04/08/2009

Les priorités des Saint Juliennois 200 délibérations plus tard

Nos préoccupations quotidiennes peuvent parfois nous conduire à négliger les aspects les plus importants de nos vies. La même chose peut arriver à une commune.

 

17 mois après les élections municipales… et après plus de 200 délibérations, il apparaît que la municipalité se laisse prendre par le quotidien et les affaires courantes. La bonne volonté ne suffit pas pour mettre en place une orientation politique à la ville.

 

Sur les 154 délibérations à l’ordre du jour du Conseil entre avril 2008 et mai 2009, 62 relèvent des affaires courantes : nouveau lave linge à la résidence Chabloux, délibérations réglementaires imposées par la loi, mise en conformité de l’électricité de la Mairie, convention d’approvisionnement de sel de déneigement, entretien et nettoyage. Des délibérations nécessaires. Elle ne changeront rien à la vie des habitants.

 

Après les affaires courantes, c’est le sport qui arrive en seconde position avec 20 délibérations. Puis la culture et l’urbanisme avec 15 délibérations.

 

Seulement 2 délibérations sur 154 sur les questions sociales de la ville. Le social ne devrait pas se traiter seulement en aval par le CCAS mais aussi par des politiques sociales.

 

Lorsque nous discutions de la ville avant les élections, l’adjoint au sport admettait qu’il y avait des problèmes plus urgents dans la commune que la situation du sport. Il assume parfaitement sa responsabilité pour améliorer la situation du sport dans la commune.

 

Pour les habitants, les priorités de la ville sont claires :

1) améliorer le cadre de vie de la commune en créant de nouveaux espaces naturels et en préservant l’existant,

2) améliorer la circulation notamment grâce à la mobilité douce et aux transports en commun,

3) augmenter significativement les capacités d’accueil de la petite enfance,

4) revivifier le commerce.

 

Alors que la municipalité se disperse dans les affaires courantes, améliore la culture et le sport, elle néglige ces 4 sujets prioritaires pour les habitants.

 

Sur le cadre de vie, la réalisation du jardin Hoo Parisen centre ville sera la bienvenue. Il avait été annonce à grand renfort de panneaux publicitaires juste avant la campagne en violation du droit électoral. Malheureusement, on ne compte que 3 délibérations qui améliore le cadre de vie de la ville sur 154 : 10 fois moins que pour le sport et la culture.

 

Sur la circulation, on ne compte que 5 délibérations qui améliorent la circulation en ville – en particulier via le transport en commun en site propre. Des projets de pédibus et de piste cyclables sont en cours – c’est bien. Certaines initiatives ont été prise au niveau de la communauté de communes. En particulier le transport à la demande, très coûteux pour les contribuables et inefficace en terme de déplacement collectif. Au total, la circulation ne s’est pas beaucoup améliorée… et elle s’aggravera considérablement des que les premiers appartements de Chabloux seront livrés.

 

Sur la petite enfance, on compte seulement 3 délibérations. Toutes sur la Maison de la Petite enfance. C’est un peu court alors que des centaines de parents se battent pour trouver des solutions d’accueil acceptables dans des conditions décentes pour leurs enfants. Certains prennent des risques sur leur emploi.. pour pallier à l’insuffisance publique et garder leur enfant les mercredi. D’autres déménagent vers le pays de Gex plus accueillant pour les jeunes parents.

 

Enfin sur le commerce, seulement 4 délibérations : la patinoire, la braderie… et surtout la zone bleue. C’est bien…. Mais cela ne sauvera pas le commerce de la ville. Cela l’améliorera encore moins. Des questions restent brulantes sur la diversité de l’offre, sur l’implantation du commerce et sur le rôle du marché. Nous aborderons la question du commerce de Saint Julien dans la Tribune Libre du bulletin municipal de septembre.

 

Nous rappelons sans cesse ces sujets afin que les moyens publics soient utilisés en priorité à améliorer la vie des habitants.

 

Le Maire doit désormais fixer des orientations prioritaires en fonction des attentes des habitants. Les priorités de la ville ne doivent pas simplement découler de l’activisme, de la passion et de l’efficacité d’une adjointe à la culture ou d’un adjoint au sport.

 

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03/08/2009

La Paguette à refaire

Environ 8000 personnes sont venues à Saint Julien à l’occasion du Festival 1Brindzik sur seulement deux jours. Un festival qui a donné l’occasion à 8000 personnes de l’agglomération mais aussi de toute la région de faire connaissance ou de retrouver notre commune.

