18/08/2010

La réforme des collectivités territoriales appliquée à la Communauté de Communes du Genevois

Suivant une préconisation de la commission Balladur le projet de loi de réforme territoriale qui a été transmis en seconde lecture à l’Assemblée nationale modifie la représentation des communes dans les intercommunalités.

 

 

Le nombre de délégués varie énormément d’une communauté de communes à l’autre. Il est le résultat des accords entre les communes lors de la constitution des intercommunalités. Mais cela posait deux problèmes pour le législateur : 1) un nombre de délégués très variable mais surtout 2) une représentation des communes déconnecté du nombre d’habitants ce qui est contraire à la constitution française qui exige que chaque électeur soit représenté de manière équitable.

 

Cela va considérablement modifier la composition du Conseil Communautaire pour la Communauté de Communes du Genevois.

 

 

Dans sa rédaction actuelle, en discussion à l’Assemblée nationale, la loi fixe a 34 le nombre de délégués auquel s’ajouterait 8 délégués supplémentaires pour les communes qui n’ont pas assez d’habitants pour bénéficier de la répartition proportionnelle – contre 68 actuellement. Le Conseil Communautaire pourrait créer et attribuer 4 sièges additionnels à une majorité des deux tiers.

 

 

Elle attribue un délégué par commune au minimum et les délégués supplémentaires proportionnellement à la population – suivant la méthode de la plus forte moyenne, une méthode qui bénéficie à la plus grande commune tout comme elle bénéficie aux grands partis pour les élections régionales et européennes.

 

 

Sauf erreur de ma part, voilà le changement sur le Conseil Communautaire du Genevois :

 

 

 

Répartition actuelle

Répartition en 2014

 

Population

Sièges

%

Sièges

%

Archamps

1636

5%

3

4%

2

5%

Beaumont

1843

6%

4

6%

2

5%

Bossey

664

2%

3

4%

1

2%

Chenex

365

1%

3

4%

1

2%

Chevrier

356

1%

3

4%

1

2%

Collonges

3120

10%

5

7%

4

10%

Dingy

395

1%

3

4%

1

2%

Feigeres

1232

4%

4

6%

1

2%

Jonzier

511

2%

3

4%

1

2%

Neydens

1278

4%

4

6%

1

2%

Presilly

622

2%

3

4%

1

2%

Savigny

506

2%

3

4%

1

2%

St-Julien

11019

35%

11

16%

15

36%

Valleiry

3068

10%

5

7%

4

10%

Vers

528

2%

3

4%

1

2%

Viry

3378

11%

5

7%

4

10%

Vulbens

839

3%

3

4%

1

2%

 

31360

100%

68

100%

42

100%

 

 

Le poids des villes centre va considérablement augmenter dans les intercommunalités. Elles ne pourront jamais devenir majoritaires mais leur influence sera considérable. Les élections municipales de Saint-Julien ont toujours intéressé l’ensemble du canton, mais à l’avenir l’importance sera encore accrue. Le nombre de délégués de Saint-Julien sera équivalent aux nombres de délégués de Valleiry, Collonges, Viry, Neydens et Beaumont réunis. Près de la moitié des Conseillers Municipaux de Saint Julien seront délégués communautaires. On retrouvera bien entendu le même impact dans tous les Conseils Communautaires et toutes les Communautés d’Agglo.

 

 

Il y a dans cette nouvelle répartition des sièges une forme de violation des accords de constitution des Communautés de Communes. Il me semble que pour respecter l’histoire et l’identité des communes, il serait souhaitable que toutes les délibérations soient aussi approuvées par un Conseil des Maires ou chaque commune dispose d’une voix : un peu comme le fonctionnement Suisse du Conseil national et du Conseil des Etats.

 

01/07/2010

Un peuple renonce à désigner le chef de l'exécutif

L'élection du Président de la République au suffrage universelle en France est catastrophique. La constitution encadre le pouvoir d'un chef d'état, mais dans les faits, son élection au suffrage universel direct tend à lui accorder une légitimité exorbitante et donc des pouvoirs exorbitants.

