19/03/2010

Logements : Apprendre des erreurs faites à Puplinge, Avully et Onex

Avully et Puplinge partagent deux points communs : ce sont les deux seules communes genevoise qui n’ont construit AUCUN logement pour leurs enfants de 2004 à 2008. Ce sont aussi deux communes qui ont vu leur taille plus que doubler à un moment de leur histoire.

 

Ce doublement de taille s’est fait de manière abrupte, soudaine et violente. La construction de trop de logements, trop vite et trop mal dans ces deux communes a laissé des séquelles durables sur les finances de ces communes aussi bien que sur la capacité des habitants d’accepter de nouveaux logements.

 

Cela s’est payé cher : pratiquement aucuns logements construits à Avully pendant plus de 40 ans, et à Puplinge pendant plus de 30 ans. Pendant que l’immobilisme communal se prolongeait, ce sont deux générations d’habitants qui ont vu le jour… les enfants des habitants et maintenant leurs petits enfants ont du quitter la commune et souvent même le canton. Ce sont désormais de nouveaux automobilistes qui encombrent les routes.

 

Onex est dans une situation assez proche. Le canton dans son ensemble est traumatisé par des projets de logements, gigantesques et mal pensés au départ. La construction de nouveaux logements qui doit être naturel pour tous les habitants qui ont des enfants est vécue comme un traumatisme.

 

Pour éviter de nouveaux drames, il est nécessaire que l’effort de construction de logements soit partagé entre toutes les communes, qu’il soit continu et progressif plutôt que d’être concentré dans certains lieux et se faire par paliers. Les mégas projets de 15 000 logements peuvent soulager la crise du logement de manière temporaire, mais ils peuvent aussi l’aggraver à long terme en renforçant l’opposition populaire aux mega projets de logements trop artificiels.

 

Le besoin en logements est d’environ 2% de logements par an. Pour arriver à une telle moyenne, il est nécessaire que toutes les communes construisent au minimum 1% de logements par an et que les communes les mieux desservies par les transports en commun en construisent 3% par an. Les constructions continues, progressives, bien reparties entre les communes seront plus acceptables pour les habitants que des grands projets concentrés sur certaines communes et de manière soudaine.

 

Pour que cette évolution se fasse de manière continue et progressive, il est nécessaire 1) d’intéresser fiscalement et financièrement les communes à la construction de logements et 2) de déclasser des surfaces équivalentes dans toutes les communes en même temps pour éviter que la pression foncière ne s’exerce trop fortement et successivement sur les trop rares terrains déclassés.

Commentaires

En fait, je me rend compte : votre théorie des communes qui ne construisent pas pour leurs enfants tombe complètement à l'eau car le taux de natalité en suisse n'est pas suffisant pour le renouvellement des générations, ainsi, si les enfants d'une communes n'arrivent pas à se loger dans les appartements libérés par les ainés qui décèdent, c'est bel et bien à cause des nouveaux arrivant !

Écrit par : Djinius | 19/03/2010

Monsieur Vielliard,

Visiblement, vous n'avez jamais mis les pieds ni aux Avanchets, ni au Lignon.
Ces deux cités sont des modèles que bien des villes nous envient. Elles sont régulièrement prises en exemple pour leur urbanisme audacieux.

Les gens qui y vivent - et que je fréquente au quotidien - sont fiers d'y habiter, d'y vivre et sont très sensibles aux commentaires négatifs - comme les votre - qui ne font encore que renforcer une stigamtisation ignorante des réalités des gens.

Je vous invite à venir visiter avec moi, à votre convenance, les Avanchets ou le Lignon. Si on avait l'audace, aujourd'hui, de construire de tels ensembles, nul doute que la crise du logement pourrait être bien vite en partie résolue.

