28/05/2009

Gilles Artigues - Affaires sociales - Europe

Le Mouvement Démocrate détourne la campagne des européennes

Terrible parti politique que le Mouvement Démocrate qui parle des problèmes des Français lors d’une campagne électorale. Terrible parti qui propose des solutions.

 

Voilà des années que les candidats du MODEM parlent d’Europe à toutes les campagnes. Même aux dernières élections municipales, je commençais toutes les réunions publiques par expliquer mon engagement politique et à quel point l’Europe était l’une des trois raisons essentielles de mon engagement.  Je détournais sans doute la campagne des municipales pour faire campagne pour l’Europe comme M. Jourdain faisait de la prose… sans le savoir.

 

Nous étions les seuls sur le terrain à défendre le traité constitutionnel européen – qui pourtant n’allait pas assez loin dans le fédéralisme à notre goût. Pendant ce temps là, les Sarkozystes espéraient en silence que Chirac échoue. Sur le marché d’Annemasse, en faisant ses courses, Claude Birraux, député UMP du Genevois Haut Savoyard accusait nos adhérents d’un ton vindicatif « vous ne trouvez pas que vous en faites un peu beaucoup ! ». J’ai répondu pied à pied aux arguments du Parti Communiste lorsque Claude Birraux s’est désisté pour un débat et que le PS se divisait encore.

 

Le traité de Maastricht proposé par Mitterrand (PS) et combattu par Fillon (UMP) puis le traité constitutionnel européen proposé par Chirac (UMP) et combattu par Peillon (PS), ont montré que le PS et l’UMP sont européens quant ils sont majoritaires et anti européens lorsqu’ils sont dans l’opposition. Nous, nous sommes européens aussi sûrement que l’extrême droite et l’extrême gauche sont nationalistes et anti européens.

 

Nous n’avons pas besoin de dire que nous sommes européens, c’est écrit sur nos fronts, dans nos gènes et dans notre sang. Nous étions européens avant que tout le monde ne le soit. Quand nous étions dans la majorité nous étions déjà européens. Quand nous étions dans l’opposition nous étions encore européens.

 

Nous étions déjà européens du temps de de Gaulle qui nous reprochait de nous agiter comme des cabris en disant « l’Europe, l’Europe, l’Europe ».

 

Nous ne somme pas européens par naïveté ou par angélisme. Nous sommes européens parce que ça fait des décennies qu’on a compris que la politique économique doit être européenne pour être efficace. Nicolas Sarkozy qui prétendait aller chercher des points de croissance avec les dents est un grand naïf, elle se cherche par des politiques économiques européennes. La politique de défense doit être européenne pour être efficace. On protégera la planète au niveau continental ou mondial.. ou on ne le fera pas du tout. Nous avons compris il y a des décennies que les royaumes du moyen âge ne sont pas la bonne échelle pour lutter contre les problèmes du XXIieme siècle.

 

Nous avons compris il y a bien longtemps que lorsque l’économie et la criminalité se mondialisent, les problèmes de santé publique et les problèmes environnementaux se mondialisent, alors la politique aussi doit sortir de ses frontières nationale pour imposer à nouveau la souveraineté du peuple

27/05/2009

François Bayrou : un homme seul !

François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate est un homme seul.

 

Il est vrai que le Mouvement Démocrate n’a pas pléthore de députés absentéistes, cumulards et aux ordres. Le Mouvement Démocrate n’a pas de députés qui font des parties de cache cache derrière des rideaux à l’Assemblée nationale. Le Mouvement Démocrate n’a pas pléthore de courants internes qui affichent leurs divergences de valeurs lors des Congrès et se présentent unis sur des listes qui ne savent même plus ce qu’elles défendent lors des élections.

 

Le Mouvement Démocrate est vraiment seul car il n’est pas soutenu par le PS comme l’a été l’UMP au second tour dans certaines communes de France aux municipales. Le Mouvement Démocrate n’est pas soutenu par l’UMP comme l’a été le PS dans d’autres communes dont Saint Julien en Genevois. Le Mouvement Démocrate n’est pas soutenu par des électeurs d’extrême droite comme l’est l’UMP ou d’extrême gauche comme le PS.

