21/07/2009

La faillite de la Californie… l’exemple que la France ne doit plus suivre

La Californie est comparable à la France sur de nombreux points. Un peu moins d’habitants, une surface un peu plus petite mais une économie qui est comparable celle de la France.

 

La Californie est en cessation de paiement. Elle a accumulé 47 milliards d’euros de dettes et affiche un déficit budgétaire de 18 milliards d’euros. Petit joueur comparés aux 1327 milliards de dettes publiques accumulées par la France et aux 71 milliards de déficits publics pour 2009 qui s’y ajouteront à la fin de l’année.

 

Les dettes ne sont pas directement comparables puisqu’il faudrait ajouter à cette dette de l’Etat, la part Californienne du déficit fédéral américain. En revanche ce qui est très comparable c’est la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui la Californie et vers laquelle la France court à toute vitesse en raison de l’aveuglement, de l’électoralisme et du sectarisme des partis politiques et d’une génération de papy boomers irresponsables qui a porté ces partis au pouvoir.

 

D’abord les agences de notations ont dégradé la note de la Californie à un niveau à peine supérieur aux junk bonds (obligations pourries). Cela renchérit d’autant les emprunts de la Californie. Une situation dans laquelle la France se retrouverait avec la poursuite des politiques actuelles si le Mouvement Démocrate ne gagnait pas les prochaines élections nationales. Les intérêts d’emprunts deviendraient alors le premier poste budgétaire devant celui de l’éducation nationale.

 

Ces déficits contraignent aussi l’Etat de Californie à des réductions budgétaires drastiques dans les programmes d’aide sociaux, dans l’éducation, la santé et la justice. Pour faire face, les tribunaux sont contraints de fermer un mercredi par mois. Les salaires des professeurs ont été réduits de 4% à 10% au travers de congés sans soldes obligatoires. Ces réductions pèseront sur la qualité de l’enseignement… et augmenteront le nombre de mensualités impayées qui se traduiront par des saisies immobilières supplémentaires.

 

En Californie la procédure pour augmenter les taxes est particulièrement lourde et impossible à mettre en œuvre ici. Mais en France une telle situation conduirait à augmenter encore les niveaux d’imposition au détriment du pouvoir d’achat des ménages et de la compétitivité des entreprises.

 

La France en est arrivée là en raison du sectarisme idéologique qui a conduit l’UMP à s’opposer à toute augmentation des impôts et le Parti Socialiste à s’opposer a toute réduction des dépenses publiques. Notre député Claude Birraux n’a voté que des budgets déficitaires en 31 années de mandat. 31 ans que la France vis aux dépens des Français de demain. Pourtant lorsque l’Etat dépense 20% de plus qu’il ne touche de recettes, il est évident qu’il faut travailler à réduire les dépenses ET augmenter les recettes.

 

La première mesure adoptée par l’UMP en 2007 a été de reduire les impôts pour ses électeurs malgré les déficits budgétaires abyssaux. C'est le parti de la faillite de la France par la baisse des impôts. Le Parti Socialiste multiplie les dépenses de manière inconsidérée dans toutes les institutions locales qu’il dirige (y compris à Saint Julien)… surtout au profit de leurs amis et clientèles. C'est le parti de la faillite de la France par l'augmentation des dépenses.

 

La bonne nouvelle c’est qu’en France nous n’en sommes pas encore à la faillite. Remettre la France sur les rails est encore possible. Cela suppose que le Mouvement Démocrate remporte les prochaines élections nationales pour contraindre le PS et l’UMP à dépasser leurs sectarismes partisans pour servir l’intérêt général du pays et à mettre un terme à leurs campagnes électorales qui sont des surenchères de promesses intenables.

 

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02/07/2009

Des règles pour l'économie : chargeurs de portables

L'économie actuelle n'a plus grand chose à voir avec l'économie de marché mais plutôt avec des monopoles ou duopoles privés qui sont pires que les monopoles publics d'Etat de l'Union Soviétique. Les entreprises concurrentes ont des actionnaires communs qui leurs posent les mêmes exigences de rentabilité. Des taux de retour sur investissement qui ont conduit ces entreprises à abandonner les marchés ou segments de marches sur lesquels ils étaient en troisième ou quatrième position.