Avec mes meilleurs messages
Marko Bandler, responsable du Service de l'action sociale et des solidarités de la Ville de Vernier

Écrit par : Marko Bandler | 19/03/2010

@Djinius,

Il y a une croissance demographique naturelle positive a Geneve. Mais vous avez raison, l'afflux de population est encore plus importante. Mais les personnes qui arrivent ont des moyens plus eleves et accaparent les nouveaux logements. Donc les faits demeurent, ces communes ne construisent pas assez pour leurs enfants sachant que le canton fait venir 10 000 nouveaux arrivants a coup d'exonerations fiscales.

@Marko Bandler,
Je suis alle a de nombreuses reprises tant aux Avanchets qu'au Lignon. Je sais que les habitants qui y vivent en sont fier. Je sais aussi pour avoir ete beaucoup dans des quartiers similaires de ce cote-ci de la frontiere que ce sont aussi les endroits ou les gens sont les plus aimables, les plus accueillants et les plus solidaires. La question que je pose n'est pas celle de la fierte legitime mais plutot celle de l'integration de ces quartiers au canton et aux communes qui les entourent. Integration politique d'ailleurs aussi si on en juge par les taux de participation aux elections. Par leur urbanisme, les Avanchets et Le Lignon ont cree des obstacles a l'integration sociale et economique de leurs habitants. Ils ont cree des villes dans la ville qui vivent de maniere separee.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 19/03/2010

La démographie naturelle à Genève est à peine positive ... sans afflux migratoire, la population de genève baisserait à partir de 2015.

Bref, il n'en demeure pas moins que vos gros titre "Des communes chassent leurs enfants" est on ne peut plus fallacieux au regard de cette donnée !

Donc, comme vous aimez bien pointer du doigts, c'est quoi votre prochain gros titre puéril "David Hiller attire les Hedge fund et fait fuire nos enfants ?"

Écrit par : Djinius | 19/03/2010

Bonjour,

C'est une realite qui semble vous deranger.. mais les faits sont tetus : Geneve attire plus de 10 000 personnes a coup d'exonerations fiscales. Les societes de demenagement sont en pleine activite et installent des Londoniens a Geneve par charter entiers.. pendant que la jeunesse Genevoise doit quitter le canton faute de logements.

Votre obstination ne changera pas ces faits : les communes genevoises ne construisent pas pour leurs enfants, sachant que le canton fait venir 10 000 personnes par an.

Vous devriez discuter avec des jeunes menages - ceux qui devront payer la facture de votre depandance pendant vos vieux jours - et leur demander ce qu'ils pensent de la crise du logement et de l'incapacite de Geneve a construire assez de logement. Je vous conseille vivement que ces jeunes Genevois puissent trouver un logement dans le canton avant que vous n'atteignez l'age de la dependance.. car cette generation risque de refuser de payer la facture de la dependance d'une generation qui l'a condamnee a l'exil !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 19/03/2010

@ Monsieur Vieillard

Vous êtes banquier, moi non. Je suis politologue, vous pas. N'essayez pas d'expliquer avec des arguments ubuesques que les cités ne participent pas au processus électoral parce qu'elles ne se sentent pas intégrées à leur ville! les déterminants sociaux-économiques du vote sont bien plus subtils que celà.

Mais bref, au delà des polémiques, vous semblez oublier un peu vite à quel point, au contraire, les quartiers des Avanchets et du Lignon sont l'objet de toutes les attentions de la part des politiques. Ce sont d'ailleurs les premières cités de Suisse à avoir eu leur "Contrat de Quartier", véritble outil de démocratie participative, qui y remportent un énorme succès et contribuent, durablement et efficacement, à l'amélioration des qualités de vie.

Vous avez des grands ensembles immobilier - mais comment vous le repprocher, puisque vous êtes de l'autre côté de la frontière - à la "française": vous y voyez des banlieues tristes, grises ou la pauvreté confine à l'exclusion. Vos stéréotypes sont à mille lieues des réalités de terrain que, de facto (et je ne vous en fais pas le reproche), vous ne pouvez pas connaître.