 

Le Mouvement Démocrate est seul car il n’est pas soutenu par Bouygues, Alstom, LVMH, Lagardère ou Dassault ni par FO ou la CGT.

 

Le Mouvement Démocrate n’est pas soutenu par des repris de justices tels Pierre Bédier (UMP), Charles Pasqua (UMP), Manuel Aeschliman (UMP), Alain Carignon (UMP) ou Patrick Balkany (UMP). Le Mouvement Démocrate n’est pas soutenu par des individus qui ont truqué les élections comme à Perpignan ou comme Tiberi à Paris.

 

Le Mouvement Démocrate est seul car il n’est pas soutenu par TF1 ou par Le Figaro – dont les financements ou les informations dépendent du pouvoir et de ses amis.

 

Le Mouvement Démocrate n’est pas soutenu par Alain Minc, Johnny Halliday ou Bernard Tapie. Le Mouvement Démocrate est seul !

 

Le Mouvement Démocrate n’est pas soutenu par un parti croupion sans électeurs tel que le Nouveau Centre comme savent en monter les dictatures dans les pays à parti unique.

 

Et à vrai dire fier d’être dans un tel isolement. Peu nous importe les députés dont on achète le silence à coup d'investitures et d’indemnités. 

 

En revanche on aimerait être plus soutenu par des élus locaux contraints au silence sur les questions de politique nationale – ils oublient que leur commune fait partie d’un pays et que le jour ou la France fera faillite, les 36 000 communes de France aussi feront faillite.

 

Le Mouvement Démocrate est simplement soutenu par des dizaines de milliers de militants convaincus, par des milliers de Conseillers Municipaux, par des centaines de Maires, de Conseillers Généraux et Conseillers Régionaux. Mais cela n’a aucune importance.

 

Pour nous, démocrates, le seul entourage qui vaille c’est celui des 6 820 119 Français qui nous ont accordé leur confiance le 22 avril 2007, les 1 981 121 Français qui nous ont accordé leur confiance le 10 juin 2007, les millions qui nous ont accordé leur confiance le 9 mars 2008 et ceux qui voudront nous accorder à nouveau leur confiance le dimanche 7 juin 2009. Des ouvriers et des entrepreneurs, des juges et des procureurs, des médecins et des patients, des intellectuels et des illettrés. Une partie du peuple de France, le seul souverain de ce pays.

 

Notre seul honneur serait de recevoir votre confiance le 7 juin.

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26/05/2009

Présentation de Gilles Artigues - candidat aux élections européennes du 7 juin

25/05/2009

Présentation de Fabienne Faure - candidate aux élections européennes du 7 juin


Le programme du Mouvement Démocrate

Il y a une critique facile et récurrente dans la vie politique française… c’est d’accuser un concurrent de n’avoir pas de programme. C’est facile car rare sont les électeurs qui se donnent la peine de vérifier et de lire les programmes. Et pour cause, car l’UMP et le PS ont pour habitude de ranger dans un tiroir leur programme dès le lendemain de l’élection – a quoi bon les lire.

Ségolène Royal disait elle-même le lendemain des présidentielles que le programme qu’elle défendait durant la campagne était de la foutaise. Sarkozy ne l’a pas dit mais chacun le constate : il n’a jamais annoncé dans son programme la suppression du juge d’instruction, les déficits budgétaires explosifs, la nomination des présidents de l’audiovisuel public, la loi HADOPI, la mise sous tutelle du Parlement, de la justice, des medias, de quelques entreprises clefs… etc…etc… La campagne a plus traité de leur relation de couple idyllique avec Francois Hollande et Cecilia Sarkozy que de leur projet pour le pays.

Alors puisque les électeurs ne lisent pas les programmes que le PS et l’UMP n’appliqueront pas, il devient récurrent pour ces partis là d’accuser le Mouvement Démocrate de ne pas avoir de programme.