Le régime français s'apparente actuellement plus à une monarchie élective qu'à une république. Cet effet est très largement renforcé par deux phénomènes nouveaux : 1) la concommitance des élections présidentielles et législatives qui a conduit à soumettre la légitimité politique des députés à celle du président de la république et 2) le fait qu'un seul parti ait une majorité à l'Assemblée nationale - phénomène nouveau en France depuis 2002 à l'exception de 1981.

De fait le président de la république cumul la totalité des pouvoirs exécutifs, mais aussi détermine le pouvoir législatif et à une influence excessive sur les pouvoirs judiciaires, économiques (au travers d'institutions publiques) et médiatiques. Les contre pouvoirs qui assurent au débat public un peu de transparence et d'esprit critique sont réduits.

Il est dangereux dans un système démocratique de concentrer autant de pouvoirs dans les mains d'une seule personne. Ségolène Royal autant que François Bayrou autant que Nicolas Sarkozy. Toutes les démocraties ont des contre-pouvoirs... et toutes les démocraties européennes sont des démocraties parlementaires. Il n'y a guère que la France a être représentée par son chef d'etat lors des signatures des traités européens. Les autres sont représentés par leurs chefs de gouvernement issus du parlement.

Le diagnostic est largement partagé parmi les politiques français.. mais aussitôt suivi d'un "C'est irréversible, car on ne pourra pas demander au peuple de renoncer à élire le chef de l'exécutif".

Les faits ont donné tort à ces gens là. Cette semaine les Kirghizes, ont renoncé à désigner le Président de leur exécutif. Ils ont renoncé à un régime présidentiel car ils en ont vu tous les effets pervers : dérives dictatoriales et clivages sociaux entretenus par les candidats au pouvoir suprême dans leur quête du pouvoir. Ils ont au contraire souhaité un régime parlementaire. Les Malgaches font aussi l'amère expérience du régime présidentiel.

Il y a des pressions contradictoires fortes : d'un côté une pression médiatique qui conduit à la personnalisation du pouvoir et donc à sa présidentialisation mais de l'autre l'émergence tout aussi forte d'une société civile qui exige de participer à la démocratie conduit elle à une déconcentration du pouvoir et donc à un régime parlementaire.

Nous devrons renoncer à la concentration excessive des pouvoirs. Nous devrons beaucoup plus appuyer le pouvoir de la République sur un Parlement nouveau, plus fort, plus indépendant, moins pléthorique, plus responsable et plus présent.

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24/06/2010

La suppression de la Garden Party de l'Elysée... un début d'exemplarité

L'Elysée a décidé de supprimer la Garden Party de l'Elysée.

Il est probable que d'ici quelques semaines ou quelques mois arrivera ce contre quoi les centristes avaient mis en garde le pays depuis près d'une dizaine d'année : la dégradation de la note de la France par les instituts de crédits. La rumeur court que cela pourrait même arriver avant le 14 juillet.. peut être un peu après. S'ouvrira alors un cercle vicieux : le montant des intérêts de la dette qui absorbe l'intégralité des recettes de l'impôts sur le revenu va alors s'accroitre. Cela augmentera d'autant le déficit public et la dette.. et les intérêts. C'est ce même cercle vicieux qui a conduit la Grèce dans la situation dans laquelle elle se trouve. La réforme des retraites proposée actuellement par le Gouvernement nous apparaitra alors comme un luxe au dessus de nos moyens. L'opposition stérile du Parti Socialiste et des syndicats comme un aveuglement. Nous devrons nous appliquer à nous même les traitements de cheval que décident tous les gouvernements européens responsables.

La suppression de la Garden Party de l'Elysée peut sembler dérisoire par rapport aux centaines de milliards d'euros dont on parle. Et pourtant ils montrent l'exemple.

