08/06/2012

Pour que ce député du Genevois Haut-Savoyard soit le vôtre

La campagne des législatives marque une pause durant deux jours avant d'enchainer lundi sur la campagne de second tour. Avant minuit, il est temps de vous dire quelques mots pour informer votre décision.

Nous l'avons dit durant cette campagne : un député doit être un élu de terrain dont le travail pragmatique et constructif doit permettre de s'assurer que les lois nationales prennent en compte la situation locale tout particulièrement dans notre zone frontalière si spécifique.

Nous pensons surtout qu'un député doit être constructif pour améliorer les lois, approuver celles qui vont dans le sens de l'intérêt général et être vigilant pour s'opposer aux excès de l'exécutif. Les députés ne doivent plus être des petits commerciaux qui reviennent de Paris pour nous expliquer pourquoi le gouvernement est meilleur que dieu s'ils sont dans la majorité ou pire que le diable s'ils sont dans l'opposition.

Vous pouvez retrouver nos propositions en lien ici.

Tout est désormais entre vos mains. Vous pouvez vous désintéresser de cette élection ou garder votre avis pour vous. Vous aurez alors un député partisan. La rue de Solférino, ou celle de la Boétie, ou encore Annecy-le-Vieux auront un député supplémentaire... et le Genevois Haut-Savoyard en aura un de moins. Ou vous pouvez refuser cela en vous mobilisant. En partageant votre point de vue avec vos voisins, vos amis. En partageant ce blog et nos propositions sur les réseaux sociaux. En leur adressant un mail. En leur passant un coup de fil. En leur en parlant quand vous les croiserez demain. Dites simplement ce que vous pensez... que ce soit en faveur de notre candidature ou pas. Parce que de la force et de la vigueur de votre engagement dépendra votre influence sur le choix du futur député. Soit ce sera un député choisi par les partis.. ou ce serra le vôtre, qui devra son élection à votre mobilisation. Vous êtes des milliers à consulter ce blog régulièrement. La seule investiture qui compte pour nous c'est celle que vous nous accorderez auprès des personnes de votre entourage.

Nous continuerons d'être VOTRE portevoix dans les instances de décisions politiques. Mais aujourd'hui et jusqu'à dimanche, nous avons besoin que VOUS soyez notre portevoix auprès de votre entourage.

Merci de votre confiance et de votre soutien. Comptez sur notre détermination et notre engagement à votre service.

07/06/2012

Proposition #7 : Pour répartir l'effort de construction de logements

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que la loi permette de répartir équitablement les efforts de construction de logements par territoire.

La pénurie de logement est forte au niveau national et particulièrement sévère dans le Genevois. C'est la première raison de la perte de pouvoir d'achat des habitants puisque le logement représente le tiers du budget des ménages. C'est aussi l'une des raisons importante de notre perte de compétitivité. Durant les 20 dernières années le coût des logements à plus que doubler en France pendant qu'il était stable en Allemagne. Quand les coûts des logements s'élève c'est aussi le coût de travail qui s'élève. Dans le Genevois Haut-Savoyard les surcoûts des logements se traduisent pas des surcoûts du travail de +15% par rapport au reste de la France.

Nous devons impérativement mettre fin à cette pénurie de logements en fixant des objectifs de construction par territoire qui correspondent aux besoins des habitants. Il faut poursuivre les efforts importants sur le logement social mais il faut aussi les accompagner sur le logement privé. Nous devons parvenir à produire autant de logements que nécessaire pour les habitants pour que les prix des logements redeviennent accessible pour les familles.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

04/06/2012

La Haute-Savoie adopte le 2nd projet d'agglomération à l'unanimité avec quelques réserves

Ce matin la Commission Permanente du Conseil Général de Haute-Savoie a adopté à l'unanimité le second projet d'agglomération avec quelques réserves concernant le financement des infrastructures et la construction de logements à Genève. Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention.

 

Monsieur le Président, Chers Collègues,

C’est dans l’ancienne capitale politique du Comté du Genevois que nous devons aujourd’hui décider de l’adoption de cette délibération importante pour tout le département. Voilà des siècles que notre région est unie dans son quotidien et ses échanges malgré les guerres, les frontières et les traités venus d’ailleurs.