La vente des portables en est un exemple. L'incompatibilité des chargeurs de portable est une source de frustration pour les consommateurs. Leur très faible durée de vie en est une autre. Le tout donne lieu à des montagnes de déchets inutiles, mais alimente une machine de sur consommation.

L'Union Européenne par la menace d'une nouvelle législation a obtenu des fabricants de portable qu'ils rendent leurs appareils compatibles avec un chargeur universel au format USB. Dès l'an prochain. Il en résultera une concurrence accrue qui fera baisser le prix des chargeurs de portable de 20/24 euros actuellement à sans doute 5 à 10 euros seulement dans quelques mois. Mais surtout les consommateurs européens pourront conserver leur chargeur lorsqu'ils changeront de portable.

Une autre initiative probable et souhaitable de l'Union sera d'indiquer la durée de vie moyenne des produits sur leurs emballages. On pourra savoir si on achète un téléphone pour une durée de vie moyenne d'un an ou de trois... ce qui financièrement est très différent.

Voilà des décisions qui montrent comment le politique peut organiser et réguler les marchés pour favoriser une meilleure concurrence au service des consommateurs européens et pour éviter les excès d'une société d'hyper consommation qui génère des déchets toujours plus monumentaux.

Une autre application serait une régulation des paquets à moitié remplis. Dans les supermarchés de nombreux paquets ne sont remplis que partiellement. Pour leurs fabricants, des paquets plus gros sont plus visibles en magasin. Pourtant ils sont plus compliqués à ramener et à stocker pour les consommateurs. C'est plus cher à vendre pour les distributeurs... et des milliers de camions supplémentaires sont nécessaires pour livrer des paquets rempli à moitié d'air. Pour les fabricants aussi c'est plus cher.. mais ils craignent d'être moins visibles que leurs concurrents en magasin. Seul le législateur pourrait imposer des normes qui s'imposent à tous,  réduisent les coûts de fabrication, de logistique et de distribution, réduisent les prix et améliorent le service pour les consommateurs, et réduisent le nombre de camions sur les routes.

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26/06/2009

Intégrité à la tête de l'Etat : deux ou trois interrogations légitimes ?

Le ministre du Budget du Gouvernement d'Edouard Balladur de 1993 à 1995 a-t-il eu connaissance de la possibilité de versement de rétro commissions sur le contrat de 950 millions de dollars de vente de sous marins au Pakistan le 21 septembre 1994 ? Le directeur de campagne d'Edouard Balladur lors des élections présidentielles de mai 1995 a-t-il eu connaissance de la provenance des fonds Pakistanais ? En claire Nicolas Sarkozy a-t-il détourné de l'argent public pour financer la campagne d'Edouard Balladur ?

Ces questions sont d'autant plus légitimes lorsqu'on constate le parcours. Le dit Frédéric Lefebvre a si peu d'éthique qu'il a exercé un mi-temps de conseiller en relation avec le Parlement pour Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur et de lobbyiste - il comptait alors le groupe Barrière, Bouygues, Altadis et Alcatel comme clients-. Cette confusion entre son intérêt patrimonial de lobbyiste et l'intérêt général qu'il est censé défendre dans un ministère ne l'a pas empêché d'avoir le soutien de Nicolas Sarkozy pour devenir porte parole de l'UMP et député (en tant que suppléant d'André Santini).

Bref l'Etat RPR fait de magouilles et de détournement de fonds publics est-il de retour à la tête de l'Etat ?

Quels étaient les motivations de Jacques Chirac lorsqu'il a démandé à Charles Fillon de susprendre ces versements ? Comment la vie des victimes des attentats de Karachi a t'elle été prise en compte ?

Nous avons besoin de vrais députés pour demander des clarifications à ces questions légitimes.

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25/06/2009

Déficits publics de la honte à la fierté

Les déficits publics explosent. Chaque année le Gouvernement français compromet un peu plus l'avenir du pays et de ses habitants. Il le fait avec l'aval de députés et sénateurs soumis, passifs et dont le point de vue est corrompus par leurs intérêts personnels et leurs avantages particuliers.

Le déficit du budget de l'Etat s'élevait à 1100 euros par famille (environ) en 2007. Il s'élève aujourd'hui à 2200 euros par famille. 2200 euros supplémentaires qui viennent aggraver la dette publique.

