23/05/2016

Discrimination à l'embauche ou accords bilatéraux, Genève doit choisir !

Un Conseiller d'Etat fait une nouvelle sortie en faveur du copinage cantonal. Une sortie paradoxale pour un canton qui se dit être la plus petite des "ville-monde", qui s'enorgueillit de la présence de nombreuses multinationales et organisations internationales mais qui fait de la nationalité et du passeport des critères de recrutement prépondérant sur les compétences et les prétentions salariales.

Cette politique discriminatoire facilite la vie des hôpitaux et des sociétés de transport du Genevois français qui peuvent enfin se concentrer sur leur développement plutôt que de sans cesse recruter et former des professionnels que Genève débauchait sans avoir à les former. Cependant, cette politique discriminatoire érigée en politique cantonale est économiquement absurde. Quand on recrute sur le passeport plutôt que sur l'expérience, on prend le risque de recruter des chauffeurs de bus qui multiplient les accidents ou de placer la vie des Genevois dans les mains d'infirmiers moins expérimentés.

Si les TPG et les HUG commencent à faire le travail de l'Office Cantonal de l'Emploi, est-ce que l'Office Cantonal de l'Emploi sera capable demain de faire le travail des HUG et des TPG ?

Je suis convaincu que ce n'est pas rendre service aux TPG que de publier un communiqué de presse se vantant de n'avoir recruté que des employés de nationalité Suisse... au moment même où les TPG viennent de se voir attribuer le marché des transports de l'agglomération d'Annemasse et candidatent au renouvellement de leurs marchés publics français des transports transfrontaliers pour l'ensemble du Genevois français !?! En général, les entreprises performantes se targuent de recruter des compétences, pas des passeports.

Bien sûr, on n'en attend pas moins de la part du MCG que de prôner la discrimination : il faut mettre cela sur le compte de l'ardeur des nouveaux naturalisés. Ils ont le mérite de la cohérence. En revanche, comment comprendre que des PLR reprennent à leur compte de telles propositions qui vont à l'encontre de l'efficacité économique ? Comment comprendre que des PDC, se lovent dans l'hypocrisie du silence face à ces propositions de comptoir qui attribuent plus ou moins d'humanité en fonction des passeports ? Comment comprendre que des socialistes et des individus d'extrême gauche soient aussi effacés lorsqu'on divise les employés et ouvriers en fonction de leur nationalité ? Avec le soutien de seulement un électeur Genevois sur 7, le MCG est-il devenu majoritaire parmi les Genevois qui pensent ? Ils sont en tout cas majoritaires parmi ceux qui s'expriment sur le sujet. Pourtant a démocratie directe peut être autre chose que la dictature des comptoirs.

Mais ce qui m'hallucine le plus c'est avec quelle impudeur, par ces politiques discriminatoires, les autorités cantonales genevoises se targuent de violer les principes qui fondent les accords bilatéraux et de libre circulation tout en les défendant publiquement à chaque votation !

Car oui, Genève, en toute souveraineté, sera libre de défendre la discrimination à l'embauche : le jour où la Suisse aura décidé de renoncer aux accords bilatéraux et à la prospérité économique qui en découle. Mais aucun pays ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre des accords internationaux, pas même avec la démocratie directe. Le vote populaire n'autorise pas un peuple à renoncer à ses obligations internationales de manière unilatérale, pas plus s'agissant des accords bilatéraux que du projet d'agglomération.

Alors évidemment, on s'attendrait à ce que le parquet ou la justice suisse rappelle au Conseil d'Etat Genevois que dans un état de droit tel que la Suisse, il serait judicieux que le droit soit respecté. En particulier les accords bilatéraux qui imposent l'absence de toute discrimination en dehors des fonctions régaliennes. Mais voilà, à ce jour, on n'a encore jamais vu de juge Suisse condamner la Suisse pour n'avoir pas appliqué les accords bilatéraux. Alors que la France, en revanche, est condamnée par la cour de justice de l'Union Européenne lorsque ses administrations rechignent à appliquer le droit européen. Cela a été le cas pour le prélèvement de la Contribution Sociale Généralisée aux ressortissants européens et suisses.

Il en va pourtant de la crédibilité de la justice suisse à pouvoir appliquer les traités internationaux de manière indépendante. Si la justice suisse ne condamne pas ces discriminations à l'embauche qui vont à l'encontre des accords bilatéraux, l'Union Européenne sera contrainte d'exiger à l'avenir que tout nouvel accord soit soumis dans ses applications au jugement d'une justice indépendante. Il faudra alors recourir à des juges étrangers.

Pour ma part, je transmets les articles parus la semaine dernière sur la discrimination à l'embauche à Genève au comité de suivi des accords bilatéraux entre l'Union Européenne et la Suisse.

Commentaires

Nous avons choisi de ne pas nous plier au diktat de l'UE, ce qui n'est pas votre cas. Nous avons choisi de déterminer nos préférences et cela a permis la prospérité de la Suisse, ce ni n'est vraiment pas le cas de la France. Donc avant de nous faire la leçon, je pense que vous avez des cours de gestion à prendre...

Écrit par : davide | 23/05/2016

Et vous Monsieur Vieillard si une personne de nationalité suisse habitant le canton de Genève postule pour un emploi au sein de votre mairie quelle serait votre réaction...?

Écrit par : Patrick Wehrli | 23/05/2016

@Davide : il s'agit simplement de tenir parole et de respecter la lettre d'un traité international. Si vous souhaitez dénoncer les accords bilatéraux, libre à vous de le faire.. Mais d'ici là il est nécessaire de les appliquer.

