28/02/2010

Les Français entre colère et résignation

Dans toutes les campagnes il y a toujours un peu de colère qui s'exprime. Il est habituel d'être pris à parti "on ne vous voit que pendant les campagnes"... "Et oui, Monsieur, désolé, les quelques personnes qui s'engagent encore au service du pays ne peuvent pas être à la fois à leur boulot et bénévolement sur tous les marchés de Haute Savoie pendant leurs temps libre."

Mais jamais je n'ai vu autant de violence dans les propos. A la fois autant de colère et autant de renonciation à changer la France. "Ca fait 30 ans que ca dure". "Tous les mêmes". "Ils touchent leurs indémnités et nous ont trime 7 jours sur 7". "Vous êtes tous pourris".

L'UMP Sarkoziste a profondément déçue. Les scandales du Chef de l'Etat, le train de vie de l'Etat et surtout le Gouvernement de communication ne laisse plus personne dupe. Les déficits publics. Les aides aux banques. Les nominations...

Le Parti Socialiste ne convainc pas plus. Personne n'est dupe sur le fait que le Parti Socialiste issu du Congrès de Reims pourra faire quoique ce soit pour améliorer la situation de la France... même le parti socialiste lui même a supprimé le point et la rose de ses documents de campagne.

Les gens ce matin s'en prenaient aussi aux médias : "ils nous parlent des affaires peoples ou de qui veut se présenter.. plutôt que de nous parler des problèmes de logements ou d'emploi, des taxes toujours plus chères qu'on paye ou de savoir à quelle sauce on va être mangé pour nos retraites."

Je me prends tout ça dans la tête ce matin sur le marché. Les UMP et les PS eux continuent de faire campagne dans des salles municipales avec des audiences de militants convaincus qui ne posent pas une seule question qui dérange. Plus personne n'est dupe de ce théâtre d'ombre qu'est devenue la politique française. Ces élus là, ne peuvent plus aller sur les marchés. Si moi simple citoyen, conseiller municipal bénévole je me fais engueuler, je ne doute pas que Jean-Claude Carle (UMP) ou Jean-Michel Thénard (PS) recevraient des tomates dans la tête s'ils pointaient leur nez sur un marché. Pour eux, les réunions publiques de militants sont innefficaces... mais beaucoup plus sûres.

Alors patiemment on explique à nouveau qu'il est peut être temps de changer de génération. Qu'il faut des élus régionaux qui ont un métier qui leur permette de s'exprimer librement car ils ne dépendent pas financièrement d'un parti, plutôt que d'avoir des professionnels du cumul des mandats et de l'absentéïsme qui va avec. Qu'il faut aider l'innovation pour développer de nouvelles filières d'emploi en Haute Savoie. Qu'il faut mieux orienter les jeunes vers les métiers qui ont des déboucher. Qu'il faut poursuivre le développement des Train Express Régionaux mais aussi du covoiturage. Patiemment et avec détermination on continue de convaincre ce qu'il reste de citoyens qui croient en l'avenir de la France. On redonne espoir par l'exemple.

12:31 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

14/02/2010

Débat régionales sur La Voix est Libre (France 3)

Vous trouverez en lien ci-dessous l'émission La Voix est Libre de ce samedi dans laquelle je débats avec Jean-Claude Carle (tête de liste UMP) et Jean-Paul Macé (Tête de liste de Lutte Ouvrière) des enjeux des régionales pour la Haute-Savoie.

La Voix est Libre spéciale régionales 2010

 

11/02/2010

Le gone du Chaâba

Il y a quelques jours j’ai revu le film “Le gone du Chaâba”. Un film adapté du roman autobiographique d’Azouz Begag. Un film qui raconte son enfance. Né en France de parents algériens, Azouz y raconte les difficultés d’un enfant qui façonne son identité dans les bidonvilles de la banlieue lyonnaise. Encourageé par l’ambition d’un père pour son fils, il suit avec passion l’enseignement de l’école républicaine.

Depuis Azouz est devenu chercheur, écrivain et ministre. Il enseigne la sociologie dans divers universités à travers le monde. Son parcours en fait une personnalité unique dans un monde politique où tout est plus ou moins formaté par les années de cumul de mandat.

