13/04/2011

On aurait besoin d'hommes et de femmes d'Etat à Genève

J'ai participé hier soir à l'émission Infrarouge sur la Télévision Suisse Romande consacré à la gravissime crise du logement à Genève.

Il y a encore quelques semaines j'affirmais que la moitié d'une classe d'âge de Genevois s'installent chaque année dans le Genevois français faute de logements à Genève. Je dois corriger ce chiffre car il faut y ajouter les 1500 Genevois contraints d'aller s'installer dans le canton de Vaud. Au total ce sont donc 4 Genevois sur 5 d'une classe d'âge qui sont obligés de fuire le canton chaque année en raison de la pénurie de logements. Une situation socialement et politiquement explosive qui conduit à la destruction des espaces naturels et agricoles de notre région et à une paralysie généralisée des transports qui se contrétise chaque jour un peu plus.

Hier soir, Christian Lüscher, Conseiller National Libéral et Carlo Somaruga, Conseiller National Socialiste se sont livrés à une indigne querelle politicarde. Ces bien logés n'ont pas pris la mesure de la gravité de la situation. Il est vrai qu'ils appartiennent à une génération de Genevois logés à des prix dérisoires depuis longtemps dans des appartements devenus trop grands. Eux mêmes ignorent la crise. S'il ne s'agissait pas du désespoir de dizaine de milliers de familles genevoises on aurait pu s'amuser de leur joute verbale : Il faut construire dans les communes socialistes pour le libéral et dans les communes libérales pour le socialiste, "non toi d'abord" pour résumer.. et encore on avait la chance de pas avoir un vert pour ajouter à ce pitoyable débat la question du déclassement des zones agricoles. La réalité est qu'il faudra construire à la fois en ville, dans les zones de villa et sur des espaces agricoles pour rattraper tant de retard et d'incohérences.

On aurait besoin d'hommes et de femmes d'Etat à Genève. Des personnes aux dessus de la mêlée qui ait un peu de décence et de courage politique pour expliquer aux Genevois qu'il est immoral et explosif de chasser la jeunesse du canton pendant que les personnes âgées vivent dans des logements trop grands. Il faudrait des hommes d'Etat sincèrement écologistes qui expliquent aux écologistes genevois que 3000 logements aux Cherpines sont nécessaires pour éviter 3000 voitures de plus dans le canton. Il faudrait des hommes d'Etat sincèrement socialistes qui aient le courage d'expliquer que construire si peu de logements en ville de Genève c'est favoriser la spéculation au détriment des classes moyennes. Il faudrait des hommes d'Etat libéraux qui aient le courage d'aller à la rencontre des électeurs des communes résidentielles pour leur expliquer que la croissance économique n'est durable que si elle s'accompagne d'une croissance urbaine.

Rien de tout celà à Genève. Hier soir sur Infrarouge nous avons eu le triste spectacle de politicards à la petite semaine qui emportent notre région dans leur chute infernale ! Des individus qui se "profilent" dans des querelles stériles qui aggravent la détresse des habitants.

Après l'enregistrement, j'ai discuté un peu avec Christian Lüscher et Carlo Sommaruga. Christian Lüscher me dit qu'il n'avait pas conscience de la gravité de la situation pour le Genevois français. Je lui dit que faute de progrès significatifs et réels nous seront contraints d'envisager des mesures de rétorsions sur le projet d'agglomération ou sur des projets d'infrastructure tel que le CEVA. Sa seule réponse a été : "il faut que vous en parliez à Marc Muller". Pitoyable Conseiller National incapable de s'impliquer dans le débat sur les logements dans sa propre commune de Troinex ou auprès des Libéraux de Thônex ou ceux de Veyrier ! Christian Lüscher est plus utile aux Genevois lorsqu'il est sur des ski nautiques !

Ceux qui ont vu l'émission d'hier soir ont désormais la certitude qu'il n'existe toujours pas de volonté politique de tenir les engagements de construire entre 2500 et 3750 logements par an à Genève tel que prévu dans le cadre du projet d'agglomération et le programme de législature du Conseil d'Etat. Pas plus qu'il n'existe de clairvoyance à en tirer les conséquences pour la politique économique. Les incohérences perdureront au détriment des habitants. Il nous revient d'en tirer les conséquences.

La seule bonne nouvelle d'hier soir est que j'ai pu prendre contact avec des interlocuteurs Vaudois qui partagent nos préoccupations. Le travail de ces prochains mois consistera à fédérer des positions communes entre la Haute-Savoie, l'Ain et le canton de Vaud pour placer le canton de Genève face à son écrasante responsabilité.

Est-ce que des hommes et des femmes d'Etat Genevois s'engageront enfin au service de notre région ?

 

Commentaires

Genève est un petit canton où les hommes (et le femmes) politiques sont à la mesure du canton: petits. Votre analyse est très juste. Hélas, la situation ne risque pas de changer, car les politiques (et spécialement cette génération) s'accroche à ses privilèges…

Écrit par : jmo | 13/04/2011

Oui et on se serait bien passé de vos commentaires....c'était juste de l'inquisition voire un début de colonisation!
La France par un de ses représentant politique du Modem, petit parti qui n'a aucune ampleur dans le paysage politique français, qui vient donner des leçons à la Suisse par l'intermédiaire de la république de Genève......c'est un comble!

Et après ça on nous répétera que ce n'est pas vrai, que les journaleux ne sont pas les complices des politiciens qui organisent l'entrée de la Suisse dans l'UE par la bande, la bande, la bande!

Écrit par : Corélande | 13/04/2011

Je suis d'accord avec vous sur un point, nous sommes en train de sacrifier toute une génération et il faut que cela cesse.
Pour les hommes ou femmes politiques, je vous renvois l'ascenseur.
Pas terrible terrible en France.
Je vous rappelle que si l'AIN et la Haute Savoie n'ont pas pu bien se développer et qu'il manque des moyens de transport dignes de ce nom,c'est à cause de Paris et de Genève.
La liaison ferroviaire entre Genève et Lyon est un vrai scandale.
L'absence d'un réseau ferroviaire crédible en Haute Savoie est la faute de Paris.
Ne commencez pas à faire du Stauffer sur le territoire français. Vous allez stopper le dialogue.
Nous sommes plusieurs femmes et hommes politiques qui veulent changer les choses à Genève. Ne tirez pas à vue. Vous allez perdre votre crédibilité.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 13/04/2011

Bonjour Bertrand,

Tout à fait prêt à prendre notre part de responsabilité.

