03/03/2010

Logements : les réponses évasives de Mark Muller produiront les mêmes effets

Ce matin sur Radio Cité, Mark Muller a tenté d'apporter des éléments de réponse à son incapacité à construire des logements à Genève conformément à ses engagements personnels de campagne, les engagements de Genève vis-à-vis du Genevois français et les engagements du Conseil d'Etat aux Genevois dans le discours de Saint Pierre. A écouter ici (émission du 3 mars).

Aucune explication d'un contexte particulier en 2009 qui aurait pu permettre d'expliquer le chiffre lamentable de seulement 1230 logements construits. Aucune proposition pour changer les choses en 2010. Mark Muller propose de continuer comme avant. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela risque bien de se traduire par à nouveau 1230 logements construits en 2010 ! M. Muller le sait bien puisqu'il ne s'est pas fixé d'objectif public de constructions pour 2010. A ce rythme, d'expulsion de sa population dans le Genevois français il faudrait construire un nouveau CEVA tous les 7 ans pour simplement stabiliser l'engorgement des routes du Genevois franco suisse. Le vote du 2ième CEVA par le Grand Conseil aurait ainsi déjà un an de retard.

M. Muller prétend que le canton travaille avec les autorités françaises sur un deuxième projet d'agglo. Cessons cette mascarade : il ne peut y avoir un second projet d'agglo que le jour où M. Muller tiendra les engagements pris lors du premier projet conclu en 2007. Genève a déjà accumulé un retard de près d'un millier de logements. Les mots que j'emploie sont beaucoup moins violents que les conséquences sur la vie des gens des politiques incohérentes qui sont menées actuellement. Par ailleurs, il est bien plus néfaste pour le projet d'agglo que M. Muller ne tiennent pas les engagements pris plutôt que de le constater publiquement.

M. Muller rappelle justement que la construction n'est pas de l'autorité des communes. Pourtant lors des élections pour le Grand Conseil et le Conseil d'Etat les uns et les autres rappelaient à quel point l'implication des communes est nécessaire à la réussite des projets de construction. Pourquoi certaines communes parviennent à faciliter la construction de suffisament de logements et d'autres bloquent tout logement ?

Ce matin aucune proposition nouvelle de la part de M. Muller. Aucune proposition de modification des lois d'urbanisme et de construction. Constatant l'échec des lois cantonales genevoises pour construire suffisament de logements, M. Muller aurait par exemple pu proposer d'appliquer pendant une période transitoire le droit vaudois, ou au moins de s'inspirer de certaines règles vaudoises.

Aucune remise en question des choix économiques : est-il pertinent de vouloir continuer à faire venir les hedge funds de Londres tant qu'il n'y aura pas assez de logements pour les habitants ?

Aucune explication de blocage ou demande de moyens ou de pouvoirs spéciaux pour pouvoir apporter des solutions réelles à la pénurie de logement. Aucune demande d'aide.. M. Muller souhaite simplement poursuivre le travail avec des méthodes qui ont prouvé leur échec.

Aucune proposition pour inciter les communes à s'impliquer dans la construction de logements. Elles continueront à s'opposer plutôt qu'à jouer leur rôle d'intermédiaire avec les opposants.

Aucune proposition pour que les tribunaux puissent imposer aux opposants abusifs d'assumer financièrement les surcoûts de construction qu'engendrent leurs oppositions abusives. Ces surcoûts continueront d'être payés par les mal logés.

Aucune proposition de réquisitionnement.

Bref aucune proposition pour construire des logements pour les Genevois et cesser d'exporter cette pression foncière intolérable. Le slogan des Libéraux durant la campagne cantonale était pourtant "+ de logements". Cette absence de réponse est inquiétante pour la qualité de vie et le pouvoir d'achat de tous les habitants du Genevois franco suisse... et semble inquiéter jusque dans les rangs Libéraux genevois.

 

PS : Contrairement à ses espoirs, M. Muller m'aura encore sur le dos après les élections régionales du 22 mars et tant qu'il ne tiendra pas ses engagements tant vis à vis des Genevois que du Genevois français... il devrait aussi avoir pas mal de députés, de journalistes et de Genevois sur le dos.

Commentaires

Mark Muller est en voie de "Moutinotisation". Son bilan est catastrophique et il s'en cache à peine.

Encore une fois merci M. Vielliard!

Écrit par : Riro | 03/03/2010

Depuis l'arrivée au Conseil d'Etat, M. Muller à permi de débloquer la situation avec la construction de 985 logments qui dormaient depuis la période Moutinot ! Certes, c'est encore insuffisant, mais si une certaine gauche et certaine opposition comme c'est le cas au niveau des Hauts de Malagnou était levée, la situation serait encore meilleure !
Au fait mis à part vos critique en tant que voisin français, quel est votre bilan politique M. Vieillard ? Et de quoi je me mêle !

Écrit par : Steeve | 03/03/2010

Et j'ajoute que 250 logements vont être construit sur l'ancien site d'Artamis après assainissement,les grans projets suivants sont en cours tel que : La Chappelle-Les Sciez à Lancy et Plan-les-Ouates, les Vergers à Meyrin et les communaux d'Ambilly. Les premiers immeubles de Praille-Acacias-Vernets (PAV) verront le jour dès 2012 ! Vous semblez oublier qu'il a fallut reprendre l'ensemble de ses dossiers qui dormaient et les finaliser ! Ce qui est le cas !

Écrit par : Steeve | 03/03/2010

Monsieur Viellard, en toute amitié : vous faites campagne pour les régionales en France.

Vous perdez votre temps à attaquer inutilement Mark Muller. Il a à peine été réélu, et maintenant qu'il dispose enfin d'un vrai département des constructions et de l'aménagement, il faut le laisser travailler en paix.

Concentrez-vous plutôt sur vos concitoyens et sur leurs préoccupations dans votre circonscription.

Bonne chance !

Écrit par : Murat Julian ALDER | 03/03/2010

Mark Müller est l'agent du lobby immobilier. Il était président de la chambre immobilière genevoise (et leur passe encore ses instructions). Il est là pour assurer les profits maximums aux propriétaires. Et les propriétaires profitent très largement de la situation actuelle. Combattre la pénurie ne l'intéresse pas. Ce qui l'intéresse c'est de faire perdurer la pénurie tout en poussant des projets destinés aux riches et aux activités à très haute valeur ajoutée.

Écrit par : linario | 03/03/2010

Bonjour,

Les problemes de logements et de transports du Genevois francais sont intimement lies a l'incapacite durable de Geneve de construire suffisament de logements. Les entreprises du Genevois francais ne parviennent pas a developper leurs affaires en raison des contraintes que fait peser sur leurs salaries la pression fonciere. Nos problemes sont aussi indissociables que le sont nos territoires.

Je me concentre effectivement sur les preoccupation des habitants de Haute Savoie et du Genevois francais. Une partie tres importante de leur preoccupations provient de la pression fonciere intolerable.

Mark Muller est en charge du dossier depuis deja plus de 4 ans. Le bilan est desastreux. Il a de nouvelles responsabilites. A l'ecouter il compte ne rien changer et produire les memes resultats deplorables qui mettent en danger la construction de l'agglomeration a laquelle tant de personnes ont travaille.

Mais pour couper court a toute ambiguite, vous avez raison, il est sans doute preferable que je n'intervienne plus dans ce debat jusqu'au 22 mars. Je suis certains qu'il se trouvera des elus Genevois qui porteront les preoccupations des Genevois sur le logement. Des journalistes qui demanderont a M. Muller des explications sur des promesses de campagne et un discours de Saint Pierre aussi frais et deja lettre morte.

L'absence de reponse de Mark Muller ce matin reste affligeante et extremement inquietante pour la qualite de vie des genevois, pour le soutien populaire a la politique economique autant que pour l'aggravation quotidienne des problemes d'engorgement.

Cordialement,

Antoine

Écrit par : Antoine Vielliard | 03/03/2010

Monsieur Veillard écrit :

"Bref aucune proposition pour construire des logements pour les Genevois et cesser d'exporter cette pression foncière intolérable."

Désolé mais la pression démographique est bien celle de l'Union européenne sur la Suisse. Il est bien plus d'européens en Suisse que de Suisse au sein de l'Union européenne. Au cours des dix dernières années, notamment suite à l'ouverture des frontières, il est bien plus d'européens immigrant en Suisse que de Suisse immigrant en Europe. D'ailleurs il est bien plus d'européens à Genève que de suisses en France voisine (=le genevois français).

Si donc quelqu'un devait demander des compensations à raison des déplacements de population, cela est bien la Suisse et non la France. La Suisse s'en abstient et cela est normal puisque ces déplacements résultent d'accords internationaux qu'elle a ratifiés.

En contrepartie la France devrait aussi respecter ses engagements internationaux et Monsieur Veilliard arrêter de vouloir imposer à la Suisse ses propres vues quant à l'aménagement du territoire genevois. Il appartient à la France de respecter ses engagements et de pourvoir à l'aménagement de son territoire quelques soient les pressions foncières. Il se peut qu'il y ait des fluctuations locales difficiles à gérer pour la France voisine. En ce cas il appartient à la France d'aider la France voisine qui est en France. Au demeurant Genève aide de quelques centaines de millions chaque année la France. Il est vrai que Monsieur Veillard menace d'y renoncer si l'on ne se plie pas à ses desiderata (sic).

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2010/02/25/ligne-bleue.html


Les vues de Monsieur Veillard me semblent d'autant plus malvenues que la France cherche à torpiller la Suisse et son économie y compris Genève.

Comment a-t-il l'outrecuidance d'exiger de Genève des dépenses considérables tout en sabotant le potentiel économique de Genève ?

