29/02/2012

François Bayrou, tel que je le connais

Photo Bayrou aix les bains.jpgLa fameuse rencontre entre une personne et le peuple est une réalité incontournable des institutions françaises : leur point faible qui conduit à une personnalisation excessive de la vie publique, mais aussi leur point fort par lequel les Français ont le pouvoir de renverser la table lorsque le régime des partis tente de s’imposer à nouveau, comme c'est le cas actuellement.

Contrairement aux autres candidats, François Bayrou n’étale pas son intimité personnelle à pleines pages d’hebdomadaires en papier glacé. A quoi bon, puisque 2007 avait montré à quel point ces intimités étalées n’étaient que des mascarades : Royal et Hollande aussi bien que Cécilia et Nicolas étaient en réalité séparés lorsque les journaux racontaient leurs prétendus contes de fée.

Pour connaitre François Bayrou, on ne peut pas se fier à des confidences intimes qui n’existent pas, ni à des photos faussement volées. Il faut faire sa connaissance dans ses choix et son parcours. Je peux peut-être vous apporter quelques compléments de ce que j’en connais.

J’ai rencontré François Bayrou au début des années 90. Etudiant à Paris après un bac à Annemasse, je venais d’adhérer au Centre des Démocrates Sociaux (CDS) composante de l’UDF. Je ne mesurai pas encore que l’échec ou le rétablissement de la souveraineté budgétaire de la France allait un jour dépendre de l’élection de cet homme à la Présidence de la République.

J’ai commencé à le côtoyer lors des européennes de 99 alors qu’il était tête de liste nationale face à Hollande et Sarkozy déjà. Premier choix, premier élément de personnalité : Sarkozy et Hollande démissionnent de leur mandat de député européen le lendemain de l’élection. François Bayrou au contraire s’engage dans ce mandat décisif. Il y noue des relations d’amitié forte avec de nombreux dirigeants européens. Ce choix de Bayrou révèle déjà l’honnêteté et la cohérence d’un homme par rapport aux engagements de campagne. Il faut le choix de l’efficacité politique en agissant à Bruxelles où les décisions se prennent plutôt qu’à Paris où les caméras s’agglutinent.

L’histoire du fils d’agriculteur agrégé de lettre devenu chef de famille à 23 ans est connue de tous. Le bègue qui travaille à surmonter son handicap aussi. Tout comme le père de famille nombreuse. Chacun de ces éléments là contribuent à montrer la force de la volonté d’un homme qui surmonte les épreuves.

Tout en partageant ses convictions, j’ai longtemps été énervé par un aspect de sa personnalité : son incapacité à remercier ceux qui s’engagent. C’est l’une des raisons essentielles qui expliquent pourquoi il a parfois été abandonné par certains de ses proches. Au-delà du fait qu’en politique, contrairement à Facebook, le nombre d’amis est proportionnel au nombre d’électeurs. En le côtoyant j’ai compris qu’il juge que tout engagement politique se fait au service d’idées communes et pas au service de ceux qui les portent : pourquoi remercierait-il ceux qui ne font que défendre leurs convictions. Il déteste les courtisans et ne cajole pas ceux qui le flattent. Il attend de chacun franchise, honnêteté et un engagement désintéressé. Il n’est pas du genre à promettre des ministères et des nominations à qui que ce soit contrairement à Sarkozy et Hollande. Il estime que chacun doit s’engager librement en adulte, comme lui-même le fait. S’il garde encore aujourd’hui cette ligne de conduite, il a évolué sur un point : il ne remercie toujours pas mais au moins il encourage les efforts.

On lui reproche d’avoir tout sacrifié à son destin personnel. A juste titre semble-t-il. Ce que peu de gens comprenaient jusqu’alors c’est qu’il a fait le diagnostic que dans les institutions françaises seule l’élection du Président de la République peut permettre de changer les bases du régime. 25 députés centristes dans une assemblée nationale de 577 députés n’ont pas le moindre début d’influence : pas plus sur l’équilibre des comptes publics que sur la proportionnelle – ils ne servent que de faire valoir. Seule sa victoire peut permettre de mettre un terme aux archaïsmes institutionnels français. C’est son indépendance politique et financière, durement acquise, qui lui permettent aujourd’hui d’être le seul candidat à porter les valeurs du centre dans cette élection.

