10/10/2013

La guerre des transports fait 3 victimes !

Voilà plusieurs années que perdure une absurde guerre des transports à Genève. Il y a les tenants du tout voiture qui estiment que la voiture est indispensable et que chacun doit être libre de pouvoir se déplacer en voiture partout. De l'autre côté il y a ceux qui estiment que la voiture est une solution du passé et que seul les transports en commun doivent être priorisé.

Comme souvent, la vérité se trouve au centre :

1) Pour une bonne partie de la population de notre agglomération, il n'y a tout simplement pas d'autres solutions que la voiture. L'aménagement de notre agglomération ces 30 dernières années à chassé des centres urbains une bonne partie de la population et des actifs en particuliers. Malgré tous les efforts que nous faisons et que nous ferons ces prochaines années pour les transports en commun, ces habitants vivent dans des zones insuffisamment denses pour bénéficier de réseaux de transports, fiables, réguliers et fréquents. Ils doivent et devront durablement se déplacer en voiture.

2) Pour autant la croissance démographique et le nombre croissant de voitures a totalement saturé la voirie de notre agglomération. Nous ne pourrons pas augmenter l'espace routier de manière significative. Il faudra donc trouver des solutions pour que plus d'habitants puissent se déplacer de manière fluide sur autant de voirie. Il faudra donc favoriser les modes de déplacement qui utilisent moins d'espace public par personne transportée : mobilité douce, covoiturage et surtout transports en commun.

La solution vient nécessairement de la coexistence des modes de transports : permettre l'usage de la voiture hors agglomération, favoriser et prioriser le développement des transports en agglomération.

La guerre des transports à conduit à la paralysie généralisée. Notre agglomération se retrouve avec les transports en commun parmi les plus lents de Suisse ET de France faute d'être suffisamment priorisés. Les voitures qu'on voulait favoriser se retrouve paralysée dans les bouchons incessants. Les projets visant à favoriser les mobilités douces pour désengorger les voies publiques ont été stoppés.

La première victime de la guerre des transports a été notre mobilité à tous dans toute l'agglomération y compris côté français. Dimanche dernier les Verts ont été la seconde victime de cette guerre des transports. A projeter les effets des blocs sur le second tour du Conseil d'Etat, il est bien possible que les Libéraux soient la troisième victime de cette guerre des transports. Les effets de blocs rapportés aux résultats du premier tour placent Isabel Rochat en 8ième position derrière Mauro Poggia !

Nous connaissons les "propositions" du MCG en matière de transport : pas de RER transfrontaliers, plus de 18 de retard sur les réalisations en raison des multiples recours abusifs, des millions de perdus en raison de ces retard, pas de P+R en France, moins et plus tard en raison des recours. Pourtant notre mobilité à tous passe par un renforcement très significatif des efforts transfrontaliers sur la mobilité.

L'amélioration de notre mobilité à tous passe par un traité de paix des transports : une véritable priorisation des transports en commun dans les zones agglomérées et la suppression des obstacles aux transports individuels dans les zones hors agglomération. Le développement des mobilités douce pour désengorger la voirie. Le développement du covoiturage en particulier le covoiturage transfrontalier.

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