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29/08/2011

Intervention sur TV8 Mont Blanc au sujet du miniplan d'économisettes du gouvernement

Vous trouverez ci-dessous la vidéo de mon intervention sur TV8 Mont Blanc au journal de jeudi dernier au sujet du miniplan d'économisettes du gouvernement.

5 chiffres à retenir :

  • Dette publique en 2007 : 47 000 euros par famille française
  • Dette publique en 2010 : 58 000 euros par famille française !!!
  • Déficit annuel en 2007 : 1500 euros par famille
  • Déficit annuel en 2010 : 5200 euros par famille
  • Plan d'économies de François Fillon la semaine dernière : seulement 386 euros par famille !!!!!

Les députés français n'ont plus voté de budget à l'équilibre depuis 1978 !!! Toute une génération vit depuis 30 ans sur le dos des générations suivantes.

3 solutions :

  1. réduire drastiquement les dépenses en commançant par le train de vie de l'Etat pour montrer l'exemple : c'est à dire l'exact contraire de ce que propose la gauche.
  2. augmenter les impôts bien qu'ils soient déjà élevés pour combler le déficit : c'est l'exact contraire de ce qu'à fait la droite depuis 2007
  3. aider les entreprises en général et les PME en particulier à exporter car nous devons produire des richesses pour avoir les moyens de vivre !

 

PS : Je serai l'invité demain matin mardi de la radio One FM à 7H05 sur 107FM et ce soir lundi dans un sujet de l'édition France 3 région - édition Alpes, Grenoble au sujet de l'impact de la hausse du franc suisse sur les salariés en euros et les services publics dans le contexte de pénurie de logements à Genève !

 

25/08/2011

Quand certaines "commissions" sont moins chères en Suisse qu'en France !

Avec la hausse vertigineuse du Franc Suisse beaucoup sont tentés d'aller faire leurs "commissions" dans le Genevois français. D'autres au contraire vont faire leurs "courses" à Genève. Certains font plus de 1000km pour ça ! Effectivement les produits illicites sont beaucoup moins chers à Genève.

  • Le cannabis y coute environ 20% de moins qu'en France
  • L'héroïne y coute 80% de moins qu'en France
  • La cocaïne y coute environ 20% de moins qu'en France... et jusqu'à 80% moins cher pour ceux qui prennent 5g d'un coup !

... cette note n'apprendra rien aux usagers qui connaissent ces chiffres... mais il est utile de les porter à la connaissance des électeurs souverains que vous êtes.

Dans le Genevois français cela n'est pas sans conséquences. La proportion de toxicomanes suivis est 2 à 3 fois supérieure dans le Genevois français que dans d'autres territoires de France. Un chiffre directement lié à l'abondance de l'offre. Coca Cola a cette stratégie commerciale de mettre une bouteille de coca à proximité de tout buveur grâce aux distributeurs de boisson : plus Coca est présent partout plus chacun d'entre nous boit du Coca. A Genève, il semble qu'il y a presque autant de dealers de cocaïne que de distributeurs de Coca Cola !

Pourquoi une telle différence de prix. La demande doit être très importante puisque l'usage de ces drogues est très développé dans certaines des professions que Genève et la Confédération font venir à coup de dumping fiscal. Les usagers concernés disposent à Genève de revenus très élevés qui permettent de ne pas être trop regardant sur les prix. Une demande qui devrait au contraire tirer les prix à la hausse. C'est tout le contraire qui se produit. L'abondance de la demande est submergée par l'archi abondance de l'offre.

Il y a sans doute de multiples facteurs. Personnellement j'en vois un principal : les sous effectifs policiers à Genève. Les effectifs n'augmentent pas proportionnellement aux besoins. Il suffit de se promener à Plainpalais à la nuit tombée : le marché hebdomadaire des fruits et légumes laisse place à un marché nocturne quotidien où l'on ne vend pas que de l'herbe ! La raison de ces sous effectifs c'est que le pouvoir d'achat et les conditions de vie des policiers ne sont pas des conditions attractives pour les candidats Suisses venus des autres cantons. Genève leur propose de réduire leur pouvoir d'achat par rapport à leur canton d'origine, de devoir vivre dans le Genevois français à 20-30km de leur lieu de travail...

