28/08/2010

Le Genevois français et la France Voisine

La proposition farfelue d'Eric Bertinat, UDC, d'intégrer le Genevois français au canton de Genève en dit long sur l'état de l'UDC genevoise en particulier et de la politique en général. Rappelons simplement la première proposition du premier article de la constitution française : "La France est une République indivisible..". Il est certains que la gestion de l'agglomération genevoise eut été plus simple si les prédécesseurs de M. Bertinat n'avaient pas craint que l'intégration du Genevois français à Genève ne change certains équilibres politiques Genevois. A l'opposé c'est bon signe que l'UDC commence à prendre conscience que ce qui, aux quatre coins du canton est indiqué sur les panneaux indicateurs par le vocable unique de "FRANCE" n'est ni la fin du monde ni une autre planète mais bien la continuité de l'agglomération genevoise par des communes qui en réalité ne s'appellent pas toutes "France" mais Annemasse, Ferney-Voltaire ou Saint-Julien-en-Genevois.

En revanche, je suis toujours surpris par cette appelation de "France Voisine". On croirait entendre des Parisiens qui eux aussi ont un mot pour désigner ce qui n'est pas eux : la Province. Ils le font souvent avec beaucoup de prétention. C'est un mot qu'on entend qu'à Paris. "En Province" chacun se donne un nom : les Bretons, les Alsaciens, les Savoyard. Nous avons même un nom pour les Parisiens... mais personne n'aurait idée d'utiliser un mot pour désigner tout ceux qui ne sont pas Parisiens tant les différences sont grandes.

L'appelation de France voisine est bien curieuse. D'abord on peut être étonné qu'un vocable similaire n'existe pas pour désigner le district de Nyon : "la Suisse voisine" ou encore "Le Vaud voisin" ! Ensuite il est étonnant de désigner un territoire d'un nom a) que ce territoire n'utilise jamais pour se désigner lui même, b) d'un nom qui n'est que relatif à soi même et c) d'un nom qui n'a de pertinence que dans les 15 kilomètres allentours puisque ce nom perd tout sens dès qu'on se trouve dans le canton de Vaud, en Valais ou même dans le Genevois français.

L'appelation du Genevois français est ancienne mais il est révélateur de constater que ce sont des lois relatives au logement qui ont donner une nouvelle vitalité administrative au terme de Genevois français pour désigner la partie française de l'agglomération genevoise : la loi Besson en 1990 autorise la défiscalisation des investissements immobiliers à des niveaux de loyers plus élevés à Paris, sur la côte d'Azur et dans le Genevois français !

Ce nom de France voisine, même lorsqu'il est utilisé en toute bonne foi par simple habitude, dénie au Genevois français une identité propre. Une identité que dénie aussi M. Bertinat avec sa proposition à savoir que nous autres habitants du Genevois français sommes à la fois certes un peu plus Genevois que ne le sont généralement les Français mais aussi plus Français que ne le sont habituellement les Genevois.

Les amis du Genevois français désignent notre territoire du nom qu'il se donne : Genevois français.

Commentaires

Cher Antoine,

Saviez-vous que, faute de logement potable, ce cher M. Bertinat, a longtemps habité le "Genevois français" ? jusqu'en 2009, je crois.

Bien sûr, illégalement, je suppose !

Écrit par : Carouge | 28/08/2010

@Carouge
Vous supposez mal. M. Bertinat habitait en France tout à fait légalement.

Écrit par : amb | 28/08/2010

Votre texte, Monsieur, est purement jacobin.
Quant à l'idée UDC, elle ne vise, tout d'abord, sur le plan de notre confédération helvétique, que d'accepter et de définir les modalités si des peuples, par une votation démocratique, demandaient à rejoindre notre système confédéral en tant que canton.
Il est facile de dénigrer avec vos principes dogmatiques "parisiens".
Pourtant Monsieur, presque une majorité de vos citoyens, broyée par le chômage et les dictats de l'Union Européenne, s'interroge positivement sur cette éventualité.
Voyez-vous, Monsieur, beaucoup de citoyens, avides de démocratie, rêvent de sortir du bourbier de l'UE.
Je comprends que ce soit très insultant et humiliant pour vous !