Le débat d'hier soir était indigne de la gravité de la crise. Indigne pour les dizaines de milliers de genevois qui sont expulsés de leur propre pays. Indigne pour l'avenir de notre région qui est en train d'être saccagé par des politiques incohérentes.

Comptez aussi sur moi pour ne pas garder ma langue dans ma poche face à temps d'indignité ! Il est temps qu'on se parle !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard (Saint Julien en Genevois) | 13/04/2011

Pour Christian Lüscher, ca va: 200 m2 dans un immeuble neuf en ville de GE (Va savoir comment il l'a obtenu...)
.
http://www.tsr.ch/emissions/mise-au-point/2988915-mise-au-point.html
.
Il doit donc certainement avoir une famille nombreuse...

Écrit par : caracolelimonade | 13/04/2011

Des mesures de rétorsions sur le projet d'agglo et le CEVA".... ça c'est intelligent!!!

Je vous rassure concernant l'émission d'hier. Vous n'avez pas été meilleur que les autres.

Écrit par : olivier | 13/04/2011

Monsieur Vielliard et jmo, n'en déplaise à certains, vous avez tout à fait raison.

Monsieur Bertrand Buchs, je suis d'accord avec vous sur le fait que nous sommes en train de sacrifier toute une génération à Genève.

Quant à vos remarques relatives à la France, je suis également d'accord avec vous, pour l'essentiel. Toutefois, ce n'est pas en critiquant ce qui se passe en France que nous allons résoudre les problèmes que rencontrent les genevois en matière de logement.

Dans le canton de Genève il y a des parcelles agricoles enclavées dans des mini zones industrielles sauvages, développées en toute illégalité au fil des ans, sur une quarantaine d'années, en zone agricole, sans aucune sanction des autorités, si ce n'est des amendes dérisoires, donc non dissuasives, et sans obligation de démolition. Pourquoi l'Etat a-t-il autorisé tacitement ces constructions illicites. N'y aurait-il pas eu de distributions d'enveloppes ?

Ce qui est grave c'est que sur certains de ces sites, le sol a été contaminé notamment par des huiles de moteur.

Quid de la pollution de la nappe phréatique ?

Ces parcelles enclavées étant en zone agricole protégée, les autorités n'autorisent pas d'y ériger ne serait-ce qu'une cabane de jardin. Pourtant, sur les mêmes parcelles on pourrait y construire plusieurs immeubles locatifs si les fonctionnaires du département concerné n'étaient pas si bornés et s'ils avaient le souci du respect du principe de l'égalité de traitement. Selon eux, on ne peut pas demander l'égalité dans l'illégalité sauf si les autorités continuent à admettre ces pratiques illégales. Alors, pourquoi l'Etat n'oblige-t-il pas la démolition de ces constructions illicites et la remise de la parcelle en l'état antérieur, notamment en décontaminant le sol aux frais des responsables de cette situation et non aux frais du contribuable ?

En outre, ce qu'il faut savoir c'est qu'à Genève les autorités déclassent selon leur bon plaisir la nature des parcelles. Ainsi, lesdites autorités peuvent très bien déclasser en zone constructible une parcelle initialement de nature agricole, en recréant dans un autre endroit du canton une zone agricole de surface équivalente. Il est évident que pour les propriétaires des parcelles en question, ces déclassements ne sont pas sans incidence sur le plan financier.

Selon que vous serez puissant ou misérable ...

En conclusion, Genève devrait faire l'inventaire de ces parcelles agricoles enclavées et des parcelles agricoles qui sont, de fait, inexploitables sur le plan agricole, par exemple parce que d'une surface trop restreinte pour être exploitée de manière rentable ou en raison de la configuration du terrain.


Frédéric Vahlé

Écrit par : Frédéric Vahlé | 13/04/2011

On se réjouit de voir quel homme d'Etat vous serez pour les hauts-savoyards maintenant que le peuple vous a donné le hochet que vous souhaitiez tant.

Occupez-vous de nous plutôt que de nos voisins! Quand l'on voit la situation en France, je ne comprends pas votre obstination.

Finalement la Haute-Savoie a aussi son Stauffer...Nous préférons l'original à la copie et notre original à nous c'est Marine.

Un électeur haut-savoyard

Écrit par : hautsayoyard | 13/04/2011

Bravo! Monsieur Vieillard!

il est rare que je m'exprime dans ces termes mais tant votre intervention d'hier que le jugement que vous portez sur l'incurie des participants plus occupez à dire "c'est pas ma faute mais celle de mon voisin de gauche ou de droite" qu'à prendre la réelle mesure du problème, rejoignent mon opinion!

le comportement des politiques genevois est purement scandaleux! La France a sa part de responsabilité... dont acte (ceci dit en passant heureusement que l'ain et la haute savoie ne se sont pas développés comme genève sinon où logerions-nous les expulsés genevois...?!)

@Corélande: votre commentaire est le reflet de la pensée d'une frange de la population genevoise et de la quasi totalité des politiques... c'est purement et simplement ridicule et à côté de la plaque! Souffrez Madame, ou Monsieur, que d'aucuns puissent jouir d'une certaine liberté de parole pour vous dire vos vérités en face! si votre cas est désespérés, certains, concernés directement ou indirectement, ouvrent les yeux... les vaudois notamment... prenez vos responsabilités sinon les conséquences seront durablement préjudiciables à l'ensemble de la région et à Genève en premier chef...

quand à hautsaoyard... marine va vous sauvez! c'est une évidence à la lecture de son programme... au pire il vous restera l'adhésion aux indépendantises savoyard... voilà un hochet qui vous permettra de passez vos nerfs!

encore une fois merci Monsieur Vieillard... et bonne continuation même si la route me semble bien encombrée...

matthieu

Écrit par : matthieu | 13/04/2011

Je crois Monsieur que votre attitude hier soir sur la TSR montre à quel point des français sont les coqs du nous ont est mieux...mais en attendent vos camarades managers français à Genève vident les personnels résident et n'engagent pas notre jeunesses en fin d'apprentissage...Alors canalisé votre envie de politique sur une réalité...en france ont récolte ailleurs...cela s'appelle de la colonisation...tout en donnent des leçons...vous avez vu au pied du coq ce qu'il y a toute la journée....Philémon B.M.

