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30/01/2013

Ordre du jour du Conseil Municipal de St Julien en Genevois

Vous trouverez ci-dessous l'ordre du jour du Conseil Municipal de ce jeudi 31 janvier 2013 qui se tiendra à 19H en salle du Conseil en Mairie. Séance ouverte au public, en particulier pour tous ceux d'entre vous qui souhaitent être candidat sur une liste aux élections municipales.

A l'ordre du jour de ce mois-ci, le débat d'orientation budgétaire. Le document est bien construit. Il passe un peu sous silence l'évolution de l'endettement de St Julien en Genevois sur les dernières années et l'évolution attendue sur les prochaines années. Pour obtenir ces renseigements, je vous recommande vivement le site réalisé par "Le Journal du Net" sur lequel figure de manière très didactique toutes les données financières de la commune de St Julien en Genevois en particulier sur l'évolution de la dette, des impôts, des recettes de manière générale et des dépenses :

http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/saint-j...

Nous aurons également une délibération sur la municipalisation de l'école de musique. Une évolution que nous soutenons depuis plusieurs mois car elle permet une amélioration de l'offre. Cette initiative de la municipalité est d'ailleurs soutenue également par le Conseil Général de Haute-Savoie.

Egalement à l'ordre du jour une mission, tant attendue confiée au CAUE de Haute-Savoie, pour l'élaboration d'un projet de nouvelle école à St Julien. Pour rappel, les classes des écoles sont actuellement saturées. Il n'y a plus de classes disponibles pour les nouveaux élèves attendus pour la rentrée prochaine et il faudra sans doute au moins 3 ans pour qu'une nouvelle école voit le jour. Cela fait deux ans que nous tirons toutes les sonnettes d'alarme. Nous avions consacré notre tribune libre du mois de décembre à la question. La municipalité avait répondu que nous ne faisions que de la polémique : nous nous réjouissons que la municipalité agisse enfin, même s'il est déjà trop tard !

Les conseillers municipaux de la minorité sont à votre disposition pour toute question relative à l'ordre du jour.

convocation et dossier c_20130125164944.pdf

convention caue_20130128100702.pdf

28/01/2013

Genève n'est pas sous perfusion !

Hier soir, dans une émission de télévision dans laquelle j'intervenais, un député genevois du parti libéral a estimé que le Genevois français était "sous perfusion" de Genève. Cette arrogance n'est malheureusement pas si marginale. Il y a trois semaines j'ai reçu un message d'un autre membre du parti libéral qui allait dans ce sens  "permettez-moi de vous trouver bien effronté de peindre ici vos rodomontades, lorsque l'on sait les faveurs dont vos électeurs ont bénéficié à travers les largesses de notre ville prospère", par amitié pour le parti libéral, je ne publierai pas la suite ordurière de ce message. On retrouve souvent cette idée dans les contributions anonyme  au sujet de "la main généreuse qui vous nourrit" (sic).

Ce qui me frappe dans cette conception, c'est que je n'ai jamais entendu d'argument philantrope en faveur du Genevois français dans le débat public. Je n'ai jamais entendu un Genevois affirmer "Attirons des entreprises pour donner du travail aux Français". Si Genève fait venir des entreprises c'est qu'elle estime y avoir intérêt (faute d'avoir fait tous les calculs sur les recettes et les charges à mon avis). Si les entreprises recrutent environ 30% de frontaliers c'est qu'elles estiment y avoir intérêts. Et si les frontaliers y travaillent c'est aussi qu'ils y ont intérêt. Tout le monde y trouve son intérêt et donc tout le monde peut dire merci à tout le monde.

L'interdépendance est indéniable. Le Genevois français par définition est proche de Genève. Nombre de ses atouts sont liés à la proximité de Genève. : l'aéroport, la croissance économique, une rétrocession qui finance largement les communes et un fort pouvoir d'achat en moyenne. Pour autant, le fait que certains décideurs ne voient que cet aspect là est particulièrement préoccupant pour notre région. Cette conception nourrit la xénophobie ordinaire qui péjore notre prospérité commune et menace l'avenir des projets communs.

