02/03/2011

Logement, Circulation : mes recommandations de vote aux Genevois attachés à notre qualité de vie commune

Le 13 mars prochain auront lieu les élections communales à Genève. Juste 7 jours avant les élections départementales en Haute-Savoie. Les unes comme les autres seront déterminantes pour la qualité de vie des habitants du Genevois franco-suisse : logement, circulation et préservation des espaces naturels et agricoles. Plusieurs personnes m'ont demandé d'établir une recommandation de vote.

Les communes genevoises sont (à de rares exceptions près) les principales responsables de la pénurie de logements. Elles ont cru défendre la qualité de vie en s'opposant aux logements. Elles ont surtout défendu leurs recettes fiscales. Dans les faits, ces communes ont chassé la moitié de leur jeunesse. Chaque année ce sont plus de 2000 Genevois -selon les chiffres officiels très partiels - qui ont été contraints le plus souvent contre leur gré, de quitter leur commune pour s'installer dans le Genevois français. Autant d'automobilistes supplémentaires sur des routes encombrées. A force de vouloir préserver la qualité de vie, ces communes se sont transformées en aires d'autoroutes désertées par leurs jeunes.

Il est temps que les communes construisent des logements. Il est temps que les conseils municipaux et les exécutifs des communes soient composés de représentants de la génération durement touchée par la crise du logement et pas seulement par des propriétaires et des locataires surlogés à des prix dérisoires depuis des décennies.

J'ai établi une recommandation de vote. C'est le résultat de mes analyses, commune par commune, parti par parti (à retrouver en lien ici). Suite à ces analyses, j'ai privilégié en premier les Verts Libéraux : d'une part ils ne sont pas compromis dans le désastre actuel et d'autre part, leur Président, Laurent Seydoux, est dans le Conseil Administratif de l'une des rares communes Genevoise qui construit assez de logements. J'ai ensuite privilégié les Radicaux (sauf quand ils font liste commune avec les Libéraux) parce que leur bilan en terme de construction est bon contrairement à celui des Libéraux, puis le PDC (sauf dans les communes où il est solidaire d'un bilan pitoyable). Parfois les Libéraux dans les rares communes où ils construisent, mais de manière générale, ils sont à éliminer : ils s'opposent au niveau communal aux logements qu'ils réclament au niveau cantonal.

Bien que centriste et très attaché à l'environnement, j'ai été conduit à éliminer les Verts, en raison de leur opposition irresponsable au projet de construire 3000 logements aux Cherpines et parce que les faits sont malheureusement là : dans les communes où ils sont élus, il ne se construit que 1,2% de logements par an contre 1,5% nécessaires et encore en comptant le bilan des élus Verts minoritaires qui s'opposent aux logements mais heureusement sans effet.

Bien que centriste et donc très attaché à des valeurs sociales et humaines, j'ai aussi été conduit à éliminer les candidats Socialistes en raison des positions irresponsables de Sandrine Salerno qui propose de financer des logements à Annemasse - preuve qu'elle n'a absolument rien compris aux enjeux de notre agglomération et parce que malheureusement encore les faits sont là : ce sont les communes qui ont des socialistes dans leur exécutif qui construisent le moins (seulement 0,8% de logements par an). Le Parti Socialiste Genevois devient surtout le parti des Aslocistes dont les revenus dépendent de la poursuite de la pénurie de logements. Pourtant la densification de notre agglomération est un enjeu environnemental et social majeur !

Concernant les candidats, je n'ai pas pu voir individuellement la liste de chacun des candidats. Ma recommandation est de sélectionner les candidats qui sont le plus concernés par la crise du logement : plus ils sont jeunes, plus ils sont suscetpibles d'être personnellement concernés. Mais à voir les visages des candidats, les personnes concernées par la crise du logement ont moins que d'autres la possibilité de se présenter aux élections communales.

Dans trois communes, je recommande l'absention : deux communes parce que le bilan est pitoyable et qu'il n'y a qu'une liste. Et Thônex, parce que le bilan est pitoyable et que toutes les listes se sont distinguées par leur irresponsabilité à s'opposer aux communaux d'Ambilly. Dans quelques communes, je suis incapable d'établir une recommandation de vote car je ne peux attribuer le bilan à l'une ou l'autre liste.

Voilà mes recommandation de vote commune par commune pour tous ceux qui comprennent qu'il faut construire beaucoup plus de logements prêt des réseaux de bus pour améliorer le pouvoir d'achat des habitants et pour pouvoir à nouveau circuler un peu dans notre agglomération.

Bilan : Sous la colonne bilan figure le nombre d'autorisations de construire qui ont été accordé par la commune au cours des années 2007, 2008 et 2009 par rapport aux besoins créé par la politique économique exogène de Genève - aucun Maire ne s'étant opposé en 2007 à cette politique, ils en sont donc tous solidaires et auraient donc du autorisés les logements rendus nécessaires.

Commune Bilan* Recommandation de vote
Aire-la-Ville -94% Liste N°2 L'alternative
Anières -63% Liste N°1 Centre - PDC Radicaux
Avully -100% Liste N°1 - Avully Demain, Liste N°3 Avully pour tous
Avusy -55% ?
Bardonnex -24% Liste N°4 PDC
Bellevue -30% Liste N°3 Radicaux
Bernex -78% Liste N°2 PDC
Carouge -54% Liste N°4 Radicaux et Liste N°8 PDC
Cartigny +9% Liste N°1 Vivre à Cartigny
Céligny -70% Abstention
Chancy -80% ?
Chêne-Bougeries +77% Liste N°2 Verts Libéraux, Liste N°3 PDC
Chêne-Bourg -61% Liste N°5 PDC
Choulex +147% ?
Collex-Bossy -100% Liste N°3 PDC
Collonge-Bellerive -7% Liste N°2 Radicaux, Liste N°4 PDC
Cologny -23% Liste N°3 Verts Libéraux
Confignon +1% Liste N°3 PDC
Corsier +145% Liste N°1 - PLR Radicaux Libéraux
Dardagny +218% ?
Genève -69% Liste N°7 Verts Libéraux, Liste N°5 PDC, + Pierre Maudet
Genthod -66% Liste N°3 - PDC
Grand-Saconnex -5% Liste N°1 - PDC, Liste N°2 PLR - Libéraux Radicaux
Gy +428% Liste N°1 - Agyr
Hermance -54% ?
Jussy +50% ?
Laconnex -91% Abstention
Lancy -44% Liste N°6 - PDC
Meinier +96% ?
Meyrin -68% Liste N°2 - PDC
Onex -67% Liste N°6 - Verts Libéraux
Perly-Certoux -28% Liste N°1 - Alternative
Plan-les-Ouates +7% Liste N°2 - Verts Libéraux, Liste N°1 PDC
Pregny-Chambésy -44% Liste N°1 - PLR Radicaux Libéraux
Presinge -100% ?
Puplinge -92% ?
Russin +256% ?
Satigny +227% Liste N°2 - PDC
Soral +187% Liste N°1 - Entente Soralienne
Thônex -72% Abstention
Troinex -23% Liste N°2 - PDC
Vandoeuvres -58% Liste N°3 - Verts Libéraux
Vernier** +2% Liste N°2 - PLR les Libéraux, Liste N°1 Socialiste, Liste N°3 Les Verts
Versoix -56% Liste N°2 - Radical, Liste N°1, PDC
Veyrier -23% Liste N°6 - Verts Libéraux

** à Vernier il y a d'autres problèmes encore plus graves que la question du logement.

 PS : Aucune recommandation de vote pour le MCG qui ne fait aucune proposition construite et cohérente. L'UDC est à bannir, au delà de leurs valeurs rances, l'UDC s'oppose aux 3000 logements aux Cherpines, au déclassement de terres agricoles aussi bien qu'aux zones de villa.. mais soutient la politique économique exogène du canton - toutes les incohérences réunies dans un seul parti qui ne s'embarasse pas de contraintes logiques ! Pas de recommandation pour l'extrême gauche à la source de blocages sur le PAV et dont l'un des deux magistrats, Rémy Pagani, s'oppose à tous les projets d'envergure qui lui sont présentés !

