16/01/2017

Chère Genève, je t’aime et ne te reconnais plus

Chère ville natale, je t’écris pour te dire la fierté que j’ai d’être né ici. Lorsque je voyage, où que je sois sur les cinq continents et qu’on me demande d’où je viens, c’est ton nom que je cite.

Je suis fier des valeurs que tu m’as enseignées. Comme ces pancartes qu’on trouvait jadis dans tes jardins publics « cette pelouse est placée sous la sauvegarde des citoyens » et qui rappelait à tous que l’intérêt général est une responsabilité individuelle de chacun. Ces panneaux ont sans doute contribués à mon engagement public. Genève, qu’est devenu ton esprit de responsabilité ? Maintenant que tu présides notre agglomération commune, tu t’exonères de toute responsabilité de capitale de cette région. Tu considères parfois comme des « traitres » tes propres enfants qui vont se loger au-delà des frontières alors même que c’est toi qui abandonne ta jeunesse en construisant 5 fois moins de logements que tu ne créés d’emplois.

Mes camarades de classes s’appelaient Takéo, Urbi et Jubilé. Ils venaient des cinq continents. J’ai tant appris du monde grâce à eux, grâce à toi. Enfant, j’ai côtoyé tant de camarades de toutes les couleurs que j’ai longtemps cru qu’à Genève la nationalité Suisse était un titre de gloire qui ne pouvait s’acquérir que par le mérite en incarnant tes valeurs et pas simplement par la naissance. Genève, qu’est devenue ta tolérance ? Aujourd’hui tu juges les individus à l’aune de leur adresse postale plutôt qu’à leurs parcours, leurs réalisations, leurs qualifications ou leurs valeurs ! Tes affiches électorales, tes manchettes de journaux et tes réseaux sociaux insultent ceux qui te soignent, te transportent, te servent et contribuent à un tiers de ton économie et un septième de tes recettes publiques. Tu t’en prends à des boucs émissaires plutôt que de résoudre tes problèmes de coûts de la vie, de formation, d’imposition des entreprises, de mobilité, d’urbanisme et de compétitivité humaine. Pourtant, si tu veux sincèrement supprimer le trafic pendulaire de 80 000 frontaliers et ne pas te contenter de slogans appelant à la haine, il te suffit de construire 80 000 logements ou d’amputer ton économie de 80 000 emplois.

Ta démocratie directe est pour moi source d’inspiration dans mon engagement. Fort de ce que j’ai appris en grandissant parmi les tiens, je tâche de m’en inspirer dans ma manière de servir en multipliant les consultations et en écoutant les avis de chacun avant de prendre des décisions, en veillant à informer et responsabiliser les habitants plutôt que de les infantiliser. Genève, qu’est devenue ta souveraineté populaire ? Tes élus et tes médias, déstabilisés, ont abandonné la lutte contre les préjugés et renoncent à dire le vrai. Ces renoncements conduisent ta démocratie directe à se transformer en dictature des piliers de bars. Tes votations donnaient l’assurance que l’intérêt général guidait toujours tes décisions publiques, elles sont aujourd’hui instrumentalisées au service des intérêts partisans qui cherchent à se profiler.

Enfant, je venais souvent visiter ta vieille ville et tes vieux remparts, symbole d’un passé révolu. Tes remparts que James Fazy avait décidé d’abattre pour t’ouvrir au monde et en être l’une de ses lumières. Genève, pourquoi ériges tu aujourd’hui de nouveaux remparts ? Ta préférence cantonale, ton refus de construire des logements pour tes propres enfants ou de financer les parkings pour qu’ils viennent travailler, sont autant de nouveaux remparts que tu ériges. Dans ton propre intérêt, cesses donc de regarder le nombril de ton territoire légal et assume la responsabilité de capitale régionale.

