17/08/2009

Les embouteillages coûtent 563 millions de francs suisses par an à Genève

L'urgence de réaliser des transports en commun rapide et efficace à Genève est une question de qualité de vie. Nous devons cesser de nous enfermer dans une agglomération dans laquelle nous pouvons circuler chaque jour un peu moins. Nous devons préserver la qualité de vie qui est l'atout incomparable de Genève.

Chaque année 3000 Genevois doivent quitter le canton pour se loger. Chaque année un peu plus de frontalier doivent aller à Genève pour travailler. Ensemble nous augmentons chaque année les distances domiciles travail qui paralysent toute l'agglomération.

L'absence de transports en commun régionaux péjore notre qualité de vie. Détruit l'environnement.

Mais cette absence de transport en commun a aussi un coût économique. Les opposants au CEVA agite un chiffre à faire peur les plus serein des Genevois : Ils doublent le coût réel du CEVA, et font semblant de croire que l'intégralité sera à la charge des Genevois. Un gros 2 milliards ridicule mais qui fait peur.

Il serait pourtant intéressant de chiffrer le coût de la non réalisation du CEVA.

Depuis 5 ans, le temps moyen domicile travail à considérablement augmenté. Estimons cette augmentation à seulement 5 minutes par trajet. Soit 10 minutes par jour. Cela représente 2,1% de la journée de travail d'un actif. C'est donc 2,1% de croissance économique en moins en temps de loisir ou en temps de travail.

2,1% de temps en plus dans les transports c'est un coût direct pour l'économie Genevoise de 563 millions de francs suisses par an. Améliorer la circulation grâce à des transports en commun serait un gain annuel de 563 millions de francs suisses. En considérant qu'une infrastructure de transport en commun peu s'amortir sur 25 ans, Genève peut sans hésitation consacrer un budget de 14 milliards de Francs suisses (563 millions x 25 ans) pour parvenir à ces 10 minutes d'économie et s'y retrouver financièrement. Réduisons ce chiffre de moitié à 7 milliards pour être conservateur et ne retenir qu'une part publique de ce PNB retrouvé.

Ce calcul se fonde uniquement sur le temps perdu par les employés actuels des entreprises actuelles. Il ne prend pas en compte les nouvelles activités économiques qui pourraient être créées et qui elles aussi générerait du PNB et des revenus fiscaux. Ce calcul est purement et stupidement économique, il ne prend pas en compte les effets sur la qualité de vie des habitants de Genève qui retrouverait 10 minutes de vie par jour. Ce calcul ne prend pas non plus en compte le fait que les transports en commun favoriser la construction de logement le long des axes de transport ce qui préserverait les terres agricoles de la campagne genevoise d'un urbanisme galopant.

Oui le CEVA est cher. Mais il est payé d'avance par les plus d'un milliard d'impôts cantonaux versés par les frontaliers chaque année. Mais surtout le CEVA est beaucoup moins cher que de ne pas le faire.

16/08/2009

CEVA : une votation fondatrice pour Genève

Lundi nous saurons si il y aura ou pas un vote à Genève sur le CEVA.

Un vote sur le CEVA aurait le mérite de clarifier si les citoyens du canton veulent travailler dans le cadre du Genevois franco suisse pour commencer à résoudre les problèmes d'emplois, de logements et de transports de Genève. Ce vote en même temps que les élections cantonales obligera chaque candidat au Grand Conseil à se mouiller. Les électeurs pourront alors à loisir rayer ou rajouter des noms de candidats selon l'ardeur avec laquelle les uns et les autres se seront engagés dans la défense de ce projet essentiel pour l'avenir de Genève.

Les motivations des requérants sont pour le moins douteuses. Le fait qu'une quasi majorité d'entre eux résident à Champel en dit long sur les raisons réelles de leur recours au delà des arguments trompeurs et choc qu'ils affichent. Mais ce recours sera sans doute historique pour l'avenir de Genève.