Dans le Genevois français nous sommes parfois aussi touchés par des problèmes de sous effectifs. Le coût de la vie est un facteur qui réduit l'attractivité de notre territoire pour les gendarmes et les policiers : il y a parfois des vacances de poste. Un problème partiellement résolu avec les casernes de gendarmerie - la nouvelle caserne de St Julien ouvrira la semaine prochaine ! Par ailleurs, les effectifs sont répartis en France proportionnellement à la population et les Genevois qui résident dans le Genevois français et n'y sont pas déclarés ne sont donc pas comptabilisés dans la population résidente.

Même les traders et les expats ont besoin de gendarmes et policiers.. mais les policiers n'ont plus les moyens de vivre dans une ville où la proportion élevée de traders et d'expats et la pénurie de logements tirent le coût de la vie vers le haut. A ma connaissance, environ les deux tiers des policiers genevois résident dans le Genevois français ! Il faudra donc construire aussi des logements pour les policiers pour leur proposer des conditions de vie attractives, un pouvoir d'achat supérieur à leur canton d'origine et venir à bout des sous effectifs chroniques. Ceux qui s'opposent à la construction de logements à Genève empêchent le recrutement de nouveaux policiers et favorisent l'augmentation de la délinquance, de la criminalité et de l'insécurité !

En attendant que Genève trouve des solutions de logements pour ses policiers supplémentaires, du côté du Genevois français nous devons développer les programmes de préventions aux dépendances à un niveau adapté à l'étendue et l'ampleur que prend le problème dans la région frontalière. Nous y travaillons.

 

PS : J'ai entendu Isabel Rochat affirmer sur la TSR que Genève avait plus de problèmes de sécurité que Bâle en raison de la proximité de Genève avec Lyon. Je n'ai pas vu beaucoup de Lyonnais sur la place de Plainpalais. Bien sûr il y a aussi à Lyon comme à Genève des marginaux qui viennent chercher l'argent là où il trouve un refuge bienveillant ou un fisc peu regardant, mais l'explication semble tout de même un peu légère ! J'ai une profonde admiration pour les Libéraux Genevois qui manifestement vont jusqu'au bout de leur logique du moins d'Etat et la mettent en oeuvre par un original "Moins de Conseillers d'Etat", deux de moins pour être précis. A vrai dire il est assez logique que quand on est Libéral et compétent on ne s'engage pas au service d'un état qu'on juge inutile, on préfère gagner de l'argent en étant avocat contre le canton dans un procès de la BCG et détourner la loi qui interdit la publicité aux avocats en faisant un peu de politique à ses heures perdues.

24/08/2011

Répartition des "frontaliers 2011" dans le canton de St Julien en Genevois

Comme chaque année le recensement des frontaliers est en cours. Les chiffres que j'ai à ma disposition pour le moment sont les suivants pour le canton de St Julien (17 communes, 33 000 habitants)

  • 9531 titulaires d'un permis G travaillant à Genève (1)
  • 3565 citoyens suisses travaillant à Genève (2)
  • soit déjà 13096 actifs travaillant à Genève et résidant officiellement en France
  • A ce chiffre il faudrait ajouter environ 1000 frontaliers suisses non déclarés
  • Environ 1000 frontaliers de toute nationalité travaillant dans le canton de Vaud
  • ... soit environ 15096 actifs travaillant en Suisse (je ne sais pas trop où sont comptabilisés les fonctionnaires internationaux !)

On peut estimer qu'il y a 18 800 actifs dans le canton (actualisation des chiffres du recensement). Il reste donc 3704 actifs qui ne sont pas frontaliers. Certains travaillent à Annemasse ou Annecy.

Mais il y a 10 900 emplois dans le canton de St Julien. L'écrasante majorité de ces emplois sont nécessairement occupés par des personnes qui ne résident pas dans le canton de St Julien.

Ces chiffres montre l'absurde et gigantesque transhumance quotidienne qu'induit l'aménagement absurde de notre agglomération. Quand Genève par sa politique du logement contraints ses actifs à vivre dans le Genevois français elle contraint dans le même temps les actifs du canton de St Julien à vivre encore plus loin. Nous nous retrouvons tous chaque jour sur des voies publiques engorgées. Il est temps d'appliquer le projet d'agglomération qui prévoit que Genève construise la moitié des logements rendus nécessaires par sa politique économique.

(1) il y a dans ces permis G d'anciens résidents genevois, français ou ressortissants de l'UE qui sont venus à Genève avec leur emploi et ont ensuite décidé de fuire la pénurie de logements du coeur de l'agglo. Pour rappel il y a environ un tiers d'étrangers dans la population genevoise.

