29/03/2010

Des emplois dans le Genevois français

Le projet d'agglomération prévoit le rééquilibrage des emplois et des logements entre le canton de Genève et le Genevois français. Les services de la promotion économique du canton estiment cet objectif intenable. Ils ont raison, s'ils ne prennent en compte que les entreprises multinationales qu'ils rencontrent. Il est évident qu'aucune entreprise n'a intérêt à installer un siège de ce côté-ci de la frontière du Genevois : non seulement elle a les mêmes charges et les mêmes impôts qui pénalisent tant l'activité économique que partout ailleurs en France, mais en plus elle a le handicap d'une pression foncière insupportable. Pour une multinationale, s'installer dans le Genevois français est encore moins attractif que de s'installer dans la Creuse, ce qu'aucune ne songe à faire.

On peut pourtant créer des emplois dans le Genevois français :

1) En réduisant la pression foncière : Il y a un tissu d'entreprises dans le Genevois français. Ces entreprises sont aujourd'hui pénalisées dans leur développement par la pression foncière. Leurs salariés sont logés dans des conditions précaires à des prix inabordables. Dans le privé, les coûts des loyers se reportent en partie sur les coûts salariaux (environ 15% supplémentaires par rapport à un autre territoire français). Dans tous les cas, et tout particulièrement pour les actifs du secteur public, celà se traduit par des conditions de logements précaires. Dans le public comme dans le privé, les nouvelles recrues quittent le territoire après quelques mois de ces conditions de vie intenables. L'activité économique, tant publique que privée, est détruite dans le Genevois français en raison de l'exportation constante de la pression foncière.

En faisant venir 10 000 personnes par an dans le Genevois franco suisse et en ne construisant que 1230 logements en 2009, Genève contribue à empêcher le développement économique du Genevois français. La promotion économique du canton de Genève agit comme une destruction économique de l'activité propre du Genevois français.

2) Des secteurs pour lesquels le Genevois français a des atouts : le Genevois français a les mêmes handicaps sociaux et fiscaux que la Creuse, mais il a d'autres atouts : a) la proximité avec Genève, b) des réserves foncières précieuses, c) un cadre de vie exceptionnel. Nous pouvons créer des emplois dans des secteurs pour lesquels notre territoire a des atouts.

- les biotechnologies : de la même manière que les entreprises fuient la legislation fiscale européenne pour bénéficier de la fiscalité dérogatoire particulière proposée par le canton de Genève (éxonération quasi totale de l'impôt sur les sociétés), certaines entreprises fuient la législation tatillone sur la recherche biomédicale en s'installant en France. Le Genevois français peut proposer ainsi aux entreprises pharmaceutiques suisses le cadre législatif français, la proximité avec la Suisse et la proximité avec un aéroport international.

- le tourisme d'affaire : Aujourd'hui la première limite à l'activité du tourisme d'affaire de Genève c'est l'insuffisance de son offre hôtelière. Le cadre, l'aéroport et Palexpo pourrait permettre à Genève d'accueillir bien plus de salon s'il y avait assez de lits dans les hôtels. Mais ceux-ci sont complets dès qu'il y a un événément. Depuis l'entrée en vigueur des accords de Shengen, il n'y a plus besoin de visas pour les visiteurs internationaux pour passer du canton de Genève au Genevois français. Le Genevois français peut donc aider le canton a avoir une offre complète sur le tourisme d'affaire. Contrairement à ce que certains pensent, il ne s'agit pas de faire venir des visiteurs de Tokyo à Archamps, mais plutôt d'attirer quelques unes des formations et des séminaires de Genève à Archamps pour que les visiteurs de Tokyo aient de la place à Genève. Ce qu'ils n'ont pas actuellement.

- les ONG : les ONG ne faisant pas de profit, elle ne subissent pas la lourde fiscalité française. L'ancien Maire d'Annemasse avait identifié ce secteur comme une activité économique à développer pour le Genevois français. Pour l'instant l'essai n'est pas concluant, mais l'idée est pertinente et doit être développée et affinée. D'abord ça ne peut pas être n'importe quelle ONG. Il ne peut pas s'agir d'ONG qui font de la levée de fonds : il y aurait des obstacles fiscaux pour les donateurs Suisses qui doneraient des fonds à une ONG basée en France. Il ne peut s'agir que d'ONG qui ont besoin d'un bureau de représentation auprès des organisations internationales, qui peuvent être attirée par les coûts du foncier moins chers à Annemasse qu'à Genève. Mais d'une part, ces bureaux de représentation comptent peu d'emplois chacun (1 emplois à 5 emplois maximum le plus souvent) et d'autre part, bien souvent, leur loyer est souvent subventionné ce qui limite l'argument du plus faible coût du foncier. Il y a donc encore du travail à faire sur cette voie des ONG.

