18/03/2010

Logements : pourquoi les communes genevoises n'ont pas l'éthique de construire des logements ?

Il est immoral pour une commune de refuser de construire suffisamment de logements pour ses enfants. Pourtant 35 communes genevoises sur 45 ont construit moins de 2% de logements par an comme il aurait été nécessaire sur la période 2004-2008.

 

Pourquoi les personnes qui gèrent ces communes ont l’indécence de refuser de nouveaux logements pour leurs enfants ? La morale et l’éthique ne sont que l’une des motivations des Maires. Leur réélection est une autre motivation souvent au moins aussi importante. Et il faut bien dire que les propriétaires de villas et les locataires bien logés votent plus que les mal logés et tous ceux qui subissent les conséquences de la crise du logement sur leur pouvoir d’achat et la mobilité. Jusqu'à présent, les Maires avaient une incitation politique à s’opposer aux constructions de logements. Cela doit changer. Pour cela, il est nécessaire que tous les Genevois qui votent comprennent qu’ils ne peuvent pas impunément chasser leurs enfants du canton faute de logements – tôt ou tard ils devront des explications à leurs enfants. Il est nécessaire de montrer que le développement économique sera brutalement arrêté par une initiative populaire si ce sont les habitants qui en font les frais. Il est nécessaire de montrer que chaque habitant qui quitte le canton devient un automobiliste de plus. Il est aussi nécessaire de mobiliser les mals logés pour que les Maires qui s’opposent le plus à la construction de logements soient battus lors des prochaines élections municipales.

 

A suivre sur http://deslogementspourlesgenevois.blog.tdg.ch/

Commentaires

C'est quoi le prochain gros titre de vos articles "Les communes genevoises mênent une campagne de déplacement forcé de leurs enfant" puis deux jours après nous auront quoi ? "Lancy == SS" ?

Ici au moins, les permis de construire ne se délivre pas d'un simple coup de baguette magique par un maire corrompu ou pressé d'avoir des rentrées fiscale en plus en augmentant le nombre de ses administrés, tout en sans foutant du fait que les infrastructure routière et de transport publiques ne sont pas adaptées.

Voila, vous voyez, on trouve toujours plus méchant et égoïste que soit.

Soit dit en passant, vos articles deviennent de plus en plus ridicules.

Écrit par : Djinius | 18/03/2010

Définitivement irrécupérable, écrase toi et disparait!!!

Enfaite ce qui emmerde ce mec c'est qu'il ne supporte pas que des Suisses viennent habiter chez les frouzes.

antoinette est un gros raciste de base!!!

Écrit par : antivieux | 18/03/2010

@Djinius ;
Je comprends votre courroux contre un politicien français qui se permet de juger les maires des communes suisses. Il n’est en effet jamais très agréable qu’un voisin commente notre vie de famille, surtout lorsqu’il est dérangé par les éclats de voix à l’intérieur de la famille.
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Par contre, lorsque vous écrivez
« les permis de construire ne se délivre pas d'un simple coup de baguette magique par un maire corrompu ou pressé d'avoir des rentrées fiscale en plus en augmentant le nombre de ses administrés, tout en sans foutant du fait que les infrastructure routière et de transport publiques ne sont pas adaptées. »
Que faites-vous ? Vous faites exactement la même chose mais en plus grave puisque vous parlez de la corruption des maires français. Antoine Vielliard a le courage d’ouvrir le débat sans se cacher derrière un pseudonyme, courage que vous n’avez pas pour traiter des élus de corrompus.
Alors bien sur, on peut se réfugier auprès du maitre d’école en disant m’sieur, m’sieur, c’est lui qui a commencé, moi j’ai rien fait, les autres ils sont tous des méchant….
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La réalité de la région, c’est que Genève n’a pas intérêt à construire pour plusieurs raisons. Je vais vous les énumérer sans trop de développement sinon il faudrait beaucoup de place.
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1- Les communes ne veulent pas payer les aménagements d’infrastructures résultant d’une augmentation de population. Solution : faite payer ces aménagements par le canton afin qu’une commune qui autorise la construction ne soit pas désavantagée par rapport à celle qui n’investit pas.
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2- Genève a intérêt à avoir une main d’œuvre qui rapporte aux entreprises du canton et au canton, mais sans les charges que cette main d’œuvre génèrerait si elle habitait, avec leurs familles, dans le canton. La main d’œuvre rapporte plus aux entreprises car elle coute moins cher du fait qu’un salaire plus bas lui permet quand même de vivre bien en France voisine. Elle rapporte plus à l’état de Genève du fait des impôts payés à Genève mais des charges (logements, infrastructures, santé, sécurité, paiement des fonctionnaires, aides sociales, etc.) laissé sur le lieu d’habitation, en France donc.
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3- En cas de récession, les frontaliers sont les premières victimes du chômage, mais cela ne se voit pas car ces chômeurs frontaliers ne sont pas recensés par Genève. « Dormez bien, tout vas bien, regardez, ce mois de septembre on ne compte que 100 chômeurs de plus à Genève ». Tous ces chômeurs sont indemnisés par les caisses françaises alors que les cotisations chômages des frontaliers sont payées en Suisse. Il est à noter que 83 000 frontaliers travaillent à Genève (53 000 non Suisses et 30 000 Suisses). Bienheureuse la caisse de chômage dont seuls 60% des cotisants sont couverts par leurs cotisations. Les autres, circulez, vous cotisiez, et bien maintenant allez voir de l’autre coté de la frontière ce qu’ils peuvent faire pour vous….
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4- Si les maires de France voisine avaient été vertueux, puisque vous insinuez qu’ils sont corrompus, que serait devenus les « réfugiés immobilier » Genevois?
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Merci de votre point de vue sur ces éléments.

