09/02/2018

Genève au temps des cerises

Voilà quelques unes de cerises que Genève se plait à cherry-picker :

  1. Une forte croissance économique à coût d'exonération fiscale pour les multinationales, de suppression des droits de successions, de forfaits fiscaux... mais sans jamais assumer les conséquences en matière de développement urbain. Genève veut jouer contre New York et Singapour sur l'économie tout en construisant aussi peu que le Gros de Vaud.
  2. La libre circulation de ses marchandises et de ses services, mais sans la libre circulation des personnes.
  3. Les impôts des frontaliers mais sans les charges publiques des frontaliers, en particulier celle de l'enseignement.
  4. Les subventions fédérales du premier projet d'agglomération mais sans les logements qu'elle a promis.
  5. Les subventions fédérales du second projet d'agglomération mais sans contribuer aux charges publiques générées par ses habitants exilés dans le Genevois français en raison de la pénurie de logements.
  6. Des niveaux d'imposition des entreprises et des forfaits fiscaux parmi les plus faible au monde, avec des niveaux maximaux de services publics, mais si possible sans déficit et sans dette.
  7. Des contrats publics transfrontaliers pour les TPG... mais sans recruter de frontaliers.
  8. L'assurance que les pays Européens soient contraints par les tribunaux à appliquer le droit européen, mais de ne répondre qu'à des tribunaux suisses lorsqu'elle ne remplit pas ses obligations.
  9. Des accords bilatéraux, mais une préférence cantonale.
  10. L'accès aux marchés de l'Europe de l'Est mais si possible sans contribuer au financement de la cohésion.

Comme toutes les bonnes choses, le temps des cerises a aussi une fin.

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