François Bayrou vit la semaine dans un petit studio de 50m2 à Paris et le week end en Béarn. Son train de vie n'a rien de flamboyant. Pour moi c’est une preuve d’indépendance supplémentaire face aux pouvoirs économiques. Les candidats qui aiment l’argent et le matérialisme sont de fait sous son influence. Ce n’est clairement pas le cas de François Bayrou.

Ce qui me frappe surtout dans son parcours c’est la force des convictions. Rare sont les élus de son niveau qui renoncerait pendant 10 ans à devenir ministre pour défendre leurs valeurs. Depuis 10 ans, François Bayrou n’a jamais songé une seconde à composer les 10 chiffres d’un clavier de téléphone pour devenir ministre. Il a préféré son autonomie politique et ses convictions au prix de la solitude. Il aime citer la fable du chien et du loup pour décrire à quel point il préfère la liberté et la faim du loup plutôt que la laisse et la gamelle du chien.

Il y a de profonds intangibles dans la personnalité de François Bayrou. Il y a aussi des éléments qui changent. Longtemps il a été offensif dans sa manière de défendre ses idées. Son diagnostic de la France était aussi réaliste qu’inquiétant. Son attitude dénotait de profonds doutes sur notre capacité à le porter au pouvoir et à mettre en œuvre les mesures nécessaires. Aujourd’hui je suis frappé par sa sérénité déterminée. J’ai du mal à dormir quand je vois la situation de la France et les promesses toujours aussi absurdes du PS et de l’UMP fondées sur des hypothèses de croissance totalement illusoires et des promesses clientélistes. Lui est serein et déterminé. Confiant dans la capacité des Français à voir l’état du pays et à y remédier en choisissant ses propositions et sa majorité de rassemblement.

Par sa personnalité, François Bayrou a la culture, l’authenticité, les valeurs, la sérénité, l’équilibre personnel et l’expérience indispensable pour présider la République française.

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26/02/2012

Dans 104 jours : abolition du cumul des mandats, de l'absentéisme, des assemblées pléthoriques et des micropartis

François Bayrou s'est engagé hier à mettre en place le 10 juin prochain, lors du premier tour des législatives, un référendum de moralisation de la vie publique. 12 mesures simples et de bon sens. 12 mesures que TOUS les Français exigent depuis des décennies.. et que l'UMP et le PS refusent de mettre en place parce que l'un comme l'autre bénéficient bien trop de toutes ces dérives de la vie politique française.

Le cumul des mandats est une exception française. Il a toujours existé en France, mais il était l'exception, il est devenu la règle. Il garantie un absentéisme parlementaire affligeant qui font que nos lois, rédigées dans des cabinets ministérielles, sont instables, mal rédigées et coûtent une fortune en litiges judiciaires à nos entreprises et nos collectivités. Ce sont des emplois qui se perdent. Nos députés et sénateurs doivent plus et mieux faire le travail premier qui est le leur : rédiger de bonnes lois.

Si VOUS le souhaitez, que l'UMP et le PS le veuillent ou non, l'interdiction du cumul des mandats peut être mise en place dans 104 jours seulement.

Notre gouvernement est pléthorique.. alors que les ministres ne décident plus de rien. Nous sommes ridicules avec nos gouvernements à ralonge.. comparé à la Suisse et ses 7 conseillers fédéraux. A chaque fois c'est la même sérénade de la promesse d'un gouvernement resseré.. qui se dessert au fur et à mesure que le PS et l'UMP doivent satisfaire les ambitions de leurs courants et de leurs clients.

Nos assemblées sont innefficace autant que pléthoriques. Plus il y a de parlementaires, plus les débats parlementaires sont lourds et complexes.. moins ils sont efficaces. Nous avons plus de députés et sénateurs que les Etats Unis.. pour 7 fois moins d'habitants.

Voilà quelques uns des 12 mesures que François Bayrou mettra en place dans 104 jours si vous lui permettez de mettre un terme au duopole partisan et que vous exigez une majorité de rassemblement large et central.

1/ Fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres.

2/ Cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs.

3/ Délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics.

4/ Fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale: nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui. Elus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.

5/ Reconnaissance du vote blanc à toutes les élections.

6/ Obligation effective de parité hommes-femmes.

7/ Suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance".

8/ Définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens.

9/ Interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption.