Il faut aussi prendre en compte tout ce que le Genevois français apporte à Genève. En matière d'impôt tout d'abord, avec 600 millions de francs d'impôts à la source les frontaliers collectivement rapportent 3000 francs par famille genevoise de contribution publique soit la totalité des investissements du canton. Je ne compte ici que l'impôt à la source et même pas l'impôt payé par les entreprises qui vivent grâce aux frontaliers. Les frontaliers contribuent à hauteur de 30% de la valeur ajoutée du canton. Sans les frontaliers il n'y a ni filière de soin, ni transport en commun, ni service informatiques, ni urbanisme, ni.. ni... ni...  La France fournit gratuitement à Genève des bataillons d'actifs bien formés sans demander de compensation sur les coûts de formation. Le Genevois français loge 15% des citoyens du canton chassés faute de logements. Si Genève peut se permettre d'offrir un tel dumping fiscal aux entreprises étrangères c'est bien parce que le Genevois français assume à moindre coûts les charges publiques de cette croissance démographique. Si la politique fiscale prédatrice de Genève a tant fonctionné depuis 40 ans, c'est aussi parce que les pays voisins ont accepté de jouer les proies : nombre des multinationales qui s'implantent ont été créées dans l'Union et y exercent leur activité dont les profits sont rappatriés ici. Sans Genève, le Genevois français serait aussi "désespéré" que la Creuse affirmait hier soir M. Cuendet - ignorant à quel point la Creuse n'a rien de désespérée. Il faut bien admettre que sans le Genevois français, Genève serait sans doute dans la même situation que Porrentruy - qui n'a rien de désespéré non plus, mais qui priverait M. Cuendet de beaucoup de prétention. Bien que Genève ne pourrait réaliser aucun investissement public sans la contribution économique et fiscale du Genevois français, aucun élu français n'aurait l'arrogance, le mépris et l'aggresivité d'affirmer que Genève serait "sous perfusion du Genevois français" pour reprendre les termes de M. Cuendet.

Les Genevois ont fortement conscience de toute ce qu'ils apportent au Genevois français. Il serait utile qu'ils comprennent aussi ce qu'ils doivent au Genevois français... et à quel point la proximité de Genève a son lot d'effets particulièrement pervers. Si vous connaissez d'autres mendiants qui vous donnent 3000 CHF par an, donnez moi leur adresse !

Nos systèmes de soin, nos entreprises, nos administrations sont sans cesse pillées de leurs ressources humaines en raison d'un taux de change très éloigné des parités de pouvoir d'achat. Nous formons à grand coût et Genève se sert. Certes les chefs d'entreprises se plaignent du droit et de la fiscalité française, mais ils pourraient y faire face sans ce pillage de ressources humaines. Ils pourraient y faire face si l'afflux de Genevois dans le Genevois français ne contraignaient pas leurs propres salariés à aller travailler à Genève pour payer leur loyer devenu lui aussi genevois. Le dumping fiscal génère un afflux de richesse dans notre agglomération qui s'accompagne inévitablement aussi d'un afflux de pauvreté qui nous coûte cher en programme sociaux. Nous subissons cela aussi. Le Genevois français est l'un des territoires de France où les inégalités sociales sont les plus fortes : les pouvoirs d'achats les plus élevés cotoient les personnes les plus marginalisées. Nous subissons aussi une explosion des cambriolages. La généralisation du trafic de drogue au coeur de l'agglomération a triplé les taux de personnes dépendante au détriment de nos budgets publics. Au fur et à mesure que Genève chasse sur les territoires voisins ses propres enfants, nos enfants à nous sont contraints de quitter leur commune. Les salariés en euros qui doivent faire fonctionner les écoles, les entreprises et les administrations n'ont plus les moyens de vivre dans ce gettho de grandes fortunes et d'expatriés que Genève bâti contre notre gré. Notre refus de laisser tomber nos enfants, comme le font les communes genevoise, nous oblige à transformer nos campagnes en ville contre notre gré. Chaque mois nous circulons un peu moins bien dans nos communes en raison de ce modèle de croissance dont nous sommes aussi les victimes.

Les remarques qu'on lit ici ou là sur cce que pourraient être Genève et le Genevois français l'un sans l'autre sont une perte de temps : jusqu'à la fin du monde, Genève et le Genevois français seront voisins. Ils ont simplement besoin de mieux se parler et mieux s'écouter pour continuer à bénéficier de leurs différences et d'en limiter les effets pervers.

25/01/2013

Forfaits fiscaux : quelques questions pour des députés du Grand Conseil

Hier, le Grand Conseil a adopté une motion présentée par les députés PDC concernant les forfaits fiscaux et pose la menace de cesser de rétrocéder la "compensation financière genevoise". Je me permets de leur lister un certain nombre de question. J'espère que ces questions pourront les aider à comprendre que la Suisse n'est pas hors du monde, qu'elle a des voisins, qui eux aussi doivent se défendre de l'aggressivité fiscale de la Suisse.

