07/12/2010

Les ressources humaines de notre agglomération genevoise

L'agglomération genevoise pour trouver son équilibre a besoin que les habitants qui y vivent puissent y rester et ceux qui y sont nécessaires puissent y venir. Aucune de ces deux conditions ne sont remplies aujourd'hui en raison de la pénurie de logements.

Avec 15 000 nouveaux habitants supplémentaires par années, les besoins de santé, de gardes d'enfants, de formation, de construction de logements et de sécurité par exemple augmentent rapidement. Pour remplir ces besoins il faudrait que dans les nouveaux arrivants il y ait des infirmières, des assistantes maternelles, des policiers, des pompiers, des maçons... mais il y a principalement des traders, des diplomates, des banquiers privés et des expatriés.

En raison de la pénurie de logements, ces derniers exercent malgré eux, une pression à la hausse sur les loyers. Les niveaux des loyers sont tels que les infirmières supplémentaires dont le Genevois aurait besoin ne peuvent pas venir s'installer. Celles qui sont déjà là, parviennent tant bien que mal à rester : bénéficiant de la protection des locataires, de loyers anciens et modérés ou encore de sous location.

La crise du logement se traduit en crise des ressources humaines pour tout un tas de professions intermédiaires : assistantes maternelles, policiers, professeurs, maçons, infirmières...

C'est curieux, en revoyant la liste de ces professions, je songe que les principaux problèmes de notre agglomération développés dans les journaux ou les campagnes électorales sont : l'école, la sécurité, l'accès aux soins, l'accueil de la petite enfance et la crise du logement.

Il faudra plus d'infirmières pour développer l'accès aux soins pour une population croissante.. et il faudra pour cela qu'elles aient les moyens de se loger. Il faudra plus de policiers pour améliorer la sécurité... et il faudra pour cela qu'ils aient les moyens de se loger. Il faudra plus de maçons pour construire plus de logements... et il faudra pour cela qu'ils aient les moyens de se loger. Il faudra plus d'assistantes maternelles pour garder les enfants... et il faudra pour cela qu'elles aient les moyens de payer leur loyer.

Pour survivre, notre agglomération doit éviter l'écueil de devenir une réserve de traders, d'exilés fiscaux, d'héritiers et de rentiers. Notre agglomération ne vivra pas seulement avec la contribution économique des banquiers privés, des diplomates internationaux, des expatriés et des frontaliers. Notre agglomération a aussi besoin d'infirmières, de policiers, de caissières, de maçons, d'assistantes maternelles et de professeurs qui ont besoin d'avoir les moyens de se loger.

Commentaires

Bonjour Antoine,

Votre analyse est tout à fait exacte, à un détail près...vous oubliez les Chinois, qui semble-t-il, arrivent en ce moment en grand nombre et sont prêts à payer très cher, n'importe quel logement...

Si vous allez voir le blog de Pascal Décaillet, il est intéressant de voir avec quel mépris, il considère la France voisine. Ce Monsieur, dit qu'il ne faut pas s'intéresser à la France mais plutôt à la Suisse...quelle Suisse, celle de Genève ? où, il n'y aura plus aucun Genevois ? ou plutôt aux Suisses de France voisine qui représentent plus d'électeurs que bien des cantons Suisses ? Cela nous laisse songeur, de savoir que rien que les Genevois de France voisine, représentent plus voix électorales que certains cantons Suisses ! Exemple, Uri, Obwald, Nidwald, Appenzel Rhodes-Int, Jura (idem)... et il faut savoir que tous les ans, les Suisses de France voisine...gagnent des places au classement.

Écrit par : café | 07/12/2010

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