PS : je présente par avance mes sincères excuses à tous les chatouilleux qui estiment encore que les problèmes binationaux du Genevois franco suisse pourraient être résolus par moitié plutôt qu'ensemble ! A leur attention je raconte parfois l'histoire de ce type qui un soir débarque chez sa voisine et lui demande de loger son gamin pour une nuit car il aimerait louer la chambre à un trader de passage. La voisine, France de son prénom, accepte pour une nuit, pour une semaine, pour un mois, pour dix ans, puis pour 20 ans.. Mais après avoir logé son gamin pendant 20 ans, elle vient sonner à sa porte pour lui poser quelques questions sur sa manière de gérer sa vie : est-ce qu'il ne pourrait pas loger son fils plutôt que de louer sa chambre à un trader ?

Commentaires

Vous devriez aller jusqu'au bout de la logique de la voisine et du trader. Le trader est délogé, il retourne à Londres. Le type peut remettre la chambre à son fils. La voisine n'a plus d'emploi, travaillant comme comptable pour le trader. Elle cherche en vain à louer sa chambre pour avoir un revenu décent, personne n'en voulant. Quant au fils revenu chez son père, il est aussi au chômage, travaillant dans le restaurant où allaient manger le trader et ses copains.
Résultat, deux chômeurs de plus et une chambre vide !

Écrit par : J.-L. Masson | 02/03/2011

Un grand merci, une des meilleures analyses de toute la campagne.
Vous prêchez pour un convaincu.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 02/03/2011

J'aime beaucoup vous lire M. Vieilliard, dans la mesure où vous blogs sont très intéressants.

Par contre je regrette que vous ayiez cédé à la mode de la "chasse au trader", nouveau argument bouc émissaire en vogue à Genève (à gauche ou à l'autre extrême de l'échiquier, chez le "parti des demeurés").

Il faut être réaliste - Genève, pour des raisons économiques, pour le maintien de son niveau de vie, de ses recettes fiscales, a besoin de maintenir et d'étendre les domaines d'activité à forte marge de rémunération. Même un vert comme Hiler l'a compris. Qu'on le veuille ou non, l'industrie (à part quelques domaines très spécialisés) ou l'agriculture sont voués soit à disparaitre, soit à ne pas être rentable - si on supprime les services financiers et autres trading, Genève n'aura pas grand chose qui rapporte. Nous avons un taux de fonctionnariat impressionnant, une partie de la population ne pouvant qu'avec difficulté trouver du travail (c'est pas à la portée de tout le monde de bosser pour un hedge fund...) et le nombre de places permettant à des ratés de vivre de la politique est limité - il faut bien qu'on le finance.

Bref, on a besoin d'une Genève dynamique, ouverte, simplement pour maintenir la prospérité.

Ensuite, il est parfaitement regrettable que le logement ne se contruise qu'en France - ceci est le résultat de blocages idéologiques, et non un problème d'espace. Par contre, on peut aussi relever que les bilatérales ont en fait un effet à la fois bénéfique et négatif pour la France voisine - elles amènent une certaine richesse à la France voisine par le biais des frontaliers (dont on ne peut pas se passer!), mais également les nuisances du développement. C'est cependant également simplement le résultat du fait que l'on est passé dans les 20 dernières années d'une agglomération genevoise située en Suisse a en fait une région genevoise, allant de Nyon à Veigy ou La Roche sur Foron. La frontière n'existe plus.

Écrit par : Amusé | 02/03/2011

@Bertrand Buchs : En espérant que cette note favorisera tout ceux qui comprennent que nos décisions sont désormais interdépendantes ! Bonne campagne à vous, amicalement,

@JL Masson :
Les faits sont têtus, la voisine n'est pas comptable du trader... pas plus que le voisin. Regardez les faits d'un peu plus prêt les sièges européens fonctionnent essentiellement avec des cadres des pays. Les collaborateurs locaux doivent avoir des qualifications de niveau international ou national, ils viennent pour la plus part d'autres cantons. Leur venue en pleine pénurie de logements contribue à l'aggraver. Les chiffres prouvent que depuis 10 ans plus il y a de traders et de multinationales à Genève, plus il y a de chômeurs également !

Ceci dit vous pourriez effectivement poursuivre l'analogie : vous arriverez à la conclusion que le père devrait aussi se méler des affaires de la voisine... et vous comprendrez alors que nous ne sommes plus des voisins mais des collocataires aux problèmes communs qui doivent désormais se parler de manière un peu plus franche et directe que les formules de politesse !

@Amusé :
J'ai démontré à de multiples reprises que ce modèle de développement là court à sa perte : ce n'est qu'une question de temps avant que les multinationales ne quitte un canton où l'on ne se loge pas décemment à des coûts abordables et où d'ici quelques mois plus personne ne pourra circuler ! Il n'y a pas de secrets, il faut bien payer des impôts pour avoir des infrastructures décentes. Ce système court à la perte budgétaire car le montant des infrastructures rendues nécessaire excede de loin les capacités financières de Genève. Ce modèle court à sa perte car il pénalise le développement des entreprises genevoises qui elles seront fidèles dans les temps plus difficiles !

Contrairement aux idées recues, les évolutions statistiques montrent qu'il n'y a aucune accélération liées aux bilatérales.. c'est la simple poursuite d'évolution qui existaient déjà.. mais qui aujourd'hui se poursuivent à l'excès et à la perversité !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard (Saint Julien en Genevois) | 02/03/2011

Cher Antoine,

quand vous aurez compris que le nombre de logements construits dans une commune ces 3 dernières années n'est pas la conséquence d'un choix politique (ou rarement) DE LA COMMUNE, car :

1) la politique de construction (déclassement des zones, autorisations de construire, ...) est de compétence CANTONALE et non communale

2) la grande majorité des logements est le fait de promoteurs immobiliers avec lesquels les communes n'ont pas de pouvoir de contraindre à construire sur leur territoire.

3) les communes ne peuvent construire que... sur les terrains qu'elles possèdent, et avec les lenteurs des procédures, il faut compter 10-15 ans pour qu'une commune puisse construire...(marché public, concours, recours...)

Mais revenons à un cas précis : Thônex
- 2800 habitants de + ces 10 dernières années
- vient de voter un montant de 3mio pour l'équipement d'un quartier construits par des promoteurs
- possède 8 parcelles depuis plus de 10 ans et est bloquée par un recours au TF
- vote un PLQ au Communaux, mais l'Etat ne fait pas les études de circulation

bref, les partis dans les communes NE sont PAS maitres du nombre de logements construits.
P.ex. à Chêne-Bougeries +77% selon vos stats, mais la commune n'a rien construit elle-même et rien débloqué comme dossier depuis 10 ans !