Genève, je t’aime et je suis fier de toi, mais je ne te reconnais plus. Sache que le Genevois français restera toujours à tes côtés quoi qu’il arrive et jusqu’à la fin du monde. Lorsque tu auras réglé tes propres défis, nous serons là pour résoudre ensemble nos problèmes communs d’aménagement et de mobilité. Nous pourrons réfléchir à un aménagement ordonné de notre agglomération commune afin que les nouveaux emplois s’accompagnent des logements correspondants à proximité. Nous pourrons ensemble mieux coordonner la croissance des emplois et celle des logements dans le Grand Genève. Nous serons toujours là, à tes côtés pour résoudre nos problèmes communs.

D’ici là, prends soin de toi.

Commentaires

Que deviendrait la qualité de vie genevoise si, au nom du dieu Croissance Geneve se mettait a construire a tire-larigot des cages en béton et des places de parking? Pas la peine de suivre dans le fossé les villes francaises qui sont devenues des jungles de béton et d`asphalte ou il fait bon ne pas vivre.

Écrit par : jean jarogh | 16/01/2017

Cher Monsieur,

Dire que je suis en accord avec votre pensée serait mentir. J’ai de la peine à vrai dire à comprendre parfois précisément ce que vous cherchez à défendre depuis quelques années.
Sans doute m’objecterez-vous que vous vous êtes mal exprimé, que je vous ai mal compris ou alors que je ne suis pas suffisamment éclairé pour comprendre la portée de vos propos, etc.
Mais j’ai aussi tout simplement le droit d’être en désaccord avec votre projet et ceci en toute connaissance de cause.
Nul besoin dès lors de chercher chez moi des penchants xénophobes, populistes ou que sais-je. Le problème des hommes politiques, c’est qu’ils font de la politique, et ne finissent que par raisonner de façon dichotomique (gauche/droite - populiste/libéral - pour Genève/ contre Genève). Bref, un monde merveilleux où le gris est proscrit au détriment du noir et du blanc.
A ce propos, votre proposition de construire 80’000 logements ou d’amputer 80’000 emplois est symptomatique de cette façon de penser.
Pourquoi 80’000 au fait ?
Cependant, nous avons en commun d’aimer Genève, et si je vous lis bien. Mais moi c’est une autre Genève que je revendique. Celle où il faisait bon vivre, entendez par là, celle où il y avait plus d’espace, celle où le citoyen avait le choix de se rendre à son lieu travail sans stress. Le choix de prendre sa voiture et de ne pas tourner 1h avant de trouver une place de parc, qui a finit par virer au bleu avec le temps. Le choix de se promener sans craindre de se faire renverser par un automobiliste hargneux (nul question de nationalité ici), de se faire accrocher par un cycliste encore plus colérique et pressé. Le choix de pouvoir changer librement de travail, d’exercer ma profession, sans que l’on me reproche de ne pas avoir de passeport français (si, si cela m’est arrivé alors que j’avais toutes les qualifications requises, et croyez-moi des diplômes et de l’expérience j’en ai). Le choix de pouvoir déménager et de changer de quartier simplement, si je devais ne plus me plaire là où je loge.
Je regrette également cette époque où je n’étais pas obligé de prendre constamment des traitements anti-asthamtiques, puisque l’air était alors de meilleure qualité. Je regrette également cette grande période durant laquelle le stress du quotidien n’était pas aussi prégnant. Bref, c’est toute une qualité de vie qui a foutu le camp. Et je ne parle pas des aspects économiques : les salaires n’augmentent plus depuis 10 ans, alors que les charges fixes oui. Une des conséquences à titre d'exemple ? On dépense toujours moins pour la nourriture. Donc, on se nourrit de plus en plus mal. Et je ne rentre pas ici dans le débat des conséquences de la “malbouffe” sur le long terme.
Alors oui, vous continuez à défendre votre projet d’agglomération, vous continuez à vous battre pour les intérêts de vos concitoyens français, et c’est tout naturel, puisque c’est pour cela que l’on vous a élu.
Selon mon point de vue, vous représentez ces voix outre-frontières qui veulent leur “part du gâteau”, et c’est tout naturel et compréhensible encore une fois envisagé sous l'angle purement économique. Le pendant côté genevois, c’est de vouloir continuer à favoriser un maximum ce modèle tant favorable aux entreprises. Imaginez-donc : le plus grand marché libre de travailleurs à disposition. Tant de compétences disponibles et à si bas prix.
Mon vrai sentiment à ce sujet : vous contribuez à faire le jeu du libéralisme économique. A promouvoir cette grande mascarade qu’est la course au PIB, à la croissance. Il faut donc continuer à produire plus et toujours à moindre coût, telle est la triste réalité. A alimenter une pensée unidimensionnelle. Et Genève là-dedans ? Elle est devenue surpeuplée, surstressée, surendettée, surlogée et surtout ne se réfugie désormais que derrière un seul axiome de pensée : la croissance.
A votre question sur l’emploi ou les logements, je réponds bien entendu l’emploi. J’entends déjà votre réaction : sachez que les HUG fonctionnait avant 2002, qu’il y avait du personnel dans les restaurants et les hôtels également. La question n’a jamais été de savoir s’il fallait ou non des frontaliers. Pour moi, il en faut moins. Ce n’est pas une question de nationalité, ce n’est pas une question d’origine ou quoi que ce soit d’autre. Car, ramené à ce timbre poste de 282 km2 qu’est Genève, le problème a toujours été le nombre et non pas les origines selon moi. Alors oui à moins d’emploi, oui à moins de folie consumériste, oui à moins de travailleurs venus de l’autre côté de la frontière, oui à moins de course à la croissance, oui à une qualité de vie améliorée et surtout un grand oui à un autre projet de société plaçant l’humain en son centre. Mais ne vous trompez pas sur mon discours: pour moi la libre circulation est à la fois en partie la cause et surtout le symptôme de l’obsession à la croissance. C’est surtout la concrétisation du discours libéral portée à son paroxysme. Et je ne m’aventurerai jamais à une explication monocausale consistant à faire porter la faute uniquement sur le travailleur frontalier. Est-ce si “xénophobe ou populiste” que de penser ainsi ?