D'un côté ce serait la fin du CEVA mais surtout de la collaboration franco genevoise. Les élus français ont d'autres choses à faire que de travailler pendant 10 ans sur un nouveau projet régional qui pourrait être remis en cause à tout moment par quelques riches soutient d'un quartier bourgeois pour convenance personnelle. Nous reviendrons alos à la politique franco genevoise de ces 30 dernières années. Chacun gère les choses de son côté. Les Genevois renvoient aux Français leur incapacité à constuire suffisament de logements (seulement 0,6% de logements nouveaux chaque année pour 2% d'habitants supplémentaires.. soit 3000 Genevois obligés de quitter le canton chaque année pour se loger décemment). Les Français continueront de renvoyer aux Genevois leurs problèmes d'emploi (la proportion de frontaliers à Saint Julien est passée de 30% en 2001 à 55% des actifs en 2008). Et tous ensemble nous continueront d'enterrer notre Genevois franco suisse dans des embouteillages sans fin qui détruisent notre qualité de vie, notre liberté de déplacement et notre économie. Les requérants parleront dans le vide d'un barreau sud. Le RER Genevois rejoindra la traversée de la rade dans la longue liste des projets que Genève est incapable de réaliser en raison des abus de la démocratie directe.

De l'autre côté, les élus Genevois prendront conscience de l'urgence impérieuse de développer un système de transport en commun à peu près comparable à ce qui existe déjà à Bâle, Zürich ou Lyon. Nous prendrons ensemble conscience que nous avons déjà 30 ans de retard et qu'il n'est plus temps de se diviser. Nous comprendrons que les 2 miliards du CEVA sont dérisoires en comparaison des milliards d'impôts laissés au canton par les frontaliers... et des milliards qu'il faudra encore investir ensemble sur les 20 prochaines années pour remettre Genève à niveau en terme de transports en commun régionaux. Les politiques du Genevois franco suisse comprendront qu'enfin les électeurs du Genevois franco suisse ont pris conscience que nous vivons dans la même agglomération : soit nous la gérons ensemble et nous préservons notre qualité de vie, soit nous la condamnons séparément à l'engorgement, aux embouteillages et au déclin. Ils cesseront alors d'hésiter. Ils pourront alors passer aux étapes suivantes.

Cette votation sera décisive pour le CEVA. La campagne sera décisive sur la composition du futur Grand Conseil. Elle sera aussi décisive pour l'avenir du Genevois franco suisse. Elle inspirera la constituante genevoise. Le résultat de cette votation inspirera des générations d'hommes et de femmes politiques du Genevois franco suisse.

11/08/2009

Pour la protection des parquets cirés de Champel

Mon nom est Hubert de Champel. Je m’oppose à la réalisation du CEVA : une station de métro en plein Champel, vous n’y pensez pas. Mes parquets cirés !!!

 

J’ai dû passer sous silence l’argument de mes parquets cirés. Avec mes amis de Champel, nous avons jugé que l’argument du coût serait plus efficace pour convaincre les électeurs du canton de Genève. 2 milliards de Francs dont 513 millions à la charge du canton. Heureusement, peu de Genevois savent que l’investissement sera payé par les impôts payés par les frontaliers au canton en seulement 25 semaines. Mais c’est un montant important quand même, n’est-ce pas ?

 

Avec mes amis de Champel, on est sûr que notre chiffre de 2 milliards va faire peur à toutes les personnes âgées qui ne manquent jamais une votation. On espère bien que les jeunes Genevois voteront aussi peu que d’habitude.

 

Je suis un pro des relations publiques, alors avec mes amis de Champel nous avons eu une autre idée : faire diversion. Nous proposons « le barreau sud ». Une liaison vers la ligne de train du Salève. Un projet qui a le mérite de ne pas exister. C’est comme pour la traversée de la rade : il suffit de parler d’un tunnel quand on propose un pont et réciproquement pour que 30 ans plus tard il n’y ait toujours rien. Notre barreau sud remettrait aux calendes Franco-Valdo-Genevoises toute résolution des embouteillages à Genève et priverait le canton de l’enveloppe fédérale et des financements français. Tout le monde bloqué dans des embouteillages à respirer des gaz d’échappement et mon parquet de Champel préservé des vibrations : le bonheur !

 

J’ai peur aussi de tous ces frontaliers. Depuis que j’ai des plaques à induction je n’ai plus de marmite sous la main. Ils ne sont pas comme nous. Ils me font peur.