Écrit par : michel-philemon Bissig | 13/04/2011

Cher monsieur Vieillard,vous n'avez pas encore compris que Genéve ne veut pas construire de nouveaux logements,le débat sur infrarouge,en est la preuve.Je regrette l'attitude de nos élus fédéraux.

Écrit par : chauffat albert | 13/04/2011

@ Corelande
@ Michel-Philemon Bissig

Ahhhhh Avons-nous envie d'entendre les râles de notre voisin de pallier sur les conséquences de nos nuisances.

NON!!! même quand on a tord !!

Mais elles sont finalement insignifiantes face au problème en cause. Il n'est plus question d'égo, mais de bien commun qui dépasse les frontières et qui sont alarmantes des deux cotés de la frontière.

Finalement peu importe qui expose le problème!! ce qui est important c'est qu'il soit résolu!!! Et le faire avant qu'il ne soit trop tard et que les entreprises étrangères repartent parce qu'on leur propose mieux dans un habitat plus acceptable (moins de traffic, moins de pollution, des choix d'habitation, une cohérence générale, une responsabilité politique et bientôt une stabilité politique).

Il est intéressant de constater les mines amusées du public par les joutes "ridicules" (je vous accorde pale copie de ce que l'on voit de l'autre coté de la frontière) dans la première partie du débat. Ridicules par rapport à l'enjeu!! Il n'est plus temps de constater les conséquences ou de les pointer, il faut agir!!!!!
Ces même mines du public qui se sont obscurcies quand M. Luscher et M. Sommaruga ont été rappelés à leur obligation de travailler ENSEMBLE pour l'objectif commun de la population genevoise. Enfin! on rentrait dans le vif du sujet!!

Le canton doit travailler rapidement sur un plan d'urbanisation!!!! et faire passer le bien de l'ensemble de la population avant l'intérêt de certains individus en utilisant tous les outils à sa disposition et mettre en place de nouveaux si nécessaire.

L'urbanisation de Genève n'est pas une nécessité en soi.

Elle l'est juste devenue à cause de la politique économique menée par Genève elle même toute seule!!

Écrit par : Leonard | 13/04/2011

@ Corelande
@ Michel-Philemon Bissig

Ahhhhh Avons-nous envie d'entendre les râles de notre voisin de pallier sur les conséquences de nos nuisances.

NON!!! même quand on a tord !!

Mais elles sont finalement insignifiantes face au problème en cause. Il n'est plus question d'égo, mais de bien commun qui dépasse les frontières et qui sont alarmantes des deux cotés de la frontière.

Finalement peu importe qui expose le problème!! ce qui est important c'est qu'il soit résolu!!! Et le faire avant qu'il ne soit trop tard et que les entreprises étrangères repartent parce qu'on leur propose mieux dans un habitat plus acceptable (moins de traffic, moins de pollution, des choix d'habitation, une cohérence générale, une responsabilité politique et bientôt une stabilité politique).

Il est intéressant de constater les mines amusées du public par les joutes "ridicules" (je vous accorde pale copie de ce que l'on voit de l'autre coté de la frontière) dans la première partie du débat. Ridicules par rapport à l'enjeu!! Il n'est plus temps de constater les conséquences ou de les pointer, il faut agir!!!!!
Ces même mines du public qui se sont obscurcies quand M. Luscher et M. Sommaruga ont été rappelés à leur obligation de travailler ENSEMBLE pour l'objectif commun de la population genevoise. Enfin! on rentrait dans le vif du sujet!!

Le canton doit travailler rapidement sur un plan d'urbanisation!!!! et faire passer le bien de l'ensemble de la population avant l'intérêt de certains individus en utilisant tous les outils à sa disposition et mettre en place de nouveaux si nécessaire.

L'urbanisation de Genève n'est pas une nécessité en soi.

Elle l'est juste devenue à cause de la politique économique menée par Genève elle même toute seule!!

Écrit par : Leonard | 13/04/2011

Je veux bien Léonard, mais alors il faut parler du reste, c'est-à-dire:
De tous ces français du nord, du sud, du centre qui sont venus s'installer dans les régions frontalières françaises pour venir trouver du boulot en Suisse en tant que frontaliers. Ceux-là ils habitent où?
Après chez nous, dans nos villes et nos agglo...haha! qui est-ce qui prend des appartements à 4 ou 5 en faisant monter les prix....Fr. 3'000.-- à 5 c'est pas mal pour un 3-4 pièces qu'ils se partagent que pour la semaine, le WE ils rentrent chez eux. (because Asedic à maintenir)
Après cela, pourquoi ne se plaignent-ils pas d'avoir des salaires qui bondissent de Fr. 200.-- à 500.-- simplement sur le change en raison du Franc Suisse fort contre l'Euro. Et en plus ils demandent maintenant des déductions fiscales supplémentaires.
Ils s'approvisionnent tous en Suisse en essence, et cela fait que nous ne respectons pas nos accords de Kyoto, car le CO2 est calculé sur les litres vendus chez nous.........et c'est nous qui paierons une taxe supplémentaire pour le CO2.
Alors stop! C'est trop facile de crier au loup alors qu'on a égorgé l'agneau et qu'on se fait des plats gras sur le dos des autres.
Merci Schengen et joyeuses Pâques!

Écrit par : Corélande | 13/04/2011

@ corelandre

A chaque sujet ses interrogations, ses débats et ses réponses. Et chaque sujet mérite d'être traité, il n'y a plus de place sous le tapis.

En tout cas, il vaut mieux éviter les raccourcis et les généralisations sur des cas isolés. C'est trop facile et çà coupe toute discussion.

Le sujet n'est pas de traiter de cas de profiteurs isolés mais de répondre à un besoin commun.
Quelle urbanisation et pourquoi cette urbanisation??
Genève doit se donner les moyens de ses ambitions, pour autant qu'elles soient vraiment partagées par sa population.