 

Les organisateurs d’1Brindzik ont beaucoup de mérite. Ils ont pris des risques financiers personnels considérables. Ils ont engagé beaucoup de passion et de temps pour organiser cette 5ieme édition du festival. La météo n’était pas au rendez vous… mais le public est venu quand même. Très nombreux. Plus de 3000 personnes sous la pluie du vendredi soir.

 

La pluie et la foule ne font pas bon ménage. Le résultat a été catastrophique sur le site de la Paguette dont l’aménagement venait d’être terminé.

 

La remise en état du site de la Paguette va être très coûteuse pour la commune. De toute évidence le choix du site mis à la disposition d’1brindzik n’était pas approprié. D’autres emplacements aurait sans doute été moins couteux à remettre en état. Par ailleurs, il n’était pas opportun de finaliser les travaux d’aménagement de la Paguette avant la manifestation… pour devoir tout refaire quelques semaines plus tard.

 

La municipalité avait la disponibilité et les moyens humains et techniques pour éviter ce désastre. Pour autant, j’aurai aussi pu alerter sur ce risque. J’avais connaissance des travaux d’aménagement et de la manifestation. Je n’ai pas anticipé les dégâts que la présence d’un public nombreux avec une telle météo pouvait avoir sur les aménagements réalisés. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de signaler ce risque en commission urbanisme. Je ne me permets donc pas de critiquer qui que ce soit sur ce qui a été fait.

 

En revanche, des questions restent pour l’avenir. D’une part sur la transparence. Le Maire affirme dans un communiqué que les coûts de remise en état avaient été prévus. Il avait pourtant affirmé au Conseil Municipal que l’ensemble des coûts de la manifestation étaient intégrés dans la subvention. De ces deux affirmations contradictoires du Maire, l’une est un mensonge. Une insulte pour les habitants de la commune. Accessoirement la Mairie est dans l’incapacité de communiquer le montant « prévu ».

 

Par ailleurs, il faut soit aménager la Paguette de sorte qu’une remise en état puisse être faite à moindre cout. Les arbustes et les plantations prévues initialement ne sont pas adaptés à l’accueil d’un public si nombreux. Ou il faut prévoir un autre lieu d’accueil pour les deux festivals de la commune.

 

L’erreur est humaine. Mais ne pas admettre ses erreurs, comme le fait la municipalité, c’est le meilleur moyen de les renouveler. Les Saint Juliénois le refuseront.

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10/06/2009

La traduction locale de la préoccupation environnementale

La protection de l'environnement est apparue comme une nécessité aux écologistes il y a 30 ans. A beaucoup plus de monde depuis maintenant 4 ou 5 ans. Dans notre région très attachée à sa qualité de vie, elle a toujours été une préoccupation constante. Elle s'est peu exprimée dans le vote écologiste dans le passé en raison des positions trop radicale du parti des verts -encore aujourd'hui au Conseil Régional.

De manière très locale à la communauté de communes du Genevois et dans la commune de Saint Julien, il y a plusieurs axes que nous défendons.

1) développer les transports en commun : lors du débat qu'il y a eu il a plusieurs mois sur le transport à la demande, j'ai été le seul délégué à défendre l'idée selon laquelle l'argent public doit être investi en priorité sur le développement des transports en commun plutôt que sur un mode de transport public individuel. Il vaut mieux avoir 50 passagers dans un bus que 2 passagers dans un minibus. C'est une question de développement durable tant environnemental, que social et qu'économique. D'autres élus sont sensibles à ces arguments, nous défendrons le développement des transports en commun plutôt que les transports individuels publics afin de protéger notre environnement, de limiter les dépenses publics, et de rendre aux habitants un peu de liberté de déplacement.

2) des normes de construction plus respectueuses de l'environnement : C'est l'enjeu le plus important. Le poste de consommation d'énergie sur lequel il y a le plus de dépenses inutiles. Le Schéma de Cohérence Territorial doit être renouvelé par la communauté de communes du Genevois. Il s'imposera ensuite aux Plan Locaux d'Urbanisme des communes qui s'imposent à leur tour aux permis de construire individuels. Le nouveau Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) devra imposer des normes de construction beaucoup plus respectueuse de l'environnement : balcon isolés du batiment principal, sources d'énergies, énergies renouvelables, bâtiments passifs, isolation, type de construction (habitat individuel vs habitat collectif). Les règles devront favoriser les constructions respectueuses de l'environnement. Il faudra privilégier l'investissement dans des bâtiments qui permettront des économies sur la durée aux habitants. Les bâtiments publics devront être exemplaires et au delà des normes.