Un pays ne se dirigent pas seulement à coup de lois, de décret et de révocations. Il se dirige aussi par l'exemple qui inspire tous les habitants. La suppression de la Garden Party de l'Elysée ce n'est pas seulement 758 000 euros d'économie.. mais par ricochet ce sera un Etat un peu plus humble dans les ministères, dans les préfectures et peut être même dans les collectivités territoriales. Un symbole qui par ricochet pourrait bien générer un milliard d'économie dans les 12 prochains mois. Le genre de symbole que le Gouvernement aurait dû un peu plus utiliser ces derniers mois plutôt que d'acheter des cigare, commander des avions présidentiels, toucher des salaires de ministre en plus de retraites de députés, utiliser des jets privés pour les ministres ou être logés dans des hôtels de luxe en Afrique du Sud.

Le symbole ne suffira pas.. il faudra aussi songer à ce que l'Etat cesse d'avoir des dépenses deux fois supérieures à ses recettes.

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26/03/2010

Le bipartisme ou l’alternance par l’incompétence

Dimanche soir les socialistes étaient à la fête. Ils ont gagné les élections régionales. Tous les commentateurs ne parlaient que des scores en pourcentage. Les pourcentages sont une réalité statistique qui détermine le résultat politique et juridique d’une élection.

La sociologie regarde ces élections d’une autre manière. Au premier tour des régionales, le Parti Socialiste a perdu 762 608 électeurs par rapport au premier tour des législatives de 2007 qu’il avait pourtant perdu. Le PS crie victoire car cette chute est moindre que celle de l’UMP qui en a perdu 5 222 795 ! VICTOIRE : le PS a perdu seulement 12% de ses électeurs pendant que l’UMP en perdait 51% !

 

Nbre de voix PS et UMP.JPG

Dans un pays ou le bipartisme s’installe, un mouvement politique peut gagner des élections après un Congrès calamiteux comme le Congrès de Reims, sans projet politique, sans vision de la société, avec des fraudes électorales internes avérées et reconnues et des querelles d’ego, avec des positions contradictoires sur ses stratégies d’alliances... simplement parce que ce parti est un peu moins nul que le parti au pouvoir. A vrai dire le Parti Socialiste avait tellement honte de lui-même pendant ces élections que le poing et la rose avait disparu de tous les documents de campagne.

Dans un pays du bipartisme, lorsqu’un camp se bat contre l’autre et réciproquement c’est la confiance dans la politique qu’ils détruisent ensemble. Pendant que la droite combat la gauche et réciproquement dans des querelles périmées, c’est la finance qui impose sa loi du court terme sur l’économie, les entrepreneurs et les salariés.

Le Parti Socialiste a gagné ces élections régionales en remportant des sièges, mais le soutien citoyen à la politique s’estompe. De plus en plus de citoyens ne croient plus en la capacité des politiques d’imposer la volonté populaire dans un monde globalisé ou des multinationales choisissent leurs taux d’imposition. Les faits leur ont donné raison jusqu'à présent. On le voit à Genève aussi ou malgré le consensus politique sur le logement, la crise perdure depuis plusieurs décennies.

Il faudra des rassemblements politiques larges et ouverts pour réaffirmer la primauté de la volonté populaire sur les lois du marché et les égoïsmes individuels.

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25/03/2010

Les ministres et les logements sociaux

Pendant la campagne électorale, je décrivais la situation de la crise du logement dans le Genevois franco-suisse à notre tête de liste Azouz Begag, ancien ministre. Une crise qu’il a touché de près puisqu’une personne de sa famille vient de s’installer dans notre agglomération pendant la campagne. Pour illustrer à quel point la crise est grave je prenais l’exemple de Michèle Kunzler qui a eu tant de mal à trouver un logement après son élection au Conseil d’Etat. Je lui expliquais qu’elle avait dû quitter son logement social suite à son election. Comme Pierre Maudet avait du le faire avant elle après son election au Conseil Administratif de la ville de Genève.

 

Azouz part d’un grand éclat de rire ! « C’est incroyable ce pays ! » dit-il d’un ton admiratif pour Genève. L’ancien ministre poursuit : « En France, les ministres dès qu’ils sont nommés passent un coup de fil pour demander un logement public. Pendant qu’ils occupent ces logements à faible loyer, ils louent leur propre logement à d’autres. A Genève c’est le contraire, les ministres libèrent les logements sociaux auxquels ils avaient droit quand ils sont nommés.».