@Patrick Wehrli : j'ai même souhaité que siège au conseil municipal dans notre équipe, une citoyenne suisse qui n'a pas la nationalité française. Par ailleurs, les collectivités françaises ont attribué des marchés publics aux TPG... Mais la discrimination à l'embauche aux TPG rend ces choix difficiles à défendre.

A St Julien, les candidatures sont évaluées en fonction des compétences et pas en fonction des nationalités. Sachant que la France est le premier pays de résidence des Suisses de l'étranger, je doute qu'ils subissent des discriminations à l'embauche. Le cas échéant, ils peuvent faire appel à une justice indépendante.. Y compris jusqu'à la cour de justice de l'Union Européenne avec des juges étrangers. Bien cordialement, Antoine Vielliard

Écrit par : Vielliard Antoine | 23/05/2016

Bonsoir Monsieur Vielliard,
J’aimerais juste savoir qui vous a dis qu'il y avais une discrimination basée sur la nationalité à Genève?

Écrit par : Rémy Oudin | 23/05/2016

Concernant la récente préférence cantonale.
Décidément chacun comprend ce qu’il veut quand il veut, il ne s’agit pas de discrimination, il me semble normal et légitime qu’à compétence égale lorsqu’un poste à pourvoir est ouvert, tout soit mis en œuvre afin qu’une commune, un canton, un pays privilégie ses résidents. Pourquoi faudrait-il que la communauté subventionne des chômeurs ou que ces mêmes chômeurs se retrouvent à l’aide sociale ? Pourquoi nous genevois devrions nous résorber le chômage outre frontière laissant nos propres voisins de palier sur le carreau ? D’ailleurs un certain Michel Rocard éminent socialiste qui plus est, n’a-t-il pas dit en son temps "Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde" et bien nous genevois (et résidents genevois) à une autre échelle nous ne pouvons pas résorber tout le chômage de nos pays voisins. Ha il fait bon d’être socialiste et de profiter de la politique libérale du pays voisin, A bon entendeur salut !

Écrit par : Valti | 23/05/2016

Dommage que l'on ne puisse pas vous contacter sur l'adresse email que vous donnez sur votre blog. J'ai essayé de vous y envoyer un message mais visiblement votre adresse ne fonctionne pas. Pour combler les divisions que nous avons une adresse email valide pourrait être un bon début. N'hésitez pas à m'envoyer un message la mienne est valide. Ma démarche est constructive et je pense que nous pourrions avoir quelques manières de penser similaires pour faire avancer les choses dans la bonne direction. Amicalement, PW

Écrit par : Patrick Wehrli | 23/05/2016

Cher Monsieur,

Sur la base de quels faits et de quels arrêts fondez-vous vos déclarations ?

En ce qui concerne le Canton de Genève, la "préférence cantonale" se fonde sur le principe de résidence et non pas sur celui de nationalité. La raison d'être de cette mesure, aussi discutable qu'elle puisse être, c'est de favoriser l'embauche des personnes inscrites au chômage dans le canton, dont une bonne partie sont des citoyens d'États-membres de l'Union européenne, même si pas nécessairement français.

En ce qui concerne la conformité de cette pratique avec l'Accord de libre circulation des personnes (ALCP) et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), le cas n'a pour l'instant fait l'objet d'aucun arrêt en Suisse pour la simple raison qu'il n'y a pas eu de plainte. Sur d'autres questions, notamment en matière de regroupement familial et d'accès aux prestations sociales, le Tribunal fédéral suisse a condamné à plusieurs reprises des administrations cantonales en les obligeant à se conformer aux dispositions de l'ALCP en fonction de l'interprétation de ses principes d'après la CJUE.

Dans un récent arrêt le Tribunal fédéral (TF) a attribué à l'ALCP une primauté normative par rapport à l'ensemble du droit fédéral. Des dispositions légales fondées sur l'Art. 121a voté par e peuple le 9 février 2014 ne peuvent être appliquées que si elles sont conformes à l'Accord et à la jurisprudence de la CJUE, en vidant ainsi l'article constitutionnel de sa portée juridique en ce qui concerne les citoyens de l'UE/AELE.

Si le Canton de Genève n'a pas (encore) été condamné par le TF, c'est soit parce que personne n'a porté plainte devant cette instance, soit que les déclarations de M. Poggia et Cie. n'ont pas de substance.

Enfin, il faudrait mentionner que la région frontalière genevoise se trouve dans une situation très particulière, parce que la main-d'oeuvre non-résidente dispose de compétences linguistiques et parfois techniques supérieures à une partie importante de la population résidente (composée à près de 50% de personnes issues de l'immigration). Politiquement l'absence de toute mesure en faveur de la main-d'oeuvre résidente aurait des répercussions négatives avec les autorités diplomatiques et consulaires de certains États-membres de l'Union européenne, dont les ressortissants sont particulièrement touchés par la concurrence de résidents de France voisine.

À ce titre, il faudrait peut-être rappeler qu'une majorité du Conseil d'État genevois est composé de doubles nationaux, et que le Conseiller d'État en charge de l'emploi, M. Mauro Poggia, a été candidat aux élections du Sénat italien en 2008 pour une formation politique actuellement représentée au sein du gouvernement italien. L'ancien président du MCG, M. Éric Stauffer, est également ressortissant italien tout comme le Conseiller d'État en charge des finances Serge Dal Busco et les conseillers nationaux Guillaume Barazzone et Lisa Mazzone.

Écrit par : Gilles | 24/05/2016

Sans rentrer en considération sur les accords bilatéraux, j'aimerais savoir ce qui vous permet d'affirmer que les chauffeurs et les infirmières suisses sont moins compétents que les français (causent plus d'accidents pour les uns, sont moins expérimentéses pour les autres) ? ! ? !