Il sera ce jeudi soir l’invité de l’émission d’Arlette Chabot dans « A Vous de Juger » en seconde partie de soirée sur France 2.

10/02/2010

“Ça tombe bien je ne savais pas pour qui voter !”

En 19 années d'engagement politique je n'avais jamais entendu ca ! J'ai été interpellé parfois par des « AH NON ! Surtout pas ! » ou au contraire par des « On est avec vous ! », mais des « Ça tombe bien je ne savais pas pour qui voter ! » ça je n'avais encore jamais eu ! Et pourtant c'est la première des réflexions entendue hier sur le marché d'Annemasse.

Des électeurs qui veulent voter... mais qui ne savent pas pour qui ! Des électeurs qui veulent voter pour dire ce qu'ils ont sur la patate au sujet de la crise, de leur boulot qui a de moins en moins de sens au fur et à mesure qu'ils deviennent de plus en plus profitables, de leur vie familiale qui n'est pas simple à gérer au quotidien entre les contraintes et l'absence de solution de garde, les loyers exorbitants, les dettes qui étranglent, des impôts locaux qui augmentent et des impôts nationaux qui devront augmenter pour éponger la dette.

Mais ils ne savent pas pour qui voter. Ils sont nombreux ces électeurs de droite dépités par les dérives de la majorité présidentielle aux ordres d'un monarque qui perd tout sens de la mesure et des réalités, et qui confond gouverner et communiquer. Ils aimeraient pouvoir dire ce qu'ils pensent... mais ne savent pas comment.

Ils sont nombreux aussi ces électeurs de gauche qui aimeraient dire à quel point ils se sentent marginalisés de la nation par les dérives du pouvoir, de l'économie et de la société. Faut-il donc voter pour un parti socialiste dont le dernier Congrès programmatique à Reims a montré la vacuité du projet et la profondeur des divisions ? Peut être mais sans aucun enthousiasme.

Faut-il voter pour Europe Ecologie ? Un espoir peut être.. mais qui s'accompagne de grandes désillusions lorsqu'on constate les positions trop idéologiques et souvent sectaires des candidats.

Faut-il en venir à voter FN ? Comme d'autres pissent dans des violons ?

Comment croire encore à cette mascarade du clivage droite gauche alors que des UMP figurent sur des listes PS, des socialistes sur des listes UMP, un peu de tout sur des listes vertes et un peu de verts partout. Ils débauchent pour servir leurs intérêts électoraux partisans, mais refusent de travailler tous ensemble pour servir l'intérêt général des habitants. Pourtant tous les Maires dans toutes les communautés de communes travaillent avec d'autres Maires qui ont d'autres convictions.

Nombreux sont les électeurs qui se sentent un peu comme dans un magasin vide de la fin de l'Union Soviétique. Un avant gout de ce que pourrait être le bipartisme en France. Alors quand ils nous croisent sur les marchés, ils reprennent espoir. Oui il est encore possible d'être pragmatique pour trouver des solutions aux problèmes. Oui il est encore possible de concevoir l'action politique par la réflexion plutôt que par l'opposition. Oui il y a encore des gens qui pensent qu'il faudra un jour que tous les élus des Français travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres. Oui il est possible d'améliorer la gestion des deniers publics pour préserver les générations futures de montagnes de dettes...

« Ca tombe bien parce que je ne savais pas pour qui voter les 14 et 21 mars ! »

08/02/2010

Le mercato des régionales ou la fin des idéologies

Ces élections régionales vont apporter une grande nouveauté : des UMP figurent sur des listes PS (Romero à Paris ou Gérard Perissin Fabert, le Maire du Grand Bornand en Haute Savoie), des Verts sur des listes PS et MODEM, des MODEM sur des listes PS et des listes UMP, des PS sur des listes MODEM (en PACA) , des PS sur des listes UMP (la Gauche moderne), des PC et des PS sur des listes verts... des combinaisons dans tous les sens. Il y a quelques années ce type de candidatures n'existaient que pour les élections municipales. Les structures partisanes y avaient peu d'influence faute de pouvoir proposer des projets de ville pour chaque commune. On y voyait alors ces listes de rassemblement municipal.