 

Peu m’importe que tout le canton soit paralysé dans les transports et qu’il faut des transports en commun rapide… JE NE VEUX PAS DE CEVA chez moi.

 

Peu m’importe que les bouchons perpétuels coûtent une fortune à l’économie genevoise, détruise la qualité de vie de centaine de milliers de Genevois et prive des personnes d’emploi. JE NE VEUX PAS DE CEVA chez moi. A Champel moi j’ai mon 4x4, j’ai pas besoin d’un métro.

 

L’hôpital cantonal est tout près de chez moi. C’est bien. Pouvoir faire des visites à l’hôpital rapidement doit être un privilège réservé aux habitants de Champel. Les infirmières et les médecins peuvent bien venir en vélo d’Annemasse.

 

Après tout tant pis pour les 3000 Genevois qui quittent le canton chaque année pour s’installer en France voisine. Une nouvelle ville de Saint Julien tous les 4 ans. C’est grâce à nous. Mes amis et moi on s’oppose à toute construction de nouveau logement. Tant pis pour eux… s’ils n’ont pas les moyens de vivre à Genève, ils doivent en assumer les conséquences et se taper les bouchons. J’ai travaillé dur pour gagner ma vie et vivre à Champel moi, Monsieur.

 

Moi je défends mon parquet ! Si on réunit tous les râleurs… on va bien réussir à conserver les embouteillages pour tout le monde et mon parquet verni. JE NE VEUX PAS DE CEVA chez moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

NDR : 8 initiants sur 19 du comité référendaire anti CEVA résident à Champel !

 

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29/07/2009

Guitare en Scène doit faire ses preuves… pour la collectivité

Article du Dauphine sur Guitare en Scene.jpgDans un article paru dans le Dauphine Libéré, Jacques Falda, Président du festival Guitare en Scène se dit agacé par le point de vue que nous avons exprimé selon lequel le festival doit faire ses preuves en terme de public. Il estime que cela n’a aucun sens car le festival est reconnu des passionnés. Il force le trait en estimant que la qualité des artistes est plus importante que la quantité de public.

 

M. Falda a raison de souligner la qualité des artistes qui s’y produisent. Mais la responsabilité des élus c’est de s’assurer que l’argent public est dépensé au service de l’intérêt général. Si un groupe social d’une même génération veut se payer un concert, elle doit le faire sur des fonds privés et renoncer au soutien public.

 

En revanche, si le festival demande le soutien de la commune alors il doit avoir un intérêt social, artistique, économique tangible et proportionnel aux efforts demandés aux contribuables. Ce n’est pas le cas actuellement avec les montants demandés. L’intérêt artistique est réel.. mais ne vaut pas les plus de 100 000 euros de soutien communal financiers, matériels et humains. L’intérêt social et économique se mesure en fonction du public venu. De ce point de vue là, Guitare en Scène ne soutient pas encore la comparaison que fait le Maire avec le festival 1brindzik -même avec des conditions météos défavorables qui n’ont pas découragées les festivaliers d’1brindzik-.

 

Les salons VIP et les jurys « people » relèvent du secteur privé et pas de l’intérêt général.

 

Les modalités du soutien du Maire à Guitare en Scène relèvent d’un traitement d’exception inéquitable vis-à-vis de toutes les associations sportives et culturelles de la commune. Les liens particuliers qu’entretien M. Falda avec la Mairie à titre personnel et professionnel ne sont pas une explication suffisante de ce traitement particulier : une subvention de 40 500 euros en plus des 35 000 euros initialement accordés, une délibération présentée en dehors des délais légaux, pas de discussion en commission cultures, des comptes présentés avec plusieurs mois de retard, une proposition présentée directement par le Maire et sur laquelle l’adjointe à la culture s’est abstenue. Il y a des règles qui s’appliquent équitablement à toutes les associations, y compris à celle présidée par M. Falda.

 

M. Falda a raison. Le festival a fait ses preuves sur la qualité des artistes reçus. Il doit maintenant faire la preuve qu’il apporte au moins autant à la commune d’un point de vue artistique, économique et social que les plus de 100 000 euros qu’il coute aux habitants. Attirer un public suffisant nécessite notamment de s’adapter à ce que le public de la région estime être une programmation de qualité. Pour cela, il y a des références plus actuelles que Woodstock et des artistes dont une part trop importante est de la même génération.