Bien cordialement,

Diider Bastet.

Écrit par : Didier Bastet | 17/01/2017

Que serait aujourd'hui la ville de St Julien sans l'apport des revenus de ses habitants frontalier? Une commune pauvre?

Écrit par : marie gilberte dumont | 17/01/2017

@Jean Jarogh et Didier Bastet : C'est votre liberté de ne pas vouloir construire, mais à partir du moment où vous avez fait le choix du développement économique accéléré en même temps que le choix de ne pas construire, alors assumez en les conséquences. S'il y a 80 000 emplois de plus que de logements construits depuis 15 ans, il y a mathématiquement 80 000 pendulaires de plus. Le nombre croissant de pendulaire est la résultante directe des incohérences politiques de ceux qui développent à fond l'économie mais freinent autant que possible l'urbanisation. Cessez de vous plaindre et assumez vos responsabilités.

Écrit par : Antoine Vielliard | 18/01/2017

@Marie Gilberte Dumont : St Julien serait une commune comme tant d'autres en France, un Etat en faillite mais dont la notation financière reste plus élevée que celle du canton de Genève. Est ce que cela nous interdit d'aimer Genève et de lui dire en face ce qu'on pense de ses dérives ? Que serait Genève sans les 30% de son économie que lui apportent ses frontaliers ? Un canton quelconque du fin fond de la Suisse ? Que serait la dette et les déficit du canton sans le milliard d'impôt annuel des frontaliers ? Une faillite ? Est ce que ces remarques sont utiles ? Certainement pas. Avez vous des propositions constructives pour l'avenir ou seulement des frustrations, du fiel et de la haine à exprimer ? Amicalement