 

Un exemple qui montre la différence d’intégrité entre l’élite politique nationale française et la classe politique genevoise. Mais surtout la différence sur le train de vie excessif de l’Etat francais, de ses dirigeants et de tous ceux qui prennent exemple sur eux.

23/03/2010

5 jeunes sur 6 n'ont pas voté pour les lycées, les trains et l'emploi

La région s'occupe principalement des lycées, des Trains Express Régionaux, des formations professionnelles et du développement économique et de l'emploi. Des questions qui concernent principalement les jeunes.

Pourtant les élections régionales ont montré une abstention MAJEURE chez les personnes les plus concernées.

Dimanche au bureau de vote j'ai vu une dame âgée. Elle avait deux béquilles. Chaque pas lui coutait une minute d'effort. Elle a passé près de 3 minutes dans l'isoloir pour se débarrasser de ses béquilles, plier le bulletin de vote dans l'enveloppe, ramasser ses béquilles qui étaient tombées et venir difficilement jusqu'à l'urne. Mais elle était là. Quelques minutes plus tard j'ai discuté au bureau de vote avec une amie, elle profitait de la promenade des enfants pour voter et son mari était parti au ski pour la journée. Il n'a pas voté, négligence peut être, désillusion et désintérêt c'est sûr.

repartition des abstentionnistes et votants par classe d'age.JPGCela se retrouve dans les chiffres : seulement 17% de participations chez les 25 à 29 ans pourtant les plus concernés par les compétences de la région. A l'opposé la participation s'élève à 59% chez les 70-79 ans. Dimanche la moitié des votants avaient plus de 50 ans pendant que la moitié des abstentionnistes avaient moins de 37 ans ! Un phénomène qui n'est pas nouveau mais un fossé qui se creuse de plus en plus élections après élections : la jeunesse ne se sent plus partie prenante de nos sociétés vieillissantes.

Comment le fossé se creuse de plus en plus entre la politique et la jeunesse ?

Il y a de multiples raisons sociologiques : l'attachement à sa commune, à l'avenir de son territoire croit à mesure que les gens se stabilisent dans la vie, dans leur métier, dans leur famille et dans leur habitat, en un mot avec l'âge. La génération qui a vécu la guerre et l'après guerre comprend forcement mieux que la nouvelle génération l'importance des décisions collectives sur le bonheur individuel. L'acte même de voter est forcément aussi plus simple pour une génération un peu plus guidée dans ses choix par des conceptions idéologiques ancrées dans les valeurs familiales. A l'opposé la nouvelle génération, plus critique sur les idéologies doit constamment refaire l'effort d'information et de décision, élection après élection. Il y a aussi des explications pratiques, les jeunes, plus mobiles, ont d'autres préoccupations au moment de leur déménagement que de s'inscrire sur les listes électorales. Environ 10% d'entre eux sont inscrits dans leur précédente commune.

Il y a aussi une bonne part de manipulation politique. Les medias, dont l'agenda est partiellement dicté par les journaux télévisés, ont réduit de moitié leur couverture médiatique de la campagne par rapport à 2004. Une couverture qui s'est surtout faite sur les polémiques de personnes plutôt que sur les enjeux. Ils ont contribue à façonner une abstention massive qui augmente le poids de l'électorat traditionnel qui voté pour les partis traditionnels. Une manipulation politique déjà utilisée lors des européennes mais qui cette fois-ci s'est retournée contre ses initiateurs.

Au delà de ces critères sociologiques, la jeunesse européenne a de plus en plus de mal à trouver sa place dans des sociétés qui vieillissent et les négligent : chômage de masse, logements trop chers, insuffisances des crèches, financement des retraites, assurances maladies, dettes publiques qui explosent, dettes environnementales, de toute évidence les politiques publiques européennes favorisent les générations majoritaires au pouvoir au détriment des jeunes générations. Le déséquilibre est tel que les jeunes abandonnent une politique trop incapable d'intégrer leurs préoccupations dans la décision publique. Lassés de perdre sans cesse dans les urnes, ils abandonnent le combat politique et se préoccupent de sauver leur peau dans une société qui ne se préoccupe plus de leur avenir.

