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26/11/2017

Genève impose au Genevois français de scolariser ses enfants

L'augmentation vertigineuse du nombre de Genevois installés en France pose la question de la scolarisation de leurs enfants. Les écoles des communes de Perly et de Bardonnex commencent à craquer autant que celles de St Julien.

A St Julien nous devons ouvrir une à deux nouvelles classes par an : une salle de classe coûte environ 400 000 euros d'investissement et environ 30'000 euros par an en fonctionnement à la commune. L'Etat assume le coût principal de l'enseignement qu'on peut estimer à environ 60'000 euros par an. Annemasse doit construite une nouvelle école tous les 5 ans environ.

Le département des finances a trouvé une idée magique pour réduire ses coûts : imposer aux communes du Genevois français d'assumer la charge de l'éducation des jeunes genevois contraints à l'exil par la pénurie de logements. Mais au fait, à qui ces personnes paient leur impôt à la source : au canton de Genève ! Quelles langues nationales souhaitent-ils apprendre : les langues nationales suisses ! A quelle économie ces personnes se destinent-elles à contribuer : l'économie genevoise !

Une nouvelle fois, le canton prend une décision sans un instant se poser la question des conséquences pour ses voisins. De toute évidence, les communes du genevois français ne pourront pas assumer ces charges supplémentaires transmises unilatéralement par le canton. Cette nouvelle mesure discriminatoire qui incite les personnes concernées à faire de fausses déclarations de résidence est scandaleuse. Le refus du canton de Genève de scolariser les enfants de près de 10% de ses citoyens mine la crédibilité du canton lorsqu'il prétend imposer aux cantons alémanique l'enseignement du Français dans leurs écoles.

Pourtant le problème est réel et mérite des solutions un peu plus sérieuses que le simple report sur ses voisins :

1) Le canton pourrait utiliser le milliard de francs d'impôts payés par les frontaliers (impôts sur les personnes morales, impôts à la source et TVA), pour financer ces 3,4 millions par an de frais de scolarité. Il pourrait en particulier revoir la répartition de cet impôt entre les communes : pourquoi la commune lieu de travail percevrait-elle autant et celle qui assume la construction des écoles rien du tout ?

2) Le canton pourrait également construire des écoles publiques genevoises dans le Genevois français. Cela lui coûterait moins cher. La France le fait à Genève. J'ai moi même été à l'école primaire dans une école publique française à Genève.