16/04/2010

Frontaliers et chômage à Genève : quelques faits

Si on s’arrête aux préjugés sans regarder les faits, l’affirmation « les 52733 frontaliers occupent les emplois des 14887 chômeurs genevois » pourrait passer pour une évidence.

 

 

Une évidence qui ne résiste pas aux faits :

 

1) Il n’y a aucune corrélation à Genève entre l’évolution du nombre de frontaliers et le nombre de chômeurs à Genève comme le montre les courbes ci-dessous. S’il y avait le moindre lien de causalité, il y aurait une corrélation statistique. (cliquer sur le graphique pour le voir en plus grand)

frontaliers et chomage à Genève.JPG
2) Dans la série statistique du nombre de chômeurs et du nombre de frontaliers il y a d’ailleurs plus de contre-exemples. Ainsi sur les 14 dernières années couvertes par les statistiques de l’OCSTAT dont je dispose, le nombre de frontaliers et le nombre de chômeurs ont évolué dans le même sens seulement 6 fois… et dans des sens opposés 8 fois ! Ainsi l’année 2006 au cours de laquelle le nombre de frontaliers a le plus augmenté, fut une année durant laquelle le nombre de chômeurs a baissé à Genève. En 1997, le nombre de frontaliers a baissé et c’est aussi l’une des années ou le nombre de chômeur a le plus augmenté. Le nombre d’emplois à Genève n’est pas une quantité fixe qui se partagerait dans un jeu à somme nulle entre Genevois et frontaliers. Il y a une très faible corrélation statistique entre les frontaliers et les chômeurs à Genève, et cette correlation est l'inverse de celle que défend le MCG. C’est plutôt un même marché d’emplois où les uns et les autres subissent les mêmes aléas et un marché de l'emploi au développement duquel chacun doit contribuer.

frontaliers et chomage à Genève2.JPG

 

 

 

3) Les emplois sont confiés selon la compétence et les qualifications : un emploi revient au candidat le plus compétent, les administrations et syndicats étant chargées de veiller à supprimer toute sous-enchêre salariale possible. L’attribution d’un passeport n’a lui rien à voir avec la compétence ou l’incompétence. Un Etat a besoin d’entreprises performantes et les entreprises sont performantes lorsqu’elles recrutent des employés compétents. Tout autre mode d’attribution des emplois relève du piston – ça existe et cela nuit beaucoup au développement économique.

 

4) Dans le cadre des accords bilatéraux la Suisse et l’Union Européenne ont pris des engagements mutuels sur la libre circulation et sur la non discrimination. L’Union a eu du mal à imposer ces engagements chez les pays signataires de l’Union au début. Mais petit à petit, tout le monde comprend que même les administrations publiques ont intérêt à recruter selon la formation et la compétence plutôt que selon le passeport ou plutôt que de laisser des emplois publics vacants. Cela oblige les Etats à investir un peu plus dans la formation. Contrairement à ce qu’affirme le MCG, je n’ai jamais vu d’offres d’emploi indiquant « Frontaliers seulement ». En France, ni même dans l'ensemble de l'Union, il n'y a pas à ma connaissance d'offres d'emploi "Offre interdite aux Suisses". En revanche à Genève il y a encore quelques offres d’emploi discriminatoires dans les journaux : « Suisses, Permis B ou Permis C uniquement » contrevenant à l’esprit et à la lettre des accords - et tout simplement au bon sens économique, puisque la compétence et le permis n'ont rien à voir.

 

Par ailleurs, ces courbes montrent contrairement aux idées reçues que l’entrée en vigueur des accords bilatéraux en juillet 2004 n’a rien changé à l’évolution du nombre de frontaliers qui est stable depuis 2001. Mais les préjugés ont la vie dure. Ils sont encouragés par des mots étonnants : « France voisine » plutôt que « Genevois français », ou ces panneaux indicateurs dans tout le canton qui désignent par le vocable unique de « France » des directions aussi opposées que « Thonon » à l'est, « Annemasse » au sud, «Saint Julien en Genevois » à l'ouest, ou « Ferney Voltaire » au nord comme un ailleurs inconnu. Ils sont encouragés par des réflexions entendues ici où là selon lesquels les frontaliers devraient être reconnaissants d'avoir un emploi, comme si le canton de Genève faisait venir des entreprises par philanthropie ou que les entreprises recrutaient des frontaliers par philanthropie.

 

Pour certains esprits simplistes, l’accusation contre les frontaliers est une solution d’autant plus facile que toutes les apparences semblent aller dans cette direction : ce sont principalement les habitants du Genevois français qui doivent se rendre à leur travail en voiture et rendre ainsi visible leur lieu d’habitation. Ce sont donc principalement des voitures françaises qui encombrent les routes faute de transports en commun transfrontaliers. Les préjugés ne s’occupent pas de prendre en considération que ça fait bien longtemps dans le Genevois franco suisse que la couleur des plaques ne témoigne pas de la nationalité des conducteurs (ni même de leur lieu d’habitation).

 

 

En revanche ces déséquilibres posent des questions auxquelles il faut apporter des réponses :

 

1)  La politique économique genevoise doit créer plus d’emplois qui correspondent aux compétences des chômeurs Genevois plutôt que de continuer à attirer des emplois avec leurs employés qui aggravent les crises du logement et de la mobilité. Les courbes ci-dessus montrent que la politique économique de Genève depuis 15 ans attire de nombreux emplois mais ne réduit pas le nombre de chômeurs. Simplement parce que les emplois attirés sont déjà occupés et ne correspondent pas aux qualifications des chômeurs genevois.

 

2)  Les formations genevoises doivent améliorer l’adéquation entre les qualifications et les besoins, plutôt que de faire venir des personnes formées. Pour ne prendre que l'exemple de la Banque Privée qui est l'un des secteurs économique important à Genève, il est surréaliste que l’Ecole Internationale des métiers de la Banque Privée n’ait pas été fondée à Genève il y à 30 ans ! Une meilleure formation des banquiers privés aurait permis d’éviter que certaines banques genevoise ne se compromette pas dans la vente de fonds Madoff.

Commentaires

Merci des ces chiffres éclairants, Antoine.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2010

Mais il continue à polluer les lecteurs de la TG le bougre. Il n'a pas de journal en France voisine ou il pourrait continuer de déblatérer.

Écrit par : ChrisPike | 16/04/2010

Merci pour ces informations...c'est presque jouissif

Écrit par : Lyonnais du 69 | 16/04/2010

"toute personne qui a dépassé l’école primaire et travaille un minimum comprend qu’un emploi revient à une personne compétente"

Oui, et dans un marché donné, si deux personnes à compétence égale sont présente, l'emploi revient à celle dont les prétentions salariales sont les plus basses. Comme les résidents français peuvent se satisfaire de salaires plus bas du fait du niveau des prix de l'endroit où ils résident, ils exercent une pression vers le bas sur les salaires des genevois. Accessoirement, ils exercent une pression des prix vers le haut dans l'endroit où ils habitent et consomment, ceci aux détriments des résidents qui ont un emploi local.

Par contre, votre formule de début de phrase, qui sous-entend une culture lacunaire si on n'est pas d'accord avec votre argument (qui est incomplet comme je le montre ci-dessus) est vraiment détestable et en dit long sur le respect que vous avez pour vos détracteurs.