Monsieur Veillard oublie qu'il est français de France et qu'il doit assumer les conséquences de la politique agressive de France, qu'il n'a d'ailleurs pas critiquée.

Pour finir, chercher à attirer des emplois emportant une capacité contributive suffisante relève de la juste promotion économique et, au vu des attaques françaises, de la légitime défense. Ce qui est regrettable est que Genève ne se cantonne pas aux exigences des accords bilatéraux, s'érigeant en service social pour européens en détresse financière et accentuant, par là, la détérioration des finances et du logement à Genève (syndrome Maria/Dupont/Schmidt).



Un des trois éléments du syndrome Maria/Dupont/Schmidt :

Maria, ne pouvant survivre au Portugal, avec enfant, a immigré en Suisse. Après être restée quelques mois à la recherche d'un emploi, avec quelques emplois au noir (ce qui est normal, bien sûr), elle a trouvé un emploi dans un café et obtenu un permis de séjour. Elle n'a payé aucun impôt. Quatre mois après elle a été licenciée. Après quatre mois de travail, faute de droit aux prestations de l'assurance chômage, elle se fait entretenir par l'Hospice général (assistance sociale). Si Maria pouvait venir en Suisse comme demandeuse d'emploi pour quatre mois, c'est en ayant des moyens d'existence suffisants. Dès lors après sa première période de travail de 4 mois, à la recherche d'un emploi et faute de moyens d'existence suffisants elle aurait dû quitter le territoire Suisse (je rappelle que le droit de séjour permanent n'intervient qu'après 3 ans de travail). Les autorités genevoises ont lourdement failli et c'est une habitude.

Écrit par : CEDH | 03/03/2010

Non Monsieur Alder, on ne laisse pas travailler Mark Müller en paix !

En 5 ans il n'a pas été capable de réorganiser son DCTI, c'est toujours une organisation étatique digne de la pire période soviétique.

Les fonctionnaires refont le boulot des architectes, corrigent les virgules, sont incapables de délivrer la moindre autorisation en moins de 6 mois.

Écrit par : Indira | 03/03/2010

J'approuve totalement votre article. Mr Muller est un incompétent. Ou alors, il tire profit de cette situation (qui enrichi quelques privilégiers: spéculateurs, régie, proprios).
Je demande sa démission immédiate et sans condition.

Écrit par : Delarr | 03/03/2010

Si Muller est un incompétent, il a cependant débloquer plus de projets en 4 année que Moutinot dans la même période ! Alors l'incompétent c'est qui ??

Écrit par : Charognard | 03/03/2010

Charognard, auriez-vous des chiffres comparatifs pour étayer vos dires ? Merci d'avance.

Écrit par : linario | 03/03/2010

Je vais tenter une fois encore de vous expliquer la quadrature du cercle pour que le débat soit un peu plus constructif et que chacun cesse d’invectiver l’autre. Je vous prie de lire ce texte et de comprendre la situation. Je suis désolé si je suis un peu long mais j’espère que un jour, la TdG fera un article de fond sur le sujet.
En 1960, 76% de la population de la région Franco-valdo-Genevoise habitaient dans le canton de Genève (250 000 habitants sur 330 000). Dans le même temps, 79% des emplois de la même région étaient concentrés dans le canton. Il y avait alors un équilibre entre les emplois et les logements et les frontaliers étaient peu nombreux.
En 2010, 57% seulement des habitants de la même région résident dans le canton de Genève. Le reste de la région s’est développé, c’est normal, elle est plus grande que le seul territoire du canton de Genève. Le petit problème, c’est que dans le même temps, le canton de Genève concentre encore 75% des emplois de la région.
Est-ce que cela est embêtant ? Qui profite de cette situation ? Quel déséquilibre cela induit-il dans la région ?
Là sont les vraies questions et il ne sert à rien de rejeter la faute sur un seul homme, M. Muller. Il est tout aussi désobligeant de dire à M. Vieillard qu’il ferait mieux de s’occuper de ses affaires, comme si des deux cotés de la frontière il n’y avait pas un destin commun. A Genève, nous sommes en permanence en train de commenter la vie politique française qui, il faut bien l’avouer, nous intéresse plus que ce qui se passe de l’autre coté de la Sarine, chez les Suisses Alémaniques. Aussi acceptons que les gens qui travaillent à Genève puissent émettre leurs opinons, même si elles nous dérangent.
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Une fois cela dit venons en au fond du problème :
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Genève attire et concentre les emplois. On ne peut pas reprocher au service de promotion de Genève de faire son travail. Il est nécessaire d’attirer de nouvelles entreprises afin de collecter de nouveaux impôts et de donner du travail à la population. Si les employeurs n’emploient pas en priorité les habitants de Genève, c’est parce que, pour les faire venir, on leur a vanté le bassin d’emploi constitué par la région Franco-Valdo-Genevoise. Même chose pour les logements, ces entreprises savent que leurs employés pourront se loger dans une région qui ne se limite pas au canton de Genève. Raisonnons par l’absurde, imaginons un instant que les entreprises qui s’installent ne puissent embaucher que les résidents du canton de Genève. Le service de promotion de Genève rencontrerait alors beaucoup plus de problèmes qu’actuellement. Il manquerait les logements pour les spécialistes qui viendraient à Genève. De plus, avec cette forte contrainte de devoir trouver parmi les habitants du canton leurs futurs employés, les entreprises renonceraient certainement à venir.
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Genève ne construit pas suffisamment de nouveaux logements. Dans l’absolu, personne ne peut contester cette situation sauf si on ne veut pas que la région se développe du point de vue économique ou si on ne veut pas de nouveaux logements. Dans ce cas, bloquons l’arrivée de nouvelles entreprises (c’est facile, il suffit de changer les règles du jeu fiscal) et les constructions ne seront plus nécessaires. Par contre, si on veut de l’essor économique sans les logements sont en sont le corollaire, alors je ne vois pas comment se passer de la capacité d’absorption de la France voisine ou du district de Morges. Et c’est là que les règles du jeu sont faussées.
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Lorsqu’en 1974, le canton de Genève et la France signe un accord sur l’imposition des frontaliers, accord qui amène Genève a imposer les frontaliers à la source et à reverser 25% de ces impôts aux collectivités locales françaises, les règles du jeu sont alors simples. Genève autorise les habitants de la zone frontalière à travailler à Genève mais en contrepartie, elle perçoit les impôts sur les revenus de ces frontaliers. On peut déjà s’émouvoir de la clé de répartition mais un accord international est un accord et les deux parties le respectent. L’objet de l’émotion est facilement explicable. Alors que 80% des impôts couvent des dépenses qui sont générées par le lieu d’habitation, Genève ne reversent que 25% de ces impôts.( En fait 3,5% du montant brut des salaires des frontaliers). Pour exemple, le canton de Vaud ne reverse rien à Genève pour les pendulaires Vaudois car entre cantons Suisses, la règle est que le lieu d’habitation détermine le canton qui prélève les impôts. En ce qui concerne les frontaliers qui travaillent dans le canton de Vaud, c’est la France qui impose les frontaliers, qui habitent donc en France, et la France reverse 4,5% du montant brut des salaires des frontaliers.
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Mais le véritable problème vient de la situation actuelle qui est bien différente de celle de 1974. Aujourd’hui, 90% des nouveaux frontaliers sont en fait d’anciens résidents de Genève qui quittent le canton pour des raisons de logements (trop rares ou trop chers) ou de nouveaux arrivants dans la région, recrutés par des entreprises installées à Genève mais pas logés dans le canton pour les mêmes raisons.
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Genève ne logent pas ses travailleurs (anciens ou nouveaux) mais par contre continue à percevoir les impôts sur les frontaliers, avec une clé de répartition qui ne respecte pas vraiment le minimum de savoir vivre. Je te donne mes habitants, que tu vas loger, éduquer, soigné, payé les prestations sociales, assurer la sécurité, etc. mais moi Genève je continue à Garder 75% des impôts parce que en échange je fournis du travail à tes habitants. Ce discours ne peut plus passer car dans les faits, sur les 83 000 frontaliers actifs en 2009 à Genève, 30 000 sont Suisses Et ces 30 000 Suisses, ceux qui travaillent à Genève, sont abondés par les enfants et les conjoints de ces frontaliers. Ils sont également abondés par les fonctionnaires internationaux qui pour 75% habitent en France, avec leur famille, sans y payer d’impôts tandis que dans le même temps Genève reçoit des fonds payés par les pays d’origine de ces fonctionnaires pour couvrir ce que coute à la collectivité Genevoise l’installation sur son territoire de ces fonctionnaires.
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Alors si, comme le remarque certains bloggeurs, des français habitent à Genève, 23 433 pour être précis, ils y paient des impôts, ce qui n’est pas le cas des Suisses installés en France voisine.

Une fois que ce mécanisme est expliqué, "je te donne mes habitants, ou tout ceux qui n’ont pas pu le devenir, ainsi les charges qui en découlent mais je garde 75% des impôts qu’ils paient", on comprend mieux pourquoi certains s’énervent devant la situation. Et je persiste à dire que si les services de M. Muller font bien leur travail, les larmes de crocodiles de certains devant le manque de logement ne parviennent pas a masquer le sourire satisfait de tous ceux qui trouvent de l’intérêt dans cette situation.
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Si vous insistez, je vous énumérerais tous ceux qui y trouvent des avantages. Et ce n’est pas aussi simple que certains le pensent.

Écrit par : lucides | 03/03/2010

Excellent texte Lucides, avec un seul bémol: les Etats étrangers effectivement prélèvent à la source des impôts sur ce que gagnent leurs fonctionnaires internationaux respectifs, mais à ma connaissance, cet argent sert au budget de fonctionnement des organisations internationales et ne revient qu'indirectement à Genève, au travers des frais de fonctionnement de ces organisations, des dépenses qu'elles font localement etc... Notamment dans les écoles privées, dont elles prennent en charge 75% des frais de scolarité des enfants de fonctionnaires internationaux, ce qui est autant d'économisé pour l'Instruction publique genevoise. Mais cet argent ne va pas directement dans les caisses du canton.