Lorsque l'an dernier le parlement fédéral a décidé de maintenir les forfaits fiscaux :

1) Les signataires de cette motion se sont ils préoccupés de demander l'avis des pays tiers sur le maintient d'une telle agression fiscale qui consiste à offrir des conditions fiscales plus attractives aux meilleurs contribuables des voisins qu'à ses propres contribuables ?

2) Sans demander l'avis des pays tiers, se sont ils simplement préoccupés de l'impact sur les finances des pays partenaires d'une telle agression fiscale ? Alors pourquoi exiger de la France qu'elle soit plus multilatéraliste qu'eux mêmes ne l'ont été ? Les députés estimeraient-ils que la France n'est pas une démocratie et qu'il ne serait pas légitime pour elle de défendre les intérêts des honnêtes contribuables ? Pourquoi la France devrait-elle consulter la Suisse lorsqu'elle renonce à des tolérances de son droit interne ?

3) Comment justifient-ils qu'une convention de double imposition destinée à éviter qu'un contribuable soit imposé deux fois se transforme 40 ans plus tard en convention de non imposition pour contribuables fortunés ?

4) Comment les signataires estiment-ils compatibles le statut de pays neutre et la politique fiscale helvétique qui consiste à faire des montages fiscaux abusifs, des statuts fiscaux dérogatoires et de la complicité de fraude fiscale une industrie nationale au détriment du reste du monde en général, des 27 pays de l'Union en particulier et des honnêtes contribuables des pays voisins en première cible ?

5) Alors que la France fait sans cesse l'effort d'adapter sa législation nationale pour prendre en compte les spécificités frontalières (à nouveau dans les prochains mois) comment les députés du Grand Conseil Genevois estiment-ils favoriser une relation mature et adulte sans jamais prendre en compte les besoins élémentaires des pays partenaires ?

6) Comment les députés du Grand Conseil estiment-ils répondre aux préoccupations de mobilités et de logements des 15% de leurs électeurs qui résident dans les communes du Genevois français en adoptant une motion incapable de prendre en compte les réalités économiques et fiscales du pays dans lequel habitent leurs propres électeurs ?

7) Les députés du Grand Conseil savent-ils que la France peut à tout moment imposer sur son sol les 30% des actifs Genevois qui y résident et mettre à mal l'économie genevoise dont 30% de l'activité dépend des actifs frontaliers ? Les Députés du Grand Conseil savent-ils que le fait frontalier rapporte 600 millions de CHF aux finances cantonales et que la dénonciation de l'accord de 1973 qu'ils appellent de leur voeux conduirait à l'application du régime commun aux autres cantons et se traduirait par une perte nette de 300 millions pour les finances cantonales ?

8) Comment les députés du Grand Conseil estiment-ils répondre aux préoccupations des 30% de contribuables du canton qui résident en France dont la moitié sont leurs propres électeurs et qui exigent au contraire que les 600 millions d'impôts qu'ils paient au canton soient utilisés à leur service dans le développement des transports en commun transfrontaliers notamment ?

9) Les députés du Grand Conseil savent-ils que l'Union Européenne estime à 250 milliards d'euros (oui ! deux cents cinquante milliards d'euros) la perte fiscale générée par les statuts spéciaux accordés aux entreprises, qu'après 10 ans de négociations infructueuses et dilatoires avec les cantons, l'Union Européenne se résout enfin à passer aux menaces pour préserver les intérêts des honnêtes contribuables et que l'adoption de la motion votée hier n'est pas de nature à préserver les intérêts des cantons dans ce contexte là ? Les députés du Grand Conseil comprennent-ils que ces statuts spéciaux lèsent les 250 millions de contribuables européens de 1000 euros par an ?

10) A l'heure où certains préconisent l'arrêt de la croissance démographique, l'arrêt de l'immigration massive, la fin de la libre circulation qui a rendu possible la prospérité suisse depuis 10 ans, l'arrêt de l'urbanisation ou encore l'augmentation de la fiscalité pour les étrangers, n'estiment-ils pas à contre courant le maintien d'une fiscalité plus favorable pour les étrangers que pour les Suisses ?

11) Comment les démocrates chrétiens, signataires de cette motion, concilient-ils leurs valeurs humanistes avec un statut qui exonère les plus fortunés du paiement de la contribution à la société en proportion de ses moyens ?