Pendant longtemps nous avons bien su tirer parti des opportunités qu’offrent la frontière et sa double législation. Pour nous Haut-Savoyards, elle nous offrait des débouchés commerciaux et des emplois. Nos voisins genevois et nous-mêmes avons longtemps bénéficié d’un taux de change déconnecté des parités de pouvoir d’achat mais qui a augmenté le nôtre. Les collectivités, y compris le Conseil Général, a bénéficié de la rétrocession croissante de la compensation financière genevoise. Nous tirions parti des avantages… et faute d’outils de décision politique nous ne faisions pas grand-chose pour gérer les inconvénients. Pendant longtemps, avec les Genevois, nous n’avons été que des voisins qui se disaient poliment « bonjour-bonsoir » dans l’ascenseur qu’étaient les réunions convenues du CRFG. Nous ne parlions surtout pas des sujets qui fâchent de peur de nous fâcher.

Avec le temps, l’imbrication de la Haute-Savoie et de Genève s’est accrue : aujourd’hui ce sont 20% des actifs de notre département qui passent la frontière chaque jour, soit le double du nombre d’actifs du décolletage. Avec 500 000 passages aux frontières suisses de l’Ain et de la Haute-Savoie, les douaniers genevois s’ils étaient encore là, verraient plus de voitures défiler chaque jour sur quelques dizaines de postes de douane qu’il n’y a de voitures en Haute-Savoie. 40% de ces frontaliers sont des Suisses, réfugiés de la crise du logement. 15% sont des doubles nationaux. Le phénomène touche maintenant de plein fouet le bassin annécien et le haut de la vallée de l’Arve avec toutes ses nuisances.

Les nuisances, parlons-en ! Vu de cette assemblée départementale, les fonds frontaliers attirent beaucoup d’attention et vous découvrez petit à petit la plupart des nuisances qui vont vous arriver dans les prochaines années. Savez vous par exemple que la pyramide des revenus par habitant dans le Genevois ressemble plus à un sablier qu’à une pyramide : beaucoup de très hauts revenus, beaucoup de revenus très faibles ? Savez-vous qu’aucun enseignant des collèges n’a plus les moyens de se loger dans le canton et qu’à chaque rentrée il n’est pas rare de voir des enseignants passer les premières semaines à dormir dans leurs classes faute de logement ? Savez-vous que la proportion d’allocataires du RSA est supérieure de 50% à la moyenne départementale ? Imaginez-vous l’impact sur la cohésion sociale dans nos communes lorsque la moitié des habitants vient de Suisse et que l’autre moitié vient de l’autre bout de la France, que personne ne se connait, et que les parents de ses frontaliers vivent à des centaines de kilomètres ? A St Julien, la moitié des habitants n’habitaient pas la commune il y a seulement 6 ans. Imaginez l’impact sur le cadre de vie et l’identité des communes de voir les espaces naturels et agricoles consommés à une vitesse ahurissante chaque année ? Imaginez ces communes qui se croyaient rurales et qui se trouve petit à petit transformées en banlieue de ce que certains n’hésitent plus à qualifier d’une agglomération en cours de « Los Angelesisation ». Comment pourrons-nous payer les dizaines de millions d’euros annuels de déficits de transports d’une agglomération d’un million d’habitants alors que le mécanisme du versement transport est inopérant dans la zone frontalière ? Comment les entreprises de Haute-Savoie pourront-elles se développer alors que leurs salariés ont besoin de revenus suisses pour payer des loyers qui tendent vers des loyers suisses ?

Nos espaces sont désormais si imbriqués que nous ne sommes plus des voisins qui nous disons bonjour bonsoir… nous sommes désormais des colocataires d’une région commune et nous devons apprendre à nous dire « range tes chaussettes sales ». Range ta chaussette de la pénurie de logement, range ta chaussette de la gestion des fonds frontaliers, rangeons ensemble nos chaussettes des transports en commun qui ont 30 ans de retard pour une agglomération de cette taille.

Oui, il est nécessaire de travailler avec Genève. La géographie nous l’impose… mais cela n’est pas suffisant. La géographie a beau nous l’imposer il faut encore avoir un interlocuteur genevois près à collaborer avec nous et à cesser de nous prendre pour quantité négligeable. Pendant longtemps cela n’a pas été le cas. Longtemps nous avons été traités, et nous nous sommes comportés comme des vassaux qui acceptaient une infime rétrocession de l’impôt à la source en échange de notre silence. Certains sont encore dans ce registre. « Signons ce projet, ils nous aideront à payer des trams, des bus» disent-ils. Oubliant que ces trams et ces bus seront surtout payés par les contribuables de nos collectivités pour transporter les réfugiés du logement qui paient leurs impôts à Genève. Ces infrastructures de transport, loin d’améliorer la mobilité offriraient alors aux communes genevoises un nouveau prétexte à ne pas construire.