- les loisirs : L'implantation de Vitam Parc montre que comme dans toutes les agglomérations, la périphérie peut attirer à elle des activités de loisirs. Ce sont environ 200 emplois qui ont été créés à Neydens sur le site de Vitam Parc. D'autres peuvent être créés.

Certains estiment que seuls les emplois à forte valeur ajoutée sont nobles ! C'est du snobisme. Les profils des personnes sans emploi demandent au contraire de créér en priorité des emplois de faible qualification. L'objectif de la politique économique n'est pas de faire venir de nouveaux cadres, mais bien plutôt de créer des emplois pour les chômeurs actuels qui sont des jeunes et des séniors. La création de seulement 15 emplois à forte valeur ajoutée aux laboratoires Fabre à Saint Julien a coûté cher en subventions publiques (cession d'un terrain municipal en particulier). Dans notre région, ce ne sont pas les chercheurs qui sont les plus durement frappés par le chômage.

Enfin, il y a un constat plutôt original à faire des discussions que nous avons pu avoir avec les employeurs : le droit du travail français pourrait bien devenir un avantage concurrentiel pour recruter les nouvelles générations. Il correspond beaucoup mieux aux attentes des jeunes qualifiés qui recherche un équilibre entre leur qualité de vie et leur niveau de vie. Le droit du travail, les vacances et la protection sociale en France sont des handicaps pour les entreprises, mais elles sont au contraire des atouts pour leurs salariés qualifiés. Dans les secteurs ou le recrutement est tendu, le droit du travail français devient un avantage concurrentiel par rapport au droit du travail suisse. Les employeurs constatent que l'exode vers l'emploi frontalier genevois est termine. Temps de transports, couts de transport et de parking, cadre social, assurance maladie, conditions de logement : leurs salariés ne les quittent plus pour travailler à Geneve mais pour rentrer dans leur région d'origine.

Commentaires

Hilarant de mettre la fiscalité comme raison...Votre argument ne tient pas:pour info, dans le domaine des biotechnologies, les allégements fiscaux et aides à la recherche sont beaucoup plus avantageuses en France et pourtant les entreprises multinationales n'y vont pas, regardez archamps toujours aussi vides depuis des lustres. La raison est ailleurs, la législation, les syndicats et l'attitude détestable de certains donneurs de leçons(comme vous à chaque fois que je lis un de vos postes) en est la principale raison et ca ne risque pas de changer de si tot...

Écrit par : geneva80 | 29/03/2010

"Le Genevois français " ??? Du grand n'importe quoi !

Écrit par : Francis | 29/03/2010

Monsieur Vieillard,

Vous avez écrit :

"En faisant venir 10 000 personnes par an dans le Genevois franco suisse et en ne construisant que 1230 logements en 2009, Genève contribue à empêcher le développement économique du Genevois français".

Or, en 2008 et pour le canton de Genève (source OCSTAT), le solde migratoire est de +7311.

Il en résulte que le genevois français a été "victime" d'une immigration de 10'000-7'311= 2689 personnes. Ainsi votre chiffre de 10'000, sauf à estimer que l'OCSTAT se trompe, démontre que Genève a fait plus que sa part en matière d'accueil de nouveaux immigrés.

Écrit par : Jeunard | 29/03/2010

@Jeunard :

Voila la 4ieme fois au moins que je vous redis que le chiffre de 10 000 correspond a l'ensemble du genevois franco suisse et pas au seul canton de Geneve. Evidemment que les 10 000 personnes qui suivent leur employeur a Geneve ne viennent pas dans le canton puisque Geneve ne construit que 1230 logements ! C'est precisement pour cette raison que la pression fonciere est exportee !

Si vous voulez debattre alors repondez aux faits plutot que de rabacher des stupidites comme vous le faites. Si vous voulez simplement echanger des anathemes alors il faudra aller voir un autre blog.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 29/03/2010

@Francis,

Effectivement, il existe encore des Genevois qui ne savent pas qu'ils habitent juste a cote du Genevois francais.. etonnant non !? Heureusement ces individus sectaires et stupides sont en voix de disparition rapide... en particulier parce que leurs enfants sont desormais contraints d'aller vivre dans le Genevois francais puisque trop peu de logements sont construits a Geneve.