10/ Indépendance de la justice. Le ministre de la Justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation.

11/ Indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat.

12/ Procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo-approbation" actuelle.

 

Je vous recommande vivement de suivre le discours de François Bayrou annonçant ces mesures :


AGENDA 2012/2020, 4ème Forum, Démocratie... par bayrou

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24/02/2012

Jean-Luc Bennahmias appelle au rassemblement au service du pays

Photo Bennahmias Bosson Billet Vielliard cornier 23 février.jpgHier soir, les membres du Parti Radical, du Mouvement Démocrate, du Nouveau Centre et des écologistes organisaient une réunion publique autour de Jean-Luc Bennahmias, député européen, et Bernard Bosson, ancien ministre, dans le cadre de la campagne de François Bayrou.

Jean-Luc Bennahmias a rappelé les crises multiples auxquelles la France doit faire face : crise institutionnelles, crise économique, crise budgétaire, crise sociale, crise européenne, crise environnementale. Voilà longtemps que la France n'a pas eu à faire face à autant de défis. Des défis qui se rapprochent de ceux que le Conseil National de la Résistance a relevé après la guerre. Pour relever ces défis, il y a deux options : l'option de diviser le pays en deux et de confier tous les pouvoirs à l'une des deux moitiés au détriment de l'autre. C'est l'option que propose l'UMP et le PS chacun à leur manière. Face à cette proposition de fracture du pays, François Bayrou est le seul a proposer au contraire un rassemblement de toutes les forces vives, de tous les républicains pragmatiques et réformateurs. Jean-Luc Bennahmias a rappelé que l'ampleur des défis interdisait le choix de la division. Il a appelé chacun à prendre ses responsabilités pour contribuer au rassemblement national au service du pays. Ce sont lors des deux dernières semaines, lorsque les temps de parole seront à l'équité stricte que l'évidence s'imposera aux Français.

barometre-ifop-parismatch-20120223.jpgBernard Bosson a ensuite pris la parole pour rappeler l'essence des institutions de la Vème république qui permettent la rencontre d'un homme et d'un peuple. Les institutions ont été concues pour éviter le régime des partis. Et pourtant c'est la duopole de deux partis que cherche à nous imposer l'UMP et le PS. L'élection du président de la république au suffrage universelle donne précisément aux Français le pouvoir de renverser la table et de s'affranchir des partis lorsqu'ils s'arrogent trop de pouvoirs. Il a ensuite rappelé que jamais en un demi siècle d'élection présidentielle un président en situation de pouvoir n'a été réélu par le peuple. Il serait invraisemblable que le plus impopulaire d'entre eux dans la pire crise qu'ait connu la France en 50 ans soit le premier à l'être. Tout indique que le choix des Français ne peut se faire qu'entre l'union de la gauche prônée par François Hollande ou la majorité centrale proposée par François Bayrou, comme le prouve l'édition du jour de l'hebdomadaire Paris Match.

Il a rappelé les propositions simples de François Bayrou. Dans un premier temps rééquilibrer les comptes de l'Etat pour ensuite épurer la dette année après année sans faire effondrer la croissance. Le faire vite avant que les décisions plus douloureuses ne s'impose comme en Grèce. Cela nécessite de trouver 100 milliards : 50 milliards par réduction des dépenses, 50 milliards par des recettes supplémentaires. La réduction des dépenses de 50 milliards se fera en deux ans en stabilisant les dépenses nominale : avec une inflation à 2,5% environ cela fait 25 milliards d'économies par an. C'est un effort très important à faire, mais réaliste : toutes les familles sont capable de stabiliser leurs dépenses d'une année sur l'autre. 50 milliards de recettes en ajoutant deux tranches à l'impôt sur le revenu, en conservant l'augmentation de TVA décidée par le gouvernement suite à nos propositions, et en rabottant toutes les niches fiscales. Une économie importante qui permet de redresser la France.

Pour rappel, le programme de François Hollande est fondé sur des hypothèses de croissance 10 fois supérieures à la croissance 2012. Des hypthèses irréalistes qui permettent au candidat de faire croire à 40 milliards de recettes supplémentaires illusoires. Le programme de François Hollande ne conduit pas à une réduction des déficits... et donc de la dette. En faisant appel aux marchés pour financer le pays, il conduit au contraire à un renoncement de souveraineté du pays au service des marchés et des agences de notations.