Écrit par : Leonard | 13/04/2011

Ainsi, on apprend ici grâce à Corélande qu'en France (qui on le sait est un peu le tiers monde), il est facile de toucher les Assédics en travaillant en Suisse et en ne se pointant que le week-end dans sa région d'origine, les centres de Pôlemploi étant évidemment ouverts le week-end et ne faisant bien sûr pas le moindre contrôle.
Les blogs de la Tdg sont fantastiques !

Écrit par : Lulu | 13/04/2011

Sur le terrain de la Tulette face au cycle de la Gradelle doivent se construire des immeubles. J'espère que la rumeur que certains anciens édiles aient pu profiter de la situation pour des placements très intéressants n'est qu'une rumeur. A vérifier....
J'espère que les résultats de ce WE ne vont pas sanctionner une politique du logement inexistante, parce qu'avec le Stauf, son Pardo et son Carlo ce n'est pas près de s'arranger.
On pourrait peut être organiser une critical Mass du logement chez tous ces mecs qui persiste à nier que le logement soit un problème. On irait se faire bronzer sur la terrasse de Lucher, payer 1200 francs dans un appart de B.Nicod (c'est lui qui donne la moyenne des prix).

Écrit par : A vérifier | 13/04/2011

M. Vielliard, lorsque vous parlez d'une classe d'âge forcée de s'exiler, vous oubliez que lorsque 5000 jeunes arrivent à l'âge adulte chaque année à Genève, il y a presqu'autant de décès. Et donc d'appartements qui se libèrent.
Mais on vit de plus en plus vieux et on divorce de plus en plus, on veut des chambres individuelles pour les enfants dès leur plus jeune âge, et tout cela n'a strictement rien à voir avec le développement économique de Genève.
Si des Genevois partent habiter en France, ce n'est pas parce qu'ils sont expulsés, mais parce que c'est le moyen le plus sûr et le plus rapide d'augmenter son niveau de vie. C'est aussi la raison pour laquelle des milliers de Français arrivent chaque année de toute la France dans la région, pour travailler en Suisse, ou en France.
Dans la Creuse, ou dans les Alpes de Haute-Provence, il y a des villages entiers, vides, à acheter pour une bouchée de pain. Est-ce là votre logique ?
@ Caracoletlimonade : M. Lüscher est propriétaire de son appartement. Il l'a dit et redit. Comment il se l'est procuré ? Très simple: en l'achetant. Vous n'êtes même pas capable de comprendre une émission de télé, mais je suppose que vous avez le droit de vote ?

Écrit par : Chocolat | 13/04/2011

Il faut avouer que s'il y a un pont sur la rade, il sera plus facile désormais de travailler à Genève et d'habiter en dehors. Je ne sais pas pourquoi il faudrait rester bloqué sur la question des logements. Si les automobiles polluent trop, il n'y a qu'à trouver un moyen de locomotion moins polluant. Le problème n'est pas réellement que les logements sont créés en France voisine: c'est un peu vexant, d'être le dortoir de Genève qui est en Suisse, mais après tout, pourquoi pas? Moi, je suis en fait originaire de Fontenay-sous-Bois, qui est devenu le dortoir de Paris, après avoir abrité le manoir de chasse des rois de France, et je pourrais aussi me révolter contre les élus de Paris qui donnent de grands appartements à des gens riches ou à des hauts fonctionnaires et provoquent une montée des prix incroyable, accrue par l'afflux de richesses qui viennent dans la capitale, au sein d'un Etat très centralisé. Mais enfin, Genève ne peut pas avoir un développement et une organisation différents de n'importe quelle autre cité moderne occidentale. Cela n'a pas beaucoup de sens. On ne demande pas, à Paris, de construire dans les jardins de l'Elysée, ou les jardins publics, ou les bois de Vincennes et de Boulogne: les gens s'installent réellement plus loin, à présent jusqu'en Picardie, jusqu'en Normandie: invasion des Français proprement dits sur leurs proches voisins! Mais comme la France se veut un pays uniforme, non découpé en provinces, interdiction de protester. Paris a donc simplement résolu le problème en créant d'innombrables transports en commun, et en continuant d'en créer. Il serait donc stérile de ne pas payer le CEVA sous prétexte que les Genevois ne font pas de logements. Ce serait comme si ls banlieusards d'Île de France se mettaient à refuser de payer des impôts pour que l'Etat nourrisse la RATP jusqu'à ce que des logements soient bâtis dans le bois de Vincennes ou même, dans les jardins de l'Elysée! Car le politique en France est plus roi qu'à Genève: on ne peut pas dire que le palais des dirigeants de Genève s'ornent d'immenses jardins en plein centre ville. Il ne faut pas exagérer.

Il faut donc être raisonnable, et aider les Genevois à financer des transports en commun, des ponts sur la rade, des machins de ce genre. Pour les logements, bien sûr, c'est à souhaiter, mais les mesures de rétorsion, les coups de colère, les mépris affichés contre les élus genevois, cela ne me paraît pas productif.

Je crois qu'il y a quand même un certain dépit, de voir que la Haute-Savoie est à Genève comme une banlieue dépendante. Ce coup des promesses de logements, c'est une façon de conserver de la fierté, de sauver la face.

Écrit par : RM | 13/04/2011

LeS palais des dirigeants genevois, je veux dire.

Écrit par : RM | 13/04/2011

La France voisine, dont Vielliard se fait le porte-parole, ne se comporte pas comme une banlieue, mais comme un Bantoustan.

Écrit par : André Baldini | 13/04/2011

Par définition, une banlieue n'a pas de comportement propre, au sein de la cité: elle n'agit qu'en réaction, et dès qu'elle prend une initiative, c'est perçu comme négatif. Mais je ne sais pas ce qu'est le Bantoustan.

Écrit par : RM | 13/04/2011

Le Bantoustan, c'est une banlieue revêche, qui refuse de suivre les directives de la Cité?