3) favoriser la circulation douce : Le vélo et la marche doivent être beaucoup plus développés. Nous avons commencé à Saint Julien avec un groupe de travail sur les pistes cyclables conduit par Jean Claude Guillon, adjoint aux travaux, auquel j'ai participé. La première tranche sera faite à la rentrée. Il faudra poursuivre tant à l'intérieur de la commune que les liens avec les autres communes. Cela prendra du temps mais nous devons être déterminés et persévérants. Nous devrons créer plus de sentiers pietonniers agréables. Le piéton ne doit pas se contenter d'une simple annexe de la route pour ses déplacements.

4) Urbaniser de manière responsable : L'habitat diffus détruit la nature dans laquelle il se développe. Nous devons cesser de miter le territoire comme nous l'avons fait. Ce mitage du territoire paralyse nos routes. Rend très couteux les trop rares lignes de transport en commun. Il coûte une fortune en réseaux publics. Le précédent SCOT n'avait pas osé fixer des normes de développement par commune en fixant une croissance identique à tous. Il faudra faire le bilan du précédent SCOT et tirer les enseignements des normes qui n'ont pas été imposées. Les dépassements de constructions de certaines communes devront renforcer les contraintes de ces communes pour le prochain SCOT. Il serait souhaitable que le législateur rende le SCOT opposable aux tiers lors de l'attribution des permis de construire. Aujourd'hui il ne limite que les Plan Locaux d'Urbanisme mais pas les permis eux mêmes directement. Le SCOT devra considérablement privilégier l'habitat collectif de petite hauteur de type deux étages au détriment de l'habitat individuel.

5) Améliorer la gestion des déchets : Le recyclage doit être développé. Nous avions proposé d'instaurer le tri selectif à Saint Julien, nous continuons de penser que c'est nécessaire. Les composteurs individuels proposés presque gratuitement par la communauté de communes permettent de réduire de près de 30% le volume de déchets. Demandez ces composteurs auprès de la Communauté de Communes du Genevois.

A la Communauté de Communes du Genevois il est intéressant de constater que ces préoccupations environnementales sont défendues par des gens de toute opinion politique de l'extrême gauche à la droite. A Annemasse, c'est en raison des positions de Francois Vigny en faveur du développement durable qu'Alain Pirat des Verts et le Mouvement Démocrate l'ont soutenu lors des dernières élections municipales. Au Conseil Communautaire nous sommes minoritaires pour l'instant. Voilà encore un sujet sur lequel les clivages droite et gauche sont stériles. Ils seraient même contre productifs si les personnes préoccupées par l'environnement refusaient de voter ensemble sous prétexte de clivages partisans. C'est pourtant ce qui arrive sur de nombreux sujets dans la politique nationale.

20/04/2009

Pour que vive le centre ville et le commerce à Saint Julien

CIMG1620.JPGLe commerce du centre ville de Saint Julien meurt petit à petit. La population a presque doublé au cours des dix dernières années mais le nombre de commerces diminue. La Roche sur Foron qui a une taille similaire a un centre ville plus animé - La Roche ne bénéficie pourtant pas des clients Genevois comme Saint Julien.

Les années qui viennent vont être décisives avec de nombreux départs en retraite. De la survie du commerce de Saint Julien dépend l'animation de tout le centre ville. Saint Julien sera t'elle une ville vivante, accueillante et chaleureuse, ou sombrera t'elle faut d'un centre ville animée deviendra t'elle une ville dortoir dont les habitants ne se connaissent plus ? C'est l'enjeu du développement du commerce de centre ville.

Nous avons posé le diagnostic :

1) la ville reste innaccessible : les entrées de ville sont souvent encombrées;

2) insuffisance du stationnement : des places de stationnement proches des commerces sont occupées à la journée par les voitures des pendulaires;

3) une offre de commerces incomplète;

4) beaucoup trop d'espaces morts occupés par 9 banques, 15 assurances et 14 agences immobilières. Ces sociétés participent au développement économique de Saint Julien, mais leur implantation eu milieu des zones de commerce tue l'animation commerciale du centre ville; Nantes a interdit l'ouverture de toute nouvelle agence bancaire, immobilière ou d'assurance en centre ville.

