07/05/2012

Ce qui devait arriver, arriva : François Hollande - ce qui doit arriver, arrivera : le rassemblement

La victoire de François Hollande était programmée et annoncée par plus de 2000 enquêtes d'opinion. Tous les dirigeants de l'UMP savaient depuis plusieurs années que la candidature de Nicolas Sarkozy était une impasse pour leurs partis. Ils ont conduit la France jusqu'au bout de cette impasse et permis la victoire du parti socialiste plutôt que le rassemblement. Comme le Parti Socialiste en 2007 avait conduit les Français jusqu'au bout de l'impasse de la candidature de Ségolène Royal et permis ainsi la victoire de Nicolas Sarkozy.

Dans cette affaire, le PS et l'UMP ont préservé leurs intérêts partisans au détriment de la France et à votre détriment. Au détriment de votre pouvoir d'achat, de vos conditions de logements, de la compétitivité de nos entreprises, des équilibres publics.

L'UMP essui là un n-ième échec électoral depuis sa création en 2002. Fondée pour permettre l'hégémonie de la droite sur la vie publique, la création de l'UMP a permis au contraire une hégémonie totale du Parti Socialiste qui aujourd'hui en ne rassemblant que 20% à 30% des électeurs contrôle plus de 95% des budgets publics : l'Etat, 20 régions sur 22, 60 départements et la majorité des grandes villes. Le temps du bilan est arrivé pour l'UMP. Elle aura besoin qu'un centre indépendant existe. Non pas un vassal auquel on dicterai des consignes. Non pas un allié qui perdrait toute identité. Mais simplement un centre qui représente les 3 à 6 millions de Français qui ont un point de vue à exprimer sur leur pays et qui sont aujourd'hui exclus des institutions prétenduement représentative par un détournement du vote majoritaire.

Le PS vit là sans doute sa dernière victoire. Dans quelques semaines, le Parti Socialiste devra mettre en place des mesures qui vont à l'exact opposé des propositions de campagne. Aucun parti européen n'a survécu aux décisions urgentes que le PS devra prendre très vite. Le PS aussi aura besoin qu'existe un centre. Un centre qui ne soit pas un vassal auquel on dicterait des consignes. Pas un allié qui perdrait toute identité. Simplement un centre indépendant qui légitimise les décisions pertinentes sur la moralisation de la vie publique. Qui freine les excès et amendent les lois qui doivent être améliorées.

J'ai été frappé par les discours de François Hollande et Nicolas Sarkozy hier soir. Des discours de rassemblement beaucoup plus forts que les discours habituels de soirée électorale. Des discours qui sont en opposition frontale avec les positions qui ont été prises dans la campagne. Les deux candidats du second tour ont dit hier soir après le vote ce que nous autres centristes avions affimé avant le premier tour : la France peut s'en sortir si elle est rassemblée. Nous voulons être des acteurs qui rendent ce rassemblement possible au service des habitants.

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