Écrit par : Philippe Souaille | 03/03/2010

Merci Philippe Souaille.
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Effectivement je me suis peut-être avancé un peu vite sur ce sujet. Mais cela vaudrait la peine de le vérifier auprès des personnes compétentes de la Genève internationale. J'ai mis le même texte sur 2 articles de la Tdg évoquant les problèmes du manque de construction à Genève et du futur quartier PAV. Les réactions sont intéressantes ...

Écrit par : lucides | 03/03/2010

Lucides,

Ce serait avec une grande joie que je vous verrais entrer en politique !

Qu'attendez-vous ?

Écrit par : Café | 03/03/2010

Lucides

Je suggérerais que vous vous joigniez à Mr Stauffer pour donner quelques cours d'économie politique, de gestion sociale au jeune et inexpérimenté Mr Mathelier suite à son intervention chez Mr Decaillet. Par la même occasion merci de lui demander quelques conseils pour une famille de cinq personnes qui souhaiterait trouver une chambre de plus et non pas une cabane de jardin à Puplinge.

Écrit par : bus74 | 03/03/2010

@ bus74
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Je ne pense pas que c'est dans les rangs du MCG que je trouverai un environnement adéquat.
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Maintenant, il est dommage que les trois intervenants français de cette émission n'aient pas appris ce que c'est qu'une guerre assymétrique. M. Décaillet lui, le sait, et la conduite.

Écrit par : lucides | 03/03/2010

@ lucides

bonsoir

et pourquoi pas le MCG ?

il est en perpétuel amélioration et continue à augmenter sa maturité.

Je constate que ce mouvement est bien différent depuis 2005 et ceci dans de nombreux domaines

et c'est avec des gens de tout horizon que nous pouvons à Genève avoir enfin des femmes et des hommes politiques qui soutiennent Genève et ses résidents.

Écrit par : justice | 03/03/2010

Eh bien, Lucides, c'est une véritable tentative d'OPA où je ne m'y connais pas :-)

Écrit par : Philippe Souaille | 03/03/2010

1.

La Suisse, l'UE et la France sont liés par de nombreux traités bilatéraux dont l'accord sur la libre circulation des personnes (ALCP).

Il n'est pas convenu qu'il appartienne à la Suisse, à la France ou à l'UE de
pouvoir s'immiscer dans l'aménagement du territoire du voisin ni qu'il doive
contribuer à l'aménagement du territoire du même voisin.

Il en résulte qu'il appartient à la France de pourvoir à l'aménagement du
territoire de la France voisine et qu'elle ne saurait poser des exigences quant
à l'aménagement du territoire genevois ni exiger que Genève y contribue.

Monsieur Veilliard, qui est de ceux qui pestent contre l'envahissement de la
France voisine par les (anciens) habitants de Genève, perd de vue qu'il s'agit
là d'un effet résultant de l'ALCP, accord voulu par la France et l'UE. Les travailleurs suisses et européens (et leur famille) ont le droit de s'installer en France voisine.


2.

Ces considérations, peut-être juridiques, ont l'avantage de planter le
décor en soulignant ce qui a changé depuis 1973.

Pour aller plus loin, je crois qu'il est utile de rappeler deux ou trois évidences.

Selon l'office fédéral de la statistique, la population suisse accueille un peu
plus de 30 % de migrants. Selon l'ONU la population française compte 6.5 millions de migrants, soit guère plus de 10 % de sa population.

De 1981 au début de ce siècle les entrées de citoyens de l'UE des 15 était assez
largement compensée par les sorties, avec toutefois un solde positif.

Au début du siècle, le solde migratoire européen est passé à 20'000 par an puis, dès 2004, il a explosé dépassant 55'000 en 2007.

La pression migratoire est bien celle de l'Europe sur la Suisse.

Cette pression migratoire comporte des charges pour la Suisse en matière d'aménagement du territoire et de logements et, quelque soit les avantages économiques que la Suisse en tirera ou pas, des investissements immédiats.

Corrélativement, les charges et dépenses de l'UE diminuent.

Ce qui précède montre que votre analyse, cher Lucides, est celle d'un myope,
qui, oubliant que Genève est en Suisse, omet d'envisager le contexte et sa
modifications factuelles résultants des bilatérales.

Au demeurant, nonobstant l'entrée en vigueur de l'ALCP, la Suisse (et pas Genève
seulement dès lors qu'il est question aussi d'impôts fédéraux) n'a pas dénoncé
l'accord de 1973. Le seul qui n'a jamais eu cet idée est, semble-t-il, Monsieur Veilliard.


3.

Les diverses "menaces" de Monsieur Vielliard, m'amènent malheureusement à devoir relever que le don de 3.5 % de la masse salariale des frontaliers, masse qui a augmenté avec le nombre de frontaliers, a été convenu pour contribuer à l'aménagement du territoire français. Si la France devait y renoncer, la question de sa dénonciation, qui n'aurait aucune incidence en matière fiscale, pourrait se poser.

Ce que vous oubliez aussi, Lucides, est la sale guerre fiscale menée par
l'UE -et la France n'est pas un élément moteur moindre en ce domaine -
qui est de nature à appauvrir la Suisse et Genève. Cet élément, dont il
est encore trop top pour évaluer l'amplitude, doit être pris en
compte pour les relations du genevois français, qui est en France, et de Genève, qui est en suisse.


4.

Vous soulignez le peu de service que Genève rend aux frontaliers. Aussi permettez-moi de rappeler que Genève rend un éminent service aux frontaliers : un emploi.

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

Encore une fois, monsieur Vielliard fait surtout sa propre promotion, puisqu'il est un politicien en campagne pour des élections françaises.

Et la Tribune a la gentillesse - je dirais personnellement plutôt la bêtise - de ne pas appliquer ses propres règles de déontologie concernant la publicité, et donc (1) de ne pas identifier son blog comme un machin politique qui devrait être classé dans une rubrique "publicité politique" à part, et (2) de ne pas lui faire payer cette publicité, alors que, si Nestlé se mettait à vouloir un blog pro-Nestlé, la Tribune réagirait sans doute.


Quant à monsieur Vielliard:


(1) il a fait le choix personnel d'aller s'établir dans son pays, la France. Ce qui lui permet de vivre plus confortablement, et moins cher, que s'il avait, pour limiter ses trajets quotidiens, décidé de vivre dans un petit appartement cher au centre de Genève. Beaucoup de Genevois ont le même choix, et beaucoup préfèrent rester en ville.

Cette situation n'a rien de spécifique à Genève: c'est le cas dans toutes les villes du monde. Si monsieur Vielliard travaillait à Paris, mais vivait en banlieue, il aurait aussi un long trajet quotidien.


(2) il a aussi fait le choix personnel, en tant que programmeur informatique muni d'un diplôme modeste, c'est à dire finalement assez peu qualifié, de travailler à Genève. Pourquoi travaille-t-il dans cette ville qu'il déteste tant? Pour l'argent bien sûr! Car s'il travaillait en France voisine, avec ses qualifications modestes, il gagnerait disons 60'000 francs, au lieu des peut-être 120'000 qu'il gagne aujourd'hui dans une banque de la place. Et pourtant, s'il travaillait en France voisine, ses trajets quotidiens seraient peut-être très courts.



Ainsi, sous le couvert d'un citoyen qui se dit indigné, nous avons tout simplement affaire à un monsieur qui d'une part geint des choix (lieu de vie, lieu de travail) que lui-même a faits, et d'autre part, prend un soin malin à entretenir sa propagande politique, avec la bienveillance (en désaccord avec ses propres règles de déontologie) de la Tribune de Genève. Hmmm.

Écrit par : antoineb | 04/03/2010

Justice,

Comment osez-vous demander à M. Lucides de s'accoquiner avec le MCG, alors que ce parti est le premier à cracher sur les plaques 74 (voir Thônex) et par conséquent, à cracher sur les 30.000 frontaliers Suisses avec plaques françaises, qui ont dû s'expatrier pour n'avoir pas pu mettre 5.0000 francs de loyer sur un appartement ! N'est-ce pas ce parti qui accuse les Suisses de France, de traitres à la nation ? Non, votre parti est trop occupé à défendre les étrangers de Genève !

Écrit par : Café | 04/03/2010

@Justice,
.
Je n'ai pas l'âme d'un steward encadrant la foule des supporteurs survoltés les soirs de grand match. C'est pourquoi je préfère, en dehors de beaucoup d'autres raisons plus idéologique, ne pas rejoindre ce parti. Mais rassurez-vous aucun parti ne me compte parmi ses membres. Je vous joint un petit commentaire que j'ai écrit sur le MCG. En toute amitié.


Le MCG souhaite que la police règle les problèmes de sécurité dans certains quartiers de Genève, problèmes que le MCG associe à la présence de nombreux étrangers à Genève et les régions périphériques. Le MCG souhaite également que la préférence pour l’emploi soit donnée aux Genevois, c'est-à-dire aux habitants de Genève. Nous reviendrons sur cette définition du Genevois en détail dans un autre paragraphe. Le MCG affirme qu’aucun sentiment raciste ou xénophobe ne le guide. Au vu de la composition de la population de Genève (39% d’étranger), qu’il souhaite défendre, on peut à première vue lui faire confiance. En effet, il est communément admis que la préférence nationale, ou cantonale n’est pas à confondre avec la xénophobie, même si l’amalgame est souvent fait. La xénophobie, c’est étymologiquement la peur de l’étranger, et par extension l’hostilité envers les étrangers. Ce terme regroupe deux types d’hostilité. On peut être hostile à tout étranger vu comme une menace, qu’il réside à l’étranger ou soit immigré, ou être seulement hostile à la présence d’étrangers sur son territoire. Dans ce dernier cas, la xénophobie est souvent citée dans les débats sur l’immigration, alors que des personnes peuvent être opposées à une politique d’immigration trop laxiste qui empêche une intégration en douceur, sans rejeter toute présence d’étrangers.

