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27/10/2011

Les institutions suisses.. si admirables lorsqu'elles sont bien utilisées

Pendant longtemps j'ai pensé que les institutions politiques suisses et genevoises avaient toutes les qualités qui font tant défaut aux institutions françaises :

1) la proportionnelle permet de représenter toutes les composantes de la population alors que nos élections majoritaires françaises font que notre parlement exclu de toute représentation politique 45% des habitants. La proportionnelle permet la coexistence des partis alors que le scrutin majoritaire français transforme tout débat public en combat de vie ou de mort (politique).

2) la concordance évite les coups de barre néfastent des alternances et ses décisions à la Pénélope : lorsqu'une majorité passe une législature à défaire ce qui a été fait par la précédente. Elle empêche le débat stérile entre majorité et opposition telle un jeu de rôle éternelle et vain.

3) les élections individuelles des députés permettent d'élire des candidats moins dépendants des partis, plus représentatifs et plus compétents... je le pensais.

4) la démocratie directe interdit aux élus de s'éloigner trop des préoccupations des habitants sous peine d'être rappelé à l'ordre en votation.

5) la double majorité des cantons et du peuple, ou du Conseil National et du Conseil des Etats, permettent une double légitimité fondée à la fois sur la démocratie et sur l'histoire institutionnel... une règle transparente si pertinente par rapport à nos majorités qualifiées européennes, nos répartitions surprenante de sièges dans les communautés de communes ou encore l'obscurité du mode de représentation du Sénat.

etc..etc... bref, les institutions suisses étaient des institutions idéales alors que j'ai toujours vu les institutions françaises comme les pires qu'un pays puisse se doter.

Avec le temps j'ai compris que les choses n'étaient pas si simple :

1) La proportionnelle ne fonctionne plus avec des partis sectaires et arogants. La proportionnelle conduit au blocage si les minorités refusent d'élaborer des compromos majoritaires. La proportionnelle impose aux minoritaires un devoir de responsabilité autant que le scrutin majoritaire impose aux majoritaires un devoir de rassemblement. Le problème n'est pas le mode de scrutin, mais l'abus et le détournement qui peut en être fait.

2) La concordance permet une stabilité juridique.. Une stabilité qui confine à la paralysie. Sur le secret bancaire, tous les élus suisses savent pertinement qu'il n'est pas tenable pour un pays d'ériger au rang d'industrie nationale la complicité de fraude fiscale au détriment de pays avec lesquels ont fait 60% de son commerce. La Suisse doit heurter des murs avant de pouvoir constituer des majorités capables de changer des lois. Ce n'est que sous la pression d'une faillite de l'UBS puis du Crédit Suisse que la Suisse fait évoluer ses positions sur le secret bancaire. La concordance permet une stabilité juridique mais empêche toute anticipation. Elle agrave la myopie habituelle des démocraties.

Je m'apercois aussi que la concordance rend difficile le débat public et transparent. A Genève tous les partis sont corresponsable du drame actuel que vivent les Genevois. Aucun n'ose le mettre clairement sur la table de peur d'avoir à assumer sa part de responsabilité.

3) L'élection individuelle des députés donne libre court aux lobbys. Contrairement aux apparences, le Grand Conseil n'est pas constitué de groupe UDC, PS, Ecolo, PLR, MCG, PDC.. il est en réalité composé d'un lobby de policiers, d'un lobby d'avocats d'affaires et de millieux immobiliers, d'un lobby des associations environnementales, d'un lobby des associations de locataires, d'un lobby catho et d'un lobby franc maçon... avec des agriculteurs dans tous ces lobbys, car les agriculteurs votent indépendament des différents partis. Dans un parlement de lobby il n'y a plus beaucoup de place pour une vision générale de la société.

4) La démocratie directe n'empêche pas du tout les élus de s'éloigner des préoccupations des habitants. Au contraire, par les blocages induits, la démocratie directe à éloigner du vote la majorité des habitants qui renonce à exprimer tout point de vue dans un débat public devenu stérile. Le paradoxe de Genève c'est que malgré la démocratie directe, les citoyens genevois sont aussi peu entendus dans le débat public que les citoyens singapouriens pourtant privé de liberté de la presse et de liberté de conscience. La complexité du débat public prive les citoyens d'un débat transparent. Ils sont souvent manipulés comme sur le dossier de la traversée de la rade lorsqu'une majorité étaient en faveur d'une traversée mais en les divisants entre tenants du pont et du tunel, certains ont su privé le souverain de sa souveraineté. Lorsque la souveraineté cantonale qui exige plus de logements, n'est pas tout simplement bafouée au nom d'une prétendue souveraineté populaire communale.

5) La double majorité peut conduire parfois à un diktaat d'un petit canton sur toute la Suisse. Voilà longtemps que celà n'est pas arrivé. Mais un jour sans doute.