 

Si j’en crois les mots et les votes des membres du Conseil, chacun espère que ces preuves seront apportées lors de la prochaine édition afin que le soutien municipal puisse se poursuivre pour la prochaine édition.

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17/07/2009

Travail du dimanche : l’esquive de Claude Birraux

Le projet de loi qui autorise une extension des dérogations pour le travail du dimanche a été voté par l’Assemblée nationale par 282 voix contre 238.

 

Ce projet de loi a fait beaucoup de débat y compris dans la majorité. Il y a des pays qui privilégient l’activité économique chaque jour et qui autorise le travail le dimanche. C’est le cas à Singapour qui a d’ailleurs un Ministère de la Culture et du Shopping (sic). Il y a d’autres pays au contraire qui estiment que le développement économique n’est qu’une des composantes d’une société équilibrée. Le développement humain, personnel et familial en est une autre. Dans ces pays là, on ne travaille pas le dimanche.

 

Ce choix est un choix de société sur quel pays nous voulons construire. Beaucoup, y compris à l’UMP ne souhaitaient pas de cette loi. Comme souvent, lors du vote ils ont obéit à la consigne partisane sectaire plutôt que de voter en conscience.

 

10 députés UMP ont voté en conscience et ont voté CONTRE. 15 se sont abstenus. Et 20 n’ont pas pris part au vote dont notre député Claude Birraux. Beaucoup d’autres ont voté POUR alors qu’ils estiment que cette loi est mauvaise. Tous ont subit des pressions et des menaces de la part de l’UMP pour obéir.

 

Lors des législatives de 2007 en Isère, la défaite au premier tour d’un député UMP sortant travailleur mais non investit face à Alain Carignon, repris de justice soutenu par l’UMP a prouvé tous les députés que les électeurs ont voté pour les petits soldats du Président quelque soit leur travail de fond. Ils savent que c’est le parti qui tient la clef de leur réélection. Depuis ils obéissent. Tant que les électeurs voteront pour des étiquettes partisanes ils auront des élus petits soldats de ces partis.

 

Certains pourraient penser que l’absence de Claude Birraux lors du vote est une forme de désertion. Paradoxalement c’est aussi une forme de courage face aux menaces constantes et parfois publiques de l’UMP. Lionel Tardy paie et continuera de payer sa liberté de parole lors de la discussion sur la loi Hadopi.

 

A son âge, après 31 ans de mandat de député, on se demande bien par quels biais l’UMP fait encore pression sur Claude Birraux. Sans doute la peur de ce jour où n'étant plus député il sera oublié de tous les flatteurs qui l'entourent. Cette peur qui conduit Claude Birraux à privilégier les intérêts partisans et les consignes de groupe plutôt que l’intérêt du pays et des électeurs qui l'ont élu. Peur dérisoire car nous finirons tous à pourrir entre six planches, oubliés des flatteurs... d'ici là autant vivre à défendre ses convictions.

 

 

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16/07/2009

Dernier Conseil Municipal de Lydie Lemerle à Saint Julien en Genevois

cc2a7a645d65cbd6f4c0054fd319ace7.jpgLydie Lemerle participait jeudi dernier à son dernier Conseil Municipal. Vous trouverez la présentation de Lydie Lemerle ici.

Lydie déménage à Andilly. Elle continuera de travailler à l'hôpital de Saint Julien en Genevois et a pris la présidence d'une association de parents d'élèves de la commune. Le droit électoral et le droit administratif lui permettaient de poursuivre son mandat municipal. Elle a estimé que l'éloignement de la commune serait un frein à son engagement assidu au service des habitants. Elle a préféré démissionné. C'est à tout à son honneur.

En 16 mois de mandat, Lydie a beaucoup apporté au Conseil Municipal. Elle est intervenu sur de nombreux sujets tant au Conseil qu'en commission. Plus particulièrement, et avec d'autres conseillers municipaux de la majorité et de la minorité, elle a continué à allerter le Conseil sur les problèmes d'accueil de la petite enfance dans la commune, sur les contraintes horaires des parents qui travaillent à des horaires décalés. Elle a aussi sans cesse défendu un service public exigeant et de qualité, qui ait les moyens d'assumer les missions qu'on lui fixe.