On pourrait penser qu'il suffirait que la politique prenne mieux en compte leurs préoccupations pour que les jeunes s'engagent à nouveau, mais le divorce est encore plus profond. Aux élections municipales nous avions fait du thème de l'accueil de la petite enfance l'un des 3 thèmes principaux de notre projet : pas un seul jeune parent supplémentaire n'est venu voter par rapport à d'autres communes. Lassés de ne rien voir changer à leur quotidien, ils ne croient plus en l'action politique. Leur abstention rend encore plus difficile la prise en compte de leur aspiration : nous avons perdu à 84 voix, l'accueil de la petite enfance ne s'améliorera pas autant que nécessaire, le fossé se creuse un peu plus.

L'intérêt politique du candidat serait de se préoccuper principalement des classes d'âges qui votent... l'exigence éthique oblige à se préoccuper de tous.

Renouer le lien entre la moitié de la population la plus jeune et la politique sera très long. Cela nécessite une meilleure prise en compte des préoccupations des jeunes par les élus et un réengagement politique progressif de la moitié des électeurs de moins de 40 ans. Comme pour les femmes, l'instauration de quotas peut aider à renouer les liens nécessaires entre la société et la jeunesse qui est son avenir.

Taux de participation par age.JPG

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15/03/2010

Le MODEM sombre et la France avec

Hier soir la soirée était invraisemblable. Lorsque je suis arrivé en préfecture d'Annecy pour voir les résultats des communes du département je suis tombé sur un parlementaire UMP qui exultait ! L'UMP était en tête au Grand Bornand. Ce parlementaire était à la fête parce que le Maire UMP du Grand Bornand qui avait rejoint Jean-Jack Queyrane n'avait pas réussi à convaincre ses électeurs de le suivre. J'ai pensé au titanic et à son orchestre. La France s'enfonce dans une crise sociale et politique sans précédent et ce dérisoire parlementaire se réjouit de la victoire du parti présidentiel au détriment d'un Maire dans l'une des 36 000 communes de France.

Devant les journalistes, le théâtre d'ombre de la vie politique française repartait de plus belle. Pendant que l'écrasante majorité des Français se préoccupe de leur dramatique quotidien en ignorant la classe politique, la droite et la gauche ont continué de plus belle à se crêpé le chignon, se renvoyant la faute de cette désaffection historique.

Pour le MODEM la soirée était encore plus sombre. Totalement marginalisé. Le courant de pensée centriste sera privé de représentation politique dans les régions après l'avoir été du Parlement. Ce ne sont pas quelques élus précédement centriste et désormais à la botte de l'UMP qui changeront quoique ce soit.

Les électeurs que nous avons rencontré nous ont dit pourquoi ils n'iraient pas voter :

1) "Tous les politiques sont les mêmes. Ils cherchent avant tout à se faire élire. Ensuite on ne les voit plus." Un vieux refrain des campagnes mais qui a cette fois-ci touché sont sommet. On peut le comprendre avec des partis UMP et PS dont les élus nationaux sont soumis à une discipine de vote qui les conduit à déserter le terrain. Les permanences du député UMP sont des rendez vous factices auxquels seuls 2 ou 3 personnes se donnent la peine d'aller plutôt par compassion que par intérêt. Le Maire PS de Saint-Julien a lui carrément trouvé la solution : il ne fait plus de permanence. Il ne reçoit plus les habitants.

2) "On a entendu parlé de Frêche et d'Ali Soumaré mais pas des propositions.". Pourtant les propositions étaient là.. mais la presse n'en a pas parlé. Nous avons eu un débat entre les têtes de liste départementales mais seuls deux journalistes sont venus.. pour prendre une photo et puis s'en sont allés. La couverture presse de la campagne a été deux fois moins élevée qu'en 2004. A côté de l'abstentionnisme des journalistes à la campagne, les électeurs eux, se sont déplacés en masse. Hier soir sur TV8 Mont Blanc j'ai pu parlé pendant environ 10 minutes pour analyser les résultats.. autant de temps de parole que j'ai eu pendant 2 mois pour présenter nos propositions !

