04/06/2012

Proposition #9 : Pour la création d'un label "Produit en France"

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour favoriser l'achat en France de la production française et pour la création d'un label de qualité "Produit en France".

Le déficit de nos exportations se traduit par la perte de près de 3 millions d'emplois. Depuis que les centristes ont mis en avant l'importance de l'achat de produits français, vous voyez tous les jours des publicités qui mettent en avant la production locale. Cela prouve que les Français en ont déjà fait un critère d'achat. Pourtant, ces argumentaires sont souvent faux. Les vérifications sont insuffisantes. Pour l'avenir la loi doit établir des labels et des certifications : "Produit en France" lorsqu'une part suffisante de la valeure ajoutée est effectivement produite en France et "Qualité française" lorsque le produit correspond à l'image de la France de haute qualité technologique et de savoir faire esthétique. Aujourd'hui, certaines entreprises se contentent de mettre les deux derniers boulons en France pour prétendre que leur fabrication est françaises. D'autres font même marquer "Produit en France" dans des ateliers qui ne sont pas en France. Cela doit cesser.

Nous avons besoin de favoriser l'achat local de produits français en permettant par les règlements européens que la distance entre le lieu de production et le lieu d'utilisation soit pris en compte dans les marchés publics. 

Nous refusons le retour des barrières douanières proposées par le candidat socialiste co-signataire de la motion Hamon-Lienman la plus à gauche du parti socialiste. Un tel retour en arrière signifierai pour la Haute-Savoie une perte nette de milliers d'emplois puisque notre département est exportateur.

Nous mettons en oeuvre cette proposition avant même les élections puisque selon les informations publiées, nous sommes les seuls dont l'ensemble des documents ont été imprimés localement dans la circonscription sur du papier recyclé produit en France.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

07:13 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

27/05/2012

Proposition #16 : Nous nous engageons pour les énergies renouvelables

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que le developpement des énergies renouvelables soit accéléré et en particulier la géothermie pour notre territoire et que les explorations de gaz de schiste soient interdites.

Nous nous opposons au gaz de schiste comme nous l'avons fait en votant les délibérations dans les collectivités auxquelles nous appartenons. Ce Non au gaz de schiste est insuffisant. Les contre-pouvoirs civils doivent établir des contre propositions.

Nous voulons promouvoir les énergies renouvelables : pour cela il faut garantir une stabilité juridique à l'industrie solaire pour qu'elle puisse investir et se développer et éviter les accoups législatifs et fiscaux qui l'ont détruite. Nous voulons promouvoir la géothermie, une énergie renouvelable continue dont le potentiel est très important dans le Genevois français en raison de la forte différence de température entre le sol et l'air en hiver. Cela nécessitera un travail de terrain pour comprendre les obstacles et y répondre par la loi et les règlements.

Nous voulons aussi réduire la consommation d'énergie et en particulier les deux postes principaux que sont les déplacements et le chauffage. Pour les déplacements, cela suppose de construire les logements à proximité des lieux d'emplois et des réseaux de transport pour réduire les distances domicile travail et pour faciliter le développement des transports en commun.

Pour réduire la consommation d'énergie de chauffage, nous devons revenir aux pratiques anciennes qui concevaient l'emplacement et l'orientation des constructions en fonction de l'ensoleillement. L'habitat collectif peu consommateur d'espace est aussi plus performant en consommation d'énergie de chauffage.

Nous voulons promouvoir l'effacement diffus qui permet de limiter les pics de consommations qui nécessitent de faire appel aux énergies fossiles.

Nous dénonçons les parlementaires qui votent des textes en faveur ou s'abstiennent sur le gaz de schiste lorsqu'ils sont à Paris pour obéir aveuglément aux consignes partisanes et aux décisions prises par des techniciens dans des cabinets ministériels.. et qui s'y opposent dans leur commune. Libre de nos votes, n'ayant à répondre de notre engagement que devant vous, nous défendrons les mêmes positions ici qu'à Paris.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

08:32 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

25/05/2012

Proposition #18 : Vous consulter une fois par mois sur les enjeux principaux

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons à organiser un débat public mensuel sur les grands enjeux traités à l'Assemblée nationale et à voter en conscience selon vos avis plutôt que selon des consignes partisanes.