Je suis toujours admiratif des institutions suisses.. et toujours aussi critique des institutions françaises. Mais je réalise que les institutions ne sont que des outils.. et comme tous les outils, il faut d'abord savoir bien les utiliser. Quelques soient les institutions, il faut de la responsabilité pour mettre les problèmes sur la table, écouter les avis divergents, rassembler. Il faut du courage pour dire les vérités difficiles. Il faut de la vision pour présenter un projet d'avenir.

23/10/2011

Echec des partis représentés au Conseil d'Etat... (et au Conseil Fédéral)

Le résultat des élections fédérales à Genève est un échec pour les 4 partis représentés au Conseil d'Etat :

Les Verts perdent -2,5%, Le PS -0,1%, le PDC -0,2% et le PLR -3,6%... curieusement le PDC ne bénéficie pas de la chute du PLR pas plus que les socialistes ne récupèrent une partie de la chute des Verts.

L'extrême gauche et l'extrême droite aussi perdent des plumes sans être associées au Conseil d'Etat.

Le gain principal est du côté d'un parti qui s'oppose le plus frontalement à la coalition gouvernementale genevoise : le MCG avec +7,1%. Le second gagnant est un parti qui n'est pas associé au bilan de la politique genevoise : les Verts Libéraux avec +3,1%. Ces deux partis sont les seuls à engranger des gains et sont aussi les deux partis les plus récents sur la scène politique. Ce succès fulgurant de deux mouvements récents - autant que l'abstention massive et croissante - illustre la soif d'une proposition politique nouvelle...et cohérente.

En 2007, les partis représentés au Conseil d'Etat rassemblaient plus des deux tiers des Genevois avec un score cumulé de 67,74%. Ils n'en rassemblent aujourd'hui plus que 61,26%.

A mon sens cet échec des partis du Conseil d'Etat est une conséquence directe des incohérences politiques entre une politique économique exogène qui attire une population très aisée et une politique du logement restrictive qui chasse les Genevois du canton. Les décisions politiques des 4 partis du Conseil d'Etat se traduit pour les Genevois par une aggravation rapide et continue des conditions de circulation et de la qualité de vie, par une augmentation continue et exponentielle de la spéculation immobilière, par un exode des classes moyennes et des jeunes, par une diminution rapide du pouvoir d'achat des Genevois, et par des difficultés de recrutement de professions intermédiaires qui créent des tensions dans les domaines de la sécurité, de l'éduction et de la santé.

Pour mettre un terme à cette spirale de l'échec, les partis représentés au Conseil d'Etat devront proposer une vision cohérente de l'avenir de Genève : une croissance économique à la mesure de la croissance urbaine que les habitants sont prêt à accepter. Nous en sommes encore loin aujourd'hui avec des autorités cantonales incapables de dialoguer avec les communes pour parvenir à un consensus sur le rythme, les modalités et le modèle de développement économique et urbain de Genève. A ce jour, ce sont les Genevois qui font les frais de ces incohérences : leur vote d'aujourd'hui dit clairement leur appréciation du bilan des partis du Conseil d'Etat.

 

PS : autre élément remarquable des élections fédérales est le succès important des listes transfrontalières : grâce à leurs listes transfrontalières les Verts réalisent 20,4% des suffrages parmis les Genevois installés dans le Genevois français et le PDC 13,5% ! Des scores bien supérieurs à leurs scores cantonaux et qui ont permis aux Verts de gagner +0,9% au niveau cantonal et aux PDC +0,6% ! La part des Suisses de l'étranger progresse considérablement dans le corps électoral Genevois - l'UDC devrait souligner cet "EXODE massif" des Genevois -. Ils représentaient déjà 6,58% des électeurs Genevois en 2007.. ils en représentent aujourd'hui 8%. De quoi consituer un groupe au Grand Conseil en 2013 !

 

22/10/2011

Recettes communales et constructions de logements

La constituante genevoise s'attaque à l'un des obstacles à la construction de logements à Genève : la fiscalité communale. Comme en France, il y a beaucoup d'élus locaux dont les projets politiques sont surtout guidés par les contraintes financières. En France, et tout particulièrement dans les communes frontalières, plus ils construisent, et plus ils ont d'habitants et de frontaliers, plus ils ont de recettes communales pour présenter un bilan : car les recettes des communes françaises sont porportionnelles au nombre d'habitants.

En Suisse, les recettes fiscales des communes ne dépendent pas du nombre d'habitant mais 1) du nombre d'emplois et surtout 2) du niveau de rémunération des personnes qui vivent et travaillent dans la commune. Les communes sont ainsi très fortement incitées à construire de l'immobilier de bureau de service pour trader internationaux plutôt que des bâtiments industriels et des villas de luxe plutôt que des appartements. Pour la commune genevoise le riche expatrié est profitable... alors que l'habitant modeste qui vit là depuis longtemps ne l'est pas !