2000 euros par an et par famille, c'est aussi le montant des intérêts que l'Etat français doit payer sur cette dette.

Soit nous ne remboursons pas cette dette... et nous renonçons pour longtemps à tout emprunts qui pourraient financer des investissments, à tout tout investissement étranger en France, à la stabilité monétaire, à la maîtrise du pouvoir d'achat pour entrer dans les phases troublées qu'on connu l'Argentine et le Brésil il y a quelques années. Soit nous remboursons une telle dette ce qui nous obligera à augmenter considérablement les impôts, à réduire considérablement le périmètre de l'Etat et le niveau des services publics de base. Ces déficits publics condamnent irrémédiablement l'Etat français.

L'Etat devra devenir beaucoup plus efficace. Les dépenses militaires nationales sont excessives et innefficaces tant qu'elles ne seront pas mieux coordonnées au niveau européen. Nous devons renoncer à avoir un réseau de consulats et d'ambassades parmi les plus développés du monde et mieux nous coordonner avec les ambassades des pays de l'Union. La décentralisation doit permettre de réduire certains services de l'Etat qui font doublon avec les collectivités territoriales. Il faudra s'attaquer aussi aux symboles d'un Etat qui vit dans le faste : Sénateurs et Députés doivent montrer l'exemple en réduisant leur nombre de moitié -ils en seront d'autant plus efficaces-. La simplification du mille feuille administratif doit permettre aussi de limiter les doublons d'administration (si cette modification n'est pas détournée à des fins électorales au seul service du Parti présidentiel).

Les niveaux d'impositions doivent évoluer avec la dépense. Il est innacceptable que les nouvelles dépenses - en particulier le plan de relance -ne soient supportées que par les classes moyennes en raison d'un bouclier fiscal qui en prémuni les contribuables les plus fortunés. Les niches fiscales doivent être supprimées pour simplifier la collecte de l'impôt, la rendre plus transparente et plus équitable.

Les taux d'impositions ne devront être réduit qu'après que la dette puis les dépenses soient elles mêmes réduites.

Ainsi seulement nous pourrons regarder les jeunes français dans les yeux avec la fierté de leur offrir un avenir correct.

Pendant la campagne des municipales, l'UMP dénonçait avec force et vigueur les déficits municipaux. Pourtant, rapporte aux nombres de familles ou aux ressources municipales, la dette municipale est dérisoire en comparaison de la dette de l'Etat. En toute logique, l'UMP de Saint Julien devrait dénoncer avec trois fois plus d'énergie les déficits publics nationaux. Ils ne le font pas. Leur vision de la politique d'un camp contre l'autre, leur interdit de dire ce qui est juste pour l'avenir de la France. Pour eux, l'intérêt partisan est supérieur à l'intérêt général du pays.

 

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17/06/2009

Retraite et solidarité entre les générations

L’augmentation de l’espérance de vie et l’abaissement de l’âge de la retraite a augmenté la durée moyenne des retraites de 10 ans environ en 1980 à 21 ans aujourd’hui.

 

La durée de la retraite correspondait à l’époque à un quart de la vie active. Elle correspond aujourd’hui à la moitié.

 

Le constat est simple, clair, incontournable : le système des retraites n’a pas été prévu pour faire face à de tels besoins de financement. On peut argumenter de la gravité du problème en prétextant de la natalité, du chômage des seniors, on peut prétendre que la situation est un peu moins grave en France qu’en Allemagne… mais cela ne change rien au problème de fond.

 

Depuis le premier livre blanc sur les retraites de Michel Rocard en 1991, plus de 12 rapports publics ont donné lieu au même constat. Notre système doit être modifié pour être pérenne. Ne rien changer aujourd’hui conduit à condamner les jeunes d’aujourd’hui à la misère lors de leur vieil âge après les avoir condamné au chômage durant leur jeunesse.

 

Rien n’a été fait, ou presque. La réforme Fillon de 2005 ne change pas grand-chose au problème : les retraites ne sont toujours pas financées. Fillon le reconnaît lui-même.

 

La conséquence de cette inaction est simple :

1)      la modeste reforme Fillon condamne déjà les plus modestes à des niveaux de retraites de 650 euros par mois qui ne permettent pas de vivre décemment,

2)      la pérennité du système des retraites exigera tôt ou tard que cette première réforme soit suivie par d’autres qui condamneront de nouvelles générations de retraités à la misère,

3)      les cotisants actuels cotisent à perte pour un système de retraite dans lequel il ne peuvent avoir aucune confiance.