5) le marché de Saint Julien : habituellement le jour de marché est un jour faste pour les commerces. Le marché attire une clientèle supplémentaire qui fait vivre le commerce local. Les commerces font le double de chiffre d'affaire les jours de marché. A Saint Julien c'est le contraire. Le marché occupant une grande partie des places de stationnement, les clients ne viennent plus en ville le vendredi matin. En raison de son lieu d'implantation et du jour, le marché de Saint Julien pénalise le commerce local au lieu de le favoriser.

6) une disposition des commerces incohérentes : Les commerces de Saint Julien sont implantés ici et là de manière incohérente. Une boulangerie toute seule, deux pharmacies toute seule, un Intermarché isolé route des vignes. Chacun de ces commerces pourraient bénéficier de leurs traffics respectifs s'ils étaient implantés de manière plus cohérente.

La survie des commerces de centre ville exige que les communes s'inspirent des recettes qui ont fait le succès des centres commerciaux : un accès facile, des places de stationnement suffisantes, une offre de commerce diversifiée et complète sur un lieu unique.

Les communes ont désormais des outils à leur disposition notamment avec le droit de préemption sur les commerces.

La préservation des commerces de Saint Julien est l'une des attentes prioritaires des habitants. Nous n'avons eu pratiquement aucune délibération sur le sujet à l'ordre du jour du Conseil Municipal depuis un an.

Si l'exécutif n'agit pas rapidement, il sera trop tard. On peut soigner un malade mais pas ressusciter un mort.

03/04/2009

Démission de 14 membres du Conseil Municipal de Saint Cergues

Cette semaine 14 membres du Conseil Municipal de Saint Cergues (Haute-Savoie) ont démissionné en bloc. Ils reprochent au Maire un mode de gouvernance trop individuel et pas assez collectif. Plusieurs adjoints font parti du groupe des démissionnaires.

 

Ne connaissant pas les tenants et aboutissants de la situation de la commune de Saint Cergues, je suis incapable d’avoir un point de vue pertinent sur le sujet. En revanche, j’observe depuis de longues années le mode de gouvernance des institutions françaises – et je le compare aux institutions helvétiques. L’autoritarisme et la confrontation est un mode de fonctionnement politique en France. Le débat et la concertation en Suisse.

 

De toute évidence, notre héritage monarchique laisse des traces dans la pratique du pouvoir. De trop nombreux maires se comportent en potentats locaux. Ce comportement est encouragé par la passivité affligeantes de conseillers municipaux qui souvent par paresse ou par incompétence laissent le champ libre à un exécutif qui devient omnipotent. Trop de conseillers municipaux se laissent noyer dans des considérations techniques – qui sont du ressort de l’administration – et deviennent incapables d’identifier les enjeux politiques dont ils ont la responsabilité. A ce jeu là, l’avis de fonctionnaires fini par avoir plus de poids politique que celui d’élus.

 

A Saint Julien, le débat budgétaire a souligné cette pratique du pouvoir : en janvier le Maire rédige le texte du bulletin municipal dans lequel il annonce une augmentation d’impôt. Au même moment, il le cache aux Conseillers lors du débat d’orientation budgétaire. En février lors de la commission finance, nous faisons de nombreuses propositions qui ont l’assentiment des conseillers municipaux de la majorité. Mais aucune de ces propositions n’est retenue par l’exécutif. Le budget est proposé sans modification avec une augmentation d’impôts de 8,5%. Les Conseillers municipaux approuvent passivement cette outrageuse augmentation d’impôts.

 

Les conseillers croient souvent qu’ils doivent leur mandat au Maire – le mode de scrutin sur liste bloquée et la personnalisation des campagnes pourraient le laisser croire. Pourtant, la réalité est opposée. En France le Maire est élu par les Conseillers Municipaux. Aucune délibération ne peut être adoptée sans l’accord d’une majorité de Conseillers. Ils peuvent se choisir un nouveau Maire dans leur équipe. Ils peuvent même démissionner comme l’ont fait les Conseillers de Saint Cergues. C’est eux qui ont le pouvoir législatif dans la commune. Sans Conseillers Municipaux majoritaire il n’y a plus de Maire.

 

A Saint Cergues cette démission entrainera une élection complémentaire. Dans les communes de plus de 3500 habitants, une telle démission entrainerait une nouvelle élection municipale.