Par son engagement qu'elle a cumulé avec son métier, ses responsabilités de famille et son engagement à la PEEP (Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public), elle a permis que la voix des jeunes mamans et des nouveaux installés dans la commune soit "un peu" mieux entendues... dans la limite des faibles capacités d'écoute du Maire heureusement améliorées par la celles de ses adjoints. Avec le départ de Lydie du Conseil, la sous représentation des jeunes mamans récemment installées s'aggrave. Plus généralement se pose la question de la réprésentation politique des jeunes français mobiles dont les contraintes familiales et professionnelles contraignent à déménager souvent. Ils sont exclus de la vie politique locale tant par les contraintes d'inscriptions sur les listes électorales que par le peu d'élus qui les représentent et portent leurs attentes.

Au delà de ces thèmes, Lydie a beaucoup apporté par sa manière d'être. Sa manière bien à elle de l'ouvrir pour dire ce qu'elle pense. C'est toute la mission d'un élu : apporter aux institutions aux quelles il participe son expérience de la vie des habitants. Cela nécessite un peu de confiance en soi, un peu de courage, et beaucoup de franchise et de sincérité. Qualité dont Lydie a fait preuve et qu'elle a développé.

J'ai pu souvent observé ce que j'avais appris à une formation : "ce qu'on apporte à un groupe reste dans le groupe". Ce que Lydie a apporté au Conseil Municipal de Saint Julien a déjà changé le Conseil Municipal et continuera de le changer dans les mois à venir.

Lydie sera remplacé au Conseil par Eddy Carl dont vous trouverez la présentation ici. Eddy apportera aussi beaucoup au Conseil.

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10/07/2009

Compte rendu du Conseil Municipal du 9 Juillet (2)

La 12ieme délibération concerne un assouplissement des règles de coefficient d’occupation des sols (COS) pour les constructions qui respectent des normes environnementales très strictes. Une excellente initiative que nous recommandions et que nous approuvons avec enthousiasme.

La 13ieme délibération concerne un échange de terrain avec le canton de Genève. Nous cédons des terrains de la commune situés à Certoux en échange de quoi nous recevons un terrain du canton sur la commune de Saint Julien. Le Canton souhaite acquérir ce terrain pour éviter les inondations et dans le cadre du projet de renaturation de l’Aire. De notre cote, la commune souhaite acquérir les terrains du canton près de Bardonnex. Ces terrains pourraient devenir importants dans le cadre d’un pôle d’échange multimodale à la douane de Bardonnex. L’échange est pertinent. En revanche les modalités sont étonnantes. La commune cède des terrains estimés par le canton à 4 francs suisses le mètre carré.. et nous payons en échange 22 euros le mètre carré les terrains de notre coté. Certes le classement est différent.. mais les classements sont fixés par les acquéreurs respectifs et le prix fixé par le canton de Genève pour les terrains Suisses sont des prix 3 fois inferieurs à une acquisition récente sur des terrains proches. Le droit suisse aurait permis de négocier le terrain jusqu'à 6 francs suisses le mètre carré. Les faibles qualités de négociations de la municipalité ont couté environ 56 000 CHF aux habitants de la commune (environ 10 CHF par famille).  

La délibération 14 concerne une demande de subvention à la région Rhône Alpes pour l’étude pour une piscine naturelle. Notre position ne change pas : nous estimons qu’il est prématuré d’avancer sur ce dossier avant l’ouverture de Vitam’ Parc. Même si c’est la région qui doit en payer une partie. Nous votons contre.

La délibération 22 concerne la mise à disposition de moyens humains pour la révision des bases. Nous payons à la place de l’Etat pour faire un travail qui lui revient. L’Etat français se désengage petit à petit, couvert de dettes qui ne font qu’augmenter après des campagnes électorales présidentielles toujours plus démagogiques les unes que les autres –avec la complicité ou le silence de ces élus locaux qui aujourd’hui se plaignent de ce désengagement de l’Etat.