Bref, sans polémiquer plus avant, c'est à cause de phrases malheureuses comme celle qui figure dans votre texte, et qu'il nous faut combattre, que ces quartiers formidables sont systématiquement stigmatisés. Et ça n'est pas, excusez-moi, parce que vous y avez mis deux ou trois fois les pieds, ou que vous y connaissez deux ou trois personnes, que vous connaissez la réalité de ces quartiers dont le dynamisme n'a d'égal que la générosité.

Cordialement
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 19/03/2010

Marko Bandler,

Si les Avanchets et le Lignon sont si géniaux et supers comme quartiers...expliquez-moi, pourquoi tous les gens que je connais qui ont une bonne situation...ne veulent pas y mettre les pieds ! d'ailleurs ce sont les communes qui ont le plus grand taux d'étrangers et qui parlent donc, le moins le français ! Promenez-vous, dans ces quartiers et dites-moi, si vous ne voyez pas de graffitis dégueulasses, comme dans toute cité qui se respecte ! Vernier 50% d'étrangers...

Écrit par : Café | 19/03/2010

@Marko Bandler,

J'ai affirme que le Lignon et les Avanchets ont ete mal penses au depart.. et vous tournez cela en stigmatisation c'est un peu caricatural comme raccourci ! La generosite et le dynamisme ne change pas grand chose au fait qu'ils ont ete mal penses au depart, cela ne releve absolument pas de la stigmatisation mais simplement du constat, et cela oblige bien au contraire a faire deux fois plus d'efforts pour compenser ces erreurs initiales.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 19/03/2010

Mais Monsieur Veilliard, relisez-vous! C'est vous qui raccourcissez! Vous prétendez que la participation politique dans ces quartiers est une preuve qu'ils ont été mal conçus!

Or, c'est exactement le contraire: des centres commerciaux au milieu, entièrement équipés (celui des Avanchets est en rénovation et sera prêt dans quelques semaines), une vie sociale active (Contrats de Quartiers, maisons de jeunes, nombreuses associations, des écoles accessibles sans avoir à traverser de routes (celles-ci sont sous la cité!), des espaces verts en quantité, une mixité sociale de qualité (immeubles pour personnes âgées, loyers libre, loyers subventionnés, PPE), et j'en passe. Tout cela, à moins de 10 minutes du centre de la ville de Genève en transports publics!

Tous les urbanistes du monde connaissent le Lignon et l'ont, un jour où l'autre, étudié dans leurs cours. On y voit même souvent des touristes qui viennent y admirer cette prouesse architecturale ET sociale!

Le quotidien "Le Temps" y a consacré deux énormes pages élogieuses la semaine dernière et le célebrissime magasine GEO lui a consacré un numéro entier en 2008!

Je soulignerai enfin, pour m'inscrire dans l'air du temps, que la taux de criminalité du Lignon est le même que celui de... Champel... cela se passe de commentaire!

Alors, je vous écoute: en quoi ces cités ont-elles été mal pensées au départ? Saurez-vous me répondre autrement que par le raccourci stéréotypique qui consiste à trouver que les cités sont consubstanciellement comdamnées à être ratées?

Cordialement
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 19/03/2010

Cher Antoine,

Des enfants protégés des voitures par la circulation des voitures en sous-sol. Des accès à la nature en moins de deux minutes. Aucun voisinage direct. Des commerces, des équipements publics, des écoles de proximité. Une criminalité pas plus haute qu'à Champel. Une centaine de nationalités.

Comment dès lors peux-tu dire que le Lignon et les Avanchets ont mal été conçus.

Après avoir grandi 24 ans aux Avanchets, je suis Conseiller administratif de Vernier depuis 2003 et habitant du Lignon depuis plus de 10 ans. Je trouve que ces remarques sont infondées et participent au dénigrement, accentué parfois par les médias. Tu devrais au contraire montrer et expliquer ce que peut être une réussite dans un urbanisme construit et réfléchi. Las, certains habitants, des jeunes en particulier, ont décidé de lutter contre ces fausses images. Je te demande de ne pas y contribuer par des écrits sans fondements.

Je t'invite donc à visiter avec moi ces deux quartiers et à découvrir autre chose que ce que les médias ou tes préjugés peuvent t'amener à écrire.

Écrit par : Th. Apothéloz | 19/03/2010

En 2008 et pour le canton de Genève (source OCSTAT):

Solde migratoire : 7311 immigrés officiel (plus les autres)
Solde naturel : 1764
Solde naturel des suisses : 549 (2906 naissances et 2457 décès)

Les logements construits dans le canton de Genève sont plus que suffisants pour loger les enfants de Genève, soit ceux qui sont nés à Genève de parents résidents permanents, et aussi d'ailleurs tous les enfants nés à Genève.

Genève n'attire pas 10'000 expats par an à coup d'exonérations fiscales puisque l'immigration y est de 7'311 personnes en tout, d'autant plus que Genève connaît une forte immigration de non-expats.

On constate depuis l'entrée en vigueur des bilatérales une forte progression de l'immigration des européens, notamment de ceux qui sont citoyens de ce que les allemands appellent les pays du clubmed. Ce sont, en général, des personnes peu qualifiées, demandeuses de ceux des emplois qui manquent et non de ceux pour lesquels on ne peut trouver d'employés, des logements les meilleurs marchés ou sociaux, de prestations de santé à forte contributions publiques, d'écoles publiques, d'assurances sociales et d'assistance sociale.

Ces immigrés payent peu d'impôt (je rappelle que le canton et les communes dépensent 21'000 francs par habitant, couvert par 12'000 francs d'impôt par personne ou 26'000 francs par ménage).

Le problème n'est pas les multinationales mais bien les clubmédiens.

Écrit par : jeunard | 19/03/2010

@ Thierry, Marko,

Il ne me semble pas dénigrer le Lignon que d'estimer que l'intégration de ce quartier dans le reste de la ville n'est pas optimal. Mais si ce sujet doit être tabou alors cessons d'en parler, puisque ce n'est pas le sujet de la note... je ne suis pas sûr que ça face avancer quoique ce soit de créer ce genre de tabou ! Il me semble que les habitants de ce quartier peuvent à la fois être fiers de leur quartier... et constater aussi qu'il aurait été plus intelligent de mieux l'intégrer avec le reste du canton, les deux idées ne sont pas opposées.

Thierry, le sujet de la note est de savoir s'il est préférable de construire d'un coup de grand ensemble de plusieurs milliers de logement au risque de mal les intégrer dans leur environnement - version ville nouvelle -, ou au contraire de répartir la construction de logement de manière plus ou moins uniforme et progressive pour que cela soit mieux vécu. Je pense que l'un des obstacles à Genève c'est que la pénurie est telle que la question du logement n'avance que par grands projets... souvent mal vécus, et qu'au contraire il serait souhaitable d'avoir des constructions mieux réparties, plus en douceur et de manière progressive et continue. Quel est ton avis sur le sujet ?

@Jeunard :
1) le chiffre de 10 000 concerne l'ensemble du Genevois franco suisse. C'est le chiffre net de la croissance démographique. Vous admettrez que ce n'est pas la politique économique du genevois français mais bien celle de Genève qui fait venir ces 10 000 personnes dans le Genevois franco suisse.