(2) Il y a a l'opposé dans les citoyens suisses des maris et des femmes de citoyens suisses qui n'ont jamais vécu ni à Genève ni en Suisse ! Ou des descendants d'immigrés suisses qui ont fuit les famines du début du XXième siècle.. et qui n'ont plus vécu en Suisse depuis.

22/08/2011

"2012 : Etat d'urgence"... si votre propre avenir vous intéresse !

François Bayrou-Aix les Bains-15.jpgJe vous recommande vivement la lecture du livre de François Bayrou : "2012 : Etat d'Urgence" que je viens de terminer.

A vous livrer mes impressions, je vais tâcher d'éviter l'écueil de passer pour un groupie écervelé ou une pompom girl. Je le fais avec d'autant plus de liberté que je m'aperçois que depuis 21 ans que je suis électeur je n'ai voté que 15 fois pour un candidat centriste sur 29 votes (*). Souvent c'était faute de candidat centriste ou parce que j'estimais que le candidat ou le programme de mon propre parti n'était pas à la hauteur. Aujourd'hui encore, je tâche de garder cet esprit critique, je m'abstiendrais d'écrire cette note si j'estimais que François Bayrou n'était pas à la hauteur des problèmes de la France.

Jusqu'à aujourd'hui il me semblais urgent d'attendre que la situation se clarifie au centre avant de prendre position - en particulier au sujet du parrainage d'un candidat. Je m'engage aujourd'hui par cette note en faveur de François Bayrou parce que j'estime que la situation est désormais clarifiée au centre : Jean-Louis Borloo se sent suffisament proche des valeurs de l'UMP pour être encore membre de son groupe parlementaire, et le Parti Radical, malgré la volonté majoritaire de ses membres, n'a toujours pas coupé le lien d'allégeance qui le lie à l'UMP.

La première impression qui se dégage à la lecture de ce livre c'est l'optimiste réaliste et enthousiasmant. L'optimiste de celui qui a des solutions fiables à proposer aux Français et sait qu'il est en position de pouvoir les porter au pouvoir. Ce ton tranche avec le ton catastrophiste de 2007 qui dévrivait si bien l'état de la France qui se révèle à tous aujourd'hui. Un ton très sincère et honnête sur une situation que les autres candidats vous cachaient... mais un ton de découragement général plutôt que de mobilisation générale vers les bureaux de vote. A mon avis aussi, un ton défaitiste qui laissait planer le doute sur notre confiance réelle en notre propre capacité à les porter au pouvoir : on espérait fortement sans trop y croire. Manifestement avec ce livre le ton a changé : il révèle au contraire, la confiance de celui qui comprend la situation, a des propositions fiables pour y rémédier et sais pouvoir les porter au pouvoir. François Bayrou est venu en Savoie à la rencontre de chefs d'entreprise il y a 3 mois dans le cadre de la préparation de ce livre. J'avais été frappé par sa sérénité alors que nous avons tant de mal à faire connaitre nos propositions, notre méthode et nos équipes. Je retrouve dans ce livre cette même sérénité de celui qui connait très bien ses atouts pour les prochains mois parce qu'il a expérimenté déjà deux campagnes présidentielles.

L'Etat d'urgence impose de faire des choix de priorités. Elles sont clairement établies ici : l'éducation et la production pour l'exportation en particulier grâce aux PME. Tout le reste en dépendra : l'intégration sociale dépendra de notre capacité à créer des emplois. Notre capacité à investir dans des énergies nouvelles et dans la préservation de l'environnement dépendra de notre capacité à créer de la richesse. Notre capacité à préserver notre systéme de santé, à améliorer l'efficacité de notre système judiciaire dépendra des moyens publics qui eux mêmes dépendent de l'éducation et de la production. Notre capacité à maintenir notre système social et nos services publiques dépendra aussi de notre capacité à produire des richesses à court terme grâce aux exportations et à long terme grâce à la performance de notre système éducatif.

L'exemple de l'Allemagne est cité en modèle qui en à peine quelques années est passé d'une situation aussi dramatique que la nôtre aujourd'hui en moteur de l'Union, exportateur exemplaire. A l'époque, l'Allemagne et la France rétrogradaient ensemble dans les classements internationaux sur les systèmes éducatifs : l'Allemagne a corrigé ses erreurs pendant que les responsables Français contestaient ces classements. Les lignes directrices sont traçées dans ce livre. Elles seront développées durant la campagne.