Conclusions vos statistiques ne résument en rien l'action des Conseils municipaux en matière de promotion du logement.

ABE

Et je terminerais par : Tant que Saint-Julien-en-G. n'a pas la densité de population des communes genevoises (quasi moitié moins), j'estime ne pas à recevoir de leçons de votre part.

Philippe Calame, Thônex

Écrit par : Philippe Calame | 02/03/2011

Plusieurs personnes vous ont demandé d'établir une recommandation de vote. Vous y cédez, mais vous auriez aussi pu vous en abstenir, par respect tout en sachant que les donneurs de leçons risquent bien souvent de subir l'effet boomerang.

Vous avez vos certitudes, mais votre sens de l'analyse devrait débuter par une autocritique de la situation française et limitrophe. Mais revenons sur vos remarques ;

- Les communes genevoises sont (à de rares exceptions près) les principales responsables de la pénurie de logements. Elles ont cru défendre la qualité de vie en s'opposant aux logements.

Comme vous l’explique très bien M. Calame, la politique du logement est cantonale, les communes ne sont donc pas responsables de tous les maux. Par contre, il est véridique qu’elles ont voulu défendre la qualité de vie, mais je ne pense pas qu’elles se sont opposées « aux logements », mais aux projets présentés. La densification de ceux-ci n’est pas en adéquation avec les besoin, les attentes et le développement durable de ces communes. Oui elles se protègent, mais elle lutte aussi contre la spéculation immobilière, qui a gangrené notre canton dans les années 80/87.


- Elles ont surtout défendu leurs recettes fiscales. Dans les faits, ces communes ont chassé la moitié de leur jeunesse. Chaque année ce sont plus de 2000 Genevois -selon les chiffres officiels très partiels - qui ont été contraints le plus souvent contre leur gré, de quitter leur commune pour s'installer dans le Genevois français. Autant d'automobilistes supplémentaires sur des routes encombrées.

Je ne vois pas le lien entre les recettes fiscales et l’éloignement de la jeunesse. Au contraire, bien des communes genevoises accordent une importance primordiale à cette même jeunesse, l’avenir de demain, même fiscalement. Demande d’agrandissement d’écoles (décision cantonale), création de salles des fêtes multisports, octroi d’aides communales pour les restaurants scolaires, demande de liaisons Noctambus ou d’augmentation de la fréquence des lignes, mais là aussi nous nous retrouvons devant un choix cantonal.

La véritable raison de l’établissement de 2000 genevois sur France est la possibilité d’accession à la propriété, il y avait une offre qui correspondait non seulement à la demande, mais surtout aux prix de cette accessibilité. Certes, autant d’automobilistes supplémentaires sur les routes encombrées, mais qu’avez-vous fait M. Vielliard pour anticiper ce problème, qui ne date pas de l’émigration genevoise, mais bien du développement de votre région. Nous restons en attente de vos projets de parkings, de liaisons suburbaines autres que vos cars sales et polluants.

- Il est temps que les communes construisent des logements. Il est temps que les conseils municipaux et les exécutifs des communes soient composés de représentants de la génération durement touchée par la crise du logement et pas seulement par des propriétaires et des locataires surlogés à des prix dérisoires depuis des décennies.

En criant ainsi au loup, ne cherchez-vous pas à protéger aussi la qualité de vie de vos administrés. Si vous preniez aussi le temps de parcourir les listes de candidats, vous constateriez que toutes les générations y sont représentées, et que de plus en plus, les 25 – 40 ans entrent en politique. En ce qui concerne votre remarque de locataires « surlogés », je vous invite aussi à faire l’analyse du revenu des ces gens établi depuis plus de 30 ans dans ce même logement. Des prix dérisoires comme vous le dîtes, mais pour des revenus tout aussi faibles. Le véritable problème est l’occupation des logements, et surtout de trouver la possibilité de procéder, à des prix concurrentiels, des échanges, des relogements, des attributions qui soient en adéquation avec la demande, et le besoin. Certes il y a un manque, mais est-ce aux communes à s’adapter à un réseau TPG et construire là où un bus ou un tram passe, ou faut-il enfin avoir une véritable réflexion sur les pénétrantes, les parkings périphériques et surtout des transports publics disposant d’un réseau bien plus simple, basé sur les pénétrantes, les sortantes et deux ceintures ?

Je vis à Bardonnex, et je suis heureux que nos élus communaux aient su protéger la qualité de vie des habitants de cette région, ce qui n’est pas le cas pour la politique cantonale (transports publics insuffisants – parkings périphériques inexistants) sous le sacro saint de la « région Franco-Valdo-Genevoise ».

M. Vielliard, balayez donc devant votre porte avant de venir faire la poussière chez nous, car au niveau de l’urbanisation de votre territoire, je crois bien que vous n’avez aucune leçon à donner, il suffit de traverser certaines de vos communes pour constater le désastre !

(PS ; je ne suis pas du MCG, j’ai voté PDC pour les municipales)

Walter Schlechten
Habitant La Croix-de-Rozon

Écrit par : Walter Schlechten | 02/03/2011

@Philippe Calame :
Vous pourriez avoir l'honnêteté de rappeler que vous êtes candidat PDC -et que donc je recommande de ne pas voter pour vous dans cette note. (mais à vrai dire le lecteur s'en doute en vous lisant)

Le fameux argument de la compétence ! Il ne tient pas.. car dans le système genevois tout le monde est compétent pour tout. Les communes ne se privent pas de le rappeler.. et tout particulièrement Thônex qui depuis maintenant 3 décennies mets tous les bâtons dans les roues du projet des communaux d'Ambilly pour le retarder et le réduire au détriment des jeunes de Thônex contraints de quitter la commune.

Les communes ne décident pas de tout : mais les investisseurs sont là. Le blocage vient aujourd'hui principalement des communes. Encore aujourd'hui alors que ce problème du logement est à la source de tous les autres.. il se trouve encore des candidats qui osent ne pas l'évoquer.

La peur de changer de camp ! Ce sont les élus qui s'opposent aux logements qui doivent désormais être battu comme il se doit. A commencer par Thônex. Le seul problème de Thônex c'est que pas une seule liste n'a compris la gravité de la situation et ces répercusions sur la paralysie généralisée des transports. Thônex sera longtemps hanté par les voitures de ceux qu'elle n'a pas voulu loger.

Pour ce qui est de la densité comparée à St Julien.. si vous estimez encore que la densité doit être identique à 5km du centre ville qu'à 10km du centre ville alors vous défendez l'idée que notre région devienne Los Angeles : une urbanisation continue et ininterrompue. Idée absurde ! La question n'est pas les uns contre les autres mais comment on met en place une urbanisation ordonée qui permette à chacun de se loger à des prix acceptables et de se déplacer en étant logé suffisament prêt des transports en commun. Les élus thonésien n'ont rien compris à ces enjeux et se complaisent dans des combats d'arrière garde.

@Walter Schelchten :
Volontiers pour l'autocritique... mais en l'occurence les communes françaises ont pour la plupart tenue les engagements du projet d'agglomération. Et nous n'avons pas pour ambition de devenir des parkings à l'attention des habitants que Genève fait venir mais refuse de loger !