 

Je ne sais pas si les critiques des Conseillers de Saint Cergues sont justifiées, mais dans tous les cas, ils ont raison de rappeler que dans une commune c’est le conseil municipal qui est souverain au nom des habitants, pas le Maire.

 

Une leçon qui devrait inspirer des députés aux ordres.

01/04/2009

Une municipalité socialiste c'est quoi : exemple à Saint Julien en Genevois

Une municipalité socialiste à Saint Julien c'est une municipalité qui réalise très peu de logements sociaux : depuis Jean Pissard inclus, c'est le Maire qui a autorisé le plus de construction de logements privés et aussi celui qui a autorisé le moins de constructions de logements sociaux.

Une municipalité socialiste à Saint Julien c'est aussi une municipalité qui a pour projet de détruire des logements sociaux.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui stabilise les budgets petite enfance et social, alors qu'il multiplie par 4 le budget culture (depuis 2001).

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité dont la commission sociale ne s'est réunie qu'une fois en un an depuis les élections de mars 2008.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui observe sans agir la ghétoisation des écoles municipales.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui en 2009 exhonère d'impôts le Casino de Saint Julien, propriété d'un Ministre, mais qui augmente les impôts de 8,5% pour les habitants.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui augmente le budget de la communication de +19% en 2009, le budget fêtes et cérémonies de +26% en année de crise, mais laisse le budget social stable et encore une fois augmente les impôts de +8,5% pour les habitants.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui augmente ses indémnités d'élu de +25% pour prime de station climatique et +20% pour prime de sous préfecture.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui met en place le taxi public, subventionné 50 euros par déplacement par la collectivité et qui va coûter presque autant pour le déplacement de 3000 personnes que le bus public ne coûte pour le déplacement de 200 000 personnes.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité  qui accorde beaucoup d'importance à l'animation pour les jeunes des quartiers, mais ne fait rien pour aider les jeunes à trouver du travail. Il va même jusqu'à s'opposer à la réalisation du centre VitamParc et de ses 200 emplois.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité élue avec le soutien du candidat UMP et qui fait ses pires scores dans le bureau de vote le plus populaire de la ville. Quartier où cruellement, on appelle celà "la gauche des riches".

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité qui assiste sans rien dire à la destruction des arbres d'une zone forestière protégée à Chabloux.

Une municipalité socialiste à Saint Julien, c'est une municipalité pleine de bonnes intentions qui a peu de réalisations. C'est un Maire qui surtout à bonne conscience parce qu'il est socialiste - c'est un homme qui peu dire "je suis un homme de gauche"comme d'autres pourraient prétendre d'eux mêmes "je suis un homme bon".

Le soir du premier tour des municipales, je me souviens du débat que j'avais eu avec le Maire sur le plateau de TV8 Mont Blanc. Gilles Ravache, Conseiller régional communiste avait apporté son soutien au Maire socialiste "une homme de gauche". Ca m'avait faire rire. Gilles Ravache ne connaissait rien des réalisations du Maire, il ne connaissait pas grand chose de Saint Julien, ni du programme du Maire ni du notre. Gilles Ravache ne savait pas que le Maire aurait le soutien du candidat UMP. Il ne savait pas que les électeurs "de gauche" ne votaient pas pour le Maire sortant.

La seule utilité des camps de droite et de gauche c'est que ca permet même à des imbéciles de voter sans réfléchir.

31/03/2009

Compte rendu du Conseil Communautaire du Genevois

Hier soir avait lieu le Conseil Communautaire du Genevois.

Deux délibérations importantes à l'ordre du jour.  Le budget pour l'année 2009 avec les taux d'impôts et le mode de gestion de l'assainissement.

L'exécutif proposait une hausse des impôts de 5% (+2,5% d'augmentation des bases = +7,5% d'impôts pour les habitants). Cette augmentation est une conséquence de l'absence de choix au niveau de la communauté. De nombreux projets sont mis en oeuvre commission par commission. La culture du consensus intercommunal a jusqu'à présent limité la capacité de la communauté à faire des choix de priorité politique pour le mandat. Le transport à la demande par exemple -qui explique une bonne partie de l'augmentation d'impôts- a été voté sans que les délégués n'aient de vision claire de son financement. Le bureau des Maires semble en avoir pris conscience et débat désormais des priorités.