Pour autant ce projet d’agglomération va dans la bonne direction. Il permettra le financement des trams, des réseaux ferrés et des rabattements. Cela aura deux impacts pour la Haute-Savoie, concentrer les nuisances dans la zone frontalière immédiate et donc préserver les activités économiques de la vallée de l’Arve, du bassin annécien, du Chablais et des stations de montagne. En favorisant les transports en commun pour les déplacements d’agglomération cela permettra aussi de fluidifier les transits de longue distance.

Ce projet d’agglomération va dans la bonne direction car il instaure ce Groupement Local de Coopération Transfrontalière que nous avons voté il y a un an et qui permettra de prendre des décisions communes sur la gestion de cette agglomération.

Pour autant tout ce projet serait inutile si nous continuions à accepter que les promesses sur la construction de logements continuent de rester lettre morte comme elles l’ont été depuis 30 ans et particulièrement ces dernières années. Le bilan est inacceptable. Il n’est pas accepté. Faute de logements à Genève 80% d’une classe d’âge de Genevois quitte le canton chaque année. Ils s’installent dans le Genevois français et repoussent les salariés en euros dans des logements toujours plus chers, toujours plus loin, toujours plus petits. Lorsque j’ai constaté que l’année 2011 a été la pire année depuis l’après guerre pour la construction de logements je voulais vous recommander de ne pas signer ce projet d’agglomération.

Mais les choses ont évolué favorablement ces derniers mois. D’abord si les livraisons de logements ont atteint un plus bas historique, les chantiers en cours ont au contraire atteint un plus haut historique. Malgré les contraintes d’un budget déficitaire, le parlement cantonal a voté des crédits de 12 millions de Francs Suisses pour mener à bien des projets d’urbanismes… ils ont d’ailleurs pour cela recruté certains de nos meilleurs techniciens. La volonté politique et budgétaire est manifeste. Il restait à ce qu’elle soit assumée devant les électeurs genevois qui seront toujours les décideurs finaux. Cela commence. Pour la première fois un Conseiller d’Etat, François Longchamp, affirme en Une d’un grand quotidien « Nous ne logeons plus nos propres enfants ». Mieux, en pleine campagne électorale pour le Conseil d’Etat le 17 juin prochain, le centriste Pierre Maudet, Maire de Genève, sans doute le plus expérimenté, le plus compétent et le plus crédible des candidats affirme à pleine page de journaux « La question qui se pose à nous est de savoir si nos enfants pourront vivre ici, oui ou non ? ». Même les populistes d'une part et les socialistes d'autre part ne peuvent plus esquiver la question centrale du logement des Genevois. La pénurie de logement est ENFIN la question politique centrale. Cela nous permet de nourrir des espoirs raisonnables.

Autre signe l’association des communes genevoise a finalement accepté de signer le projet d’agglomération. Ils savent que nous les prendrons au mot de leur signature : cela leur impose de construire des logements pour leurs propres enfants.

Alors, il semble que OUI. Genève ENFIN, accepte de dialoguer avec nous de notre avenir commun, en nous traitant comme partenaire plutôt que comme vassal. Genève accepte de nous respecter en tenant parole sur ses engagements. Bien sûr nous devrons rester vigilants. Nous devrons nous assurer que les logements prévus par le plan directeur cantonal soient confirmés d’ici la fin de l’année, en quantité et en délais. Nous devrons nous assurer que les financements des infrastructures communes au service des frontaliers suisses et français soient payés avec les 500 millions d’euros d’impôts à la source conservés par Genève, et pas par les impôts des contribuables salariés en euros. C’est l’objet des réserves qui nous sont proposées dans cette délibération.

Oui, chers collègues, je vous recommande de signer ce nouveau projet d’agglomération. Non pas parce que la géographie nous l’impose mais parce que dans le cadre d’un vrai partenariat équitable nous y avons un intérêt commun. Un projet d’agglomération choisi plutôt que subit par la géographie.

