du monde et construit sa société sur les bénéfices bancaires qu’apportent la complicité d’évasion fiscale. Des milliards d’humanistes en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et au Moyen Orient comptent sur l’Europe pour porter un autre modèle de société.

 

Un modèle de société ou le développement humain est plus important que le developpement économique. Un modèle de société fonde sur la diversité et le respect mutuel. Un model de société qui incite au dialogue. Un modèle de société qui respecte l’environnement et préserve les ressources naturelles, économiques, culturelles et sociales, pour les générations futures.

 

Des milliards d’humanistes auraient aimé qu’une Europe unie puisse stopper l’invasion de l’Irak en exigeant d’une seule voix les preuves des armes de destruction massive. Des milliards d’humanistes auraient aimé que l’Europe impose des normes aux entreprises pour qu’elles investissent pour leur avenir à long terme plutôt que de rémunérer seulement les actionnaires du jour au détriment des actionnaires de toujours.

 

Des milliards d’humanistes aimeraient qu’une Europe forte et indépendante puisse aider au dialogue de paix entre Israéliens et Palestiniens.

 

Nous avons le devoir de construire cette Europe. Une Europe qui soit plus démocratique, plus transparente pour les citoyens, plus efficace dans sa prise de décision.

 

L’UMP et le PS ne se disent Européens que lorsqu’ils sont au pouvoir… et s’opposent à toute initiative européenne lorsqu’ils sont dans l’opposition (contre le traité de Maastricht pour le RPR et contre le traité constitutionnel pour le PS). Seul le courant de pensée démocrate et humaniste a toujours appuyé la construction européenne. Nous en avons besoin aujourd’hui plus que jamais pour peser dans le monde et le changer.

 

Pour les élections Européennes du 7 juin prochain, le MODEM présentera la seule liste de candidats capables de faire avancer l’Europe, pour que l’Europe ait le pouvoir de changer le monde.