1) elles ont honnêtement voulu défendre la qualité de vie : le résultat est là, elles sont devenus de simples aires d'autoroute traversée chaque jour par les habitants qu'elles ont refusé de loger. Sacré qualité de vie que de voir Perly traversé par 20 000 voitures par jour et compter 86 pompes à essence. Perly a tout gagné à refuser les logements alors qu'elle aurait pu avoir des transports en commun efficaces et performant si elle avait construit !

2) La fiscalité et la péréquation communale pénalisent les communes qui construisent. Mais la politique communale n'est elle qu'affaire de gros sous ? Ou les Maires sont ils là pour proposer un projet pour les habitants de leurs communes ? Est-il responsable d'expulser les jeunes pour préserver des recettes fiscales ? Les Maires feraient mieux de revoir les modalités de la péréquation.

3) Si les jeunes partent c'est qu'ils n'ont plus les moyens de se loger à Genève. Quand Genève fait venir 15 000 habitants par an mais n'acceptent de construire que 1230 logements par an il y a pénurie et inflation de l'immobilier. Ce sont ces déséquilibres qui expulsent la jeunesse du canton. Elle haira durablement les décideurs qui l'ont expulsé.

4) Votre remarque sur Bardonnex est caricaturale : "je ne veux pas de logements, mais je veux des transports en commun".. vous vous moquez du fait que des transports en commun dans des zones peu denses ne sont pas suffisament utilisés pour être supportable pour les budgets publics. Il faut en moyenne 60 logements à l'hectare pour rendre supportable le coût d'une ligne de transport en commun. Bardonnex comme Troinex sera durablement traversé par le trafic des Genevois chassés.

Si vous ne voulez pas construire de logements, libre à vous... mais alors cessez de faire venir 15000 personnes en proposant aux entreprises étrangères une exonération totale de tout impôts sur les personnes morales ! Aucun Maire n'a défendu une telle position. Ils sont donc solidaires des politiques économiques et doivent logiquement en assumer les conséquences urbaines.

Oui, je défends la qualité de vie des habitants des deux côtés de la frontière. Les files de voitures actuelles qui sont la conséquence logique des absurdités actuelles ne préservent en rien la qualité de vie des Genevois.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard (Saint Julien en Genevois) | 02/03/2011

M. Vielliard,

la densification s'est opérée naturellement sur France ces dernières années, pour les raisons invoquées, mais notamment celle du prix et de la possibilité d'accéder à la propriété.

Quand je demande une fréquence plus importante des lignes TPG pour Croix-de-Rozon, je ne fais pas référence aux besoins de ma commune, quoique, mais bien à la nécessité d'offrir une véritable offre de mobilité aux frontaliers, suisses ou français, sachant que par matin j'ai compté plus de 2'000 véhicules heure sur le giratoire situé en face de la douane. Après, il nous faut un parking digne de ce nom pour stationner les pendulaires, mais là y a plus personne pour construire, même en France, au service des ses collectivités .. !

Enfi, sachez que je ne suis pas d'accord avec la densification en ville de Genève, je suis pour le déclassement de zones agricoles en nos communes, mais pas pour des cités dortoirs, pour de véritables projets de développement durable. Mais je reste aussi en attente de solutions émanant de France, pour limiter le trafic pendulaire.

W.S.

Écrit par : Walter Schlechten | 02/03/2011

@Waler Schlechten :

Alors nous disons la même chose. Pour la ligne vers la Croix de Rozon vous verez dans mes programmes pour les élections cantonales (qui sera publié ici ce week end) que je propose son développement et sa prolongation jusqu'à Collonges.

J'ai par ailleurs approuvé, soutenu et défendu l'augmentation de +50% de la capacité de la ligne D jusqu'à St Julien... mais tous ces investissements pourtant très coûteux sont réduits à néant par l'aménagement absurde que nous faisons.

Même le CEVA ! Un projet pourtant considérable : faites le calcul et vous vous apercevrez qu'entre le premier vote du Grand Conseil en faveur du CEVA en 2001 et sa mise en service, notre aménagement aura "créé" plus d'usagers supplémentaires que le CEVA ne pourra en transporter : plus d'un milliard de CHF jeté par la fenêtre parce que nous aménageons notre région comme aucune autre agglomération : toutes se développe de manière concentriques pour développer les transports en commun en parallèle. Notre agglomération est la seule au monde qui se développe en saturne en plaçant sa campagne entre son centre ville et sa périphérie. C'est très joli : mais cela rend impossible le développement de transports en commun qui puisse transporter autant de monde qui loge si loin de leur lieu de travail. Même le tram à St Julien ne pourra absorber qu'une partie du supplément de traffic que nous créons : alors que la circulation est déjà saturée, aucun investissement ne peut rattraper un aménagement aussi incohérent.

Si le Genevois français appartenait à Genève vous ne nous imposeriez pas une urbanisation aussi absurde ! Qu'est-ce qui empêche de commencer dès maintenant à considérer que nous devons gérer ensemble cette agglomération commune ?

Cordialement,

Antoine Vielliard

PS : les prix en France sont essentiellement dû à l'offre et à la demande. Ils se rapprochent des prix Genevois à mesure que la colonisation de fait du Genevois français est en marche. Aujourd'hui les Genevois qui s'installent dans le canton de St Julien y représentent déjà les deux tiers de la croissance démographiques.

Écrit par : Antoine Vielliard (Saint Julien en Genevois) | 02/03/2011

@Walter Schlechten:

Avez-vous des enfants? Auriez-vous des tuyaux (vu votre notoriété et vos contacts) pour les trouver un logement? Sinon, j’espère que vos descendants auront un excellent salaire pour qu'ils puissent trouver un logement a Genève. Ou bien, qu'ils auront un bas salaire pour avoir droit a un HLM ou HBM. Mais surtout de ne pas se trouver au milieu, faute d’être mis a la porte par le manque de logement pour la classe moyenne...

Écrit par : Un suisse | 03/03/2011

Merci à Antoine Vielliard pour ces études toujours intéressantes.

Pour Bardonnex, la question du logement est loin d'être satisfaisante. En fait, la commune est considérée comme une réserve et va devenir à terme un grand parc au centre de la Métropole. La Ville remonte du centre de Genève et les constructions en France voisine s'étendent bientôt à perte de vue.

Dans tout cela, Bardonnex reste figé et ça n'est pas la volonté qui nous manque. Après avoir pu difficilement maintenir un objectif de 500 habitants supplémentaires (sur les 900 du plan initial), il faut bien admettre que les projets sont difficiles à réaliser. Je ne m'étenderais pas sur ces problèmes largement connus depuis longtemps.

Voilà, Bardonnex travaille dure et espère toujours pouvoir développer le logement sur la commune pour garder, faire revenir des jeunes exilés de la commune et de nouveaux habitants.

A noter, pour bien asseoir les efforts assurés par la commune que sa fondation pour le logement possède environ 10 % du parc immobilier. Certains me reprochent une collectivisation du logement et les Rad-Lib exigent que la commune ne s'en mèle plus et laisse les initiatives privées se développer, espérons que cette stratégie soit payante. A ce jour, je crains fortement que les loyers seront tout simplement insupportables car chaque propriétaire n'entend pas galvauder les possibilités financières offertes par cette crise terrible du logement.

Écrit par : Alain Walder | 03/03/2011

À Bardonnex, le MCG va faire un carton !

D'autant plus qu'il n'est pas soutenu par Antoine Veillard ! C'est un apport de voix considérable.