Petit aparté, les bases d’impositions de Saint Julien n’ont pas été révisées depuis 2 ans. Elles sont habituellement augmentées lorsqu’il y a des travaux d’amélioration du logement. Cette révision des bases pourraient ajouter encore quelques points à l’augmentation des impôts de 8,5% décidée par le conseil et la mener vers les 10%. Nous verrons les chiffres dans les comptes administratifs de l’an prochain.

Nous arrivons enfin à la délibération numéro 24 concernant Guitare en Scène. Le Maire expose la délibération. Le retard prit par ce projet en raison d’attaques personnelles qui l’ont blessé durant l’hiver. L’association ne s’est pas montrée très professionnelle : les comptes certifiés n’ont été déposés en Mairie que 48 heures avant le Conseil. Selon lui le Festival Guitare en Scène est un enjeu transfrontalier stratégique. Le ton est grandiloquent.

Nos questions demeurent : La manifestation est jugée essentielle et stratégique pour la commune… et pourtant il n’y a pas eu de débat sur le sujet dans la commission culture, la délibération nous est envoyée 24 heures avant le Conseil et est délibérée à 23h58… nuitamment. Les délibérations de subventions supplémentaires à Guitare en Scène se multiplient au rythme d’une délibération par trimestre. Tous les principes de rigueur exigés de toutes les associations ont été violés dans ce cas, créant un dangereux précédent. Même le droit administratif est violé (article L2121-11 et 12). Le titre de la délibération à l’ordre du jour n’est pas le même que celle que nous devons voter – et le contenu non plus d’ailleurs.

Les débats sont longs et animés. On procède finalement au vote. 7 conseillers municipaux de la minorité et 3 de la majorité votent contre. 14 membres de la majorité et 1 de la minorité votent pour. 8 autres s’abstiennent… dont l’adjointe à la culture, Mercedes Brawand. C’est la première fois qu’on a des votes aussi partagés sur une délibération importante. La liberté de parole et d’avis progresse dans les rangs de la majorité. A ce stade, les personnes opposées à cette délibération se sont contentées de l’exprimer par une abstention qui a permis l’adoption de la délibération en question.

Je ne deposerai pas de recours au tribunal administratif. Le débat a eu lieu. Les élus pour lesquels les habitants ont voté se sont prononcés. Chacun a agit en conscience en pleine liberté... et responsabilité. La subvention sera donc accordée.

Un jour en France, la démocratie fera des progrès. Les élus ne voteront pas selon des logiques de groupe ou de camp mais simplement en fonction de ce qu’ils estiment être juste pour le pays, pour la commune et pour les habitants. Un jour en France les élus voteront CONTRE les projets qu’ils estiment mauvais et POUR les projets qu’ils estiment bons.. tout simplement parce que c'est leur devoir et leur responsabilité vis à vis des habitants. Un jour en France on se décidera de faire avancer tous ensemble le pays et les communes dans le sens de l’intérêt général et on oubliera ces notions de camps qui pervertissent et pourrissent le débat politique.

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Compte rendu du Conseil Municipal de Saint Julien du Jeudi 9 juillet (1)

Le Conseil Municipal d'hier soir a été long. 25 délibérations à l'ordre du jour.

En ouverture de Conseil on compte 8 conseillers de la majorité absents. 17 sont présents. Le Maire a battu le rappel des troupes et fait revenir de vacances quelques membres du Conseil pour garantir le quorum. Avec un seul absent supplémentaire dans les rangs de la majorité, l'adoption de toute délibération aurait été conditionnée par la présence de la minorité dans la salle du Conseil. Lorsque Jean Michel Thénard dirigeait le groupe de l'opposition, il avait quitté la salle du Conseil lorsque la situation s'était produite empêchant l'adoption de toute délibération - il votait aussi contre les comptes administratifs-.