Par ailleurs, lors du débat budgétaire, nous avions été nombreux à nous exprimer contre cette augmentation. M. Christian Etchart, Maire de Beaumont et vice président en charge des finances de la communauté a travaillé avec la commission pour identifier 262 000 euros d'économie. Des efforts qui vont dans la bonne direction. Je me suis abstenu.

Voilà qui tranche avec l'attitude de la municipalité de Saint Julien qui lors du débat d'orientation budgétaire n'a pas informé les Conseillers Municipaux de l'intention d'augmenter les impôts -le Maire avait pourtant déjà dû remettre en janvier l'édito du bulletin municipal de mars qui annoncait cette augmentation-. Et aucune des propositions d'économie que nous avons faites n'a été retenue - cela aurait pourtant permis de réduire l'augmentation d'impôts.

Une petite remarque au passage. Les impôts locaux sont calculés par rapport à des bases qui datent d'il y a 30 ans. Ces bases classifient les habitations en fonction de leur niveau de confort. Elles sont complètement périmées. Elles doivent être revues comme le propose la commission Balladur. L'une des conséquences de ces bases est que les habitants de Saint Julien paient 10% de plus de taxe d'habitation par habitant à la communauté de communes que les autres habitants du canton.

Les impôts augmenteront donc plus à Saint Julien qu'à la Communauté de Communes. Cela va se traduire par une baisse des subventions de l'Etat pour le Genevois. En effet, l'Etat prend en compte un coeffficient d'intégration fiscale. En clair, plus les ressources publiques sont intercommunales, plus l'Etat subventionne. Plus elles sont au niveau de la commune moins l'Etat subventionne. En augmentant les impôts plus fortement à Saint Julien qu'à la communauté de commune, on réduit le coefficient d'intégration fiscale et donc on réduit les subventions publiques de l'Etat ! Une partie de l'augmentation d'impôts de Saint Julien servira donc à compenser cette baisse des subventions de l'Etat.

Deuxième sujet important à l'ordre du jour, le mode de gestion de l'assainissement : régie publique ou en gestion privée. Le débat a été constructif. Depuis quelques mois, le Conseil Communautaire est le lieu de débats constructifs et ouverts, il est de moins en moins une chambre d'enregistrement. Il y a eu des arguments en faveur de la régie : "les exemples nombreux montrent que c'est moins cher" (Jean Pierre Buet - Maire de Viry), "le contrat actuel avec Veolia n'a pas du tout donné satisfaction" (Bernard Gaud, Maire de Chevrier) ", "on a su traiter efficacement les déchets on saura traiter efficacement l'assainissement" (Christian Burnier, Maire de Savigny) ou encore le Maire de Saint Julien qui a défendu le principe du service public. Il y a eu aussi des arguments contre "saura t on faire ?", "le recrutements d'agents est sous estimé dans le projet", "le public est plus efficace lorsqu'il contrôle efficacement le privé, on n'a pas su contrôler, comment peut on le faire nous même" (François Cena). Ce dernier argument est pertinent, mais il me semble que le public ne pourra jamais contrôler aussi efficacement le service que le management de l'entreprise. La contrainte de l'augmentation constante des marges au détriment de la qualité du service risque d'être plus forte que la capacité du client public à faire valoir ses droits. J'ai voté pour la régie.

L'une des preuves de l'ouverture du débat c'est que François Cena, adjoint au Maire de Saint Julien a voté contre, le Maire de Saint Julien pour. J'ai voté pour alors que Pierre Brunet lui a jugé qu'il fallait voté contre. Chacun a voté en conscience. La collectivité y gagnerait si cela arrivait plus souvent.

Je n'ai compté que 7 délégués de Saint Julien sur 11 - dont les deux délégués de la minorité ! Il n'y en avait aucun à la commission économie qui précédait. Saint Julien a briller par son absentéisme hier soir.

30/03/2009

La présence des conseillers municipaux de Saint Julien en Genevois

Vous trouverez ci-dessous un relevé des taux de présence des membres du Conseil Municipal à la fois aux 10 séances du Conseil Municipal et aux 22 réunions de commission qui ont donné lieu à des comptes rendus.

