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17/02/2012

La candidature de Sarkozy : une impasse chiffrée à 40% !

Jusqu'à la dernière minute, beaucoup doutaient : il ne va quand même pas être candidat pour une défaite humiliante annoncée. Une défaite programmée depuis un an de manière cohérente, consistante et constante par tous les sondages, toutes les enquêtes, toutes les analyses. Une défaite annoncée par l'histoire de la France comme par l'actualité de l'Europe. Mais surtout programmée par l'opposition ferme de nombreux électeurs de 2007 qui ne supportent plus les abus de pouvoir, la communication érigée en modèle de gouvernement, l'explosion des déficits publics, le détournement des pouvoirs publics au service d'intérêts privés d'un clan et d'une caste, la dérive des valeurs.

La candidature de Sarkozy est une impasse qui a pour mur 40% au second tour. Elle est vouée à l'échec. Tous les parlementaires UMP le savent. Ils côtoient les électeurs. Ils espèrent encore un score au premier tour, pour l'honneur du parti, et l'échec de la France. Mais ils savent pertinemment que le Président sortant est incapable de fédérer une majorité de Français. Ils le savent d'autant plus depuis que le candidat a décidé de reprendre les valeurs de l'extrême droite pour faire campagne en désignant des boucs émissaires pour essayer vainement de masquer ses échecs.

En toute logique, il y aurait du avoir des parlementaires UMP pour se désolidariser publiquement et éviter que ce courant de pensée n'accélère en pleine impasse. De carottes en batons, de menaces en propositions, d'investitures en pressions, les uns et les autres ont préférer garder un silence complice... ou prendre la parole pour énoncer des mensonges, pendant que la situation de la France se dégrade bien plus vite que ses notes. Certains attendaient un appel de Bayrou proposant un ministère, mais un pays se gouverne sainement en fédérant des bonnes volontés pas des clients. Alors ils ont mis en premier les intérêts du duopôle UMP/PS devant les intérêts de la France.

Car la France elle, n'a pas les moyens de se permettre un retour au gouvernement de l'extrême gauche qu'impliquerait une victoire du Parti Socialiste : des Emmanuelli, des Mélenchon, des Hamon, des Fabius, et de leurs lubies de lutte des classes, le retour des barrières douanières qui condamnerai au chômage les français qui travaillent à l'export, le retour au rêve de la retraite à 60 ans qui condamne la jeunesse de France à une vieillesse sans ressources... La France doit d'urgence se remettre debout pour ne pas sombrer dans les dérives de la Grèce. La France doit remettre ses comptes publics d'aplomb par des mesures courageuses et raisonnables tant qu'il en est encore temps, plutôt que par d'illusoires hypothèses de croissance. La France doit reconstruire sa compétitivité plutôt que de voir ses emplois quitter le pays par milliers chaque mois. La France doit rénover son système de formation pour le mettre à la hauteur de nos ambitions sociales : le premier au monde.

Il y a 5 ans, les Français faisaient encore confiance en leurs parlementaires. Ils avaient une autorité et une crédibilité. Mais depuis, la liberté de l'information en ligne d'une part et les carcans des "éléments de language partisans" d'autre part ont achevé de miner leur crédibilité. Personne n'ignore plus que les positions d'un parlementaire sont bien plus liées à son investiture et l'intérêt du parti, qu'à l'intérêt des Français.

Certains espèrent encore, contre toute évidence. Ils le répètent en boucle comme pour se convaincre. Mais la pression va aller croissant, jour après jour, semaine après semaine.. jusqu'au jour et à la minute du vote. Le 22 avril dans l'isoloir des millions d'électeurs n'échapperont plus à la question : voter pour Sarkozy et permettre le retour au gouvernement de l'extrême gauche, ou voter pour François Bayrou et imposer le rassemblement de tous les pragmatiques réformateurs de la droite modérée et de la gauche modérée. Dans l'isoloir, il n'y aura plus d'intérêts particuliers, ni d'investiture, il n'y aura ni carottes, ni bâtons pour parlementaire... il n'y aura que la souveraineté, la conscience et la liberté de 40 millions d'électeurs qui auront à coeur de remettre la France debout en obligant leurs élus à travailler ensemble.