Écrit par : Philippe Marton | 03/03/2011

Cher Antoine,

Il est peut-être vrai qu'il y a 10 ans les politiciens de Thônex ont été frileux vis à vis des Communaux d'Ambilly, mais je rappellerai tout de même :

- l'unanimité du Conseil municipal pour le plan directeur de quartier
- la quasi unanimité du CM pour le plan localisé de quartier à une seule réserve qui est :
que l'Etat qui gère la mobilité à Genève fasse une étude de circulation, demande que fait la Commune de Thônex depuis ... 2003. Oui, il y a plus de 7 ans que Thônex demande et que l'Etat (ou la DGM) ne fait pas avancer le projet.

Donc les politiciens de Thônex ne sont pas opposés aux logements et approuvent les Communaux d'Ambilly avec 2 seules demandes, que vous comprendrez bien en tant qu'élu communal :

- des études de mobilité pour éviter ce que vous critiquer aussi : un afflux de circulation et de bouchons. A Thônex actuellement, la file de voiture est aussi grande que celle de Plan-les-Ouates à une nuance prêt, cela sur 3 routes et non une seule. (rte de Jussy/av. de Thônex, rue de Genève et route blanche)

- une construction en 3 étapes dans les temps afin de limiter les dépenses d'investissement pour le quartier,car il n'est pas possible de demander de payer 95 millions de francs d'un seul coup à la commune de Thônex (quasi 4x le budget annuel).

Il n'en demeure pas moins que le taux de nouveaux logements dans une commune n'est pas forcément le fait des autorités. Parfois oui, à Gy p.ex. où la Commune construit et parfois non comme à Chêne-Bougeries où les autorités ne construisent pas un seul logement depuis 10 ans.

Pour rester à Thônex, la fondation du logement, grâce au PDC et aux Radicaux a construit 2 immeubles ces 10 dernières années et désire en construire 3 de plus mais un recours est pendant au TF par des voisins. On veut mais on ne peut pas !

Je vous propose donc, vous qui êtes un féru de statistiques de faire une calcul du nombre de logement en main des communes et fondations communales en rapport avec le nombre de logements totaux et vous verrez que certaines communes que vous citez en exemples ne possèdent aucun voir très peu de logements alors que d'autres sont très actives.

Je maintiens donc que ces statistiques ne sont pas corrélatives de l'actions actuelle et passée des autorités communales. Et on ne saurais limiter les analyses des 3 dernières années, dans le sens où certaines communes ont déjà beaucoup donner avant.

En matière de Los Angeles, je ne le souhaite pas non plus. Mais peut-on encore plus densifier certains quartiers urbains de Genève sous prétexte de distance au centre et en dégradant encore plus les conditions (bruits et autres) des habitants actuels ou peut-on aussi développer le genevois tout en y mettant des solutions adéquates pour le transport et en évitant une certaine anarchie comme dans certaines communes françaises qui n'ont absolument pas géré leurs extensions. La solution n'est pas blanche ou noire, mais certainement un peu grise claire ou foncée.

Oui, nous devons construire. Mais au même titre que vous ne voulez pas n'importe quoi sur France, nous ne voulons pas n'importe quoi sur Suisse.

Écrit par : Philippe Calame | 03/03/2011

M. Walter Schelechten,

Je connais bien Bardonnex et vous avouerez qu'en fait de qualité de vie, c'est surtout un village d'indiens dortoirs. Avez-vous, une boulangerie, un petit supermarché, une boucherie, etc... non à part une épicerie enfumée à côté de la poste, c'est la nuit complète. Tout le monde sait, que les Bardonnésiens font leurs courses à Collonge-sous-Salève. Chez Presset pour la viande, chez Jean pour le pain, chez le coiffeur également à Collonge, chez U ou chez Casino pour le supermarché ou encore Carrefour à Saint-Julien. Ah, heureusement que le dimanche il y a le marché. Bref, Bardonnex vit en France !

Écrit par : Pierre-Alain | 03/03/2011

@ Monsieur Vielliard,

Belle analyse faite au tableur, tableur, alias spreadsheet, alias excel, dont vous usez et mésusez pour effectuer vos innombrables projections quant à l'avenir du futur. Il est vrai que de la part d'un commercial français, travaillant à fourguer des marques de lessives et autres produits de marque inutilement couteux afin de mieux traire le consommateur, on ne peut guère attendre de finesse. On ne peut donc rien vous reprocher. D'autant plus que vous faites ce que vous pouvez pour défendre les intérêts de la nation à laquelle vous êtes fidèle : la France d'en haut.

Cependant, force est de constater que votre analyse statistique de bas niveau conduit les genevois (et par ricochet le genevois français) dans le mur puisque vous recommandez chaudement les radicaux (qui sont en train de fusionner avec le parti libéral par vous honni), ainsi que le PDC et les Ententes communales (soit les succursales locales des partis de l'entente cantonale, qui dissimulent leur appartenance politique), alors que ces partis luttent contre le logement à Genève en lui portant un coup décisif.

Je me permettrai de reprendre de larges extraits d'un billet du Professeur Tanquerel, ancien juge au Tribunal administratif genevois et constituant (l'un des meilleurs constituants selon Monsieur Mabut), billet dont je donne aussi le lien.

http://ttanquerel.blog.tdg.ch/archive/2011/03/01/c-est-la-droite-qui-a-rompu-l-accord-sur-le-logement1.html

" .... c’est bien la droite – Entente (NOTE DE CEDH : dont les radicaux et les PDC par M. Vielliard recommandés), MCG et UDC – qui l’a consacrée en décidant, le 21 octobre dernier déjà, au sein de l’assemblée constituante, la suppression de la zone de développement.

..(..)..

La majorité de la Constituante a d’abord voté l’abrogation du droit au logement, sous le prétexte que ce droit, accepté par les électeurs suite à une initiative populaire, n’avait pas résolu la crise du logement. Cette motivation est admirable : puisque l’Etat et l’économie privée se sont montrés incapables de satisfaire un des droits sociaux les plus essentiels, celui d’avoir un toit, supprimons ce droit et le problème sera réglé ! La droite ne s’est pas arrêtée là.

..(..)..

Mais surtout, in cauda venenum, la majorité a prévu que lorsque le taux de vacance dans le canton est inférieur à 1% les zones de développement sont soumises aux règles des zones ordinaires (art. 169 let. e de l’avant-projet de constitution). Si l’on sait que ce taux est depuis 10 ans en dessous de cette limite et se situait en juin 2010 à 0,23%, autant dire que les zones de développement seront durablement supprimées.

Or, il faut savoir que la zone de développement est le seul moyen dont dispose l’Etat pour imposer la construction d’une certaine proportion de logements correspondant aux besoins prépondérants de la population. C’est aussi le seul moyen dont il dispose pour tenter de freiner la spéculation en fixant un prix de vente maximum du terrain, au-delà duquel il n’autorise pas un projet de construction. Si les terrains actuellement en zone de développement sont soumis aux règles des zones ordinaires, l’Etat sera obligé d’autoriser tout projet de construction conforme aux normes de police applicables, quel que soit le type et le prix des locaux construits et quel que soit le prix du sol. Dans ces conditions, plus aucun logement à destination des classes modestes et moyennes ne sera construit. Seuls seront offerts des bureaux et des logements de luxe à vendre, l’Etat n’ayant plus de moyen juridique de s’y opposer. Même si les collectivités publiques décident de construire elles-mêmes (ce qui n’est manifestement pas le programme de la droite), elles ne le pourront pas : en effet, le prix des terrains, libéré de tout contrôle, explosera et les collectivités ne seront plus en mesure de les acquérir, ce d’autant plus qu’elles perdront le droit de préemption qui est lié à la zone de développement. L’augmentation massive des prix des terrains, ainsi que l’arrêt total de la construction de nouveaux logements sociaux auront en outre pour conséquence inévitable une pression à la hausse pour l’ensemble des loyers genevois.