Écrit par : lucides | 18/03/2010

3- En cas de récession, les frontaliers sont les premières victimes du chômage, mais cela ne se voit pas car ces chômeurs frontaliers ne sont pas recensés par Genève. « Dormez bien, tout vas bien, regardez, ce mois de septembre on ne compte que 100 chômeurs de plus à Genève ». Tous ces chômeurs sont indemnisés par les caisses françaises alors que les cotisations chômages des frontaliers sont payées en Suisse. Il est à noter que 83 000 frontaliers travaillent à Genève (53 000 non Suisses et 30 000 Suisses). Bienheureuse la caisse de chômage dont seuls 60% des cotisants sont couverts par leurs cotisations. Les autres, circulez, vous cotisiez, et bien maintenant allez voir de l’autre coté de la frontière ce qu’ils peuvent faire pour vous….


Ce ne sont que des frontaliers, quand tout va bien ils sont gagnant des 2 côtés, quand ca va mal, retour maison et adios la Suisse.

Vous ne voudriez pas que l'on indémnise ces profiteurs!!!

Écrit par : anti | 18/03/2010

@anti,
Lorsque vous dites "ce ne sont que des frontaliers", vous voulez dire des sous-hommes ?
Merci pour les 30 000 suisses et leurs familles, soit 80 000 personnes, suisses, que vous traitez ainsi. Merci pour les 53 000 frontaliers non suisses et leurs familles, soit 130 000 personnes, que vous traitez ainsi. ça vous fait quoi comme plaisir de vous sentir au dessus de ces 210 000 personnes. Un sentiment de puissance ou de jouissance? Qu'il est bon d'exister enfin en rejetant son voisin...

Écrit par : lu | 18/03/2010

Excusez moi, lu est bien sur lucides

Écrit par : lucides | 18/03/2010

Lucides :

Je suis globalement d’accord avec vos affirmation : les communes suisse et l’etat de genève défendent leurs intérêt … il en va de même des communes françaises. La, on enfonce des portes ouvertes.

Ce que je voulais noter, c’est que le processus de déclassement et de permis de construire est radicalement différent entre la suisse et la France. En suisse, cela donne une inertie certaine à l’évolution du paysage péri-urbain … en France, c’est bien le contraire, car à mon gout les maires disposent de bien trop de pouvoir avec le risque de corruption et de copinage qui y correspond…. Vous avez déjà comparé l’aménagement du canton de genève avec ceux d’une commune du sud de la France ? En ce qui me concerne je trouve cela édifiant de voire un développement aussi cahotique ! Littoral bétonné, construction en zone innondable, service de transport public ridicules et j’en passe …

En suisse, cela donne une pression sur les prix sur ce qui est déjà construit et de la spéculation sur les terrains à déclasser ... mais cela permet une évolution plus en douceur et moins cahotique que nos voisins: oui, à Genève, à quelques minutes du centre ville, nous avons de vastes espaces de forêt et des champs. Nous avons même la chance d'avoir une agriculture locale dynamique.

Cette remarque évidemment pour mettre en exergue que le discours de l’auteur de ce blog qui se borne à voir que les pailles dans l’œil de ses voisins en prenant bien soins d'oublier la montagne de poutre qui l'entoure (et qui pourrait construire une maison !) est une position bien puérile et peu propice à une discussion constructive.

Écrit par : Djinius | 18/03/2010

Paille poutre, paille poutre, Djinius, tu me sembles empoutré toi meme

Moi à Geneve j'aimerai bien que chacun de mes enfants aient une chambre personnelle sans devoir y laisser mon salaire chaque mois.
Pour ce qui est des terrains constructibles et du copinage, il me semble me rappeler que la BCGE avait de l'expertise.

Rappel sur quelques terrains à construire au centre ville, viabilisés, près des écoles et contre lesquels il y a toujours un pinguin pour faire recours
Chevillarde
Chalandin
Tulette
Gare de Eaux vives

En matière de construction, il en va à Geneve comme en matière de diplomatie internationale. Que le voisin soit riche ou pauvre : RIEN A FOUTRE DU VOISIN. et finalement s'il est riche, au bout d'un an: Geneve s'écrase et paye.

Écrit par : Jean d'Oeuf | 18/03/2010

Où ai-je prétendu que le monde de la construction et les processus de déclassement, de délivraison de permis de constuire et des voies de recours qui incite le "not in my backyard" à Genève était la panacée ?

Mais si ça vous détend de voire en moi un empoutré ... je ne peux rien y faire.

Écrit par : Djinius | 18/03/2010

Effectivement, les frontaliers n'ont plus de nationalité.

Ce ne sont qu'en majorité des profiteurs.

Quand cela va mal, c'est normal qu'ils paient en premier, c'est un juste retour des choses.

Et pour beaucoup, un Suisse devenu frontalier n'est plus un Suisse, idem du côté francais où un francais qui bosse en Suisse n'est plus un francais.

A ce moment la nationalité ne compte plus, un frontalier devient une race à part même si s'en est pas une.

Écrit par : anti | 18/03/2010

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