Mais de toutes les élections, ce sont bien les régionales qui sont les plus partisanes dans leur mode de désignation. Ces "échanges" que Jean-Luc Bennahmias appelle le "mercato" des régionales, apportent une nouvelle preuve que les idéologies sont désormais incapables d'apporter des solutions toutes faites. Face à la crise financières qui impose à la fois des nationalisations de banques et une régulation sans précédent, les recettes miracles des idéologies de droite et de gauche sont périmées. Il faut désormais aborder les problèmes avec pragmatisme. La diversité des équipes qui pouvaient être source d'incohérence du temps des idéologies devient désormais source de diversité de solutions.

Ces échanges peuvent permettre des débats internes. Mais ils sont insuffisants pour rassembler. C'est pourtant le rassemblement de tous les Français et les Rhône Alpins qui pourra permettre d'apporter des solutions aux problèmes de dette publoique, de croissance, d'emploi, de révolution environnementale et de formation qui se posent.

Alors que leurs propres listes fédèrent des personnalités de gauche et de droite, il va devenir compliqué pour la gauche de traiter la droite en ennemi et reciproquement. Il est désormais temps que les élus quelqu'ils soient s'acceptent les uns les autres comme représentant d'une partie des français avec lesquels nous devons construire l'avenir... ce qui se fait chaque jour dans toutes les communautés de communes de France.

21/01/2010

Quelques certitudes sur le Mouvement Démocrate

Depuis une vingtaine d'année en France les électeurs tapent un grand coup de poing sur la table par intermittence : cohabitations, dissolution manquée, non au référendum sur le traité constitutionnel européen, élection surprise de Chirac en 1995, Le Pen au second tour en 2002, 20 région sur 22 au Parti Socialiste en 2004, score surprise d'Europe Ecologie en juin dernier... la gauche qui prendra inévitablement la majorité du Sénat en septembre 2011 pour la première fois dans l'histoire du Sénat... après avoir pris une majorité de département pour la première fois dans l'histoire de France. Notre démocratie est tellement malade que les Français s'expriment avec violence par intermittence lorsqu'une élection leur permet de s'exprimer.

Jamais élection française n'aura été aussi étrange que les élections régionales des 14 et 21 mars : Est-ce que le FN recueillera la confiance de 5% ou de 25% des Français dans ce qui pourrait être un vote miroire du vote anti minaret suisse ? Est-ce que l'UMP sera à 30% où dans le trou noir des 10% en raisons du grand écart de plus en plus difficile à tenir entre la droite républicaine et l'extrême droite ? Est-ce que les Verts renouvelleront-ils l'exploit d'Europe Ecologie où est-ce que les contradictions de fondamentales de valeurs entre les positions d'Europe Ecologie et le radicalisme vert deviendront-ils de plus en plus visibles - 20% ou 2% ? Est-ce que le Parti Socialiste saura construire sur le bilan honorable de sortants méconnus qui ont poursuivi les politiques précédentes où sera-t'il incapable de mobiliser un électorat durablement désenchantés par des querelles de personnes qui rendent visibles l'absence de valeurs communes 14% ou 25% ? L'extrême gauche divisée saura t'elle passer le cap des 5% des voix ou perdra t'elle définitivement ses élus régionaux et les financements correspondants ?

Le Mouvement Démocrate aussi est dans un nuage d'incertitude : saurons-nous montrer combien la méthode démocrate est nécessaire pour remettre sur pieds un pays en lambeau ? Saurons-nous gagner la confiance de 5% des électeurs ou de 25% ?

Jamais campagne n'a été aussi incertaine. A l'heure qu'il est il n'est d'ailleurs pas certain qu'il y ait campagne du tout. Les listes seront finalisée vers la fin du mois de janvier pour tous les partis; le temps de faire des photos et d'imprimer, le gros des documents n'arrivera que dans les deux semaines qui précéderont le vote.

Il y a en revanche plusieurs choses qui sont certaines au sujet du Mouvement Démocrate :

1) quoiqu'il arrive les élus du Mouvement Démocrate continueront à mettre en oeuvre la méthode démocrate qui consiste à écouter les gens, à travailler avec tous les autres Conseillers Régionaux pour élaborer des solutions qui vont dans leur intérêt. Nos positions ne seront jamais dictée ni par une idéologie périmée, ni par des notions de camp, mais bien par la réalité de la vie des Rhône Alpins. Nous voterons des budgets et des délibérations quand ils seront bons... sans nous soucier de la notion de "camp" qui dictent trop d'attitudes politiques.