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15/02/2012

L'Hôpital Universitaire de Genève (HUG) viole les accords de libre circulation

A ce jour environ 6% des frontaliers genevois travaillent pour un seul et unique employeur : l'hôpital cantonal de Genève ! A ma connaissance ils sont près de 4500 actifs de toutes nationalités dont environ 600 suisses, à travailler aux HUG et à résider en France... en réalité plutôt 5000 si on y ajoute les environs 600 collaborateurs suisses qui résident en France en ayant officiellement une résidence principale à Genève. Sur les 8557 collaborateurs cela fait près de 60% qui résident en France ! C'est énorme... comme dans toutes les professions où il y a pénurie. Le problème c'est qu'un Genevois qui souhaite payer un loyer à Genève n'a pas intérêt à être aide soignant, conducteur de bus, policier ou enseignant.

Le jour même où l'UDC annoncait avoir récolté les signatures nécessaires contre les billatérales, les HUG proposait de donner la priorité aux Suisses plutôt qu'aux frontaliers dans les recrutements à compétences égales. Vu que les compétences égales ça existe en mathématique mais pas en ressources humaines, cela signifie clairement que le Directeur place la nationalité au dessus de la compétence lorsqu'il recrute les cadres de direction. Discrimination interdite par les accords de libre circulation. Une évolution plutôt inquiétante pour les patients des HUG. Une évolution inquiétante pour les collaborateurs des hôpitaux qui rejoindront peut être le flux grandissants de frontaliers qui commencent à préférer gagner moins mais être traités en être humain "libres et égaux en droits", plutôt que de subir ces vexations, ces jalousies, ces discriminations, ces pneus crevés dans certaines entreprises. Des vexations qui étaient marginales il y a quelques années et qui sont maintenant reprises à leur compte par des conseillers d'état et des directeurs d'hôpitaux.. et même parfois par des socialistes.

Si nous nous contentions de regarder les choses à court terme, nombre d'élus locaux, du Genevois français se réjouiraient en silence de la décision des HUG. 5000 professionnels de santé discriminés aux HUG, voilà qui va permettre à la filière de soin française de bénéficier à nouveau de ces 5000 professionels formés en France gratuitement au service de Genève. On parlera ensuite de concurrence fiscale pour qualifier le dumping fiscal Suisse au détriment des pays qui forment le personnel soignant. Car la situation est dramatique dans le domaine de la santé. La pénurie est mondiale. Les adolescents préfèrent se constituer des books de photos pour devenir mannequin au chômage plutôt que de suivre les filières d'enseignement à la santé pour un emploi à vie garantie, à aider les autres. Mais dans notre région la pénurie est telle que nous avons du fermer des lits à la maison de retraite de St Julien et renvoyer 30 personnes âgées dépendantes dans leurs familles.. faute de personnel.. et alors que les locaux sont là. Oui, les élus français demandent depuis longtemps que l'hôpital cantonal cesse de débaucher dans les hôpitaux frontaliers. Que le canton de Genève cesse de débaucher dans les administrations avec lesquelles elle concoit le projet d'agglomération. Mais il s'agit là simplement de mode de fonctionnement propre à une agglomération qui a besoin de fonctionner pas de la généralisation d'un processus discriminatoire.

La discrimination généralisée ne règle rien à long terme. Essayer de régler nos problèmes par des discriminations serait totalement contre productif sur l'efficacité de nos services publics, sur la cohésion de notre agglomération binationale. Des solutions simplistes et totalement innefficaces. Accessoirement cela ne changerait rien à nos problèmes de logements et de mobilité... car les Valaisans et Vaudois qui travaillent à Genève ont aussi besoin de s'y loger et sont obligés de le faire loin des réseaux de bus.

Ce qui me frappe, c'est que cette proposition apparait le jour même du dépôt par l'UDC des signatures contre la libre circulation. De toute évidence il y a un malaise en Suisse. Un malaise légitime.. et à vrai dire totalement partagé à Bruxelles. L'afflux de population est massif.. et l'exode de Suisse en France tout autant. Les Suisses peuvent effectivement accuser à tort les accords de libre circulation, et jeter à la poubelle ce qui a contribué à générer toute la croissance économique du pays ces 15 dernières années. Pour ma part, le diagnostic est claire, le problème vient surtout de la conjonction de l'entrée en vigueur des billatérales.. alors que les discriminations sur la fiscalité des entreprises étrangères perduraient. Lorqu'il y avait des quotas, la Suisse avait un outil pour maitriser son attractivité. Aujourd'hui elle est la première victime d'une attractivité fiscale excessive dans un environnement ouvert. Elle en subit les conséquences. Bruxelles veut mettre un terme à cette concurrence fiscale déloyale qui propose aux entreprises européennes des taux de fiscalité inférieurs à ce qui est imposé aux entreprises suisses. Les négociations trainent. Le paradoxe c'est qu'il faudrait qu'elles aboutissent immédiatement si la Suisse ne veut pas que le peuple rejette en bloc toute la voie billatérale.