 

Mathématiquement il n’y a que trois actions possibles sur le système :

1)      augmenter le niveau des cotisations : au risque de pénaliser le pouvoir d’achat des actifs et le coût du travail en France.

2)      baisser le niveau des retraites : au risque de pénaliser le pouvoir d’achat des retraités,

3)      augmenter l’âge de départ en retraite.

 

Il n’y a rien de social à négliger la pérennité du système de retraite. Il n’y a rien de social à condamner à la misère les futurs retraités. Mais gageons que les papy boomers de droite et de gauche, syndiqués, électeurs et encartés, veillerons précieusement à leur propres intérêts de générations en recommandant que les cotisations soient augmentées et que l’âge de départ en retraite ne soit retardé qu’après leur propre départ. Ils refuseront comme ils le font depuis 20 ans les mesures de réduction des retraites ou d’augmentation de l’âge légal qui s’appliqueraient à eux-mêmes. Il serait nouveau et pourtant tellement nécessaire que cette génération devienne soudainement responsable.

 

Augmenter le niveau des cotisations pénalise seulement les actifs d’aujourd’hui. Baisser le niveau des retraites pénalise seulement les retraités d’aujourd’hui. Augmenter l’âge de départ en retraite est équitable si cette augmentation est mise en place rapidement et s’applique à tous – c’est presque déjà trop tard, les papy boomers sont déjà entrain de prendre leur retraite.

 

Dans la réforme Fillon, il y avait une augmentation déguisée de l’âge de départ en retraite. Mais cette augmentation n’entrera en application totale qu’en 2012.

Nous devons revenir à la durée moyenne de retraite instaurée par la réforme de Mitterrand. A l’époque le départ à la retraite à 60 ans signifiait 15 années de retraites. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, l’âge de la retraite peut être repoussé à 66 ans tout en conservant 15 années de retraites en moyenne.

 

Le niveau des retraites doit baisser. Il doit y avoir des niveaux minimums de retraites qui permettent une vie décente. Les 650 euros mensuels sont insuffisants. Pourtant les retraites moyennes doivent baisser. Tout particulièrement les retraites de plus de 1200 euros. La solidarité entre les générations suppose que les leaders de la génération des papy boomers assument leur part de responsabilité dans le désastre du financement des retraites.

 

Il est inévitable que les cotisations augmentent également.

 

Pour autant, il y a aussi d’autres facteurs sur lesquels nous pouvons agir :

1)      une politique de natalité plus active pour améliorer le ratio retraités/actifs. En particulier, les contraintes sur les budgets des familles et sur les solutions de garde pourraient permettre d’améliorer la pyramide des âges et aussi financer les retraites futures.

2)      L’immigration peut aussi aider à améliorer le financement des retraites.

3)      Renforcer l’intégration des seniors sur le marché du travail. Des régulations, des politiques publiques doivent inciter les entreprises à maintenir l’intégration des seniors sur le marché du travail par des missions adaptées à leur expérience et leurs capacités.

4)      Compléter le système par répartition par des compléments par capitalisation. Un système double répartition/capitalisation permet de diversifier les risques et de pérenniser les retraites. Ce type de système qui est actuellement réservé aux salaries (plan d’épargne d’entreprise) et aux fonctionnaires (Préfon), doit être plus systématiquement ouvert à tous.

 

La solidarité entre les générations exige que le système de retraite soit pérennisé. La durée de la retraite doit être stabilisée à 15 années en moyennes comme lors de la réforme de 1981. Ce qui signifie un recul de l’âge légal de départ en retraite à 66 ans.

 

 

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12/06/2009

IN MEMORIAM des centristes ralliés

Depuis la création de l'UMP en 2002, des élus de l'ancienne UDF ont rallié l'UMP. Les uns sous la menace, les autres avec sincérité et naïveté, tous dans le cadre d'un accord simple : se plier à la discipline majoritaire d'un mouvement où les centristes sont minoritaires en échange d'un soutien politique lors des élections. Un mandat contre le silence.