02/06/2012

Proposition #10 : pour que les lois permettent aux frontaliers d'être soignés

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que les lois permettent aussi aux travailleurs frontaliers d'être soignés librement au delà de 2014 et qu'ils aient l'assurance d'une retraite conforme à leurs versements.

Tôt ou tard, les accords billatéraux entreront définitivement en vigueur sans clause de sauvegarde. Ce jour là, l'exception de l'assurance privée finira par tomber et les frontaliers seront soumis au régime commun qui s'applique tant aux résidents suisses (LAMAL) qu'aux salariés en euros (cotisation sécu sur salaire). Si la LAMAL et la sécu coûtent chères c'est que 60% du coût est dû aux malades longues durée et en particulier les personnes âgées. Un coût élevé de solidarité auquel les frontaliers ont la chance d'échapper depuis plusieurs décennies car les assureurs privés n'assurent que des actifs qui sont moins malades et moins âgés que le reste de la population. Par des questionnaires de santé ou des augmentations de primes, ils réduisent la charge des malades longues durées et graves : ce système est moins cher quand on est frontalier et en bonne santé, c'est humainement dramatique lorsqu'on finit par être en mauvaise santé et qu'on a perdu son emploi en Suisse. 

En tant que candidat, on pourrait prétendre que ces échéances seront prolongées indéfiniment et que les frontaliers resteront les seuls habitants de Suisse et de France à ne pas participer à la solidarité santé avec les malades : ce serait mentir, ce serait malhonnête.. et d'ici quelques mois vous diriez "ces politiques sont tous des menteurs". On pourrait éviter le sujet comme d'autres candidats le font, mais ce serait perdre du temps pour avancer sur la question de l'accessibilité aux soins pour les frontaliers sur leur lieu de travail. On pourrait comme Claude Birraux et Martial Saddier ce matin envoyer un communiqué de presse pour dire qu'on a écrit une lettre au ministre pour lui demander de repousser l'échéance - en sachant la vanité d'un tel courrier et l'intérêt électoral d'entretenir les fausses illusions. Je préfère l'honnêteté, la franchise et la sincérité. A vous revient la liberté de choisir le parfum suave des mensonges et des lendemains qui déchantent, ou la vérité qui permet de construire l'avenir. A vous revient la liberté, et la responsabilité.

Je pourrai aussi défendre l'intérêt des assureurs privés si j'avais un conflit d'intérêt. Mais ils savent, comme tout le monde, depuis plus de 10 ans que cette échéance arrive. Les bons professionnels se sont préparés et se sont diversifiés. Les autres font un vain lobbying pour repousser l'échéance. Mais je ne suis pas là pour représenter les intérêts des assureurs privés mais l'intérêt général tant des habitants que des frontaliers.

L'intérêt des habitants c'est que tous participent équitablement à la solidarité avec les malades car nous serons TOUS un jour vieux et malades et ce jour-là nous aurons, nous aussi, besoin de solidarité. Puisque tôt ou tard, les frontaliers paieront leur assurance maladie aussi cher que tous les autres habitants, il faut impérativement qu'ils puissent être soignés comme les autres. Ce n'est pas ce qui est prévu aujourd'hui et il y aura besoin d'un sacré travail de terrain pour que ce soit le cas.

Il faut un député de terrain efficace et pertinent pour que les frontaliers puissent à l'échéance du droit d'option être soignés sur leur lieu de travail. Rien n'est prévu à ce jour et si votre député n'est pas efficace ou perd du temps sur des combats illusoires, les frontaliers devront pendant leurs heures de travail revenir à Annemasse ou St Julien pour un RDV de dentiste ou de généraliste. Il faut qu'ils puissent être soignés aussi le soir et le week end dans les filières de soin français. Ce n'est pas le cas aujourd'hui car les hôpitaux et les médecins seront totalement débordés lorsque, à l'échéance du droit d'option, ils devront du jour au lendemain prendre soin de 70 000 habitants supplémentaires. Nous avons besoin d'un député de terrain pour continuer de tirer toutes les sonnettes d'alarme auprès des responsables de la santé. Il faudra qu'il y ait suffisament de médecins de ville : nous en avons trop peu déjà aujourd'hui et nous en aurons encore moins lorsque ces derniers ne pourront plus facturer plus cher les frontaliers qui seront passés à la CMU. De toute évidence, les pouvoirs publics français ne sont pas préparés à assumer l'échéance de 2014.