2) quoiqu'il arrive les élus du Mouvement Démocrate respecteront toujours les élus d'extrême gauche et d'extrême droite qui répresentent des Français, mais ne se compromettront jamais avec les idées d'extrême droite et d'extrême gauche qui prônent l'exclusion et la haine fondée sur la classe sociale ou les origines.

Voilà deux certitudes décisives alors que la haine et les notions de camps divisent dangereusement notre pays et le conduisent à la paralysie sur les problèmes urgents de déficits publics, de défis environnementaux ou de solidarité entre les générations.

 

05/01/2010

Les bases... à la base des impôts locaux

Chaque année les hebdos font des numéros spéciaux sur les impôts locaux et l'augmentation des taux. Ils ont bien raison car certains Maires augmentent les impots sans augmenter le niveau de service comme d'autres font du racket à la sortie des collèges. Les impôts locaux ont ainsi augmentés de +8,5% à Saint Julien en 2009.. autant de moins sur le pouvoir d'achat des habitants !!!!

Mais ces journaux passent sous silence une dimension un peu complexe des impôts locaux... et pourtant essentielle : les bases.

La base de l'impôt est un chiffre abscond qui multiplié par le taux donne le montant de vos impôts locaux. La base est fonction de la taille et du confort de votre habitation. Mais cette évaluation n'a pas été mise à jour depuis les années 70. A l'époque les maisons n'étaient pas aussi bien rénovées et les immeubles étaient le plus souvent des habitations neuves. 40 ans plus tard, les personnes qui habitent dans de vieilles maisons rénovées paient souvent moins d'impôts que ceux qui habitent dans des immeubles de centre ville. Cela conduit à de très grandes aberrations qui sont autant d'injustices. Le gouvernement souhaite mettre à jour les bases des impôts locaux... l'une des rares réformes gouvernementales qui pourrait corriger des injustices plutôt que de les aggraver.

Ces différences sur les bases conduisent à des aberrations. Par exemple dans notre canton, dans toutes les communes nous avons un même taux d'impôts communautaires, d'impôts départementaux et d'impôts régionaux. Mais puisque nous avons des bases différentes nous payons des impôts très différents selon les communes.

Les services de la communauté de communes, du département et de la région reviennent à 183,27 euros par habitants et par an aux habitants de Presilly... mais à plus du double à ceux d'Archamps (478,33 euros par habitants). On pourrait éventuellement trouver quelques explications en estimant que les habitations d'Archamps sont plus neuves et plus confortables en moyenne que celles de Presilly.. mais pas au point de justifier une telle différence.

On a du mal à expliquer une différence d'impôts de près de 50 euros par habitant  entre Savigny et Jonzier Epagny. Ou encore une différence de 70 euros par habitant entre Vulbens et Valleiry. Ces communes ont toutes deux des routes, des transports scolaires, des canalisations, des collèges et des lycées. La révision des bases est nécessaire pour retrouver un peu d'équité face à l'impôt.

Ces différences entre les communes du canton sont importantes.. elles sont encore plus importantes avec les autres cantons de Haute-Savoie ou avec les autres départements de Rhône-Alpes.

Les impôts sont bons lorsqu'ils sont équitablement répartis et utilisés à financer les services publics supplémentaires que les habitants attendent : transports, circulation, commerce, garde de la petite enfance et amélioration du cadre de vie. Actuellement les impôts locaux ne sont pas équitablement repartis entre les habitants en France en raison de l'archaisme du système de bases d'imposition qui n'a pas été révisé depuis 1970 !!! La loi oblige pourtant à une révision tous les 6 ans. L'Etat a donc 33 ans de retard.

 

Taxes d'habitation et foncière prélevées par la CCG, le département et la région divisées par le nbre d'habitants (en euros)

PRESILLY

183.27

CHEVRIER

184.32

JONZIER-EPAGNY

192.12

CHENEX

226.59

DINGY-EN-VUACHE

219.36

VALLEIRY

214.40

VERS

212.95

BEAUMONT

221.35

FEIGERES

224.00

VIRY

235.09

NEYDENS

270.63

SAVIGNY

240.20

SAINT-JULIEN-EN-GENEVOIS

249.59

VULBENS

284.57

COLLONGES-SOUS-SALEVE

303.34

BOSSEY

396.17

ARCHAMPS

478.33

TOTAL

259.69

Le calcul ci-dessus manque un peu de précision car la proportion de contribuables exonérés varie selon les communes et que je n'ai pas le chiffre exact de contribuable... mais cette approximation change peu les chiffres.