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19/02/2012

Votre emploi, votre logement, votre mobilité : prenez votre avenir en main

Habituellement, les élections présidentielles étaient une sorte de course de chevaux. Les Français les regardaient en spectateurs comme si cela ne les concernait pas. Pourtant l’enjeu des présidentielles n’est pas de miser sur un cheval ou de mieux connaitre la vie du jockey en lisant Paris Match… mais bien nos emplois, notre retraite, l’éducation, la santé, l’environnement, le pouvoir d’achat ou la sécurité.

Il était affligeant de constater en 2007, la passivité des Français : « on confie tous les pouvoirs à un type et on verra bien ce qu’il a fait 5 ans plus tard. » Quel asservissement ! Quel asservissement encore plus insupportable lorsque ces mêmes électeurs ne se donnent même pas la peine de tirer le bilan de l’explosion des déficits commerciaux et budgétaires, de la dégradation de l’autorité de la France et de la perte de crédibilité de ses institutions.

Mais la France est en train de changer. L’actualité de la Grèce prouve à chacun que nous sommes ceux qui devraient subir les conséquences d'un mauvais choix le 22 avril. Nous sommes ceux qui devons choisir soit de poursuivre avec la divisions du clientélisme de droite contre le clientélisme de gauche, ou de nous engager dans le rassemblement de tout le pays pour redresser la France en soutenant la candidature de François Bayrou.

Il nous revient de nous mobiliser pour redresser la compétitive de nos entreprises, créer des emplois, reconstruire le meilleur système éducatif au monde pour restaurer le pouvoir d’achat des Français pour les générations futures.

Les Français ont choisi de ne plus observer le pays comme d’autre regardent un reality show. Les Français se mettent en campagne pour décider de leur avenir.

Vous aussi vous pouvez participer à la reconstruction de la France. Y apporter votre pierre en convainquant 2, 3, 4 ou 5 personnes pour construire la majorité de demain.

1) Inscrivez vous sur le site des Volontaires en cliquant ici.

2) et faites venir vos proches et vos amis à la réunion de soutien à la campagne de François Bayrou ce jeudi 23 février à 20h à la salle polyvalente de Cornier près de La Roche sur Foron en présence de Jean-Luc Bennahmias, député européen et de Bernard Bosson, ancien ministre.

L’avenir de la France commence aujourd’hui.

17:02 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

18/02/2012

Les chiffres cachés des sondages

Les sondages sont comme les contrats d'assurance.. il y a des étoiles et des phrases en petits caractères... c'est là qu'est l'essentiel.

Concernant les sondages les phrases en tout petit indique que :

  1. les calculs sont effectué sur la base des personnes certaines d'aller voter.. mais ignore les personnes qui disent qu'elles iront probablement voter.
  2. les calculs ignorent aussi les personnes qui n'ont pas encore fait leur choix.. et qui sont encore très nombreuses

En exclusivité pour les lecteurs de Portevoix aujourd'hui, je vous informe des vrais pourcentages. J'ai pris pour exemple le sondage de l'institut LH2 pour Yahoo! des 3 et 4 février. Un sondage qui annonce à pleine page dans les médias : 34% d'intention de vote pour François Hollande, 25,5% pour Nicolas Sarkozy, 15% pour Marine Le Pen, 12% pour François Bayrou, 7,5% pour Jean Luc Mélenchon. Regardons d'un peu plus près :

Il y a en réalité 9% des personnes interrogées qui iront voter probablement mais dont on ne connait pas les intentions (source LH2 en direct). L'institut les ignore alors qu'il est probable que la moitié d'entre eux iront voter le 22 avril. 18.7% de personnes à la fois sûres d'aller voter qui n'ont pas fait leur choix.. l'institut les ignore.. ils iront pourtant voter et manifestement ils n'ont pas le même comportement que ceux qui ont déjà fait leur choix.

Il y a plus de personnes sûr d'aller voter mais qui n'ont pas encore fait leur choix que de personnes sûr d'aller voter pour Nicolas Sarkozy.. de quoi tout changer aux "intentions de vote".