Enfin, le xénophobe est souvent assimilé au raciste. Le racisme, c’est à l’origine les théories qui hiérarchisent les individus selon leurs races. Par extension, c’est l’hostilité envers des groupes de personnes déterminées par leurs origines ou leurs ethnies. Le glissement de la « préférence cantonale » au racisme n’est donc pas systématique. Un patron raciste peut par exemple considérer certains étrangers ou frontaliers comme des gens inférieurs, et justement les exploiter à ce titre. Inversement, un ouvrier peut penser protéger son emploi par la « préférence cantonale » parce qu’il pense que tel ou tel type de travailleurs étrangers est mieux qualifié que lui, ou accepte des conditions de salaires nettement moins élevées que lui. Cela n’a rien de raciste.
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Pourtant, la ligne blanche n’est pas facile à déterminer, elle est mince. Dans la préférence cantonale, on pourrait dire que, on n’en veut pas aux travailleurs frontaliers mais à une politique d’importation massive de ceux-ci. Le frontalier ne serait donc pas visé, et d’ailleurs on ne lui reproche pas son comportement.

Dans le cas actuel, il y a une différence fondamentale : en ce temps de crise, c’est une véritable concurrence entre travailleurs cantonaux et frontaliers qui peut s’installer dans les esprits, d’autant plus que le patronat a joué de cette concurrence pour faire baisser les salaires et les conditions de travail On ne reproche pas aux frontaliers leur conduite, ni même leur présence en tant que personne, mais en tant que rivaux sur le marché du travail. Le travailleur cantonal n’est pas habité par la xénophobie et le racisme, mais par la peur de la misère pour lui et pour les siens.
Le plus grand danger est donc qu’une sorte de lutte pour la survie, de loi de la jungle s’installe entre les personnes. Et c’est alors que les vrais racistes pourront exploiter la situation.

La stigmatisation des membres du MCG comme des xénophobes, ou plus généralement de tout salarié enclin à la préférence cantonale comme raciste, n’en est que plus contre-productive. C’est en voulant éviter le débat public qu’on favorise des règlements privés et individuels des problèmes, et donc les risques de débordements violents ou illégaux. Et c’est laisser le terrain à l’extrême-droite, une fois la zizanie semée, qui n’aura aucune peine à démonter ces amalgames, et à profiter de l’absence de contradiction cohérente pour exposer ses thèses simplistes et ses propres raccourcis.

Le parti politique qui sème la zizanie et les graines de la discorde, celui qui héberge dans son flanc le racisme et la xénophobie ordinaire est-il responsable de ses électeurs ? En ce qui concerne le football, les règles sont claires. Les clubs sont responsables de leurs hooligans. Ne doit-il pas en être de même en politique ?

Écrit par : lucides | 04/03/2010

@ Philippe Souaille,
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Comme je ne suis ni vendu ni à acheter, je crois que je ne vais pas céder aux champs des sirènes. Par contre, contrairement aux marins, je reste les oreilles grandes ouvertes car ce débat qui concerne la construction de la région FVG et la compréhension par ses habitants des enjeux, des difficultés à affronter m'intéresse.

Écrit par : lucides | 04/03/2010

Antoineb, vous devriez revoir vos sources d'information... Antoine V n'est pas informaticien, il ne travaille pas non plus dans une banque, il a un diplôme plutôt prestigieux et en poste à responsabilité, si ça se trouve nettement mieux payé que le vôtre, qu'il est prêt à abandonner pour se consacrer à la politique (en France) pour des revenus nettement inférieurs.
Et non le Citoyen Etranger Directement Hexpulsable n'est pas un faux-nez du MODEM. C'est juste un Citoyen-Electeur-Décidé et Habile, accessoirement homme-de-ménage qui connaît effectivement Antoine V et qui a décidé d'agir masqué, comme tous ces faux-nez du MCG qui polluent ces blogs sans jamais avoir le courage de leurs opinions.
Quant à l'accusation, émanant des sbires du MCG, donc, selon laquelle Antoine V ferait de la publicité déguisée, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité. Cela fait deux ans que le MCG se sert des bloogs de la Tribune pour distiller sa haine du voisin, pour laquelle, Lucides a raison, il faudrait inventer un nouveau nom: la voisinophobie !
En fait le MCG est voisinophobe...

Écrit par : Citoyen Etranger Drôlement Hilarant | 04/03/2010

Une attitude qui vous honore, Lucides, mais qui me fait douter de la pertinence de votre pseudo. Croire que les parrains et les porte-flingues voisinophobes (Excellent !) ne sont pas irrécupérables me parait plus proche de l'Utopie (Urgente, je vous le concède) que de la lucidité.
Là où je vous rejoint, c'est qu'aucun parti, pas plus le MCG qu'un autre, n'est propriétaire des voix de ses électeurs. La région est une réalité, la couper en deux en faisant monter la mayonnaise de la haine, une stupidité qui confine au summum de la bêtise humaine. Il s'agit de l'expliquer aux gens, de leur montrer où résident leurs intérêts réels.
D'écouter leurs angoisses et leurs craintes, amplement justifiées par l'Etat du Monde et les bouleversements qui nous attendent, mais aussi de leur présenter un tableau et des solutions honnêtes, plutôt que de leur faire croire bêtement qu'ils suffit de taper sur le voisin pour que les choses aillent mieux.
Les questions posées par le MCG sont des questions pertinentes, mais qui passent sous silence tous les aspects des problèmes qui n'abondent pas dans leur sens. De plus, les solutions préconisées n'ont aucune pertinence en dehors d'être haineuses et de leur servir de marchepied pour arriver au pouvoir

Écrit par : Philippe Souaille | 04/03/2010

QUESTION :

La classe politique genevois, n'a-t-elle pas honte, que ce soit un français, de surcroit, un frontalier, qui prenne la défense des Genevois !?

Écrit par : Café | 04/03/2010

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Monsieur Vielliard,

si je comprends que vous êtes en campagne électorale et que vous ayez besoin de boucs émissaires pour les maux qui rongent les communes voisines de Genève et que nous Genevois avons le dos large... il n'en reste pas moins que vous êtes mal informé et pire encore, vous répendez cette désinformation à travers vos blogs.

Genève a, à l'heure actuelle, 2 projets qui permettront de construire plus de 10 mille logements.

Le PAV et un autre sur Vernier. Alors avant d'affirmer des contre vérités électoralistes à souhait, prenez le temps de vous informer sur l'état des projets qui voient le jour à Genève.

Pour le surplus, je suis certain que vous avez de nombreux autres problèmes à régler dans votre commune respective sans systèmatiquement vous mêlez de la politique genevoise qui vous dépasse largement.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 04/03/2010

@ Café.
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Merci de vouloir me protéger. Mais dans la vie il faut oser. Et puis à partir du moment ou des gens du MCG, pour autant que "justice" fasse partie du MCG, me demande de les rejoindre montre qu'il y a des égarés partout.
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C'est du dialogue que nait la compréhension mutuelle. Prenez le débat sur les fonds Genevois par exemple. M. Stauffer voudrait que ces 190 millions de CHF (valeur pour 2009) paient des parkings (P+R) du coté français de l'agglomération. CEDH, un bloggeur qui s'attache au coté légal, juridique, de la chose écrit que les fonds Genevois sont un don, une offrande faite à la France par Genève.
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Du coté des Français, et de M. Pascal Broulis, le président du grand conseil Vaudois, qui est Suisse, nonobstant ses origines grecques, on remarque que les impôts permettent à la collectivité de payer les services dus à la population (logements, formation, santé, sécurité, infrastructures, prestations sociales, etc.) Or 80% des impôts versés sont mobilisés autour du lieu d'habitation. Pascal Broulis justifie par ce discours, qui a mon avis est juste, que les pendulaire Vaudois, bien que travaillant à Genève, sont imposable à Lausanne. Genève a fait par le passé une tentative pour percevoir tout ou partie de cet impôt mais Berne a tranché en faveur de Lausanne. C'est le lieu d'habitation qui détermine le lieu d'imposition. En prenant toujours comme référence le canton de Vaud, un frontalier qui habite en France et travaille dans le canton de Vaud paie ses impôts en France. Cette dernière reverse 4,5% de la masse salariale du frontalier au canton de Vaud pour contribuer aux frais occasionnés par le frontalier sur son lieu de travail. Alors demander ou sont les 190 millions c'est comme manquer d'un peu de décence. Il y a tellement a payer en dehors des parking ... Surtout que bientôt 50% des frontaliers sont des personnes qui devraient habiter à Genève. Ce ne sont pas des gens de France voisine, ce sont des Suisses ou des membres de l'UE, que Genève fait travailler mais ne logent pas et part la même fait supporter les charges à la France.
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En dehors du fait qu'il apparait nettement que le "don" de Genève, les fonds Genevois, 3,5% de la masse salariales des frontaliers, ne couvre pas les charges payés par les collectivités française pour ces frontaliers et leurs famille, le paradigme est aujourd'hui un peu différent.
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Oui, a une époque, quelques frontaliers, habitants de la région, travaillaient à Genève. L'aspect fiscal, traité en 1973-1974 n'était pas un enjeu important. Comme le dit CEDH, ils étaient bien comptant de "monter à la grande ville" pour travailler. Maintenant, comment CEDH peut-il justifier que Genève n'investissent pas de son coté de la frontière pour loger ceux qui y travaille ?
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Un point supplémentaire, on est ici sur une opposition classique entre patronat et prolétariat. Le patron, CEDH dans ses propos, dit : "On est bien généreux d'employer des gens. Ils devraient avoir la décence de fermer leurs gueules et d'être reconnaissant envers ceux qui les paient". De l'autre coté on énonce: "Les patrons n'existent que par le travail que nous fournissons. C'est nous qui produisons les richesses, c'est a nous d'en tirer les fruits".
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Lorsque CEDH écrit que les étrangers ont envahit la Suisse, en dehors de l'aspect xénophobe, c'est oublier que si la machine économique Suisse tourne si bien, c'est aussi grâce au travail de ces étrangers. C'est aussi grâce aux marchés d'exportations de la Suisse dont 60% sont à destination de l'UE.
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CEDH, vous indiquez que la Suisse comptent 30% de migrants, preuve qu'il y a trop d'étrangers en Suisse, ce que vous regrettez. Mais nous devons nous entendre sur la notion de migrant. Celui qui est né en Suisse, car les grand-parents ont été des migrants, est-il encore un migrant? Il est facile de dire que les étrangers sont très nombreux lorsque l'on n'accorde pas le droit du sol. Mais il est vrai que nous sommes tous des migrants... CEDH, depuis quand êtes-vous Suisse? à Genève, seul 25% des mariages ont lieu entre deux Suisses. Les enfants issus des 75% d'autres mariages seront-ils Suisse à 100% ? (50% entre Suisses et étrangers, 25% entre étrangers).