Écrit par : Magnolia | 24/05/2016

Donc, vous sous-entendez, dans votre post, que les résidents suisses sont moins bien formés que les frontaliers (Français, sous-entendus aussi)? C'est le discours de bien des RH, français, en Suisse. Mais, car il y a un mais, en êtes-vous sûr? Qu'Est-ce qui vous prouve qu'un chauffeur de bus résident aurait plus d'accidents? La durée de son parcours pour se rendre à son travail? Car, une heure de voiture avant d'arriver sur son lieu de travail fatigue déjà. Idem pour les infirmières. Donc, en Suisse, on doit privilégier les frontaliers car 1 : plus solides du point de vue santé (j'aimerais bien voir) et 2 : mieux formés. Ben oui, vous êtes frontalier, vous défendez votre équipe. En Suisse, on défend la nôtre. Parce qu'un résident à l'aide sociale, c'est nous qui payons la charge. Un frontalier à l'aide sociale, on ne le ressent pas du point de vue financier. Alors oui, d'abord le résident. Comme la France le fait si bien. Mais faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Écrit par : José | 24/05/2016

@Rémy Oudin : voilà quelques faits :
- la circulaire cantonale sur la préférence cantonale
- les déclarations répétées publiques et privées de plusieurs conseillers d'état
- les pressions que subissent les employeurs genevois et dont ils nous témoignent dès que l'OCP constatent qu'elles s'appuient aussi sur Pôle Emploi
- le communiqué de presse des TPG se targuant avoir recruté uniquement des Suisses
- les statistiques de recrutement des SiG qui parmi leur frontaliers comptent plus de frontaliers suisses que de frontaliers de toute autre nationalités.
- des témoignages de français et suisses qui ont dû déménager officiellement en Suisse pour que leur carrière continue d'avancer
- le refus du canton d'accueiillir dans ses écoles les enfants des genevois installés en France qui pourtant demeurrent des contribuables genevois au travers de l'impôt à la source
- etc etc...

@Valti : si vous avez déjà fait du recrutement, vous savez que le "à compétence égale" n'a aucune réalité concrète, ce n'est qu'un doux euphémisme pour déguiser le terme de discrimination. Ce qui se passe actuellement n'a rien à voir avec du "à compétence égale". L'exemple de Clair Bois la semaine dernière est criant à ce sujet.

@Gilles : les discriminations fondées sur la résidence contreviennent tout autant aux accords bilatéraux que les discriminations fondées sur la nationalité. Il faudra pourtant des condamnations légales de ces dérices si la justice suisse souhaite conserver sa crédibilité pour juger de l'application des futurs traités internationaux de la Suisse.

@Magnolia et José : lorsqu'un un conducteur de bus ou un infirmier suisse est plus compétent il doit être recruté. Ce serait de ma part de la discrimination inversée que de revendiquer le contraire.Cependant, la politique de discrimination cantonale consuit à privilégier un conducteur ou un infirmier incompétent lorsqu'il est suisse. Au détriment des usagers de transport et des patients genevois.

Écrit par : Antoine Vielliard | 24/05/2016

Quand on voit la gabegie qu'il y a au CHUV à Lausanne à cause d'un directeur français et de ses sous-frifres nommés à tous les postes de chefs de service, il est normal que nous revenions à nos valeurs sûres anciennes.
Du personnel Suisse bien formés de toute évidence et avec des méthodes suisses qui ont fait leurs preuves des décennies durant avant 2005!

Et je vous passe tous les problèmes dans les entreprises depuis cette invasion de personnel étrangers qui n'ont absolument rien apporté si ce n'est un climat détestable dans nos entreprises et une qualité du travail-rendu à la baisse!

Il est grand temps de devenir chauvin, comme les français, et de nous donner la priorité; rien que pour maintenir nos acquis en matière de bonne santé et qualité relationnelle ainsi que notre image de marque internationale.

Il est temps de faire le bilan et le constat: nous avons beaucoup trop perdu depuis cette invasion d'employés de faible voire basse qualité!

Écrit par : Corélande | 24/05/2016

Je pense pour ma part qu'on devrait imposer des critères liés à la mobilité dans le recrutement : en effet, même à compétence légèrement inégales (après tout l'employeur peut consacrer quelques jours/semaines à la formation), il serait logique et profitable à l'ensemble de la communauté de recruter la personne qui se rend au travail en transport public ou tout du moins qui réalise le moins de km en voiture.

Écrit par : El Captain | 24/05/2016

Monsieur Vieillard, Genève croule sous les dettes et les budgets sociaux explosent car d'année en année, il y a de moins en moins de contribuables. En effet, les résidents de ce canton sont souvent au chômage ou à l'assistance donc payent pas d'impôt. De plus, une population de 100 000 personnes vivent hors canton et travaillent à Genève. Ils paient très peu d'impôt. Ce canton a le plus fort taux de chômage et une dette par habitant la plus forte de suisse (30 000chf). Il serait temps d'arrêter ce flux de frontaliers et d'insérer l'indigène genevois. Dans tous pays qui se respectent, le résident passe avant les autres. A Genève, c'est d'abord le frontalier qui n'apporte rien mais prend et souvent laisse des casseroles...M. Falciani a explosé le secret bancaire suisse avant de partir. De plus, la confédération et les autres cantons n'aideront pas Genève car ce n'est pas leur rôle. Chaque canton doit se gérer lui-même et être responsable. Genève ne peut compter sur la commune de Saanen (Gstaad) ou sur la canton de Zoug pour prendre en charge les assistés sociaux genevois. Les chinois s'occupent d'abord de leurs enfants, ensuite de leur voisins, après des habitants de leur quartier et pays et en dernier lieu des autres....Voilà comment cela doit se passer.