En basculant les recettes communales sur la seule commune de résidence, la constituante s'attaque à l'un des obstacles à la construction de logements. Les communes auront désormais plutôt intérêt à construire des logements et avoir des habitants plutôt qu'à construire de l'immobilier de bureau. Appliqué à l'exemple des Cherpines, la commune de Confignon n'aurait pas été obligée de demander des surfaces d'activités sur le projet des Cherpines pour rééquilibrer ses comptes. Les Verts qui a l'époque avait dénoncé cette exigence de Confignon s'opposent maintenant à la constituante à la correction de ce qui était à la source de cette exigence. Ils ne sont pas à leur première contradiction !

Pour autant, la solution de la constituante est loin d'être magique ! L'autre problème essentiel c'est que les charges des communes sont strictement proportionnelles au nombre d'habitants pendant que leurs recettes sont elles dépendantes du revenu des habitants. Pour avoir des marges de manoeuvre financières, les communes sont donc incitées à attirer des grandes fortunes et à chasser leurs habitants modestes. Les modalités de péréquation intercommunale qui sont ébauchées sont insuffisantes. Même si on corrige cet effet pervers en limitant à +/-20% les différences de recettes communales par habitant on ne corrigera pas le fait que Cologny et Vandoeuvre devront continuer à ne rien construire pour rester 40% plus riches qu'Onex, Plan les Ouates et Confignon ! Pour être incitatif, la péréquation ne doit pas limiter cet effet, elle doit au contraire le corriger : les communes qui ne construisent pas doivent être 40% plus pauvre que celles qui doivent assumer les charges publiques nouvelles d'un développement accéléré. Ce que fait efficacement la péréquation intercommunale vaudoise. Cela peut se faire en complétant la péréquation intercommunale par la création d'un fond intercommunal destiné à financer les salles communales des communes qui construisent le plus de logements.

Le règlement de ce système pervers qui conduit les communes à s'opposer aux constructions est à mon avis, l'une des trois conditions d'un retour de la confiance avec Genève sur la question du logement avant la signature du second projet d'agglo en juin 2012. Les deux autres conditions sont 1) une simplification des processus de construction par la loi afin que les oppositions soient concentrées à un seul point de la procédure plutôt qu'à de multiples reprises (en particulier on hallucine de voir que le plan directeur cantonal doit être suivi de multiples lois de déclassement qui décident de la même chose pourtant, puis de PLQ puis de permis..etc..etc..) et 2) un portage politique de la question du logement tant par les socialistes, les verts que les libéraux - plutôt que les positions stériles et les silences opportunistes qu'on constate aujourd'hui !

21/10/2011

De pire en pire : +30% de logements autour de Genève et -4,6% à Genève !?!?

Voilà 30 ans que le canton de Genève multiplie les promesses de constructions de logements, 30 ans qu'il les viole. Depuis 2007, Genève pousse le culot à écrire ces mensonges dans des chartes d'agglomération. Les derniers chiffres sur les autorisations de logements montrent que les discours et les engagements ne se traduisent toujours pas dans les faits et dans les chiffres :

Au deuxième trimestre, les autorisations de constructions de logements sur une année glissante ont augmenté de :

+24,6% dans l'Ain

+31,1% en Haute-Savoie

+29,0% dans le Valais

+23,6 dans le canton de Vaud - des chiffres cohérents et uniformes de part et d'autre de la frontière-

.... mais elles ont baissées de -4,5% dans le canton de Genève (*) !!!!!! On n'imagine pas que Genève rattrape son retard du jour au lendemain, mais au minimum on pourrait s'attendre à ce que la situation cesse enfin de s'aggraver !

La situation est catastrophique pour les Genevois eux mêmes : surenchère des loyers, expulsion de 80% d'une classe d'âge chaque année, campagne genevoise qui se transforme en aire d'autoroute, paralysie généralisés des voies publiques engorgées par les pendulaires supplémentaires qu'on crée chaque année, fracture des générations, pénurie de main d'oeuvre de policiers, d'infirmières et d'enseignants qui ne peuvent plus se loger dans cette agglo, Genève devient une plaque tournant européenne du trafic de drogues dures.

Quand on écoute les Conseillers d'Etat on constate que Genève se rève l'égale de New York et Singapour.. mais quand on regarde les satistiques de production de logements on constate que le canton de Genève est l'égal de l'agglomération de St Etienne (1222 logements par an aussi) ! Un peu comme une adolescente qui se rève en starlette en lisant Gala ! Les autorités cantonales appuient en même temps sur l'accélérateur démographique et sur le frein de la production de logements. Elles laissent au canton de Vaud et au Genevois français le soin de subir les nuisances de ces incohérences. Elles estiment être quittes avec ceux auxquels elles lèguent les coûts publics, les nuisances de qualité de vie et le coût de la formation... sous prétexte qu'elles créeraient des emplois qu'en réalité elles volent à coup de dumping fiscal !