L'article n°2 de la constitution rappelle : "Le principe de la République : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple." Je n'ai jamais lu que le principe de la République c'est le Gouvernement des partis, pour les partis, par les partis.

Par ailleurs, nous estimons que nous sommes toujours plus intelligents à plusieurs que seul. Que le rôle d'un parlementaire c'est précisément d'organiser ces consultations locales pour renforcer constamment son mandat de la volonté collective. Faire campagne une fois tous les 5 ans sur quelques propositions nous semble tout à fait insuffisant pour vous consulter et vous informer des enjeux clefs qui se décident.

C'est la raison pour laquelle nous nous engageons à organiser une réunion publique mensuelle pour vous informer et vous consulter des enjeux majeurs pour notre pays ou notre bassin de vie. Nous débattrons ensemble. Nous en discuterons. Puis nous voterons en conscience après vous avoir écouté. Cela nous est possible parce que le courant de pensée auquel nous appartenons refuse le principe de la discipline de vote qui explique pourquoi les députés PS et UMP votent pratiquement toujours la même chose alors qu'ils devraient représenter des préoccupations locales différentes.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

08:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

24/05/2012

Proposition #19 : Rénover le fonctionnement démocratique

21 propositions pour un député de terrain.jpgPour rénover le fonctionnement démocratique du pays, nous voterons la réduction du nombre de parlementaires, l'indépendance de la justice et des médias et l'inéligibilité des élus condamnés pour corruption.

Alors que le pays croule sous les dettes et les impôts, nous nous offrons encore des assemblées pléthoriques dont les effectifs ont été quasiment doublés dans les années 80. La Haute-Savoie comptait alors 3 députés, elle en compte 6 aujourd'hui. L'effort d'amélioration de la dépense publique à faire est considérable. Les institutions politiques doivent être exemplaires pour être crédibles dans cet effort. Une Assemblée nationale de 400 députés sera à la fois plus efficace ET moins coûteuse pour votre argent public.

Nous travaillerons à un renforcement de l'indépendance de la justice. Les principes de séparation des pouvoirs ont plus de deux siècles d'existence : ils doivent être mieux appliqués. La justice doit s'appliquer à tous, puissants et faibles, pauvres et riches. C'est à la base de notre devise républicaine.

Dans notre zone frontalière nous mesurons le fossé qui sépare la qualité du travail des médias romands. Malgré un marché 20 fois plus petit et des moyens en conséquence, nous mesurons la vivacité du débat public organisé par les médias romands et la canalisation organisée de la pensée par les médias français. Nous proposerons des lois qui obligerons les médias à prouver leur indépendance : indépendance vis-à-vis du pouvoir politique en abrogeant la loi de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public, indépendance vis-à-vis des groupes dont l'essentiel du carnet de commande est rempli par l'Etat. Il n'est plus tolérable que Dassault, Bouyggues et Lagardère qui ont l'Etat parmi leurs principaux clients, aient une influence aussi forte sur la ligne éditoriale de médias puissants. La diversité des actionnariats doit garantir une plus grande pluralité du débat public.

Nous proposerons que les élus condamnés pour corruption soient définitivement inéligibles.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

08:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

23/05/2012

Proposition #20 : Contribuer à la création d'un groupe centriste à l'Assemblée nationale

21 propositions pour un député de terrain.jpgPour que le débat public français soit plus pragmatique et moins idéologique, en contribuant à la création d'un groupe centriste à l'Assemblée nationale.

La qualité médiocre du débat de la campagne présidentielle a donné une indication de ce que peut être le débat public dans notre pays en l'absence d'un centre fort et pragmatique. Il suffit de regarder une séance de question au gouvernement pour mesurer l'indignité du débat public français.