Écrit par : Le Plébéien | 28/08/2010

Donner à un article un titre accrocheur qui ne correspond pas à sa teneur est une pratique regrettable que l’on constate parfois sur cette plateforme comme sur bien d‘autres.


Un journal étant une entreprise commerciale, on peut comprendre qu’elle cherche à attirer l’attention des lecteurs :
cela se fait avec les affichettes qui sont des raccourcis parfois aussi trompeurs.

Cet article titré « annexer » dit ensuite « intégrer » : il valait mieux clarifier la nuance.

Ce qui aurait été encore mieux, c’est d’approfondir le sujet.
À moins que la rédaction compte sur les commentateurs pour étoffer son dossier…

Dans ce cas, il n’y avait pas à chercher bien loin, car la proposition du député UDC Eric BERTINAT se trouve sur son blog de la Tribune de Genève :
http://riton.blog.tdg.ch/media/00/01/104443858.pdf

En réalité, cette proposition n’a AUCUNE chance d’être approuvée par le Grand Conseil.

Mais puisque M. BERTINAT veut amuser la galerie, cela sera à ses dépens !
Il s’agit de faire parler de soi en faisant croire qu’on défend l’intérêt des autres.

En effet, il ne fait que reprendre la motion 10.321 5 déposée au Conseil national le 18 mars dernier par son camarade de parti Dominique BAETTIG, psychiatre à Delémont :

« Pour une intégration facilitée de régions limitrophes en qualité de nouveaux cantons suisses »
http://www.parlament.ch/f/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20103215

Cette motion mentionne une liste ouverte de régions limitrophes :
Allemagne : Bade-Wurtemberg
Autriche : Vorarlberg
Italie : les provinces d’Aoste, Bolzano, Como et Varese
France : Ain, Alsace, Jura et Savoie (Doubs et Territoire de Belfort oubliés)

Vous avez bien lu : la Savoie, un département qui n’est pas limitrophe de la Suisse !
La Savoie n’étant pas non plus l’une des 22 régions de la France administrative, comme l’est l’Alsace, il s’agirait donc d’une confusion avec la Haute-Savoie.

Comment s’expliquer cette méconnaissance par l’UDC de la fameuse « région franco-valdo-genevoise » ?

Parmi les 28 signataires de cette motion, on trouve pourtant deux Conseillers nationaux genevois : l’avocat Yves NYDEGGER, André REYMOND de Veyrier.

Le Sieur BERTINAT s’imagine-t-il que le Grand-Conseil va venir au secours de la distraction de ses camarades de parti ?

La motion BAETTIG demeure pendante, mais le Conseil fédéral a déjà recommandé son rejet le 19 mai dernier :
Le Conseil fédéral rappelle qu'une disposition comparable dans l'article 138 de la Constitution jurassienne, qui prévoyait que le canton du Jura pouvait accueillir toute partie du territoire jurassien directement concerné par le scrutin du 23 juin 1974, n'avait pas reçu la garantie de la Confédération.
Un détail que le Jurassien BAETTIG avait oublié…