Elle était revenue même durant les municipales – nous étions insignifiants et sans programme. Les électeurs en ont jugé et il fallu une alliance UMP+PS pour que la Mairie reste entre les mains du duo pôle. L’accusation revient à nouveau dans cette campagne pour les européennes. « Le Mouvement Démocrate n’a pas de programme. »

L’accusation est un peu agaçantes lorsqu’on sait que nous avons commence a travaille sur le programme alors que le PS était encore en Congrès. Nous parlions de notre projet d’Europe pendant que le PS se demandait s’ils devaient s’allier avec le MODEM. Nous avons travaillé sur ce programme environ 6 mois avant que l’UMP ne choisisse enfin ses candidats et que le Nouveau Centre se résolve à soutenir cette liste ou leurs pions sont places à défaut d’y voir leurs idées.

Je vous invite à le lire car nos programmes sont rédigés avec soin. Ils engagent nos candidats. Nos convictions européennes sont solides et enracinées dans le temps, éprouvées par les décennies. Contrairement à Fillon et Peillon nous ne changeons pas de convictions selon que nous sommes dans la majorité ou non. Fillon qui a voté contre Maastricht pour emmerder Mitterrand et Peillon contre le Traité constitutionnel pour emmerder Chirac.

Nous avons un programme que je vous invite à lire. Plus les électeurs liront les programmes plus le PS et l’UMP travaillerons à améliorer leurs programmes et à s’y tenir.

Nous avons aussi un bilan. Je vous invite a le lire également c’est un gage de crédibilité.

 

Programme-democrates-pour-l-europe[1].pdf

 

http://www.jeanlucbennahmias.eu/fr/parlement/bilan%202006...

 

 

20/05/2009

Mon rêve d'Europe

 

europe frontieres douanes schengen annemasse genevois citoyenneté.gifLe débat démocratique français atrophié à conduit les européens à ne plus rêver d’Europe. Les Européens que nous sommes en sont venus à construire l’Europe pierre après pierre et à en oublier les plans de l’édifice.

L’Europe est maintenant une réalité, un peu brinquebalante car sa construction imparfaite est le fruit de compromis avec les nationalistes de droite et de gauche. Une réalité tellement imparfaite qu’elle n’est plus un projet comme elle a pu l’être.

Je continue pourtant de rêver d’Europe.

Une Europe démocratique qui vote au niveau continental à la majorité selon la règle un homme une voix. Je ne veux plus d’une Europe dans laquelle quelques dizaines de milliers d’individus pour des raisons de politiques nationales peuvent bloquer des réformes institutionnelles en faveurs de 494 millions d’Européens.

Je veux une Europe démocratique dont les règles de vote soient claires pour tous : la majorité des européens et la majorité des pays. Une mode de décision qui permet de décider soit d’une orientation soit de son contraire, plutôt que d’une règle de décision à la majorité qualifié à 73,9% des voix qui ne permet de décider ni d’une orientation ni de son contraire et qui conduit à la paralysie actuelle.

Je rêve d’une Europe démocratique dans laquelle le Parlement – comme dans toutes les démocraties exerce seul le pouvoir législatif et sur toutes les décisions législatives. Pas d’un Parlement codécideur sur certains sujets.

Je veux une Europe qui redonne au peuple le souverain le pouvoir de décider. Puisque l’économie est mondialisée et les pays impuissants à contrôler la croissance, il est du ressort de l’Europe d’avoir une stratégie de croissance, une politique industrielle et un plan de relance européen. Puisque la protection de la planète ne peut se faire que mondialement, confions cette responsabilité aux institutions européennes. Puisque les criminels, les mafieux et les terroristes peuvent passer des messages et des virements au travers des frontières aussi facilement que le vent, confions à de réelles institutions européennes le pouvoir de contrôle de la grande criminalité. Rendons nos juges aussi mobiles, rapides et puissants que les criminels qu’ils doivent condamner. Puisque nos armées nationales sont coûteuses et impuissantes, créons une armée européenne.