La première mesure de Bayrou quand il sera élu : la mutuelle logement

Dans une passionante interview de François Bayrou par Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 hier matin, François Bayrou a annoncé la première mesure qu'il prendra après son élection : l'instauration d'une mutuelle logement. Pas étonnant que le logement soit une préoccupation essentiel pour Bayrou : le logement représente le tiers du budget des ménages. Son coût est donc un levier essentiel pour agir sur VOTRE pouvoir d'achat et par ricochet sur les coûts salariaux dans le pays.. et donc sur la compétitivité de nos entreprises.


Bayrou : "le risque d'un scénario à la grecque" par Europe1fr

 

Aujourd'hui il y a 500 000 logements vides en France parce que les propriétaires craignent de ne pas être payés... et il y a par ailleurs, des centaines de milliers de jeunes qui n'arrivent pas à louer faute de pouvoir apporter une caution logement. En instaurant une mutuelle logement, François Bayrou permet à la fois aux propriétaires de mettre leur logement en location, et aux jeunes de pouvoir apporter une caution sous la forme d'une assurance mutuelle. Concrètement, plutôt que de payer par avance plusieurs mois de loyer que les jeunes ménages n'ont pas, ils paieraient par exemple une assurance mensuelle sur le loyer. En cas de défaut de paiement, c'est la mutuelle qui paierait le propriétaire sur la base de l'assurance, et se retournerait contre le locataire en cas d'abus. Cette mesure, qui n'engendre aucun coût pour l'état, puisque la mutuelle peut se financer par elle-même, permettra de remettre sur le marché 500 000 logements, soit plus qu'une année entière de production de logements dans toute la France.

Dans cette matinale d'Europe 1, François Bayrou revient sur ces visites totalement organisées du Président de la République. La dernière connerie en date, digne d'une dictature d'un pays de l'est, c'est de constater que les services de l'Etat sont allés chercher des enfants dans une école, leur ont donné des drapeaux français et leur ont demandé de crier "Vive Sarkozy" au passage du Président. Ceaucescu n'en faisait pas tant ! François Hollande reprend ces méthodes : les caméras des journalistes étaient interdites d'entrée au meeting du Bourget pour s'assurer qu'aucune image négative ne soit diffusé. En Union Soviétique aussi on choisissait les images. Ces deux partis nous donne une idée de leur conception du débat ouvert et libre digne d'une démocratie.

Mais surtout, il a souligné à quel point seul le projet qu'il présente est fondé sur des hypothèses de croissance réalistes. D'autres candidats reproduisent les erreurs du passé... en comptant sur une très hypothétique croissance économique pour s'affranchir de prendre les mesures nécessaires. L'habituelle fuite en avant des 30 dernières années. C'est le cas du projet socialiste dont 40% des recettes nécessaires au retour à l'équilibre sont fondé sur un supplément de croissance par rapport aux prévisions des organismes internationaux. 40 milliards de promesses en l'air... en quelques mots. Si les Français s'aventurait à faire à nouveau confiance au Parti Socialiste, ils vivraient très rapidement le quotidien actuel des Grecs.

Heureusement, nous sommes chaque jour plus nombreux à nous mobiliser pour que cela n'arrive pas. Vous aussi probablement, parce que l'avenir du pays, c'est VOTRE avenir.

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14/02/2012

Les hypothèses de croissance des candidats à la source des déficits publics

La situation actuelle de la Grèce nous permet de comprendre tout de suite ce qui arrivera à la France si nous ne rétablissons pas d'urgence les comptes publics. Il faut pour cela comprendre pourquoi nous avons accumulé autant de déficits : les gouvernements successifs ont à chaque fois fait des budgets sur des prévisions de croissance illusoires. A la fin de l'année, ils constataient que les recettes étaient moindre que prévu.. et refaisaient la même chose l'année suivante.