Écrit par : Lyonnais du 69 | 28/08/2010

Je voudrais d'abord dire que je sais ce que les frontaliers apportent à Genève, mais par contre je n'ai jamais entendu dire que les départements limitrophes de belgique, d'allemagne et de suisse étaent peuplés uniquement des natifs de ces départements, la population de ces régions est faite en majorité de l'émigration d'autres lieux de france uniquement par l'attrait des salaires plus élevés ou pour éviter le chomage dans les régions d'ou cette main d'oeuvre provient alors arrêtons un peu de rendre responsable uniquement ces pays, du manque de logement ou de la hausse des prix dans le genevois français ou d'ailleurs par l'arrivée en région frontalière de citoyens français. Nous ne sommes pas responsables de l'important taux de chomage et personne n'est obligé de venir en haute-savoie, savoie ou l'ain ou autres s'il n'y trouve pas d'avantages. C'est à la france d'offrir du travail a ses citoyens et à être contente de ne pas voir son taux de chomage augmenter de combien? de millier de personnes grace au travail en europe des frontaliers. L'avantage des salaires forts a aussi ces inconvénients et si la situation était inversée n'y verriez-vous que les problèmes et pas les avantages. Vous voulez bien que ces travailleurs gagnent leurs vie à l'étranger mais ne comprenez pas que des citoyens (suisses) y gagnent en se logeant en france. C'est la réciprocité que vous avez de la peine a accepter, c'est valable dans les 2 sens. Bon dimanche.

Écrit par : graindesel | 29/08/2010

Et pourtant, je puis vous assurer avoir déjà lu le terme de « Suisse voisine ». En revanche, je serais incapable de vous dire où, mais il me semble que c’était dans une vieille brochure française (années 90 ou plus tôt encore). Le terme aurait plus ou moins disparu, de même que « France voisine » décline gentiment au fur et à mesure que les Genevois prennent conscience des limites de leur agglomération.
Je déplore également comme vous qu’on désigne les localités françaises limitrophes par un réducteur « France », et j’ai là aussi l’impression que les choses changent petit à petit (j’ai en tête des panneaux « Bellegarde » et « Annemasse »).

Écrit par : Eoshyn | 29/08/2010

Il semble en effet que M. Bertina habitait en France voisine en toute légalité. Tel ne semble pas être le cas de son collègue député Y. Nidegger qui habite en France et a ce qui ressemble fort à un domicile fictif à Genève.

Écrit par : Yves Meier | 29/08/2010

Vu de Genève, le Genevois français est comme son nom l'indique... en France. Et en France voisine par rapport a la Bretagne ou au Languedoc.

C'est aussi simple que ça. Alors pour en faire tout un plat et y chercher des sous-entendus négatifs, vous devez sérieusement douter de votre identité et être passablement mesquin.

Écrit par : CM2 | 29/08/2010

Cher Antoine,

Le terme "France voisine" ne vous sied guère et je vous comprends ...

Après tout ne nous désigne-t-on pas, nous autres Suisses, par "Nos amis Suisses" dans les cénacles politiques parisiens ? Expression un peu suffisante, pour ne pas dire hypocrite, lorsqu’on daigne parler de nous en ressortant les habituels clichés ...
Toutefois ce qui nous rassure, c'est la certitude qu'en affaires on n'a point d'amis, seulement des correspondants ...

Alors pour en revenir à l'expression "France voisine", presque une insulte, comment pourrait-on en appeler les habitants avec tout le respect qui leur est dû ?

Habitants de Saint-Julien, de Viry et Valleiry, cela vous plairait-il qu'on vous appelle les "Jacobins du coin" ?

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 30/08/2010

Je vois que nos chers lecteurs de la TDG pourraient admettre facilement de se faire balader au travers de parcours idéologiques, la TDG tente de vous faire admettre certaines logiques qui ne le sont pas !
Cela n'est pas admissible dans une démocratie et au travers d'un média neutre au niveau des idéologies.
Si la TDG cherche à vous faire admettre l'inadmissible, vous êtes dans l'obligation morale d'agir, cela dure depuis bien trop longtemps et a pour vocation d'influencer les opinions des lecteurs.
Il s'agit d'une méthode particulièrement insidieuse et malheureusement transportant des allégations lourdes de désinformations, certains sites affichant des préférences partiales ne respectent ni les droits de l'homme et son imposée par le biais règles ne respectant pas le déroulement d'un processus démocratique.

Cela porte un nom ; propagande, et quels sont les idéologies qui ont besoin de propagande interdisant toute forme de débat ?

Quelles sont ces tendances aussi faible nécessitant des règles pipées ?

Quelles sont ces messages induits au public par le biais de tricheries instituées ?

Les mêmes que celles des nazis et pour les mêmes causes ! ! !

Écrit par : Corto | 30/08/2010

Un point Godwin pour Corto.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

Écrit par : Antoine Vielliard | 30/08/2010

Bonjour,

Monsieur Vieilliard, faites nous part, vu que ce genre de solution qui répondrait tant aux attentes de vos compatriotes vivants dans la région frontalière, que des Genevois qui n'auraient plus à craindre le dumping, dites nous si vous aviez une réponse ou même une proposition ?

En dehors de vos incessantes et répétitives ingérances dans nos affaires politiques internes, vous semblez être bien en mal d'idées, de propositions pour vos propres compatriotes.

Mais il est vrai, pour un centraliste défendant la démocratie de l'élitisme, le système démocratique suisse est un cauchemar.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 31/08/2010

Stéphane,
M. Vieillard plaide justement contre une forme de centralisme, et en appelle à une concertation régionale équilibrée. Il ne s'ingère pas du tout dans nos affaires politiques, mais demande que nous, Genevois de Genève, prenions en considération l'ensemble des problèmes générés par l'organisation territoriale de la région. Et je pense qu'il a raison.
Lorsqu'il parle des bouchons dans les rues, c'est devant ma fenêtre de citadine, à la route de Malagnou, près du Museum, que ceux-ci se forment vers 7 h 00 du matin.
Et dans ces bouchons, nombre de jeunes Genevois, de la Ville ou du Canton, qui ont dû s'exiler sur le territoire français, faute de trouver un logement à un prix abordable à proximité de leur emploi, dans le canton.
S'il s'ingère, c'est plutôt pour nous donner à réfléchir : que voulons-nous pour l'avenir de notre canton, pour les jeunes d'ici ? Ce conseil ne peut pas nous faire de mal.

Pour le surplus, et pour en revenir à l'expression "France voisine", elle est également utilisée dans d'autres cantons, désignant la région frontalière par opposition à une "France lointaine" (au-delà de la Bourgogne, par exemple), un peu à l'image de l'expression "France profonde", si souvent utilisée en France même. Certes, on peut estimer plus correct d'utiliser les expressions "Genevois français", Ain, Jura français, Haute-Savoie, Chablais français..., néanmoins, je ne crois pas que les Suisses se montrent méprisants en parlant de "France voisine". Venant du canton de Neuchâtel, du haut de ce canton, je sais à quel point les liens familiaux sont encore vivaces entre habitants suisses et francs-comtois, à l'instar de bien des familles du Genevois, tant français que suisse, et l'expression "voisins" reflète aussi cette continuité historique et territoriale.

Écrit par : Anne-Marie Brunner | 31/08/2010

@Anne-Marie Brunner :

Merci pour votre commentaire. Il me semble effectivement que le concept meme d'ingerence est totalement depasse alors que les vies des uns et des autres sont autant entre melees. A l'oppose, "la non ingerence" serait dans le cas de l'agglomeration une maniere de refuser de prendre le probleme dans son ensemble mais continuer a n'en regarder que certains aspects. La non ingerence nous garantie au contraire l'echec dans la volonte de preserver notre qualite de vie commune.

Pour ce qui est de l'appelation de France voisine, je sais bien qu'elle resulte d'un usage et n'a pas pour but d'etre meprisante - je l'ai d'ailleurs mentionne dans la note. Mais de maniere plutot inconsciente elle denue effectivement au Genevois francais ce qui fait son identite.

De la meme maniere les panneaux qui indiquent "France" pour designer a la fois Ferney, Annemasse ou Saint Julien n'avaient pas pour objet de renforcer la frontiere administrative par une frontiere dans nos tetes lorsqu'ils ont ete installes. Mais ces panneaux contribuent a rendre ces communes bien plus eloignees qu'elles ne le sont... et accessoirement ces panneaux indicateurs ont tendance a desorienter les visiteurs du Genevois francosuisse.

@ Stephane,

Il semble qu'il y a une typo dans votre premiere phrase.. j'essaie de repondre a la question que je crois que vous avez voulu poser. Il y a une question qui est interessante dans la proposition de M. Bertinat (au fait qui parle d'ingerence ?) c'est de savoir en quoi les politiques Genevoises seraient differentes si nous etions dans un seul pays ! Si nous etions dans un seul pays, est-ce que le canton de Geneve continuerai d'aggraver autant la penurie mais cette fois sur l'ensemble du territoire ? Est-ce que le canton de Geneve continuerai de faire venir 10 000 personnes par ans au risque de chasser ce qui serait desormais sa propre population ? Est-ce que le canton continuerait, cas unique au monde, a implanter une campagne entre le centre ville et la peripherie rendant impossible le developpement d'un reseau de transports en commmun ? Probablement pas... alors qu'est-ce qui nous empeche de mener ensemble des politiques qu'on menerait chacun s'il s'agissait d'un seul pays ? Qu'est-ce qui empeche le canton de Geneve de cesser de traiter le Genevois francais d'exutoire de ses incoherences sur le logement ? Qu'est ce qui empeche a l'oppose le Genevois francais de travailler a bras le corps a la creation d'emploi ? Nous n'avons pas besoin d'etre dans un seul pays pour preserver ensemble notre qualite de vie commune.

Les propositions qui iront dans le sens de la qualite de vie commune sont simples. Elles sont ecrites noir sur blanc dans le projet d'agglomeration :
1) que les nouveaux habitants puissent se deplacer en transport en commun. Pour cela il faut que le canton construise assez de logement a proximite des reseaux de transports pour les nouveaux habitants qu'il fait venir ET pour sa jeunesse
2) plus d'emplois cote francais : j'ai deja parle de ce sujet en soulignant le type d'emplois que le Genevois francais peut developper mais en soulignant aussi que l'exportation de la pression fonciere de Geneve detruit toute l'activite economique et publique du Genevois francais.
3) beaucoup plus de transports en commun pour rattraper les stupidites d'amenagement des 30 dernieres annees.. mais cela n'aura de sens que le jour ou on arretera d'aggraver cet amenagement stupide. Le CEVA ne changera rien a la situation du traffic tant que Geneve continuera de condamner a l'exil plus de 3000 familles par an !

Pour ce qui est de l'ingerence.. je pense que le refus d'ingerence nous a conduit a des politiques contradictoires et incoherentes de part et d'autre de la frontiere. C'est bien le refus d'ingerence qui nous a conduit aux drames actuels de penurie de logement et d'engorgement des routes. Il est temps qu'on prenne le probleme de notre agglomeration de maniere globale.. ce qui suppose precisement de faire acte d'ingerence. Au final, les electeurs de part et d'autre decideront par leurs votes.. de maniere un peu plus informee ! Je promets de cesser ces ingerences le jour ou la techtonique des plaques separera le Genevois francais du canton de Geneve !

Bien cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 31/08/2010

Bonjour Antoine,
comme tu le reconnais, je ne crois pas que le terme "France Voisine" soit insultant. Contrairement à "frouzie" par exemple. Il définit simplement une réalité, certes vue de Genève, mais qui est fort concrète: la bande de territoire située en France, tout autour de la frontière genevoise. Enfin presque tout autour, n'oublions pas la frontière vaudoise...
Un morceau de territoire qui a pour caractéristiques d'avoir des liens historiques avec Genève (même s'ils ont été coupés), de faire aujourd'hui partie de son agglomération urbaine... et d'être peuplé en bonne partie de frontaliers, suisses ou français. Grosso modo, cela correspond aux communes de l'ARC et l'on peut épiloguer sans fin pour savoir jusqu'où elle va, cette France Voisine: Viry ou Cruseilles ? Sciez ou Thonon ?
Le terme de Genevois français ne me parait convenir qu'imparfaitement. Certes, pour toi, qui est de Saint-Julien, il est parlant. Sauf qu'à Bonne, on n'est plus dans le Genevois historique (qui est la région de Saint-Ju, incluant Annecy au Moyen-àge semble-t-il) mais dans le Faucigny; à Sciez, on est dans le Chablais; à Ferney dans le Pays-de-Gex. Et si les habitants de toute la France voisine avaient décidé de se nommer désormais "Genevois français", pourquoi pas, mais cela ne me semble pas être le cas. Sinon, l'ARC ne s'appellerait pas l'ARC mais le GCFG (groupement de communes du Genevois français)...
Pour le reste je t'accorde que la dénomination "France" est un peu vague. Mais que mettre, en fonction des directions: Veigy ou Evian ? Saint-Ju ou Annecy ?
Gaillard ou Bonneville ? Etrembières ou Chamonix ? Ferney ou Dôle ? Etant entendu que l'on ne peut pas tout mettre et que si l'on met les communes frontalières, on sert les frontaliers paumés, mais on dessert les touristes. Et vice versa...

Écrit par : Philippe Souaille | 01/09/2010

@Philippe :

Le nom de Genevois français est celui qui est utilisé couramment en France pour désigner toute la partie de l'agglomération genevoise qui se trouve en France. Cela couvre donc à la fois une bonne partie du Chablais et du Pays de Gex tout comme l'agglomération Annemassienne.

Pour les panneaux indicateurs, il suffit simplement de suivre les règles d'usages. On indique la direction la plus utile aux autombilistes. Il s'agit effectivement parfois de destination touristiques comme Chamonix et parfois de villes importantes comme Annemasse ou Saint Julien. Je suis par exemple tous les jours surpris de voir un panneau indicateur de sortie de l'autoroute de contournement qui indique Perly plutôt que Saint Julien -sachant que même si l'on ne prend en compte que les automobilistes de nationalité suisse, ce qui serait déjà surprenant, il y en aurait sans doute beaucoup plus qui chercherait la direction de Saint Julien soit pour rentrer chez eux soit pour leurs achats-... et France plutôt que Douane de Bardonnex ou Annecy.

Antoine

Écrit par : Antoine Vielliard | 01/09/2010

dans la france voisine on aime bien les bretons et les alsaciens
c'est dommage que la france nous sépare

Écrit par : bernie | 06/09/2010

encore lui??? mais achetez vous un site, type free.fr ou wanadoo.panam

Écrit par : vantoine.mielliard@usa.net | 12/09/2010

Mais kècekecè que ce Genevois français dont l'appellation serait tellement ancienne? La vraie appellation est Genevois, et ça suffit, et si on veut vraiment lui ajouter un adjectif, le seul correct, c'est savoyard: le Genevois savoyard, car le Genevois n'a jamais été français avant la misérable annexion de la Savoie et de Nice par la France il y a 150 ans. Alors, s'il vous plaît, cessez de dénaturer les noms de ce pays!
Quand à cette pauvre France voisine, l'appellation est ridicule; en effet, cette France se résume à la Savoie et au Pays de Gex, habités respectivement par des Savoyards et des Gessiens. Les Français, ils viennent d'ailleurs: de tout le reste de la France, encore que certains Alsaciens, certains Corses, certains Bretons, certains Francs-Comtois, etc. se sentiraient humiliés d'être appelés Français, tellement ils ne se sentent pas appartenir à ce peuple français qui n'est pas le leur.

Écrit par : SV | 04/10/2010

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