15/01/2013

Où vivent les nouveaux électeurs genevois ?

L'exode massif des Genevois dans le Genevois français est comme tous les phénomènes démographiques : aussi lent et puissant qu'une lame de fond. Le problème de ces lames de fond c'est qu'ils sont souvent aussi peu visibles à l'oeil nu que le changement climatique. Il faut pourtant les rendre visible pour inciter les décideurs à les prendre en compte à temps.

C'est en regardant les évolutions depuis 10 ans qu'on comprend mieux l'ampleur du phénomène.Où vivent les nouveaux électeurs genevois.jpg Entre 2002 et 2012 il y a eu 24583 électeurs supplémentaires dans le canton de Genève dont 10675 électeurs supplémentaires parmi les Genevois de l'étranger.

Le camembert de cette note (cliquer dessus) montrent dans quels bureaux de votes s'est fait la croissance du corp électoral genevois : 43% des électeurs supplémentaires sont des "Suisses de l'étranger" si tant est que le terme soit réellement pertinent pour des Genevois résidant dans le Genevois français. Il y a deux fois plus de Genevois de l'étranger aujourd'hui qu'il y en avait il y a 10 ans. Ils représentent 8% des électeurs du canton officiellement auxquels il faut ajouter environ autant d'électeurs résident officieusement en France.

Deuxième bureau de vote en plus forte croissance Vernier ne compte que 1987 électeurs supplémentaires entre 2002 et 2012 : 5 fois moins que les Genevois de l'étranger.

Chêne-Bougeries qui s'oppose avec tant d'ardeur à la construction de logements ferait bien de s'inquiéter : le nombre de Genevois n'y a progressé que d'un peu plus de 3% en plus de 10 ans. Grâce notamment aux naturalisations. La décroissance chère au Conseiller Administratif de Chêne-Bougeries, Jean Michel Karr est manifestement une politique en vigueur depuis 10 ans à Chêne-Bougeries.

Dans trois communes, et non des moindres, le nombre de Genevois a baissé depuis 10 ans : Céligny (-18), Cologny (-40) et la ville de Genève (-1179).

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