Notre pays a besoin de sortir de ces clivages stériles qui sclérosent le débat public et empêchent le redressement du pays au service de chacun de ses habitants. Notre pays a besoin d'un groupe centriste modérateur et pragmatique qui, par l'exemple, oblige le PS et l'UMP a construire ensemble des solutions nouvelles au service des habitants.

Au cours de l'élection présidentielle, tous les candidats ont souligné l'absolue nécessité que l'Assemblée nationale redevienne réellement nationale au travers d'une part de proportionnel. Le redressement du pays devra se faire avec les 3 à 6 millions de Français qui se reconnaissent dans les valeurs humanistes du centre. Cela exige que ces Français soient représentés à l'Assemblée nationale au travers d'un groupe.

Comme au Conseil Général de Haute-Savoie, je veux contribuer à la création d'un groupe centriste qui rassemble toutes les familles centristes dans leur diversité. Des centristes qui se rassemblent parce que les valeurs et les idées qui les unissent sont bien plus fort que des choix par défaut de second tour qui les divisent.

Ce groupe centriste, conformément aux valeurs du centre, laissera une entière liberté de vote à chacun de ses membres qui se prononcera en conscience. En cela, il s'opposera aux disciplines partisanes des groupes PS et UMP qui imposent à leurs membres de voter des lois selon les ordres et les intérêts du parti plutôt que conformément aux préoccupations des habitants.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

08:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

20/05/2012

Code électoral : quand même un député l'ignore

Depuis hier soir, un député UMP de Haute-Savoie, repris par des militants et candidats PS et UMP, nous accuse sur les réseaux sociaux de violer la loi électorale. Il nous accuse de "violer la loi" (sic) "d'être le contre exemple de la république irréprochable" (resic), d'être des "débutants" de "changer la sincérité du scrutin" (rien de moins), il intimide les électeurs en leur faisant croire que notre élection pourrait être "invalidée".. bref du débat de "haut niveau" comme on en a déjà subit lors de l'élection présidentielle et qui explique en partie la situation du pays. Une diffamation qui n'est pas à la hauteur du débat public que nous souhaitons concentré sur les propositions électorales au service des habitants. Sans doute pris de panique à l'idée que deux élus de terrain centristes puissent mettre à bas le duopôle convenu de l'UMP et du PS, ils estiment que l'affichage sur les panneaux électoraux est interdit avant le début de la campagne officielle.

Plutôt curieux qu'un député en fonction ignore une loi qu'il a voté en première lecture le 11 janvier 2011 et en seconde lecture le 5 avril 2011. Ce code électoral qui, à son article 51, précise que durant les 6 mois qui précèdent les élections l'affichage n'est autorisé que sur les emplacements spéciaux pour les élections et les panneaux d'affichage libre. La loi n'interdit pas l'affichage sur ces panneaux mais le rend au contraire obligatoire. Il précise aussi (article L164) qu'à partir du début de la campagne officielle, l'affichage n'est autorisé QUE sur les emplacements spéciaux.

Absolument rien dans la loi n'interdit l'affichage sur les emplacements spéciaux avant le début de la campagne officielle. Tout ce qui n'est pas interdit par la loi est autorisé. Pour nous c'est une question de bon sens et de pragmatisme : les panneaux sont prévus à cet effet, et il est préférable de les utiliser plutôt que d'utiliser les panneaux d'affichage libre utilisés par les associations.

Voilà tout expliqué dans le tableau ci-dessous :

  Jusqu'au 31 octobre Du 1er novembre au 20 mai Du 21 mai au 10 juin
Emplacements réservés Autorisé Autorisé Autorisé
Affichage libre Autorisé Autorisé Interdit
Affichage payant Autorisé Interdit Interdit
Affichage sauvage Interdit Interdit Interdit

A vrai dire ces diffamations seraient susceptibles d'être poursuivies par le procureur au titre de l'article L97 du code électoral condamnant à 15 000 euros d'amende ceux qui seront à l'origine de fausses rumeurs ou de bruits calomnieux. Mais pour nous, le débat électoral doit rester sur les propositions et être tranché par les électeurs en toute souveraineté. On espère que le débat de cette campagne va reprendre un peu de tenue et qu'on pourra s'en tenir à ce principe.