J'entends les urbanistes énumérer la liste des efforts réalisés :

  1. Un plan directeur cantonal qui "promet" 50 000 logements pour 2030...(dont 35 000 qui auraient déjà dû être réalisés pour 2015 d'après le précédent plan directeur cantonal... et dont on sait qu'ils ne seront pas réalisés dans les temps).
  2. Des effectifs en fort développement dans les administrations... mais qui ne sont guidés par aucun portage politique. J'ai entendu beaucoup plus de réactions aux questionnements de Sandrine Salerno sur le modèle économique... qu'au scandalissime n-ième recours de la commune de Thônex contre les communaux d'Ambilly ! Des conseillers municipaux qui refusent de construire des logements pour les "cas sociaux" (sic) que deviennent leurs propres enfants faute de logements ! Où sont les milieux économiques, où sont les libéraux, où sont les radicaux, où sont les démocrates chrétiens pour mettre face à leurs responsabilités ces irresponsables qui refusent d'assumer les conséquences urbaines du modèle économique qu'ils défendent si ardemment face à Salerno ? La question du logement devra se régler avec des leaders politiques qui offrent une vision aux Genevois : force est de constater qu'il n'y en a pas à ce jour à Genève, et que les administrations ne pourront pas régler ce problème sans l'émergence de leaders politiques genevois.

Où est le leader socialiste genevois qui dira clairement qu'il faut densifier la ville pour mettre un terme à la surenchère spéculative que subissent les locataires ? Il n'existe pas, car les socialistes genevois dépendant de l'ASLOCA, et donc de la poursuite de la pénurie de logements. Où est le leader écologiste qui dira clairement aux milieux écologistes qu'une agglomération respectueuse de l'environnement c'est une agglomération dense et pas une agglomération qui chasse ses habitants à 30/50km ? Il n'existe pas car les verts genevois se contentent de ne respecter l'environnement que dans les limites étriquées de leur unité électorale au détriment des effets réels sur l'environnement ! Où est le leader libéral qui dira clairement que le développement économique a besoin d'un développement urbain ? Il n'existe pas, car les libéraux genevois sont bien trop dépendants des communes de villa. Où est le centriste qui prendra toutes ces contradictions à bras le corps pour offrir aux Genevois une vision d'avenir cohérente ? On l'attend ! Pendant ce temps là, les extrémistes et les populistes s'en donnent à coeur joie à brasser de l'air !

Les Genevois demanderaient des logements dans leur "backyard" si quelqu'un leur expliquait que cela est nécessaire pour loger leurs enfants, pour stopper la pénurie qui nourrit la spéculation, pour cesser d'aggraver les nuisances de la circulation, pour loger des policiers, pour préserver les vrais espaces naturels en dehors de l'agglo, pour limiter la polution.. mais personne ne leur explique les enjeux.

En ce moment, les spécialistes de l'immobilier dans le Genevois français observent que 80% des transactions immobilières sont faites par des Genevois.... non plus des frontaliers, mais bien des Genevois. Les prix dans le Genevois français atteignent de tels niveaux, que même les frontaliers au pouvoir d'achat pourtant exorbitant ne peuvent plus suivre. Il faut maintenant aussi avoir un apport personnel en Francs suisses alors que les frontaliers ont tendance à épargner en euros. Quand 80% des acheteurs sont des Genevois, le terme de colonisation devient insuffisant.

Le compte à rebours a commencé pour Genève. Vous imaginez bien qu'une telle situation est EXPLOSIVE dans le Genevois français. Nous n'avons certes pas de démocratie directe en France mais nous avons une démocratie tout de même. En 2014, les électeurs du Genevois français auront leur mot à dire sur ce qu'ils subissent. Ils enverront aux oubliettes de l'histoire tous les élus locaux qui sur ces questions auront eu la tiédeur du language diplomatique. Seuls pourront être élus ceux qui ne se contenteront plus des promesses genevoises sans lendemain mais qui auront le courage d'utiliser le rapport de force qui devient malheureusement nécessaire. Si la production de logements à Genève ne s'accélère pas très significativement d'ici à 2014, les notes de ce blog, que certains estiment trop musclées aujourd'hui, auront l'air bien gentilles en comparaison des positions extrêmement offensives de ceux qui seront élus en 2014... et pour 6 ans, dans les communes, aux départements et à la région !

* source : Chiffres clefs de l'espace lémanique - parution de septembre 2011

12/10/2011

Les primaires socialistes révélatrices du vrai clivage de la vie politique française

Les primaires socialistes sont un succès de participation et de modernité. L'ouverture de ce grand débat public marque le début de la fin du Parti Socialiste français tel qu'on le connait : etalées au grand jour les divisions profondes entre un PS moderne et réformateur d'une part et une gauche archaïque d'autre part ne pourront plus perdurer bien longtemps.