Merci d'avance pour vos réponses ! Les centaines de millions d'honnêtes contribuables de l'Union Européenne ont besoin de s'assurer que la Suisse n'est pas (ou plus) la complice des fraudeurs et des tricheurs. 

 

22/01/2013

Aménagement du territoire, infrastructures, immigration : "les étrangers doivent payer plus d'impôts"


Depuis plusieurs mois les initiatives se multiplient sur la question de la démographie et de ses conséquences : des initiatives qui oeuvre à une maitrise de la croissance démographique, d'autres qui tente de limiter les effets néfastes de cette croissance sur l'étalement urbain, d'autres initiatives anti-immigration sont à attendre contre les accords billatéraux sur la libre circulation.. c'est à dire en réalité contre toute relation bilatérale entre la Suisse et ses voisins.

Ces initiatives sont compréhensibles. Les Suisses... et par ricochet les habitants du Genevois français, constatent au quotidien les effets pervers d'une croissance qui n'est plus maitrisée : hausse du coût de la vie qui crée des ségrégations sociales, étalement urbain qui détruit le cadre de vie et crée des embouteillages invivables, tensions sociales sur fond de croissance des xénophobies. Mais elles manquent leur cible faute d'aller à l'origine de ces déséquilibres.

Ce matin pour la première fois, je lis dans la Tribune qu'un universitaire Fribourgeois propose de taxer plus les étrangers. Il se rapproche du sujet, mais manque à nouveau le fond. Pourquoi la Suisse connait elle un tel afflux d'étrangers ? Simplement parce qu'elle offre à ces étrangers des conditions fiscales dérogatoires qu'elle n'offre pas à ses propres citoyens.

Les entreprises étrangères bénéficient de statuts fiscaux spéciaux qui leur permettent de ne pas contribuer aux charges publiques du pays. Un aéroport gratuit, des hôpitaux gratuits, des transports en commun gratuits, des ponts, des autoroutes et des tunnels gratuits, des CEVA gratuits... franchement, elles auraient tort de ne pas venir profiter de tous ces généreux cadeaux. Une part importante de la croissance démographique vient des collaborateurs de ces entreprises qui bénéficient de ces conditions spéciales. Une autre part vient de leurs fournisseurs qui les suivent, qui paient éventuellement des taxes, mais contribuent malgré eux à la hausse des coûts des logements et à la saturation des infrastructures.

On pourrait ajouter à cela les forfaits fiscaux, construit sur la même logique de conditions fiscales plus favorables pour les étrangers. Mais cela ne contribue à la démographie que pour quelques centaines d'habitants supplémentaires.

Ces systèmes fiscaux dérogatoires qui avantagent les étrangers au détriment des Suisses pouvaient se justifier avant les accords sur la libre circulation : La Suisse pouvait maitriser son attractivité. Elle ne le peut plus aujourd'hui. Les conditions fiscales dérogatoires en faveur des étrangers sont manifestement incompatibles avec la libre circulation qui assure la prospérité du pays depuis 10 ans.

Ca tombe bien.. C'est précisément ce que pense l'Union Européenne. Qui accueil favorablement la concurrence fiscale, mais seulement si elle est loyale : c'est à dire si les conditions fiscales octroyées aux étrangers sont les mêmes que celles octroyées aux résidents.

Avant de songer à taxer plus les étrangers comme il est proposé ce matin, peut être faudrait-il songer à les taxer de la même manière que les Suisses : entreprises et particuliers.

21/01/2013

Soirée de prévention contre les dépendances dans les collèges de Saint Julien en Genevois

Affiche addiction.jpgLors du travail de préparation de mon projet pour les élections cantonales, j'avais été frappé par le nombre de parents de collégiens inquiets par les proportions que prenaient la consommation de drogue et d'alcool chez les jeunes dans le canton de St Julien en Genevois. A vrai dire, j'étais surtout surpris par le profil des parents qui m'alertaient sur la question : a priori pas du genre à être inquiété par l'idée de faire la fête. J'ai donc décidé d'en faire l'une des 31 propositions de la campagne.

Seconde surprise lorsque je constate que c'est la proposition la plus partagée sur Facebook. Je pensais au contraire que cette proposition allait sembler plutôt ringarde aux yeux des électeurs de 18-30 ans que je cotoie sur Facebook. Pas du tout, bien au contraire. Manifestement, ils partagent l'inquiétude des parents de collégien.