Écrit par : mark-o | 24/05/2016

@Corélande : le peuple suisse est tout a fait libre et souverain de vous suivre dans vos délires discriminatoires... Mais il doit au préalable renoncer aux accords bilatéraux et la prospérité qui l'accompagne depuis 20 ans. Bien cordialement.

@ElCaptain : il ne revient pas aux employeurs d'assumer les graves manquements à l'aménagement et à la mobilité de notre région depuis 30 ans. Il suffit pour cela que le canton de Genève mette en oeuvre le projet d'agglomération en construisant des logements en nombre suffisants par rapports aux emplois qu'il ambitionne et en finançant les infrastructures de mobilité comme prévu dans le second projet d'agglomération. La discrimination sur le lieu de résidence peut être un choix nombriliste et économiquement absurde que le peuple suisse est libre de faire... Mais il faut au préalable qu'il renonce aux accords bilatéraux et à la prospérité économique qui l'accompagne.

@Mark-o : voilà le moins valable de tous les arguments. Les frontaliers contribuent pour le tiers de la valeur ajoutée cantonale, pour près d'un milliard et demi de recettes cantonales (impôts à la source, impòts sur les personnes morales, TvA,...). En contrepartie, le canton et les communes ne finances ni leur formation, ni leurs charges sociales, ni leur chômage, et très peu de leurs charges de justice et police qui sont les principaux coûts publics. Un résident coûte des déficits au canton, un frontalier rapporte des exédents ! BEAUCOUP d'excédents !

Écrit par : Antoine Vielliard | 24/05/2016

Vous avez oublié que le taux le plus élevé de chômage en Suisse est à Genève et comme par hazard, il y a le taux le plus élevé de frontaliers dans ce même canton. Les frontaliers prennent le travail des résidents genevois et c'est une réalité. Le canton de Genève c'est pas la Suisse, allez visiter des cantons suisses comme Berne, Uri, le Valais. Là-bas pas de système de frontaliers mais les résidents travaillent et contribuent au bon climat social et de vie. Genève n'est pas la Suisse et elle ira droit dans le mur si elle continue a privilégier les frontaliers aux résidents.

Écrit par : mark-o | 24/05/2016

la gabegie régnant au CHU à Genève et même ailleurs n'est pas à reprocher aux étrangers
Voici une anecdote authentique qui s'est produite hier et qui aidera peut-être à mieux comprendre le lâcher prise des jeunes pour devenir médecins généralistes
Une personne de 90 ans trop affaiblie par l'âge et un soudain rhume qui peut vite tourner en broncho a reçu des antibiotiques de la part de son médecin soignant chez qui elle était allée
Avec graves mycoses en retour avec un autre antibiotique mais avec effets secondaires encore plus pugnaces ce qui a conduit un enragé des nouvelles technologies ,un colocataire connu d'elle depuis fort longtemps à photographier tout son corps respectant malgré tout les parties les plus intimes et d'envoyer celles-ci à un Dermatologue
Lequel grâce à ces clichés a ordonné au colocataires d'aller chercher en pharma les médics pour soulager cette personne
Ok le Dermato est connu des pharma mais tout ceci n'encouragera certainement pas les jeunes à se déplacer au chevet du patient et conduira le gouvernement au mariage obligé entre le citoyen et Internet
Pauvre monde ,quelle décadence et ceci encore une fois n'a rien à voir avec l'étranger

Écrit par : lovejoie | 24/05/2016

Il y a quelques années de cela, j'ai été licenciée de mon emploi de secrétaire juridique à Genève et remplacée par une "frontalière" !

Et comme il y a souvent "un retour de bâton", celui-ci ne s'est guère fait attendre : elle n'est pas restée ... horaires, transports, adaptation au système juridique suisse, etc...

Écrit par : Marie | 24/05/2016

"Mais ce qui m'hallucine le plus c'est avec quelle impudeur, par ces politiques discriminatoires, les autorités cantonales genevoises se targuent de violer les principes qui fondent les accords bilatéraux et de libre circulation tout en les défendant publiquement à chaque votation".

Mais ce sont des politiques cher Monsieur, tout comme vous, ai-je envie de dire. Ils ne sont pas tous pourris, certes, mais faut bien gratter.

Notre Justice n'interviendra pas, car celle-ci est gangrénée depuis longtemps. Rien à attendre de la notre, ni de la votre du reste. Voir le "mur des cons" et le message de confiance et d'amour, envoyé par le syndicat des commissaires de la police nationale, fin 2015, après les attentats du Bataclan, au syndicat de la magistrature, dont je vous copie ici, les grandes lignes.

« Nous assurons le syndicat de la magistrature et tous ses inféodés - dont l'inertie et le dogmatisme fou n'ont pas peu contribué à conduire notre pays dans l'impasse où il se trouve - de notre plus profond mépris ", écrit le SCPN dans un communiqué. « Ils sont les alliés objectifs de tous les terrorismes ".

Il est en outre judicieux de préciser que la France a été condamnée plusieurs fois par les totalitaristes de Bruxelles. Sans spécifier toutefois que c'était le pays qui l'avait été le plus. Personnellement, j'y verrai plutôt un signe de bonne santé.

Pour la discrimination au sein des TPG, il me semble naturel d'engager quelqu'un qui vit ici depuis de très nombreuses années, plutot qu'un Bordelais fraichement débarqué dans la région frontalière. Pour renseigner le public, c'est toujours mieux de connaître la géographie du canton... non? Dommage que vous n'ayez pris votre plume virtuelle il y a encore quatre ou cinq ans, lorsque le pourcentage était largement inversé et que tout le staff de la RATP était engagé par un recruteur français. Les tests que ceux-ci faisaient passer avec un plan de métro de l'agglomération parisienne est là pour en attester.