Cette semaine, Martine Aubry et François Hollande vont jouer à "plus à gauche que moi tu meurs". Ils vont prétendre vouloir s'opposer à une Europe qui est notre seule chance d'imposer la souveraineté populaire sur une économie mondialisée. Ils vont prétendre qu'un état qui a vécu pendant 30 ans grâce à ses prêteurs pourraient s'en affranchir du jour au lendemain. Ils vont insidieusement laisser penser à leurs électeurs de second tour que l'euro est la source de nos maux alors que le succès de l'Allemagne prouve que ce n'est pas l'euro mais bien nos choix politiques illusoires qui nous ont mené là où nous en sommes.

Nicolas Dupont Aignant, Marine Le Pen, Jean-Pierre Chevênement et l'Humanité se félicitaient tous du succès d'Arnaud Montebourg. Ils ont raison de le faire car tous partagent les mêmes idées archaïques. Les mêmes illusions absurdes. Tous sont des conservateurs qui rêvent d'un retour au temps passé plutôt que de construire un monde meilleur. Jean Jaurès disait "Le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel". Ces gauchistes n'ont pas le courage de comprendre le réel.

Les pragmatiques français doivent s'unir pour construire une majorité nouvelle. Divisés, ils seront minorisés dimanche dans une surenchère gauchiste qui les décridibilise pour l'élection présidentielle. Ils sont minorisés depuis longtemps à l'UMP sous l'influence des idées nauséabondes des Hortefeux et des Guéant. Pour offrir un espoir de reconstruction, les pragmatiques devront faire l'effort de s'unir et de dépasser les clivages partisans. Dans le livre co-écrit avec Michel Rocard : "la politique telle qu'elle meurt de ne pas être", Juppé prouve qu'il a plus de valeurs et d'idées communes avec Rocard qu'avec Hortefeux et Guéant. Ce n'est que par atavisme de clan qu'il ne participe pas à une majorité nouvelle et centrale. Un atavisme qui n'a plus lieu d'être dans la situation actuelle. Réciproquement, il y a plus de points commun entre Juppé et Valls qu'entre Valls et Montebourg.

La primaire socialiste aura au moins permis de mettre un terme aux faux semblants : A l'air de la transparence, il devient de plus en plus compliqué pour le PS français de poursuivre ses contorsions entre le réformisme de la sociale démocratie et l'archaïsme de sa minorité gauchisante.

11/10/2011

Pour un développement économique équilibré avec Genève

(vous trouverez ci-dessous le texte de la tribune du groupe Union des Centristes et Indépendants qui sera publié dans la prochaine édition du journal du département distribué dans les boites aux lettres des 730 000 Haut-Savoyards)

Une partie de l’économie de Haute-Savoie est imbriquée dans l’économie lémanique. Déjà près de 20% des Haut-Savoyards travaillent en Suisse. 20% d’actifs supplémentaires travaillent pour des entreprises et des personnes qui dépendent du marché suisse. Nous avons pour responsabilité d’assurer le développement harmonieux de toutes les branches de l’économie haut-savoyarde : le tourisme, l’industrie et cette économie frontalière.

Fait exceptionnel, les frontaliers genevois paient leur impôt sur le revenu à Genève. Après rétrocession, Genève conserve environ 400 millions d’euros chaque année. Une somme qui correspond environ à la moitié du budget du département ! Pourtant nous devons faire face aux charges exponentielles des déficits de transport en commun. Nous devons aussi apporter des solutions urgentes aux problèmes de logements des salariés en euros qui n’ont plus les moyens de se loger à mesure que Genève exporte sa pénurie de logements.

Ces 400 millions d’euros aujourd'hui conservés par Genève, devront financer les coûts publics que Genève induit sur territoire français. Mais pour cela, nous devons d'abord nous montrer exemplaires sur la gestion des 128 millions de fonds frontaliers déjà reçus. Ils ne peuvent plus servir à des travaux parfois somptuaires dans certaines communes. Ils doivent être utilisés pour financer les priorités des habitants : des logements pour les salariés en euro, une mobilité efficace (covoiturage, transport en commun, mobilité douce) et la préservation des espaces naturels et agricoles d’une urbanisation mal maitrisée.

10/10/2011

Certains veulent une maison dans leur jardin pour leurs enfants !

Ahurissant ! Pendant que des bataillons d'opposants se mobilisent pour interdire toute grue à l'horizon, d'autres violent les lois et font construire une maison dans leur jardin pour leurs enfants. J'ai constaté un cas à St Julien d'un habitant qui avait déposé un permis de construire pour une maison pour son fils dans son jardin. Le permis n'était pas conforme au plan local d'urbanisme et le voisin a déposé un recours. Permis annulé. Ni une ni deux, le premier redépose un autre permis.. et laisse le panneau d'information du précédent permis invalidé. Pensant avoir déjà fait annulé le permis, le voisin n'y voit que du feu et deux mois plus tard le permis illégal est devenu légal faute de recours. Le procédé scandaleux montre que certains sont prêt à violer les lois pour loger leurs enfants.. Pendant que les autres utilisent tous les recours possibles pour priver leurs enfants de logements.