Écrit par : lucides | 04/03/2010

CEDH (votre amour des abbréviations vous désigne aussitôt comme Français, soit dit en passant) vous avez raison sur le principe des blogs politiques:

- TOUS devraient être parqués dans une section à part, "blogs de politiciens". Il suffit de voir les périodes électorales genevoises où les partis polluent tant les blogs de la Tribune, que plus personne d'autre n'y a accès. Ces temps-ci il se trouve simplement que monsieur Vielliard est en campagne, donc il pollue, et que les partis genevois ne sont pas en campagne et donc ne polluent pas, ce qui joue en sa défaveur

- la Tribune devrait faire payer son espace éditorial, comme elle le fait pour n'importe quelle publicité


Un être humain digne de ce nom ne saurait de toute façon être membre d'un parti politique avec une ligne directrice à suivre. Et une démocratie digne de ce nom ne saurait simplement élire des représentants qui ensuite font ce que bon leur semble sans le garde-fou de la démocratie directe.

Écrit par : antoineb | 04/03/2010

Cher Stephane,

Bien que je vous apprécie beaucoup, je ne comprends pas votre position. Comment pouvez-vous en vouloir, à une personne qui prend la défense des Genevois, soit-il d'ailleurs... qui mieux, que vous ou M. Eric Bertinat, peut comprendre le marasme immobilier qui sévit à Genève. Vous est-il si difficile de comprendre que le Genevois qui a une bonne position professionnelle n'a pas envie d'aller habiter dans certains quartiers. D'ailleurs, il me semble que ceux qui sont bien en place à l'état, je pense à M. Muller, n'habite pas les Avanchets, mais Champel ! M. Eric Bertinat UDC a dû s'expatrier également en France voisine, car il ne trouvait pas de logement. Le Genevois de souche ne VEUT PAS aller dans un quartier où le 50% des élèves ne sont pas de langue maternelle française. Le Genevois veut un joli 5 ou 6 pièces dans un joli quartier ne dépassant pas les 2.000.-- c'est pas difficile à comprendre ! Or, ces logements sont pris d'assaut par les nouveaux cadres immigrants dont le loyer exhorbitant est payé par la l'Entreprise qui l'emploie. La preuve en est que les écoles privées n'arrivent plus à faire face à la demande...

Que proposez-vous, au lieu de critiquer...

Bien à vous,

Café

Écrit par : Café | 04/03/2010

@Stéphane,

Genève regorge de projet... mais toujours pas de coup de pioche. Combien de décennies faut il pour que les deux projets que vous citez soient construits ? Chaque jour c'est plus d'une dizaine de genevois qui doivent quitter le canton pour s'installer ailleurs parce que les très très rares logements disponible ont été loués ou acheté par les traders et les gestionnaires de Hedge Funds.

Des communes Genevoises construisent.. mais trop peu. Les politiques économiques et du logement sont incohérente et conduisent à des déséquilibres qui détruisent notre qualité de vie à tous : transport, pression foncière, pression sur le pouvoir d'achat.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 04/03/2010

Genève attire combien de personnes par année?
Ces 10 milles logements prévus, n'est qu'une goutte d'eau pour faire essayer tourner un moulin à sec. D'ailleurs ce qui me choque, c'est de constater les réaction limite "outrées" de nos politiciens genevois! M. Vielliard tape là où ça fait mal. Là où, il existe une véritable demande des citoyens et peu importe la frontière, la langue ou la nationalité! Nos ploiticiens genevois se cachent derrière des lois inadaptées, des bloqueurs professionnels ou des projets sans envergure... Mais qui vote les lois? qui bloque? qui dirige le canton? Bref, pas de véritable projet ou solutions, que du blabla. Quel mépris!

Écrit par : Riro | 04/03/2010

Lucides,

Vous déformez ma pensée. Soyons clair, vous préconisez l'augmentation de la quotité de la masse salariale (3.5 % soit environ 25 % de l'impôt fédéral et cantonal) que la Suisse reverse à la France au bénéfice des collectivités locales de France voisine.

Tel n'est pas ce que je préconise.

Votre argumentation -au delà de l'épithète xénophobe que vous m'accolez- se fonde sur ce qui se passe entre la France voisine et Genève. Je conteste la pertinence de votre approche. Dès lors que Genève est en Suisse et la France voisine est en France, l'examen des charges induites doit se faire globalement entre la Suisse et la France. En effet, les accords fiscaux ne se limitent pas à la question des frontaliers mais règlent un ensemble de rapports autrement plus complexes. D'où il découle que l'on ne peut se contenter de vouloir modifier un chiffre d'une disposition. L'équilibre des accords doit être appréhendé dans son ensemble.

De plus, il faut tenir compte de l'UE puisque les accords bilatéraux concernent tous les pays européens et de l'état des rapports entre l'UE, notamment la France, et la Suisse.

Il ne s'agit pas d'une approche juridique, comme vous l'alléguez, mais d'une approche globale.

J'ai relevé que la Suisse hébergeait beaucoup plus d'immigrés que la France. Cela est indépendant de la nationalité et repose sur le lieu de naissance. La notion d'immigré à 30 % étant compliquée, je me contente de relever qu'en 2003, les immigrés nés à l'étranger représentent 24.3% de la population. Ce chiffre de plus de deux fois supérieur au chiffre français démontre que la Suisse supporte des charges d'intégration et une pression sur son territoire, les logements, les transports et les écoles bien supérieures à celles que supporte la France.

De plus, au cours de cette décennie l'augmentation du nombre d'européens en Suisse, notamment depuis 2004, est très importante. C'est dire que l'UE exerce une importante pression migratoire qui complique, en Suisse, l'aménagement du territoire, des logements, des transports, des écoles, du système de santé et social.

De ce qui précède il découle, qu'en toute équité, la Suisse n'a pas à contribuer au développement territorial français. Le contraire serait bien plus équitable. Je ne le revendique cependant pas dès lors que la plupart des européens immigrent en Suisse dans le respects des accords de libre circulation qui ne prévoient pas une telle indemnisation.

Il est indéniable que le pôle emploi de Genève exerce des pressions territoriales en France voisine et cela plus qu'en 1960 ou en 1973. Cela est dénué de pertinence au vu des considérations précédentes relatives à la situation globale de deux états souverains que son la Suisse et la France. Les inégalités de développement territorial en France doivent être gérées par la France et relèvent de la redistribution interne à la France, si toutefois elle estime souverainement qu'il y a lieu à redistribution.

De plus, au vu de l'agression financière des pays surendettés de l'UE, dont la France, qui exercent des pressions sur la Suisse en matière de fiscalité de l'épargne ou des sociétés (auxquelles s'associe M. Veilliard), je ne vois pas qu'il y ait lieu de reconsidérer ma position. Tout au plus, s'il s'avérait que celles-ci conduisent à l'appauvrissement de la Suisse et de Genève, l'accord de 1973 devrait être dénoncé puisqu'il peut l'être indépendamment de la Convention contre la double imposition.

On en n'est pas encore là et je souhaite que tel ne soit jamais le cas, mais si la France veut tuer la Poule aux oeufs d'or de la France voisine, je parle de l'accord de 1973 et pas de Genève, cela sera son choix. Mon point de vue n'est pas une menace, elle est simplement guidé par la nécessité de l'équilibre budgétaire structurel. En effet, contrairement à Monsieur Veilliard et à la France, je pense que cet élément est très important.

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

Cher Monsieur Vieillard,

J'ai une idée géniale, pourquoi ne metteriez-vous pas en ligne, un décompte mensuel indiquant chaque mois le nombre de Suisses s'installant en France voisine. Je suis bien conscient que n'y figureront pas tous les illégaux qui ont gardés leur adresse et leurs plaques genevoises. Vous devriez obtenir facilement ce chiffre par le Consulat suisse de Lyon.

Écrit par : Café | 04/03/2010

ps. j'invite l'Etat de Genève à faire de même, pour que nous ayons une idée précise des nouveaux venus...