3) "Pas la peine de voter, tout était déjà joué". Le bombardement des sondages dans les dernières semaines ont achevé de convaincre de nombreux électeurs que ce n'était pas la peine d'aller voter puisque les jeux étaient déjà faits. Ils ignoraient qu'en réalité certains partis profitent de l'abstention : l'UMP et le PS dont les électorats votent systématiquement et le FN dont les électeurs se réfugient dans les isoloirs pour exprimer leurs idées. Il ne s'est pas trouvé de journaliste dont le sens de l'éthique ait été suffisant pour informer leurs lecteurs que plus de la moitié des électeurs n'avaient pas encore d'opinion et que la moitié de ceux qui en avaient affirmaient être susceptible d'en changer. Les sondages sont en partie des proféties autoréalisatrices organisés par des instituts payés par l'Elysée et des journaux propriétés de groupes amis.

4) Enfin, et surtout il y a des questions plus fondamentales sur la capacité de la politique a influencer la société. Faire l'effort d'aller voter, de se renseigner et de choisir à un sens lorsqu'il s'agit de faire un choix de société. Mais celà a beaucoup moins de sens pour choisir des orientations de gestion. Les élus ont désormais moins d'influence que les milieux de la finance. Les élus ne parviennent pas à imposer la volonté populaire sur les bonus des traders. Ils ont été contraints de sauver des banques qui se sont remises à faire les mêmes dérives immorales. Pour regagner la confiance des électeurs les élus devront ruer dans les brancards et prouver qu'ils sont capables à nouveau d'imposer la souveraineté démocratique sur la souveraineté financière. Ils devront prouver que la politique n'est pas seulement affaire de gestion mais affaire de valeur et de vision de la société. Ils devront redonner confiance dans l'avenir.

L'échec du MODEM est profond et lourd. Il est aussi partagé par l'UMP qui s'enferme dans sa trappe à 30% des voix qui ne constitue pas une majorité. Après les régionales de 2004, les cantonales de 2004 et 2008, les sénatoriales de 2008, les municipales de 2008, l'UMP s'apprète à nouveau à perdre encore une fois un deuxième tour. Elle continuera d'en perdre tant qu'elle sera incapable d'accepter que les voix libres sont plus utiles que les voix soumises. Elle continuera d'en perdre tant qu'elle sera arrogante.

Le score du PS n'est pas glorieux que relativement à la faible participation. L'espoir de l'UMP et du PS réside dans leur capacité à attendre l'échec de l'autre. A récupérer le pouvoir dans une spirale infernale de désaffection politique mutuelle, successive et respective.

La France va mal. On peut craindre le pire lorsque les institutions politiques ne sont plus à même d'organiser le débat national. Lorsque la politique cesse d'être représentative. Nous nous approchons un peu plus de la crise de régime.

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10/03/2010

Pour un rassemblement républicain au service des gens

Hier soir avait lieu le débat entre les têtes de liste départementales pour la Haute-Savoie à Annecy. Un débat retransmis par France Bleu Pays de Savoie en ligne à cette adresse. Il sera retransmis ce mercredi après midi à 14H30 su TV8 Mont Blanc (à l'antenne mais aussi sur internet en streaming).

Il faut du courage pour écouter les uns et les autres énoncer les mêmes poncifs éculés que l'on entend depuis plusieurs décennies. Le monde change, certains voudraient que la politique ne change pas. Le mur de Berlin est tombé il y a plus de 20 ans et certains en sont encore à la lutte des classes. Un candidat était déjà Conseiller régional lors de la chute du mur. Certains des candidats sont si peu capables de penser par eux-mêmes qu'ils ne se rendent même plus compte qu'ils énoncent les mêmes phrases, mot à mot, que leurs homologues de Savoie dans le débat similaire de la veille. Nous avons pourtant besoin de Conseillers Régionaux qui réfléchissent. De Conseillers Régionaux qui améliorent les propositions de manière constructive et critique. Nous n'avons pas les moyens de nous payer des Conseillers régionaux qui dirait AMEN à tout sous prétexte qu'ils feraient parti d'une majorité, ni de Conseillers Régionaux qui s'opposeraient à tout comme des roquets sous prétexte qu'ils feraient parti d'une opposition. Nous avons au contraire besoin de Conseillers régionaux libre et indépendants qui travaillent, repèrent les faiblesses des délibérations et contribuent à les améliorer au service des habitants.