Ce qu'il y a d'intéressant dans cette polémique, c'est qu'un député ignore la loi qu'il a voté. Et pour cause, ils ne font que tourner des boutons quand leur groupe a décidé pour eux qu'ils devaient les tourner. Ils ne lisent plus les lois qu'ils votent. Ils changent les lois au moindre fait divers au point que même un député en vient à ignorer la loi électorale qui s'applique à sa propre élection. Les communes aussi ne comprennent plus les lois sur l'urbanisme. Les notaires n'osent plus donner de conseil de peur que la loi n'ait changé avant que le courrier ne soit arrivé. Les entreprises ignorent la loi fiscale qui s'appliquera à elle à la fin de l'année. Les députés votent des lois comme d'autres envois des communiqués de presse : pour faire de la com' plutôt que pour légiférer l'organisation du pays. A tel point que la plupart des lois n'ont jamais de décret d'application parce que le communiqué de presse a déjà produit ses articles de presse et que la loi n'a donc plus de raison d'être.

Cette insécurité juridique empêche les investissements et les projets. Ils coûtent une fortune aux entreprises, aux collectivités et aux habitants. Nous avons au contraire besoin de loi mieux rédigées, plus stables et plus fiables. Cela nécessite un véritable travail législatif constructif et besogneux très éloigné des invectives permanentes d'un camp contre l'autre.

Accessoirement cette loi électorale mériterait d'être plus pragmatique : le début de la campagne est fixée à lundi 21 mai à 0 heure... comme si les services techniques des communes allaient se lever au milieu de la nuit pour installer les panneaux. La réalité c'est que la loi est tellement mal rédigée que près de la moitié des communes seront en infraction avec la loi à minuit ce soir. S'il y avait des députés pragmatiques, à l'écoute des contraintes des communes, la campagne électorale commencerait le 21 mai à midi. Cela permettrait d'organiser les panneaux le lundi matin. L'autre moitié des communes a installé les panneaux le vendredi et nous utilisons le droit qui était ouvert à tous les candidats d'afficher dès vendredi. Les autres candidats étaient libres de ne pas utiliser ce droit.

Pour notre part à partir de demain vous trouverez sur ce blog le détail de nos 21 propositions. Nous souhaitons une excellente campagne à tous les candidats en espérant que le débat soit un débat de fond au service des habitants.

PS : nos voisins suisses qui découvrent sur Facebook cette polémique absurde tombent des nues sur le niveau pitoyable du débat public français et comprennent sans doute un peu mieux la déliquescence du pays.

21:34 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

08/05/2012

Rééquilibrer la création d'emplois en rééquilibrant le financement du chômage

Imaginez un instant un contrat d'assurance un peu particulier par lequel vous devriez payer votre assurance chômage à Alliance mais que ce soit la MUTMAT qui soit chargé de vous indemniser en cas d'accident. Vous penseriez immédiatement qu'Alliance verse à la MUTMAT une part des cotisations prélevées. Mais si ce n'est pas le cas alors vous vous dites que les dirigeants de la MUTMAT sont vraiment nuls... et ceux d'Alliance vraiment fins négociateurs.

C'est pourtant ce qui se passe dans le Genevois Français. Chaque mois près de 100 000 actifs paient des cotisations chômages aux caisses suisses pendant qu'environ 8000 chômeurs frontaliers sont indemnisés par les caisses d'assurances chômages françaises. Le coût total des indemnités chômages versées aux frontaliers au chômage représente à peu près la totalité des cotisations chômages payées par les employeurs et les employés de Haute-Savoie. Les employeurs haut-savoyards financent ainsi la réserve de main d'oeuvre des employeurs genevois. On peut estimer ce coût à environ 500 millions d'euros par an qui pèse sur le coût du travail en France et qui au contraire allège le coût du travail en Suisse.