Écrit par : RM | 13/04/2011

@Rémi Mogenet :

Il y a deux trois très grandes différences entre l'agglomération genevoise et l'agglomération parisienne :
1) l'une compte près de 10 millions d'habitants et l'autre 800 000... mais à 800 000 habitants nous commençons à avoir les problèmes d'une agglomération de 10 millions. Cela souligne notre échec à organiser l'agglomération.
2) l'une des raisons principales de cet échec c'est que l'agglomération genevoise est la seule au MONDE qui s'aménage en plaçant sa campagne entre son centre ville et sa périphérie. Un peu comme si la beauce était en entre Fontenay sous bois et Notre Dame. C'était très joli la campagne genevoise mais d'abord c'est devenu une aire d'autoroute avec des dizaines de milliers de voitures chaque jour et donc ce n'est déjà plus la campagne et par ailleurs, cela rend totalement infinançable des transports en commun performant à des coûts acceptables pour le contribuable. Résultat : la paralysie généralisée des transport.
3) enfin, entre Fontenay sous bois et Notre dame il y a la même monnaie et les mêmes lois. Pas entre St Julien et Genève. Il manque 6 enseignants au lycée de St Julien depuis la rentrée. A Gaillard, une maison de retraite de 75 places vient d'ouvrir mais n'accueil que 15 pensionnaires faute de personnel faute de logement à des prix accessibles. Plus aucun enseignant du collège de St Julien n'habite à moins de 30 km (à l'exception de ceux qui sont originaire du coin). Archamps a doublé le nombre de ses emplois en 10 ans.. mais les personnes qui travaillent à Archamps sont obligées d'aller vivre toujours plus loin.

Mais allons jusqu'au bout de l'idée émise : que se passerait il si toute notre région ne dépendait que d'un seul pays. Que se passerait il si nous avions réellement l'idée de penser notre région comme une seule région : les restrictions à l'urbanisme (ou pour le dire autrement, l'égoïsme genevois) sévirait dans le Genevois français. Genève serait alors contraint soit de renoncer à son développement soit de s'urbaniser de manière proportionnelle à son développement.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard (Saint Julien en Genevois) | 14/04/2011

La Beauce, c'est la plaine et des champs de betterave sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. Que les gens parcourent, au demeurant en bagnole, pour aller bosser à Pithiviers, Nemours, ou à Paris. La campagne genevoise, c'est au plus une dizaine de kilomètres.
il est faux de dire que les transports publics seraient infinançables. Il suffit qu'ils relient des zones bien urbanisées. Un peu de parcours en campagne ne coûte pas très cher. En revanche, ce qui coûte cher, c'est qu'ils sont inexistants dans le Genevois français et que tout est à faire, parce qu'on y a privilégié l'automobile depuis des lustres et que l'habitat y est dispersé.
Qui empêche la France de mieux gérer son développement urbanistique et son parc de logements ? Personne, hormis les lois françaises et en tout cas pas Genève. Donc battez-vous pour planifier les logements dont vous avez besoin, et cessez de brandir la menace sur l'amélioration des transports publics qui est une chance unique pour le Genevois savoyard d'entrer dans le XXIème siècle avec l'aide des financements suisses.

Écrit par : P'tit Suisse | 14/04/2011

Exactement dit P'tit Suisse. La porte Suisse du bas-valais connait le même problème avec la H144. Elle vient défigurer le coteau et elle va se taper la tête contre la frontière française, puisque la france ne met aucun projet en place, ni financement pour poursuivre cette route sur son territoire.

Le flot des voitures françaises tous les jours dans les petits villages est impressionnant. Ceux-là se fournissent à nos pompes à essence. Ils sont tellement pressés le soir ou le matin, que lors des accidents il y a toujours une voiture française dans le coup. Ils font tous le tour du haut-léman pour se rendre à leur travail à Lausanne à des vitesses impressionnantes sur l'autoroute. Et en plus ils ont les places de travail car ils font du dumping salariale sans soucis, avec les RH-frouze qui se sont introduits et en raison du change, puis parce que souvent ils ont encore des Asedic(ou autres indeminsations et avantages divers et variés) en france. Oui pas de soucis pour le WE, car bizarrement on retrouve chez eux beaucoup d'absence ou de maladie les vendredis et lundis.
Pour ceux qui s'installent avec un permis annuelle, mieux vaut ne pas les avoirs comme voisins, car c'est la mentalité française qui s'installe en même temps. Aucun égard pour les autres......Indigènes. On est colonisateur dans l'âme et dans les gênes "chez ces gens-là, Monsieur". (Jacques Brel)

Tout ce débordement n'est pas dû à notre croissance, il est dû aux méfaits de Schengen. Quant en plus on nous dit que les places d'apprentissage seront pour les sans-papiers, pas besoin d'un dessin en 3D pour comprendre ce qui va rester aux autochtones qui sont les enfants de ceux qui ont fait la prospérité de ce pays. Et pas les nouveaux arrivants qui ne viennent que cueillir les fruits sur l'arbre qui ne leur appartient pas.

Que ça vous plaise ou non, c'est aussi une analyse de la situation qui est parfaitement crédible.

