22/08/2011

"2012 : Etat d'urgence"... si votre propre avenir vous intéresse !

François Bayrou-Aix les Bains-15.jpgJe vous recommande vivement la lecture du livre de François Bayrou : "2012 : Etat d'Urgence" que je viens de terminer.

A vous livrer mes impressions, je vais tâcher d'éviter l'écueil de passer pour un groupie écervelé ou une pompom girl. Je le fais avec d'autant plus de liberté que je m'aperçois que depuis 21 ans que je suis électeur je n'ai voté que 15 fois pour un candidat centriste sur 29 votes (*). Souvent c'était faute de candidat centriste ou parce que j'estimais que le candidat ou le programme de mon propre parti n'était pas à la hauteur. Aujourd'hui encore, je tâche de garder cet esprit critique, je m'abstiendrais d'écrire cette note si j'estimais que François Bayrou n'était pas à la hauteur des problèmes de la France.

Jusqu'à aujourd'hui il me semblais urgent d'attendre que la situation se clarifie au centre avant de prendre position - en particulier au sujet du parrainage d'un candidat. Je m'engage aujourd'hui par cette note en faveur de François Bayrou parce que j'estime que la situation est désormais clarifiée au centre : Jean-Louis Borloo se sent suffisament proche des valeurs de l'UMP pour être encore membre de son groupe parlementaire, et le Parti Radical, malgré la volonté majoritaire de ses membres, n'a toujours pas coupé le lien d'allégeance qui le lie à l'UMP.

La première impression qui se dégage à la lecture de ce livre c'est l'optimiste réaliste et enthousiasmant. L'optimiste de celui qui a des solutions fiables à proposer aux Français et sait qu'il est en position de pouvoir les porter au pouvoir. Ce ton tranche avec le ton catastrophiste de 2007 qui dévrivait si bien l'état de la France qui se révèle à tous aujourd'hui. Un ton très sincère et honnête sur une situation que les autres candidats vous cachaient... mais un ton de découragement général plutôt que de mobilisation générale vers les bureaux de vote. A mon avis aussi, un ton défaitiste qui laissait planer le doute sur notre confiance réelle en notre propre capacité à les porter au pouvoir : on espérait fortement sans trop y croire. Manifestement avec ce livre le ton a changé : il révèle au contraire, la confiance de celui qui comprend la situation, a des propositions fiables pour y rémédier et sais pouvoir les porter au pouvoir. François Bayrou est venu en Savoie à la rencontre de chefs d'entreprise il y a 3 mois dans le cadre de la préparation de ce livre. J'avais été frappé par sa sérénité alors que nous avons tant de mal à faire connaitre nos propositions, notre méthode et nos équipes. Je retrouve dans ce livre cette même sérénité de celui qui connait très bien ses atouts pour les prochains mois parce qu'il a expérimenté déjà deux campagnes présidentielles.

L'Etat d'urgence impose de faire des choix de priorités. Elles sont clairement établies ici : l'éducation et la production pour l'exportation en particulier grâce aux PME. Tout le reste en dépendra : l'intégration sociale dépendra de notre capacité à créer des emplois. Notre capacité à investir dans des énergies nouvelles et dans la préservation de l'environnement dépendra de notre capacité à créer de la richesse. Notre capacité à préserver notre systéme de santé, à améliorer l'efficacité de notre système judiciaire dépendra des moyens publics qui eux mêmes dépendent de l'éducation et de la production. Notre capacité à maintenir notre système social et nos services publiques dépendra aussi de notre capacité à produire des richesses à court terme grâce aux exportations et à long terme grâce à la performance de notre système éducatif.

L'exemple de l'Allemagne est cité en modèle qui en à peine quelques années est passé d'une situation aussi dramatique que la nôtre aujourd'hui en moteur de l'Union, exportateur exemplaire. A l'époque, l'Allemagne et la France rétrogradaient ensemble dans les classements internationaux sur les systèmes éducatifs : l'Allemagne a corrigé ses erreurs pendant que les responsables Français contestaient ces classements. Les lignes directrices sont traçées dans ce livre. Elles seront développées durant la campagne.

Bien sûr, pour cela il faut construire une majorité. Elle existe naturellement dans le pays. Il y a à droite comme à gauche pléthore de responsables politiques pragmatiques qui se reconnaissent plus dans les propositions de François Bayrou que dans les programmes absurdes, extrêmistes et électoralistes de leurs propres partis. Ils le disent en privé souvent. Un ami militant socialiste m'écrivait ces quelques lignes il y a quelques jours : "...je me dis que ca vaudrait vraiment le coup de faire un gouvernement d Union Nationale… Le spectacle Républicain / Démocrate est vraiment affligeant et je ne suis pas sur que l’on fasse mieux en France…" Certains commencent à le dire en public. Ces pragmatiques de gauche et de droite sont minoritaires chacun dans leurs "camps" respectifs. Soumis à la majorité extrême la plus à gauche de la gauche et la plus à droite de la droite. Il est symbolique de constater que Bernard Accoyer, qui est le parlementaire le plus à droite de notre département, devrait être aussi marginal que ses positions politiques. Face à la gravité de la situation du pays et l'urgence d'agir, les pragmatiques, minorisés à droite comme à gauche, se rassembleront pour former une majorité nouvelle. Ils le feront  si les Français, souverains, leur impose de s'unir au travers de leur vote à la Présidentielle. Pour s'unir ils avaient encore besoin d'un candidat qui soit légitimement centriste et manifestement indépendant tant de la droite que de la gauche : ils l'auront pour la première fois en 2012.

Evidemment, il faut bien reconnaitre que François Bayrou a aussi "peu" de chances que Barack Obama en 2008 d'être élu : il a aussi tout un système contre lui, il lui manque aussi les réseaux d'influences, les moyens financiers et humains. Le duopole PS-UMP a tous les atouts de son côté - comme il y a encore quelques mois les chefs d'Etat de l'Egypte, de Lybie et de Tunisie. Certains estiment que Marine Le Pen fera un score éclatant : personnellement, je ressens parmi les gens que je rencontre une exaspération beaucoup plus profonde qui ne se contentera plus comme en 2002 d'un vote protestataire de premier tour sans espoir de majorité au second. Dans ce livre, François Bayrou écrit cette phrase que je trouve si juste : ce sont les Français qui se mettent en campagne, pas les candidats. Tant il est vrai qu'une élection se décide - et de plus en plus - par la mobilisation de chacun des Français dans son entourage respectif. Je pense que les lignes traçées dans ce livre offrent enfin un espoir pour l'amélioration de la vie de chacun d'entre nous et je suis confiant dans notre capacité de les porter au pouvoir  : je vous recommande vivement de le lire et de le partager.

 

(*) Mes 29 votes : 3 référendum, 15 votes pour de bons candidats centristes, 3 pour de bons candidats Verts ou Génération Ecologie, 3 votes pour des candidats PS et 3 pour des UMP soient parce qu'ils étaient modérés et compétents soit parce qu'il n'y avait plus trop le choix au second tour, 1 pour un divers droite et un vote blanc : parce qu'il ne restait que de mauvais candidats au second tour.

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