Formalité de début de Conseil la désignation d'un secrétaire de séance. Je me propose. Depuis le début du mandat, nous avons proposé à plusieurs reprises d'être secrétaires de séance. Cela n'a pas posé de problème jusqu'à présent. Nous souhaitons le faire aussi afin de nous assurer que nos remarques sont prises en compte dans le procès verbal du Conseil. Les comptes rendus du Conseil sont souvent épurés de nos interventions. Nous n'avons jamais demandé à ce qu'une intervention du Maire ne figure pas au compte rendu... en revanche le Maire refuse que certaines de nos questions et propositions y figurent. A les lire, nous n'intervenons jamais, et toutes nos questions ont des réponses définitives du Maire. En Union Soviétique sous Staline, les personnes qui ne pensaient pas comme le chef étaient supprimées des photos. A Saint Julien en Genevois, au XXIieme siècle les points de vue différents sont supprimés des comptes rendus de conseil municipaux. Pitoyable Maire ! Pauvre Commune ! A ce sujet, je vous invite à comparer un compte rendu de Conseil Municipal de Saint Julien avec un compte rendu de La Roche sur Foron (qui n’est pourtant pas un grand model de fonctionnement démocratique). Le Maire ne souhaite visiblement pas ma candidature et renouvelle à trois reprises un appel à candidature. Faute de candidat déclaré, il demande à Annie Stalder de se porter candidate. Il me demande de retirer la mienne, ce que je ne fais pas. On passe au vote. A l'exception d'Hervé Troussey, tous les membres de la majorité soutiennent la candidature d'Annie Stalder. Comment ces membres du Conseil Municipal intelligents et constructifs peuvent ils se rendre complice d’un tel abus de pouvoir ? Pourquoi se rendent ils complices de ces comptes rendus tronques ? Comment la loyauté à un groupe et le confort social de l’appartenance à un groupe peut il conduire à de telles décisions ? Comment tout cela est il possible avec des Conseillers Municipaux adultes et responsables qui sont doués d’intelligence ? Tout cela ne change rien à la vie des habitants de Saint Julien, mais vise simplement à minorer notre travail, à le rendre moins visible. Une humiliation supplémentaire pour tous les habitants que nous représentons.

Le Maire nous demande si nous sommes d’accord d’ajouter une délibération à l’ordre du jour. La fameuse délibération numéro 24 qui attribue une nouvelle subvention supplémentaire de 40 500 euros à Guitare en Scène. Je m’abstiens. Selon la tournure du débat je me réserve le droit de contester cette délibération illégale devant le Conseil Administratif. La délibération est tellement bâclée qu’il y a plusieurs vices de forme qui la rendrait nulle en cas de contestation.

Toutes les délibérations d'affaires courantes concernant des objets déjà débattus ont été mises en début d'ordre du jour. Cela permet de repousser à des heures très tardives la délibération 24 sur la subvention supplémentaire de 40 500 euros à Guitare en Scène... le Maire espère que nous auront perdu un peu d'énergie, qu'il y aura moins de public... et peut être avec un peu de change que les journalistes se seront lassés. D'entrée nous affirmons notre vote en faveur des 8 premières délibérations et proposons d'accélérer le rythme de présentation de ces délibérations d'affaires courantes. Le Maire refuse. Dans les faits et grâce notamment à quelques adjoints constructifs, ces délibérations sont tout de même traitées rapidement.

La 9ième délibération concerne une révision simplifiée du PLU pour l'urbanisation de Norcier. Le texte parle d'urbanisation du hameau qui permettrait de maintenir l'école de Thairy. La justification ne tient pas puisque l'Ecole de Thairy peut être maintenue à tout moment par une nouvelle carte scolaire. Elle accueille d'ailleurs déjà des enfants de Lathoy. A priori nous étions opposés à l'urbanisation d'un nouveau hameau. Les constructions en court sont bien suffisantes pour couvrir les objectifs de constructions de logement fixés. Par ailleurs les nouveaux logements doivent plutôt se faire le long des lignes de transport en commun afin de les viabiliser. Des constructions à Norcier contribueraient à aggraver les problèmes de circulation de Saint Julien et violerait les principes du SCOT de la Communauté de Communes. François Cena précise qu'il s'agit uniquement d'une parcelle et pour assurer la continuité du bâti. Nous verrons cela lors de la présentation du projet. La concertation est prévue pour le mois d'octobre.

La 10ième délibération concerne l'acquisition de terrains gratuits aux Cyclades qui permettra de relier Paisy et les Cyclades.