Écrit par : Corélande | 14/04/2011

@P'tit Suisse: Tellement d'erreurs en si peu de lignes... Allons-y:
- "Il est faux de dire que les transports publics seraient infinançables. Il suffit qu'ils relient des zones bien urbanisées. Un peu de parcours en campagne ne coûte pas très cher." Ils roulent par télépathie, les bus en Suisse, pour que ça ne coûte pas plus cher de faire des longues distances que des courtes? Puis à 20 km/h (vitesse commerciale moyenne des TPG), 10 km = 30 min; pour simplement venir buter sur les bouchons d'entrée du centre de l'agglomération. Offre archi-attractif! Je suis sûr que vous serez le premier à vouloir en profiter...
.
- L'habitat en France est historiquement (chaque famille dans son hameau...) dispersé. Par contre, ce n'est plus vrai pour les nouveaux projets depuis des années - on ne construit actuellement qu'autour des zones déjà urbanisée.
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- "Qui empêche la France de mieux gérer son développement urbanistique et son parc de logements ?" A wild guess - Genève? Parce qu'il faut construire à la fois pour les besoins de la population autochtone ET les genevois (et de plus en plus aussi les vaudois) chassés de chez eux? Parce que sinon c'est les autochtones qui trinquent (ce qui est déjà le cas; demandez aux notaires et aux salariés en EUR...)
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- "[...] des transports publics qui est une chance unique pour le Genevois savoyard d'entrer dans le XXIème siècle avec l'aide des financements suisses." Ca ne serait pas plus logique de rendre une partie des 800 Mio CHF par an d'IàS des frontaliers à la France pour qu'elle puisse organiser des infrastructures chez elle (Elle en est bien capable à Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux...) plutôt que de lui reprocher en permanence son manque de moyens?
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En même temps, je me demande à quoi peuvent bien servir des bus partant de la France voisine (ceux qui existent sont d’ailleurs pris d'assaut; p.ex. à la Croix de Rozon) vu qu'ils vont de toute façon rester coincé au premier bouchon intra-genevois (au Rondeau de Carouge p.ex.)? Personnellement, je pense que la seule solution pour les infrastructures de transport et un réseau de RER (comme la CEVA...) dans toutes les directions. Faut le concevoir ensemble, certes. Mais si il sert uniquement à faciliter l'exode des jeunes genevois et la colonisation de la France (les nuisances mais pas les sous, quoi), faut pas s'étonner que ça n'intéresse pas grande monde en France...
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D’ailleurs, même les participants sur le plateau d'Infrarouge étaient déjà plus loin dans l'autocritique que vous. Et il y avait Lüscher et Sommaruga; c'est dire...

Écrit par : caracolelimonade | 14/04/2011

Caracolelimonade, 20km/h, c'est la vitesse commerciale moyenne des TPG en ville. En rase campagne, il n'y a strictement aucune raison pour qu'elle reste si basse.
Pour éviter de buter sur les bouchons genevois, il faut précisément, plus de transports en commun et en site propre, que cela soit RER, tram ou bus.
Si l'habitat n'est plus dispersé en France, alors c'est super, on va pouvoir enfin faire des transports publics efficaces :-)
Genève rend déjà une part notable de l'IàS à la région, au département et aux communes. Part qu'il est question d'augmenter et qui est déjà supérieure à ce que toucheraient ces collectivités si l'impôt était prélevé par Paris. D'autant que vu de Paris, la région va bien et n'a pas forcément besoin d'aide.
Chacun a des tas de choses à se reprocher, des deux côtés de la frontière. Et je ne partage absolument pas les délires xénophobes de Colérande. Je pense au contraire qu'il ne sert à rien d'opposer les uns aux autres. Ce que fait malheureusement votre idole Antoine Vielliard.

Écrit par : P'tit Suisse | 14/04/2011

"Personnellement, je pense que la seule solution pour les infrastructures de transport et un réseau de RER (comme la CEVA...) dans toutes les directions."

-et un réseau de RER, je pense qu'il faut lire -est-

Ben voyons....pas de soucis, comme cela la Suisse genevoise vous appartient, et ni vu ni connu à la napoléonienne!

On est pas en Côte d'Ivoire ici, ni en Libye.....etc!
C'est incroyable cette mentalité, vous allez chercher partout pour que seuls vos intérêts soient satisfaits! Qu'importe les autres,...la france...la france!

Et je complète ma dernière phrase:
....une analyse de la situation qui est parfaiement crédible et partagée par de plus en plus de gens chez nous qui subissent vos nuisances, sans contre-partie!

Écrit par : Corélande | 14/04/2011

@Corélande

Pouvez-vous nous expliquer en quoi les accords de Schengen ont un quelconque effet sur le fait que des frontaliers vienne travailler sur Suisse . Sérieusement???

Écrit par : sek | 14/04/2011

La libre circulation des biens et des personnes....ça veut dire quoi pour vous?
C'est simple non!
Nous avons pendant des années dans les cantons limitrophes fait avec un quota raisonnable de plaques 01 et 74.
Depuis 2 ans c'est un panel de tous les départements français. Vous regardez dans les parkings devant les immeubles, c'est pareil!

Vous faites un petit sondage sur l'autoroute Lausanne-Martigny 2 voitures sur 5 ont des plaques françaises.....et là je ne vous dis pas si vous partez sur Vallorbe ou Genève-Lausanne.
Ne me dites pas que tous ces gens sont en vacances....bien que 35h. de travail hebdomadaire laissent du temps.....je vous l'accorde :-)
C'était inévitable cette pénurie de logement. Un gâteau de miel au milieu de l'Europe ne pouvait qu'attirer du monde, une fois la libre circulation en vigueur. En Suisse Allemande c'est aussi un problème grossissant et on ne vous parle même plus des Tessinois. Cette problèmatique risque de diviser la Suisse puisque nos autorités n'ont que fi des problèmes du Tessin, il suffit de voir les élections du WE passé.
On ne peut pas bétonner la Suisse rien que pour faire plaisir à tous ces "envahisseurs" qui ne seront pas forcément là longtemps, notamment ceux qui s'installent à l'année. Car une fois tout payé, comme nous, ils ronchonnent déjà et organisent des grèves et autres mouvements d'humeur.

Écrit par : Corélande | 14/04/2011

@corrélande

Je ne voudrais pas vous contrarier mais les accords de Schengen n'ont rien à voir avec le fait que les ressortissants de l'UE peuvent travailler ou s'établir en Suisse. Les accords de Schengen ne portent que sur les contrôles aux frontières et la coopération policière.

La circulation des travailleurs est liéée aux accords bilatéraux. C'est un peu basic comme précision mais c'est apparemment nécessaire dans votre cas.

Autrement, je vous prie d'aller faire un tour dans le genevois français. Une voiture sur deux porte une immatriculation suisse. S'agit-il là aussi d'envahisseurs, pour utiliser vos termes???

Écrit par : sek | 14/04/2011

@Corélande (Pas sûr que ça serve à grande chose d'avancer des arguments avec vous...): En vous lisant, on arrive donc à la conclusion que tous les pays voisins à la Suisse (et leurs habitants) sont LE MAL parce qu'ils sont à la fois:
- des frontaliers-voleurs-de-travail-qui-rentrent-chez-eux-tous-les-soirs; ET
- des envahisseurs-voleurs-de-logement-responsable-du-bétonnage-de-la-Suisse.
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J'ai une solution pour vous: Faites une IP pour dénoncez TOUS les accords avec les pays voisins, construisez un mur autour de la Suisse pour ne laisser plus personne passer (y compris touristes et fuyards fiscaux) et... rejouissez vous! - La qualité de vie dans votre cher patrie "gateau-de-mile" va certainement augmenter massivement ;-)

Écrit par : caracolelimonade | 14/04/2011

"Les accords de Schengen ne portent que sur les contrôles aux frontières et la coopération policière."

