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25/02/2015

Enfin de la transparence pour revenir aux priorités des habitants

 

Vielliard_cantonal_2015-1.jpgDepuis 4 ans que je suis au Conseil Général, j'ai mesuré à quel point nous avons besoin de plus de transparence et de collégialité. Tout simplement pour s'assurer que les décisions sont prises exclusivement dans l'intérêt des habitants en dehors de toute autre considération clientéliste ou électoraliste.

Nous avons besoin de méthodes nouvelles pour nous assurer ensemble que les moyens publics sont concentrés à la résolution des préoccupations des habitants : se déplacer, se loger, travailler et préserver le cadre de vie.

Vous trouverez ci-dessous une présentation du bilan de mon action en tant que Conseiller Général ainsi que des engagements que Mylène Duclos et moi-même prenons à votre service.

Bonne lecture !

En version diaporama :

Bilan et engagement cantonal A Vielliard M Duclos Frangy Seyssel Saint Julien.ppsx

En version présentation Powerpoint :

Bilan et engagement cantonal Antoine Vielliard et Mylene Duclos v 10h28.pptx

13/02/2015

La Haute-Savoie a changé de siècle

Il faut revenir aux années Pellarin pour comprendre l’étonnant fonctionnement actuel du Conseil Général.

Bernard Pellarin l’a présidé de 1979 à 1998. Il a marqué notre département d’une empreinte qu’on a appelé « le pellarinisme ». Le pellarinisme est un mélange de bon sens de terrain et de paternalisme. Les anciens maires racontent encore parfois comment Pellarin, en fin d’année, effectuait le tour du département à la rencontre des élus locaux afin d’identifier comment dépenser au plus vite les surplus budgétaires. Le plus souvent les discussions avaient lieu dans un bon restaurant, autour d’une bouteille, avant une partie de carte et se concluait par un paternel « on va y arranger ! ». Les décisions étaient prises exclusivement par le Président. « Tais-toi et écoute » était la consigne donnée aux rares nouveaux élus pour donner des gages d’intégration. Les Conseillers Généraux dont le silence était le plus approbateur, pouvaient être gratifiés de quelques investissements départementaux supplémentaires. Bien sûr il y avait un peu de saupoudrage, mais il y avait aussi une vision départementale : la Haute-Savoie s’est structurée sous la présidence de Bernard Pellarin. Le « pellarinisme » était opportun lorsque l’abondance des ressources publiques conduisait à privilégier la rapidité de la décision plutôt que sa pertinence. Toutes les décisions n’étaient pas toujours les plus justes, mais elles avaient le mérite d’alimenter constamment le moteur économique et le développement du département. La Haute-Savoie moderne d’aujourd’hui doit beaucoup à Bernard Pellarin.

Cependant, les temps ont changé. Dix sept ans ont passé depuis que Bernard Pellarin a quitté la présidence du Conseil Général. Nous sommes maintenant au XXIème siècle. Les pratiques d’opacité ont fait place à des exigences de transparence. Les décisions d’un seul ont fait place à une exigence de collégialité. Le clientélisme a dérivé au copinage et parfois fleureté avec les limites fixées par la loi dans une démocratie moderne. Maintenant que l’omerta prend fin, la justice, la presse, l’histoire et les Haut-Savoyards devront bientôt juger de ces pratiques. Mais surtout la Haute-Savoie est en train de passer d’une situation d’abondance des ressources publiques à une raréfaction qui s’intensifiera dans les années à venir. La pertinence de l’utilisation des fonds publics devient primordiale sur la rapidité des décisions : quand le chasseur a moins de cartouches, il doit mieux régler son tir pour viser juste. A chaque génération ses méthodes de travail.

Le changement du Conseil Général en Conseil Départemental va provoquer ce changement de méthode. Le premier renouvellement complet de l’assemblée départemental,  la parité et le redécoupage des cantons conduiront à un renouvellement profond des élus départementaux. Un renouvellement sociologique autant qu’un renouvellement de génération. Les nouveaux élus, devenus majoritaires, apporteront de nouvelles valeurs, un nouveau regard et une nouvelle exigence sur les modes de gestion.

Notre département bénéficie d’une opportunité exceptionnelle. Son économie repose solidement sur des piliers diversifiés que sont l’industrie, le tourisme, l’agriculture et les échanges avec la Suisse. Cette situation privilégiée le conduit à connaître l’une des croissances démographiques les plus dynamiques de France. C’est une opportunité autant qu’un défi.

Un défi pour loger les actifs et les jeunes de notre département. La surchauffe immobilière les conduit à s’éloigner toujours plus de leur lieu d’emploi. Nous avons laissé s’aggraver les bouchons qui dégradent la qualité de vie des habitants et la compétitivité des entreprises. Pour rattraper le retard, nous proposons de structurer le réseau de transports interurbains sur des lignes suffisamment cadencées pour permettre aux automobilistes de changer leurs habitudes. Nous proposons de planifier un réseau de parking de covoiturage départemental plutôt que de laisser les projets venir au gré des seules opportunités. Nous proposons de planifier dans tous les projets de voirie, les futurs couloirs de bus et les pistes cyclables qui seront tôt ou tard nécessaires.

La Haute-Savoie doit aussi améliorer l’efficacité de son action publique. Les élus Haut-Savoyards ne doivent plus augmenter les impôts pour fuir leur responsabilité de faire des choix. Il faut supprimer l’augmentation des droits de mutations de +20%  votées par le Conseil Général en mars dernier. Cette augmentation vertigineuse pénalise l’économie de notre département et le pouvoir d’achat des ménages. Le premier impôt départemental ne peut plus être fixé au taux le plus élevé de France. Baisser cet impôt sera facilement compensé par une politique active de recensement des faux résidents secondaires et par la fin du clientélisme.

Pour cela, la question de l’aménagement est au cœur de tous les défis de la Haute-Savoie. Faute d’avoir su penser son aménagement, notre département est en train de prendre le risque de se transformer en une gigantesque zone urbanisée continue de Chamonix à Genève et Annecy. Le mitage conduit à la destruction des espaces naturels et agricoles : nous devons y mettre un terme pour préserver nos terroirs agricoles et la ruralité. Nous devons mettre un terme à ce mitage pour préserver la qualité du cadre de vie. Nous devons mieux penser notre aménagement pour que les futurs Haut-Savoyards puissent se loger dans les chefs lieux, les bourgs et les villes, à proximité des réseaux de transport et des aires de covoiturage sans engorger plus encore des voiries déjà saturées. Nous devons aussi mettre un terme à ce mitage pour maitriser les coûts publics exponentiels de réseaux : réseaux secs et humides, voirie, transport, poste, déchets… Des coûts publics inversement proportionnels à la densité de l’habitat. Nous proposons que le département de la Haute-Savoie assume enfin avec courage la responsabilité que la loi lui confie de proposer en amont une vision départementale de son aménagement et de veiller à son application au travers des avis qu’il rend sur les documents d’urbanisme.

Grâce à la transparence et à la collégialité, nous nous assurerons que les moyens publics soient orientés sur les préoccupations prioritaires des habitants : emploi, logement, déplacements et aménagement.

Le Conseil Général est mort ! Vive le Conseil Départemental au service des Haut-Savoyards !