Bien sûr, pour cela il faut construire une majorité. Elle existe naturellement dans le pays. Il y a à droite comme à gauche pléthore de responsables politiques pragmatiques qui se reconnaissent plus dans les propositions de François Bayrou que dans les programmes absurdes, extrêmistes et électoralistes de leurs propres partis. Ils le disent en privé souvent. Un ami militant socialiste m'écrivait ces quelques lignes il y a quelques jours : "...je me dis que ca vaudrait vraiment le coup de faire un gouvernement d Union Nationale… Le spectacle Républicain / Démocrate est vraiment affligeant et je ne suis pas sur que l’on fasse mieux en France…" Certains commencent à le dire en public. Ces pragmatiques de gauche et de droite sont minoritaires chacun dans leurs "camps" respectifs. Soumis à la majorité extrême la plus à gauche de la gauche et la plus à droite de la droite. Il est symbolique de constater que Bernard Accoyer, qui est le parlementaire le plus à droite de notre département, devrait être aussi marginal que ses positions politiques. Face à la gravité de la situation du pays et l'urgence d'agir, les pragmatiques, minorisés à droite comme à gauche, se rassembleront pour former une majorité nouvelle. Ils le feront  si les Français, souverains, leur impose de s'unir au travers de leur vote à la Présidentielle. Pour s'unir ils avaient encore besoin d'un candidat qui soit légitimement centriste et manifestement indépendant tant de la droite que de la gauche : ils l'auront pour la première fois en 2012.

Evidemment, il faut bien reconnaitre que François Bayrou a aussi "peu" de chances que Barack Obama en 2008 d'être élu : il a aussi tout un système contre lui, il lui manque aussi les réseaux d'influences, les moyens financiers et humains. Le duopole PS-UMP a tous les atouts de son côté - comme il y a encore quelques mois les chefs d'Etat de l'Egypte, de Lybie et de Tunisie. Certains estiment que Marine Le Pen fera un score éclatant : personnellement, je ressens parmi les gens que je rencontre une exaspération beaucoup plus profonde qui ne se contentera plus comme en 2002 d'un vote protestataire de premier tour sans espoir de majorité au second. Dans ce livre, François Bayrou écrit cette phrase que je trouve si juste : ce sont les Français qui se mettent en campagne, pas les candidats. Tant il est vrai qu'une élection se décide - et de plus en plus - par la mobilisation de chacun des Français dans son entourage respectif. Je pense que les lignes traçées dans ce livre offrent enfin un espoir pour l'amélioration de la vie de chacun d'entre nous et je suis confiant dans notre capacité de les porter au pouvoir  : je vous recommande vivement de le lire et de le partager.

 

(*) Mes 29 votes : 3 référendum, 15 votes pour de bons candidats centristes, 3 pour de bons candidats Verts ou Génération Ecologie, 3 votes pour des candidats PS et 3 pour des UMP soient parce qu'ils étaient modérés et compétents soit parce qu'il n'y avait plus trop le choix au second tour, 1 pour un divers droite et un vote blanc : parce qu'il ne restait que de mauvais candidats au second tour.

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18/08/2011

Mettre un terme à la crise de la dette avec l'Europe

Le niveau des dettes accumulées par les pays européens est tel qu'il est bien souvent le premier, le second ou le troisième poste de dépense des états de l'Union ! Si la crise perdure, les taux d'intérêts payés par les Etats augmenteront et ce sera alors le premier poste de dépense. Cela entrainerai alors une faillite des Etats qui se traduirait comme en Grèce par du chômage de masse (particulièrement pour les jeunes déjà sacrifiés), par des baisses de salaire, des réductions des services publics aux habitants. On paierait plus pour en avoir moins.

Il y a une solution simple à comprendre. Il suffit d'une solidarité européenne sur la dette. Un peu comme quand un jeune couple se porte acquereur d'un logement -ça existe encore dans d'autres régions que la nôtre-. Si ce couple s'endette seul sur la base de ses revenus, il risque de se voir refuser son prêt ou de le payer plus cher. Si en revanche, les parents respectifs se portent caution le prêt sera plus facilement accordé à des taux plus faibles. Cela peut s'appliquer aussi au niveau de l'Union Européenne. Si tous les pays sont solidaire alors le risque est moindre et les taux plus faible.