Meilleures salutations,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 29/03/2010

@Geneva80 : Je ne sais pas quelle note vous avez lu.. celle que j'ai ecris souligne effectivement que la fiscalite est un handicap !!!

Soit j'ai mal redige qq chose.. ou alors il y a des gens qui ecrivent des commentaires sur des notes qu'ils ne lisent pas !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 29/03/2010

Depuis vos premiers commentaires sur le logement, j'observe que la Tribune publie des articles sur une certaine pénurie organisée, que le magasine IMMERSION sur Léman bleu diffuse des reportages sur la même pénurie, finalement y a que sur votre blog qu'on trouve des australopithèques qui n'ont pas vu la qualité de vie se dégrader vitesse V. Ces gars habitent Saint Jean et bossent à Rive comme DIAFOIRUS, vivent à Vandoeuvre et bossent sur les quais du Rhone comme antoineB.

Mr Leonard Vernet de la régie éponyme remercie Mr Muller pour son activité constructive, il devrait passer chez l'oculiste ou publier les annonces correspondantes à ce qu'il prétend.

Écrit par : Jobard | 29/03/2010

Si si on sait très bien que la France est à 5 minutes de Genève et de Bâles d'ailleurs.

Je passais tout à l'heure dans le square du Mont blanc, il était 19 heures sur 28 voitures 19 avec des plaques françaises, 1 avec des plaques Hongroises, et le reste avec des plaques suisses!

Et à quand des emplois de frontaliers suisses en France voisine?

Je posais cette question il y a quelques semaines sur un blog, on a qualifier cette question de ridicule, en effet il ne faut pas demander l'impossible!

Écrit par : dominiquedegoumois | 29/03/2010

Monsieur Viellard,

1) Vous avez écrit :

"Voila la 4ieme fois au moins que je vous redis que le chiffre de 10 000 correspond a l'ensemble du genevois franco suisse et pas au seul canton de Geneve."

En 2008 et pour le canton de Genève (source OCSTAT), le solde migratoire est de +7311. Je vous le répète aussi pour la nième fois. Ce chiffre serait-il faux ?

Il en résulte que le genevois français a été "victime" d'une immigration nette de 10'000-7'311= 2689 personnes. La soustraction serait-elle fausse ?

Ce chiffre de 2689 immigrants pour le seul genevois français découle de votre chiffre global et du chiffre pour le canton de Genève. Si ce raisonnement devait s'avérer faux, faites le moi savoir.


2) Je ne vois pas en quoi cette répartition, 7311 en Suisse /2689 en France, est injuste.


3) La pression foncière que vous dénoncez existe aussi en France dans d'autres régions (Côte d'Azur, Paris, Les Landes).

De plus, elle est la conséquence de l'accord de libre circulation des personnes (ALCP). Je ne vois pas pourquoi les suisses se gêneraient pour aller habiter en France. Ils sont dans leur bon droit. Les européens, dont les français, ne se gênent, eux, pas pour écumer le marché du travail genevois sans une pensée pour le fait qu'ils se trouvent à la source d'un dumping salarial dont souffrent les résidents de Genève et qu'ils envoient les plus faibles des résidents genevois au chômage. C'est auusi leur droit.

Estimez-vous que l'accord de libre circulation des personnes (ALCP) c'est comme Schengen. Seul les grands, dont la France, peuvent en faire usage, les petits, dont la Suisse, ne le pouvant qu'avec l'accord politique des grands, nonobstant le texte clair de l'accord ?

Moi je crois que tel est ce qui vous motive. Le bon côté oui, les inconvénients non.

Peut-être, faut-il mettre fin à l'ALCP. Comme cela Genève contrôlerait son marché du travail et vous votre foncier, à tous le moins pour ce qui est des suisses. Pour les européens c'est votre affaire.


Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. N'est-il pas vrai ?

Écrit par : CEDH | 29/03/2010

@CEDH,

Vos sources ne tiennent pas. Voilà les chiffres de l'OCSTAT pour le canton de Genève :
http://www.ge.ch/statistique/tel/domaines/01/01_02_2/T_01_02_2_3_1_01.xls

Ils font apparaitre un solde de +4400 personnes sur les 8 dernières années. Genève génère une croissance démographique de plus de 2% par an mais n'en assume que moins de 1% !