Nous aurions pu y voire une impartialité qui aurait été tout à votre honneur. La votation sur l'immigration de masse étant passée par là, et encore, dans une très faible mesure, la proportion s'inverse.

En ce qui concerne l'implication de juges étrangers dans notre système judiciaire, nous allons bientôt voter là-dessus, patience. J'attends juste que l'on puisse également se prononcer une nouvelle fois sur la continuité, ou l'abandon des accords bilatéraux, puisque la dernière votation date de 2002.

Votre post fait un peu penser au pamphlet de Yann Moix sur la Suisse, et ce n'est pas un compliment, vous vous en doutez bien.

Bien à vous

Écrit par : Laurent Lefort | 24/05/2016

@mark-o : le taux de chômage à Genève est un taux de chômage de canton urbain. Les chômeurs habitent plus en ville qu'à la campagne. Le taux de chômage est par ailleurs plus élevé en suisse alémanique qu'en suisse romande. Voilà la double explication du taux de chômage genevois. Si ce que vous dites était vrai il y aurait une corrélation entre le niveau de chômage à Genève et le nombre de frontaliers. Or on observe le contraire : le chômage genevois est inversement proportionnel au nombre de frontalier. Savez cous lar exemple pourquoi les dernières imprimeries romandes importantes sont à Genève plutôt que dans le canton de Vaud : elles ne survivent que grâce au recrutement de fontaliers. Plus d'emplois frontaliers c est plus de compétitivité et donc plus d'emplois tout court. Le coût d'un seul accident de bus supplémentaire ou d'une seule erreur médicale est supérieur au coût de chômage des individus recrutés sur la base de leur passeport plutot que de leurs compétences.

@Marie : désolé pour votre licenciementmais cela fait partie de la vie. J'espère que le recrutement a été fait sur la base des compétences. Et si la personne n'est pas restée c'est que le recrutement a été une erreur.. Ce qui ne change rien aux raisons de votre licenciement. Bien cordialement,

@Laurent Lefort : je n'ai jamais dit ni pensé que les conseillers d'état étaient pourris. Je demande juste un peu de cohérence dans les positions au sujet des accords bilatéraux et de la libre circulation. Genève ne peut pas demander à la fois le libre échange, mais ne pas respecter sa part du contrat. S'agissant des TPG, le besoin est surtout de recruter des conducteurs expérimentés qui aient le moins d'accidents possible. Lorsque les TPG donnent la priorité à un livreur peu expériementé plutôt qu'un conducteur expérimenté sur le critère de la nationalité, ils s'exposent, et les usagers avec eux, à avoir plus d'accidents. Bien cordialement,

Écrit par : Antoine Vielliard | 24/05/2016

Quand ce n'est pas la migration se sont les frontaliers qui ont fait la richesse de la Suisse....mais bien sûr!!!
Ceci est une insulte à nos parents qui ont travaillé comme des fous, sans horaires et avec une volonté de bien faire quasi inconnue ailleurs dans le monde.
Alors les dernières 20 années se sont plutôt le début de la fin de la qualité suisse et la fin de la paix au travail, que le contraire que l'on constate.

Pour la grave problématique du CHUV à Lausanne, il faut vous renseigner auprès des infirmières et autres aides et services qui sont complètement désorganisés et remodeler depuis que les frontaliers en masse on pris le pouvoir et instaurer LEURS HORAIRES et leurs modalités bien françaises.

Je suis très bien placée pour recueillir ces informations par une clientèle de plus de 25 ans, ouvrière et employés totalement déboussolés par les incohérences imposées et les chamboulements à tout va!
Nous aurons les preuves avec les morts, (déjà eu d'ailleurs, mais sans que cela n'interpelle personne, même pas M. Maillard) mais avant bien sûr personne ne préviendra car les licenciements seront les réponses, tout comme l'argument de tous les frontaliers qui attendent à la porte, si les employés Suisses ne veulent pas se taire!

Si je pouvais délirer sur autre chose, cela me ferait bien plus plaisir.

Écrit par : Corélande | 24/05/2016

@ Antoine Veilliard : licenciée parce que votre compatriote était payée moins cher = recrutement !!!

Le système juridique français n'étant pas du tout le même qu'en Suisse, elle s'est plantée ... donc le licenciement sur compétence ne rentrait pas dans ce cadre !!!

Écrit par : Marie | 24/05/2016

"Voilà la double explication du taux de chômage genevois."

Et évidemment, aucun rapport avec l'ouverture des frontières.

En niant cela, vous perdez le peu de crédibilité qui vous reste.

Écrit par : El Captain | 24/05/2016

J'aimerais bien que l'on arrête de parler de critères de nationalité, il s'agit de critères de résidence et les habitants de Geneve ne sont pas tous suisses loin de là. Quand à votre position sur des éventuels fonctionnaires suisses dans l'administration de St. Julien cela m'intéresserait beaucoup à voir des chiffre!! Alors qu'à Gve il est loin le temps où il fallait être suisse pour postuler.

Écrit par : grindesel | 24/05/2016

Il y a une corrélation entre le nombre de frontaliers et le nombre de chômeurs à Genève. Le canton a le plus haut taux de chômage en Suisse et le plus de frontaliers. La population indigène ne travaille pas tandis que les frontaliers travaillent. L'employeur genevois aime cette main d'oeuvre frontalière car elle est moins cher et servile....une vendeuse frontalière à le sourire en touchant les chf 3500 /mois tandis que l'indigène fait la gueule car elle arrive a peine a survivre. De plus le taux de change a enrichi les frontaliers. Une caissière a un salaire de haut fonctionnaire parisien....La compétitivité genevoise se fait par un dumping salarial français et l'imprimerie genevoise est le plus bel exemple....

https://www.amstat.ch/v2/?lang=fr


et du copinage de frontaliers entre eux.