On peut difficilement parler de débat puisque un débat suppose un échange qui lui-même suppose une écoute. Notre pays pourrait crever de cette fausse guerre civile entre la gauche et la droite. Fausse, car en réalité, les élus PS et UMP savent travailler ensemble dans les intercommunalité. Ils ont même des débauchés de gauche sur les listes UMP et des débauchés de l'UMP sur des listes PS. Ils savent même nouer des alliances électorales comme lors des municipales à Saint Julien lorsque le candidat UMP a appelé à voter pour le maire sortant PS. Tous les élus des Français doivent désormais travailler ensemble au service de la France plutôt que de prolonger ces clivages périmés.

Les élections de ce dimanche vous offrent une opportunité unique de mettre un terme à la fausse guerre civile entre la droite et la gauche. Pour la première fois depuis longtemps, vous avez la possibilité d'imposer une coalition républicaine à la région. Non plus une alliance de la droite contre la gauche, ou de la gauche contre la droite, mais pour la première fois une coalition de rassemblement dans laquelle des gens de sensibilité différente travailleront ensemble à l'intérêt général. Un espoir pour Rhône-Alpes et un espoir pour la France.

09/03/2010

Un espoir pour Rhône-Alpes et la France : la coalition républicaine

Vous trouverez ci-dessous les propositions des candidats du Mouvement Démocrate pour la Haute-Savoie :

Propositions et candidats du Mouvement démocrate pour la Haute-Savoie.pdf

Faites les suivre à vos proches qui pour la plupart ne connaissent pas encore les enjeux des élections régionales de ce dimanche.

J'ai déjà exposé nos propositions sur ce blog. Au delà de nos propositions concrètes le Mouvement démocrate se veut porteur d'un espoir. Vous avez la possibilité de mettre un terme à la fausse guerre civile d'un camp contre l'autre qui paralyse notre pays autant que la région Rhône Alpes. Vous avez la liberté de dire que vous souhaitez que ceux qui se disent de droite et ceux qui se disent de gauche... réalisent qu'ils sont d'abord Français et qu'il leur revient de travailler ensemble à remettre le pays et la région d'aplomb.

Vous avez la possibilité de contraindre l'actuelle majorité d'Union de la Gauche du Conseil Régional à s'ouvrir de manière républicaine. Ce premier pas poussera les républicains de droite à retrouver leur liberté de parole et à commencer à dire ce qui est bon pour le pays, plutôt que ce qui est bon pour leurs seuls intérêts partisans.

Nous pourrons alors préparer une large coalition républicaine qui pourra remettre les finances du pays d'aplomb, qui pourra préserver l'environnement, qui pourra préparer des réformes justes et équitables qui remettent le pays en selle. Une coalition où chacun aura sa place quelques soient ses convictions. Ce choix vous revient dimanche.

PS : je participe ce soir à un débat avec les autres têtes de liste qui sera diffusé en direct à 18H30 sur France Bleu Pays de Savoie et à 21H15 sur TV8 Mont Blanc.

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05/03/2010

Réunir les Républicains pour remettre Rhône-Alpes et la France d'aplomb

debat humanisme et societe.jpgMercredi soir avait lieu à Annecy un débat entre toutes les têtes de liste du département. Un débat passionnant projet contre projet. Un débat qui a bien sûr montré à nouveau que 1) personne n'a le monopole des bonnes idées et que 2) au delà des polémiques politiciennes stériles qui opposent les "prolos" contre les "capitalistes" et réciproquement dans une pièce de théâtre périmée qu'on rejouerait sans cesse, des personnes de convictions différentes peuvent dialoguer à la recherche de solutions nouvelles au service de tous.