Écrit par : Café | 04/03/2010

Lucides,


1) "Pascal Broulis justifie par ce discours, qui a mon avis est juste, que les pendulaire Vaudois, bien que travaillant à Genève, sont imposable à Lausanne. Genève a fait par le passé une tentative pour percevoir tout ou partie de cet impôt mais Berne a tranché en faveur de Lausanne. C'est le lieu d'habitation qui détermine le lieu d'imposition."


La règle INTERNATIONALE recommandée par l'OCDE en l'article 15 de sa convention type est l'imposition des revenus salariés au lieu du travail. Ce principe n'a évidemment aucune portée en doit interne suisse ou la règle, prévue à la LHID, est l'imposition dans le canton de domicile. Il ne faut pas confondre intercantonal et international. La frontière franco-genevoise est une frontière internationale et la "frontière" valdo-genevoise" une "frontière" cantonale. C'est là une évidence que la corporation MODEM des français et assimilés devrait se mettre dans ses têtes.


2) "Surtout que bientôt 50% des frontaliers sont des personnes qui devraient habiter à Genève. Ce ne sont pas des gens de France voisine, ce sont des Suisses ou des membres de l'UE, que Genève fait travailler mais ne logent pas et part la même fait supporter les charges à la France."

Il y aurait 99 % de citoyens suisses que cela ne changerait rien au fait que les suisses auraient le droit d'y résider au vu des accords de libre circulation.


3) "Un point supplémentaire, on est ici sur une opposition classique entre patronat et prolétariat. Le patron, CEDH dans ses propos, dit : "On est bien généreux d'employer des gens. Ils devraient avoir la décence de fermer leurs gueules et d'être reconnaissant envers ceux qui les paient". De l'autre coté on énonce: "Les patrons n'existent que par le travail que nous fournissons. C'est nous qui produisons les richesses, c'est a nous d'en tirer les fruits"."

Je n'ai jamais écrit pareille chose. J'ai relevé que si la France voisine fournissait des logements, apprécié par les travailleurs genevois, Genève fournissait des emplois, appréciés par les frontaliers.


4) "Lorsque CEDH écrit que les étrangers ont envahit la Suisse, en dehors de l'aspect xénophobe, c'est oublier que si la machine économique Suisse tourne si bien, c'est aussi grâce au travail de ces étrangers. C'est aussi grâce aux marchés d'exportations de la Suisse dont 60% sont à destination de l'UE."

Je n'ai jamais paré d'envahissement. Votre post est vraiment un post de désinformation. Voilà ce que j'ai écrit :

- Désolé mais la pression démographique est bien celle de l'Union européenne sur la Suisse. Il est bien plus d'européens en Suisse que de Suisse au sein de l'Union européenne. Au cours des dix dernières années, notamment suite à l'ouverture des frontières, il est bien plus d'européens immigrant en Suisse que de Suisse immigrant en Europe. D'ailleurs il est bien plus d'européens à Genève que de suisses en France voisine (=le genevois français).

- Au début du siècle, le solde migratoire européen est passé à 20'000 par an puis, dès 2004, il a explosé dépassant 55'000 en 2007

Je ne perçoit là aucune xénophobie, uniquement une description sans jugement de valeur.


5) "CEDH, vous indiquez que la Suisse comptent 30% de migrants, preuve qu'il y a trop d'étrangers en Suisse, ce que vous regrettez. Mais nous devons nous entendre sur la notion de migrant."

Je n'ai jamais allégué que les étrangers étaient trop nombreux. J'ai relevé que les immigrants étaient en Suisse nettement plus nombreux qu'en France.


Si je comprend bien vous faites partie de la corporation MODEM à la Veillard, Souaille et C.....E......D......H. La garde rapprochée de Veillard.

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

Cedh,

Selon l'Ambassade de Suisse à Paris, plus de 170.000 Suisses résident en France, ce qui nous fait 2,5% des Suisses...Combien de pourcentage de français en Suisse ? Si nous admettons le 2,5 % des Français habitaient la Suisse cela nous donnerait 1,625.000 Français. Voyez-vous je ne pense pas que les Français résidant en Suisse soient autant ! Chacun voit midi à sa porte... (a noter que la plus grande communauté de Suisses à l'étranger, se trouve, en France).

Voyez-vous, je ne pense pas que ces 170.000 Suisses vivent tous d'amour et d'eau fraîche et ils devraient également remercier la France de leur trouver un emploi et un logement ! Il serait intéressant de voir combien de Suisses vivent à Paris...

Écrit par : Café | 04/03/2010

@cafe

Vous écrivez :

"J'ai une idée géniale, pourquoi ne metteriez-vous pas en ligne, un décompte mensuel indiquant chaque mois le nombre de Suisses s'installant en France voisine. Je suis bien conscient que n'y figureront pas tous les illégaux qui ont gardés leur adresse et leurs plaques genevoises. Vous devriez obtenir facilement ce chiffre par le Consulat suisse de Lyon."


On dirait que vous êtes suisse mon cher café. Il semble que vous ignorez le fonctionnement administratif de la France qui est différent du système Suisse. Le système suisse étant plus allemand que français, les différences sont nombreuses. Cela étant :

Comment voulez-vous avoir le nombre de suisses s'installant en France ?

Qu'entendez-vous par "illégaux" ?

Le consulat général de suisse à Lyon ne connaît que le nombre des suisses enregistrés en son consulat.

Meilleures salutations.

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

@CEDH,
Merci d'entretenir ce débat contradictoire avec moi et si je vous ai blessé en disant que vous êtes xénophobe, tel n'était pas ma volonté. Simplement, comme vous sembliez regretter la présence de tous ces étrangers en Suisse, j'en avais tiré peut-être trop rapidement cette conclusion.
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Le débat que je cherche à animer n'est pas relatif aux bilatérales signées entre la Suisse et l'UE. Certes, certains aspects du dossier local relatif à la construction de la région Franco-Valdo-Genevoise découlent de ces accords, mais j'essaye modestement de circonscrire le débat à cette région.
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Je ne peux pas vous laissez vouloir examiner le rapport des charges entre l'accueil des européens en Suisse et l'accueil des Suisses en France voisine.
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Il y a une différence importante entre immigrer dans un pays pour y travailler, donc enrichir le pays d'accueil par sa force de travail contre un salaire cela s'entend, et y payer des impôts pour contribuer aux dépenses faites par le pays au profit de ses habitants et la situation locale.
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Je ne revendique rien mais je pense que dans le cadre de la construction de la région FVG, le fait qu'une partie de la population Genevoise habite en France sans y travailler, donc sans enrichir la collectivité par sa force de travail, etc. etc. est une perversion du système.
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En voulant cette région transfrontalière, les élus des 3 régions qui la composent (District de Morges, Canton de Genève, France voisine) vont dans le sens d'un mieux vivre ensemble, dans le sens d'un développement concerté.
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Ce que j'exprime c'est que l'accord de 1973-1974 entre la France et le Canton de Genève, la création du comité Régional Franco Genevois (CRFG) est maintenant dépassé. Vous noterez que cet accord fiscal concerne la France et Genève et non pas L'UE et la Suisse.
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Autant était-il peut-être acceptable que les frontaliers du début paient leurs impôts en Suisse, autant, devant la situation actuelle cela n'est plus acceptable. Pour ma part, je n'ai aucune objection à ce qu'une partie des habitants du centre de la région quitte la grande ville pour s'établir en périphérie, quelque soit leur nationalité. Là n'est pas le problème. Plus la mixité de la population, mixité au sens de Franco-Suisse, sera grande, moins la xénophobie sera présente. Mais que Genève se repose sur le district de Morges et la France voisine pour le logement de ses travailleurs, est abusif.
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En ce qui concerne le district de Morges, les pendulaires vaudois paie leurs impôts à Lausanne. C'est donc une perte sèche fiscal pour M. Hiler. Pour la France voisine, interrogez donc M. Hiler. Le frontalier est un excellent contribuable puisque 100% d'entre eux paient leurs impôts chaque mois, sans avoir droit aux même déductions que les Genevois, et ne coute à la collectivité genevoise qu'une petite fraction de ce que coute un Genevois. Les 75% de ces impôts qui restent dans les caisses genevoises sont bien plus intéressant que les 100% payé par les résidents genevois.
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Mon point de vue est que, au delà des différents blocages qui freinent la construction à Genève, blocages justifié ou non, un xénophobe dira que ce sont toujours des étrangers de moins qui pourront s'installer, il y a une raison fondamentale qui bloque les constructions : Il est plus intéressant pour Genève d'avoir les impôts que les habitants, même si ce n'est qu'une partie des impôts.
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Et que dans ce contexte, les larmes de crocodiles peinent à masquer la satisfaction.
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Maintenant il est vrai que cette situation est très intéressante pour les maires des communes françaises qui reçoivent les fonds Genevois. De la même façon les frontaliers ne sont certainement pas opposés à payer leurs impôts à Genève. Mais ce ne sont que des réactions d'égoismes qui nuisent à la construction équilibré de la région.
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Comme vous l'avez écrit cet accord fiscal entre la France et Genève est indépendant de tous autres accords bilatéraux entre la France et la Suisse. Il peut donc être remis en question. Pour ma part, je trouverai intéressant de modifier la clés de répartition ainsi que le mode de distribution. Si les impôts des pendulaires vaudois échappe à Genève, il pourrait en être de même pour les frontaliers, à condition que cette somme, abondé des impôts des pendulaires, soit au total une somme de 1 milliard de francs, soit affecté à des équipements au bénéfice de toute la région, décidé par l'assemblée trans-frontalière que les élus appellent de leurs voeux.
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Le but n'est pas d'expliquer l'origine juridique de la situation de la région, mais de prendre les décisions qui permettrons un mieux vivre ensemble, une plus grande solidarité entre les habitants et les élus de la région.
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Pas la peine de se venger sur son voisin des décisions prise à Paris, Berne, ou Berlin.