Écrit par : Antoine Vielliard | 20/01/2017

Monsieur Vieilliard, ce que je comprends à travers vos nombreux billets, c'est que vous militez pour une ouverture totale des frontières, en l'occurence genevoises, afin de laisser les emplois genevois être librement occupés par qui que ce soit, de n'importe quel côté de la frontière. Vous militez donc pour une dérégulation. Ne niant aucunement que les frontaliers soient absolument nécessaires à l'économie, comment voyez-vous les problèmes que cela peut poser au niveau régional, notamment du fait de deux systèmes très différents, notamment en termes de niveaux de vie et d'immobilier?
Que vont devenir les caissières, les infirmières, les instits, les employés de mairie, tous ces gens qui travaillent en France, si le marché immobilier, renchéri par des frontaliers au pouvoir d'achat deux ou trois fois supérieur à la moyenne française, leur est inaccessible?
Les problèmes ne se posent pas qu'en Suisse, mais aussi en France figurez-vous, même si vous préférez sûrement le nier. A moins que vous ne soyez, ce que je pense, propriétaire foncier, auquel cas je comprends que vous vous frottiez les mains devant la montée des prix que provoquerait une dérégulation totale.
La préférence indigène maintient un équilibre fragile, ne vous en déplaise.

Écrit par : John | 20/01/2017

Le long commentaire de Didier Bastet devrait être lu par les instances, qui font la promotion économique de Genève.
Une grande part des décisions sont prises à Genève, avec l'accord des instances politiques, que ce soit au niveau parlementaire ou du Conseil d’État. Mais aussi du vote populaire.
Les pourparlers avec le "Grand Genève" ne se passent pas dans un vacuum démocratique, même si on peut parfois en avoir l'impression.
On nous fait croire, que la fuite en avant ( la croissance, comme vous dites si justement, D. Bastet) est la seule solution viable.
Il faut attirer des entreprises à Genève, des organisations internationales, de riches habitants bénéficiant de forfaits fiscaux.
Et pendant ce temps-là, ceux et celles qui ont contribué à construire et entretenir ce lieu d'exception voient leurs conditions de vie se péjorer, comme vous le décrivez.

La position défendue par Monsieur Vieilliard est logique, de son point de vue. Mais elle ne peut être considérée comme l'unique possible ou la meilleure pour tous.
La dimension affective ("avant, je t'aimais, maintenant je te reconnais plus") amène un côté pénible, parce qu'on a l'impression que l'on ne pourrait aimer qu'une ville et un canton, qui me suivent docilement, qui prennent leurs décisions pour m'agréer.
L'amour, c'est plus compliqué que ça. Surtout l'amour mutuel.
Genève peut vouloir défendre ses intérêts, tout comme Saint Julien, sans que ce soit un scandale.

Suite de mon trop long commentaire dans une deuxième tranche ;-)))

Écrit par : Calendula | 20/01/2017

(Suite de mon trop long commentaire , qui ne passait pas en une fois ...)

En voyant le nouveau quartier d'immeubles, proches de la gare de St Julien, je me suis dit : voilà un chantier, qui a amené du travail dans la région à moult corps de métiers, de nouveaux contribuables, des clients pour les commerces et services des alentours.
C'est une croissance qui amène de la richesse et pas uniquement aux frontaliers, mais bien parce que les salaires des frontaliers existent et sont dépensés là, à St Julien. La ville n'est pas dans une position de perdante, malgré ce que l'on peut lire ici. Mais il faudrait encore plus de la part de Genève, afin d'être aimée à nouveau !
Pour avoir encore récemment fait l'expérience des régions rurales du centre de la France, je suis capable de mesurer la différence d'avec notre région frontalière...
Lorsque les commentateurs expriment leur désaccord ici, ce n'est pas forcément de la haine. Ça peut être de l'exaspération, fondé sur un vécu.