Demain une note qui compare les impôts municipaux à Saint Julien par rapport aux autres communes du canton.

 

22/12/2009

La politique est aussi une affaire de gros sous

Le fonctionnement démocratique permet habituellement que le gouvernement d'un pays s'attache à l'intérêt de ses habitants. Pourtant de nombreux obstacles s'y opposent en cours de route : le mode de scrutin, les mécanismes d'audiences médiatiques qui accentuent les débats de personnes plutôt que les débats d'idées. Mais surtout le financement politique.

Les idées comptent comme le montre le succès des Verts sans grands moyens en Suisse. Mais plus un mouvement politique dispose de moyens financiers, plus ils peut financer des documents, des affiches qui permettent de faire connaitre ses idées.

En Suisse, l'UDC s'est acheté un siège supplémentaire de Conseiller Fédéral grâce à la fortune collossale de Christoph Blocher. Tant que les électeurs seront influencés par la publicité, il est à craindre que certains partis se préoccupent plus des intérêts de leurs bailleurs de fonds plutôt que de celui de leurs électeurs : le secret bancaire suisse ou la crise du logement à Genève en sont deux exemples les plus visibles.

Aux Etats Unis, le changement est visible. Même s'il est plus faible qu'espéré, la nouvelle administration américaine est significativement plus indépendante des lobby que la précédente. Certains sénateurs américains sont encore très dépendants des financements apportés par les lobbys.

En France, le bouclier fiscal, la réduction des droits de succession et toutes les mesures en faveur des rentiers rappellent que le Président de la République a été élu grâce au soutien de médias contrôlé par des amis.

De manière indirecte l'influence de la publicité et donc des moyens à disposition revient à transformer le suffrage universel en suffrage censitaire en fonction des revenus.

A ce jour, l'UMP dispose de recettes annuelles de 52 millions d'euros, le PS de 59 millions d'euros... et le Mouvement Démocrate de seulement 5,6 millions d'euros. 10 fois moins de moyens alors que nous représentons les idées de seulement 2 à 3 fois moins d'électeurs que l'UMP ou le PS.

Le PS et l'UMP pourront donc financer des campagnes régionales au maximum des dépenses autorisées, soit 1,4 millions d'euros pour Rhône-Alpes. Au MODEM ce sont les candidats qui devront contribuer à la campagne à hauteur de 10 à 20 000 euros par candidat, pour un budget de campagne qui s'élèverait à 200 000 euros environ. 14 fois moins de budget que le PS+l'UMP et donc 14 fois moins de visibilité de nos idées.

Pour préserver la pluralité politique dans ce pays, vous pouvez contribuer au Mouvement Démocrate en faisant un don déductible de l'impôt sur le revenu en France à hauteur de 66% : un don de 100 euros ne vous coûtera que 34 euros. Si vous le faites avant le 31 décembre vous pourrez le déduire de vos revenus 2009. Vous pouvez faire un don au Mouvement démocrate en cliquant ici.

Pour consulter le rapport annuel sur le financement des partis politiques qui a été publié hier, cliquez ici.

Compte rendu du Conseil Municipal du jeudi 17 décembre

La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques vient de clarifier hier la jurisprudence sur les blogs hébergés et les autorise. Je reprends donc ce blog avec une note de Frédéric Sansa sur le dernier conseil municipal de Saint Julien.

 

 

Le dernier conseil municipal de l’année s’est tenu jeudi dernier. Comme le présageait l’ordre du jour publié sur ce blog, il n’a donné lieu qu’à très peu de débat et d’intervention de notre part puisque la grande majorité des délibérations ne prêtaient à aucune discussion (signature de conventions, régularisations mineures de budgets, achat et vente de petites bandes de terrain).

 

Je ne m’attarderai donc que sur 2 points.