Écrit par : mark-o | 24/05/2016

Bonjour monsieur Vielliard,
Je vois beaucoup de commentaires traitant de bilatérales et des accords divers entre la Suisse et la France. Nous avons actuellement 34 chômeurs de diverses nationalités dont un certains nombres de français résident à Genève. Afin de nous aider à les aider pouvez vous nous remettre régulièrement la liste des poste vacants dans votre communautés de communes (privés et publique)En vous remerciant de votre engagement pour notre belle région.
Notre mail: info@aprge.ch

P.s. Nous vous voyons très actif sur le domaine de l'emploi, pouvez vous transmettre notre demandes à vos collègues de haute Savoie ?

Écrit par : APRGE | 24/05/2016

Genève à choisi, population 500'000 permis G 100'000

Écrit par : stat | 24/05/2016

"Un Conseiller d'Etat fait une nouvelle sortie en faveur du copinage cantonal."
Dommage que vous répétiez cette grossière contre-vérité. Connaissant, très indirectement, les personnes visées pas cette attaque, je suis totalement persuadé qu'elle repose sur un simple procès d'intention mené contre le Conseiller d'Etat ainsi sali, qui à la malheur d'être d'un parti très mal vu, aussi bien d'une partie de la droite que de la gauche.
Jusqu'à preuve du contraire, que je suis certain de ne jamais rencontrer sur ces blogs, il ne fait que son devoir de magistrat en essayant de faire régner un peu plus de justice dans l'attribut de certains postes dans ce canton, ce qui déplaît évidemment à tous ceux qui bénéficient de certains excès commis dans ce domaine.
P.S.
Je ne suis ni membre du MCG, ni un ami de Monsieur Poggia, ni italien, ni Musulman, mais tout simplement préoccupé par quelques injustices criantes que l'on rencontre un peu trop souvent à Genève.

Écrit par : Mère-Grand | 24/05/2016

En tant que suissesse née de parents suisses et résidente en Suisse je me permet de vous demander mon cher Monsieur: Mais qui êtes-vous en fin de compte pour la ramener sur le sujet?!?
(A part être une personne arrogante qui a réponse à tout.)

Écrit par : Laura | 24/05/2016

@ Antoine Veillard,

Il me semble que vous ne prenez pas vraiment position sur l'idée qu'il puisse y avoir des conducteurs qui proviennent de très loin dans l'Hexagone et qui représentent donc une grande réserve de rivaux potentiels non seulement pour les Genevois ( de nationalité suisse ou pas), mais également pour les ressortissants de l'Ain et de la Haute-Savoie. Ces nouveaux-venus peuvent poser un vrai problème.
Le capitalisme repose sur la libre concurrence, c'est indéniable et Schengen n'a pas encore été aboli, vous avez donc totalement raison sur ces principes-là.
Mais est-ce que cela suffit ?
Peut-on décréter que le débat est clos ? Est-il indécent de s'opposer au statut quo et de considérer qu'il y a problème ?
Poser la question, c'est y répondre !
Sachant qu'il y a environ 3 million de chômeurs en France (je sais que les statistiques sont compliquées et qu'on ne sait pas toujours comment définir un chômeur), il est fort probable que parmi ces candidats à l'emploi, on trouve beaucoup de personnes très qualifiées pour toutes sortes de tâches. Et ne nous voilons pas la face : un salaire suisse est une belle incitation. Cela crée un "appel d'air" certain.
La règle du jeu devrait-elle être que l'on essaye d'absorber à Genève un maximum de travailleurs étrangers, sous peine de passer pour non-respectueux des accords internationaux ? Ou serait-il légitime, ou du moins admissible que l'on cherche à favoriser la réinsertion de chômeurs du crû ?
Effectivement, les lois internationales permettent d'engager des travailleurs européens, mais nous ne sommes pas obligés d'engager tout non-résident qui se présente, aussi qualifié soit-il ou elle.
Le patron étant ...patron chez lui, il a une grande responsabilité et il n'est pas facile de détecter le bon candidat. D'autant plus que ce n'est pas toujours facile pour un non-Genevois de comprendre toutes les subtilités de notre fonctionnement. La culture du travail n'est pas uniforme, même à l'intérieur du domaine francophone.
Ainsi, toute la discussion consistant à spéculer sur les qualifications potentiellement supérieures d'un non-résident ( ou de quelqu'un en provenance de plus loin que la zone frontalière ) sous-entend qu'à Genève, on devrait continuer à ne pas former assez de chômeurs ou de jeunes pour le marché du travail local. Il faudrait continuer à compter sur le personnel formé ailleurs.
Cela me semble être à l'envers du bon sens.
Genève est une ville tellement ouverte sur le monde, tellement cosmopolite, qu'il est difficile d'imaginer qu'à un moment donné ses habitants puissent dire, qu'il faut revoir le fonctionnement et que l'osmose totale ne peut être réalisée, d'autant plus que le flux n'est pas équilibré (je fais allusion au trafic routier).
L'engagement les frontaliers à Genève et la croissance de la région sont des réalités qui touchent l'humain, il pas seulement des chiffres et de paragraphes de loi.

Écrit par : Calendula | 24/05/2016

@Corélande : ce qui a fait la prospérité de la Suisse ce sont tous les actifs qui y ont travaillé, Suisses, immigrés et frontaliers. Dans le cas de Genève, un tiers de la valeur ajoutée est produite par les frontaliers. Pour ce qui est de leur impact sur les comptes publics cantonaux avec des recettes massives et des charges négligeables, les frontaliers ont effectivement permis à Genève de se payer des équipements culturels importants, d'offrir des conditions fiscales dérogatoires aux multinationales sans avoir à faire faillite....