L'une des solutions possibles c'est une réouverture du droit d'option entre LAMAL et CMU afin que les frontaliers participent comme tous les autres habitants à une solidarité nationale, soit la Suisse (LAMAL) soit la Française (CMU). Cela aura l'avantage de mieux répartir les 70 000 frontaliers sur les deux systèmes de soin pour éviter la saturation de l'un ou de l'autre.

Nous devons aussi travailler à permettre aux frontaliers de pouvoir rappatrier leur capital retraite pour toucher une rente durable pour leurs vieux jours en évitant les risques de change. Cela nécessite là aussi un travail de terrain efficace et pertinent, libéré des influences partisanes.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

PS : pour rappel, à titre d'exemple un homme célibataire de 40 ans paie les montants suivants pour son assurance maladie :

  1. s'il est résident en Suisse : environ 450 francs suisses par mois pour une assurance individuelle
  2. s'il est frontalier assuré en assurance privée : 130 euros seulement pour une assurance individuelle
  3. s'il est résident en France et salarié en euro : environ 13,5% de son revenu pour une assurance familiale et assurance perte de gain incluse
  4. demain s'il est frontalier assuré à la CMU : environ 8% de son revenu pour une assurance familiale

8459 visiteurs en mai, merci de votre fidélité

Au mois de mai vous avez été 8459 à visiter les blogs portevoix.fr et portevoix.blog.tdg.ch

Depuis les changements intervenus sur la plateforme de blog de la Tribune en début d'année, la fréquentation est en baisse sur portevoix.blog.tdg.ch, une baisse compensée par une forte augmentation ces derniers mois sur le blog portevoix.fr

En moyenne vous avez effectué 3,2 visites et vu 3 pages par visite. Au total cela fait donc     27' 019 visites et 82'234 pages vues. Je vous remercie de votre fidélité et vous invite à commenter et participer au débat. Je vous engage à partager les notes que vous jugez pertinentes par mail ou par les réseaux sociaux.

Ce mois ci, les pages les plus lues ont été :

1) le document téléchargeable sur nos 21 propositions

2) la note expliquant nos propositions

3) notre déclaration de candidature

4) La note sur ma désignation comme l'une des 100 personnalités de l'année en Suisse Romande par le magazine l'Hebdo

Stats blog mai 2012.jpg

31/05/2012

Proposition #12 : Pour que la loi aide les collectivités à préserver les espaces naturels et agricoles

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que les lois aident les collectivités à préserver les territoires ruraux, les espaces naturels et agricoles face aux intérêts particuliers et à la pression foncière.

Dans notre territoire frontalier la pression foncière est telle qu'elle menace de détruire en une génération seulement la qualité de notre cadre de vie. Bien souvent, les Maires se retrouvent en première ligne face aux intérêts des familles de propriétaires qui aimeraient, comme beaucoup, faire fortune en rendant constructible des espaces agricoles ou naturels.

Il en va de l'avenir de notre cadre de vie et de l'avenir de l'activité économique agricole de proximité. Nous devons préserver les espaces pour éviter le mitage du territoire : il en va aussi de notre mobilité, des coûts publics de réseau, de voirie aussi bien que de la qualité de notre bassin de vie.

La loi doit rendre plus solides les Plan Locaux d'Urbanisme (PLU) des communes. 10% des PLU en Haute Savoie ont déjà été annulés souvent par vice de forme parce que la loi est mal rédigée et le droit instable. La loi doit être lisible et pas ambigüe. Il faut qu'elle cesse d'être rédigée par les cabinets ministériels déconnectés et qu'elle le soit plus par des parlementaires de terrain pragmatiques et constructifs. Pour la seule commune de St Julien, on peut évaluer à 600 000 euros le coût de l'annulation du PLU par la commune. A l'échelle de toutes les communes de France qui ont vu leur PLU annulé c'est une dépense inutile de plus de 2 milliards d'euros en raison d'un droit mal rédigé.

La création de Zones Agricoles Protégées doit être facilitée. Les zones réservées à l'agriculture doivent effectivement être proposées à l'exploitation agricole. La loi devra concentrer la décision d'aménagement des communes sur les élus locaux qui n'ont pas de conflit d'intérêt patrimonial dans ces décisions. Les Schémas de Cohérence Territoriaux (SCOT) des communautés de communes devra être renforcé dans leur application.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

 

30/05/2012

Proposition #13 : pour que l'Etat contribue à l'émergence de l'agglomération genevoise

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que l'Etat contribue à l'émergence de l'agglomération genevoise et cesse d'y faire obstacle.