Je veux une Europe transparente. Je veux que les Ministres et Députés français ne puissent plus à l’avenir critiquer Bruxelles pour les décisions qu’ils y ont prises comme le PS et l’UMP au sujet de la directive Bolkenstein ou Barnier au sujet du vin rosé. Je veux que les discussions du Conseil soient publiques pour que les citoyens soient au courant de ces doubles languages.

Je veux une Europe qui ait les moyens de construire l’avenir. Un budget de 1% du PIB Européen ne permet pas à l’Europe de construire l’avenir du continent. Surtout lorsque l’essentiel de ce budget est dépensé sur la PAC. Je veux une Europe qui se préoccupe autant de l’éducation, des investissements publics, de santé publique, de recherche, d’innovation pour construire l’avenir qu’elle s’occupe d’agriculture.

Je veux une Europe qui offre au monde un modèle de société humaniste. Je veux une Europe qui montre la voie d’une régulation de l’économie pour que les entreprises soit au service des hommes (clients, consommateurs, employés et actionnaires), plutôt que de les asservir. Je veux une Europe qui soit solidaire : qui aide au développement du monde, à la création d’infrastructures de santé et d’éducation partout dans le monde. Je veux que l’Europe humaniste redonne espoir à tous les Asiatiques, les Africains, les Américains qui sont désespérés et effrayés par l’avenir que leur propose leur modèle de société conduite par le parti unique, la dictature corrompu, le fanatisme religieux aveugle ou l’argent roi.

Je veux une Europe proche de ses citoyens. Avec des Parlementaires qui rendent des comptes à leurs électeurs plutôt qu’à leur parti. Une Europe qui condamne toujours plus sévèrement les entreprises qui construisent des monopoles privées ou abuse de leur position dominante au détriment des européens.

Je veux une Europe guidée par l’intérêt général Européen, orienté par une commission forte. Pas d’une Europe des Gouvernements dont un Chef d’Etat pourrait prétendre à tort qu’il en a pris la Présidence pour se mettre en avant sur la scène politique nationale.

Je veux une Europe qui continue de montrer la voie sur le développement durable. Une Europe en pointe qui est ensuite suivie par le reste du Monde.

Je veux une Europe qui ait une politique étrangère commune. Une Europe qui parlant d’une seule voix, parlerait suffisamment fort pour être entendue. Une Europe qui aurait pu hier évité que la guerre d’Irak se produise et qui pourra demain conduire Israéliens et Palestinien sur la voie d’une cohabitation pacifique.

Pour cela je veux des députés européens qui soient passionnés et convaincus. Je ne veux pas des godillots, je ne veux pas des parachutés, je ne veux pas des virés d’un ministère, je ne veux pas des européens de circonstances qui sont européens lorsqu’ils sont dans la majorité et antieuropéens lorsqu’ils sont dans l’opposition.

Pour cela je veux des députés du Mouvement Démocrate le dimanche 7 juin.

18/05/2009

Détournement de fonds publics au profit de l'UMP

La première fois que j'ai vu le clip ci-dessus j'ai pensé que l'UMP avait pris de l'avance et avait déjà réalisé sont clip de campagne. Ce n'est qu'après l'avoir vu plusieurs fois que j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas d'un clip de campagne mais d'un clip institutionnel destiné à inciter les électeurs à participer.

Ce clip utilise les codes couleurs et les codes graphiques de l'UMP : le bleu, le traitement de l'image, le rythme accéléré. Un peu comme ce blog reprend la couleur orange du Mouvement Démocrate – sauf que ce blog n’est pas payé avec l’argent du contribuable contrairement au clip ci-dessus.

Le clip se termine par les thèmes principaux de la campagne de l'UMP : G20 et présidence française de l'Union - deux sujets assez dérisoires dans l'histoire de la construction européenne qui est mise en image, mais important pour l’UMP à l’ouverture d’une campagne électorale. Il se termine aussi par des images du Chef de l'Etat qui est aussi de fait, le directeur de campagne de l'UMP. C'est lui qui a choisi individuellement chacun des candidats éligibles.

