13/07/2015

Prendre un enfant par la main, pour l'emmener vers demain !

De mon expérience personnelle, l'exigence la plus rude pour un élu c'est de sans cesse veiller à ce que l'accessoire ne chasse pas l'essentiel. Nous sommes sans cesse interpellés par les habitants sur toutes sortes de questions : du point de vue de l'intérêt général certaines sont accessoires et d'autres essentielles, mais pour les habitants chacune de leurs préoccupations sont essentielles. C'est le propre de la politique, des valeurs et des projets que de définir un ordre de priorité entre les sujets pour définir ce qui est accessoire de ce qui est essentiel.

Depuis quelques jours, mes amis politiques genevois se préoccupent de savoir que penser d'un élu qui se déplace avec son fils. La question est intéressante pour tous ceux qui se préoccupent de théorie et méritera d'être abordée lorsque les habitants n'auront plus de problèmes. A mon avis la question est accessoire. L'essentiel reste la question du logement, de l'emploi et de la mobilité des habitants.

D'ici là, en tant que modeste "voisin français", je peux témoigner que les 3500 Genevois qui sont contraints de quitter Genève chaque année faute de logement le font avec toute leur famille. Leurs enfants ignorent les effets délétères de la LDTR sur un marché du logement totalement bloqués. Ils ignorent les passe droit des milieux immobiliers qui les obligent à quitter leur propre canton. ils ignorent l'entre soit de ces mêmes milieux immobiliers pour préserver un marché immobilier qui fait du bien à tous ceux qui savent tirer profit des pénuries. Lorsqu'ils sont dans les interminables bouchons quotidiens qui s'allongent chaque jour, en revanche ils sont en général sans leurs enfants dans leur véhicule faute de financement suffisants pour une offre de transport transfrontaliers pertinente. Lorsqu'ils paient des impôts à la source au canton de Genève, cela ne couvrent pas les frais de crèches et d'école en France pour leurs enfants, ni les investissement dans les équipements sportifs et culturels.

Chaque jour un peu plus, c'est dans le Genevois français que s'installent les enfants des Genevois.

Commentaires

Et chaque jour c'est à Genève que viennent travailler toujours plus de frontaliers venant de toujours plus loin.
Si c'était si simple...

Écrit par : Pierre Jenni | 30/07/2015

Voici le texte CUCU par excellence digne de tes péroraisons creuses.

Écrit par : carlosycarlos | 04/08/2015

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