La différence c'est que le propriétaire qui fait construire une maison dans son jardin pour ses enfants accepte la nuisance du voisinage car il sait que cela bénéficiera à son fils. En milieu urbain, tout est dillué, tout est anonyme. Les hordes de genevois qui recourent, les conseillers municipaux de Thônex, de Veyrier, de Troinex, ignorent encore que ce sont leurs propres enfants qu'ils chassent en s'opposant aux constructions de logements. J'ai même rencontré ce week end un jeune genevois qui se révoltait de la hausse de 400 CHF sur son loyer pour une simple remise à neuf.. sans comprendre que son opposition à la construction de 3500 logements aux Cherpines avait un lien direct avec la hausse de 400 CHF de son loyer : moins il y a de logements, plus il y a de pénurie, plus il y a de spéculation.

Les Genevois comme notre propriétaire de St Julien accepteraient volontiers les constructions de logements nécessaires si il se trouvait à Genève un ou des leaders politiques. Un leader qui explique aux Genevois que le développement urbain est une condition nécessaire du développement économique, que la construction de logements est urgente pour mettre fin à la spéculation, que la construction d'une agglomération dense est une condition nécessaire à la préservation des espaces naturels. Les Genevois comprendraient que chaque logement supplémentaire à proximité des réseaux de transports ce sont des voitures en moins sur les voies publiques. Les Genevois sont tout aussi intelligents que n'importe quel autre peuple.. mais ils manquent de leaders politiques capables d'expliquer où Genève va !

Je tente de faire cet exercice avec les fonds frontaliers cantonalisés. Je vais de commune en commune, de conseil municipal en conseil municipal annoncer la mauvaise nouvelle : ces ressources publiques doivent servir aux priorités publiques que sont la mobilité, le logement et la préservation des espaces naturels et ne serviront plus à financer des projets communaux trop souvent somptuaires. Les conseillers municipaux, dans leur écrasante majorité, le comprenne lorsqu'on a la décence de faire l'effort de leur expliquer ce qu'ils peuvent attendre d'un tel changement.

Serge Dal Busco, Maire de Bernex, a manifestement les épaules assez larges pour proposer aux Genevois une vision d'avenir. Il serait temps que les futurs Conseillers d'Etat ne se contentent pas seulement de gérer des départements comme des haut fonctionnaires mais s'attachent aussi à expliquer aux Genevois où ils sont et où ils vont.

07/10/2011

Si j'avais le droit de vote aux élections fédérales...

Plusieurs amis Genevois et binationaux me demandent pour qui je voterai si j'étais Genevois. Notre interdépendance est telle que les élections fédérales à Genève seront importantes pour notre avenir commun. Voilà la réponse que je viens de faire à l'un de ces amis :

1) Si je devais choisir une liste de parti je choisirai les Vert'Libéraux (liste 7). Je trouve que l'action de Laurent Seydoux à Plan les Ouates est exemplaire... on aimerait que plus de maires Genevois ait le courage de servir aussi bien l'intérêt général à long terme plutôt que leur intérêt électoral à court terme. Habituellement j'aurai choisi le PDC mais je suis profondément déçu des alliances passées avec l'UDC et je trouve qu'ils n'assument pas assez leur rôle central dans le débat sur le logement.

2) Les 8% d'électeurs Genevois qui habitent dans le Genevois français peuvent choisir une liste de Genevois de l'étranger histoire de rappeler aux partis que les questions d'agglomération auxquelles ils sont confrontés plus que d'autres (logements, circulation) méritent d'être résolues de toute urgence. Dans ce cas, faute de liste Vert'Libéraux j'aurai choisi celle du PDC conduite dans les faits par Guy Mettan (liste 8) sur laquelle figure Esther Bares, nouvel espoir de la politique genevoise transfrontalière.

3) mais pour être efficace je me dis qu'une fois de plus ce sont les agriculteurs qui ont raison avec leur bon sens habituel. Il est beaucoup plus efficace d'utiliser son pouvoir de vote à influencer l'ordre des candidats sur une liste que de tenter d'influencer la répartition des sièges par parti. Les agriculteurs genevois ont trouvé la parade : ils votent pour les agriculteurs de chaque parti. Ainsi ils renoncent à influencer la répartition des sièges par parti.. mais ils s'assurent que dans chaque parti l'agriculteur est élu au détriment du jeune. C'est ainsi qu'il y a tant d'agriculteurs dans toutes les instances délibératives suisses et que ces derniers influencent notablement les politiques publiques. Si la pénurie de logements et ses conséquences sur la mobilité vous préoccupent autant que moi, je vous recommande d'en faire autant en votant et en faisant voter pour le jeune prometteur de chaque parti. Guillaume Barazone et Marie Chappuis au PDC, Murat Julian Alder au PLR, Romain de Ste Marie pour le PS, Laurent Seydoux pour les Vert'Libéraux même s'il n'est pas aussi jeune. Chez les Verts je choisirai Antonio Hodgers parce que les jeunes Verts ont des idées bien trop intégristes et sectaires. Tout comme leurs aînés, les jeunes politiques genevois ne sont pas vraiment concernés par la gravissime crise du logement qui touche les Genevois... mais au moins, appartiennent ils à cette génération frappée de plein fouet par les incohérences politiques genevoises. Ils ne vivent pas la crise du logement mais la cotoient plus que les anciens.