Depuis plus d'un an des discussions sont en cours entre les partenaires français et suisses pour trouver les moyens de cofinancer ensemble les infrastructures de transport dont les habitants ont besoin de part et d'autre de la frontière. Les discussions étaient bien avancées il y a un an avant que le Préfet de Région ne s'en préoccupe. Dans une redite exacte de ce qui s'était passé en 1973, l'Etat a fait trainer les discussions. L'intervention hors de propos de l'Etat a conduit à prendre un an de retard sur cette question essentielle du financement transfrontalier des infrastructures communes.

Nous avons besoin que l'Etat cesse de faire constamment obstacle à l'émergence d'une agglomération organisée qui puisse gérer ses défis comme le font toutes les agglomérations en Europe. Cela nécessitera l'engagement fort d'un parlementaire porteur des préoccupations des habitants.

Le 1er janvier prochain sera créée l'agglomération dite "Grand Genève" sous la forme d'un Groupement Local de Coopération Transfrontalière (GLCT). Une agglomération qui nécessitera un suivi régulier de la part des parlementaires pour que les lois et règlements prennent en compte la spécificité binationale de cette agglomération qui commence enfin à s'organiser. A terme, le GLCT sera transformé en Groupement Européen de Coopération Territoriale afin d'y associer l'Etat français et la Confédération Helvétique. Il faudra alors que l'Etat devienne un contributeur de la construction de l'agglo plutôt qu'un frein constant.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

PS : pour ceux que le sujet intéresse, vous pouvez relire l'histoire des accords de 1973 ici

Compensation_financière_relative_aux_frontaliers_travaill...

 

29/05/2012

Proposition #14 : Pour soutenir le développement des transports en commun

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que l'Etat soutienne aussi fortement le développement du CEVA, des trams et des bus qu'il ne le fait dans toutes les autres agglomérations françaises.

Dans toutes les agglomérations de France, l'Etat s'engage sur le développement des transports en commun. L'Etat est un intervenant décisif du métro parisien comme des autres métro des grandes agglomérations françaises. Pas dans notre agglomération transfrontalière, car l'Etat n'a toujours pas pris la mesure binationale de notre agglomération.

Nous nous engageons pour que l'Etat soutienne autant les projets de transport en commun dans notre agglomération binationale qu'il ne le fait dans les agglomérations françaises. L'Etat devra assumer ses responsabilités sur le développement des transports en commun. Une responsabilité financière car il en va de la création d'emplois. Mais aussi une responsabilité réglementaire alors que nous devrons régler des problèmes nouveaux comme l'accessibilité des trams transfrontaliers aux handicapés alors que les normes nationales seront différentes à Perly et St Julien.

Le boycott par l'Etat du lancement des travaux du CEVA en dit long sur la guerre de tranchée qu'il a fallu mener pour le CEVA et contre les personnes sous influence partisane d'élus d'autres territoires qui ne voient pas d'un bon oeil que le premier réseau ferroviaire de Haute-Savoie soit dans notre agglomération d'un million d'habitants. Dans le domaine des transports en commun, il est nécessaire que notre député ait l'indépendance nécessaire pour représenter les habitants du Genevois Haut-Savoyard plutôt que d'être sous influence partisane d'élus d'autres territoires.

Le financement français du CEVA a pu être bouclé notamment grâce au financement du département et de la région. Un exemple de travail politique constructif au service des habitants malgré les différences partisanes. Cela a été possible en particulier grâce à la réorientation des fonds frontaliers vers les projets structurants que j'ai vigoureusement défendu. Il y a deux semaines nous avons ainsi pu passer la provision annuelle de fonds frontaliers pour le CEVA de 3 millions par an depuis 4 ans à 7 millions par an pour les prochaines années. Nous voulons poursuivre ce travail à votre service pour le développement des transports en commun dans notre agglomération.