Au total voilà la répartition réelle des réponses recueillies par l'institut, c'est beaucoup moins sexy pour vendre du journal.. et pourtant beaucoup plus conforme à l'information réelle :

J'irai certainement pas voter 3,6%
J'irai probablement pas voter 2,1%
J'irai probablement voter 9,0%
J'irai certainement voter mais je sais pas pour qui 18,7%
J'irai certainement voter et certainement pour Mélenchon 5,0%
J'irai certainement voter et peut être pour Mélenchon 1,4%
J'irai certainement voter et certainement pour Bayrou 5,0%
J'irai certainement voter et peut être pour Bayrou 5,2%
J'irai certainement voter et certainement pour Sarkozy 16,5%
J'irai certainement voter et peut être pour Sarkozy 5,2%
J'irai certainement voter et certainement pour Hollande 20,8%
J'irai certainement voter et peut être pour Hollande 8,1%
J'irai certainement voter et certainement pour Le Pen 8,5%
J'irai certainement voter et peut être pour Le Pen 4,2%

Evidemment, imaginez un journal qui aurait pour titre "20,8% des Français sûr d'aller voter pour François Hollande, 18,7% sûr d'aller voter mais qui ne savent pas encore pour qui, et 16,5% sûr d'aller voter pour Sarkozy" ou encore "Les Français n'ont pas encore choisi leur vote pour le 22 avril"... un tel journal aurait le prix nobel de l'honnêteté.. mais ne gagnerait pas beaucoup d'argent.

Par ailleurs, pour forcer la réponse, les instituts de sondage demande l'intention de vote "si les élections avaient lieu ce dimanche".. si la question posée était "quelle est votre intention de vote pour le 22 avril".. la part des personnes qui répondraient n'avoir pas fait encore leur choix ne serait pas de 22% mais plutôt de 40% à 50%. Bref, le processus de décision commence seulement à s'enclencher. Election après élection on observe que la part des électeurs qui se décident dans les dernières 24 heures augmente.

Enfin, on s'apercoit que plus la date de l'élection approche moins les gens sont sûrs de leur choix. Un paradoxe qui montre que des personnes qui se disent aujourd'hui sûres de leur choix.. vont en changer dans les prochaines semaines.

Même sur le second tour, les intentions de vote sont assez aléatoires.. la seule chose que confirment les études sur le second tour c'est le rejet profond que suscite le président actuel même chez les électeurs de Marine Le Pen, de Dominique de Villepin et de Nicolas Dupont Aignan. Selon LH2, 59% des électeurs de Marine Le Pen voteraient pour François Hollande s'il était opposé à Nicolas Sarkozy au second tour. Selon d'autres instituts, même sur les 3% d'intentions de vote de Nicolas Dupont Aignan et de Dominique de Villepin, il y en aurai les deux tiers en faveur de François Hollande au second tour si celui-ci l'opposait à Nicolas Sarkozy. Dans l'hypothèse d'un second tour Hollande-Sarkozy, François Hollande serait favorisé dans les reports de tous les autres candidats.. un peu comme lors du second tour Chirac-Le Pen de 2002.

Toutes ces analyses indiquent qu'il y a beaucoup de choses très incertaines dans cette élection déterminante pour l'avenir de la France à commencer par le premier tour.. mais qu'il y a en revanche une chose d'absolument certaine, c'est que Nicolas Sarkozy n'a pas la moindre chance de remporter cette élection.

08:26 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

17/02/2012

Réunion de soutien à François Bayrou en Haute-Savoie Jeudi 23 février

Grande réunion de soutien à François Bayrou en Haute-Savoie jeudi 23 février à 20H à Cornier (Pays Rochois) autour de Jean-Luc Bennahmias, député européen, et de Bernard Bosson, ancien ministre, ancien député-maire d'Annecy.

Une invitation à adresser à toutes les personnes de votre entourage qui veulent remettre la France debout.

meeting-soutien-bayrou2.jpg

14:30 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

La candidature de Sarkozy : une impasse chiffrée à 40% !

Jusqu'à la dernière minute, beaucoup doutaient : il ne va quand même pas être candidat pour une défaite humiliante annoncée. Une défaite programmée depuis un an de manière cohérente, consistante et constante par tous les sondages, toutes les enquêtes, toutes les analyses. Une défaite annoncée par l'histoire de la France comme par l'actualité de l'Europe. Mais surtout programmée par l'opposition ferme de nombreux électeurs de 2007 qui ne supportent plus les abus de pouvoir, la communication érigée en modèle de gouvernement, l'explosion des déficits publics, le détournement des pouvoirs publics au service d'intérêts privés d'un clan et d'une caste, la dérive des valeurs.