Le paradoxe de cette situation c'est que les chômeurs frontaliers concentrent leurs recherches sur les entreprises genevoises pour avoir les moyens de payer leur loyer de plus en plus genevois. Les entreprises françaises qui financent le chômage des chômeurs frontaliers ont peu d'espoir de pouvoir les recruter un jour. La Haute-Savoie concentre de multiples spécificités sur le chômage en France : le plus faible taux de chômage, la plus longue durée moyenne d'indémnistation, les indémnités les plus élevées et donc au total le montant total d'indémnités versées le plus élevé en France.

Le coût de l'assurance chômage est important dans le coût du travail. Il représente 6,4% de cotisations sociales qui s'ajoutent au coût du travail en France. Rééquilibrer l'emploi dans notre bassin de vie suppose que l'on corrige ce déséquilibre là aussi.

Comment en est-on arrivé là ? Ce sont les traités européens qui prévoyaient cette répartition. Pour une raison simple c'est que dans la plupart des pays européens il y a la même monnaie et donc pas de différence significative entre les actifs transfrontaliers d'un côté à l'autre, ou lorsqu'il y a des différences, elles ne portent pas sur plus de quelques dizaines de milliers d'actifs. Mais ces traités deviennent absurdes dans le cas des régions frontalières avec la Suisse au vu du déséquilibre.

Nos parlementaires frontaliers devront prendre ce sujet à bras le corps pour rééquilibrer l'emploi dans notre bassin transfrontalier et simplement l'éthique qui veut que l'assureur qui touche les cotisations soit aussi celui qui indemnise.

Les négociateurs de la MUTMAT sont vraiment nuls et ceux d'Alliance sont vraiment bons.

09:17 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

07/05/2012

Ce qui devait arriver, arriva : François Hollande - ce qui doit arriver, arrivera : le rassemblement

La victoire de François Hollande était programmée et annoncée par plus de 2000 enquêtes d'opinion. Tous les dirigeants de l'UMP savaient depuis plusieurs années que la candidature de Nicolas Sarkozy était une impasse pour leurs partis. Ils ont conduit la France jusqu'au bout de cette impasse et permis la victoire du parti socialiste plutôt que le rassemblement. Comme le Parti Socialiste en 2007 avait conduit les Français jusqu'au bout de l'impasse de la candidature de Ségolène Royal et permis ainsi la victoire de Nicolas Sarkozy.

Dans cette affaire, le PS et l'UMP ont préservé leurs intérêts partisans au détriment de la France et à votre détriment. Au détriment de votre pouvoir d'achat, de vos conditions de logements, de la compétitivité de nos entreprises, des équilibres publics.

L'UMP essui là un n-ième échec électoral depuis sa création en 2002. Fondée pour permettre l'hégémonie de la droite sur la vie publique, la création de l'UMP a permis au contraire une hégémonie totale du Parti Socialiste qui aujourd'hui en ne rassemblant que 20% à 30% des électeurs contrôle plus de 95% des budgets publics : l'Etat, 20 régions sur 22, 60 départements et la majorité des grandes villes. Le temps du bilan est arrivé pour l'UMP. Elle aura besoin qu'un centre indépendant existe. Non pas un vassal auquel on dicterai des consignes. Non pas un allié qui perdrait toute identité. Mais simplement un centre qui représente les 3 à 6 millions de Français qui ont un point de vue à exprimer sur leur pays et qui sont aujourd'hui exclus des institutions prétenduement représentative par un détournement du vote majoritaire.

Le PS vit là sans doute sa dernière victoire. Dans quelques semaines, le Parti Socialiste devra mettre en place des mesures qui vont à l'exact opposé des propositions de campagne. Aucun parti européen n'a survécu aux décisions urgentes que le PS devra prendre très vite. Le PS aussi aura besoin qu'existe un centre. Un centre qui ne soit pas un vassal auquel on dicterait des consignes. Pas un allié qui perdrait toute identité. Simplement un centre indépendant qui légitimise les décisions pertinentes sur la moralisation de la vie publique. Qui freine les excès et amendent les lois qui doivent être améliorées.