Nicolas Sarkozy a même poussé l'erreur à son paroxysme. Il promettait en 2007 un "choc de croissance" résultant des politiques instaurés. Promesses effarante de prétention lorsqu'on sait que la croissance d'un pays est surtout lié à la croissance mondiale, à l'environnement continental et très partiellement aux décisions prises par le gouvernement. Le prétendu "choc de croissance" s'est transformé en choc des déficits publics dont l'essentiel a été décidé avant même la crise de 2008.

Alors que la crise est maintenant là. Que plus personne ne peut contester la gravité de la situation. François Hollande commet à nouveau la même erreur en fondant son projet présidentiel sur des hypothèses de croissance irréalistes :

  • 0,5% en 2012
  • 1,7% en 2013
  • 2% en 2014
  • et entre 2% et 2,5% sur les années suivantes

Michel Rocard estime lui-même que les hypothèses de croissance de François Hollande ne sont pas "plausibles".

Le projet de François Bayrou est le SEUL projet aux présidentielles fondé sur les hypothèses de croissances de l'INSEE et de l'OCDE. A savoir :

  • 0,2% en 2012
  • 1% en 2013
  • 1,5% à partir de 2014

Des petits chiffres qui a première vue semblent bien innocents.. mais qui en réalité masque une différence de près de 40 milliards de recettes pour l'Etat. Quand François Bayrou propose de rétablir les comptes publics de 100 milliards (à moitié par une augmentation des recettes et à moitié par une réduction des dépenses).. François Hollande lui masque 40 milliards dans des hypothèses de croissance fantaisistes.

L'avantage pour François Hollande, c'est qu'en faisant cela il n'est pas obligé d'annoncer des mesures difficiles d'augmentation d'impôts ou de réduction de dépenses.. l'inconvénient, il est pour vous si d'aventure François Hollande venait à être élu. Car tôt ou tard il faudra les payer ces 40 milliards... et faute de l'avoir planifier.. on se retrouvera dans une situation à la greque.

L'autre solution est simple : voter pour François Bayrou et mobiliser votre entourage.

 

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13/02/2012

Votre souveraineté mérite que le PS et l'UMP cessent de truquer les parrainages

Le Parti Socialiste et l'UMP manipulent de longue date le système des parrainages. Ils utilisent leurs réseaux respectifs pour apporter des parrainages aux candidats dissidents de "l'autre camp"... histoire de diviser les voix et d'accentuer les divisions. Un détournement du scrutin universel qui prive les électeurs de leur souveraineté. Le gagnant n'est plus celui qui a obtenu le plus grand nombre de bulletin, mais celui qui a facilité le plus de candidatures dissidentes chez l'adversaire.

Ainsi en 2002, l'UMP/RPR avait apporté un soutien massif à la collecte des parrainages d'Olivier Besancenot.

Vous trouverez ci-dessous un classement des parrainages reçus par les candidats en fonction du vote lors du premier tour. Assez logiquement, Lionel Jospin a obtenu le plus de parrainage dans les départements qui ont le plus voté pour lui.. et réciproquement, Jacques Chirac également dans les départements qui ont le plus voté pour lui.

Bayrou est au centre.. logique aussi !

Ce qu'il y a de moins logique c'est qu'Olivier Besancenot, d'extrême gauche, ait obtenu les deux tiers de ses parrainages dans les départements qui ont le plus voté Chirac !.. et Jean St Josse dans les départements qui ont le plus voté Jospin.. Ou encore que Le Pen ait obtenu ses signatures à égalité dans les deux groupes de départements.. comme s'il était centriste !?! Mamère a obtenu le plus de signature dans des départements qui ont voté Chirac. En Haute-Savoie les réseaux RPR avait mobilisé tant pour Besancenot que sur Lepage pour affaiblir Bayrou.

L'explication est simple : les réseaux RPR ont signé pour Besancenot pour affaiblir Jospin, et les réseaux socialistes pour Chasse, Pêche, Nature et tradition pour affaiblir Chirac.