La candidature de Sarkozy est une impasse qui a pour mur 40% au second tour. Elle est vouée à l'échec. Tous les parlementaires UMP le savent. Ils côtoient les électeurs. Ils espèrent encore un score au premier tour, pour l'honneur du parti, et l'échec de la France. Mais ils savent pertinemment que le Président sortant est incapable de fédérer une majorité de Français. Ils le savent d'autant plus depuis que le candidat a décidé de reprendre les valeurs de l'extrême droite pour faire campagne en désignant des boucs émissaires pour essayer vainement de masquer ses échecs.

En toute logique, il y aurait du avoir des parlementaires UMP pour se désolidariser publiquement et éviter que ce courant de pensée n'accélère en pleine impasse. De carottes en batons, de menaces en propositions, d'investitures en pressions, les uns et les autres ont préférer garder un silence complice... ou prendre la parole pour énoncer des mensonges, pendant que la situation de la France se dégrade bien plus vite que ses notes. Certains attendaient un appel de Bayrou proposant un ministère, mais un pays se gouverne sainement en fédérant des bonnes volontés pas des clients. Alors ils ont mis en premier les intérêts du duopôle UMP/PS devant les intérêts de la France.

Car la France elle, n'a pas les moyens de se permettre un retour au gouvernement de l'extrême gauche qu'impliquerait une victoire du Parti Socialiste : des Emmanuelli, des Mélenchon, des Hamon, des Fabius, et de leurs lubies de lutte des classes, le retour des barrières douanières qui condamnerai au chômage les français qui travaillent à l'export, le retour au rêve de la retraite à 60 ans qui condamne la jeunesse de France à une vieillesse sans ressources... La France doit d'urgence se remettre debout pour ne pas sombrer dans les dérives de la Grèce. La France doit remettre ses comptes publics d'aplomb par des mesures courageuses et raisonnables tant qu'il en est encore temps, plutôt que par d'illusoires hypothèses de croissance. La France doit reconstruire sa compétitivité plutôt que de voir ses emplois quitter le pays par milliers chaque mois. La France doit rénover son système de formation pour le mettre à la hauteur de nos ambitions sociales : le premier au monde.

Il y a 5 ans, les Français faisaient encore confiance en leurs parlementaires. Ils avaient une autorité et une crédibilité. Mais depuis, la liberté de l'information en ligne d'une part et les carcans des "éléments de language partisans" d'autre part ont achevé de miner leur crédibilité. Personne n'ignore plus que les positions d'un parlementaire sont bien plus liées à son investiture et l'intérêt du parti, qu'à l'intérêt des Français.

Certains espèrent encore, contre toute évidence. Ils le répètent en boucle comme pour se convaincre. Mais la pression va aller croissant, jour après jour, semaine après semaine.. jusqu'au jour et à la minute du vote. Le 22 avril dans l'isoloir des millions d'électeurs n'échapperont plus à la question : voter pour Sarkozy et permettre le retour au gouvernement de l'extrême gauche, ou voter pour François Bayrou et imposer le rassemblement de tous les pragmatiques réformateurs de la droite modérée et de la gauche modérée. Dans l'isoloir, il n'y aura plus d'intérêts particuliers, ni d'investiture, il n'y aura ni carottes, ni bâtons pour parlementaire... il n'y aura que la souveraineté, la conscience et la liberté de 40 millions d'électeurs qui auront à coeur de remettre la France debout en obligant leurs élus à travailler ensemble.

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15/02/2012

La première mesure de Bayrou quand il sera élu : la mutuelle logement

Dans une passionante interview de François Bayrou par Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 hier matin, François Bayrou a annoncé la première mesure qu'il prendra après son élection : l'instauration d'une mutuelle logement. Pas étonnant que le logement soit une préoccupation essentiel pour Bayrou : le logement représente le tiers du budget des ménages. Son coût est donc un levier essentiel pour agir sur VOTRE pouvoir d'achat et par ricochet sur les coûts salariaux dans le pays.. et donc sur la compétitivité de nos entreprises.