Mais encore faut-il que les parents acceptent de se porter caution. Ils le feront volontiers si les enfants savent gérer un budget et dépenser avec mesure. Ils auront plus de mal face à des enfants qui seraient aussi irresponsables que les gouvernements européens actuels. De la même manière, les enfants savent qu'en demandant aux parents de se porter caution, ils acceptent aussi que les parents ait un peu leur mot à dire sur leur manière de gérer leur budget.

Il se passe la même chose au niveau européen. Les obligations européennes seraient une solidarité entre pays de l'Union pour la dette. Cette solidarité ne peut se concevoir qu'en contrepartie d'un droit de regard des pays de l'Union sur les budgets de chacun de ses membres. Un peu comme l'Etat aujourd'hui fixe des contraintes dacroniennes qui interdisent tout déficit aux régions, aux départements et aux communes.

Si les pays qui ont géré leur budget avec rigueur acceptent de se porter caution des budgets des autres ils ont besoin d'avoir des garanties que ce n'est pas à fond perdu mais qu'ils auront les moyens à l'avenir d'éviter que les déficits irresponsables se renouvellent. Ces garanties existaient déjà dans le passé au travers du traité de Maastricht.. abondament trahi par la France et l'Allemagne il y a qq années. Les nouvelles contraintes doivent être plus forte. La règle d'or en est une qui doit nous permettre de nous garder de nos propres excès. La règle d'or ça revient un peu à mettre la bouteille de whisky au coffre fort ! Cette règle aurait du être adoptée en début de législature.. et pas après avoir fait exploser tous les compteurs de la dette.

En votant pour des majorités de droite dépensières par les réductions d'impôts et des majorités de gauche dépensières par l'augmentation des dépenses, nous avons renoncer à notre souveraineté nationale pour la concéder à nos prêteurs. La reconquête de notre souveraineté ne pourra se faire qu'au travers d'une Europe plus forte, plus unie, plus démocratique et plus efficace.

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15/08/2011

Rencontre avec Sa Sainteté le XIVième Dalai Lama

IMG_1899.JPGAlors que la plupart des démocraties du monde accueillent le Dalai Lama au niveau des chefs d'états et de gouvernements, notre pays se distingue par la lâcheté de ses parlementaires qui cèdent aux demandes de la Chine plutôt que de porter haut les valeurs de la France. Nos relations avec la Chine ne seront saines que sur la base d'un respect mutuel. Nos dirigeants ont montré à de multiples reprises qu'ils préfèrent le fric des contrats chinois aux valeurs, à l'éthique et à l'intégrité, bref à la grandeur de la France. La présence de René Longet, Président du PS Genevois et de Géraldine Savary, Conseillère aux Etats socialiste du canton de Vaud, faisait honneur à la Confédération Helvétique.

La seule bonne nouvelle c'est que la lâcheté des parlementaires français m'a permis de rencontrer "Sa Sainteté le XIVième Dalai Lama" à l'occasion de l'inauguration du temple Shedrub Choekhor Ling à Bossey. "Sa Sainteté" une formule de politesse assez anachronique et pas du tout pertinente pour un homme qui fait de l'humilité une manière de vivre. J'ai déjà du mal à supporter les gens qui m'appellent "M. Le Conseiller Général", qui pourtant n'est pas grand chose, et j'éprouve un peu de plaisir malicieux à flatter la vanité de certains élus en les appelant pompeusement de leur titre... alors j'éprouve beaucoup de compassion à l'égard de ces quelques individus sur terre qui doivent en permanence supporter du "Votre Sainteté" ! Il y a de quoi y perdre toute sainteté !

En le voyant je pense au parcours de cet homme issu d'une famille pauvre du désert tibétain et qui à 4 ans devient chef d'état et leader spirituel. A priori la meilleure manière de faire un nouveau riche, enfant gaté et caractériel. Mais il a subit une éducation extrêmement rude. Justement, avec une telle éducation, une telle attention, il y a de quoi devenir frappadingue et perdre tout sens des réalités. Quant on voit parfois de rares élus locaux qui au bout de 6 mois se prennent pour des roitelets simplement parce que la moitié du quart des la moitié des habitants de la commune ont encore plus détesté leur concurrent -parfois même sans concurrent-... on se dit qu'ils feraient bien de s'inspirer du sens du devoir et de l'humilité du Dalai Lama, humble depuis 72 ans !