Écrit par : Djinius | 16/04/2010

@Djinius, Justement comme vous le montrez ci dessus vous êtes dans l'erreur. En effet je suis conseiller en personnel pour une agence d'intérim et le phénomène dont vous parlez est très rare et ne concerne que des petites société douteuses (il est vrai souvent gérées par des étrangers peu scrupuleux...) mais je peux vous assurer que la majorité des recrutements, des emplois se fait au mérite, aux compétences et surtout à l'expérience...

Écrit par : Lyonnais du 69 | 16/04/2010

@ Chrispike : je vous renouvelle ma promesse de cesser d'intervenir dans les medias genevois a la minute ou une nouvelle faille geologique ou un volcan separera le genevois francais du canton de Geneve ou y fera monter une montagne... d'ici la, nos problemes de transport, d'emploi et de preservation des espaces sont communs, les solutions doivent etre communes et donc nos debats publics doivent etre communs. Je refuse de contribuer a l'ignorance reciproque en vigueur depuis 30 ans qui nous a conduit aux incoherences politiques actuelles qui detruisent notre qualite de vie a tous a vue d'oeil.

@Djinius : OK. La formulation etait un peu agressive contre le MCG.. qui a le merite de poser des questions pertinentes, mais le gros probleme de ne pas comprendre grand chose aux sujets qu'il souleve et du coup de ne pas etre capable d'y apporter la moindre solution. Je m'en excuse.. et je reformule.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/04/2010

Vous prechez dans le vent mon cher Antoine. Si Stauffer dit que 1 et 1 font 3, ses électeurs le croiront sur parole.
Personnellement, je comprendrais tout à fait que Genève veuille imposer la préférence nationale pour son administration. Ce que je n'accepte pas, en revanche, c'est l'agressivité, l'arrogance, et la suffisance avec laquelle il communique son idéologie.
Quand il dit "frontaliers assez !", il ne vise que les français, puisqu'il veut aussi toucher l'electorat Suisse frontalier et Vaudois (MCR oblige). Mais évidemment, "français assez !" donnerait plus de grain à moudre à la majorité. Majorité, qui au passage joue avec le feu. Aulieu d'essayer de l'isoler, ce qui lui permet de se poser en victime, elle ferait mieux de contrer par les faits et les chiffres chacune de ses attaques. Et par la même occasion, communiquer clairement sur les idées reçues qu'il se plait à véhiculer.
En parlant de ça, on a des nouvelles de la plainte déposée par le joueur de foot filmé au Paquis, que le MCG désignait comme étant dealer ?

Écrit par : anatole | 16/04/2010

@ Anatole :
Personnellement je n'ai pas de nouvelles.. mais de mon cote j'adore cette video de Stauffer. Elle montre parfaitement a quel point le probleme de l'insecurite au paquis est secondaire par rapport au probleme du logement qui contraint a l'exile la jeunesse genevoise. Si un tribun populiste et provocateur peut se promener avec une camera au poing dans un quartier en traitant tout le monde de dealer c'est que les problemes d'insecurite des paquis ne sont pas si grave qu'on veut bien le pretendre. Dans les quartiers ou l'insecurite est vraiment serieuse, ce genre de provocations publiques et filmees ne seraient pas possible.
Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/04/2010

Djinius, si vous habitez Paris, dans le 7ème arrondissement par exemple, vous payez votre loyer et votre pain ainsi que votre boîte de conserves favorite chez Fauchon plus cher que si vous habitez Mantes-la-Jolie ou Saint-Denis et que vous vous fournissez chez Lidl ou chez l'épicier Soussi du coin ouvert 24h/24. Même Rueil ou Versailles, pour rester dans des quartiers "bourges", le centre ville est plus cher. Et la distance entre Plainpalais et Annemasse, Ferney, Veigy ou Saint-Ju est inférieure à celle séparant Notre-Dame de Versailles ou Mantes-la-Jolie. En kilomètres comme en temps passé dans les transports.
Même à Barbès, le m2 est plus cher qu'à Mantes-la-Jolie et en plus introuvable, ce qui pousse les gens à s'entasser à plusieurs dans le moindre studio !
Alors on peut dire aussi que l'existence de tous ces banlieusards exerce une pression à la baisse sur les salaires de ces pauvres gens du 7ème arrondissement, mais en général, les syndicats préfèrent dire qu'ils défendent tous les travailleurs, où qu'ils habitent. Parce que si vous n'arrivez pas à payer votre loyer avec votre salaire, vous pouvez toujours chercher un loyer moins cher, ailleurs, plus loin. De l'autre côté du périph à Paris ou dans n'importe quelle autre ville du monde, de l'autre côté de la frontière et de la ceinture verte à Genève.
C'est pô juste, c'est de l'horrible méchant capitalisme dépendant des lois du marché, mais c'est le système dans lequel on vit. Par ailleurs la pression à la baisse sur les salaires genevois, suisses et européens est une tendance lourde, mondiale. Pas tant pour faire gagner plus aux horribles capitalistes, mais parce que les plus pauvres veulent aussi gagner leur vie, et que la planète ne peut pas se permettre 7 milliards de consommateurs polluant comme des européens...
Tout au plus peut-on chercher à rééquilibrer les choses, comme le souligne Antoine, en favorisant la venue d'emplois adaptés à la main d'oeuvre locale la moins qualifiée, celle qui peine le plus à retrouver un job... Mais franchement, cela n'est pas simple, parce que si ses emplois ont disparu, c'est généralement pour une raison bien simple: le haut niveau des salaires servis à Genève (ainsi que des loyers d'ailleurs) est tout simplement peu compatible avec la survie d'entreprises employant du personnel peu qualifié...
Le MCG peut bien prétendre vouloir faire la révolution en réservant les postes des services publics aux résidents, mais à terme, le problème de compétence se posera là également. Si ce que veut le MCG, c'est un pays à la française, bardé d'une administration pléthorique et hyperprotégée, autant le dire tout de suite. Mais à vrai dire, je ne vois pas pourquoi alors défendre aussi férocement la frontière, si c'est pour ne prendre chez le voisin que ses plus gros défauts...

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2010

Merci Antoine, j'ai enfin l'impression de rencontrer quelqu'un de censé sur ces blogs car ,en effet, le problème de l'insécurité aux Pâquis est vraiment secondaire et j'ai toujours du mal à comprendre cette façon qu'on a de comparer ce quartier avec le Bronx, la Seine St Denis ou les minguettes. Vous le dîtes fort justement, si l'insécurité etait telle Mr Stauffer n'y mettrai pas les pieds...ne le pourrait pas tout du moins

Écrit par : Lyonnais du 69 | 16/04/2010

Ce que je voulais dire, c'est que faire croire que l'engagement d'une personne ne dépend QUE de sa compétence, en omettant de parler de ses prétentions salariales (*), c'est quand même négliger un élément de "légère" importance de la structure du marché du travail.

C'est quand même pas à un conseiller en recrutement (qui la joue argument d'autorité) que je devrais expliquer ceci.

(*) Prétentions qui évidement varie entre un résident suisse et français, de part le fait du prix de logement, du niveau général de prix, des assurances maladies, etc.

Écrit par : Djinius | 16/04/2010

Cela fait plaisir de voir quelques argumentaires sensés qui remettent l'église au milieu du village et répond au MCG par des faits plutôt que par des invectives.

Là où j'ai encore un point d'interrogation, c'est au niveau du dumping salarial. Je n'ai à ce stade pas vu de statistiques (mais je peux les avoir louper) qui tentent à démontrer que les salaires à Genève ont baissé au cours de ces dernières années. A ma connaissance, les salaires genevois restent parmi les plus hauts de suisse, malgré (ou peut-être grace à) l'afflut de frontaliers.

Je ne serai toutefois surpris que dans certains domaines, en bas de l'échelle parmi les emplois les moins qualifiés, une pression vers une réduction des salaires pourraient avoir lieu. Mais, là encore, j'ai rien vu de la sorte venant d'UNIA ou autres parties concernées.

Écrit par : sek | 16/04/2010

@Djinius

A ma connaissance, dans les entreprises structurées (c'est-à-dire les entreprises de plus de quelques employés), la grille de rémunération dépend de la position, de l'age, de l'expérience... et non pas du lieu de résidence. Où pour l'exprimer différement, il n'existe pas une grille pour locaux et une grille pour les frontaliers. Je me pose d'ailleurs la question de savoir si ceci ne serait pas illégal.

De plus, même si on embauche une personne au rabais, celle-ci se rendra vite compte du fait qu'elle a été flouée et fera part de ses revendications. Une personne peut accepter un salaire inférieur pour mettre le pied dans la porte, mais certainement pas à terme.

Écrit par : sek | 16/04/2010

@ Sek : Il y a probablement quelques contre exemples, mais je n'ai moi non plus vu aucun chiffre qui demontrerai un quelconque dumping salarial. Djinius en a peut etre puisqu'il avance cet argument mais sans l'etayer pour l'instant.

@ Djinius : Certains couts comme vous le souligner son effectivement moins chers en France qu'en Suisse. Ce n'est pratiquemet plus vrai des logements ou les couts sont desormais tres similaires et conduisent a des situations catastrophiques pour les derniers habitants du Genevois francais qui resistent et continuent a travailler en France. Ils ne pourront bientot plus le faire parce que precisement les couts des logements sont depuis longtemps audessus de leurs moyens. Pour l'assurance maladie, vous avez raison - les assurances privees actuelles sont beaucoup moins cher en raison de la repartition par classe d'age des frontaliers- .. mais attendez 2014 et l'entree en vigueur definitive des accords bilateraux. Les frontaliers paieront alors BEAUCOUP BEAUCOUP plus cher que les genevois. Ils devront alors s'acquitter de la CMU - a plus de 12% du salaire !!!! Une assurance maladie proportionnelle au salaire qui changera du jour au lendemain le pouvoir d'achat des frontaliers... et leur interet a venir travailler a Geneve. Pour etre honnete vous devriez y ajouter les couts de transports : les tarifs de bus sont deux fois plus chers pour les frontaliers que pour les Genevois - oui vous avez bien lu, deux fois plus cher pour les habitants de Saint Julien que pour ceux de Perly ! Les couts de parkings sont exorbitants et en augmentation constante - dans mon cas tres personnel, ils ont augmente de +50% au 1er janvier 2010 (oui vous avez bien lu +50%). Cela represente une charge annuelle d'environ 1200 francs simplement pour le parking sur mon lieu de travail. Pour les prix, les Genevois beneficient des memes prix, ou peuvent le faire facilement. Bref, meme sur le cout de la vie, nous sommes une seule et meme region.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/04/2010

Dans la construction en cours de la région, il est prévu un partage à 50% entre la partie suisse et française du Genevois des emplois et des logements prévus à l'horizon 2030. Soit 100 000 logements pour loger 200 000 personnes et 100 000 emplois.
La répartition est donc de 50 000 logements et 50 000 emplois nouveaux en Suisse et la même chose en France.
Il est clair qu'en fonction du prix du foncier et du montant des salaires, les entreprises ont intérêt à s'installer en France mais tous les autres critères (Impôts, droit du travail, charges sur les salaires) font que l'installation en Suisse est plus favorable pour l'entreprise malgré les salaires suisse.
Par contre pour les entreprises à faible valeur ajouté et qui ont besoin de beaucoup de terrain, le calcul peut être tout autre.
Si l'étude en cours sur la création de zones franches sur le territoire français, dans lesquelles le droit suisse s'appliquerait (salaire, droit du travail, imposition, etc...) aboutit, cela permettrait à une partie des chomeurs Suisse de trouver du travail dans ces entreprises, à des salaires suisses, bien entendu.
Donc, le mcg qui veux favoriser les chomeurs Genevois pourrait aider à ce projet, ou bien....

Écrit par : lucides | 16/04/2010

Djinius, un frontalier paie ses assurances maladies aussi. Soit en Suisse, soit en France à la sécu de manière volontaire. Ce qui dans ce dernier cas n'est meilleur marché que s'il a charge de famille et encore, le fait qu'il sera moins bien remboursé qu'avec une assurance suisse et devra (pour l'instant, c'est en passe de changer) repasser la frontière pour se faire soigner s'il tombe malade en Suisse.
C'est uniquement pour les salariés travaillant en France que le gros de la cotisation maladie est pris en charge par l'employeur. Ce qui réduit de plusieurs centaines de francs par mois (voire plus de mille dans le cas d'un travailleur avec charges de famille) la différence de salaire net entre la France et la Suisse.
Sur le fond, pour ce qui est de la pression à la baisse sur les salaires genevois, je dois dire que comme le remarque Sek, elle reste à prouver.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2010

@Djinius : Désolé djinius mais vous êtes à côté de la plaque. C'est mon travail dont on parle, mon travail quotidien...Passez une journée avec moi vous verrez à quel point il est beaucoup plus facil pour un suisse de trouver un emploi que pour un français...ça paraît pourtant évident dis comme ça mais si vous en doutez encore on peu prendre contact haha ;-)

Écrit par : Lyonnais du 69 | 16/04/2010

Oui, la recrutement se fait au mérite et à la compétence.

Evidemment, je disgresse, le fait d'être noir ou beur, à compétence égale, n'est évidemment pas un critère.

Bref, grille de salaire ou pas, une entreprise qui souhaite opter pour une réduction des coût de ses employés peut sans problème opter pour une politique "Tentons d'engager des frontaliers à 10% moins cher que le marché local". Et ca marchera ...

Écrit par : Djinius | 16/04/2010

Personnellement, Djinius, je trouve très bien qu'à compétence égale, le fait d'être noir ou beur ne soit plus un critère, ou en tout cas qu'il ne devrait pas l'être. Ce que je ne comprend pas, c'est pourquoi vous voudriez réinstaurer le fait que d'être français (ou "frontalier européen") en soit un ?
Le discours du MCG a-t-il tant de succès dans les classes populaires que nos plus éminents blogueurs socialistes se croient obligés de devenir nationalistes ?

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2010

@Djinius : Oui ca marchera...mais c'est l'oeuvre d'employeurs peu scrupuleux, qui sont bien évidemment minoritaires sur le marché, et sont souvent (très souvent...) étrangers et juste là pour faire du fric quelques années et rentrer dans leurs pays. Et oui eux embauchent des frontaliers et pas de suisses afin de faire des économies sur les salaires...Dîtes moi Djinius qui doit on blâmer dans l'histoire? les frontaliers? Que fait l'Etat qui avait garantit qu'il n'y aurai pas de dumping salarial et que des contrôles réguliers seraient effectués??

Écrit par : Lyonnais du 69 | 16/04/2010

"Que fait l'Etat qui avait garantit qu'il n'y aurai pas de dumping salarial et que des contrôles réguliers seraient effectués"

Les mêmes partis, affiliés au patronat, qui prônaient l'ouverture des frontières, on évidemment pris soin de ne pas trop doter l'appareil de contrôle d'Etat de moyens nécessaires à sa tâche ... évidemment, vous savez, engager des fonctionnaires qui vont mettre leur nez dans le secret des affaires, c'est scandaleux non ?

Bref, quand on ouvre un marche du travail, les gagnants sont :
- Les employés mobiles, qui viennent d'un endroit où les salaires et le niveau des prix sont plus bas, au prix de temps et de frais de transports qui peuvent êre conséquent.
- Les employeurs, qui voient la quantité d'employés à disposition grandir, de plus avec des prétentions plus basses. Cette augmentation de l'offre de travail conduit naturellement à une baisse des prix du travail (des salaires) et donc à compétence égale d'une meilleure productivité du travail et donc d'une augmentation du profit.

Les perdants sont :
- Les employés locaux, qui voient leur situation de rente géographique se péjorer.

Alors, évidemment, quand on vote, les partis libres-échangistes évitent bien de nous raconter cela ... d'ailleurs je n'invente rien, c'est la théorie économique néo-classique qui le dit ... (offre, demande, avantage concurentiel, facteurs de production mobile vs fixe etc. rouvrez vos livres)

Oui, je sais, j'ai fait trop d'année d'étude ... et avec ma formation, je devrais plutot être au parti libéral dans une banque privée et brêler contre l'Etat et les fonctionnaire, tout en allant jouer au golf chaque vendredi à 15h00.

Par contre, contrairement à Philippe, je trouve que l'ouverture des marchés en tant que tel peut être nuisible et que la situation actuelle n'est pas inéluctable mais est le résultat d'une politique volontariste (lire "Le grand bond en arrière")

Écrit par : Djinius | 16/04/2010

juste une question : en tant que Suisse on fait comment pour travailler dans une administration Française ? L'un de vous a-t-il un truc pour y entrer ?

Écrit par : guillefr | 16/04/2010

@Guillfr :

Il suffit d'envoyer votre candidature. Pour plus d'information l'Etat francais a publie un guide pratique pour aider les ressortissants de l'UE et les Suisses a postuler a la fonction publique :
http://www.fonction-publique.gouv.fr/IMG/guide_accueil_communautaires.pdf

Il ne me semble pas avoir vu un guide pratique pour aider les ressortissants de l'Union a postuler a des emplois dans la fonction publique suisse. En connaissez vous un ?

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/04/2010

@Djinius :

Cela n'a pas grand chose a voir avec l'ouverture des marches, c'est plutot la politique economique du canton de Geneve qui attire des multinationales en les exonerant quasi totalement de tout impot sur les societes.

Cette politique economique est incoherente : elle attire 10 000 personnes avec leur emploi alors que Geneve ne construit que 1230 logements par an. Elle attire des emplois avec leurs employes plutot que de creer des emplois pour les genevois au chomage. Elle est incoherente avec les formations : ce sont des emplois a forte valeur ajoutee alors que le canton investit si peu dans les formations superrieures. Elle aggrave les problemes de transport et augmente le cout de la vie. Mais surtout elle est illusoire budgetairement : les excedents fiscaux actuels generes par cette politique sont derisoire en comparaison des couts des infrastructures qui seront rendues necessaires pour l'accueil des 100 000 habitants supplementaires prevus pour les 10 prochaines annees.

Pour stopper ces consequences nefastes pour les genevois il faudrait revoir la politique economique. Seule une politique economique "endogene", qui favorise la creation d'emploi locaux, dans les entreprises locales et qui correspondent aux qualifications des chomeurs locaux pourrait resoudre le probleme. Plutot que de continuer a faire venir des emplois avec leurs employes et de laisser sur le carreau tous les chomeurs genevois. Je vous engage a lire le texte publie par le Temps sur le sujet :
http://antoinevielliard.hautetfort.com/media/02/02/239325053.pdf

Selon Philippe vous etes socialiste ? Il me semble que les socialistes, les Verts et le MCG devrait prendre l'initiative de demander une suspension des exonerations fiscales pour les Hedge funds tant que la penurie de logement et la crise de la mobilite ne sont pas resolues.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/04/2010

C est de la propagande pour les frontaliers!

Écrit par : antoine le jeune | 16/04/2010

Antoine Vieillard n y t il pas de journal en france?
Pourquoi squatter la tribune de geneve elle est aux Genevois!..
Critiquer les autres est une specialite francaise ,ravalez votre fiel nauseabond et elevez vous contre ce qui se passe chez vous pas de lecon à donner à quiconque .
chacun chez soi et les vaches seront bien gardees

Écrit par : fabrice | 16/04/2010

Fabrice, c'est vous qui parlez de fiel nauséabond ?
A ce que je sache, c'est le responsable de ces blogs pour le compte de la Tribune de Genève qui a demandé à Antoine Vielliard d'en ouvrir un.
De plus personne ne vous oblige à lire ses textes ou ses commentaires. Mais en revanche votre attitude est tout à fait éclairante sur ce qui nous attend en termes de liberté d'expression et d'information si d'aventure le MCG parvenait à passer l'épaule !

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2010

@Fabrice : Quelle critique ? Quel fiel nauséabond ? Je donne un point de vue sur ce qui se passe dans notre agglomération binationale et je m'élève contre précisément le fiel nauséabond que certains propages en remettant les faits au milieu du débat. "Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées" ? c'est précisément ce qui a été fait depuis 30 ans et qui a conduit aux conséquences actuelles néfastes pour la qualité de vie de tous les habitants du genevois franco suisse. Gardez votre fiel pour vous.. et trouvons ensemble des problèmes à nos problèmes communs plutôt que de rester chez soi à garder nos "vaches" ? Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 16/04/2010

M. Vielliard, que j'évoquai les emplois dans le fonction publique, je parlais évidement de la police Française !, mais je pensais que vous l'aveziez compris par vous-même !

Écrit par : guillefr | 16/04/2010

Quand on sait que la majorité de résidents Genevois, surtout des fils d'Italiens, Portugais, Espagnols etc... ont fait un apprentissage après le CO, oui, oui un CFC ou pire une Ecole de Culture Générale (poubelle), ils ne comprennent pas qu'on leur préfère un ressortissant UE ayant souvent une formation universitaire ! Mais, mettez-vous un peu, à la place d'un employeur ?

De toute façon, c'est bien Genève, qui attire toutes ces sociétés qui n'emploient que des employés de très haut niveau, n'est-ce-pas ? A Genève, fini le tertiaire, les usines type Motosacoche, Elna etc... alors ces gens qui se sont retrouvés au chômage ne vont pas remplacer les nouveaux employés dans les Hedges Funds, n'est-ce pas ? Alors parents, un coup de pieds au cul de ces jeunes qui glandent svp ! à 8 heures, au lit et aux études jusqu'à 25 ans ! et maintenant que l'anglais est devenue une langue indispensable pour tout emploi, il faut apprendre le Chinois et le Russe...j'ai vu tout plein d'annonces où ces langues étaient demandées...

Écrit par : Café | 16/04/2010

@fabrice
Merci d'apporter par vos commentaires la preuve des propos avancés par MCR. C'est ce genre d'attitude qui apporte de l'eau à son moulin et dévoile un peu plus tous les jours qui se cache derriere les bulletins de vote...
Si vous ne supportez pas les français, je n'ose imaginer le supplice qui est le votre de devoir vous exprimer dans leur langue :)

Écrit par : nico | 16/04/2010

@Cafe... Je ne suis pas sûr que Genève "attire" volontairement les entreprises à forte valeur ajoutée. C'est surtout que vu la compétition mondiale, les entrepreneurs doivent développer des produits plus performants et privilégier des activités à haute valeur ajoutée.... et adapter les activités locales.
Les emplois de manouille, bien payé, c'est maintenant fini.
Si on prend l'exemple du "motosacoche" cité... les motos ont laissé place à la construction de machines plastiques, qui fin des années 2000 s'est restructuré avec une délocalisation en valais, puis en inde.... Sur genève on a conservé des technologies issues de ce savoir faire, qui ont permis par exemple à ma société de se positionner en leader mondial sur un secteur lié à l'électronique pour l'industrie du plastique... mais avec à Genève le RetD et les ventes, à Annecy la production, en russie un second labo de RetD, et des centres de support client et d'assemblage en chine et amériques..
Et là effectivement, je suis d'accord avec vous, je ne vois pas bien comment un jeune Genevois qui parle péniblement le français et l'anglais, sans bagage technique, pourrait être compétitif..... Par contre un ingénieur EPFL, ou un MBA multilingue, pas de problème...

Écrit par : Olivier | 16/04/2010

Genève n'attire pas les entreprises pour leur savoir faire local, même pour le tertiaire. Le secret bancaire pour les banques, et la défiscalisation pour les multinationales sont les uniques (ou presque) critères qui rentrent en compte. Je bosse depuis pas mal d'années dans la gestion de projets, et quand vous voyez que les boites de consultings et ingeneering ont des armées d'ingénieurs indiens qu'ils payent une misère, je peux vous garantir que la qualité n'est plus l'objectif prioritaire. Derier exemple de cette tendance... Toyota, pourtant proclamé modèle d'entreprise par tous les décideurs.
Pour faire court, les multinationales délocalisent leur revenus à Genève puis délocalisent une grosse partie de la main d'oeuvre ailleurs. Le mal qui nous ronge n'est pas à la frontière genevoise mais plus loin à l'est.
Evidemment, politiquement ce n'est pas vendeur, car il n'y a rien à faire pour contrer ce mouvement capitaliste... et je le déplore

Écrit par : bisounour | 16/04/2010

"La politique économique genevoise doit créer plus d’emplois qui correspondent aux compétences des chômeurs Genevois plutôt que de continuer à attirer des emplois avec leurs employés qui aggravent les crises du logement et de la mobilité."

Bien d'accord avec vous. Mais pourriez-vous m'indiquer quelles sont les activités économiques en question ? Des activités à basse valeur ajoutée ? Celles-ci pourraient elles, au vu de l'ouverture des frontières à la concurrence, survivre sans être subventionnées ? Ne croyiez-vous pas que les frontaliers et immigrés européens occuperaient largement ces emplois ?

Écrit par : CEDH | 17/04/2010

Cedh,

Précisément, il n'est plus possible d'attirer à Genève, des activités à basse valeur ajoutée. C'est pourquoi, il faut que notre système d'éducation et la mentalité de la population change ! Quand je pense que j'ai entendu dire, il n'y a pas longtemps, un père de famille, qui disait que les étudiants étaient tous des "faignasses" et qu'il valait mieux faire un bon apprentissage...ne nous étonnons pas, si après nous avons des jeunes qui arrivent ultra-formés à 23 ans...et oui parce qu'en plus à G'nève, y'a pas l'feu au lac, la matu on la passe pas avant 19-20 ans...et on traîne, on traîne, on traine.... et après on se prend une petite année "sabatique",... si encore c'est pour apprendre une langue ou faire une année universitaire, ailleurs, pourquoi pas ? mais, non, souvent c'est simplement pour se balader... et souvent, les jeunes ne finissent pas leur "bachelor"...avant 27 - 28 ans ! voir Pierrre Maudet...il n'a toujours pas fini, que je sache...

...bref, il faut que les Genevois cessent de regarder le train qui passe...c'est le moment de sauter dedans !

Écrit par : Café | 17/04/2010

Cedh,

Précisément, il n'est plus possible d'attirer à Genève, des activités à basse valeur ajoutée. C'est pourquoi, il faut que notre système d'éducation et la mentalité de la population change ! Quand je pense que j'ai entendu dire, il n'y a pas longtemps, un père de famille, qui disait que les étudiants étaient tous des "faignasses" et qu'il valait mieux faire un bon apprentissage...ne nous étonnons pas, si après nous avons des jeunes qui arrivent de l'UE ultra-formés à 23 ans...et oui parce qu'en plus à G'nève, y'a pas l'feu au lac, la matu on la passe pas avant 19-20 ans, contrairement aux autres cantons ou à la matu fédérale...et on traîne, on traîne, on traine.... et après on se prend une petite année "sabatique",... si encore c'est pour apprendre une langue ou faire une année universitaire, ailleurs, pourquoi pas ? mais, non, souvent c'est simplement pour se balader... et souvent, les jeunes ne finissent pas leur "bachelor"...avant 27 - 28 ans ! voir Pierrre Maudet...il n'a toujours pas fini, que je sache...

...bref, il faut que les Genevois cessent de regarder le train qui passe...c'est le moment de sauter dedans !

Écrit par : Café | 17/04/2010

Fabrice est un vivant exemple de la raison pour laquelle les frontaliers sont si nombreux à Genève.
Avec des gens de sa trempe, et de celle de Stauffer, le flux n'est pas prêt de s'inverser.
Au fait, le Stofifre, que fait-il, dans la vie, à part éructer des âneries à des ânes?

Écrit par : csny | 17/04/2010

Monsieur Vielliard,

Vous qui avez l'habitude, recommandable au demeurant, de voir les réalités par un autre bout de la lorgnette qu'à travers une focale conventionnelle et en général assez restrictive, je suis étonné des conclusions plutôt hâtives que vous tirez de quelques graphiques émis par l'OCSTAT. Ce faisant, vous devez donner pleine satisfaction à nos autorités politiques en véhiculant à votre tour des idées qui sont plus proches du réductionnisme intellectuel primaire que ceux issus d'une réflexion un peu plus étoffée.

Permettez-moi d'approcher la même réalité à la lumière de quelques autres faits, sortis eux aussi de la malle des statistiques de l'OCSTAT. Ceux-ci démontrent à qui a l'esprit assez ou suffisamment ouvert que la réalité peut être perçue très différemment en fonction des situations rencontrées et de la vérité que l'on préfère entendre.

Première observation. Elle est extraite d'un tableau de l'OCSTAT qui malheureusement s'arrête en 2007 et qui concerne les personnes titulaires d'un permis frontalier, selon la situation dans la profession.

- Direction: 1'102 sur 60'630, soit 2.2%
- Employés supérieurs: 465 sur 60'6330, soit 0.8%
- Employés subalternes: 26'672 sur 60'630, soit 44.0%
- Ouvriers qualifiés: 29'957 sur 60'630, soit 49.4%
- Ouvriers semi/non qualifiés: 826 sur 60'630, soit 1.4%

Je m'arrête là dans la mesure où nous atteignons déjà 97.8% de la population concernée.

Deuxième observation. Elle est aussi extraite d'un tableau de l'OCSTAT, mais relative aux personnes au chômage à Genève, en mars 2010, sur un total de 16'028 chômeurs enregistrés.

- Professions commerciales et administratives: 1'982
- Hôtellerie et restauration, économie domestique: 1'975
- Professions commerciales et ventes: 1'542
- Nettoyage, hygiène et soins corporels: 1'205
- Employés dans la construction: 1'005
- Ingénieurs (210), techniciens (142), dessinateurs techniques (164), machinistes (91) et informaticiens (366): 973
- Entrepreneurs, directeurs et fonctionnaires supérieurs: 843
- Publicité, marketing, tourisme, employés fiduciaires: 657
- Transports et circulation: 574
- Professions de la santé: 399
- Professions de l'électrotechnique, de l'électronique, de l'horlogerie, de la construction de véhicules et d'outillage: 395
- Professions inhérentes au maintien de l'ordre et à la sécurité: 269
- Professions du façonnage et de la manufacture: 192
- Professions des postes et des télécommunications: 162
- Professions judiciaires: 91
- et profession dont l'activité ne peut être définie ou est non spécifiée: 936, soit le 5.8% des chômeurs au total.

Troisième observation. En comparant les secteurs professionnels occupés par des personnes au bénéfice d'un permis frontalier avec ceux des personnes qui se trouvent au chômage, une question vient immédiatement à l'esprit: comment se fait-il que dans la plupart des secteurs peu ou pas spécialisés, bien que qualifiés, on puisse constater un tel différentiel entre l'offre et la demande. C'est à travers ce questionnement que plusieurs des personnes concernées peuvent se sentir méprisées, voire offensées ou insultées, surtout quand l'argument de la non qualification des chômeurs est mise systématiquement en avant, alors que les chiffres ci-dessus tendent à démontrer le contraire.

Quatrième observation. Genève se proclame régulièrement depuis quelques années championne toute catégorie de la création d'entreprises et d'emplois. Qu'en est-il par exemple pour 2009, compte tenu du fait que les finances cantonales dégagent un excédent de plus de 300 millions et que selon nos autorités, Genève aurait surfé sur la crise... Le Registre du Commerce de Genève nous apprend qu'en 2009, il y a eu:

- 2'902 inscriptions d'entreprises au RC, toutes natures juridiques confondues, et 2'282 radiations d'entreprises (impossible de se prononcer en termes de conservation ou de pertes d'emplois...)

Parmi celles-ci:

- 794 entreprises individuelles inscrites et 875 radiées
- 794 SA inscrites et 813 radiées
- 818 Sàrl inscrites et 297 radiées
- 64 succursales d'entreprises étrangères inscrites et 81 radiées
- 42 succursales d'entreprises suisses inscrites et 40 radiées.

Cinquième observation.Peut-être aurez-vous pu constater à quels points les statistiques de Genève sont obscures en ce qui concerne la CREATION NETTE D'ENTREPRISES ET D?EMPLOIS dans le canton (création de nouvelles entreprises moins celles fermées pour diverses raisons dont les cessations d'activité, les dépôts de bilan et les déclarations de faillite). Pour votre information, j'ai cherché dans cette voie et après avoir recoupé nombre de rapports et statistiques cantonales et fédérales;

- j'ai pu en tirer que la cette création nette d'emplois entre 1991 et 2001, à Genève, s'élevait à 504 EPT (postes équivalents à un plein temps)... et que seuls 2'999 nouveaux emplois ont été créée entre 1991 et juin 2009 dans les secteurs secondaire et tertiaire.

Dans ce contexte, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que la population genevoise s'est accrue de 68'782 âmes entre 1991 et 2008, dont certaines font bien entendu aussi partie de la population active. Ces chiffres peuvent laisser quelque peu perplexe je vous l'accorde... Que faut-il en tirer? Pour ma part qu'il s'agit tout simplement d'une imposture intellectuelle de l'Entente bourgeoise et de ses représentants politiques pour justifier des résultats qui ne sont pas aussi probants que la réalité le démontre jour après jour. Mais il y a va de la construction de la région franco-valdo-genevoise, ce qui semble anoblir nos représentants dans les petits mensonges quotidiens, largués ici et là.

L'enquête du GEM (Global Entrepreneurship Monitor - enquête menée en Suisse en 2005 par l'Institut PME de l'Université de Saint-Gall et par l'IMD à Lausanne et la CTI) ne contredit nullement ces chiffres si l'on se réfère aux différents TAE (taux d'activité entrepreneuriale) en Suisse, bien que l'étude date de 2005. Celle-ci nous apprend en effet que le TAE était plus élevé en Suisse que dans les pays limitrophes. En Allemagne, en France et en Autriche, le TAE se situait entre 5.3 et 5.4%, alors qu'il se situait à un peu plus de 6% pour la Suisse. Ce qui est intéressant dans l'étude, c'est de comparer les différentes régions helvétiques entre elles pour s'apercevoir que taux de création le plus élevé en Suisse est le fait de la Suisse centrale, suivie de Zurich et de la Suisse orientale, qui se situent tous trois largement au-dessus de la moyenne suisse. ce taux est par contre inférieur à ladite moyenne dans l'espace Mittelland, en Suisse du Nord-Ouest dans la région lémanique (TAE inférieur à 5%) et dans le Tessin. Genève n'atteint d'ailleurs pas 5.0%. Toujours selon cette étude, il ressort que le pouvoir d'achat régional a une influence significative très positive sur la création d'entreprises, de même que le taux régional d'indépendants. Le taux de chômage régional a en revanche une influence négative. Les régions présentant un TAE élevé tendent à bénéficier d'un fort pouvoir d'achat, d'un taux de chômage faible et d'un nombre élevé d'indépendants par rapport à la population active. L'étude multivariante montre également que l'indice d'imposition de la fortune et des revenus des personnes physiques , ni celui de l'impôt sur les bénéfices et le capital des SA n'influencent directement la création d'entreprises.

Je m'arrête là et espère avoir pu vous apporter un peu plus d'éclairage sur la situation de Genève et des chômeurs à Genève, même si certaines réalités sont purement et simplement niées par les autorités genevoises, ou tout au moins 'arrangées'. M'est avis que poursuivre dans la voie de croire les chômeurs de Genève sont exclus du marché de l'emploi uniquement en raison de leur manque de qualifications ne fera qu'envenimer la situation entre la population concernée par ces appréciations et ceux qui les défendent, et la population frontalière et pendulaire. Il y a un déséquilibre notoire causé par un développement économique du canton qui manque singulièrement de cohérence et d'intelligence, à l'image de celui qui engrangerait du blé sans avoir les réduits pour l'abriter contre le mauvais temps. Un pari peu audacieux sur le plan économique puisque Genève n'a pour l'heure aucun inconvénient à subir lors des licenciements de personnes porteuses d'un permis frontalier, mais un pari beaucoup trop risqué puisqu'il met des être humains en cause!

Cela dit, je vous rejoins sur vos deux conclusions!

Écrit par : Clean | 17/04/2010

Le constat est que, il y a quelques temps encore, le Genevois faisait un apprentissage "d'employé de Commerce" baragouinait un peu d'allemand, bravo le "wir sprechen Deutsch", vert, bleu, rouge, + trois mots d'anglais et le voilà devenu "fondé de pouvoir" au bout de quelques petites années, alors que les filles restaient "secrétaires" à vie...

Alors, il est certain que le type qui est fier d'avoir obtenu son CFC d'employé de commerce, ne veut pas descendre et aller bosser comme simple vendeur (on en cherche) ... mais le pire, c'est qu'on ne sait pas où mettre ces gens, car ils ne veulent pas non plus bosser comme chauffeur aux TPG !

Alors, qu'il y ait des gens mis de côté et qui ont déjà un certain âge, c'est triste mais partout des gens de plus de 50 ans sont difficiles à recaser, par contre, je ne comprends pas, que des parents poussent encore des gamins dans cette voie, alors qu'on sait que dans les assurances et les banques, maintenant, ils exigent un diplôme universitaire !

C'est un fait, les jeunes veulent un bon poste dans un bureau, bien payé, mais en faisant un minimum d'études ! C'EST FERTIG !

Car, des places d'apprentissage dans des branches, moins "sexy" ce n'est pas ce qui manque ! mais les Genevois n'en veulent pas ! même le boulanger MCG n'a pas trouvé de Suisses ou de résidents Genevois...c'est tout de même la preuve, qu'il y en a, qui ne veulent RIEN FOUTRE !

Écrit par : Café | 17/04/2010

D'accord avec vous Café si l'on met de côté les quelques CFC correspondant à des qualifications professionnelles et techniques bien établies, qui demandent sans doute à être suivis d'une formation plus poussée en HES (Brevet, Maîtrise), les CFC ne valent pas grand chose, sauf pour postuler à la gendarmerie.

Écrit par : CEDH | 18/04/2010

Cedh,


Vu que vous parlez de gendarmerie...n'est-il pas vrai que notre Police Genevoise cherche à tous vents des jeunes désireux d'entrer dans la Police ? Elle est même allée jusqu'à SUPPRIMER la dictée !!! tellement les gens se présentant étaient nuls ! Résultat, pas assez de candidats au point d'être obligés d'engager des permis C ! c'est tout de même un comble ! pour un canton qui a soi-disant beaucoup de chômage ! Il y a maintenant des années que la Police fait une campagne de recrutement...

Au fait, pourquoi la bande à Stauffer ne se présente pas dans la Police au lieu de venir la ramener en hurlant que l'Etat engage des étrangers dans la Police ? et les boulangers suisses ou résidents suisses, que le boulanger MCG cherche, au point de nous dire, la bouche en coeur, je n'ai pas trouvé de résidents voulant faire ce job et de ce fait j'emmploie 80% de frontaliers ? QUELLE HONTE ! moi, à sa place j'aurai la queue entre les jambes et je serais rouge de honte !

Écrit par : Café | 18/04/2010

Clean, désolé, mais je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Et pourtant j'ai fait de la statistique et de la sociologie durant mes études. Vous donnez des chiffres précis, mais les commentaires que vous faites ne me semblent pas en rapport, ou du moins je ne comprend pas les liens. Pourriez vous essayer d'être plus clair ?
En dehors du fait que les catégories retenues me semblent elles-même assez obscures. Il parait qu'on manque de vendeurs. Mais les "commerciaux" sont apparemment répartis dans deux catégories différentes... De même, il semble qu'il y ait un grand nombre de chômeurs dans l'hôtellerie et la restauration. Etonnant à priori, sauf que dans le même groupe, il y a "économie domestique"... Cela veut dire quoi? Les ménagères de moins de 60 ans, à la recherche d'une réinsertion dans le monde du travail, ou les femmes de ménage ? Si c'est le cas, pourquoi les mettre sans le même sac que les cafetiers-restaurateurs ?
Il me semble qu'une des premières tâches des autorités serait de faire le ménage à l'OCSTAT pour avoir enfin des données claires et lisibles, outil indispensable d'un pilotage habile.

Écrit par : Philippe Souaille | 18/04/2010

J'observe que certains commencent à parler de police. Savez vous ou il est possible, comme Monsieur Stauffer, d'obtenir un tour de manège dans une voiture de police en intervention? C'est la première fois que j'entends parler de touriste "embedded" dans une voiture de police.
Après la dictée, il faut aussi supprimer les contraintes sur la lecture. Le copilote de la voiture de police ne devait pas savoir lire un plan ou il n'y a pas de plan de Geneve dans une voiture de police. Encore une lacune de la formation genevoise.

J'attends d'un député genevois qu'il travaille en commission sur des projets de loi pour améliorer la formation, le logement, le social pas qu'il fasse des tours de manège dans une voiture de police.

Quand Decaillet va t-il arrêter de lui faire de la pub à l'insu (?) de son plein gré? Quand va t-il lui poser des questions sur son travail de député au lieu de faire de la pub sur ces intervention d'inspecteur GADGET?
Que Monsieur Stauffer aille interroger le mecano du Vel Div s'il veut qualifier les interventions de la police......

Écrit par : UBU | 18/04/2010

Voix du terrain.
Faut-il reconnaître le seul intérêt de ce poste d'AV,
c'est qu'il continue de choisir des sujets qui titillent le populisme?

Manipuler des stats
pour faire un article, tout en n'apportant aucune info, vision, solution ni nouvelle approche,

Interpréter des stats,
rien de plus classique ni facile, en fait à la portée de tousouilles ou toutesouailles en mal de pub. Cela s'appelle ça du populisme.

Semble que les ambitions politiques françaises d'AV ayant échoué avec sa dernière défaite électorale, faut qu'il remonte sur ses anciens chevaux:

pour résoudre les problèmes de transports des frontaliers, leur faut des logements à GE! à bas les élus genevois qui ne construisent pas! A bas le MCG!etc, etc


Juste un petit blème avec ces populistes: ils n'acceptent pas les infos du terrain,

par ex. le fondement de l'article d'AV est basé sur la compétence (ou l'incompétence) des salariés suisses...

Décidément Antoine Vieillard, vous aimez bien, connaissez bien et respectez bien les suisses!

Je fais partie de ces nombreux genevois suisses, diplômés, qualifiés, expérimentés,
licenciés x fois par des cadres-salariés français ou EU de multis à Genève
qui furent heureux de pouvoir appliquer, en toute impunité, leurs décisions de licenciements sans justification, pour être remplacés par de jeunes pas encore frontaliers et surtout non formés (on ne parle même pas de qualification, de diplômes ni même de permis de séjour),

décisions de licenciements / non réambauche de salariés qualifiés au profit de non qualifiés mais à des niveaux salariaux plus bas,
appliquées si librement en Suisse, dont les lois de travail permissives leur permettaient de boucler des budgets de coûts admin si sympa pour leur promotion
tout en obtenant allègrement tout permis C, B ou autre titre dans les 3-6 mois d'emploi.

Tandis que les salariés licenciés parce que facilement licenciables, qualifiés, expérimentés, diplômés se retrouvaient obligés d'accepter le premier job venu.
A tout prix. A tout salaire.
Pour finir par remplacer de jeunes salariés qui, en place depuis 2- 3 ans et hyper stressés, tiennent le stress de leurs incapacités à coup de formations, d'absences maladies ou autres.

Pas de baisse de salaire?

Avril 2010,
Salaire horaire pour un employé trilingue, diplômé, qualifié, expérimenté, à jour des techniques, etc. : 30CHF/h brut.

Avril 1993,
Salaire horaire, pour un employé bilingue, diplômé, qualifié, moins expérimenté, à jour des techniques, etc: 33CHF/h brut.

Ceux qui le savent, savent que ceci est vrai. et pire.
Lapalissade en guise de contrage à cette manip de stats si bon marché.

Écrit par : na...ya! | 18/04/2010

Ce qui n'a rien à voir avec vos statistiques

ce qui fait
de ces nombreux salariés suisses jetés au chômage pour aucune autre raison autre que le fait de leur âge

licenciés qualifiés et non réambaûchés ensuite
des éléments
des personnes
des vies de suisses et leur familles

contredisant vos statistiques.

Ces suisses étant de nature discrets,
occupés à pourvoir en toute dignité à la survie de leur foyer

dans un système
où des gens comme vous

arrivent à tenter de se faire élire
et
sur leurs dos
et sur de fausses allégations.