Dans une confusion des genres totale, le Chef de l’Etat a tenu à Nîmes une réunion dites Républicaine à laquelle avaient été conviée des cars entiers de militants UMP pour lancer la campagne. Cette réunion, financée par l’Etat, était un vrai meeting de campagne. Le Parti Communiste a avec beaucoup de justesse demandé que les frais de cette réunion soient intégrés aux comptes de campagne de l’UMP.

Il y a trois mois un ami a reçu une invitation à diner du Président du Sénat qu’il ne connaissait pas. Le diner avait lieu le 19 mars dans les salons du Palais de Médicis en présence de Gérard Larcher. Il était surpris par cette invitation personnelle d’un Président du Sénat qu’il ne connaît pas. Il a constaté que l’invitation avait été adressée à des personnes disposant d’un patrimoine important et que l’objet était une levée de fond pour financer la campagne de Michel Barnier.

L’UMP est déjà largement subventionnée par l’Etat : 1) subventions publiques exorbitantes accordées annuellement à l’UMP (33 millions d’euros contre moins de 4 millions pour le Modem) et 2) auxquels s’ajoutent 9,2 millions de subventions pour le financement des élections européennes. Avec autant de millions d’euros de subventions publiques, pourquoi donc l’UMP a besoin en plus de détourner des moyens publics d’Etat pour financer sa campagne ? L’amour du fric de Sarkozy n’a-t-elle donc aucune limite ?

Voila comment est détourné l'argent public collecté auprès des trois quart de français qui ne comptent pas voter pour l'UMP au seul bénéfice des intérêts partisans de l'UMP. On a déjà vu il y a quelques jours comment ce parti a modifié la loi électorale pour s’attribuer 6 sièges en plus sans aucun électeurs supplémentaires. Jean Pierre Raffarin a même proposé la semaine dernière, très sérieusement, que l’élection présidentielle se fasse en un seul tour !

Ce clip de campagne ne doit pas non seulement être supprimé. Son coût doit aussi être pris en charge par la campagne de l'UMP.

Le code électoral interdit l'utilisation de fonds publics pour venter les réalisations d'un exécutif. Dans le cas d'élections municipales, une telle dérive conduit à l'inéligibilité des contrevenants.

La République que je défends est une République qui intègre tous les citoyens. C’est une République dans laquelle l’argent public est mis au service de l’intérêt général et pas de l’intérêt partisan.

L’UMP dépouille l’Europe de son drapeau

drapeau europeen.jpgLe drapeau européen a été adopté par le Conseil Européen en 1955 – pour la petite histoire c’est grâce et à la demande de la Turquie, membre du Conseil de l’Europe, que notre drapeau est laïc et ne contient pas le symbole religieux de la croix en son centre.

Ce symbole a été petit à petit adopté par les institutions de l’Union. En 1985, le Conseil de l’Europe abandonne ce symbole qui est repris officiellement par l’Union Européenne en 1986 lors de l’adhésion de l’Espagne et du Portugal.

L’Union a 4 symboles :
• Le drapeau
• L’hymne à la joie – dernier mouvement de la 9ieme symphonie de Beethoven
• Une devise : In varietate concordia « unis dans la diversité »
• La journée de l’Europe le 9 mai

Ces symboles ont été supprimés du traité de Lisbonne pour faire plaisir aux Britanniques et aux Hollandais. Mais 16 des 27 pays de l’Union ont signé une convention rappelant leur attachement à ces symboles.

Le Gouvernement français qui est sous l’autorité directe du Chef de l’Etat n’a pas signé cette convention sur les symboles. Ce Gouvernement là préfère une Europe affaiblie, dépouillée de ses symboles. Une Europe intergouvernementale dont un Chef d’Etat pourrait prétendre exercer la Présidence. La France côtoie la Grande Bretagne, l’Irlande et la Pologne dans la liste des quelques pays qui ont refusé de signer la convention sur les symboles.

L’Europe que les candidats du Mouvement Démocrate défendent est une Europe efficace, forte, qui défend l’intérêt général des citoyens européens et pas seulement l’intérêt de quelques Etats au détriment des autres. C’est aussi une Europe transparente qui publie les débats du Conseil afin que les Ministres cessent d’accuser Bruxelles de prendre des décisions auxquelles ils ont participé en huis clos.