2) S'il y avait un principe de préférence nationale sur les logements... principe qui serait aussi stupide que contradictoire avec la politique économique alors vous auriez raison. Certains croient qu'il serait légitime et même possible que Genève fasse venir 10 000 cadres.. et les oblige à aller vivre en France. Mais la réalité est autre. Les étrangers que Genève fait venir occupent les très très rare logements disponibles au détriment des enfants des Genevois - tout simplement parce qu'ils ont plus de moyens que les enfants des Genevois. Les faits sont têtus : Genève ne construit pas assez de logements pour ses enfants, sachant que les très rares logements disponibles sont occupés par les expatriés, traders et gestionnaires de hedge funds. Construire des logements pour ses enfants est une question d'éthique... mais si l'argument de l'éthique ne suffit pas alors, il est utile de vous rappeler qu'il serait souhaitable que vos enfants trouvent à se loger dans le canton avant que les factures de la dépendance des personnes âgées ne commencent à gonfler... car il est probable que les traders et gestionnaire de hedge funds quitteront très vite le canton lorsqu'il faudra payer ces coûts publics !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 19/03/2010

Vous persistez dans la mauvaise foi!

Comment un quartier aux infrastructures impeccables, à 10 minutes du centre-ville, peut-il être considéré comme non intégré?

Votre rhétorique logomachique est ahurissante...

Cordialement
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 19/03/2010

Monsieur Vielliard,

1) Vous écrivez :

"..le chiffre de 10 000 concerne l'ensemble du Genevois franco suisse. C'est le chiffre net de la croissance démographique."

Or, en 2008 et pour le canton de Genève (source OCSTAT):

Solde migratoire : 7311 immigrés officiel (plus les autres)
Solde naturel : 1764
Solde naturel des suisses : 549 (2906 naissances et 2457 décès)
Solde démographique : 9075 (7311+1764)

Il faut donc en déduire que la croissance démographique nette dans le Genevois français est de 925.

Cela précisé, comment pouvez vous trouver trace de l'immigration de 10'000 expats, travailleurs des multinationales, dans le Genevois ? La croissance démographique dans le Genevois n'est certainement pas égale à l'immigration des expats !


2) Vous êtes têtus mais les faits le sont encore plus : Les logements ne sont pas seulement occupés par les expats, contribuables nets, mais aussi par l'ensemble des immigrés extra-européens, qui ne bénéficient pas de la libre circulation, ainsi les habitants du Clubmed, qui sont une charge pour les logements, l'emploi, les infrastructures et les finances de Genève.

Toute discussion est vaine tant que l'on ne se fondera pas sur une ventilation exacte des expats et des non expats.


3) Vous dites que les expats finiront par partir et ne paieront pas les retraites. Pourquoi partiraient-ils ? Des expats prennent leur retraite à Genève et ils demeurent aisés. Certes les plus jeunes repartiront mais ils seront remplacé par leurs successeurs, toujours contribuables nets. Sauf bien sûr si l'Europe et la France arrivent à leur fin destructrice. Le souhaitez-vous ?

Qui y-a-t-il qui ne soit pas éthique dans le fait pour une métropole de reposer sur son arrière-pays ?


4) L'analyse par commune de la construction de logements à Genève est contraire aux nécessités de l'aménagement du territoire.

Cet aménagement suppose des zones dont certaines, non constructibles, peuvent englober tout ou grande partie d'une petite commune. On ne va pas dans chaque commune mettre un quartier de logements et à coté une zone industrielle et encore à côté une zone commerciales et encore à côté une zone ... C'est là l'aménagement que l'on retrouve en France où certaines communes voulaient de tout, ou à Genève, à Vernier. C'est une catastrophe. Les communes sont en général trop petites, même la Ville de Genève comporte une zone agricole très restreinte.

Écrit par : jeunard | 19/03/2010

@Marko,

D'accord d'accord. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes aux Avanchets et au Lignon ! Les habitants sont supers contents de l'urbanisme de leur quartier, de leur accès à l'emploi et de leur intégration sociale ! Pardon j'ai du faire une erreur quelque part. J'enlève l'exemple de la note puisque le sujet est si tabou !
Cordialement,

@Jeunard,

Le chiffre de 10 000 est une moyenne sur les 10 dernières années. A lire vos chiffre il semble qu'on assiste à une sacré accélération d'autant plus inquiétante.

Personnellement je me moque un peu de savoir quelle est leur nationalité et d'où ils viennent. La seule chose qui me semble importante car elle a des conséquences pour tous c'est de savoir si 1) ils occuperont un logement supplémentaire - la réponse est OUI - et 2) est-ce qu'ils pourront s'installer à proximité des transports en commun - NON car aujourd'hui ils sont contraints d'aller s'installer dans le genevois français.. soit eux soit les jeunes genevois dont ils occupent les logements.

Il n'est pas responsable pour une métropole de se reposer sur son "arrière pays" comme vous le dites... parce que l'arrière pays va finir par dire merde à la métropole... et à l'envoyer chier sur tous les projets de transports en commun et la laisser crever dans sa paralysie des transports. Pour utiliser un vocabulaire un peu cru.. mais qui témoigne de l'exaspération du Genevois français lorsqu'il entend ce genre de propos assez révélateur d'une certaine mentalité.

Les expats partiront parce que le jour où il faudra payer les coûts de la dépendance des personnes âgées.. a priori on peut plus compter sur ses enfants (si on les a logé)... que sur des traders en quête de défiscalisation. Le jour où les factures de la dépendance arriveront.. les impôts devront augmenter.. et les traders partiront. Pas sûr que la jeunesse genevoise expulsée soit très compatissante envers la génération qui l'aura expulsée !

A priori toutes les communes dont les habitants ont des enfants devraient construire des logements... c'est à dire toutes ! Si certaines ne construisent pas du tout.. alors d'autres devront construire deux fois plus. C'est ça qui ne serait pas logique. Que certaines construisent un peu plus et d'autres un peu moins en fonction de leur équipement en transport et en infrastructure publique se concoit.. mais que certaines ne construisent pas du tout ou même construise mons de 1% de nouveaux logements est indéfendable.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 19/03/2010

"Il n'est pas responsable pour une métropole de se reposer sur son "arrière pays" comme vous le dites... parce que l'arrière pays va finir par dire merde à la métropole... et à l'envoyer chier sur tous les projets de transports en commun et la laisser crever dans sa paralysie des transports. Pour utiliser un vocabulaire un peu cru.. mais qui témoigne de l'exaspération du Genevois français lorsqu'il entend ce genre de propos assez révélateur d'une certaine mentalité."

Qui va "crever" dans la paralysie des transports ? Les frontaliers, qui le matin ne pourront plus pénétrer dans Genève, soit qu'ils aient été bloqués en une France dénuée de transport en commun, soit qu'ils soient bloqués à Genève, quelques mètres après la frontière, puisque Genève aura décider de mieux régulariser son trafic urbain en ralentissant l'accès à Genève par une petite modification de la signalisation lumineuse. Voilà qui facilitera l'accès à l'emploi des genevois qui arriveront à l'heure au travail, eux.

Et puis à Genève, le mécontentement populaire, que je ne partage pas, monte seulement parce que Genève ne va plus rétrocéder 25 % de l'impôt prélevé aux communautés locales françaises, mais 33 %.

Lorsqu'en plus Genève sera subitement privé de ressources fiscales parce que ne pouvant plus prélever l'impôt à la source sur les permis B UE/AELE et qu'elle aura mesuré les conséquences financières de la guerre fiscale de la France et de l'Europe contre la Suisse, que croyez-vous que sera devenu le mécontentement genevois et suisse. L'accord de rétrocession de 1974 peut être dénoncé. Que deviendront financièrement les collectivités locales françaises ?

Tout cela est de la politique fiction et j'espère le restera. C'est dire que mes questions n'appellent pas de réponses. Toutefois cela démontre que la "guerre" transfrontalière est un jeux à somme négative. Je suis d'ailleurs désolé de vous entendre en arriver à de tels extrêmes. Peut-être est-ce parce que je suis un vieux genevois avec nombreux parents savoyards et BAC au lycée des Glières. Parce que nombre de mes compatriotes récemment naturalisés se réjouiraient, eux, de cette escalade. Gare de ne pas mettre le feu au poudre.

Tout ne doit pas reposer sur l'arrière pays. Certes. J'ai l'impression que les accords de libre circulation sans unification politique conduisent, dans le genevois, à une impasse. Et je ne vois pas d'unification politique sérieuse possible. Problème. Peut-être avez-vous des solutions ?

S'agissant des transports tout doit être fait pour les améliorer. Que proposez vous concrètement?

Écrit par : jeunard | 19/03/2010

Vu le nombre de spécialistes de l'immobilier genevois qui visite ce blog, je me permets l'annonce suivante: Je cherche un six pièces rive gauche max 3500 Frs, Chene, Eaux Vives. Merci de transmettre coordonnées à Mr Vielliard.

Écrit par : Jaune d'Oeuf | 19/03/2010

@ Jaune d'Oeuf

Pourquoi n'allez vous pas habiter en France ? Vous avez sans doute de bonnes raisons et je suis curieux de les lires.

Merci d'avance.

Écrit par : jeunard | 19/03/2010

Jeunard

Le salaire d'une part et le temps de trajet vers le boulot en second, 10 minutes de tram bondé qui pue la sueur c'est un petit luxe. Même en y retrouvant Salerno, Sommaruga, Beer ou Maudet qui y tire des gueules d'enterrement. Pour ce qui concerne le salaire, si j'en juge par l'expérience d'anciens du métier, il a été divisé par deux par rapport à ce qui se pratiquait au début des années 80.

J'ai bien peur que c'est deux dernières raisons en deviennent de mauvaises bientôt avec la qualité de vie qui ne fait que se péjorer, logement, trafic, école, environnement. C'est bien joli de défendre son mettre carré personnel, mais les lois physique de la thermodynamique, obligeront bien les vieux cons à considérer la région comme un tout non limité à Meyrin, Chene, Onex et versoix. D'ici que quelque chose se fasse (rappel 14 ans de délai) quelques transfèrement en EMS auront heureusement libérés des logements.

Je suis curieux moi aussi de savoir ce qui vous rend si optimiste, les succès du grand politique Stauffer et toutes ses "réalisations" qui améliore la vie, la faible participation citoyenne qui laisse le champ libre à S...., la rareté des logements (propriétaire sans doute?), antoineB qui mange son sandwich tout seul au bord du Rhône, les voisins qui se font cambrioler, le temps qui passe

Écrit par : Jaune d'Oeuf | 20/03/2010

@Jaune d'Oeuf

Pourquoi me voyez-vous optimiste ?

Pourquoi me voyez-vous propriétaire ?

Pourquoi pensez-vous que j'habite le Genevois suisse ?

Pourquoi me liez-vous au MCG ?

Écrit par : jeunard | 20/03/2010

Toujours très surpris de voir Mr Veillard prodiguer moults conseils, recommandations etc au sujet du Genevois suisse càd Genève.
Mais qu'entreprend-il et quelles sont ses réalitions au sujet du Genevois franco-français, càd les régions 01 et 74 ?
J'ajoute qu'à lire ses réponses (voir ci-dessus) Mr Veillard semble ne pas supporter la contradiction...

Écrit par : bidouille | 20/03/2010

réalisations et non "réalitions" ttes mes excuses...

Écrit par : bidouille | 20/03/2010

sans point!
à mes corréligionnaires,


ce monsieur Antoine Vieillard était sur les listes électorales françaises ces week-end,

qui, dans la débâcle de ses ambitions,
se retourne encore et encore

contre les élus suisses, en Suisse
où il n'a strictement aucun droit


Au lieu de lui répondre et lui donner par là du bois à fendre,

Pensez à ce test TV de gens obéissant à tous ordres....

Écrit par : na...ya | 20/03/2010

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