C'est la 4ième fois que j'ai eu l'occasion de rencontrer Tenzin Gyatso. J'ai suivi des conférences publiques, une conférence de presse et un enseignement d'une semaine à certains préceptes bouddhistes. Mais jamais dans un tel cadre privé.. et jamais à partager un repas. Bien sûr il y a un peu le côté rock star : à première vue on pourrait ne pas voir de différence aux émotions et aux larmes des personnes qui approchent le Dalai Lama. Cette même ferveur des fidèles qui ramassent les grains de riz dispersés par terre que la ferveur de fan à la quête d'une relique 'un chanteur pop - ces "saints" des temps modernes ! Et pourtant, j'ai vraiment l'impression qu'il y a quelque chose d'autre. J'ai été frappé par ce regard de compassion d'un homme qui ne semble rien ignorer de la nature humaine pour avoir échappé à une tentative d'assassinat lorsqu'il était adolescent et qui pourtant regarde chacun du regard de celui qui semble connaitre les faiblesses et ne pas moins aimer.

Avec à chaque fois le rire du garnement qui fait une farce, il énonce les idées les plus révolutionnaires : interrogé sur ses déclarations récentes, il redit qu'il pourrait décider de se réincarner en femme. Il va même plus loin : il affirme que ce serait un devoir pour lui de se réincarner en femme si cela pouvait aider le monde à faire preuve de plus de compassion - une qualité plus souvent féminine-. On aimerait que les élus et les chefs d'entreprises soient capable d'en dire le dixième ! Il dit ce qu'il dit souvent lorsqu'il est en voyage dans un pays occidental : le bouddhisme n'est pas la meilleure religion. Propos iconoclastes dans la bouche d'un leader religieux à l'heure des djihad et des replis culturels des pays chrétiens. Il dit simplement que les religions doivent dépendre des cultures et que le bouddhisme n'est pas forcément adapté à une personne éduquée dans un pays occidental. Cette conception n'est possible que parce que dans le bouddhisme il n'existe pas de divinité supérieure.

Dans le genre iconoclaste il vient de faire fort depuis 4 jours : alors que les révolutions contre les dictateurs se multiplient dans le monde et que ces derniers envoient les chars faire des milliers de morts pour tenter de s'accrocher au pouvoir.. lui a renoncé unilatéralement à ses pouvoirs temporels contre la volonté du parlement tibétain.. sans son sens de la persuasion il y aurait pu avoir une révolution pour l'obliger à rester au pouvoir !

Lors de l'inauguration du temple il invite les athés et les laïcs à venir travailler avec des bouddhistes pour aider les bouddhistes à garder les pieds sur terre, pour confronter la théologie à la réalité. Il affirme que la pratique religieuse déconnectée des réalités est inutile. Entre la réalité scientifique et les concepts religieux, il dit préférer la réalité scientifique en citant une parole de Siddhartha: "Ne croyez pas à mes enseignements par foi, mais par expérience. Faites en l'expérience par vous mêmeset rejetez les enseignements que vous n'expérimentez pas." Et affirme avoir abandonné certaines croyances qui ne correspondait pas à son expérience. Comme par exemple, il a abandonné l'idée que le bouddhisme était la meilleure des religions après avoir rencontré Mère Thérésa : d'autres religions peuvent aussi conduire au bien.

Durant son propos introductif il souligne que la quasi totalité des problèmes du monde sont créés par l'homme - à la seule exception des catastrophes naturelles-. Et pourtant l'homme ne souhaite pas se créer des problèmes. Si nous en arrivons là, c'est par manque de compassion. Peut être avait il en tête l'incapacité des dirigeants genevois à comprendre les conséquences de la gravissime pénurie de logements pour les Genevois et pour les salariés en euros du Genevois français ? Ou l'incapacité des traders à comprendre les conséquences de leur irresponsabilité ?

En partant il tire les moustaches du Maire de Bossey dans ce même éclat de rire du garnement qui fait une farce... puis en rigolant toujours, compare le Commandant de Gendarmerie Besson au Général de Gaulle en raison de leur képi similaire.

De nos jours on caricature souvent les religions par leurs fanatiques et leurs extrêmistes : on jette tout l'islam pour les crimes d'Oussama Ben Laden ou le christianisme pour ceux de l'inquisition ou d'Anders Breivik ! Pourtant c'est l'extrêmisme et le fanatisme qu'il faut combattre : dans la religion, comme dans le foot, comme dans le rock, comme dans la politique d'ailleurs. Pratiquées dans la tolérance et l'ouverture, affranchies des dogmes, les religions peuvent être au service de l'humanité : comme le sport pour tous ou la politique au service de tous.