Je recommande aussi les candidatures de quelques candidats que je connais personnellement ou dont j'ai beaucoup entendu parlé : Alexandra Rys (PDC), Peter Loosli (Vert), Alain Pirat (Vert), Anne-Marie Von Arx Vernon (PDC) et Guy Mettan (PDC).

Pour le Conseil des Etats j'éviterai le MCG qui se contente d'utiliser les frontaliers comme boucs émissaires plutôt que de chercher à comprendre ce qui se passe et à y apporter des solutions. J'éviterai aussi Christian Lüscher, franchement trop à droite et franchement trop déconnecté des problèmes des genevois dans son cabinet d'avocat. Je voterai de préférence pour Robert Cramer (sans illusions car ce dernier n'a pas levé le moindre petit doigt pour convaincre les milieux écolos de l'urgence des Cherpines) et pour Luc Barthassat (avec beaucoup de déception puisqu'il a cautionné l'accord UDC/PDC - j'espère qu'il retrouvera le chemin de ses valeurs et s'opposera à un second siège UDC au Conseil Fédéral)... mais il faut bien voter et je  n'ai pas le privilège de connaitre Liliane Maury Pasquier pour savoir si elle s'affranchit assez des archaïsmes idéologiques socialistes qui consistent à préserver les privilèges acquis des bien logés et bien employés au détriment des jeunes.

06/10/2011

"La prochaine fois on vous aménera un Grec"

"La prochaine fois on vous aménera un Grec" ! Voilà qui semble être le dernier argument des partisans de la politique économique exogène. Le "il y a pire" qui permet un peu trop facilement de renoncer à toute réflexion sur "comment faire mieux" ! Le paradoxe c'est que ce sont habituellement précisément les avocats et milieux immobiliers qui profitent le plus de toutes les spéculations en cours qui traitent les Genevois d'enfants gâtés : des Genevois qui voient leur pouvoir d'achat se réduire de manière régulière jusqu'à les conduire à l'expulsion hors des frontières cantonales.

Les Genevois auront l'occasion de leur répondre à chaque élection. Mais pour les Vaudois et les habitants du Genevois français un tel argument est insupportable : nous ne pouvons pas y répondre par le vote ! On se croirait revenus aux temps du colonialisme quand les colons blancs expliquaient aux indigènes le bonheur qu'ils avaient de bénéficier de l'oeuvre de civilisation. Le terme "France voisine" à lui tout seul est si révélateur : connaissez-vous quelqu'un qui hèle son voisin "VOISIN !"

Je souhaite relever le défi et appeler le Grec à la rescousse. M. le Grec, dites nous, dans votre pays est-ce que vous devez fermer les maisons de retraites parce qu'il n'y a plus d'aide soignants ? M. le Grec, dites nous, est-ce que vos voisins turcs achètent 80% des logements ? M. le Grec, dites-nous, est-ce que vos enfants ont encore des enseignants lorsqu'ils passent le bac : parce qu'ici nos enseignants fuient lorsqu'ils constatent le coût de la vie ? M. le Grec, dites-nous, est-ce que votre pouvoir d'achat se dégrade à mesure que la spéculation immobilière augmente votre budget logement chaque année ? M. le Grec, dites-nous, combien de temps passez vous dans des embouteillages dont l'ampleur augmente chaque mois ? M. le Grec, dites-nous, est-ce que les enfants ont la liberté de vivre à moins de 50 km de leurs parents ? M. le Grec, est-ce dans la rue dans votre ville les gens qui arrivent à se loger la pénurie de logements parlent le Grec, parce qu'ici vendredi soir je suis allé dans un restaurant et il n'y avait que 9 francophones sur les 40 clients logés à Genève ? M. le Grec, dites-nous, est-ce que dans votre pays les entreprises greques paient deux fois plus d'impôts que les entreprises étrangères ? Est-ce que les étrangers les plus fortunés sont quasiment exonérés d'impôts et financent des recours à Champel qui plombent les comptes publics ? M. le Grec, dites-nous, est-ce que les chefs d'entreprises doivent renoncer à des contrats parce que leurs collaborateurs les quittent faute d'avoir les moyens de se loger ? M. le Grec, dites-nous, est-ce que vous devez subir la folie des grandeurs d'un canton de 400 000 habitants qui se rève l'égale de New York et Singapour mais qui refuse de construire le moindre logement ?