J'ai donc contacté les associations de lutte contre les dépendances qui ont confirmé ces inquiétudes : la proportion de personnes dépendante est trois fois plus importante dans le Genevois français que dans des agglomérations comparables. Les prix sont trois fois plus bas au point que l'on vient de toute la France pour ce tourisme d'achat très particulier. Un haut responsable de la gendarmerie départemental me disait même que Genève, et donc notre agglomération, était devenue LA plaque tournante du trafic de drogue en Europe. Les douaniers sont inquiets car la révision des politiques publiques aussi bien que les accords de Schengen ont réduit leurs effectifs et qu'ils assurent moins bien cette mission de répression du trafic. De toute façon, pour ceux qui ne sont pas convaincu par les chiffres, il suffit d'aller à Plainpalais ou aux Pâquis le soir pour comprendre la gravité de la situation : 4 dealers à chaque coin de rue.

Le problème de l'alcool chez les jeunes est plus généralisé dans le pays... mais avec là encore une spécificité locale : nous avons plus de parents double actifs, souvent éloignés de leurs grands parents, et souvent avec un pouvoir d'achat important qui facilite l'approvisionnement. La surconsommation d'alcool semble nous touché plus fortement aussi.

Plusieurs institutions interviennent déjà sur le sujet des dépendances. Il m'a semblé qu'il y avait un manque dans l'accompagnement des parents confrontés à ces difficultés et désemparés. J'ai demandé à l'ANPAA et l'APRETO de travailler avec les associations de parents d'élèves : la FCPE, la PEEP et l'APEL. Voilà plus d'un an que les 5 associations travaillent ensemble sans compter leur temps. Un questionnaire a été distribué dans les collèges avec un taux de retour surprenant de plus de 30% qui indique que c'est un sujet de préoccupation important. Plusieurs réunions de travail et de concertation ont eu lieu qui donneront lieu à un spectacle par la Compagnie des Gens d'Ici le jeudi 14 février à 20h00 à l'Arande. Les parents et les collégiens, et toute personne concernée, sont chaleureusement invitée à cette soirée gratuite.

Inscription gratuite à l'Arande à St Julien les après midi à partir de 15H ou par mail à csapa.genevois@anpaa74.fr

 

16/01/2013

Vignette à 100 CHF : 1 million de voitures en plus pour aller à l'aéroport de Genève ?

Petit à petit les instances fédérales s'acheminent vers une vignette à 100CHF. Cela prendra peut être quelques années mais la direction est donnée. A titre personnel, il me semble que cette décision à du sens. Mais elle pourrait avoir une conséquence dramatique pour l'agglomération genevoise en reportant une partie importante du traffic occasionnel vers l'aéroport sur les réseaux secondaires.

Parmi les 14 millions de voyageurs de l'aéroport de Genève il y en a sans doute plus d'un million qui ne résident pas dans le Grand Genève et ne viennent qu'une ou deux fois par an seulement pour se rendre à l'aéroport. Il y en a aussi qui résident dans le Grand Genève mais n'utilisent pas les autoroutes Suisses. Déjà aujourd'hui avec une vignette auto à 40CHF il n'est pas rare de rencontrer à St Julien en Genevois des automobilistes et des motards d'autres régions qui demandent quel chemin suivre pour se rendre à l'aéroport sans passer par l'autoroute. Leur nombre explosera si la vignette passe à 100CHF. Il faut bien avouer que payer 100CHF pour parcourir 5km à 80km/h ça n'en vaut pas la peine pour ceux qui ne font ce parcours qu'une ou deux fois par an.

Perly, Veyrier, Bardonnex, Lathoy, St Julien... mais aussi toute la campagne genevoise devrait alors assumer un traffic de report absurde de près d'un million de véhicules au cours de l'année.

Il y a une solution à ce problème. Elle consiste à considérer la section urbaine de l'autoroute non pas comme une autoroute mais comme un contournement urbain. Ce que c'est de toutes façons puisque aux heures de pointe on y roule à 50km/h. La vignette pourrait toujours être vendue à Bardonnex mais son utilisation ne serait pas obligatoire pour les déplacements qui se limiteraient à l'aéroport. Accessoirement cela permettrait un contrôle uniforme de l'utilisation de la vignette entre résidents et non résidents.

Cette solution a été mise en oeuvre côté français avec la gratuité de l'autoroute A40 entre St Julien en Genevois et Annemasse. Une gratuité payée très chère au concessionnaire par le Conseil Général de Haute-Savoie. Selon les informations que j'ai, il devait y avoir une contrepartie à cette gratuité sur la section jusqu'à l'aéroport. Il est souhaitable pour tous les habitants du Grand Genève que cette gratuité soit mise en oeuvre avant que l'augmentation du prix de la vignette ne rejette sur les voiries secondaires des millions d'automobilistes.