A vous de choisir et de voter le 7 juin !

17/05/2009

Européennes : comment l'UMP viole la démocratie

En 2003, le Gouvernement Raffarin avait modifié la loi électorale pour les élections régionales et européennes. Quelques soient les prétextes avancés, les modifications apportées avait pour conséquence de biaiser le résultat des urnes et d'accorder à l'UMP (et au PS) des sièges supplémentaires. Les ficelles étaient tellement grossières que même le Conseil Constitutionnel avait invalidé la loi électorale pour les régionales qui avait dû être refaite. Mais c'est cette loi de 2003 qui s'appliquera pour les européennes du 7 juin.

La loi créait des circonscriptions régionales. C'est ainsi qu'a été créé cette unité électorale du Sud Est dans laquelle nous votons et qui va de Bourg en Bresse à Bastia. Le prétexte avancé était de rendre les citoyens plus proches de leurs électeurs. Objectif manqué lorsqu'on constate que le 1er de la liste PS et le 2nd de la liste UMP sont tous les deux des parachutés (le MODEM a les siens ailleurs).

Mais il y a surtout un autre biais de représentation. Les listes arrivées en têtes ont une représentation disproportionnée. Vous trouverez ci-dessous la répartition des sièges avec la loi électorale appliquée aux européennes de 1999 et celle qui sera appliquée cette année, sur la base des intentions de vote actuelles. (le calcul est fait uniquement sur la base des sièges de métropole car la projection des intentions de vote sur la circonscription d'Outre Mer ne serait pas pertinente).

La loi actuelle votée par l'UMP lui permettrait -sur la base des intentions de vote actuelles - d'obtenir 6 sièges supplémentaires par rapport à la loi appliquée en 1999. 5 sièges supplémentaires pour le PS.

A l'époque ce scrutin visait à exclure l'UDF qui avait réalisé des scores inférieurs à 10% aux Présidentielles et Européennes précédentes. Mais à plus de 10% l'UDF à l'époque et le MODEM aujourd'hui est aussi avantagé par ce mode de scrutin avec un siège supplémentaire.

En revanche, les Verts perdent deux sièges, le FN 2, Libertas 4 et NPA 4. Avec 4% des intentions de vote le Front de Gauche n'aurait aucune représentation dans aucun des deux modes de scrutin. En revanche au dessus de 5%, le Front de Gauche serait aussi lésé de 4 sièges.

Joli abus de pouvoir qui permet à un parti qui obtient 28% des voix de s'arroger dans l'exemple ci-dessous 41% des sièges et de prétendre que le scrutin est proportionnel - et le pays démocratique !

La bipolarisation du pays n'est qu'un biais des lois électorales votées par le Parti Socialiste et l'UMP à leur propre profit. Le pays lui reste divers. Les intentions de vote ci-dessous montrent d'ailleurs que PS et UMP ne représentent à eux deux que la moitié des votants, qui eux mêmes représentent la moitié des électeurs qui eux mêmes ne représentent que 60% de la population.

Lorsque l'UMP et le PS votent des lois électorales, ils ont a coeur de favoriser leur propre représentation et pas la représentation des citoyens. Nous avons besoin au contraire d'institutions représentatives qui augmente la pertinence et la légitimité des lois et des exécutifs.

           Loi de 1999          Loi actuelle Différence
Intentions de vote - 14 mai Siège                   en % Sièges                 en % Sièges
UMP      28%    22 32%    28 41%     6
PS      22%    17 25%    22 32%     5
MODEM      13%    10 14%    11 16%     1
Europe Ecologie      10%      8 12%      6 9%     -2
FN        6%      4 6%      2 3%     -2
Libertas        5%      4 6%      - 0%     -4
NPA        5%      4 6%      - 0%     -4
Front de Gauche        4%       - 0%      - 0%     0
Lutte ouvriere        2%       - 0%      - 0%     0
Alliance Ecolo        2%       - 0%      - 0%     0