Bayrou : "le risque d'un scénario à la grecque" par Europe1fr

 

Aujourd'hui il y a 500 000 logements vides en France parce que les propriétaires craignent de ne pas être payés... et il y a par ailleurs, des centaines de milliers de jeunes qui n'arrivent pas à louer faute de pouvoir apporter une caution logement. En instaurant une mutuelle logement, François Bayrou permet à la fois aux propriétaires de mettre leur logement en location, et aux jeunes de pouvoir apporter une caution sous la forme d'une assurance mutuelle. Concrètement, plutôt que de payer par avance plusieurs mois de loyer que les jeunes ménages n'ont pas, ils paieraient par exemple une assurance mensuelle sur le loyer. En cas de défaut de paiement, c'est la mutuelle qui paierait le propriétaire sur la base de l'assurance, et se retournerait contre le locataire en cas d'abus. Cette mesure, qui n'engendre aucun coût pour l'état, puisque la mutuelle peut se financer par elle-même, permettra de remettre sur le marché 500 000 logements, soit plus qu'une année entière de production de logements dans toute la France.

Dans cette matinale d'Europe 1, François Bayrou revient sur ces visites totalement organisées du Président de la République. La dernière connerie en date, digne d'une dictature d'un pays de l'est, c'est de constater que les services de l'Etat sont allés chercher des enfants dans une école, leur ont donné des drapeaux français et leur ont demandé de crier "Vive Sarkozy" au passage du Président. Ceaucescu n'en faisait pas tant ! François Hollande reprend ces méthodes : les caméras des journalistes étaient interdites d'entrée au meeting du Bourget pour s'assurer qu'aucune image négative ne soit diffusé. En Union Soviétique aussi on choisissait les images. Ces deux partis nous donne une idée de leur conception du débat ouvert et libre digne d'une démocratie.

Mais surtout, il a souligné à quel point seul le projet qu'il présente est fondé sur des hypothèses de croissance réalistes. D'autres candidats reproduisent les erreurs du passé... en comptant sur une très hypothétique croissance économique pour s'affranchir de prendre les mesures nécessaires. L'habituelle fuite en avant des 30 dernières années. C'est le cas du projet socialiste dont 40% des recettes nécessaires au retour à l'équilibre sont fondé sur un supplément de croissance par rapport aux prévisions des organismes internationaux. 40 milliards de promesses en l'air... en quelques mots. Si les Français s'aventurait à faire à nouveau confiance au Parti Socialiste, ils vivraient très rapidement le quotidien actuel des Grecs.

Heureusement, nous sommes chaque jour plus nombreux à nous mobiliser pour que cela n'arrive pas. Vous aussi probablement, parce que l'avenir du pays, c'est VOTRE avenir.

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14/02/2012

Les hypothèses de croissance des candidats à la source des déficits publics

La situation actuelle de la Grèce nous permet de comprendre tout de suite ce qui arrivera à la France si nous ne rétablissons pas d'urgence les comptes publics. Il faut pour cela comprendre pourquoi nous avons accumulé autant de déficits : les gouvernements successifs ont à chaque fois fait des budgets sur des prévisions de croissance illusoires. A la fin de l'année, ils constataient que les recettes étaient moindre que prévu.. et refaisaient la même chose l'année suivante.

Nicolas Sarkozy a même poussé l'erreur à son paroxysme. Il promettait en 2007 un "choc de croissance" résultant des politiques instaurés. Promesses effarante de prétention lorsqu'on sait que la croissance d'un pays est surtout lié à la croissance mondiale, à l'environnement continental et très partiellement aux décisions prises par le gouvernement. Le prétendu "choc de croissance" s'est transformé en choc des déficits publics dont l'essentiel a été décidé avant même la crise de 2008.

Alors que la crise est maintenant là. Que plus personne ne peut contester la gravité de la situation. François Hollande commet à nouveau la même erreur en fondant son projet présidentiel sur des hypothèses de croissance irréalistes :

  • 0,5% en 2012
  • 1,7% en 2013
  • 2% en 2014
  • et entre 2% et 2,5% sur les années suivantes

Michel Rocard estime lui-même que les hypothèses de croissance de François Hollande ne sont pas "plausibles".