Alors effectivement aujourd'hui, le PS et l'UMP regardent avec gourmandise les difficultés du Front National à recueillir des parrainages. S'il n'y a pas de Front National au premier tour, le PS et l'UMP peuvent espérer survivre un peu dans leur forme archaïque dans un face à face fictif de second tour qui permettrait au PS de remporter le second. Nous repartirions alors pour 5 années de surenchère clientéliste avec une droite qui s'allierait avec l'extrême droite et une gauche avec l'extrême gauche. Pourtant la candidature de Marine Le Pen est plus légitime aujourd'hui que celle d'Olivier Besancenot et de Corinne Lepage en 2002.

Ne laissez plus votre souveraineté être confisquée par ces manipulations de la démocratie. Le PS et l'UMP ont instauré un duopôle qui assèche le débat public et qui est l'une des causes importante du déclin de la France. L'élection de François Bayrou à la présidence de la république remettra ces deux partis à leur place, celle d'organisation politique qui doivent contribuer au débat public et pas des institutions qui s'accaparent tous les pouvoirs de la République.

  Départements qui ont voté Jospin Départements qui ont voté Chirac
Besancenot 175 325
Chirac 188 312
Megret 191 309
Boutin 201 299
Madelin 207 293
Mamère 209 291
Le Pen 217 283
Bayrou 219 281
Lepage 224 276
Gluckstein 256 244
Chevênement 265 235
Laguiller 277 223
Taubira 279 221
Hue 301 199
Jospin 342 158
St Josse 362 138

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Quand le PS et l'UMP font les vierges effarouchées sur les parrainages de Marine Le Pen

Hier soir François Bayrou a exprimé l'idée que les partis républicains apportent une solution collective qui puisse permettre la candidature de Marine Le Pen aux élections présidentielles. Une proposition cohérente avec les positions exprimées par le centre depuis des années avec la proportionnelle : l'idée selon laquelle tous les courants de pensée devrait être représentés dans les instutions représentatives.

Personnellement, je pense que la candidature de Marine Le Pen aux présidentielles, ne se poserait même pas si le Front National était représenté au Parlement comme dans toutes les démocraties dignes de ce nom. Mais voilà, en France ce n'est pas le cas, deux partis qui ensemble représentent à peine la moitié des électeurs, c'est à dire moins du quart des inscrits c'est à dire à peine 12% des Français... monopolisent 90% de la prétendue "représentation nationale". Alors pour le FN, comme pour les Verts, comme pour le Centre indépendant, les élections présidentielles sont la seule manière de contribuer au débat politique et de briser ce duopôle qui n'a plus grand chose à voir avec un débat ouvert d'esprits indépendants. Et pourtant si le FN était à l'Assemblée nationale on pourrait répondre point par point à chacun de ces faux arguments. Les partis républicains pourraient répondre avec des propositions républicaines constructives, efficaces et pertinentes aux préoccupations des électeurs du Front National.

Evidemment les autres partis crient à l'horreur ! Comment ? Pourrait-on aider Marine Le Pen à obtenir des signatures ??? Quel scandale pour une UMP qui s'est pourtant toujours évertuée en arrière coulisse à apporter les signatures manquantes à Besancenot, à Chevênement, à Taubira pour réduire le score du PS. A apporter des signatures à Lepage pour réduire le risque d'un centre au second tour. Quel scandale pour le PS qui n'en fait pas moins avec les candidatures dissidentes de droite ! Les uns comme les autres visant à empêcher le vrai choix démocratique des électeurs souverains en manipulant les candidatures.

Mais voilà, cette année, à la fois le PS ET l'UMP ont sacrément intérêt à ce que Marine Le Pen ne se présente pas. Une absence de Marine Le Pen au premier tour renforcerait le duopôle.. et permettrait d'un coté à l'UMP de s'assurer de survivre encore un peu en étant présent au second tour en limitant le risque de voir Bayrou devancer Sarkozy.. et au PS de gagner les présidentielles. PS et UMP y gagnerait largement. Pour survivre le PS et l'UMP ont intérêt à ce que le second tour oppose Sarkozy à Hollande et que donc Hollande soit élu. (à ce sujet, je trouve assez drôle la position des élus de centre "droit" qui revendique le "droit" et qui en soutenant Sarkozy, favorisent une éventuelle élection de François Hollande et l'entrée au gouvernement de l'extrême gauche).

Mais voilà, manifestement, la candidature de Marine Le Pen est plus légitime que celles de Besancenot ou de Lepage que PS et UMP ont largement soutenu aux présidentielles de 2002 et de 2007. Mais voilà encore, François Bayrou le propose de manière concertée et publique plutôt que les manipulations d'arrière cuisine auxquelles le PS et l'UMP nous ont habitué concernant les parrainges.