Écrit par : lucides | 04/03/2010

CEDH,

Donc, si je comprends votre raisonnement, il y a beaucoup plus de Suisses en France que le nombre indiqué par notre Ambassade.

Ce que j'entends par "illégaux" et il y en a des wagons....ce sont tous les Suisses qui ont une "soi-disant" résidence secondaire en France et qui en fait y habitent toute l'année en gardant leurs plaques Suisses et leur résidence principale en Suisse. Ce n'est pas légal du fait que ces gens devraient enregistrer leur résidence principale en France et changer leurs plaques et leur permis de conduire. A noter que ces "illégaux" en France voisine, ne reversent rien de leurs impôts en France. Contrairement aux Suisses frontaliers où un pourcentage (minime) de l'impôt à la source est reversé à la Commune. A noter que beaucoup d'illégaux sont des permis C de Genève, qu'ils hésitent à troquer contre un simple permis frontalier. Le Suisse n'a besoin d'aucun permis donc c'est plus simple. J'ai des amis Italiens qui ont attendu la confirmation des bilatérales pour faire le pas...

Bonne soirée.

Écrit par : café | 04/03/2010

@ Café,
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En complément de vos propos, c'est ce qui explique le développement de la sous location à Genève. Il est d'ailleurs intéressant de noter que les services de M. Hiler ne fournissent pas la liste des frontaliers, avec leur adresse en France, en même temps qu'il versent les fonds Genevois. Ainsi, les communes françaises ne peuvent pas vérifier si les montants sont exacts. Je cherche à comprendre cette situation. Peut-être qu'un blogueur connait la réponse ?
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La seule chose que peut faire une commune française, c'est d'espérer que les frontaliers de la commune se déclare volontairement à la mairie afin qu'elle puisse comptabiliser le nombre de frontalier qu'elle héberge. Lors de la répartition des fonds frontaliers, l'ensemble du montant étant versé sur un compte unique de la BNP-Paribas, quitte aux départements français de répartir cette manne au prorata des frontaliers déclarés.
Le système pourrait certainement être amélioré, l'informatique ayant fait de gros progrès depuis 1974, date du début du système.
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Mais l'information étant le pouvoir, Genève garde le pouvoir.

Écrit par : lucides | 04/03/2010

@ café

Un point que vous semblez ignorer. A ce jour l'européen ou le suisse n'a besoin d'aucun titre de séjour pour habiter en France. Ainsi ce que vous décrivez comme "illégal" est un individu en indélicatesse avec certaines normes administratives. Ce n'est pas bien. Ne pas signaler sa présence pour un frontalier salarié nuit à la commune qui pert des rétrocessions suisses. Ne pas payer la TVA et les droits de la douanes sur la voiture suisse c'est de la fraude si l'on n'a pas obtenu une dérogation.

Remarquez que ne pas être assuré auprès d'une assurance maladie suisse c'est aussi de la fraude pour ceux des frontaliers qui n'ont pas exercé le droit d'option pour une assurance française dans les trois mois suivant la prise d'emploi, c'est-à-dire la majorité.

Ah, ces chenapans d'êtres humains !

Le chiffre de 170'000 que vous citez est celui des suisses y inclu les doubles nationaux (177'598). Les suisses non français immatriculés en France sont au nombre de 30'292 (2008). Vous trouverez ces données comme le nombre de français en Suisse à l'adresse de l'office fédéral de la statistique.

S'agissant du nombre de français de Genève, qui n'ont pas la nationalité suisse, il en est un peu plus de 24'000 et le nombre d'européen en Suisse est de l'ordre de 1'400'000.

Salutations.

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

@ Lucides

Voulez-vous que la Suisse communique le nombres de frontaliers salariés imposés à la source par commune française ou qu'elle communique la liste nominative des contribuables frontaliers ?

Dans la deuxième hypothèse vous posez un sérieux probléme d'entraide fiscale, sujet délicat s'il en est.

Dans la première hypothèse vous pourriez avoir des surprises. Il se pourrait bien qu'il y ait plus de frontaliers annoncés par certaines commune que de frontalier imposés à la source en Suisse déclarant habiter dans cette commune. Une erreur est si vite arrivée.

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

CEDH,

Là, je suis désolé vous êtes de mauvaise foi, voulez-vous que nous comptions combien il y a de double nationaux en Suisse ? à commencer par nos hommes politiques ? Un Suisse reste un Suisse ! Et pour l'Ambassade, (on l'a vu pour le prisonnier en Libye), reste un Suisse punkt Schluss ! Si nous devions compter, ne serait-ce qu'à Genève tous ceux qui n'ont QUE la nationalité suisse...il ne resterait plus grand monde...

Écrit par : Café | 04/03/2010

Cedh,

Je viens de voir sur le site de l'Administration française qu'un ressortissant UE ou un Suisse doit OBLIGATOIREMENT se faire enregistrer auprès de la Mairie de sa commune, s'il réside plus de 3 mois en France !

C'est un peu comme le permis B en Suisse ! Vous ne pouvez pas résider dans un pays de l'UE sans vous faire enregistrer. Comme on ne peut pas refuser le permis de résidence à un Italien ou tout autre ressortissant UE, mais il a l'obligation de s'annoncer auprès de la Police des Etrangers ! J'espère que vous savez, que tout résident habitant plus de 6 mois dans un pays doit automatiquement mettre ses "papiers" et payer les impôts dans son pays de résidence...exemple Johnny ! D'ailleurs le coureur moto Italien Rossi, s'est fait attraper par le fisc italien car il ne résidait pas, comme convenu, plus de 6 mois par an en Angleterre...

Écrit par : CEDH | 04/03/2010

@ CEDH,
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Vous faites donc une différence entre les Suisses uniquement Suisses et les doubles nationaux ?
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Alors, un Suisse qui épouse une étrangère, une Française par exemple, et qui demande la double nationalité auquel il a droit n'est plus un vrai Suisse ?
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Et l'enfant qui nait en France, dont les deux parents sont Suisses n'est pas non plus un vrai Suisse s'il réclame la nationalité française auquel il a droit?
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Pour info, les frontaliers, même imposé en Suisse, doivent faire une déclaration d'impôt en France, même si cette déclaration n'entraîne pas d'imposition sur les salaires.
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En ce qui concerne la déclaration par les communes françaises de leur nombre de frontalier, il est évident qu'il y a ne nombreuses erreurs. Par exemple ceux qui ne se déclare pas à la commune ou encore ceux qui change de statut et ne font pas la modification sur les registres de la communeµ. Ou encore ceux qui déménagent sans le déclarer à la commune.
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C'est pour toutes ces raisons qu'ils serait plus simple que Genève, qui a les informations, les donnent. De manière anonyme ou pas, là n'est pas le problème.
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Que pensez vous de ma proposition pour les impôts des frontaliers et des pendulaires ?

Écrit par : lucides | 04/03/2010

En vitesse:
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lucides a écrit: "Il est d'ailleurs intéressant de noter que les services de M. Hiler ne fournissent pas la liste des frontaliers, avec leur adresse en France, en même temps qu'il versent les fonds Genevois. Ainsi, les communes françaises ne peuvent pas vérifier si les montants sont exacts." - Si c'est vraiment le cas, les bras m'en tombent...
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@CEDH: Votre approche "globale" au niveau Suisse - UE me fait gentillement sourire. En quoi le fait que depuis 5 ans (p.ex.) des allemands s'établissent en Argovie (avec un contrat de TRAVAIL - donc, à priori, il vont créer la richesse qu'ils "consomment" en services publiques et infrastructures) justifierait-il le fait que Genève exporte sa pénurie de logement (avec tous les effets néfastes que M. Viellard dénonce) depuis trente ans déjà???
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Antoineb a écrit... beaucoup de bêtises. Juste pour rappel: (1) Si un frontalier ne déménage pas sur GE (alors que les genevois le font massivement vers la France), c'est justement parce qu'il n y a pas de logements corrects disponibles à GE. (2) Si un frontalier essaie d'éviter à tout prix de devoir travailler en France voisine, c'est parce que le coût de la vie y est maintenant tel qu'il ne pourra pas subvenir aux besoins de sa famille avec un salaire français (Dans votre example: 60 kCHF = 40 kEUR alors qu'un logement familial en loyer libre coûte 12* 1.5 kEUR + charges = 20 kEUR par an! -> C'est juste pas possible...)
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CEDH a écrit: "Vous soulignez le peu de service que Genève rend aux frontaliers. Aussi permettez-moi de rappeler que Genève rend un éminent service aux frontaliers : un emploi." Parce qu'une entreprise privée (p.ex. américaine) qui embauche - de son plein gré, soit dit en passant - un frontalier le fait pour lui rendre service??? Vous devez travailler à état (ou il n'y a d'ailleurs - en principe - pas de frontalier) pour avoir une telle vision tordue des choses.

Écrit par : caracolelimonade | 04/03/2010

Un intervenant a posté la note suivante, en utilisant de manière à jeter la confusion, mon pseudo :

1) "Cedh,

Je viens de voir sur le site de l'Administration française qu'un ressortissant UE ou un Suisse doit OBLIGATOIREMENT se faire enregistrer auprès de la Mairie de sa commune, s'il réside plus de 3 mois en France !..(..).."

Et bien cet intervenant se trompe. S'il est vrai qu'en 2007 l'assemblée nationale française a adopté une loi prévoyant cette obligation, celle-ci est, à ce jour, restée lettre morte faute de décret d'application. Au demeurant, il ne s'agira(i)t là pas d'une simple déclaration, les communes devraient vérifier que les conditions du droit au séjour soient réunies. C'est là une tâche supplémentaire imposée par l'Etat que nombre de communes ne se réjouissent pas d'exercer.