 

Nous avons voté une délibération qui a pour but de mutualiser les moyens de la mairie de St Julien et ceux de la communauté de communes au niveau des sports. S’agissant d’une compétence partagée par les deux niveaux politiques, il s’agit d’une bonne initiative à mettre au crédit d'Eric Brachet, adjoint au sport de la ville (et par ailleurs vice-président aux sports à la Communauté de Communes du Genevois). Tout ceci dans le but de rendre plus efficace le service rendu à la population. Le sport est l’une des raisons qui conduit le plus fréquement les habitants à aller d’une commune à l’autre : les adhérents des clubs du canton viennent de tout le canton. Il sera utile à terme que cette mutualisation se fasse à terme au niveau de la communauté de communes.

 

Le deuxième point concerne la réorganisation des commissions municipales. La nouveauté est la fusion des commissions « Scolaire / Petite enfance » et « sociale ». Nous pensons qu’il s’agit tout simplement d’une suppression de la commission sociale (qui ne s’était réuni que 2 fois depuis le début du mandat). En réalité, elle délègue toute la politique sociale au CCAS sous prétexte qu’une commune n’a pas de compétence au niveau social. Cette commission devait pour nous avoir un rôle central pour envisager comment « aménager la vie dans la ville » comme la rappelé Pierre Brunet. Nous déplorons cette « suppression » et nous nous sommes abstenus en majorité (6 abstentions, 1 vote contre).

 

Je formule le vœu qu’en 2010 le conseil municipal puisse être un véritable lieu de débat sur les sujets importants qui façonne et structure notre ville et non pas qu’elle reste une chambre d’enregistrement de décisions administratives comme cela l’a été en 2009.

 

Frédéric Sansa

Pour le groupe Mieux Vivre à St-Julien

31/10/2009

Blog à suivre sur www.portevoix.fr jusqu'aux élections régionales

Par respect du droit électoral français ce blog est à suivre à l'adresse suivante www.portevoix.fr jusqu'à la clôture des élections régionales de mars 2010.

Vous pouvez également vous inscrire à la Newsletter à droite juste en dessous de la photo.

Explications :

Dans les années 80, la surenchère publicitaire des partis les à conduit à chercher toujours plus de sources de financement. Cela a conduit presque tous les partis à être impliqués dans des détournements de fonds publics ou parfois même pour certains dans des actes de corruption. Ces surenchères électorales biaisait les mécanismes démocratiques à l'avantage de ceux qui avec accès à des sources de financement.

Une nouvelle loi a été adoptée qui limite drastiquement les dépenses qui peuvent être engagées dans une campagne. Environ 20 000 euros pour les élections municipales et cantonales à Saint Julien, et environ 65 000 euros pour les législatives.

Pour mettre un frein à cette surenchère, il est interdit d'acheter des espaces publicitaires dans les journaux, radio et télé à compter du 1er jour du 4ième mois qui précède l'élection. C'est à dire pour les élections régionales de mars à compter du 1er novembre.

Par ailleurs, les financements ne peuvent provenir que de particuliers : soit les candidats soit des électeurs. Pour éviter toute forme de corruption, les entreprises n'ont pas le droit de faire de don ni même de consentir un rabais sur une facture - ce qui serait assimilé à un don de personne morale. Le Maire d'Annemasse avait ainsi été condamné et déchu de son mandat pour un an alors qu'une facture de photocopie affichait un rabais pourtant modeste.

Par conséquent il est interdit de tenir un blog sur lequel figurerait des annonces publicitaires - ce qui est le cas de ce blog hébergé par la Tribune de Genève. Le cas n'est cependant pas très clair puisqu'un candidat qui tient un blog hébergé par un journal ne recois aucune recette publicitaire. Mais en revanche, le blog est mis à disposition gratuitement ce qui pourrait être interprété comme une remise par des juges tatillons.

Je suis candidat à la candidature pour les élections régionales de Rhône Alpes qui se tiendront en mars 2010. Les têtes de listes seront désignées par le MODEM à la fin du mois de novembre et les listes constituées pour janvier. Dans l'attente de ces décisions, dans le doute du droit électoral et en l'absence de jurisprudence, je dois suspendre la publication de notes régulières sur ce blog.

Vous pouvez en revanche suivre comme toujours mes notes sur mon blog personnel : www.portevoix.fr