Personnellement, je pense que ce débat est vain. Rare sont les Maires qui veulent signer pour Marine Le Pen, mais ils sont plus nombreux à penser que ce serait un scandale qu'elle ne soit pas candidate. Ma conviction c'est qu'elle n'aura pas ses signatures jusqu'à 48h de la date limite, et qu'il se trouvera bien 200 maires sur 36000 qui le jour venu feront par devoir ce qu'ils auraient aimé éviter par intérêt : permettre la candidature de Marine Le Pen aux présidentielles en lui apportant les signatures manquantes.

"Je ne partage pas vos idées, mais me battrait jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer."

10/02/2012

12 millions de francs suisses pour l'aménagement sans portage politique

Ce matin avait lieu un comité de pilotage du projet d'agglomération. Le quatrième auquel j'assistais depuis les élections cantonales de mars dernier. Toujours pas d'ordre du jour sur le logement.. et pourtant pour plus de la moitié des Genevois la question du logement est le problème numéro 1 de l'agglomération (selon la Tribune de Genève). Lors du dernier comité de pilotage j'avais demandé qu'une séance soit consacrée au sujet. Mon intervention ne figure pas au compte rendu. Je le fais observer et renouvelle ma demande avec insistance. Au comité de pilotage, on parle plus volontiers des processus et des sujets consensuels que des problèmes à résoudre. Il serait certes moins agréable, et moins facile, mais tellement plus utile de tenter de trouver des solutions aux problèmes des habitants.

On me répond qu'il va être difficile de consacrer une séance à la question du logement vu le travail qu'il reste à faire pour boucler le projet d'agglomération n°2. Manifestement nos interlocuteurs genevois n'ont pas pris la mesure du problème : l'existence même d'un second projet d'agglomération suppose un accord préalable sur la question du logement. Nous ne pouvons plus nous contenter comme par le passé d'engagements ou de planification urbaine à long terme. Nous devons avoir des engagements datés, chiffrés, des feuilles de routes... et des sanctions prévues lorsque les objectifs ne sont pas remplis. Le projet d'agglomération n°1 prévoyait des pénalités pour la non réalisation d'un corridor biologique sur l'autoroute à 6 millions d'euros... mais a oublié de prévoir des pénalités pour la non réalisation de 20 000 logements pour les familles !?! Une telle erreur ne peut pas se renouveller. Le projet d'agglomération n°2 doit être au service des habitants : il doit offrir des solutions de logements à proximité des lieux d'emplois et des réseaux de transports de part et d'autre de la frontière.

Personne ne nie la bonne volonté de nos interlocuteurs genevois... on doute simplement de leur capacité politique à tenir leurs engagements. Les positions totalement irresponsables des communes genevoises refusant chacune les logements dans leurs limites communales contribuent à renforcer ces doutes.

On nous répond que le plan directeur cantonal est une réponse à nos préoccupations. Une réponse très partielle, de l'avis de tous les partenaires français puisque l'accélération de la croissance démographique rend déjà le Plan Directeur Cantonal insuffisant : il faudrait maintenant 3500 logements par an dans le canton et pas 2500 comme prévus. Il faudrait aussi rattraper le retard accumulé.

On nous répond que le Grand Conseil a voté un crédit de 12 millions d'euros pour les Grands Projets d'aménagement... mais nous connaissons tous la capacité du système politique genevois à mettre à la poubelle les études qui résultent de tels crédits, faute de portage politique. Or à ce jour, une majorité du Grand conseil a voté ces crédits, mais rare sont les partis qui assument politiquement. Ces investissements sont encourageants... l'absence de portage politique de cette décision est au contraire très inquiétante. Genève va t'elle faire travailler des centaines d'urbanistes pendant 10 ans à un coût annuel de 12 millions de Francs par an ?... pour voir ensuite les projets urbains tomber à l'eau faute de portage politique.