Honneur, respect et salutations aux suisses licenciés
qui comme moi
ne peuvent que galérer et faire galérer leur famille
pour survivre

NOUS SOMMES DES SUISSES, HONNETES, QUALIFIES, DIPLOMES, EXPERIMENTES, LICENCIES SANS VOIE DE RECOURS, ET SURVIVONS EN TANT QUE WORKING POOR JUSQU'A NOS RETRAITES DE SUISSES,

SOIT 64, 65 ANS POUR LE MINIMA,
ET NON PAS 60 ANS POUR VOUS MONSIEUR

SACHANT QUE TOUTES CES ANNEES DE NON EMPLOI OU DE SOUS EMPLOI
NOUS OBLIGENT A TRAVAILLER BIEN APRES 64-65 ANS,
NOTRE 2ME PILIER N'AYANT PAS ETE PAYE SUR TOUTES CES ANNEES.

J'espère que d'autres me rejoindrons un moment sur ces colères justifiées!

Écrit par : na...ya! | 18/04/2010

@Antoine Vieillard,


Vos lecteurs auront compris que

non seulement vous n'apportez aucune solution à la situation du chômage genevois, qui est le titre de votre post,

mais que ne faites preuve que de votre non-respect (pour le moins) des suisses licenciés,

mais pire,
vous critiquez, agressez et culpabilisez les suisses au chômage qui furent licenciés, bien que qualifiés, diplômés et expérimentés.

La douleur des faits subis, se mêlant à la colère de ceux qui vous lisent.

Écrit par : na...ya! | 18/04/2010

les bilatérales
n'auraient jamais été bi ?

Écrit par : na...ya! | 18/04/2010

Sachez Na ya que sur ce point, on est nombreux à vous rejoindre, on peut faire toutes les manipulations qu’on veut, trafiquer des chiffres, transvaser des chômeurs à l’aide sociale ou à l’AI, la réalité sera toujours la même : Tant qu’un frontalier coûtera moins cher qu’un travailleur local (tous domaines confondus et indépendamment du niveau de formation) le problème sera toujours le même !(Ce n’est pas un problème de discrimination, c’est un problème 100% économique) Dire le contraire c’est prendre les gens pour des imbéciles!

Écrit par : Barbie Forever | 18/04/2010

J'aimerai tout de même apporter à la connaissance, grande j'en conviens, de M. Vieillard et lui porter quelques précisions qui semblent lui manquer avant de pouvoir moraliser du haut de ses 38 ans bien des ainés qui le lisent sur ce blog.

Non la Suisse n'a pas attendu l'arrivée des frontaliers pour devenir l'un des pays les plus riches d'Europe. Sans remonter à la nuit des temps, elle a accueilli pendant les 30 glorieuses en nombre important des ressortissants Italiens, puis Espagnols et Portugais. Ils se sont établis sur territoire Suisse, on envoyés leurs enfant à l'école, ont fondés nombre d'entreprises dans les secteurs les plus divers apportant par la même le savoir faire le participant à la richesse de Genève (vous n'étiez pas né il est vrais). Genève a de tout temps vécu dans un milieux multiculturel (38% de la population Genevoise est étrangère), et cela sans aucun problème car cette population participe à la vie sociale et culturelle en y apportant ses richesses.

Pour rappel, Genève possède, une Université, des hôpitaux universitaires, des hautes écoles (HES,HEC,), des organisations internationales, mais est également une place importante de trading, financière et des matières première (pétrole en particulier), bref, loin d'une petite bourgade.
Mais plus largement la Suisse c'est:

1.-Le seul pays européen qui a enregistré un excédent de son PIB en 2009 !
2.- Un pays qui ne connais pas le mot "grève"
3.- Un pays qui sais vivre avec 4 langues au sein de sa culture et qui s'y plait bien
4.- Un taux de chômage inférieur à la moyenne européenne
5.- Un pays ou les télécom et les transport publics fonctionnent parfaitement
6.- Un pays qui connait une stabilité politique sans mouvement gauche droite
7.- Un pays ou les aéroports internationaux fonctionnent, et tirent partis de la position européenne centrale
8.- Un pays ou travailler 40, 42 ou 45 heures fait partie de la normale.
10.- Un Pays ou pour 40 CHF vous utilisez toutes les autoroutes pendant 1 an
11.- Un pays ou l'essence est moins taxé que la moyenne de l'EU
12.- Un pays ou le système de financement basé sur les 3 piliers fonctionne encore

Oui c'est bien pour cette raison que la Suisse est en opposition de phase avec l'EU et attise toutes les convoitises de ses membres qui essayent par tout les moyens de l'y faire rentrer. Cars, malgré la crise et les manœuvres politiques tentées pour l'affaiblir, le modèle économique Suisse fonctionne bien mieux que celui de l'EU. Un constat d'échec cuisant pour l'EU .

Pour ce qui est de votre pays, je pense qu'il serait très simple d'accéder à un position similaire à celle de la Suisse, à condition de probablement :

1.- D'oublier les RTT et de se mettre à travailler 40 heures au min.
2.- D'oublier les noms "mouvement sociaux", "grève" (3 en 4 mois pour 2010 à la SNCF....)
3.- De ne plus payer 50 % de la population active Française au SMIG, mais de valoriser ses trop nombreux travailleurs qui ne trouvent même pas un emploi sur leur propre territoire !
4.- D'arrêter de compter sur les différents gouvernement et leurs myriades de subvenions pour vivre (ce qui n'existe pratiquement pas ici)

Evidement ceci n'est que mon point de vue et mes constats. Je n'ai pas la prétention d'être exhaustif ni de détenir la solution pour vous permettre de trouver des emplois gratifiant, à la hauteur de vos brillantes formations et surtout aussi bien payés qu'en Suisse, mais le souhaite vivement pour vous !

Meilleurs messages

Écrit par : Guillefr | 18/04/2010

Vive le travail des suisses
en Suisse

Écrit par : na...ya! | 18/04/2010

@na... ya : Rien a dire.. votre commentaire est trop debile !

répondit Antoine Vieillard
le 11 avril dernier sur son blog "voitures, emplois, logements"


Prosternations d'humour
Devant tant ce cumul d'ambition, de brio et d'intelligence mature

Écrit par : na...ya! | 18/04/2010

Ca c'est sur Na Ya vous avez un vrai profil de vainqueur.

Écrit par : UBU | 18/04/2010

Vive le travail des Suisses en Suisse !
Arretez avec vos mensonges ,vos manipulations tout ca c est de la propagande pour les frontaliers
Les francais sont jaloux ,envieux il est temps de rectifier vos infos de caniveau.

Écrit par : lucien | 19/04/2010

@Lucien
Ok, et vive les entreprises étrangères à l'étranger, et vive les capitaux étrangers à l'étranger ! Vous pensez être gagnant ? :=)

Écrit par : damien | 19/04/2010

"Le recrutement se fait au merite et à la competence"Que font les francais de leurs concitoyens d origine maghrebine ou autre à competence egale ?...
Fausse Allegation !

Écrit par : Sebastien | 19/04/2010

Une chose est sure ils n iront pas s installer en FRANCE
Mess pour damien

Écrit par : lucien | 19/04/2010

Je vous rejoint Na-ya et Guillefr dans vos commentaires .
Au secours les francais ont faim alors place aux mensonges .à la manipulation..

Écrit par : Antoine le jeune | 19/04/2010

Les commentaires sont fermés.