J'ai été frappé par les discours de François Hollande et Nicolas Sarkozy hier soir. Des discours de rassemblement beaucoup plus forts que les discours habituels de soirée électorale. Des discours qui sont en opposition frontale avec les positions qui ont été prises dans la campagne. Les deux candidats du second tour ont dit hier soir après le vote ce que nous autres centristes avions affimé avant le premier tour : la France peut s'en sortir si elle est rassemblée. Nous voulons être des acteurs qui rendent ce rassemblement possible au service des habitants.

12:01 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

05/05/2012

L’éthique du second tour pour un centriste

Vous avez été quelques uns à m’interroger sur la position de François Bayrou. Je vous engage à la lire ici pour vous faire VOTRE point de vue personnel. Elle est très éloignée du compte rendu sommaire qu’on dut en faire les médias dans les contraintes de format imposé. Il y a des parties de sa déclaration avec lesquelles je suis en totale adhésion. Je suis certains que vous l’êtes aussi ou que vous le serez bientôt :

« Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. » J’ai la profonde conviction que notre pays a besoin d’un centre pragmatique fort et indépendant qui mette un terme au cirque qu’est devenu notre Assemblée nationale et notre débat public. Cette élection présidentielle a été une caricature de nullité qui donne par opposition un aperçu de la valeur ajoutée qu'apportera un renforcement du centre dans notre pays. La constitution d’un centre fort impose de s’unir dans la diversité. De respecter les diverses sensibilités du centre et donc de ne jamais donner de consigne de vote. C’est l’éthique que nous nous étions promis d’appliquer avec mes colistiers si nous n’étions pas au second tour des élections municipales.

François Bayrou poursuit : « Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. (…)La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale. » Chacun peut faire le même constat. Les propos tenus par Nicolas Sarkozy sont en total opposition avec mes valeurs humanistes et mon éducation. Ils sont choquants pour tous les habitants de notre agglomération cosmopolite. On fait de la politique sur des valeurs et des convictions. Cela n’a rien à voir avec lancer un pot de yaourt à la crème de marron sur un segment de marché. Plusieurs élus UMP ont eu le courage de dire « stop », dont Etienne Pinte, député UMP de Versailles. Les centristes du département qui ont fait le choix par défaut de voter pour Nicolas Sarkozy se sont désolidarisé de ces dérives vers l'extrême droite. Dimanche soir à 20H01, des centaines d’élus UMP affirmeront la même chose que François Bayrou mais ils le diront trop tard.

Concernant François Hollande il affirme : « Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire. J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine. (…)S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées. » Ce que François Bayrou dit aujourd’hui, a été dit avant les primaires par Manuel Valls et sera dit dans quelques mois par de très nombreux élus socialistes lorsqu’ils n’auront plus besoin du Front de Gauche pour gagner l’élection.

François Bayrou appelle à l’unité nationale pour travailler au redressement du pays. Une absolue nécessité vue la situation dans laquelle nous sommes.

Ce n’est pas ce compte rendu là que vous avez eu des médias. Les titres se sont arrêtés sur une autre partie du message : « Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. ». Je respecte la décision personnelle de François Bayrou, une décision manifestement par défaut. Je pense que ce choix personnel aurait du rester privé. Je respecte aussi les électeurs centristes qui se résoudront à choisir demain Nicolas Sarkozy ou ceux qui refuseront de cautionner l’un des deux candidats. Chacun le fait en son âme et conscience avec pour seul guide ce qu’il estime être juste pour le pays et chacun d’entre nous. Mais je pense qu’un responsable politique ne doit s’exprimer que sur des convictions fortes et pas sur des choix par défaut. J'ai la conviction que si les électeurs centristes nous font confiance au premier tour ce n'est pas pour qu'on utilise cette confiance durant l'entre deux tours. Lorsqu’un choix personnel est rendu public il n’est déjà plus tout à fait personnel. Pour ma part, je n’ai pas encore pris ma décision pour ce choix par défaut et dans tous les cas j’estime qu’il n’est pas assez convaincu pour être rendu public.