Personnellement je rejette les définitions sectaires de la laïcité : la laïcité c'est la liberté de conscience et la neutralité des institutions publiques. Ce n'est certainement pas l'interdiction de toute recherche spirituelle.

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11/08/2011

Pour s'affranchir des agences de notation et des marchés... il suffit de n'avoir plus de dettes !

La stupidité des réactions de la classe politiques française à la crise de la dette souligne une fois de plus qu'une classe politique composée exclusivement d'hommes papyboomers avocats, médecins, enseignants ou énarques n'est décidément pas qualifiée pour répondre aux défis qui attendent la France.

Les uns s'en prennent aux agences de notations qui pourtant constatent avec beaucoup de retard ce que tout le monde sait depuis longtemps. Avec toutes leurs équipes d'analystes, les agences de notation tirent la sonnette d'alarme de l'endettement public avec 5 ans de retard sur François Bayrou. Si elles sont condamnables ce n'est pas d'alerter le monde sur l'état des finances publiques mais bien de le faire avec tant de retard.

On peut, comme le font les socialistes avec leur habituelle absurdité, en vouloir aux marchés de douter de la capacité des Etats à rembourser leur dette. On peut s'en prendre aux agences de notations avec autant d'aplomb. Encore faudrait il avoir l'honnêteté de souligner que si la plupart des pays développés ont abandonné leur souveraineté aux marchés financiers c'est bien à l'initiative des partis de droite et de gauche qui ont voté des budgets déficitaires... 33 budgets déficitaires consécutifs dans le cas de la France : 15 budgets déficitaires votés par la gauche, 18 par la droite.

Hollande, Aubry et Fabius ont beau jeu de dire que les déficits publics français ont été considérablement augmentés avant la crise par le bouclier fiscal de l'UMP. Ils ont parfaitement raison. Mais s'ils étaient honnêtes ils diraient également que le programme du PS en 2007 prévoyait une augmentation considérable des dépenses publiques tout aussi néfaste pour le budget de l'Etat.

Les déficits de droite se sont caractérisés par des baisses d'impôts. Les déficits de gauche par des augmentations des dépenses. Les uns comme les autres restent des déficits. Il aurait fallu une politique centriste pour équilibrer les comptes publics : augmenter les impôts, c'est à dire le contraire de ce que proposait la droite, ET baisser les dépenses c'est à dire aussi le contraire de ce que proposait la gauche !

La situation me semblait assez désespérée il y a quelques années. Aujourd'hui je suis beaucoup plus confiant. Depuis j'ai simplement constaté que la génération des papyboomers actuellement au pouvoir dépense simplement comme si nous étions toujours dans les 30 glorieuses. Il suffira d'un changement de génération et d'un peu de bon sens pour remettre les finances publiques d'aplomp. Il faudra réduire de moitié le nombre de députés et des deux tiers le nombre de sénateurs pour que les millions de fonctionnaires sachent qu'il est temps de vivre à la hauteur de nos moyens. Pour notre génération, la politique consistera à choisir ce qu'on ne fait plus plutôt qu'à choisir ce que l'on fait. Il faudra encore plusieurs décennies pour effacer les montagnes de dettes de cette génération de papyboomers flambeurs. Lorsque nos dettes seront remboursées, les agences de notations et les marchés n'auront plus leur mot à dire sur les politiques publiques.

Les crises sont très souvent douloureuses. Elles sont aussi souvent salutaires. C'est la crise de 2008 qui a permis de mettre un terme au scandale des subprimes et à l'arnaque de Madoff. Elle a durablement entamé la crédibilité de banques qui ont abandonné des principes éthiques pour améliorer des résultats trimestriels. Cette crise ci va peut être permettre à une génération de réaliser l'immense immoralité qu'il y a eu à vivre pendant 30 ans sur le dos des générations futures.

07:39 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

10/08/2011

Avec nous, faites de St Julien en Genevois une ville à vivre

(vous trouverez ci-dessous en avant première le texte qui sera publié dans la page que la loi réserve à la minorité dans l'édition de septembre du bulletin municipal de St Julien en Genevois).

Vous êtes nombreux à nous interpeller sur l’avenir de St Julien en Genevois. Comme nous, vous êtes inquiets par l’indécision et la confusion de l’équipe municipale, par les erreurs et les ratés, par les décisions autoritaires d’un maire isolé. La « fin de règne » sera longue et pénible pour notre commune, coûteuse pour ses habitants. Inutile de répéter ici ce que vous constatez chaque jour, il est temps au contraire de vous proposer un espoir nouveau.

Dans une édition récente, le journal « Le Monde » a qualifié notre commune de « BOOMBURBS » : parmi les villes moyennes françaises située en périphérie d’agglomération, notre commune compte parmi les 50 premières communes de France dont la croissance urbaine a été la moins maitrisée. Les spécialistes qualifient ces communes de l’anglicisme « Boomburbs » par analogie avec l’urbanisation extensive des agglomérations américaines.

La croissance de notre commune ne relève pas de notre décision mais de notre voisinage avec Genève qui refuse de construire assez de logements. Nous ne pouvons pas stopper cette croissance mais nous pouvons l’influencer et la maitriser. On peut l’accompagner d’une amélioration du cadre de vie en développant les espaces naturels en ville. On devrait être en train d’aménager le cœur de cette ville en construction. On devrait faire des choix d’investissement plutôt que des catalogues d’idées qui ne verront pas le jour.

Le temps est venu de préparer l’avenir de St Julien en Genevois en 2030 : une ville qui devra être agréable à vivre malgré les 6000 habitants supplémentaires qui s’y installeront. Une ville qui ne sera pas faite qu’avec le minéral des promoteurs mais aussi d’espaces végétalisés et de lieux de socialisation. Il faudra à cette ville des parcs publics et un cœur de ville. Une ville de laquelle on pourra circuler en transport en commun, à pied et à vélo plutôt que de la voir engorgée par des files continues de voitures perdues dans un labyrinthe. Une ville qui accueillera chaleureusement ses nombreux nouveaux habitants et facilitera leur intégration plutôt qu’une ville qui les ignore. Une ville qui entretiendra ses bâtiments publics avec autant d’ardeur qu’elle les inaugure. Une ville qui sera animée par une équipe diverse qui fédérera tous les âges, tous les quartiers, tous les hameaux et tous les milieux de la commune plutôt qu’une bande d’anciens copains ! Une ville qui par ses projets saura attirer et garder les meilleurs talents plutôt que de les décourager par les hésitations d’une équipe.

Notre ville devra se montrer plus solidaire avec ceux qui font vivre nos communes et qui ont des revenus en euros : elle devra à nouveau, comme elle le faisait jusqu’en 2001, s’engager résolument dans l’effort de construction de logements sociaux. Alors que des bâtiments nouveaux se construisent sans cesse, nous devrons mieux préserver notre patrimoine et nos espaces naturels et agricoles. Notre urbanisation devra être guidée par des principes et du bon sens plutôt que par des intérêts patrimoniaux clientélistes.

Nous devons commencer à composer une équipe nouvelle aux méthodes nouvelles. Une équipe présente et engagée. Une équipe qui utilisera les nouvelles technologies pour trouver les modalités d’une concertation continue avec chacun d’entre vous. Une équipe qui travaillera en toute transparence et rendra compte. Une équipe qui n’effacera plus les points de vue de la minorité des procès verbaux municipaux mais qui verra dans la minorité une chance pour les habitants plutôt qu’une menace pour la majorité.

Nous devons commencer à bâtir une ville bien intégrée dans son département et sa communauté de communes. Une ville qui assume ses responsabilités de ville centre… et sache aussi placer ses partenaires devant leurs propres responsabilités dans le cadre de contrats de centralité. Avec la réforme territoriale, St Julien verra le nombre de ses délégués communautaires augmenter considérablement : nous aurons des responsabilités nouvelles, ce qui signifie des devoirs nouveaux.

En tant que citoyen de cette commune, qui que vous soyez, vous avez la responsabilité de construire avec nous cet avenir pour notre commune. Je vous engage à prendre contact avec nous dans les prochains mois afin de commencer à faire connaissance. Venez vous familiariser avec le fonctionnement de la commune en assistant aux séances publiques mensuelles du conseil. Nous en appelons à chacun d’entre vous pour commencer à bâtir avec nous un nouvel avenir pour St Julien : une ville à vivre.

Antoine Vielliard pour l’équipe Mieux Vivre à St Julien en Genevois

antoine.vielliard@sfr.fr – 04.50.49.18.07

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