Nous ne serons confiant que le jour où les partis politiques et les responsables genevois assumeront politiquement leur position et expliquerons :

  1. aux électeurs libéraux, qu'une croissance économique doit s'accompagner d'une croissance urbaine pour être pérenne,
  2. aux électeurs socialistes, qu'on mettra un terme à la spéculation immobilière par une augmentation drastique de l'offre de logements,
  3. aux électeurs écologistes, qu'une agglomération respectueuse de l'environnement est une agglomération suffisament compacte pour que les habitants consomment moins d'espaces naturels et puisse se déplacer en transports en commun.
  4. aux électeurs humanistes, que pour qu'il y ait des familles, il faut d'abord qu'il y ait des logements pour les familles.
  5. aux électeurs nationalistes, qu'il est impératif de construire de logements si l'on veut que les citoyens de Genève puisse y résider.

Rien de tout cela à ce jour. Nous avons encore deux ou trois mois tout au plus pour reconstruire la confiance sur les objectifs de logements avant de décider de signer ou non le prochain projet d'agglomération.

09/02/2012

Sondage exclusif "Portevoix" : Bayrou gagnant du second tour dans toutes les configurations


Sondages second tour : Bayrou vainqueur dans... par buildfreedom

Les sondages qui sont publiés dans la presse sont commandés par la presse. Il s'agit le plus souvent d'une opération de communication qui permet aux instituts de sondage de développer à peu de frais leur notoriété pour se faire connaitre auprès de leurs clients privés qui constituent l'essentiel de leur chiffre d'affaire. Les sondeurs rappellent à chaque fois que les Français n'ont pas encore fait leur choix, que plus la date approche moins les gens sont sûrs.. et qu'environ 20% des Français se décideront entre le 20 et le 22 avril. Les intentions de vote de premier tour ne sont "qu'une photographie" et pas une prédiction nous rappellent ils à chaque fois.

En toute logique, scientifique, les instituts de sondage devraient donc publier des estimations d'intention de vote sur tous les cas de figure possible. Mais ils ne le font pas, vous guidant vers un second tour annoncé.. qui permet la survie politique des ces deux appareils que sont le PS et l'UMP en les menant au second tour et qui conduit à une victoire annoncé du PS au second tour.

Mais il y a d'autres sondages. Qui ne sont pas publiés. Ceux là sont commandé par les équipes de candidats. Ils révèlent une chose : François Bayrou est gagnant dans toutes les configurations pour le second tour. Il fait d'ailleurs parti des deux seuls candidats de premier tour capable de gagner le second. Le PS et l'UMP le savent puisqu'ils commandent aussi ces sondages. Cela explique à la fois les connivences et les polémiques dans un jeu bien compris.

Si Bayrou était au second tour, il gagnerait très probablement les élections présidentielles. L'UMP dans sa forme actuelle ne survivrait pas à cette nouvelle défaite - après avoir perdu toutes les élections depuis sa création sauf les présidentielles de 2007 -, le PS dans sa forme actuelle d'alliance incohérente entre la gauche de la gauche et la social démocratie ne survivrait pas non plus à une 4ième défaite successive aux présidentielle. Le PS serait contraint de clarifier ses positions entre les pro européens et les anti européens, entre les pragmatiques et les dogmatiques. Vous orienter vers un second tour Sarkozy/Hollande est donc une question de survie pour ces deux appareils politiques.

Mais voilà, maintenant il y a internet, et vous savez désormais que les intentions de vote placent François Bayrou gagnant dans toutes les configurations.

 

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08/02/2012

Internet rend le pouvoir aux gens

Il y a quelques années dans la famille, les nouvelles circulaient par les oncles et tantes. Des coups de fils, et les nouvelles familiales circulaient plus ou moins vite. Les oncles et tantes faisaient suivre la nouvelle aux nièces et neveux. De temps en temps on ratait une étape : une naissance se produisait sans qu'on ait eu connaissance de la grossesse.

Mais depuis quelques années, ce sont les cousins qui informent les oncles et tantes. Untel est à l'hôpital. Untel a eu son examen. On est passé à internet, facebook et les mails. Et c'est la nouvelle génération qui transmet l'information.

Il en va de même dans la société. Avant on avait les infos grâce aux rédactions nationales. TF1 et France 2 nous disaient ce qu'il fallait penser. Ils continuent encore de nous faire croire que nous n'avons pas le choix : le deuxième tour est annoncé. Ils ont déjà choisi pour nous le Président de la République.

Mais voilà, ici aussi les choses ont changé. En France, comme aux Etats-Unis, en Tunisie et en Egypte, l'information ne vient pas de quelques rédactions mais circule de proche en proche. Comme il y a plusieurs siècles. C'est une bonne nouvelle que le pouvoir de l'information soit à nouveau dans les mains des gens.

François Bayrou affirmait il y a quelques mois "ce sont les Français qui se mettent en campagne". Une affirmation assez provocante : je n'ai fait avec lui qu'une partie de sa journée lors de sa venue en Haute-Savoie et j'étais HS en fin de journée.. un candidat se les enquille les une après les autres et garde la forme et le sourire. Les candidats font campagne. Mais j'ai effectivement observé que ce n'est pas l'énergie qu'y mettent les candidats qui détermine l'issu d'un vote mais le mouvement collectif du corps électoral.

Le nouveau site des volontaires en ligne pour animer la campagne de François Bayrou est un outil qui permet à chacun de reprendre le pouvoir confisqué par quelques rédactions parisiennes sous influence idéologique ou capitalistique. Un site qui permet de manière ludique de coordonner des milliers de volontaires pour rendre cohérentes et puissantes leurs inititatives individuelles. Un site qui permet aux 15% de personnes déjà convaincues de convaincre une bonne partie des 85% qui restent à convaincre. Il suffit pour cela de convaincre chacun une, deux ou trois personnes de son entourage... pour commencer.

Si vous êtes convaincu que les exportations et l'instructions doivent devenir les priorités de la France ces prochaines années. Si vous êtes convaincu qu'il faut un gouvernement central pour mettre un terme aux clientélismes. Si vous êtes convaincu que nous devons rééqulibrer les comptes publics pour rendre à la France sa grandeur. Si vous êtes convaincu que le chef de l'état doit être indépendant des clans et des intérêts particuliers et partisans pour être juste et indépendant au service de tous, alors il faut vous engager vous aussi. Partagez vos convictions et rejoignez les volontaires en cliquant ici !

Le choix entre les deux gouvernements possibles pour la France en juin 2012

Chaque jour qui passe confirme un peu plus une évidence que ceux qui rencontrent beaucoup de Français de tous milieux sociaux savent depuis maintenant plusieurs années. Il n'y a que deux gouvernements possibles en France en juin prochain.

a) soit un gouvernement de gauche qui incluera l'extrême gauche autour de Jean-Luc Mélenchon, l'aile gauche du PS autour de Benoit Hamon, Marie-Noëlle Lieneman, Henri Emmanuelli, avec aussi Laurent Fabius ou encore Jack Lang. Il y aura aussi Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé. Un gouvernement dans lequel seront représentés toutes les motions du parti socialiste. Au fur et à mesure qu'on s'approche des élections, il deviendra de plus en plus évident que ce sera le cas si François Hollande est au deuxième tour face à Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen.

Cette majorité devra sans cesse renforcer sa faible légitimité politique en donnant des gages à son aile gauche. Les dépenses publiques ne seront pas maitrisées comme elles doivent l'être. La situation financières des communes, des collectivités sera dégradée. Tout comme les services publics.

b) soit le gouvernement sera central. Autour de Jean Arthuis, de François Zocchetto, de Jean Peyrelevade, d'Alain Lambert et de Jean-Luc Bennahmias, et une fois les élections passées, il y aura aussi des personnalités du type de Manuel Valls, Laurent Henart, Hubert Védrine, Eva Joly, Daniel Cohn Bendit, Alain Juppé, Xavier Bertrand, Harlem Désir, Jean Jack Queyranne, Nicolas Hulot, Rama Yade... des représentants de la société civile du style de Patrice Pelloux ou Jean-Claude Trichet et toute une nouvelle génération capable de remettre en cause les mauvaises habitudes de gestion des deniers publics de ces 30 dernières années. Ce sera le cas si François Bayrou accède au second tour face à n'importe quel candidat. Equilibré, ce gouvernement pourra proposer des réformes justes : les réformes nécessaires deviendront alors possibles. Fondé sur une large légitimité politique il pourra mettre en oeuvre ses réformes.

Le jour venu, lorsque les Français voudront une alternance à cette majorité centrale, ils auront alors un double choix : une alternance à gauche ou une alternance à droite.

La seule bonne nouvelle commune à ces deux configurations, c'est que dans tous les cas de figure, nous n'aurons plus à supporter les provocations de Claude Guéant, de Nadine Morano ou les débilités de Frédéric Lefebvre.

08:45 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |