06/08/2010

Référendum à Troinex : les égoïstes bien-logés ont encore frappé

Un référendum a été lancé à Troinex contre la construction de trois immeubles de logements. Un référendum lancé par les milieux Libéraux !

Résumons un peu la situation pour souligner toute son absurdité : les Libéraux sont d'ardents défenseurs de la politique fiscale dérogatoire -c'est à dire l'exonération quasi totale de l'impôt sur les sociétés pour les nouvelles venues-. Une politique qui fait venir plus de 10 000 nouveaux habitants dans le Genevois. Mais ces mêmes Libéraux refusent que des logements soient construits pour ces nouveaux habitants - au moins dans les communes où ils habitent. Au total seulement 1230 logements construits en 2009 alors que Genève a fait venir 10 000 habitants. Pour ces Libéraux, il suffit de les loger dans le Genevois français.

Ces Libéraux oublient que les traders et professionnels de hedge funds ont parfaitement les moyens de se loger à Genève, ce sont leurs enfants qu'ils expulsent en refusant des logements. Les habitants de Troinex qui pétitionnent accepteraient-ils de stéréliser leur descendance ? Ou auront-ils le courage de dire à leurs enfants et petits enfants : "c'est moi qui ait refusé que tu ai un logement" ?

Ce que ces Libéraux oublient c'est que pour chaque logement qui ne se construit pas à Genève c'est une voiture de plus sur les routes déjà encombrées du Genevois franco suisse. Une voiture qui traversera Troinex - les mesures anti circulation prise par Troinex sont aussi illusoires qu'un mur contre la mer.

Ces Libéraux estiment que le Genevois français peu servir d'exutoire pour loger tous ces habitants que Genève fait venir mais refuse de loger. Ils négligent les conséquences dramatiques de ces politiques sur les habitants du Genevois français qui ont des revenus en euro : infirmières, médecins, professeurs, maçons. Ces incohérences genevoise détruisent les entreprises et les services publics du Genevois français. A force d'être traité d'exutoire, le Genevois français pourrait bien décider de renvoyer Genève à ses incohérences et de suspendre toute coopération transfrontalière sur les transports en commun.

Le paradoxe c'est qu'avec de telles initiatives les Libéraux se tirent une balle dans le pied de leur second siège au Conseil d'Etat en minant la crédibilité de Mark Muller.

Evidemment ces derniers prétextent que le projet ne serait pas esthétique, et pour cause, pour ces bien logés égoistes ce sont les logements des autres qui ne sont pas esthétiques. Que décideront les habitants de Troinex qui voteront sur le sujet le 28 novembre.

PS : Il ne s'est construit que 11 logements a Troinex depuis les dernieres elections municipales selon les dernieres statistiques de l'OCSTAT. Cela correspond a seulement 0,45% de nouveaux logements par an... alors que les mesures fiscales soutenues par les Liberaux petitionnaires generent une croissance demographique de pres de 2% par an !

Commentaires

Si on commence à lancer des référendums chaque fois que l'on trouve quelque chose d'inesthétique et bien on n'est pas sorti de l'auberge vu que les goûts et les couleurs changent chez chaque personne.

Etre architecte à Genève doit être un veritable calvaire.

Ca commence par les fonctionnaires du DCTI qui refont chaque projet et vérifient tout dans le moindre détail comme si la responsabilité n'incombait pas à l'architecte qui doit être un mandataire professionnellement qualifié pour déposer une demande d'autorisation de construire (met-on un fonctionnaire derrière chaque médecin dès qu'il vous ausculte ?)

Et maintenant tout un chacun qui décrête qu'un projet et beau ou pas...

Écrit par : fredoche | 06/08/2010

La question de l'esthétique n'est manifestement qu'un prétexte pour ces bien logés égoïstes qui s'opposent à ce que d'autres soient logés comme eux. Le paradoxe à Genève c'est que c'est toujours au nom de la démocratie directe que les intérêts particuliers s'opposent à l'intérêt général. Ces recours sont systématiquement voués à l'échec.. mais ils parviennent à retarder, à surenchérir les projets et ce sont les mal logés qui paient le surenchérissement.. plutôt que les recoureurs abusifs.

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 06/08/2010

Je parie que sous peu on va voir arriver un ardent défenseur de la démocratie directe à la sauce genevoise qui va nous dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que des pays entiers rêvent d'adopter le système politique suisse... alors qu'il a déjà clairement atteint (voire dépassé) ses limites en ce qui concerne la politique genevois d'aménagement du territoir ;-)
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@ AV: Je pense que vos billets resteront tout aussi pertinent si vous évitez la profusion de certains adjectifs. A chacun de se faire sa propre opinion... ;-)

Écrit par : caracolelimonade | 06/08/2010

PS: En lisant ceci: http://www.troinex.ch/pics/commun/cms/externLink/385_9510_Tout_menage_Referendum_Immeubles_Saussac_2010_06_08.pdf

on se rend compte de deux choses hilarantes:
1 - La projet de construction est DEJA le résultat d'un processus de prise de décision démocratique (vote au CM);
2 - Même sans référendum, le début de travaux était éventuellement prévu en 2012 pour un projet voté en 2009 !!! 3 ans rien que pour IMPLEMENTER (éventuellement...) la décision de construction d'une petite cinquantaine de logements. A cette vitesse-là, on n'est pas sorti de l'auberge.

Écrit par : caracolelimonade | 06/08/2010

@Caracolimonade : Quand je vois les consequences de ces absurdites.. et quand je constate que tout le monde fait le meme constat depuis des annees.. mais que rien ne change j'ai tendance a perdre patience. Merci pour votre conseil effectivement judicieux.
Cdt,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 06/08/2010

Ben voyons, il est logique de construire des immeubles en zones villas ! Hé, oui nous ne voulons plus de zones urbanisée à la manière des grandes cités dortoirs qui finissent en zone de non-droit ! En France, votre pays Monsieur Vieillard, vous en faite l'amer expérience...! Alors construire : oui, mais pas n'importe comment !

Écrit par : Charognard | 06/08/2010

Je suis le président du concours d'architecture qui a permis le choix d'un projet pour la réalisation de logements au lieu dit Les Saussac à Troinex.
Ce référendum, qui j'espère sera sanctionné clairement par les habitants de Troinex en acceptant le projet en l'état, est symptomatique de l'état pathologique grave dans lequel notre société a sombré.
Les oppositions aux divers projets de notre République sont désormais pratique courante. Mais en arriver à s'opposer à la réalisation de logements pour des prétendues raisons esthétiques représente une dérive à laquelle tous citoyen doit rapidement réagir.
Les opposants prétendent que le projet du Group 8 ne s'intègre pas au village. Mais de quel village parle-t-on? Le vrai village, celui avec un développement historique cohérent et homogène, n'est pas concerné par ce nouveau projet. Celui-ci s'implante dans un tissu hétérogène, fait de bâtiments pastiches (il ne suffit pas de mettre une toiture en pente sur une barre de 4 niveaux pour s'intégrer à un village), et de réalisations comme Alcatraz dont le réel problème n'est pas son caractère architectural, mais le rapport à l'espace public, inexistant ou pour le moins peu convaincant.
Le projet du Group 8 a été choisi par un jury de professionnels et de représentants de la Commune non pas par défauts, mais parce qu'il propose des logements tels que tout un chacun souhaiterais l'avoir à la campagne, un rapport à l'espace public et semi-public intelligemment étudiés et de grande qualité, et une expression architecturale sobre.
Les opposants prétendent détenir les clés de la compréhension esthétique de ce qui nous entoure. Ils ont peut-être tout simplement un champ de vision un peu étroit! L'architecture suisse est reconnue dans le monde entier entre autres parce qu'elle sait travailler subtilement l'articulation entre la tradition et la modernité. Le Group 8 s'inscrit dans cette logique et a proposé ici un immeuble qui s'intègre parfaitement aux vrais qualités d'un village (qualité des logements, qualité des espaces publics et qualités paysagères) sans tricher sur son aspect, qui est celui d'une construction du XXIe siècle et non pas du XVIe!
Les opposants pensent avoir déjà une solution de rechange. Ils oublient peut-être qu'ils sont tenus au respects des Accords Intercantonnaux sur les Marchés Publics (AIMP) qui ne leur consent pas de réaliser un projet en mandatant directement un architecte.
Il faut que les mentalités dans notre République changent, et vite. Il y a des milliers de personnes à la recherche de logements, concernés par de vrais problèmes. Pas par ceux que créent des nantis!

Carmelo Stendardo
Architecte

Écrit par : Stendardo Carmelo | 06/08/2010

Dommage que le débat ne tourne pas autour du VRAI problème que vous soulignez justement en début de note : "Les Libéraux sont d'ardents défenseurs de la politique fiscale dérogatoire -c'est à dire l'exonération quasi totale de l'impôt sur les sociétés pour les nouvelles venues-. Une politique qui fait venir plus de 10 000 nouveaux habitants dans le Genevois."

Car c'est bien là le souci. On attire sans cesse des nouvelles entreprises et des nouveaux habitants... Il y a bien un moment où il faudra cesser de concentrer autant d'emplois sur un même territoire.

On peut construire trois barres d'immeubles à Troinex (je n'ai rien contre, évidemment), on peut bétonner la Plaine de l'Aire, toute la zone agricole, surélever les immeubles en ville... on peut faire beaucoup de choses, on n'arrivera jamais à suivre le rythme de la croissance infinie.

Écrit par : Sandro Minimo | 07/08/2010

Moi je les trouve plutôt esthétiques ces bâtiments. Je pense que le problème, c'est qu'il y a trop de communes sur le canton de Genève. La commune de Troinex se prend visiblement pour une commune rurale, alors qu'elle jouxte la ville de Carouge, qui n'est finalement qu'un quartier de la ville ! Les habitants semblent s'accrocher à un aspect rural qui n'a plus de sens au vu de la situation géographique de la commune.

Avec moins de 10 communes, dont une seule commune pour toute la ville de Genève (y compris les "villes" limitrophes comme Carouge, Lancy, Onex, Meyrin, Vernier, etc...) nous ne verrions pas ce genre de choses. La recourite a toujours lieu dans les communes, car c'est l'esprit de clocher qui règne. Diminuer le nombre de communes permettrait de mettre en avant l'esprit commun.

Écrit par : Kad | 07/08/2010

...et bien sûr, les Troinésiens sont les premiers à rouspéter contre ces sales voitures venant de Haute-Savoie et qui polluent leurs routes...alors que nos jeunes doivent partir s'installer en France voisine à cause de communes égoïstes comme Troinex. De plus les Troinésiens feraient bien de se rappeler que Troinex était une commune savoyarde jusqu'en 1815 ! source : site officiel de la Commune de Troinex !

Écrit par : Café | 07/08/2010

Si on pousse le raisonnement plus loin encore dans l'egoisme et la mauvaise intention, on peut imaginer que ces liberaux auraient un intérêt à raréfier l'offre de logement afin de valoriser leurs biens immobiliers dans un esprit purement vénal et sans vision d'avenir.

Écrit par : Damataire | 07/08/2010

Je suis tout à fait d'accord avec votre article, à un détail près: si Genève est responsable de l'exile de ses jeunes dans le Genevois français, c'est bien la France (et non Genève) qui est responsable de l'exile de sa jeunesse payée en Euros. Pourquoi pensez-vous que dans un rayon de 60km autour de Genève (et plus globalement autour de la Suisse) pas la moindre entreprise n'est installée en territoire Français? Je pense que votre gouvernement à Paris ferait bien d'analyser ce problème. Il comprendrait vite que vous avez un marché du travail sclérosé (protection absolue des gentils employés contre les méchants patrons), des charges sociales excessives (ce qui explique une grande partie de la différence de salaire entre la Suisse et la France), un système de retraites d'un autre âge et des contraintes administratives excessives pour les entreprises.

Si Genève porte une lourde part de responsabilité dans les problèmes transfrontaliers, la France n'est pas en reste. Si Genève construisait des logements, certes une plus grande partie des travailleurs pourraient loger sur place. Pour le reste, cela ne changerait rien au problème principal, qui vient du fait que les échanges transfrontaliers sont à sens unique: on habite en France, on travaille en Suisse. Le contraire n'existe malheureusmeent pas.

Écrit par : Mike_ge | 07/08/2010

Il doit être facile d'endiguer ce flot de nouveaux habitants sur le genevois français.
Les règles:
Le devoir de s'installer en résidence principale et payer ses impôts sur sa commune de résidence réelle.
Pour tous ces frontaliers le devoir de rappeler Genève au bon sens et de prévoir de temps en temps 24 ou 48 heures de BLOCUS TOTAL. Résultat plus de transports publics (le personnel est presque totalement frontalier) et la perte économique sera ancrée dans les têtes genevoises.
UNE FOIS OU DEUX SUFFIRONT POUR RESOUDRE LA PLUPART DES PROBLEMES: LOGEMENT, PARKINGS, CIRCULATION AUTOMOBILE MAIS IL FAUT L'EXEMPLE AU MOINS UNE FOIS POUR FAIRE VOIR L'INTERDEPENDANCE DU TERRITOIRE ET DE SES HABITANTS.

Écrit par : MOI ANTOINE | 08/08/2010

Votre ingérence jacobine s'en prend maintenant aux droits populaires des Suisses. Où s'arrêtera-t-elle ?

Écrit par : Philippe Marton | 08/08/2010

@MOI ANTOINE: Vous êtes priés de garder vos pratiques franco-françaises chez vous et de ne pas les importer en Suisse. Je pense d'ailleurs que pour remédier à ce type de comportement, le licenciement avec effet immédiat des meneurs de ce type de mouvements devrait permettre de ramener les suiveurs à la raison.

Écrit par : Mike_ge | 08/08/2010

Disons le d'entrée, je n'aime pas les blogs ! Certes on peut y trouver des propos sensés, mais malheureusement on y trouve souvent le résultat d'un bouche à oreille qui déforme totalement la vérité. On parle beaucoup de Troinex, trop même, c'est lui faire beaucoup d'honneur pour cette petite commune qui, il y a quelques mois, n'était certainement pas connue, ni d'une partie des Genevois, ni des habitants de France voisine, sauf peut-être de ceux qui la traversait uniquement pour se rendre à leur travail et en revenir le soir. J'aimerais rétablir une certaine vérité, dont je peux vous garantir la source, puisque je suis moi-même le Président de la commission d'urbanisme en charge des problèmes tant de logements que de circulation. La commune est propriétaire du terrain sur lequel les immeubles incriminés doivent être construits. A ce titre, elle doit respecter des règles (pour faire simple) en organisant un concours ouvert à l'international, sanctionné par un jury, comme l'a expliqué Monsieur Stendardo qui en fut le Président, qui propose à la Commune un projet. Ce jury est formé d'une majorité de professionnels de la branche (architectes et ingénieurs civils) et une minorité de personnes issues de la Commune. Ainsi à l'extrême, on peut imposer à la Commune de construire quelque chose qu'elle ne désirerait pas. Alors on peut parler de goût et de couleurs à l'infini, mais en démocratie, c'est quand même la population qui décide à la fin et, en l'occurence la population a choisi de s'exprimer. Il s'avère que la contestation vient des "milieux libéraux" (j'en fais moi-même partie) et tout de suite on parle de ces "nantis qui refusent tout pour préserver leur acquis" ! Evoluons un peu s'il vous plait, ou pour le moins informez-vous. Le groupe libéral de Troinex (et ne généralisez pas à tous les libéraux du canton) désire construire, et construire vite, mais pas n'importe quoi, n'importe où. Nous nous sommes déjà engagés et moi le premier, à poursuivre le processus de construction au plus vite. Avant même que le résultat des votations du 28 novembre ne soit connu, nous planchons à la suite. Même si cela ne servira peut-être à rien si le non l'emporte. Notre rôle de conseillers municipaux est de travailler pour le bien des habitants de la commune, alors quand un référendum est organisé et qui remporte bien plus de signatures que nécessaire pour son aval, nous nous devons d'envisager toutes les issues. Nous savons très bien que nous devrons repasser par un concours international, mais nous savons aussi que contrairement à ce qui a été fait lors du précédent concours, la commune peut imposer un cahier des charges plus contraignants que cela n'a été fait. Bien sûr pour les architectes c'est moins drôle, on est moins libre de laisser s'exprimer sa créativité. Mais quand on sait que sur 19 projets rendus, les deux tiers ont été écartés "d'office" parce que ne respectant pas le cahier des charges en raison de leur trop grande créativité, on peut raisonnablement se poser la question de ce qui est bien ou ne l'est pas. Alors Monsieur Vielliard, je vous en prie, rassurez vos lecteurs, nous ne sommes pas les égoïstes que vous décrivez, les libéraux de Troinex défendent juste les intérêts de TOUS les habitants de la Commune qui eux paient leurs impôts à Genève, souvent depuis très longtemps, qui ne sont, et de loin, pas tous suisses car déplacés en Suisse par leur entreprise. Vous qui présidez un mouvement démocratique, ne venez pas donner de leçons de démocratie à un pays qui a choisi justement de mettre ce processus au premier plan. Et ne menacez pas de faire capoter l'entente transfrontalière, nous vivons, vous et moi, dans une région qui va au-delà de nos frontières, alors travaillons ensemble pour le bien de ceux qui l'habitent. Je suis persuadé que tout ne va pas toujours aussi vite que vous l'espéreriez chez vous, il en va de même chez nous. Si vous faites de la politique, vous devez l'accepter. Avec mes bonnes salutations.

Écrit par : Alain Forestier | 08/08/2010

M. Alain Forestier,

Vous rendez-vous compte, que vous venez nous dire, "la bouche en coeur" que votre commune est composée de beaucoup "d'expats friqués" qui eux ont les moyens de résider sur la commune de Troinex,(je connais pas mal de cadres étrangers venus s'établir dans votre commune), mais qu'en fait votre commune n'a que faire des petites gens et que ces petites gens n'ont qu'à aller s'établir en France, (petites gens sur lesquels vous crachez quand elles traversent votre commune). Je saisi l'occasion pour vous rappeler que les frontaliers Suisses ou Français, PAIENT AUSSI LEURS IMPOTS A GENEVE, et que s'ils se retrouvent au chômage ne touchent rien à Genève. Je vous prie instamment de jeter un oeil, sur le sondage effectué par ce même journal, où 30% du peuple Genevois, avoue résider en France voisine, légalement ou pas, et ceci grâce à des gens comme vous !

Écrit par : Café | 08/08/2010

@M. Forestier : Relisez l'absurdité de vos propos : vous soulignez que les deux tiers des projets rendus n'ont pas pu respecter le cahier des charges mais votre proposition c'est de refaire un cahier des charges plus strict encore. Pensez vous avoir beaucoup de succès avec de telles propositions ? Je doute que des immeubles ne soient jamais suffisament estéthiques aux yeux d'un propriétaire de villa libéral égoïste qui se moque éperduement que la jeunesse genevoise soit contrainte à l'éxil et qui traite le Genevois français comme un simple exutoire des incohérences genevoises.

Pour ce qui est de l'agglomération, les conséquences dramatiques de votre politique du pire qui consiste à ne pas construire suffisament de logement et à continuer de faire venir 10 000 personnes par an sont bien trop dramatiques pour les habitants, pour nos entreprises du Genevois français étranglées par la pression foncière et pour nos services publiques pour que nous laissions faire. Genève a pris des engagements pour enfin construire ses logements. Genève les a violé en 2008, puis en 2009 et 2010 s'annonce pire encore. Votre Conseiller d'Etat sera sur la sellette lorsqu'il faudra rendre des comptes aux prochaines élections cantonales. Vous vous plaignez du traffic de transit frontalier à Troinex mais vous l'aggravez chaque jour car chaque logement que vous ne construisez pas c'est une voiture de plus chaque jour et pour l'éternité !

Pour ce qui est de la démocratie directe, elle semble bien fonctionner dans la plupart des cantons et est même un exemple à suivre à mes yeux. Mais dans le cas Genevois et sur la question du logement je ne vois pas de démocratie directe. A chaque fois que le peuple a été questionné, à chaque élection il exige plus de logements... et ses voeux souverains ne sont jamais respectés en raison de procédures abusives qui permettent à quelques intérêts particuliers de passer devant l'intérêt général comme à Troinex. Le bilan de construction de logements dans la commune de Troinex depuis les dernières élections municipales devrait vous couvrir de honte : Troinex est l'une des communes du canton qui a le moins construit -par rapport à sa taille-. Je me permettrai de souligner votre bilan l'an prochain lors des prochaines élections municipales. Vos objections sur l'aspect esthetique du projet serait credible si depuis votre election vous aviez construit un nombre decent de logement. Mais vous etes parmi les Conseils Municipaux du canton qui a le moins construit en proportion de sa population. La realite c'est que c'est le concept meme de logement (tout du moins ceux des autres) qui n'est pas esthetique a vos yeux.

Lors des dernières élections cantonales, le slogan de campagne des Libéraux affiché sur tous les bus n'était-il pas "+ de logements". Tenez vos promesses ou perdez votre crédibilité !

Votre recours symptomatique d'une catégorie d'égoïstes bien logés est à vomir !

Bien cordialement,

Antoine Vielliard

PS : merci de souligner justement qu'il existe aussi des Libéraux responsables. Reste plus qu'à espérer que ces Libéraux là se fassent au moins autant remarquer que les Libéraux égoïstes bien logés.

Écrit par : Antoine Vielliard | 09/08/2010

@Charognard : il est en tout cas logique de construire des logements à proximité des emplois.. plutôt que 4 ou 5 kilomètres plus loin. Pour deux raisons, la première c'est de limiter la distance moyenne domicile travaille et la seconde c'est que pour les transports en commun la distance fait augmenter les coûts. Si les logements sont denses et à proximité des lieux d'emploi ont peu bâtir un réseau de transport en commun performant, efficace et pas trop ruineux comme c'est le cas dans la plupart des agglomérations du monde. Lorsqu'une agglomération se construit en saturne comme Genève alors les transports en commun pour relier le centre à sa périphérie deviennent beaucoup trop coûteux pour pouvoir avoir la fréquence et la rapidité requise. Le résultat c'est qu'une proportion plus élevée est contrainte de se déplacer en voiture... et que tout le monde est paralysé sur les routes et tout le monde subit les nuisances du traffic.

@Mike-Ge : De toute évidence le montant faramineux des charges sociales en France est un vrai frein à l'activité économique. Mais il y a malgré celà beaucoup d'emplois en France et beaucoup d'emplois dans le Genevois français. Dans le Genevois français ces emplois se détruisent les uns après les autres -contrairement au reste de la France-. Les chefs d'entreprises nous disent que le plus grand handicap pour développer leurs affaires c'est la pression foncière. Ils doivent payer leurs salariés 15% plus chers que leurs concurrents et cela ne suffit pas pour que ces derniers soient décemment payés. Les fonctionnaires quant à eux ont des traitements qui sont les mêmes que dans le reste du pays et qui ne leur permettent pas de se loger correctement. Le résultat c'est que les uns et les autres quittent le Genevois français dès qu'ils le peuvent et que les entreprises et administrations sont constamment en train d'essayer de recruter plutôt que de servir ou se développer. L'exportation de la pression foncière sur le Genevois français détruit les emplois privés et publics du Genevois français.

Le Genevois français pourrait construire, construire, construire jusqu'à assécher la pénurie de logement et faire tomber le marché... mais quelques soit le niveau des constructions nous ne pourrons pas construire tout ce que Genève ne construit pas -une tiers des maisons dans le canton de Saint Julien sont achetées par des habitants de Genève-. Par ailleurs cela conduirait à un aménagement durablement péjoré de l'agglomération qui ne pourrait alors plus développer de transports en commun.

L'absence de constructions de logements à Genève détruit aussi les emplois du Genevois français.

@Philippe Marton : Mon ingérence ne fait que répondre à l'ingérence genevoise qui dicte au Genevois français un aménagement absurde de notre agglomération. Mon ingérence n'est que la résultante des violations répétées de Genève de ses engagements sur la construction de logements. Mon ingérence n'est que la réponse à l'atteinte à la souveraineté auquel conduit l'absence de construction de logement par Genève qui conduit à ce que le tiers des maisons construitent dans le canton de Saint Julien soit achetées par des ménages Genevois contraint malgré eux à l'exil par la pénurie de logements. Mon ingérence vise aussi à défendre les conditions de vie des salariés en euros dont le Genevois français a besoin pour vivre.

Mais au delà d'une vision nationaliste stupide et d'autant plus périmées que notre agglomération comme ses habitants, est de plus en plus binationale, mes propos visent surtout à défendre un aménagement qui ait du sens. Une agglomération suffisament compact pour nous permette demain d'avoir un réseau de transport en commun qui permettent à chacun de se déplacer sans emboucher un peu plus des routes déjà saturées.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 09/08/2010

@Antoine Vielliard: Vous dites "dans le Genevois français ces emplois se détruisent les uns après les autres -contrairement au reste de la France". Bien entendu qu'ils se détruisent en raison de la concurrence économique de Genève et non en raison du manque de logement à Genève comme vous le prétendez. Quel entrepreneur censé implanterait-t-il son entreprise en France lorsqu'il peut le faire à Genève et éviter ainsi toutes les contraintes stupides du droit du travail français ainsi que des charges sociales intenables? De même, je doute que beaucoup d'employés accepteraient d'être payés 30% moins cher pour la seule raison qu'ils travaillent de l'autre côté d'une frontière de plus en plus perméable et inexistante.

Vous dites également "ils doivent payer leurs salariés 15% plus chers que leurs concurrents". Ils doivent en effet les payer plus cher pour s'adapter aux salaires NETS genevois... ainsi, le coût de cet employé devient plus élevé qu'il ne le serait à Genève.

Par ailleurs, vous dites "l'exportation de la pression foncière sur le Genevois français détruit les emplois privés et publics du Genevois français". Je vous réponds que non, ces emplois ne sont pas détruits mais transférés à Genève - du moins s'agissant des emplois privés. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à s'intéresser au nombre toujours plus élevé de patrons (et actionnaires) de PME genevoises de nationalité française et habitant en France.

Outre le problème foncier, je pense qu'on se dirige vers un problème plus global, qui verra à terme le canton de Genève devenir une sorte de "centre d'affaire" avec des logements à sa périphérie (c'est-à-dire dans le Genevois français). La construction de logements à Genève n'y changerait rien en l'état des choses, et ne ferait que retarder cet aboutissement. Pour que les choses changent réellement, il faudrait que l'activité économique soit tout aussi dynamique des deux côtés de la frontière, de sorte à ce que les habitants du Genevois français (ainsi que les Genevois!) aient la possibilité de choisir leur lieu de travail sans que le facteur salaire entre en ligne de compte. Seule une telle solution est en mesure d'instaurer une saine concurrence dans la région. Ainsi, si Genève manquerait de logement, les entreprises seront tentées de s'installer en France ce qui, par ricochet, forcerait Genève à construire d'avantage de logements.

Plutôt que de taper sur Genève, je pense que les élus du Genevois français feraient bien d'ouvrir les yeux de leur gouvernement à Paris et d'exiger la mise en place d'une zone économique spéciale autour de Genève afin que la région puisse concurrencer Genève et plus globalement la Suisse à armes égales. Dans le cas contraire, quelque soit le nombre de nouveaux logements construits à Genève, l'agglomération est condamnée à se développer en étoile, du fait de son asymétrie en termes économiques.

Écrit par : Mike_Ge | 09/08/2010

@Mike_Ge :

La zone économique spéciale peut sembler intéressante à première vue.. ce serait une mesure extrêmement couteuse qui aurait pour effet de déplacer le problème de quelques kilomètres. Le problème est plus fondamental et il est national. Il y a un peu le même phénomène sur l'emploi en France que sur le logement a Geneve : ceux qui sont bien dote veulent préserver leur avantage quitte a pénaliser ceux qui ne sont pas bien dotes. Les avantages acquis par les salaries en France contribue a exclure de l'emploi prés 10% de la population active... de la même manière qu'a Geneve les bien loges qu'ils soient propriétaires ou locataires font preuve d'une égoïsme sans borne pour maintenir la pénurie de logement. Mais vous avez totalement raison, il faut d'une part rééquilibrer les logements et d'autre part reequilibrer les emplois.

Cependant sur l'activité économique dans le Genevois français, détrompez-vous sur plusieurs points :
1) il y a des implantations d'entreprises suisses dans le Genevois français. Soit des entreprises qui veulent avoir une entité légale dans l'Union Européenne, soit des entreprises intéressées par les conditions pour la recherche et tout particulièrement dans le domaine médical et scientifique.
2) Ces emplois ne sont pas transférés à Geneve. L'essentiel des créations d'emplois a Geneve sont fictives : il ne s'agit aucunement de création d'emploi mais simplement d'importation d'emplois qui ont été crée dans l'Union. Les services de la promotion économique font des offres de dérogation fiscale outrageuse par rapport à ce qui est paye par les entreprises Genevoises. Si la règle fiscale Genevoise était une regle commune a toutes les entreprises on pourrait parler de concurrence fiscale mais lorsque la regle est dérogatoire et ne s'applique qu'aux entreprises qui quittent l'Union Européenne, il vaut mieux parler de privilège (qui signifie "loi privée" étymologiquement) et de dumping fiscal. Depuis que ces politiques sont menées le taux de chômage a Geneve n'a pas baisse car ces emplois ne correspondent pas aux qualifications des chômeurs genevois et que Geneve importe les salaries en même temps que les emplois. Au total, cette politique économique externe aggrave les nuisances de la circulation, ne change rien au chômage et aggrave les problèmes sociaux.. mais surtout s'avérera vite totalement déficitaire lorsque Geneve devra payer la facture des infrastructures rendues nécessaires par une croissance démographique hors de contrôle.
3) Détrompez vous surtout sur le flux des salaries du Genevois français. Il y a encore 4 ou 5 ans vous aviez raison. Les salaries quittaient leur employeur dans le Genevois français pour aller travailler a Geneve. Aujourd'hui les chefs d'entreprise nous disent que cela est termine : ils font leurs calcul sur le temps de transport, les couts de déplacement et de stationnement, sur le temps de travail, sur le droit du travail.. et ils décident désormais de quitter la région pour retourner dans leur region d'origine. La politique actuelle d'absence de construction de logements conduit a la paralysie des transports et par ricochet a la contraction constante du bassin d'emploi de Geneve.
4) Enfin votre raisonnement ne tient modestement que sur l'emploi prive. Que faites vous de l'emploi public ? Des infirmières, des professeurs, des gendarmes qui n'ont plus les moyens de vivre ? Que pensez vous qu'il adviendra de Geneve lorsque le Genevois français n’aura plus d’hôpitaux, des gendarmeries sans la moitie de leurs effectifs, des écoles dont les professeurs ne seront que des débutants qui se seront vu impose leur affectation et qui demanderont leur mutation aussi sec, lorsque les Mairies frontalières ne pourront plus recruter ?

Je ne tape pas sur Geneve, mais sur les politiques publiques qui y sont menees, qui sont absurdes pour notre region et violent les engagements qui ont été pris dans le cadre de la charte d'agglomération - et parfois sur les individus qui les pronent ou les mettent en œuvre.

Bien cordialement,

Antoine Vielliard


Bien cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 09/08/2010

@Antoine Vielliard:

Je me permets d'apporter quelques précisions à votre propos précédent:

1) Oui, il y a des entreprises suisses dans le Genevois français. Elles s'arrangent cependant à maintenir leur effectif au minimum pour garder un maximum d'employés à Genève.

2) S'agissant du dumping fiscal, je pense que vous avez raison s'agissant des situations dérogatoires, même si il faut souligner que des pays membres de l'Union européenne (en particulier l'Irlande) recourent à des pratiques semblables. Cependant, il ne s'agit là que d'une minorité d'entreprises (i.e. quelques grandes multinationales et quelques hedge funds). Même s'il s'agit des entreprises les plus visibles, ce ne sont pas celles qui créent le plus d'emplois, dont la majorité est créée par des PME.

3) Votre propos démontre qu'il s'agit d'un problème régional d'une part (saturation de Genève et de ses alentours) et d'un problème national d'autre part (rigidité du marché de l'emploi français). Les entrepreneurs préfèrent quitter la région plutôt que de s'établir dans le Genevois français. Ainsi, ils s'établissent ailleurs en France afin de bénéficier de coûts plus faibles de sorte à pouvoir absorber les charges sociales plus élevées qu'ils doivent supporter en France. Cela démontre qu'en l'état, le Genevois français ne peut pas être compétitif économique face à Genève. Le choix qui est offert aux entrepreneurs est de s'établir à Genève ou de s'établir loin de Genève. S'établir à la frontière ne constitue pas une option.

A mon sens, ce problème ne serait pas résolu par une croissance de la construction à Genève. En effet, tant que des différences salariales subsisteront de part et d'autre de la frontière l'arbitrage des acteurs économiques (employés et employeurs) les poussera à mener leur activité économique à Genève et résider dans le Genevois français (je ne prétends pas que tout le monde fera ce choix, mais cela demeurera le choix "rationnel"). Les seuls facteurs qui pourraient mener aux changements sont soit l'adaptation du droit français soit la fin de la libre circulation des personnes (i.e. résiliation des accords bilatéraux et non adhésion de la Suisse à l'UE ou l'EEE).

4) S'agissant des emplois publics, vous avez parfaitement raison. C'est un problème qui ne peut, lui aussi, n'être réglé que par l'adaptation du droit français ou la fin de la libre circulation des personnes.

Même si je vote libéral car il s'agit du parti qui correspond le moins mal à mes opinions politiques, je suis parfaitement d'accord avec vous lorsque vous dites que la politique du logement est absurde à Genève, et je pense comme vous que certaines personnes (à savoir les biens logés dont vous parlez) bénéficient de la situation (notamment dans la commune de Troinex, qui après avoir bloqué les rues transversales créant un énorme bouchon quotidien dans les communes environnantes se permet de combattre la construction de nouveaux logements). Cependant, je ne pense pas qu'un changement de politique de logement à Genève serait à même de résoudre les problèmes que vous soulevez (i.e. les différences salariales de part et d'autre de la frontière). Je pense que ce problème subsistera aussi longtemps que subsisteront des différences aussi marquées entre la Suisse et la France s'agissant du marché du travail et des rémunérations.

Cordialement,

Écrit par : Mike_Ge | 09/08/2010

@Mike_Ge :
Je suis egalement d'accord avec vous pour dire que la politique de l'emploi ne se redoudra pas seulement avec la construction de logements a Geneve. Mais cela levera aussi l'un des principaux handicap.

L'une des raisons pour lesquels certains elus du Genevois francais ne soulevent pas le lievre de la penurie de logements organisee par le canton c'est precisement qu'ils ont peur de la question pertinente que vous posez : et que faites vous pour les emplois cote francais ? Une question qui effectivement les mettrai face a leur echec depuis plusieurs decennies. Vous avez totalement raison de souligner que le Genevois francais n'a pas eu de politique economique pertinente depuis plusieurs decennies. Longtemps la Haute Savoie s'est reposee sur le laurier du taux de chomage le plus faible de France. Un taux de chomage qui pour autant exclu du marche du travail les jeunes et les seniors.

Il serait illusoire de vouloir attirer des entreprises multinationales comme le fait Geneve. Nos handicaps sont trop lourds. Il y a pourtant de part et d'autre de la frontiere un meme snobisme a ne considerer comme valable que les emplois tres qualifies. Cette politique de l'emploi tres qualifie est une aberration puisque cela ne correspond pas aux qualifications des personnes sans emploi. Le Genevois franco suisse a au contraire besoin d'emploi pas forcement tres qualifie.. mais qui correspondent aux besoins de travail des chomeurs.

Le Genevois francais a de serieux handicap nationaux (charges sociales a plus de 70% contre moins de 20% a Geneve) et des handicaps locaux (pression fonciere). Mais le Genevois francais a aussi de sacre atouts a faire valoir : cadre de vie, infrastructures autoroutieres, reserves foncieres, niveau de formation.. et bien entendu proximite avec l'agglomeration genevoise. Cela doit nous conduire a definir quels emplois nous pouvons attirer avec ces atouts la : emplois dans l'industrie hoteliere alors que Geneve est en sous capacite constante et que les accords de Schengen permette desormais aux extra europeens de passer la frontiere sans visa, ONG, fonctions logistique pour l'agglomeration, recherche medicale, loisirs (comme Migros qui installe VitamParc dans le Genevois francais)... voila deja pas mal d'emplois qui peuvent etre crees. Mais la pression fonciere aujourd'hui ne permet pas d'offrir un niveau de vie decent aux collaborateurs de ces entreprises.

Cordialement,

Antoine Vielliard

PS : pour la repartition des creations d'emploi entre PME et multinationale je ne suis pas aussi sur de ce que vous avancez. Une majorite des emplois sont peut etre dans les PME mais je ne pense pas que les nouveaux emplois soient principalement dans les PME. Il me semble au contraire que les PME Genevoises souffrent de la degradation du pouvoir d'achat pour leurs salaries qui est la consequence de l'arrivee massive de multinationales, de societes de trading et de professionnels de hedge funds qui augmentent la pression fonciere au detriment de leurs collaborateurs. Par ailleurs, les PME Genevoises ne beneficient pas du tout du meme taux d'imposition derogatoire que ces entreprises importees : ce sont elles qui devront donc (en grande partie) payer la facture des infrastructures rendues necessaires par ces arrivees massives de nouveaux habitants et que j'evalue a une ligne de CEVA supplementaire tous les 7 ans !

Pour ce qui est du vote pour le parti liberal, je vous invite a imaginer quelles seront les consequences pour l'attractivite economique de Geneve lorsque l'ensemble de l'agglomeration sera paralysee par des routes encombrees en raison de l'amenagement stupide. Les conditions fiscales sont une des motivations a venir a Geneve mais d'ors et deja l'absence de logement et les conditions de circulation agissent comme un handicap. Un handicap qui s'aggrave a mesure que perdure les contradictions des Liberaux Genevois.

Écrit par : Antoine Vielliard | 09/08/2010

@Antoine Vielliard:

Je vous rejoins parfaitement lorsque vous dites que seuls les emplois qualifiés sont considérés. Dans une société qui fonctionne, nous avons besoin de tout le monde, du plombier comme du médecin, de l'avocat et du banquier. Je pense comme vous qu'à elle seule, la politique de l'emploi qualifié nous mène droit dans le mur. De même, je vous rejoins lorsque vous dites que les systèmes fiscaux dérogatoires créent des problèmes dont les PME de même que la plupart des genevois souffrent. Je n'ai pas de problème s'agissant d'un taux d'imposition bas, bien au contraire, je pense cependant que ce taux doit être le même pour tous et ne devrait pas souffrir de dérogations.

Je ne pense cependant pas que les Libéraux genevois soient seuls à la source de tous ces problèmes. Je pense que ceux-ci résultent de plus de 20 ans de blocages politiques, qui quoi qu'on en dise subsistent encore. C'est cette mentalité politique très genevoise qui consiste à s'affronter même après s'être mis d'accord (une "Genferei" comme diraient les suisse allemands), résultant en des recours interminables, des initiatives et des référendums sans fins. Pour mettre un terme à cela, la seule solution serait que nos élus se mettent enfin à travailler ensemble plutôt que les uns contre les autres.

Je pense que le risque est grand que cette façon de faire que je juge déplorable se retrouve également au niveau transfrontalier. Or, nous vivons dans une région qui, bien que politiquement s'étende sur deux pays, représente une seule "entité" au niveau économique. Les solutions ne peuvent donc pas venir d'un seul côté de la frontière, mais doivent être transfrontalières et nous devons travailler les uns avec les autres et non les uns contre les autres.

Ceci dit, s'agissant des logements, lorsque vous dites que Genève souffre d'un déficit qui n'est pas près de se régler, je pense que vous avez tout à fait raison et je pense qu'à moyen terme cela ne manquera pas de se ressentir en termes d'attractivité pour la région.

Cordialement,

Écrit par : Mike_Ge | 09/08/2010

Messieurs Mike_Ge & Vielliard,

Merci a vous! Avec votre echange precedent vous venez de relever le niveau des discussion sur les blogs de la TDG d'au moins 100% :-D

Puissent vos propos etre lu par un maximum de responsables politiques...

Écrit par : caracolelimonade | 10/08/2010

@Mike_Ge :

Je pense également que les élus doivent travailler ensemble. La ligne a été fixée dans la Charte d'Agglomération signée en 2007. Il faut maintenant l'appliquer, ce que Genève n'a pas fait ni en 2008, ni en 2009 sur les logements et 2010 s'annonce pire encore. (cf note du jour sur la projection de ce que sera Genève en 2030 avec la poursuite des politiques actuelles).

Il ne faut effectivement pas travailler les uns comme les autres, mais au vu de la mauvaise volonté genevoise qui se manifeste dans les statistiques de production de logement, il me semble que le temps est venu d'entrer dans le rapport de force afin de responsabiliser un peu plus ces élus Libéraux et Verts principalement -Socialistes aussi- qui bloquent toute décision sur le logement en violation de la charte d'agglomération (Cherpines, Troinex, Veyrier...etc..etc..)

Pour ce qui est de la responsabilité des Libéraux dans cette politique économique désastreuse qui ne change rien au chômage mais aggrave les nuisances et dégrade la qualité de vie vous avez raison. Je suis affligé de constater que ce sont des Conseillers d'Etat PDC qui ont mis en oeuvre ces politiques depuis plusieurs décennies - des politiques dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles ne mettent pas l'humain au centre, mais plutôt les boni fiscaux à très court terme du canton. En revanche, de tous les partis Genevois, les Libéraux sont les seuls à défendre à la fois l'idée de cette croissance économique externe qui fait venir 10 000 personnes par an ET s'opposent aux constructions de logements pour loger ces habitants -au moins dans leurs communes.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 10/08/2010

J'ai quelque peu l'impression que notre intelligent cousin de Saint-Julien s'égare. Non pas par la forme de sa diatribe puisque celle-ci a le mérite de révèler son moi politique profond, mais sur le fond.

La question n'est pas celle de la construction A Troinex de 41 logements mais la construction PAR LA commune de Troinex de 41 logements. C'est-à-dire de la construction aux frais des contribuables de Troinex de 41 logements. Qui plus est de 17 logements aux loyers libres et 17 logements en propriété par étage.

Question : Appartient-il à une collectivité publique de construire des appartements ?

Réponse : Non. Il appartient aux collectivités publiques d'impulser (et non d'empêcher) la construction. Pourquoi ? Parce que les collectivités publiques n'ont pas les milliards annuels nécessaires pour construire. Pourquoi n'ont-elle pas ces milliards ? Parce que les contribuables ne veulent pas payer plus d'impôt et que l'emprunt n'est pas une solution, sauf à vouloir atteindre le degré d'endettement de la Grèce.

Certes, il peut être judicieux d'envisager des exception dans le domaine du logement social. Cependant seul un tiers des logements prévus sont des logements sociaux !

L'argent du contribuable Troinesien ne doit pas être dilapidé pour fournir des logements aux riches employés de multinationales américaines alors que ce même montant permettrait, par voie d'impulsion, la construction de 8 fois plus de logements.

Écrit par : CEDH | 10/08/2010

@CEDH :

Les autorités cantonales et municipales genevoises se refusent à faire usage de la loi qui leur permettrait d'exproprier les propriétaires qui refusent de construire lorsqu'il s'agit d'intérêt général. Dans le contexte de pénurie chronique c'est bien la moindre des choses que ces mêmes autorités construisent des logements sur les terrains dont elles sont propriétaires. Ce qui est le cas à Onex.

Quant au contribuable Troinesien, ce serait de mal gérer ces terrains et de ne pas construire qui les lèserait. Il faut être sacrément mauvais pour que cette opération se révèle déficitaire... à moins que des référendums successifs ne multiplient les coûts d'études.

Pour ce qui est des cadres de multinationales, ils ont parfaitement les moyens de se loger au détriment des genevois. Chaque logement supplémentaire ne fera qu'atténuer la crise que subit la génération des enfants des genevois dont les parents semblent se moquer de la détresse !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 10/08/2010

Quoiqu'il en soit de la capacité à être promoteur immobilier de la commune de Troinex, cette opération diminuera la capacité financière de la commune et conduira inexorablement à l'augmentation de la charge fiscale, pour, qui sait, ressembler à la commune que vous citez en exemple : Onex, un petit enfer fiscal genevois.

Il serait plus intelligent de concéder un droit de superficie sur le terrain et de financer le logement social que l'on y construirait. Le reste de l'investissement provenant du secteur privé. Si l'on ne trouve personne interessé par la promotion en question c'est qu'elle doit être foireuse et qu'en conséquence la commune ferait bien d'y réfechir à deux fois avant que de risquer inutilement les deniers publics.

Ce qui précède démontre que vous n'êtes guère parcimomieux avec les deniers publics. Vous ne réflechissez guère au moyen d'aboutir au même résultat en dépensant moins. Il ne faut pas s'étonner du surendettement de votre pays tel que constaté par le fait que la note de la dette française ne soit plus, aux yeux des créanciers, triple A.

Écrit par : CEDH | 10/08/2010

@CEDH
Votre premier paragraphe est un tissu de mensonges;
1) si 50% du programme est en PPE, la commune va donc vendre ces logements avec un bénéfice (à moins qu'à force de contestation et de référendums les coûts explosent).
2) la commune possède une Fondation Immobilière Communale, les logements restant seront donc vraisemblablement intégrés dedans ce qui n'influencera donc nullement les comptes de la commune elle-même.
3) la commune de Troinex possède une fortune nette de plus de fr. 13'000'000 soit une fortune fr. 6'300 par habitant. Elle n'est donc pas dans la situation d'Onex qui est endettée à hauteur de fr. 27'000'000 soit une dette de fr. 1'600 par habitant.

Écrit par : fredoche | 16/08/2010

@CEDH : Il est évident qu'une opération de promotion immobilière à Genève est rarement déficitaire. La commune de Troinex a donc tout intérêt à le faire elle même plutôt qu'à laisser un promoteur réaliser ce projet. Ne pas le faire serait une mauvaise gestion des deniers publics. Je l'avais déjà mentionné, vous l'avez ignoré dans votre commentaire et Fredoche le démontre encore plus précisément.

Mais au delà de la vision purement financière, sur un projet important il est sain qu'une commune ait une certaine maitrise du projet... plutôt que d'en être qu'un simple spectateur. Enfin, tout particulièrementà Genève, et encore plus particulièrement à Troinex qui est l'une des communes lanterne rouge de la construction de logement dans le canton, on constate que les propriétaires privés se lassent du méandre administratif qu'il faut passer pour construire. Si la commune ne le faisait pas elle même il est probable qu'il se passerait ce qui se passe dans la majorité des terrains constructibles du canton : rien ! Tout cela au détriment de la jeunesse Genevoise qui subit les conséquences de la pénurie de logements.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/08/2010

Et bien chers voisins... passez le SMIG à € 4000, et vous limiterez ainsi les problèmes liés au trafic des frontaliers !

Écrit par : Kelden | 10/03/2011

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