Tous les grands projets de logement en cours (Les Vergers à Meyrin, les communaux d’Ambilly, le quartier Praille-Acacias-Vernets) seront condamnés, les propriétaires ayant alors le droit, selon les règles des zones ordinaires, de réaliser des opérations beaucoup plus lucratives. La droite prétend soutenir ces projets, mais vote une mesure constitutionnelle qui rendra impossible leur réalisation."

Donc, cher Monsieur Vielliard, vous voilà démasqué. Pour vous, il faut élire ceux qui s'opposent au logement à Genève, il faut voter pour ceux qui s'opposent aux communaux d'Ambilly, au PAV et aux Vergers.

Enfin démasqué. J'exagère, presque démasqué. Etes vous naïf et incompétent ou bien machiavélique ?

Écrit par : CEDH | 04/03/2011

Ah la vache, qui l'eût cru, CEDH est non seulement nationaliste, mais aussi socialiste. Il prend pour agent comptant les dires de Tanquerel ! Sauf que l'Entente ne s'oppose pas au logement, bien au contraire. Il y a effectivement une mésentente avec le PS sur la proportion de logements sociaux à prévoir dans les programmes immobiliers, mais rien de rédhibitoire, et surtout pas pour la classe moyenne, qui souffre justement de ce qu'ayant trop de revenus pour les logements sociaux, elle n'y a pas droit et pas assez de revenus pour les loyers libres, les riches se les accaparent.
Il faudrait sans doute réduire la proportion de logements sociaux pour que la rentabilité d'un programme ou au moins de certains d'entre eux puisse être assurée en prévoyant des logements pour la classe moyenne, et pas seulement pour les pauvres et les riches, les premiers étant subventionnés et les seconds plus rentables. Ou alors créer une catégorie de logements subventionnés pour revenus moyens !

Écrit par : Lechat | 04/03/2011

dire que ce sont les français qui sont taxés d'arrogance!!! c'est l'hopital qui se moque de la charité!!! avec des voisins comme ça... c'est mal parti pour une gestion régionale conjointe en "bon père de famille" ça ressemble plus aux rapports qui ont cours chez les bettencourt!

Écrit par : matthieu | 04/03/2011

@ Lechat


Art. 169 Mesures en cas de pénurie
Lorsque le taux de vacance des logements dans le canton est inférieur à 1%, les normes suivantes s’appliquent :
..(..)..
e. les zones de développement sont soumises aux règles des zones ordinaires.


C'est bien là le texte de projet de constitution adopté par la constituante avec l'appui, entre autre, des partis démocrate chrétien et radical, partis recommandés par M. Vielliard pour assurer la construction de logement à Genève.

Je reconnais bien volontiers que les letre a à d prévoient d'autres mesures, mais elles nécessitent une mise en oeuvre fort complexe. Aucun des délais ne pourra être tenu. Les lettres a à d sont aussi efficaces que le plan d'agglo..... alors que la lettre e est d'application directe. Adoptée, elle s'appliquera et il n'y aura plus de zone de développement sans qu'il ait besoin de changer quoique ce soit aux lois. Simple suprématie de la Constitution, principe appliqué par Tanquerel, dont je concède qu'il est exact, fût-il rappelé par un professeur de droit et ancien juge au tribunal administratif socialiste.

Quant au fait que le PDC et les radicaux veulent défendre la construction de logements accessibles ....Qui peut croire ces balivernes ? Des partis en faveur d'une amnistie fiscale de 70 % ne peuvent, bien évidemment, que tolérer la construction de logements de luxe.

Certes vous prétendez :

"Il faudrait sans doute réduire la proportion de logements sociaux pour que la rentabilité d'un programme ou au moins de certains d'entre eux puisse être assurée en prévoyant des logements pour la classe moyenne, et pas seulement pour les pauvres et les riches, les premiers étant subventionnés et les seconds plus rentables."

Si cela est vrai, force serait de constater que les constituant PDC et radicaux, qui adoptent une mesure allant à fins contraires, sont des niais.

Écrit par : CEDH | 04/03/2011

@Philippe Calame :

Je sais qu'effectivement à Genève tout le mondre prétend être en faveur du logement : mais peu de candidat en parle dans leurs programmes, beaucoup d'élu trouvent toujours de fantastiques prétexte pour dire "des logements oui, mais pas ici, pas comme ça, pas si vite" : C'est un peu comme sur Facebook, pour dire "non" il faut cliquer sur "pas maintenant".

Mais les faits sont là : ce n'est jamais assez bien pour que Thônex assume sa responsabilité de construire des logements.

Contrairement à ce que vous dites, les communes sont les principales responsables. Rien ne peut se faire si elles ne s'engagent pas activement. Thônex non seulement ne s'engage pas, mais s'oppose en plus.

Les comptes rendus du Conseil Municipal de Thônex ont montré l'égoïsme, l'absence de compréhension des enjeux régionaux, les visions étriquées de l'ensemble du Conseil Municipal. Votre égoïsme a fait la honte de tout un canton et de toute une région. Votre incapacité à comprendre les problèmes des Genevois chassés de Thônex vous rend indignes d'assumer de telles responsabilités. Thônex est l'une des rares communes où aucune liste ne comprend ce qui est en train de se passer dans notre agglomération binationale. L'abstention est donc la seule solution en attendant qu'une nouvelle génération ne s'engage.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard (Saint Julien en Genevois) | 04/03/2011

Toujours aussi constructif le père CEDH, on aimerait pouvoir se loger dans vos immeubles d'argumentations. Vous devez avoir une vie bien pépère pour être si satisfait du logement et de la mobilité genevoise. Vous qui parlez si bien de la France d'en haut, n'êtes vous pas la Marquise qui ne voit rien venir et qui se trouve si belle en son miroir.

Écrit par : Volodia Pauleff | 05/03/2011

@ Volodia Pauleff

Il semble que de lire le projet de Constitution jusqu'à l'article 169 dépasse vos capacités. Qu'y puis-je si vous ne pouvez pas vous rendre compte que l'adoption de cette disposition conduirait à l'impossibilité de construire des logements à loyer accessibles à Genève.

Mais au fait, vous qui semblez être partisan de ceux qui ont adopté le projet constitutionnel bloquant toute construction de logement à prix raisonnables à Genève, êtes-vous MCG niais ou libéral-radical cynique ?

Écrit par : CEDH | 05/03/2011

@ UnSuisse

Ne faudrait-il pas suspendre l'application des accords de libre circulation ? Cela permettrait à Genève, maître chez elle, de diminuer, par le jeux des migrations naturelles et non par des expulsions, sa population étrangère.

Ce qui provoquerait une détente sur le marché du logement.

De plus, Genève pourrait contrôler le marché du travail et ainsi diminuer le chômage et les pressions sur les rémunérations et conditions de travail. Sans compter la baisse des charges sociales, l'augmentation de l'impôt moyen perçu et la diminution des "zones prioritaires d'éducation".