@Marie : Effectivement le marché du travail est concurrentiel. Désolé de vous apprendre que la Suisse est sur la même planète que le reste du monde. Les Suisses sont libre de choisir l'isolationnisme s'ils veulent s'affranchir de cette réalité, mais il faudra aussi renoncer à la prospérité économique.

@El Captain et à Mark-o : sur le sujet de la corrélation entre le chômage à Genève et le nombre de frontalier les statistiques sont claires : plus il y a de frontalier, plus il y a d'emplois et moins il y a de chômage à Genève.
http://portevoix.blog.tdg.ch/archive/2010/04/16/frontaliers-et-chomage-a-geneve-quelques-faits.html

@grindesel : Les deux existent. La discrimination fondée sur la nationalité et la discrimination fondée sur le lieu de résidence. Les deux discriminations vont à l'encontre des engagements pris par la Suisse dans le cadre des accords bilatéraux en particulier sur la libre circulation. Si la Suisse souhaite appliquer de telles discrimination il faut d'abord dénoncer les accords bilatéraux et renoncer à la prospérité qui lui est lié depuis la fin des années 90. On ne peut pas à la fois demander à participer aux marchés européens, s'en accaparer une partie de la prospérité.. et refuser de partager cette même prospérité. La souveraineté d'un peuple, même en démocratie directe, s'arrête là où commence celles des autres.

@ARPGE : toutes les offres d'emplois sont disponibles sur le site de la mairie comme de toutes les autres mairies. A ce jour, je n'ai pas reçu de candidatures de citoyens suisses qui serait prêts à être payés avec un salaire français dans la zone frontalière. En revanche, environ un tiers du conseil municipal a la nationalité suisse et une conseillère municipale est suissesse sans même être française. De manière générale en France de nombreux suisses occupent des postes à responsabilité : la France est la première destination des Suisses de l'étranger.

@Laura : Je ne fais que donner un point de vue ? La dernière fois que j'ai regardé, la Suisse était un état de droit dans lequel la liberté d'expression était garantie.. même pour les personnes d'une autre nationalité. Il semble que certains habitants estiment qu'il faut être suisse pour avoir le droit de penser et de s'exprimer. On est au XXIème siècle madame ! L'esclavage, la colonisation c'est terminé !

@Calendula : Je ne nie nullement les problèmes que vous soulevez. Il y a de multiples manières d'y répondre sans violer les traités signés par la Suisse. Sans renoncer à la liberté de se déplacer et l'égalité entre les ressortissants des pays signataires. La première chose à faire par exemple c'est d'avoir des filières de formation solide pour des chauffeurs de bus... il n'y en a pratiquement pas. Evidemment, ça coute cher.. et pour l'instant c'est très confortable pour les autorités cantonales de recruter des infirmières, des chauffeurs...etc..etc.. sans avoir à payer leur formation... et une fois de temps en temps de les prendre comme boucs émissaires parce qu'ils "voleraient" l'emploi des genevois.

Genève pourrait aussi cesser d'avoir une telle incohérence entre ses politiques économies et d'urbanisme : Genève se compare à New York et Singapour pour l'attractivité économique mais au Gros de Vaud pour sa préservation de la campagne. Ville-monde ou campagne genevoise, là aussi il va falloir choisir.. et cesser de reporter son urbanisation et ses problèmes de mobilité sur ses voisins et partenaires.

Bien cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 25/05/2016

Vos offres d'emploi sont verrouillées pour les étrangers, les certificats ou diplômes exigés ne sont délivré qu'en France.
De ce fait on peut parler de discrimination à l’embauche.

De plus quand il y a des tentatives voici ce que l'on nous reporte:

"Co-Fondateur d'un espace de travail collaboratif sur Genève (www.la-muse.ch) nous avons vécu une expérience hallucinante. Des entrepreneurs Suisses ont tenté de développer l'activité et le concept sur Annecy. Après 8 mois. Ils ont renoncé, dégoutté de toutes les tracasseries et obstacles empêchant l'entrepreneuriat. Cela a tué dans l’œuf une collaboration entre nos communautés en 2014
Fondation Muse |la-muse.ch"

Et il y en a aussi pour des machines de débit de boissons, et réellement il y a pléthore d'exemple.
La région et surtout son marché de l’emploi doivent être repensé afin que chacun y trouve sa place, y compris les résidents qui sont les plus fragiles sur le marché de l'emploi.
A titre personnel je trouve que vous parlez trop de la dynamique économique et pas assez du facteur humain qui la crée.

Bien a vous.

Écrit par : APRGE | 25/05/2016

Corélande,

Ca existe vraiment des gens comme vous ou bien vous faites semblant pour rire ?

Écrit par : Troll spotter | 25/05/2016

@ Antoine Vieilliard,

Merci pour votre réponse. J'aimerais rebondir sur ceci :

"La première chose à faire par exemple c'est d'avoir des filières de formation solide pour des chauffeurs de bus... il n'y en a pratiquement pas. Evidemment, ça coute cher.. et pour l'instant c'est très confortable pour les autorités cantonales de recruter des infirmières, des chauffeurs...etc..etc.. sans avoir à payer leur formation... et une fois de temps en temps de les prendre comme boucs émissaires parce qu'ils "voleraient" l'emploi des genevois."