Seulement 3 journalistes sont venus. Ils ont fait une photo et sont partis sans suivre le débat. George Frêche, Ali Soumaré et l'affaire du prix du ticket de métro auront eu plus de couverture presse que les propositions des candidats. Quelques médias ont tenté bien modestement de couvrir les élections régionales mais au total la couverture médiatique des projets a été près de la moitié inférieure à ce qu'elle a été en 2004. Puisque vous pouvez de moins en moins compter sur les médias pour vous informer, il faudra vous renseigner vous-même sur les projets que vous trouverez en ligne.

Voilà en lien ici le projet du Mouvement Démocrate pour une région qui soit à égalité des chances.

Rhone Alpes a egalite des chances.jpg

Nos propositions phares sont les suivantes :

Plus d'emplois pour les jeunes et les seniors :

  • 1) Diversifier l'activité économique de la Haute-Savoie en aidant au développement des biotechnologies, du tourisme d'affaire et du tourisme vert tout au long de l'année,
  • 2) Doubler les budgets d'aide à la recherche pour favoriser l'innovation et les nouvelles filières d'emploi,
  • 3) Ouvrir les marchés publics aux petites entreprises et les aider dans leur trésorerie lors des périodes de crise.

Des transports plus accessibles à tous :

  • 1) poursuivre le développement des TER initiés par Anne-Marie Comparini et poursuivis depuis,
  • 2) Parvenir à une taille critique de co-voitureurs qui permette aux Haut Savoyards d'utiliser ce nouveau mode de transport sans engorger les routes,
  • 3) Financer les nouvelles tranches du CEVA vers La Roche, Thonon et Cluses... dès que Genève tiendra ses engagements sur la construction 2500 logements par an.

Des formations plus pertinentes et plus accessibles :

  • 1) Développer le tutorat entre les seniors et les jeunes pour aider les jeunes à intégrer le marché du travail par une banque régionale du tutorat,
  • 2) Développer l'aide à l'orientation pour aider les jeunes de tous les milieux à s'orienter vers des formations qui ont des débouchés professionnels durables,
  • 3) Aider à la transition des Lycéens vers les Universités pour favoriser une intégration réussie dans le cursus universitaire.

Au delà de ces propositions concrètes, on sent sur le terrain une profonde révolte des Français contre la politique en générale. Beaucoup sont tentés de laisser le pays sombrer en s'abstenant. Il y a une solution pour reconstruire le pays pour nos enfants : rassembler tous les républicains pour qu'ils travaillent ensemble à l'intérêt général comme ils le font dans 95% des communes et 100% des communautés de communes.

Le monde est un peu plus compliqué que la simple opposition « d'ouvrier fainéants » contre des « patrons exploiteurs » tels que nous le présentent les partis simplistes issus de la lutte des classes. Tout le monde en convient désormais puisqu'il y a des UMP sur les listes PS et des socialistes sur les listes UMP. Il est temps que toutes les personnes de bonne volonté se rassemblent pour améliorer la gestion publique et remettre Rhône-Alpes et la France d'aplomb. Il est nécessaire de changer la majorité régionale d'union de la gauche qui inclut le parti communiste, sa faucille et son marteau pour former une coalition républicaine large et ouverte.

Une coalition qui pourra à l'avenir être rejointe par les élus républicains qui se disent de droite, sont révolté par les dérives autoristaristes, napoléoniennes et xénophobes de l'UMP et qui sont aujourd'hui réduit au silence par la loi du "marche ou crève", tout particulièrement dans notre département. Sylvie Gillet de Thorey (PS) travaille déja avec Jean-Luc Rigaut (NC) à l'agglo d'Annecy. Christian Dupessey (PS) avec Jean-Claude Carle (UMP) à l'Etablissement Public Foncier de Haute-Savoie. Et même Thierry Billet (Europe Ecologie) avec Jean-Luc Rigaut (NC) à la ville d'Annecy. Alors ce rassemblement est possible aussi à la région au service des Rhône-Alpins. Pour une coalition républicaine en Rhône-Alpes, il faut voter et faire voter pour la liste conduite par Azouz Begag le 14 mars.