Quant à la France, elle pourrait, elle aussi, librement réguler l'afflux de nouveaux "colons", retrouvant sa souveraineté. Ce qui démontre que Genève et le Genevois français payent les pots cassés par les accords de libre circulation.

Après tout, il y a à Genève quelque 120'000 citoyens de l'UE contre 30'000 "colons" qui ont "envahi" le Genevois français (chiffre et expressions de M. Vielliard) et, précisons, une minorité de 120'000 ressortissant de l'UE travaille pour des multinationales.

Écrit par : CEDH | 05/03/2011

En quoi diminuer la population étrangère va résoudre réellement le problème? Les postes de travail devront bien être occupés par quelqu'un!

Et si le but c'est la décroissance, bonjour les problèmes sociaux tant à Genève qu'en France parce qu'il est illusoire qu'on puisse contrôler la décroissance, surtout en expulsant les étrangers qualifiés (car ce sont eux qui partiront, les autres n'habitent pas en Suisse, c'est trop cher) pour les remplacer par des locaux non qualifiés au chômage. Faut pas croire que P&G ou Caterpillar vit en autarcie: petit îlot d'extraterrorialité n'employant que des étrangers et ne consommant rien localement, ni n'employant aucun habitant de longue date du coin. Ou croire qu'ils vont repartir avec tous leurs employés, les expats ça coûte cher, il faut que se soit utile.

Pas de miracle, pour diminuer la bulle immobilière, il faut construire. Cela réduira les soucis des habitants du canton, mais pas ceux de Saint-Julien qui sont de toutes façons dans une phase de rattrapage. Les prix à Bardonnex et à Saint-Julien vont devenir les mêmes, que Genève construise assez ou non. Le hic, c'est bien qu'il y a une double phobie: trop dense = des banlieues à la française (ou les Palettes); trop d'immeubles = trop de socialos et nous on est à droite. Donc on veut de petits ensembles pour loger des familles à bon revenu, qui votent plutôt au centre-droit et qui ne font pas peur aux habitants des villas qui forment le socle électoral (de Bardonnex, de Chêne-Bourg).

Après, il y a aussi de bonnes raisons pour s'opposer à certains projets (je ne sais plus quel village, Satigny je crois, voyait une grosse verrue projetée en son centre ou le fait que les procédures ne sont pas toujours respectées par l'Etat qui néglige certaines études obligatoires à Thônex (si le maire de Saint-Julien respectait les procédures, M. Vielliard serait content); à noter que la réduction de taille du Mica est, après avoir quasi-enterré la ligne de tram prévue à sa réalisation, en train de remettre gentiment en cause son trolley, à se rythme-là un minibus sera bientôt suffisant). Evidemment, après il y a les obstructions aux réhaussements en ville de Genève, la tentative de classement de chaque haie de thuyas comme monument historique à Chêne-Bourg, qui sont inadmissibles. Ou la pseudo-protection des "meilleures terres agricoles du monde" (agriculture intensive bien sûr!) coincée entre une autoroute et une zone industrielle...
Ou encore Perly qui n'a toujours pas de plan de développement. Ou Bardonnex qui se croît un village alors que ce n'est plus qu'une aire d'autoroute.

Écrit par : Klump | 05/03/2011

@ Klump

Diminuer la population européenne conduirait à la diminution du nombre d'habitants, soit à une augmentation du taux de vacance des logements.

Diminuer la population ne serait pas viser la décroissance économique. Au contraire. Une diminution choisie de la population européenne permettrait d'augmenter la capacité contributive de la population, de diminuer la pression sur le système de santé, les écoles et les système des subventions sociales en tous genres. Sans omettre de baisser le taux de chômage. In fine, l'augmentation du PIB/Habitant compenserait la baisse de la population et le PIB augmenterait. Ce n'est pas ce qui s'appelle la décroissance.

Diminuer de manière choisie et, je le répète grâce aux mouvements migratoires naturels, la population européenne, ne serait pas priver Genève des travailleurs peu qualifiés dont elle aurait besoin puisque ceux-ci pourraient être frontaliers. C'est au demeurant pour cela qu'il conviendrait de diminuer la population étrangère européenne.

Sa capacité financière retrouvée Genève pourrait parfaitement prendre les mesures pour construire et imposer l'usage des transports en commun aux frontaliers.

Mes compatriotes pourraient rentrer chez eux.

Enfin, la France retrouverait sa pleine souveraineté et ne se verrait plus imposé la présence de colons.

Nationaliste me direz-vous. Et alors ! Devons nous accueillir toute la misère européenne du sud, de l'est et d'ailleurs encore, tout en nous laissant librement agresser par une Europe qui nous cerne et vise à nous appauvrir ? Devons nous jouer le rôle de l'ambulance tout en nous laissant tirer dessus ?

Exacerbation de la concurrence fiscale déloyale, nous dira Monsieur Vielliard. Laissez-moi lui rappeler que le gouvernement Cameron (Royaume-Uni) vient de décider la défiscalisation des bénéfices des filiales des sociétés britanniques qui sont rapatriés aux Royaume-Uni.

Pour les non initiés cela veut dire que les sociétés britannique délocaliserons encore plus facilement leurs bénéfices dans des vrais paradis fiscaux, du Commonwealth, de Malte, de Chypre, de Gibraltar, bien sûr, et les rapatrieront, sans payer d'impôt, dans les caisses britannique de la maison mère. Ce n'est qu'un exemple parmi mils autres.

Écrit par : CEDH | 06/03/2011

CEDH, vos arguments, comme ceux de Tanquerel, relèvent de l'idéologie, à laquelle on croit ou pas. Vous pensez qu'à défaut de socialisation des sols (encore que les collectivités soient de loin les plus gros propriétaires du canton), le corsetage de l'initiative privée est le meilleur moyen de faire construire.
Apparemment il n'en est rien. Le système aslociste a clairement failli, en créant deux catégories de privilégiés: ceux qui ont droit aux aides et pour lequel Etat et fondations construisent des logements subventionnés, et les riches qui ont les moyens d'accaparrer le peu qui reste. Les constituants qui ont voté l'art. 169 ont un avis contraire et font confiance aux lois du marché. Comme l'a écrit P. Kunz dans son blog, ils pensent que si on libère par le haut, les besoins seront peu à peu comblés.
Puisque vous parlez de cynisme, on peut se demander si Genève a besoin de construire davantage de logements pour des personnes dont une part notable est à la fois assistée, sans travail et d'immigration récente. Si l'offre en la matière était resserrée, ces personnes, ne trouvant pas de logement, s'en iraient habiter ailleurs. Pas forcément en France voisine et même vraisemblablement pas.
Cela libérerait des logements souvent très coquets et bien situés pour la classe moyenne. En France, par exemple, si vous n'avez pas de logements, vous n'avez pas de RMI. Ce qui dissuade tout de même une forme d'immigration en vue d'assistance, tout le monde n'ayant pas vocation à devenir SDF.
Il y a des moyens plus simple que la suspension des accords de libre-circulation pour arriver à réguler. Cette suspension serait très contre-productive pour les intérêts de l'économie genevoise. Je préfère garantir la libre-circulation, laisser faire la concurrence entre les individus qui de fait réserverait Genève aux plus compétents (et aux plus riches, même incompétents, aucun système n'est parfait) que les réserver à n'importe qui, du moment qu'il est déjà là à un instant T. Comme c'est le cas en pratique aujourd'hui.
Mais vous êtes juriste et bien sûr les lois du marché, comme celles de la sélection naturelle, vous semblent éminemment suspectes.