Il n'y a pas de justice ou injustice... le problème c'est simplement celui des conséquences de cette répartition pour tout le monde. Si autant de nouveaux habitants arrivent et si autant de personnes sont contraintes d'aller vivre loin des réseaux de transport, celà conduit à une augmentation continue des automobilistes sur des routes qui sont déjà totalement engorgées. Par ailleurs, cette exportation de la pression foncière conduit à une destruction de l'emploi dans le Genevois français qui aggrave encore plus la situation, puisqu'elle contraint les personnes qui actuellement travaillent dans le Genevois français, à soit quitter la région soit travailler à Genève loin de leur lieu de résidence et donc utiliser aussi leur voiture. Cette pression foncière devient intolérable pour le Genevois français.

Pour ce qui est des autres remarques :
1) les suisses ont le droit d'aller s'installer en France. Ils avaient effectivement ce droit déjà avant le traité de libre circulation contrairement à ce qu'affirment certains. Seul le permis de travail était soumis à autorisation mais pas l'installation. Dans les analyses que je fais je suis contraint de parler de suisses ou de français parce que les statistiques sont plus souvent faites en fonction de la nationalité que de la provenance. Personnellement je me moque de savoir la nationalité, ce qui m'intéresse plutôt ce sont les conséquence sur la mobilité et sur le coûts de la vie. Vos propos sont teintés d'une xénophobie étonnante sachant que la probabilité que certains de vos petits enfants soient binationaux est extrêmement élevée.

2) Pour vos propos sur l'application des traités, je les trouve assez gonflés considérant les très nombreuses exceptions demandées par la Suisse dans les dits traités.

Pour ce qui est de la remarque finale sur le chacun chez soit.. elle est débile puisque que vous le vouliez ou non, nous sommes tous chez nous dans le Genevois. Les politiques du chacun chez soi de ces 30 dernières années ont conduit à des aberrations et des contre sens qui vont être très long à corriger.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 30/03/2010

@ Vielliard

1) Vous avez raison, le chiffre que j'ai cité est le solde migratoire des non suisses. Dès lors que solde migratoire des suisses est négatif, le solde migratoire est celui que vous indiquez : +4'400.

Puique le chiffre pour le genevois suisse et français est de +10'000 le chiffre pour le genevois français est donc de +5'600.

Ainsi l'immigration dans le genevois se répartit par 44 % dans le genevois suisse et 56 % dans le genevois français.

Le genevois suisse représente 57 % de la population de l'agglo. Ce qui pourrait laisser accroîre que Genève devrait construire un peu plus. Cependant, Genève ne représente que 13 % de la surface de l'Agglo soit près de 3 fois moins que celle du genevois français.

Dès lors je ne crois pas que le déséquilibre soit aussi patent que vous le prétendez.

Vous mettez en avant les conséquences néfastes sur le foncier. Il en est toujours ainsi dans les environs d'une agglomération. Elle a pour pendant les conséquences néfastes sur le marché de l'emploi genevois, les plus faibles trinquant. Cela n'a pas l'air de vous préoccuper outre mesure.


2) De plus, il est un autre déséquilibre : celui de l'emploi. J'ai peine à penser que Genève est pour grand chose en ce domaine. Les propos de Mme Lagarde, votre ministre, critiquant l'Allemagne parce que trop laborieuse et peu encline à creuser les déficits, votre CDI, qui est un contrat à vie, et d'autres petites gâteries de ce genre y sont pour beaucoup.


3) Avant l'ALCP les suisses n'avaient pas le droit de s'établir en France, la France leur en donnait la possibilité .. petite différence. Et contrairement à vos allégations, faute d'avoir obtenu l'autorisation, ils étaient en situation illégale, tolérés ..

Je relève qu'aujourd'hui les suisses ont le droit d'obtenir un titre de séjour aux termes de l'ALCP, de la loi de votre République, des décrets d'application et des circulaires publiées, mais que les préfectures de l'Ain et de la Haute-savoie refusent d'en délivrer, car ayant autre chose à faire disent-t-elle (sic). Cette violation du droit est de nature à nuire aux suisses. D'ailleurs certaines communes ont opté pour le refus guichet.


4) Je suis bien d'accord avec vous sur le fait qu'il y a une problématique des transports. Mais tout ce que j'ai lu de vous, récemment en tout les cas, est la menace de ne rien faire. Pour les améliorer, ce n'est pas très constructif.


5) S'agissant des avantages que la Suisse a obtenu dans le cadre de l'ALCP, je serai bien content que vous en entreteniez vos lecteurs.