Bien sûr que le taux de chômage est plus faible, que le revenu par habitant est parmi les plus élevés. Mais au final, à quoi bon avoir un compte en banque bien garni si les enfants n'ont pas d'enseignants, les grand-parents n'ont pas d'aide soignant et qu'on se pourrit tous la vie à passer de plus en plus de temps dans des bouchons qui s'aggravent à vue d'oeil ? A quoi bon avoir des excédents budgétaires cantonaux si les policiers qu'on n'arrive pas à embaucher refusent de venir emménager dans cet enfer en construction ? Est-ce que ça vaut la peine de gagner plus.. si c'est pour se retrouver avec le revenu disponible le plus faible de Suisse ?

Entre la Grèce et la folie des grandeurs genevoises il y a largement la place pour un modèle de croissance plus humble et plus humain. Un modèle de croissance au service de l'amélioration de la qualité de vie de tous les habitants. Un modèle de croissance fondé sur l'innovation et la recherche des entreprises locales. Sur la formation et les compétences locales.

04/10/2011

Le modèle de croissance genevois en question

Les milieux économiques genevois ont ressorti les armes lourdes pour réagir aux propos tenus par Sandrine Salerno dans le journal municipal de la ville de Genève contre le modèle économique genevois. Ils peuvent sortir l'arme nucléaire le mouvement est lancé : un développement économique n'est tenable à long terme que s'il se place aux services des habitants. Les chiffres confirment désormais l'expérience des Genevois : plus l'économie genevoise se développe à coup de dumping fiscal plus le pouvoir d'achat des Genevois se dégrade. Le revenu disponible par habitant est le plus faible de Suisse Romande dans un canton qui était jusque là en plus forte croissance. Le combat des milieux économique est perdu d'avance. Tôt ou tard le peuple souverain remettra la politique économique à son service. Le lobbying de quelques profiteurs restera sans effet.

Les impôts payés par ces entreprises devraient suffire à justifier ce système. Ils ignorent sans doute que ces impôts ne sont pas à la hauteur des charges publiques induite par ce développement absurde. Le déficit budgétaire cantonal annoncé pour 2012 n'est qu'un premier signe. Nous ne sommes qu'au tout début des déficits de transport et des investissements en infrastructure rendus nécessaires par la folie des grandeurs d'une agglomération moyenne qui se révait capitale internationale contre la volonté de ses habitants.

Si la Fédération des Entreprises Romandes voulait être à la hauteur de la mission que lui ont confié les entreprises ROMANDES elle serait au contraire à la pointe du débat de l'autre croissance. Cette croissance qui permettra aux entrepreneurs romands de créer de la valeur locale. Ce modèle qui ne pénalise pas les entrepreneurs locaux avec des taux de fiscalité deux fois plus élevés que les entreprises internationales. C'est trop en demander à la FER qui ne représente plus les entreprises romandes car à vrai dire on peut se demander s'il reste des entreprises romandes !?! A part les cliniques privées pour expatriés et les entreprises de la construction qui bénéficie de la bulle immobilière. D'ici quelques mois notre région constatera à quel point nous avons eu tort de mettre tous nos oeufs économiques dans le panier des multinationales qui partiront au premier coup de froid venu qu'il soit monétaire, fiscal ou politique.

Ce qui me frappe c'est la violence avec laquelle les milieux économiques répondent à l'interview de Sandrine Salerno comparé au silence qu'elles opposent à la décision SCANDALEUSE de Thônex d'émettre un nouveau recours contre les communaux d'Ambilly après 40 ans d'attermoiements. Ces milieux libéraux ne trouvent rien à redire aux oppositions des communes libérales aux projets de construction de logements. Ils ont tort, car ce sont ces oppositions aux logements qui accélèrent la révolte des Genevois contre le modèle de croissance. Si Genève veut attirer 15000 habitants il faut qu'elle en assume les conséquences urbaines et qu'elle en loge au moins la moitié c'est à dire 3500 logements par an ! Nous en sommes encore loin.. le plan directeur cantonal 2030 est une blague avec ses 50 000 logements dont 35 000 qui avaient déjà été promis pour 2015 !!!

Lorsqu'ils iront convaincre les communes libérales de construire des logements, les milieux économiques constateront que les communes genevoises ne seront prêtes à construrie que lorsque les milieux économiques mettront une limite à leur cupidité. Les communes ont besoin d'avoir la certitude que les milliers de logements qu'elles doivent construire le seront pour leurs habitants et pas pour des milliers d'expats supplémentaires dans une fuite en avant sans fin.

IL n'y a qu'une seule solution : construire BEAUCOUP plus, y compris en ville de Genève, contrairement aux positions défendues par Sandrine Salerno, et faire venir BEAUCOUP moins de monde par une nouvelle politique économique, contrairement aux positions défendues par les milieux économiques genevois.

Faute d'un changement rapide, il est probable que l'oligarchie genevoise connaitra le même sort que celui qui s'annonce pour l'oligarchie Singapourienne qui a eu les mêmes folies de grandeur : l'échec électoral !

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