Écrit par : Malthus | 06/03/2011

@ Malthus

Sélection naturelle, nous y voilà. Darwinisme social, on y est. Spencerisme : que le plus faible crève. Application : que les chômeurs crèvent, ce sont tous des fainéants (les riches n'étant jamais fainéants mais tout au plus oisifs). Application : que les malades crèvent et pour cela paralysons, démantelons et privatisons l'intégralité de l'assurance maladie Suisse; objectif : le rêve américain, très cher, peu efficace et réservé aux riches ou à ceux qui sont en bonne santé, mais oh combien profitable aux compagnies d'assurances. Les gamins qui n'y voient que goutte : des vieux avant l'âge, donc des super-dégénérés qu'il faudra bien soigner radicalement un jour. Le barbital est moins cher que les lunettes, n'est-ce pas Monsieur Ultra-Bright ?

(en Aparté au Dr Buchs : N'avez vous pas conscience que les dysfonctionnement de l'assurance maladie profite à ceux qui veulent privatiser toutes les assurances santé. Une petite complémentaire juteuse dès la naissance pour les éventuelles lunettes des gosses, cela ne se refuse pas ! Pour connaître la main invisible qui commandite le crime, tournez-vous vers la main invisible, qui est en main néolibérale. Coupez leur l'herbe sous les pieds : réglementation des profits en matière d'assurance santé privée.)

Pour en revenir à Malus : Pour votre gouverne Darwin n'a jamais appliqué la sélection naturelle telle qu'elle à l'Homme. Pour comprendre Darwin, il faudrait que vous lisiez la Filiation de l'Homme et non pas la version vulgarisée par la vulgate néolibérale des théories de Spencer. Manifestement dénué de toute compétence scientifique, vous pensez que tout homme est à votre image : un animal dénué de toute civilisation.

C'est votre thèse, ce n'était pas celle de Darwin et elle n'a rien de scientifique.

Votre idéologie est claire et stupide, tout comme l'idéologie Aslociste, dont je ne suis pas sûre qu'elle soit aussi immorale que la vôtre.

Malus, votre but est clair : introduire le laisser passer (n'importe où), le laisser faire (n'importe quoi) afin que les très riches, quelque soit leur nationalité, deviennent encore plus riches et les pauvres, quelque soit leur nationalité, encore plus pauvres. Ignorant au passage que les lois de l'économie néoclassique, par vous adorées, ne permettent pas, sans effondrement du système, une trop forte accumulation de richesses en trop peu de mains. Point d'idéologie socialisante en cette remarque : simple application de vos "lois".

Pour en revenir à Genève : Vous reconnaissez donc que l'adoption de l'article 169 lettre e du projet de constitution reviendrait, en supprimant les zones de développements, à rétablir la loi de la jungle, qui est la seule que vous connaissiez, et qui, pour vous, donnerait des meilleurs résultats que le système actuel.

Meilleurs résultats pour qui ? Pour ceux dont vous défendez les intérêts sans aucun doute ! Pour l'immense majorité de mes compatriotes certainement pas !

Ah oui, j'oubliais, comme juriste, je sais que les lois ne sont que des lois édictées par les hommes.

Comme scientifique, je sais que les lois scientifiques ne sont qu'approximations transitoires et humaines et que les "lois économiques" ne sont que des modèles peu précis dès lors qu'ils ignorent foultitudes de facteurs exogènes. Les lois néoclassiques économiques, dont les adeptes académisés paniquent devant une simple distribution gaussienne pourtant simple et simplificatrice à l'extrême, sont, elles, des lois statiques et dépassées du point de vue de la connaissance économique. Elle ne peuvent que servir de soubassement à une idéologie, à une religion laïque, la vôtre : le néolibéralisme.

Écrit par : CEDH | 06/03/2011

@ Malthus

"En France, par exemple, si vous n'avez pas de logements, vous n'avez pas de RMI."

Quintessence de votre "science" ? Maltus.

1) Le RMI n'existe plus. Il a été remplacé par le RSA-Socle.

2) La nécessité d'un logement pour obtenir le RSA n'existe pas, le SDF pouvant se domicilier auprès d'un Centre communal d'action social (CCAS) ou d'un organisme agréé.

Écrit par : CEDH | 06/03/2011

Qui a parlé de science CEDH ? Pas moi. Je ne considère pas les lois du marché ou celles de la sélection naturelle comme des sciences exactes. Plutôt des constats pragmatiques qui fonctionnent.
Le RMI a évolué, dont acte. Mais vous n'avez pas répondu à la question de fond.
Pourquoi est-ce plus juste de favoriser et d'entretenir un flemmard qui est là à l'instant T, plutôt qu'un bosseur qui n'y est pas encore ? Et pourquoi la solidarité devrait-elle se limiter aux frontières du pays, quitte à soutenir des gens qui ne le méritent pas et qui se contentent d'en profiter, en refusant au contraire d'aider ou même simplement de donner leur chance à des gens du pays d'à côté qui le méritent et participent à l'effort commun?
Parce qu'un pays c'est un pays ? Pas très scientifique tout ça, et historiquement faux. Les 3/4 du territoire de Genève n'étaient pas à Genève il y a 200 ans... Par ailleurs, comme il faut bien mettre des limites, je serai curieux de connaître les vôtres : que prévoyez vous pour éviter que Genève se remplisse peu à peu de gens venus du monde entier pour squatter ici ?
Ne la ramenez pas avec le discours populiste sur le néo-libéralisme. Le meilleur moyen d'assurer aux riches de chez RICHE la perpétuation et l'engrossement de leur fortune, c'est l'existence de frontières protégeant le secret bancaire et la concurrence fiscale. Ma vision de Genève, c'est au contraire la performance et la concurrence, à armes égales sans distorsion des règles communes européennes.

Écrit par : Malthus | 07/03/2011

Cher Monsieur Vielliard,

Je vous rassure immédiatement, je ne suis pas membre d’un quelconque parti politique, que ce soit en Suisse ou en France puisque je suis binational.

Je suis simplement étonné qu’un élu français trouve le temps de venir jouer à « Madame Irma » en ce qui concerne les votations genevoises, d’autant plus que vous êtes (semble t'il) passé largement à côté.

Plutôt que de lorgner sur votre voisin, ne devriez-vous pas vous concentrer sur vos problèmes d’exportations ?

En effet, n’est-ce pas la France qui exporte en Suisse une partie de son grand banditisme ?

Ce même banditisme issu probablement de la gestion du logement dans les banlieues françaises, et de la magnifique politique sociale d'intégration qui dure depuis des décennies !

Mieux encore, votre petit braqueur Lyonnais, via ses avocats, porte plainte contre la Police genevoise… Le pauvre, mais prendre une balle dans son cas, n’est-ce pas les « risques du métier ».

Alors ne venez pas nous faire la leçon ou la morale, et je vous en prie, si vous avez du temps… ne le perdez pas à nous dire ce que nous devons faire ou voter, mais commencer à faire le ménager en France !

Dans le cas contraire, ne vous étonnez donc pas qu’un Français sur quatre veuille voter pour Marine Le Pen lors des prochaines présidentielles.

Bonne journée.

Écrit par : Kelden | 13/03/2011

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