Le projet de François Bayrou est le SEUL projet aux présidentielles fondé sur les hypothèses de croissances de l'INSEE et de l'OCDE. A savoir :

  • 0,2% en 2012
  • 1% en 2013
  • 1,5% à partir de 2014

Des petits chiffres qui a première vue semblent bien innocents.. mais qui en réalité masque une différence de près de 40 milliards de recettes pour l'Etat. Quand François Bayrou propose de rétablir les comptes publics de 100 milliards (à moitié par une augmentation des recettes et à moitié par une réduction des dépenses).. François Hollande lui masque 40 milliards dans des hypothèses de croissance fantaisistes.

L'avantage pour François Hollande, c'est qu'en faisant cela il n'est pas obligé d'annoncer des mesures difficiles d'augmentation d'impôts ou de réduction de dépenses.. l'inconvénient, il est pour vous si d'aventure François Hollande venait à être élu. Car tôt ou tard il faudra les payer ces 40 milliards... et faute de l'avoir planifier.. on se retrouvera dans une situation à la greque.

L'autre solution est simple : voter pour François Bayrou et mobiliser votre entourage.

 

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13/02/2012

Votre souveraineté mérite que le PS et l'UMP cessent de truquer les parrainages

Le Parti Socialiste et l'UMP manipulent de longue date le système des parrainages. Ils utilisent leurs réseaux respectifs pour apporter des parrainages aux candidats dissidents de "l'autre camp"... histoire de diviser les voix et d'accentuer les divisions. Un détournement du scrutin universel qui prive les électeurs de leur souveraineté. Le gagnant n'est plus celui qui a obtenu le plus grand nombre de bulletin, mais celui qui a facilité le plus de candidatures dissidentes chez l'adversaire.

Ainsi en 2002, l'UMP/RPR avait apporté un soutien massif à la collecte des parrainages d'Olivier Besancenot.

Vous trouverez ci-dessous un classement des parrainages reçus par les candidats en fonction du vote lors du premier tour. Assez logiquement, Lionel Jospin a obtenu le plus de parrainage dans les départements qui ont le plus voté pour lui.. et réciproquement, Jacques Chirac également dans les départements qui ont le plus voté pour lui.

Bayrou est au centre.. logique aussi !

Ce qu'il y a de moins logique c'est qu'Olivier Besancenot, d'extrême gauche, ait obtenu les deux tiers de ses parrainages dans les départements qui ont le plus voté Chirac !.. et Jean St Josse dans les départements qui ont le plus voté Jospin.. Ou encore que Le Pen ait obtenu ses signatures à égalité dans les deux groupes de départements.. comme s'il était centriste !?! Mamère a obtenu le plus de signature dans des départements qui ont voté Chirac. En Haute-Savoie les réseaux RPR avait mobilisé tant pour Besancenot que sur Lepage pour affaiblir Bayrou.

L'explication est simple : les réseaux RPR ont signé pour Besancenot pour affaiblir Jospin, et les réseaux socialistes pour Chasse, Pêche, Nature et tradition pour affaiblir Chirac.

Alors effectivement aujourd'hui, le PS et l'UMP regardent avec gourmandise les difficultés du Front National à recueillir des parrainages. S'il n'y a pas de Front National au premier tour, le PS et l'UMP peuvent espérer survivre un peu dans leur forme archaïque dans un face à face fictif de second tour qui permettrait au PS de remporter le second. Nous repartirions alors pour 5 années de surenchère clientéliste avec une droite qui s'allierait avec l'extrême droite et une gauche avec l'extrême gauche. Pourtant la candidature de Marine Le Pen est plus légitime aujourd'hui que celle d'Olivier Besancenot et de Corinne Lepage en 2002.

Ne laissez plus votre souveraineté être confisquée par ces manipulations de la démocratie. Le PS et l'UMP ont instauré un duopôle qui assèche le débat public et qui est l'une des causes importante du déclin de la France. L'élection de François Bayrou à la présidence de la république remettra ces deux partis à leur place, celle d'organisation politique qui doivent contribuer au débat public et pas des institutions qui s'accaparent tous les pouvoirs de la République.

  Départements qui ont voté Jospin Départements qui ont voté Chirac
Besancenot 175 325
Chirac 188 312
Megret 191 309
Boutin 201 299
Madelin 207 293
Mamère 209 291
Le Pen 217 283
Bayrou 219 281
Lepage 224 276
Gluckstein 256 244
Chevênement 265 235
Laguiller 277 223
Taubira 279 221
Hue 301 199
Jospin 342 158
St Josse 362 138

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