Nous sommes d'accord sur ce point, mais pas sur le moyen de parvenir à l'effort de formation.
Si je vous suis bien, vous êtes pour l'idée de favoriser une bonne expérience professionnelle (p.ex. dans le cas du recrutement des chauffeurs des TPG) et cela implique d'engager des non-résidents ou même des non-frontaliers. Du moment que les accords bilatéraux n'ont pas été dénoncés, vous postulez qu'il y a discrimination, si on engage un résident genevois chômeur, ayant moins d'expérience.
N'étant pas juriste, je n'arrive pas à trancher sur la pertinence du terme "discrimination", ni à savoir ce qui prévaut en cas de candidatures pour un poste donné, si un non-résident est en concurrence avec un résident au chômage.
Ce matin, j'ai entendu à la RTS une émission sur les allocations-chômage et les devoirs du chômeur concernant la recherche d'emploi et le droit aux prestations-chômage.
Je me demande, quelles sont les obligations de l’État envers les chômeurs, qui dépendent en définitive de l'argent du contribuable.
A quel moment les contribuables ont-ils l'impression d'être menés en bateau ? La situation actuelle génère une grogne sourde et ce n'est pas sain.
Or donc, si nous voulons promouvoir la formation dans notre Canton et faire diminuer le chômage, nous devons trouver un moyen de ne plus passer par la solution de facilité, qui consiste à puiser dans le personnel formé en France. Ainsi, je ne suis pas totalement désespérée, si en haut lieu on essaie de placer des chômeurs à des postes à pourvoir.
On n'est pas dans un pays sous-développé, dans lequel les permis de conduire s'achètent au marché noir, ainsi que les diplômes. Ce serait quand-même lamentable, qu'on n'arrive pas à former des chauffeurs, si on décide qu'il le faut !!!

Je suis également d'accord avec vous sur le fait qu'il faut arrêter de se prendre pour Singapour ou New York. Nous ne sommes même pas au niveau urbain de Zurich et j'espère que nous ne le serons jamais !
On n'a jamais réussi à me faire comprendre, pourquoi la fuite en avant est la seule solution pour notre canton.
Nous sommes une sorte de "poule aux œufs d'or" et je pense que nous en sommes tous parfaitement conscients, tant les Genevois que les départements limitrophes. Pour ne pas finir comme dans le conte, il ne faut pas se monter les uns contre les autres.

Écrit par : Calendula | 25/05/2016

Mais tout le monde s en contre fou de votre point de vu!!!

Écrit par : Laura | 26/05/2016

@ Antoine Veilliard,

En vous relisant,il me semble comprendre, où se situe notre principale divergence et j'aimerais la mettre un peu en évidence.
En y réfléchissant, je me suis demandée, pourquoi nous arrivons à des conclusions si différentes, en partant de constats similaires.

En tant que Maire de St Julien, vous vous positionnez avant tout en faveur des personnes, qui apportent des ressources financières à votre ville.
En donnant l'impression de vouloir le bien de Genève, vous préconisez des chauffeurs expérimentés français, afin de nous éviter des accidents des TPG. (Ça m'a fait beaucoup rire, parce que les statistiques d'accidents par pays européens sont ce qu'elles sont et nos expériences quotidiennes sur la route également ;-))))

Moi, en tant qu'enseignante et mère de deux jeunes adultes, j'ai au contraire l'objectif de promouvoir l'emploi des jeunes en plus de celui des chômeurs. L'argument de l'expérience requise est très discriminatoire pour les jeunes, qui essayent de trouver un premier job. Et cela dans tous les pays européens. (A mon humble avis, une partie des désordres sociaux actuels en France ont cette réalité pour cause.)
Au-delà de la problématique des TPG, la concurrence des demandeurs d'emploi expérimentés et formés ailleurs a un côté démotivant pour les jeunes Genevois arrivant sur le marché de l'emploi.
Ainsi, je pense que si l'on veut vraiment le bien de Genève et à long terme, il faut avoir le courage politique de favoriser la formation des résidents et les aider à accéder à des jobs dans tous les domaines.

Il ne faut pas donner des arguments à ceux qui disent qu'à Genève, on se fait avoir. Je vous parle de la vox populi, de la grogne et de la certitude qu'il y a sous-enchère salariale et discrimination envers les résidents. A nouveau, je pense à des situations en France, où les milieux populaires font des choix politiques en fonction de ce genre de sentiments.

Les gens ont peut-être complètement tort, mais malheureusement, votre billet donne l'impression qu'à Genève, on est au fond des gros nuls, qui ne comprenons pas ce qui est bon pour nous.
Et ce n'est certainement pas la meilleure des façons pour faire aller dans votre sens. C'est même un peu contreproductif ...
Tant que la frontière n'a pas été abolie, il y a encore deux entités avec des règles de fonctionnement différentes, n'en déplaise aux bilatérales. Ce mot implique, qu'il y a deux côtés.

Écrit par : Calendula | 26/05/2016

monsieur le maire,
occupez vous plutôt comme il faut de votre commune. Ce n'est pas parce que vous avez travaillé un peu à geneve, que cela vous donne le droit d'intervenir dans des affaires ne vous regardant absolument pas et sur des sujets dont l'esprit vous échappe complètement. Cela permettra peut-être de vous réconcilier un peu avec votre région et votre ville.

Écrit par : brun | 27/05/2016

@Brun : pardonnez moi, j'ignorais que la liberté d'expression se limitait aux seuls suisses. J'ignorais qu'il étais interdit pour un Genevois de France de pouvoir s'exprimer sur l'application des traités entre la Suisse et l'Union Européenne, alors qu'il ne s'écoule pas un seul jour sans que des responsables politiques ou économiques suisses ne s'expriment sur la situation en France. J'ignorais qu'exprimer des idées pouvait être dangereux....
Bref vous l'aurez compris, et bien que cela vous déplaise, il faudra d'abord renoncer à la démocratie et à la liberté d'expression pour m'interdire de dire ce que je pense sur les affaires qui nous concernent aussi !
Bien cordialement,
Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 27/05/2016

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