15/01/2013

Où vivent les nouveaux électeurs genevois ?

L'exode massif des Genevois dans le Genevois français est comme tous les phénomènes démographiques : aussi lent et puissant qu'une lame de fond. Le problème de ces lames de fond c'est qu'ils sont souvent aussi peu visibles à l'oeil nu que le changement climatique. Il faut pourtant les rendre visible pour inciter les décideurs à les prendre en compte à temps.

C'est en regardant les évolutions depuis 10 ans qu'on comprend mieux l'ampleur du phénomène.Où vivent les nouveaux électeurs genevois.jpg Entre 2002 et 2012 il y a eu 24583 électeurs supplémentaires dans le canton de Genève dont 10675 électeurs supplémentaires parmi les Genevois de l'étranger.

Le camembert de cette note (cliquer dessus) montrent dans quels bureaux de votes s'est fait la croissance du corp électoral genevois : 43% des électeurs supplémentaires sont des "Suisses de l'étranger" si tant est que le terme soit réellement pertinent pour des Genevois résidant dans le Genevois français. Il y a deux fois plus de Genevois de l'étranger aujourd'hui qu'il y en avait il y a 10 ans. Ils représentent 8% des électeurs du canton officiellement auxquels il faut ajouter environ autant d'électeurs résident officieusement en France.

Deuxième bureau de vote en plus forte croissance Vernier ne compte que 1987 électeurs supplémentaires entre 2002 et 2012 : 5 fois moins que les Genevois de l'étranger.

Chêne-Bougeries qui s'oppose avec tant d'ardeur à la construction de logements ferait bien de s'inquiéter : le nombre de Genevois n'y a progressé que d'un peu plus de 3% en plus de 10 ans. Grâce notamment aux naturalisations. La décroissance chère au Conseiller Administratif de Chêne-Bougeries, Jean Michel Karr est manifestement une politique en vigueur depuis 10 ans à Chêne-Bougeries.

Dans trois communes, et non des moindres, le nombre de Genevois a baissé depuis 10 ans : Céligny (-18), Cologny (-40) et la ville de Genève (-1179).

14/01/2013

Initiative populaire contre les rémunérations abusives : la Suisse pionnière mondiale

La démocratie directe helvétique est souvent surprenante d'archaïsme ET de modernité. L'un des derniers pays au monde a avoir voté l'adhésion à l'ONU, décidé du droit de vote des femmes. Certains cantons ont voté le maintien de l'agression fiscale que sont les forfaits fiscaux d'autres les ont supprimé à l'initiative des habitants.  A l'opposé, la Suisse est aussi le premier pays au monde a avoir voté le PACS au suffrage universel suivi par de nombreux autres pays plus tard. Le premier pays a avoir élu un écologiste dans un parlement en 1979, suivi par de très nombreux autres pays depuis.

La Suisse va sans doute se distinguer dans les prochaines semaines par une initiative populaire qui sera sans doute une autre première mondiale destinée à être suivie largement : une initiative "contre les rémunérations abusives".

A vrai dire le texte est beaucoup plus raisonnable que le nom de l'initiative pourrait le faire penser. Il ne vise pas à réguler la rémunération des dirigeants mais simplement à s'assurer que la rémunération des dirigeants est contrôlée et décidée par leur patron que sont les assemblées générales. C'est bien la moindre des choses. Ce qui est inadmissible c'est que les rémunérations des dirigeants soient décidés par les administrateurs le plus souvent choisi par ces mêmes dirigeants dans un "je-te-tiens, tu me tiens" qui conduit aux pires dérives. Des dérives de rémunération qui détruisent de la valeur pour l'économie. Le plus révoltant c'est que les avis des assemblées générales sur la rémunération des dirigeants ne soient que consultatif.

Rien n'interdira les assemblées générales de rémunérer grassement leurs dirigeants les plus compétents. Mais elles le feront en connaissance de cause et vraisemblablement sur la base de résultat à long terme.

Une initiative beaucoup plus constructive que la mesure symbolique de taxation à 75% qui ne concernent que 1500 contribuables. Un symbole qui trompe les électeurs socialistes tant il est innefficace, mais qui réussit seulement à faire fuire les investisseurs dont la France a besoin.

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