07/02/2012

Pénurie de logements : un problème de production et pas d'avantages fiscaux

La pénurie de logements est présente partout en France. Tout particulièrement dans ses agglomérations. Et encore plus particulièrement dans celle qui ont une forte croissance démographique comme l'agglomération parisienne et l'agglomération genevoise.

En France, comme en Suisse, on réfléchit à des avantages fiscaux pour aider à l'acquisition d'un logement. Les dispositifs ont été multiples :

  1. déduction fiscale des intérêts d'emprunt mis en place par la majorité UMP et retiré quelques années plus tard vu son coût exorbitant et son innefficacité totale. Un jour il faudra évaluer le montant de la dette publique que nous devrons rembourser pour payer la facture de cette n-ième décision stupide de l'UMP.
  2. en Suisse, le parlement réfléchi à l'épargne logement... croyant que les Plan Epargne Logement sont la raison du taux de propriétaire trois fois supérieur en France qu'en Suisse. (1)
  3. il y a eu aussi les prêts à taux zéro (à ce sujet d'ailleurs, les parlementaires frontaliers ont tellement mal fait leur travail que le gouvernement français a même subventionné avec l'argent public l'installation des Genevois dans le Genevois français plutôt que de faire pression sur le canton concernant ses engagements sur la production de logements)... etc...etc..

Ces avantages fiscaux pour l'acquisition d'un logement dans un marché en pénurie n'a eu qu'un seul effet : alimenter la spéculation en la finançant par des fonds publics ! Orienter plus de fonds sur un marché en pénurie est totalement absurde. Les promoteurs de ces idées stupides estiment que la hausse des prix aura un effet dynamisant sur la production. Ce serait le cas si les ressources étaient abondante. Mais ce n'est pas le cas de l'immobilier.

La pénurie est dûe à de multiples facteurs qu'il faut traiter les uns après les autres :

1) la pénurie de foncier : les égoïsmes font rage et les bien logés s'en donne à coeur joie de s'opposer aux cosntructions de logements pour leurs enfants. La loi doit créer un cadre qui assure durablement la suffisance du foncier à bâtir pour répondre aux besoins en logement. Ce n'est le cas ni en France, ni en Suisse. En France, les documents d'urbanismes sont fait dans les communes... et les SCOT sont des documents insuffisament prescriptifs pour s'assurer que la production de logements sera suffisante pour éviter la pénurie et la spéculation.

2) la pénurie de main d'oeuvre : La capacité de production de l'industrie est inférieur aux besoins en logements. Les divorces et les veuvages nécessite 1% de logements supplémentaires par an pour loger autant d'habitants. La vetusteté en nécessite un autre 1% de logements supplémentaires. La croissance démographique encore quelques points. Faute de main d'oeuvre, nous sommes incapables de produire des logements. L'influence de l'extrême droite xénophobe en Europe a eu une conséquence directe sur les lois anti-immigration, sur le coût de la construction... et sur les loyers que paient les ménages chaque mois.

3) l'augmentation des coûts de la construction : il faudra renforcer la concurrence en autorisant plus de carrières, sans doute mieux implantées, plus respectueuses de l'environnement. Mais dans des marchés aussi locaux, nous ne pouvons pas nous permettre de faire dépendre toute une agglomération de seulement deux ou trois fournisseurs principaux. Les coûts de la construction ont doublé en France au cours des 15 dernières années pendant qu'ils étaient à peu près stables en Allemagne.

La question du logement est d'abord une question humaine et sociale. Surtout en période de vague de froid, parce que par ricochet, ceux qui s'opposent aux constructions de logements, sont directement responsables de la mort des personnes sans domicile ces derniers jours.

C'est aussi une question économique. Le logement représente le tiers du budget des ménages : il a une influence directe et majeur sur le coût de la main d'oeuvre des entreprises et sur le pouvoir d'achat de leurs collaborateurs. Lorsque ces coûts explosent c'est toute la compétitivité du pays qui se réduit.

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Commentaires

Voulez vous dire que quand Mathellier va prendre TOUS LES ANS 40 millions de CHF aux prolétaires genevois qui habiterons les communaux d'Ambilly, parce ce que je doute que la mère Nadine de R. déménage à Thonex, il est aussi branquignole que Monsieur Apparu qu'il dénonce parce qu'il ne veux pas bloquer les loyers et finalement ne s'élève pas plus haut que les traders qu'il dénonce. C'est beau un gauchiste qui ramasse le pactole et donne des leçons, il me fait penser à Sainte Marie dont on oublie de vérifier ou et dans quelles conditions dorées se sont passées ses 26 premières années.

Écrit par : Arthur | 07/02/2012

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