Ce classement est à prendre avec des pincettes. Les absents ont souvent des excuses très pertinentes (professionnelles, familiales ou de santé). Par ailleurs, la présence ne signifie pas toujours participation et la participation n'est pas toujours pertinente -et il serait difficile d'en juger-. A l'opposé les absents ont parfois excuses et/ou donné délégation (le classement ci dessous n'en tient pas compte car les compte rendus de commission n'en rendent pas toujours compte). Pour autant la présence est un signe de l'engagement.

Il y a plusieurs enseignements sur ces taux de présence :

1) les élus de la minorité sont un peu plus présents que les élus de la majorité.

2) les femmes sont beaucoup plus présentent que les hommes. Lors de la constitution des listes, il avait été très difficile de recruter des candidates pour atteindre la parité exigée par la loi. Un an plus tard elles sont beaucoup plus présentes que les hommes qui étaient pourtant les premiers à se porter candidats.

3) les moins de 40 ans sont significativement plus présents que les plus de 40 ans. Un autre indice qui infirme les préjugés habituels sur le manque de fiabilité des jeunes. Et qui a valu à notre équipe de perdre quelques voix de quelques électeurs juvenophobes.

Le Maire est presque totalement absent des commissions municipales. L'explication officielle est qu'il souhaite laisser libre court à la discussion qui selon lui serait plus contrainte en sa présence – il lui suffirait pourtant simplement de se taire et d’écouter pour une fois. Une autre explication est que simplement il n'accorde aucune valeur aux discussions en commission et que les décisions sont prises en municipalité en l’absence des Conseillers Municipaux qui ne font que ratifier a posteriori. Cette explication semble plus juste puisqu'il participe activement à la commission finance qui pourrait avoir quelques enjeux.

(En caractère gras les membres de l'équipe Mieux Vivre à Saint Julien). Chiffres en pourcentage

1     Maritie Fontaine              95.0

1     Sédat Bayat                   95.0

3     Antoine Vielliard         94.4

3     Francois Cena, Adjoint    94.4

5     Hervé Troussey              94.1

6     Greg Perry, Adjoint         93.8

7     Dominique Gueguen   93.8

8     Isabelle Gaudillet           93.3

9     Nicole Roguet                93.3

10   Fred Sansa                 90.5

11   Annie Stalder, Adjointe   89.3

12   Martine Palisses Cardet   86.7

13   Michel de Smedt, Adjoint 86.4

14   Pierre Brunet              83.3

14   Michelle Jeannet Vez       83.3

16   Geneviève Nicoud           81.3

17   Catherine Joubert       81.0

18   Jean Claude Guillon, Adjoint 80.0

19   Pierre Compagnon          77.8

20   Isabelle Gerard          77.3

21    Serge Crombac             76.2

22    Eric Brachet, Adjoint       73.1

23    Stephanie Thomas         71.4

24    Cedric Marx               69.6

25    Catherine Balmens        68.4

26    Lydie Lemerle           66.7

26    Dominique Schouvey, Adj. 66.7

26    Joël Perino                   66.7

29    Mercedes Brawand, Adj. 60.9

30    Marie-Christine Chabat, Adj. 52.4

31    Jean-Sylvestre Cosandey 45.0

32    Jean-Michel Thenard, Maire 37.5

33    Paul Zereik                   17.6

28/03/2009

Quelques techniques de manipulation

Le Maire de Saint Julien a proposé aux électeurs il y a un an un projet municipal sans augmentation d'impôts. Début mars il annonce une augmentation d'impôts « modérée ». Fin mars il s'agit d'une augmentation exorbitante de +8,5%. Cette technique de manipulation appelée "le pied dans la porte" est bien décrite dans le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens écrit par deux sociologues Grenoblois.

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24/03/2009

L'augmentation d'impôts à Saint Julien est elle de 8,5% ou de 6% ?

La municipalité de Saint Julien en Genevois communique sur une augmentation d'impôts de 6%. Ce chiffre est repris dans le titre de l'article du Dauphiné Libéré de samedi.

En réalité l'Etat fixe chaque année une augmentation des bases. Cette année cette augmentation a été fixée à 2,5% environ. Sans augmentation d'impôts les recettes de la commune et les impôts des habitants auraient donc augmenté de 2,5%. En décidant d'augmenter les taux de 6% la commune ajoute 6% d'augmentation à l'augmentation des bases de 2,5%.

La municipalité augmente donc les taux de 6% mais augmente les impôts de 8,5%. La facture totale sera donc en augmentation de 8,5% pour les habitants.

(vous trouverez le budget détaillé sous la note datée du vendredi 13 mars)