Écrit par : CEDH | 30/03/2010

1) je releve les consequences nefastes pour l'emploi egalement.. particulierement dans cette note ci. La pression fonciere exacerbee rend les conditions de vie particulierement difficile pour les plus faibles et cela a des consequences sur leur emploi. Cette pression fonciere a conduit a la disparition de tres nombreux emplois industriels occupes notamment par les plus faibles. Cela a deja eu lieu a Geneve et c'est en cours dans le Genevois francais.

2) le desequilibre sur l'emploi est flagrant aussi c'est un autre objectif du projet d'agglo.. .et precisement le sujet de cette note. Nous avons de toute evidence un probleme de charge et de fiscalite.. mais il n'est pas irremediable. Nous avons aussi des atouts : formation, infrastructure, productivite.. A ecouter les employeurs du Genevois francais, ils peuvent se debrouiller avec la fiscalite et les charges... mais c'est la pression fonciere qui rend la vie invivable a leurs collaborateurs et qui par ricochet conduit a un turn over incompatible avec le developpement de leur activite.

3) Avant le traite de libre echange, la liberte de propriete existait. Aucune autorite n'avait le droit d'interdire a un citoyen genevois d'acheter une propriete en France... on pouvait a la limite l'obliger a ne pas y passer plus de 6 mois.. mais en pratique c'etait tres difficile a appliquer totalement. Dans les faits les Genevois etaient totalement libre d'acheter une propriete dans le Genevois francais (ou d'en louer) et d'y passer la majeure partie du temps.

4) A Saint Julien nous avons augmente la capacite de la ligne D de +50% en decembre (avec le canton de Geneve). La region et le departement finance aussi le CEVA. Ces investissements sont absolument necessaires.. mais ils sont reduit a neant tant que Geneve expulse autant d'habitants. Comme je l'ai deja indique, il faudrait construire un CEVA supplementaire tous les 7 ans pour simplement maintenir au niveau actuel le nombre de voitures sur les routes du Genevois franco suisse. Avant d'ecoper l'eau on commence par colmater les fuites. De la meme maniere ces investissements considerables dans les transports en commun seraient en pure perte tant que l'on continue d'aggraver le probleme a la source en faisant venir autant de personnes et en les contraignant d'aller se loger si loin des reseaux de transport en commun.

5) le traite sur le libre echange n'est pas reciproque. La liberte de circulation est totale pour les Suisses qui veulent s'installer partout dans l'Union depuis la signature du traite.. elle ne le sera pour les ressortissants de l'Union en Suisse qu'en 2014. Le traite sera equitable lors de son entre en vigueur complete et definitive.. mais en attendant les mecanismes de transition sont particulierement favorables a la Suisse. Il est peu probable que la voie bilaterales avec desormais 27 pays de l'Union accordent autant de derogations a l'avenir.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 30/03/2010

@CEDH,

J'ai oublie de repondre a l'argument de la repartition de la population en fonction de l'espace total. Une telle repartition conduirait a un etalement continue de la population sur le model des villes americaines infinie et a la densite continue. Ces villes ne permettent pas le developpement de transports en commun qui lui suppose une densification progressive vers le centre ville (ville en pyramide en quelques sortes, avec un habitat de plus en plus dense vers le centre). Pour que les investissements dans les transports en commun soient tenable pour la collectivite il faut une densite importante le long des axes de transport et rapprocher autant que possible les lieux d'habitations des lieus de destination. L'etalement urbain lui ne permet pas le developpement de reseaux de transport efficace.

Le probleme essentiel c'est celui de la preservation de la qualite de vie de tous les habitants du Genevois franco suisse de part et d'autre de la frontiere quelque soit les nationalites, simples, doubles, triples ou tierces ! La reflexion politique qui s'arrete aux frontieres politiques ne permet pas de comprendre notre agglomeration binationale et ses enjeux et conduit a des desequilibres qui penalisent tout le monde.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 30/03/2010

@ Antoine Vielliard

Savez-vous où il est possible de trouver les densités de population par commune française ?

Merci.

Écrit par : CEDH | 31/03/2010

@Vieillard
C'est vous qui ne lisez pas!!!, je disais au contraire que les avantages fiscaux et crédits de recherche pour les entreprises biotech sont PLUS avantageuses en FRANCE et que malgré cela les biotech ne s'installait pas en France...il faut donc chercher un autre argument...

RE:
@Geneva80 : Je ne sais pas quelle note vous avez lu.. celle que j'ai ecris souligne effectivement que la fiscalite est un handicap !!!

Soit j'ai mal redige qq chose.. ou alors il y a des gens qui ecrivent des commentaires sur des notes qu'ils ne lisent pas !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : geneva80 | 31/03/2010

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