En renonçant à leur liberté de parole, ces centristes ont renoncé à défendre les convictions de leurs électeurs. Lorsqu'on est élu par les électeurs des autres... on finit par défendre les convictions des autres.

In Memoriam des ralliés de 2002

Pierre Méhaignerie : Ancien Ministre, ancien président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Président de la commission des affaires sociales. Contraint à s'absenter lors de la discussion sur le bouclier fiscal auquel il s'est pourtant publiquement opposé.

Philippe Douste Blazy : Ancien Ministre. C'est lui qui a fait venir le gros des députés centristes lors de la création de l'UMP. A perdu tous ses mandats. Aujourd'hui chargé de mission du Président de la République.

Renaud Dutreil : Ancien Ministre. Il est l'un des fondateurs du mouvement qui a donné naissance à l'UMP. Battu aux municipales à Reims l'an dernier. A renoncé à tous ses mandats et quitte la vie politique... aujourd'hui Président de LVMH Amérique du Nord.

Nicole Fontaine : Ancienne Ministre. Ancienne Présidente du Parlement Européen. Son mandat de député est son dernier mandat en cours. Sa carrière politique a pris fin dimanche dernier.

Claude Birraux : Député de Haute Savoie depuis 1978. Il l'est toujours. Aucune prise de position politique significative depuis son ralliement (et à vrai dire avant non plus). Vote sans sourciller des lois telles que la loi Hadopi, les déficits budgétaires ou la nomination par l'exécutif des présidents du service audiovisuel public. A l'occasion de l'enterrement de Bernard Pellarin, s'est fait prendre une déculottée publique par Bernard Accoyer qui lui a imposé comme suppléant un jeune étudiant en recherche d'emploi de Saint Julien en Genevois.

Hervé de Charrette : ancien Président des Clubs Perspectives et réalité. Toujours député mais n'intervient plus dans le débat public.

Alain Madelin : une des chevilles ouvrière de la campagne de Jacques Chirac. Ancien Ministre de l'Economie et des Finances. A renoncé à se présenter aux dernières législatives. Nommé Président du Fond mondial de solidarité numérique.

Jean Pierre Raffarin : Ancien Premier Ministre. Battu par un ancien RPR aux élections pour la Présidence du Sénat. Continue de prouver sa soumission en proposant récemment l'élection du Président de la République en un seul tour.

Jean Louis Borloo : Il a adhéré successivement à tellement de parti qu'on ne sait pas trop quelles sont ses vraiment ses convictions et s'il en a : Génération écologie, UDF, UMP puis parti radical.

Alain Lambert : Ancien Président de la commission des finances. Aujourd'hui Vice Président. Ses idées ne sont jamais reprises. Désigné tête de liste pour les régionales, faute d'alliance, Alain Lambert est sûr de perdre le second tour.

Dominique Paillé : Ancien député, ancien directeur de campagne de Francois Bayrou. Il rejoint l'UMP en 2002. Il est battu aux municipales en décembre 2002, aux législatives en juin 2007, aux sénatoriales en septembre 2008. Parachuté pour représenter les Français de l'étranger avec le soutien de Sarkozy et de l'UMP il obtient seulement 16 voix sur 151 votants. Conseiller politique de Sarkozy il publie un livre contre Bayrou « les habits neufs des faux centristes : arnaque ou imposture ? » qui s'est vendu a moins de 500 exemplaires.

In memoriam des ralliés de 2004

Alain Lamassoure : Ancien Ministre. Député Européen. Il vient de justesse de garder son investiture pour les élections européennes. Sarkozy lui a finalement accordé une investiture aux européennes pour s'assurer de l'élimination de tous les partisans d'Alain Juppé en région aquitaine.

In memoriam des ralliés de 2006

Gilles de Robien : Ancien Ministre, directeur de campagne de Francois Bayrou aux présidentielles de 2002. Battu aux élections municipales à Amiens en mars 2008, il démissionne de son mandat de conseiller municipal d'opposition.

André Santini : Ancien Ministre. Secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique - le saviez-vous ? Contraint de choisir Frédéric Lefebvre, collaborateur personnel de Sarkozy, comme suppléant aux législatives. Nommé au Gouvernement pour permettre la nomination de ce proche de Sarkozy comme député.