J'habite à 100m de la frontière, mais j'ai la chance de ne pas me trouver au bord d'un axe de grande circulation. Toutefois, je dois m'adapter sévèrement à l'existence de ce flux transfrontalier. On ne peut s'empêcher de penser que ça ne tourne pas rond.
Récemment, je suis allée dans la région des Bois de Chancy et ai découvert dans les villages, du côté savoyard, des panneaux demandant aux automobilistes d'éviter le village, de covoiturer, de rouler prudemment. Comme cela se fait du côté suisse. Les nuisances frappent tout le monde, mais il se pourrait, que du côté genevois, nous ayons davantage de possibilités démocratiques pour nous exprimer. Et cela pourrait bénéficier à tous.
En tant que votants, nous devons faire bien attention à nos choix, tant au moment des élections que des votations.
Le refus de participer au financement parkings de délestage du côté français a été un vrai auto-goal. Il faut réfléchir sérieusement à notre avenir. S'imaginer fonctionner sans l'apport des frontaliers est irréaliste et il faut aménager cette co-dépendance de façon pragmatique. Il faut une réflexion courageuse sur les transports et la politique de formation,d'embauche et les salaires.
De toute façon, on ne pourra pas plaire à tout le monde. D'où la nécessité du courage !
Nous ne devons pas subir une surenchère de croissance, ni une sous-enchère salariale sous prétexte que nous serions destinés à vivre une osmose totale, avec effacement de la frontière, qui deviendrait une sorte de fine membrane poreuse. Et cela pour le plus grand bonheur des milieux économiques, à l'exclusion du commerce alimentaire et du petit commerce.
Car nous ne sommes pas assez éveillés pour comprendre que le tourisme d'achat effréné est une fausse bonne idée.
Même s'il peut aider à faire baisser certains prix à Genève.
Oui, Genève est chère et je l'aime malgré tout !

Écrit par : Calendula | 20/01/2017

@John,

j'ai conscience des problèmes et ai fait parti des premiers il y a plus de 10 ans à dénoncer les dérives d'une politiques économique qui se concentre sur la générations de revenus fiscaux en volant des emplois étrangers sans créer d'emplois pour les Genevois.

En revanche je dénonce avec force l'idée selon laquelle Genève pourrait, comme le Royaume Uni, bénéficier de tous les avantages de la libre circulation pour son économie et ses entreprises et refuser d'appliquer les contre parties de ces avantages.

Je dénonce avec force l'absurdité de l'idée courante à Genève selon laquelle il pourrait être possible d'importer 80'000 emplois de plus que de logements construits et que cette schizophrénie pourrait être corrigée autrement que par l'augmentation du nombre de pendulaires français et vaudois de ce même chiffre de 80000 !

Je dénonce l'absurdité et le mensonge de la préférence cantonale qui n'est qu'un miroire aux alouettes humiliant pour les frontaliers et trompeur pour les genevois : ce sont les genevois qui en paient les frais en coûts publics supérieurs, en emplois perdus pour perte d'efficacité économique et qui constate la vacuité d'une telle politique en constatant que l'augmentation du nombre de frontalier ne se réduit pas malgré ces politiques humiliantes.

Je souligne que le jour où Genève formera suffisament d'infirmières, de médecins et d'aide soignants, elle n'aura plus besoin d'en voler à la France. Il suffit à Genève d'investir suffisament dans la formation. Mais jusqu'à présent c'était bien pratique de faire payer à la France le coût de la formation initiale de ses personnel de santé et de ses conducteurs....

Je dénonce le nombrilisme alors même que nos problèmes communs ne pourront être réglés qu'ensemble et que depuis deux ans, Genève assume la Présidence de notre agglomération avec un bilan déplorable.

Je dénonce surtout le silence de ceux qui laissent les populistes et les souverainistes imposer leurs visions nombrilistes et leurs discours à l'encontre de boucs émissaires qui apportent tant à l'économie genevoise plutôt que de résoudre les problèmes.

Bien cordialement,

Antoine Vlelliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 21/01/2017

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.