La situation devient urgente. Nous avons accumulé 30 ans de retard sur le développement des transports en commun. Les permis de construire se multiplient et s'éloignent des lieux de travail. Par notre aménagement absurde nous créons des milliers de pendulaires supplémentaires chaque année. Nous voulons continuer d'être à votre service des élus courageux, énergiques et motivés pour mettre en oeuvre un développement plus durable de notre agglomération.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

 

Ci-dessous : photo du lancement des travaux du CEVA

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28/05/2012

Proposition #15 : Pour que l'impôt à la source frontalier soit utilisé au service de l'agglomération

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons pour que les 500 millions d'euros d'impôt à la source des frontaliers conservés par Genève soient mieux utilisés pour tous les habitants.

Les frontaliers paient leurs impôts sur le revenu au canton de Genève qui n'en reverse qu'un quart aux collectivités françaises. Plus de 500 millions d'euros par an sont conservés par Genève ce qui représente près de 10% des recettes cantonales et financent la quasi totalité des investissements publics du canton. Un montant tellement collossal qu'il représente presque l'équivalent du budget total du département de la Haute-Savoie.

Ces 500 millions d'euros par an doivent servir à financer les coûts publics de notre agglomération, en particulier dans le domaine des infrastructures, des déficits de transport en commun, du logement aidé et des services aux habitants. Les contribuables frontaliers (dont 40% de citoyens suisses) doivent pouvoir connaitre l'utilisation de ces 500 millions d'euros d'impôts. Ces recettes publiques doivent être utilisées là où vivent et travaillent les contribuables qui les paient : de part et d'autre de la frontière.

Le paradoxe c'est que même Genève ne bénéficie pas de l'impôt à la source des frontaliers. Par cet impôt, les frontaliers rapportent 1500 CHF de recettes cantonales par Genevois. Une somme qui place Genève parmi les cantons riches et qui l'oblige à rétrocéder l'essentiel de l'impôt à la source frontalier aux autres cantons suisses.

Nous devons imaginer de nouveaux systèmes de financement pour que ces 500 millions servent réellement à tous les habitants de l'agglomération. Le député du Genevois Haut-Savoyard devra être un acteur majeur de ces nouveaux systèmes à mettre en place au service de tous les habitants de notre agglomération.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.

22/05/2012

Proposition #21 : Rester disponible et à votre écoute

21 propositions pour un député de terrain.jpgNous nous engageons à rester disponible et à votre écoute. A vous rendre des comptes de manière régulière sur notre action à votre service.

Si nos institutions ont prévu des députés c'est précisément pour être les relais entre les habitants et les instances de décision. Nous concevons notre fonction comme celle d'un "Portevoix" de vos préoccupations. Dans un portevoix, il y a un côté qui émet, et il y a un côté qui écoute.

C'est la raison pour laquelle nos blogs de campagne sont les seuls sites des candidats en présence où vous pouvez écrire des commentaires. Vous pouvez nous interpeller. Nous vous répondons. Nos coordonnées sont accessibles en ligne. Notre adresse et notre numéro de téléphone sont sur les pagesblanches. Mon téléphone portable est accessible sur le site du Conseil Général. Vous nous interpellez par email, sur Facebook et dans la rue. Nous sommes là pour vous.

En revanche, nous ne tiendrons pas de permanence en mairie en milieu de journée à des horaires auxquels personne ne peut se rendre pour le seul prétexte de pouvoir les annoncer dans le journal et les communiquer dans des brochures. Nous estimons qu'être à votre écoute doit être une réalité et pas simplement un effet d'annonce.

A titre personnel, depuis que je suis élu au Conseil Général, je suis déjà allé rendre des comptes auprès des trois quart des conseils municipaux du canton et lors de 3 réunions publiques de bilan de mandat. "Moi, député" -comme qui dirait-, j'amplifierai cette action de consultation en organisant une réunion publique mensuelle sur les grands enjeux soumis au vote de l'Assemblée nationale. Nous vous écouterons avant de décider. Parce que nous ne sommes pas soumis à une discipline partisane, nous pourrons voter en conscience selon ce que nous jugeons être juste pour vous et pas selon des décisions d'appareils partisans de la rue de Solférino ou de la Boétie à Paris.

Nous vous tiendrons informés des débats en cours et de nos positions comme nous le faisons au travers de nos blogs respectifs depuis longtemps. Pour nous c'est la moindre des choses que de vous rendre des comptes.

Retrouvez ici nos 31 propositions dans notre dépliant téléchargeable et partagez-le avec votre entourage.