In memoriam des ralliés de 2007

Hervé Morin : Ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. Ministre de la Défense. Simple collaborateur de Fillon, lui-même simple collaborateur de Sarkozy. Avec une poignée de députés dont la majorité n'a pas besoin, Hervé Morin n'influence aucune des décisions qu'il doit soutenir. Il exécute.

Valérie Létard : Sénatrice. Secrétaire d'Etat en charge de la solidarité. Idem que Morin.

In memoriam des ralliés de 2008

Jean Arthuis : Ancien Ministre. Président de la commission des finances du Sénat... tant qu'il acceptera les déficits publics abyssaux, le bouclier fiscal et les baisses d'impôts.

L'ouverture serait une bonne chose s'il s'agissait d'une ouverture à des idées. Elle est dérisoire lorsqu'elle se limite à des individus. L'ouverture serait une bonne chose si elle avait pour objet de faire avancé le pays, elle est dérisoire lorsqu'elle a pour but de déstabiliser un mouvement politique.

La France n'a pas besoin de centristes silencieux, elle a besoin de centrisme porté par des élus courageux.

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11/06/2009

Un sénateur et un député fraudeur condamnés en justice.. continuent de siéger

 

L'Assemblée nationale compte déjà un député fraudeur condamné par la justice pour fraude électorale : Jean Tibéri. Il a fait appel de sa condamnation et en attendant continue de siéger à l'Assemblée. Je suis frappé par la légèreté de la condamnation : 10 000 euros d'amende (soit bien moins que les avantages matériels que Tibéri à reçu de sa fraude), dix mois de prison avec sursis (le sursis rend très théorique cette condamnation) et 3 ans d'inéligibilité (l'inéligibilité est la moindre des choses, elle devrait être à vie pour une faute aussi lourde contre la démocratie).

La semaine dernière c'est un Sénateur qui a été condamné pour fraude. Serge Dassault a été condamné par le Conseil d'Etat et déclaré inéligible pour avoir acheté des voix lors des dernières municipales. Ce type de fraude est classique en Thaïlande. En France c'est une dérive de plus de nos institutions.

Serge Dassault est inéligible pour les municipales.. mais continue de siéger au Sénat. Il participe à la rédaction des lois qu'il viole.

Ces faits étaient connus bien avant qu'ils ne soient prouvés et condamnés par la justice. Pourtant ces candidats ont été soutenu par la majorité présidentielle, ils continuent de siéger dans les groupes UMP du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Les partis politiques de gouvernement doivent être exemplaires. Ils doivent sanctionner les fraudeurs qui violent le principe constitutionnel de souveraineté populaire.

10/06/2009

Le Conseil Constitutionnel gifle les Parlementaires de Haute Savoie et le Gouvernement

La loi HADOPI avait été rejetée à l'Assemblée nationale. Le Gouvernement est passéoutre et a représenté un projet de loi similaire. Les députés godillots sont venus en renfort. Y compris Claude Birraux. Ils ont adopté une loi qui au delà d'être coûteuse et inefficace violait des principes de base de la république : séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaires, liberté d'expression et présomption d'innocence. En Haute Savoie, Lionel Tardy est le seul parlementaire à ne s'être pas plie à une consigne partisane stupide.

Il devrait être de la responsabilité des Parlementaires de se porter garant de ces principes républicains. Mais pour protéger leur investiture future et leurs indemnités, ils se sont soumis. Ils me font penser dans une certaines mesures au quelques dizaines de milliers d'Iraniens qui soutiennent la République Islamique au détriment de la population... simplement en raison des prébendes qu'ils touchent.

Le Conseil Constitutionnel a invalidé cette décision. Décidément ces dernières semaines le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel sont les derniers remparts contre certaines dérives de la République. Dommage aussi qu'ils ne peuvent agir que sur des éléments qui violent de manière flagrante les textes fondateurs. Dommage qu'ils n'aient pas eu à se prononcer aussi sur la nomination de Perol, la nomination des présidents de l'audiovisuel public, l'explosion des déficits publics... car on ne peut désormais plus compter sur les Parlementaires pour nous représenter dans les institutions.

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08/06/2009

Bilan des Européennes

Le résultat des élections Européennes est une profonde déception pour les Démocrates. C’était sans doute la dernière possibilité de changer un régime politique à la dérive qui tend vers une concentration des pouvoirs toujours plus importante par des moyens institutionnels. La berlusconisation du pays est en marche, mais elle a sans doute passé son point de non retour.