Ah oui dixit l'UE, sa commission le 28.1.2008 lorsque l'Union européeenne a donné don accord à l'intégration de la Suisse à Schengen......"la Suisse est un partenaire sérieux. Nous sommes convaincus que tout sera fait pour respecter l'intégralité de l'acquis de Schengen, QUI N'EST PAS SEULEMENT LA LEVEE DES CONTROLES AUX FRONTIERES (activation dans les bilatérales II)
Et pour le sérieux et l'intégralité du partenaire UE on a pu le voir lors des problèmes avec les visas Libyens!

Pour ce qui est d'un mur, les Tessinois l'envisage.....sans rires, mais par constat de saturation, malheureusement! (juste un peu en avance sur le reste de la Suisse)

A vouloir faire de la mondialisation à la petite échelle, d'imposer à la Suisse des infrastructures qu'elle ne veut ou que son peuple ne veut pas, tout cela pour ouvrir encore grandes les portes et faire des courants d'air sur notre territoire pour arranger tous les européens, qui fuyent un "bateau qui coule"!

Permettez-nous encore de dire et de dénoncer ce qui ne va pas, ce qui ne nous convient pas, avant de nous imposer VOS solutions sans que nous puissions encore
choisir qu'elle Suisse nous voulons, et en tout cas pas une cité dortoir de l'UE alors que la majorité des autochtones de ce pays refuse l'adhésion à l'UE.

C'est éloquent de lire encore dans le sus-dit communiqué :
"Les ministres des affaires étrangères de l'UE ont approuvé l'accord sur la levée de ses frontières, ratifié par la Suisse au printemps 2006, ouvrant la porte à son adhésion. On fait donc maintenant une politique de raccordement d'infrastructures pour qu'après on puisse dire...vous êtes raccordés d'office.

En 2006, nous n'avions pas tous les problèmes actuels qui sont dénoncés quotidiennement; logements, saturation sur les routes, criminalités, etc!

Nous avons encore cette liberté et ce droit, et aucune raison de nous en priver.
Le résultat de l'humeur nationale sera dans les urnes en octobre 2011.

Écrit par : Corélande | 14/04/2011

A mon avis, M. Vielliard, vous exagérez, la campagne genevoise ne couvre pas forcément des kilomètres qui n'en finissent plus. D'un autre côté, le bois de Vincennes, il faut bien le traverser. Entre Annemasse et Genève, du reste, le tissu urbain est continu. On peut bien parler des zones aérées des jolies propriétés qui sont entre les deux, pourquoi en ce cas ne pas de nouveau parler des jardins souvent assez étendus qui sont dans les riches propriétés de Paris même, "intra-muros", et que le peuple ne voit pas, parce que c'est entre des bâtiments mis en carré, bien caché? C'est qu'à Paris, afficher sa richesse est interdit; mais ce n'est pas mieux pour autant, car à Genève, ce n'est pas afficher ses parcs princiers, qui est interdit pour les politiques, c'est en avoir. Or, à Paris, c'est loin d'être interdit.

Pour les lois différentes, les Genevois ne sont pas forcément les fautifs: chacun a les lois qu'il veut. Pour le personnel qui manque, vous ne parlez que d'établissements publics français. Or, les responsables ultimes en sont à Paris, et non à Genève. C'est un peu difficile à comprendre.

La vérité est que l'Etat, notamment en France, s'occupe de beaucoup trop de choses, et que certains Français s'attendent à ce que l'Etat de Genève fasse pareil. Mais le modèle de gouvernnement proposé par Paris n'est pas forcément à imiter. Cela dépend.

Car pour les lycées, moi, je suis pour que l'Etat laisse plus facilement des lycées privés de nature associative se créer: l'Etat veut contrôler l'ensemble de l'Education. Cela ne va pas. Les frontaliers ont souvent assez d'argent pour se mettre en associations et financer leurs propres lycées. A Genève, il y a du reste un tas d'établissements privés, qui sont très bons. C'est tout un système. Si en France les salaires sont bas, voire l'emploi stagnant, c'est bien parce que l'Etat se mêle tellement de tout qu'il ne peut plus s'en sortir sans créer des impôts sans arrêt. Si les salaires à Genève sont plus élevés, c'est bien parce que, par exemple, beaucoup de parents plaçant leurs enfants dans des établissements privés, l'Education au bout du compte coûte moins cher. Plutôt que de compter sur l'Etat de Genève, il faut se prendre en main. Je l'ai dit, pour le personnel de la maison de retraite, il est évident qu'il faut les payer plus que dans les endroits où le logement est moins cher. L'uniformité des salaires en France est une ineptie. Pour les payer plus, il faut simplement que les retraités paient plus, et s'ils ne peuvent plus, que la solidarité s'installe avec les autres citoyens de la commune, notamment tous ceux qui, précisément, parce qu'ils travaillent à Genève, ont, pour les mêmes diplômes, des salaires supérieurs à ceux des autres Français. Il faut quand même que les frontaliers se prennent en main, qu'ils aient une gestion autonome, qu'ils arrêtent de toujours demander à Genève ou à Paris ceci ou cela, et s'il faut vraiment passer par l'Etat, au moins qu'ils passent par la commune, ou la communauté de communes frontalières. Il faut apprendre à vuvre en autonomie, plutôt que de récriminer contre les nobles cités séculaires - ce qui a pour paradoxal effet de renforcer leur prestige et leur pouvoir. Si Paris n'autorise pas la commune de Saint-Julien à taxer spécialement les hauts salaires pour donner une prime aux personnels des établissements, eh bien, Saint-Julien n'a qu'à demander son indépendance. Car la Révolution, c'était la souveraineté des communes: Victor Hugo l'a dit. En tout cas, même dans le cadre légal, je suis sûr qu'il existe des moyens de développer l'autonomie. Il existe les associations, les compagnies d'assurance, la France n'est quand même pas l'Union soviétique.