La position de François Bayrou n’aura pas la moindre conséquence sur le résultat de l’élection que l’UMP connait depuis plus de 2 ans.  Des milliers d’études d’opinions ont été réalisées dont une grande partie sur fonds publics. Plus de 99,99% d’entre elles ont prouvé qu’en cas de second tour entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, alors François Hollande serait élu. L’UMP avait à disposition des études qui montraient que François Bayrou et le centre étaient les seuls capables de fédérer une majorité pour éviter la victoire du PS. Ils ont interdit la publication de ces études en faisant signer par les instituts de sondage une charte éthique les obligeant à ne publier que les résultats de second tour PS/UMP. Les députés UMP savent cela. En vous recommandant de voter pour Nicolas Sarkozy, ils l’ont fait en sachant que cela conduisait à la victoire du Parti Socialiste. Ils ont privilégié leur intérêt partisan au détriment de votre intérêt.  Nous subirons tous les conséquences de ces dérives dans nos vies quotidiennes dans les prochains mois.

Le PS avait fait la même chose en 2007. De décembre à avril 2007, plus de 500 études montraient que Ségolène Royal échouait face à Nicolas Sarkozy. Pour préserver ses intérêts partisans le PS avait préféré pousser Ségolène Royal au second tour et favoriser ainsi l’élection de Nicolas Sarkozy, au détriment de votre situation personnelle aujourd’hui.

11:53 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | | | |

22/04/2012

La France va très bientôt avoir besoin de son centre

Les premiers résultats de l'élection présidentielle confirment les intentions de vote des instituts de sondage. Des résultats décevants pour nous qui avons proposé de remettre les comptes de la France au carré pour éviter les drames pour les gens. Ces résultats en annoncent d'autres dans deux semaines.

Les prochains mois vont être dramatiques pour les Français qui vont réaliser la gravité de la situation, les mensonges proférés et l'urgence des mesures que nous avons proposées. Nous autres centristes, sommes fiers : fiers d'avoir été honnêtes, fiers d'avoir proposé des solutions crédibles et réalistes. Dans quelques semaines seulement, les Français comprendront que nous avons été les seuls à leur avoir dit la vérité. Nous serons les seuls à pouvoir encore les regarder en face : nous avons refuser de sacrifier l'avenir de leurs enfants au nom d'intérêts électoraux à court terme.

Le parti socialiste a fait le choix de l'union de la gauche et se tourne résolument vers les illusions de l'extrême gauche. La droite, de manière parallèle, a ouvert la porte aux dérives vers l'extrême droite.

Les Français vont vite avoir besoin d'un centre fédéré, uni, qui mette un terme aux dérives de la droite et de la gauche. Divisé depuis 5 ans, le centre a été marginalisé et n'a pas pu influencer les orientations du pays au service des habitants : la profonde dégradation des conditions de vie des Français ces dernières années et l'accélération qui s'annonce le prouvent. Le centre doit désormais s'unir à nouveau pour être à nouveau utile et au service des habitants.

Dans ce second tour, des centristes vont prendre toutes les décisions. Aucun ne prendra sa décision de gaité de coeur, tous le feront avec sincérité et responsabilité. Toutes ces décisions sont respectables. Personnellement, je sais quelles sont mes préoccupations, je connais les projets des candidats du second tour, j'ai pris ma décision. Ceux qui me connaissent, connaissent mon choix. Par respect pour tous les électeurs qui nous ont fait confiance et qui en feront un autre, je garderai ce choix pour moi. Les Français choisiront en toute souveraineté : libres et responsables. 

Dès ce soir et pour les prochaines semaines, je travaillerai avec beaucoup d'autres à la poursuite d'un grand rassemblement central qui fasse contre-poids aux dérives des extrêmes. Un grand rassemblement central qui offre aux Français une alternative pour tous ceux qui seront très vite touchés dans leur vie quotidienne par la faillite de la France qui s'annonce. Demain comme hier, nous serons à votre service.

20:29 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |