Les frontaliers, des profiteurs ? Vraiment ?

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Les frontaliers sont des profiteurs. Quel scandale, ces Genevois qui s’installent en France officiellement et souhaitent encore scolariser leurs enfants dans leur canton, là où ils paient des impôts. Ce sont donc des profiteurs qui voudraient le beurre et l’argent du beurre.

Si les frontaliers sont des profiteurs, alors notre agglomération est composée exclusivement de profiteurs !

Les multinationales installées à Genève sont des profiteurs : ils accèdent aux marchés de l’Union Européenne, font du commerce et du profit, rapatrient ce profit à Genève et y bénéficient de taux d’imposition parmi les plus faibles du monde !

Les banquiers sont des profiteurs, eux qui pendant si longtemps on fait de la complicité de fraude fiscale une industrie nationale.

Les organisations internationales sont des profiteurs : leurs collaborateurs ne paient ni impôts sur le revenu ni TVA !

Les Genevois sont des profiteurs : ils se font servir, soigner, conduire par des frontaliers mais passent leur vie à les insulter et les discriminer. Ils profitent pour leurs achats des prix français.

L’Office Cantonal de l’Emploi est un grand profiteur puisque la quasi totalité des emplois qu'ils proposent existent grâce à l'accès aux marchés européens garanti par les accords bilatéraux mais qu'ils refusent d'appliquer ces mêmes accords bilatéraux en discriminant les personnes qui résident de l'autre côté des frontières.

Mais le profiteur en chef, le premier profiteur de toute l’agglomération reste le canton de Genève. Les frontaliers lui assurent près d’un milliard de recettes par an : impôts à la source, impôts des personnes morales et taxes diverses… et lui refuse d’assumer les charges publiques liés aux frontaliers, à commencer par la scolarisation des enfants des frontaliers. Quand on profite autant des frontaliers, on a tout de même la décence de ne pas exclure leurs enfants des écoles !

Si des frontaliers suisses souhaitent scolariser leurs enfants à Genève c’est parce que leur avenir personnel et professionnel est à Genève. Pour la plupart, ils ne résident dans le Genevois français que pour quelques années. Ils souhaitent que leurs enfants apprennent les langues nationales comme Genève souhaite que les langues nationales soient enseignées dans les cantons alémaniques. Ils paient leurs impôts à Genève et ont droit de bénéficier des services publics comme le prévoit les constitutions genevoises et suisses.

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