Écrit par : RM | 14/04/2011

RM hors sujet

Bla bla bla et toujours pas de logement à prix raisonnable.
AV vous auriez du lancer durant l'émission un appel à tous les vaudois à contester les loyers de B Nicod supérieur à la moyenne de 1200 CHF par mois, ça lui aurais appris à ne pas lancer d'arguments débiles.
Le candidat conseiller fédéral Luscher qui ne se rend pas compte des problèmes de logement à Genève, c'est fantastique. Les What Else du MCG sont surement la pour épater la galerie.
Dans ma commune genevoise paradoxalement ça construit, mais c'est réservé pour les élus et leurs copains. C'est déjà le deuxième programme immobilier dans ce cas.

Écrit par : Carlos Maisblaireau | 14/04/2011

@Carlos Maisblaireau,
C'est laquelle commune ou ils construisent ???

Écrit par : Damataire | 15/04/2011

RM n'est pas du tout hors sujet, mais en plein coeur au contraire.
Il y a des gens qui bossent à résoudre les problèmes et d'autres qui se contentent de désigner un coupable: le voisin.
C'est le cas du MCG à Genève, pour qui toute la faute incombe aux frontaliers, qui piquent les places de travail et dont les bagnoles polluent, encombrent et font des accidents. Et aux responsables politiques, qui laissent faire ou favorisent.
C'est le cas de Vielliard en France, pour qui toute la faute incombe aux expats qui piquent tous les apparts avec leur sale argent. Et aux responsables politiques, qui laissent faire ou favorisent.
La seule vraie différence c'est que le MCG s'en prend aux responsables politiques de son propre pays. Tout en quémandant d'en faire partie. Tandis qu'Antoine Vielliard s'en prend aux responsables politiques du pays d'à côté, tout en faisant partie de l'establishment politique de son propre pays (le centre-droit est historiquement majoritaire en Haute-Savoie).
En fait c'est un peu comme si le MCG passait son temps, dans les blogs et sur les télés françaises à dénoncer la politique économique et du logement française, qui fait que les salaires français sont moins élevés qu'en Suisse et qu'il y a bien plus de chômage, ce qui fait que du coup, des milliers de jeunes Français sont expulsés de leur propre pays et doivent s'exiler pour trouver du travail... Ce qui a des conséquences désastreuses sur nos chômeurs suisses...

On attend toujours des solutions concrètes pour améliorer la qualité du vivre ensemble, qui ne consistent pas à commencer par détruire un ou plusieurs pans de ce qui fait la richesse de notre région.

Écrit par : P'tit Suisse | 15/04/2011

Le centre droit auquel appartient Antoine Vielliard n'est plus majoritaire en Haute-Savoie, il forme un groupe proche de la majorité, au Département, mais quand même détaché. Il y a quatre groupes, je crois: le groupe du Président Monteil (de droite modérée aussi, cela dit, mais officiellement indépendant et sans étiquette), le groupe centriste proprement dit (auquel s'est rallié Antoine V.), le groupe UMP sarkozyste, et un groupe d'opposition proprement dit, formé de socialistes. Le département de Haute-Savoie se veut dirigé par des hommes politiques qui ne rendent pas de compte à des directions de parti nationales: c'est sa noblesse. Antoine V. appartient à un parti qui a une organisation nationale: c'est différent.

Mais le fait est qu'on ne peut pas s'en prendre aux élus genevois s'il manque du personnel dans les établissements publics français, à Saint-Julien. Il faut le dire, qu'à Paris, les fonctionnaires ont une prime parce que les prix de l'immobilier sont trop élevés, et que l'Etat a refusé d'accorder une prime similaire aux fonctionnaires de Haute-Savoie: car elle a été demandée. Quelle est la réponse plus ou moins implicite de l'Etat? C'est de la faute de Genève. Et Antoine donne l'impression de relayer le machin. Il y a une certaine cohérence, entre le fait d'être membre d'un parti national, et le fait de s'en prendre à Genève quand il manque des fonctionnaires à Saint-Julien en France. Mais la vérité est que si la situation de Saint-Julien est tellement spécifique, il faut y agir d'une façon spécifique, au lieu de demander tantôt à Paris, tantôt à Genève des solutions. Et si ce n'est pas possible à cause de l'uniformisme français, les frontaliers n'ont qu'à créer des établissements privés, au travers d'associations, pour suppléer aux choix de l'Etat central (de ne pas donner de prime, donc).

Écrit par : RM | 15/04/2011

"qui ne consistent pas à commencer par détruire un ou plusieurs pans de ce qui fait la richesse de notre région."

Je vous trouve bien naïf P'tit Suisse, car les yeux grands ouverts et un peu de jugeotte on constate que l'attitude flagrante de l'Europe commerciale est l'inquisition par les moyens privés (logements, infiltration de population) et économiques (rachats des sociétés suisses, positionnement de directeurs et administrateurs étangers), entre autres.
C'est le seul moyen qu'ils ont d'essayer de se sortir de leurs marasmes; une exportation de leurs chômeurs, donc moins de charges dans leurs caisses, et une appropriation des biens d'autruis......mondialisation permissive!

Vous voulez un bel exemple des "sous-jacents"? BASF, l'allemand dans le Bas-Valais qui est en train de démanteler en vidant par wagons de 100 personnes les constituants de ce qu'ils ont rachetés à vil prix (50.--par action) de la grande Ciba!
Bien sûr ses mauvaises nouvelles viendront plus tard, et dans l'intervalle BASF a annoncé un magnifique exercice 2009 et de belles perspectives 2010.
Comme les Energizer, certes américaines mais à voir les boulets lancés sur la Suisse et son secret bancaire on peut facilement comprendre qu'ils s'y mettent tous.....ils sont tous tellement au fond du trou.....nous on fait "tâche" avec notre économie -satisfaisante- pour ne pas dire florissante....et grâce à qui?

Tout va très vite, tout ira très vite! Faut pas louper le coche d'octobre 2011.
Les autres comptent sur la naïveté et l'angélisme dont nous avons parfaitement étalé leurs tartines ces deux dernières décennies.

Écrit par : Corélande | 16/04/2011

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