 

Le Mouvement Démocrate n’est actuellement pas dans une situation politique qui lui permette d’offrir aux Français une alternative aux dérives que l’on constate. Faute d’alternative politique dans le cadre des institutions, il est désormais à redouter que la société française réponde à la violence des dérives du pouvoir par la violence tout court.

 

Nous avons une grande responsabilité dans cet échec : nous avons désigné nos candidats trop tard, nous avons commencé la campagne en avril plutôt qu’en janvier, nous n’avons pas trouvé de media alternatif pour expliquer nos idées alors que les medias ont boycotté cette campagne, nous avons trop confié de responsabilité à un seul homme. Nous nous sommes laissé embrigader dans des polémiques ridicules et montées en épingles par le microcosme. Nous avons laissé les medias ne relayer de notre campagne que nos positions nationales et occulter tout notre projet européen. Nous devrons travailler pour nous remettre en cause.

 

La campagne a été trop faible pour influencer réellement le scrutin. Les électeurs ont été influencés par les programmes télévisés des jeudis (débat), vendredi (Home) et samedi (débarquement), illustrant notre incapacité à leur expliquer nos propositions durant les 6 mois qui ont précédés. Hier soir une personne résumait joliment la situation : « au XXème siècle, les journaux influençaient l’opinion mais chacun avait son journal, au XXIème siècle ce sont les télés qui influence… mais tout le monde n’a pas sa télé ». Nous devons désormais beaucoup mieux utiliser pleinement internet comme un media de pluralité politique comme aux Etats-Unis.

 

La catastrophe politique est généralisée : le Parti Socialiste est en morceau. Il devra faire le choix qu’il s’est refusé à faire et qui l’écartèle entre la politique gauchiste qu’il promet dans ses projets ou une  politique social démocrate qu’il met en œuvre. L’UMP a apporté à nouveau une nouvelle démonstration qu’elle est dans l’incapacité de gagner un second tour comme à tous les scrutins depuis sa création il y a 7 ans (à l’exception des présidentielles de 2007). Le Parti des Verts n’a pas plus d’élus, il a disparu corps et âmes dans une alliance de circonstance entre des personnes qui ont des opinions très diverses et qui n’est pas reconductible pour l’avenir (Jose Bové et Eva Joly ne peuvent pas proposer un projet de région ou de société). Ils risquent de payer cher un succès illusoire sur la durée. L’extrême gauche et l’extrême droite ont disparu alors que le mode de scrutin leur était très favorable. Le Nouveau Centre n’a eu aucune voix. La disparition de la menace du Mouvement Démocrate pour l’UMP signe la mort du Nouveau Centre qui perd désormais toute utilité pour l’UMP. L’assistance respiratoire sera sans doute débranchée dans les prochaines semaines.

 

Sur le fond politique, le succès d’Europe Ecologie est une bonne nouvelle. C’est le Mouvement politique dont nous sommes les plus proches. Nous partageons des valeurs de démocratie, de protection de l’environnement, la volonté de construire l’Europe et un certain humanisme. Il est paradoxal de constater que de très nombreux électeurs d’Europe Ecologie m’ont assuré de leur soutien à Francois Bayrou pour les présidentielles. Mais ils n’ont pas eu conscience que leur vote réduisait la perspective de cette alternative. Des événements majeurs qui ne sont pas à exclure devront changer à nouveau la donne.

 

Localement, d’après les informations que j’ai à ce jour, le canton de Saint Julien est le seul canton du département à avoir placé le Mouvement Démocrate en 3ieme position. Nous remercions sincèrement tous ceux d’entre vous qui nous ont accordé leur confiance, et poursuivons notre travail au service de l’intérêt général.

05/06/2009

Ordre du jour du Conseil Municipal du 11 juin

Vous trouverez ci dessous l'ordre du jour du Conseil Municipal du jeudi 11 juin. La réunion aura lieu a 20h30 en salle du conseil et sera ouverte au public. Nous sommes a votre disposition pour toutes questions concernant l'ordre du jour.

CM du 11 juin 2009-CONVOCATION PROJETS DELIBERATIONS 1er envoi.doc

CM du 11 juin 2009-CONVOCATION PROJETS DELIBERATIONS 2ème envoi.doc