La 11ième délibération concerne l'instauration d'une taxe sur la cession de terrains devenus constructibles. Lorsque la Mairie classe un terrain constructible ceux ci prennent soudainement beaucoup de valeur. Jusqu'à présent cette plus value revenait entièrement au propriétaire. Depuis 2007, la loi permet aux communes de taxer une petite partie de cette plus value. Nous instaurons cette taxe à Saint Julien. Elle aurait pu être instaurée depuis le 1er janvier 2007 et aurait généré plus de 450 000 euros de recettes pour la commune. Celà aurait permis d'éviter ou de réduire l'augmentation d'impôts de 8,5% de cette année (qui génère 264 000 euros de recettes additionnelles). Nous votons pour l'instauration de cette taxe.

(Suite du compte rendu un peu plus tard dans la journée)

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08/07/2009

La délibération mystère : 40 500 euros de subventions supplémentaires pour Guitare en Scene

L'ordre du jour du Conseil Municipal publié sur ce site annonçait 25 délibérations... mais l'une d'entre elles manquait curieusement dans les pièces jointes : la délibération numéro 24 au sujet de l'attribution d'une subvention à Guitare en Scène. Subvention qui s'ajoute aux subventions importantes et en augmentation déjà versées à l'association et du soutien en nature : mise a disposition de personnels municipaux et de matériel, dégradation d'installations.

Au total, et faute de transparence, nous estimons à environ 100 000 euros les frais engendrés par le festival pour la commune - soit environ 20 euros par famille. Nous estimons que c'est déjà pas mal pour un festival qui n'a pas encore fait ses preuves en terme de fréquentation et dont les tarifs sont inaccessibles pour une majorité de la population.

Le projet de délibération nous est finalement parvenu à l’ instant. Il ne s'agit plus d'une subvention mais de l'achat de 2250 places au tarif de 18 euros soit 40 500 euros. Un montant qui s'ajoute aux subventions déjà attribuées !!!! Certaines associations de la commune aimeraient pouvoir être soutenues à un tel niveau, aussi soudainement. Elles ameraient aussi voir leur subvention augmenter trimestre après trimestre pour un événement annuel. Des associations qui ont fait leur preuve sur la durée et dans le quotidien de la vie des habitants... et pas seulement dans les médias. Le club de foot, le club de basket, 1Brindzik, le club de tennis... n'ont peut être pas les mêmes entrées auprès de l'exécutif que Guitare en Scène. Des associations qui travaillent en continue sur la formation et l'intégration des habitants. Pas des associations qui facturent à prix d'or des billets d'entrée.

Nous avions déjà dit que nous étions favorables à une subvention à Guitare en Scène qui soit stable… la majorité l’avait augmentée sans nous écouter. Maintenant elle le double. Au total les subventions à Guitare en Scène consomment prés de la moitié des recettes supplémentaires générées par l’augmentation d’impôt faramineuse de cette année de +8,5%.

Pourquoi doubler soudainement la subvention à Guitare en Scène sans avis des Conseillers Municipaux (même ceux de la majorité) qui travaillent dans la commission culture ? Comment vont être distribuées ces places gratuites ? Sur quels critères ? Pourquoi en acheter 2250 ? Comment s’assurer que ces places achetées avec des fonds publics ne soient pas revendues sur le marché noir ? Pourquoi un tel traitement différencié pour Guitare en Scène comparé à toutes les autres associations sportives et culturelles ?

Autant de questions sans réponses pour une délibération présentée seulement 24 heures à l’avance.

En ces temps de crise, le budget social lui reste stable... la subvention à Guitare en Scène elle double par rapport à l'an dernier.

Nous restons à votre disposition pour vos commentaires et suggestions.

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 24--DM-Achat de places gratuites à Guitare en Scène (2).doc

06/07/2009

Ordre du jour du Conseil Municipal du 9 juillet

Vous trouverez ci-dessous l'ordre du jour du Conseil Municipal de ce jeudi 9 juillet a 20h30.

 

Nous sommes a votre disposition pour plus de renseignements ou si vous avez des remarques et des suggestions concernant les points a l'ordre du jour.

Retrouvez la note du jour sur le blog Portevoix

 

CM du 9 juillet 2009-CONVOCATION et PROJETS DE DELIBERATIONS.doc