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2651.xhtml


2) Par contre ce à quoi à droit le Suisse qui a un droit de séjour et qui l'exerce c'est un titre de séjour. Ce droit résulte des accords bilatéraux, de la loi française, des décrets d'application et des circulaires ministérielles ... pourtant les préfectures de l'Ain et de la Haute-savoie refusent d'en délivrer au motif qu'elles ont autre chose à faire. Bon, en expliquant en quoi ce droit vous est très utile et avec un peu de diplomatie et quelques paperasses, dont l'exigence de production est contraire aux accords bilatéraux, on vous en donnera un....


3)"Vous ne pouvez pas résider dans un pays de l'UE sans vous faire enregistrer."

Cela dépend des pays. Pour la France on a vu. Les germaniques enregistrent beaucoup et les britanniques pas du tout.


4) "Comme on ne peut pas refuser le permis de résidence à un Italien ou tout autre ressortissant UE, mais il a l'obligation de s'annoncer auprès de la Police des Etrangers !"

On ne peut le lui refuser s'il satisfait les conditions. Je rappelle que le droit de séjour n'existe qu'à certaines conditions. Grosso modo il existe pour tout travailleur qui a un emploi et une assurance maladie et toute autre personne qui a une assurance maladie et des moyens d'existence suffisants. A cela s'ajoute ceux qui ont un droit de séjour permanent (après 3 ans de séjour en tant que travailleur ou 5 ans de séjour).


5) "J'espère que vous savez, que tout résident habitant plus de 6 mois dans un pays doit automatiquement mettre ses "papiers" et payer les impôts dans son pays de résidence...exemple Johnny".

Mettre ses "papiers". Encore une fois cela dépend du pays. Quant à payer ses impôts dans son pays de résidence, cela est plus compliqué que vous ne le dites.

Par exemple, les frontaliers genevois traditionnels (qui rentrent tous les jours chez eux par opposition à ceux qui rentrent une fois par semaine) payent les impôts sur leur salaire en suisse et, s'il n'ont pas d'autres revenus, ne paient pas d'impôt national en France (ils payent taxes d'habitation et foncières). Quant à Johnny dont on dit qu'il est résident en Suisse et y paie ses impôts (au forfait), il paie des impôts en France chaque fois qu'il s'y produit.

Écrit par : CEDH | 05/03/2010

@ CEDH
N'ayant pas posé la question aux quatre entités que vous citez, je ne sais pas si elles trouvent toutes les quatre que la situation est bonne.
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Par contre, ce que je trouve inéquitable, c'est de ne pas loger une partie de sa population, la repousser chez les voisins, en toute connaissance de cause car les entreprises qui s'installent à Genève ne viennent pas toutes seules.
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Ce que je trouve inéquitable c'est de conserver 75% des impôts dans cette situation, ce qui n'est pas très incitatif pour accélérer les constructions de logements.
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Maintenant je ne dit pas qu'il y a un complot. Je dis juste que c'est dommage par rapport à nos voisins et à la construction de la région FVG.
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Ce débat me rappelle la fermeté avec laquelle nous étions sûr de notre bon droit en ce qui concerne la différence entre l'évasion fiscale et la fraude fiscale. Il y a nos règles, que nous pensons juste car elles nous sont favorables. Après, il y a les autres pays et l'image de la Suisse qui souffre un peu.
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Trouvez vous normal de confier ses habitants aux voisins, avec toutes les charges afférentes mais de garder 75% des recettes fiscales?
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La est la vrai question. Supposez un instant qu'une zone franche, avec des règles fiscales très attractives soit instaurées en France voisine. (Pour info, Etienne Blanc, le député maire de Divonne, et M. Keller, ancienne maire de Strasbourg y travaillent, mandatés par le gouvernement français au travers de la DATAR). Imaginez un instant que les entreprises s'y installent en nombre, y compris celles qui sont pour l'instant installées à Genève (La France y travaille, cela s'appelle l'installation transnationale, ce sont les services des douanes qui s'en occupent). Imaginez ce qui se passera. Les gens habiteront à Genève et travaillerons en France, avec des salaires suisses car pour les entreprises, même avec des salaires suisses elles s'en sortirons mieux qu'à Genève (cout des locaux par exemple).
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Il sera alors temps de pleurer que les autres sont méchants.... C'est juste un problème d'attitude. Comme avec les visas Schengen. La Suisse a le droit pour elle, alors l'UE applique. Mais dés la fin de la crise, les règles seront changées par l'UE.

Écrit par : lucides | 05/03/2010

@Café
@Daniel Zaugg
@Antoine Vielliard
@Lucides
@CEDH

@tous les autres…

A vous tous,

Comme bien des résidents et résidentes genevois/es je suis absolument excédée par tant de discours lénifiants et pervers dont vous nous abreuvez sans cesse sur vos blogs respectifs.

J’en ai marre d’être prisse par devant et par derrière par un ramassis de cloportes qui n’ont que sus de faire valoir leur intérêts personnels aux accents néolibéraux.

Qui ne visent :

Pour les uns que la chasse gardée d’un eldorado genevois sans partage (réserve de nos cher/ères frontaliers/ères français/ses).

Et pour les autres que le pillage des biens sociaux aux seules fins de leurs avoirs. Cela aux dépends de la responsabilité sociale de l’entrepreneur.

Les uns rêvent d’une citadelle conquise, les autres rêvent de la cité des magnats de la finance, du lux et des biens pensants.

Tout cela avec la complicité et la bénédiction de la gauche caviar genevoise que vous ne manquez pas (SIC) de nous dépeindre comme les potentats de l’air révolu soviétique.

Hémoroïdement votre

Emma Martin

Écrit par : Martin Emma | 07/03/2010

Pourquoi s'en prendre à une homme alors que ce sont les processus de la construction qui sont trop longs, trop coûteux, trop compliqués et découragent les investisseurs privés. L'Etat ne fait que construire des logements sociaux et cela ne concerne qu'une petite partie de la population. Sans compter sur les blocages de ladite Asloca et de certains particuliers et on atteint le point zéro. Genève c'est au sens propre et figuré une "cul-de-sac". Heureusement que la région frontalière a permis de palier à la pénurie de logements dans le canton. De toute manière, le canton de Genève sur le long terme est perdant en matière de contribuables et ce sont avant tout les communes du canton de Vaud qui seront prises d'assaut et elles ont déjà anticipé la venue de nouveaux habitants dans la région et planifié des logements, des infrastructures de type métro, rail....

Écrit par : demain | 07/03/2010

Messieurs et Mesdammes,

A vous lire, nous, les genevois, nous croyons rêver !

Si je vous comprends bien les genevois ne doivent pas encaisser l’impôt sur les salaires des frontaliers,

mais par contre doivent

construire des routes, des voies ferroviaires, des transports publiques (CEVA, liaisons de bus/trams, etc.) des places de parking…

en plus investir dans le logement à Genève, ainsi que dans les communes de France voisine.

Et de plus, gérés la population de ces mêmes communes de France voisine.

A la lecture des vos préoccupations, je crois détenir la solution pour la France voisine qui donne réponse à toute votre problématique :

Faites une demande adhésion à la Suisse avec un rattachement au canton de Genève.

Ainsi Monsieur Marc Muller sera à même de prendre en compte vos doléances et répondre à vos attentes. De plus les responsables politiques français comme Monsieur Veillard n’auront plus rien à faire et pourront enfin laisser reposer leur poil de la main.

Mais alors là ce peut-il que certains y perdent quelques avantages ???

CQFD.

Salutations à nos futurs concitoyens.

Riri fait du rififi

Écrit par : riri rififi | 07/03/2010

Simplement parce que c'est la personne responsable de la question du logement sur le canton de Genève. En être responsable suppose d'en répondre.

Je serai le premier à demander l'érection de statues à la gloire de Marc Muller le jour où le canton de Genève construira les 5000 logements par an nécessaires pour loger les 10 000 personnes que Genève fait venir dans le genevois à coût d'exonérations fiscales... mais en attendant, tant que Marc Muller publiera des chiffres de 1230 logements construit contre un objectif de 1600 relevé à 2500 en décembre 2009, l'honnêteté m'obligera à dire que Mark Muller est incompétent. Ce n'est pas irrémédiable.. mais pour l'instant c'est un fait avéré et prouvé par les statistiques cantonales. J'espère vivement que des progrès seront faits.

En tant que Conseiller d'Etat en charge de la question, en tant que responsable du premier parti cantonal, en tant que membre de la coalition majoritaire au Grand Conseil et au Conseil d'Etat M. Muller a les moyens avec le Grand Conseil de changer les lois du canton qui rendent les constructions si longues. Il a les moyens de modifier les droits de recours dont il est fait abus. Il a les moyens de déclasser. En tant que responsable, il doit tout simplement rendre des comptes.

Je ne m'en prends pas à Mark Muller à titre personnel. Tout le monde aura oublié Mark Muller comme ses prédécesseurs d'ici quelques années.. mais une génération de Genevois n'oubliera jamais qu'elle a été mise à la porte du canton par la génération précédente. Et le Genevois français risque de ne pas oublier de si tôt qu'il s'est fait berné par la première charte d'agglo signée en 2007 dans laquelle Genève s'engageait à construie 1600 logements par an et qui a été violée dès 2008 puis à nouveau en 2009. C'est la raison pour laquelle je m'en prends au bilan de Mark Muller sur le nombre de constructions en 2009...

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 07/03/2010

rififi,

Au cas où, vous ne seriez pas au courant, je vous signale que les frontaliers qui travaillent dans le canton de Vaud, et ils sont nombreux, NE PAIENT PAS UN SOU D'IMPOT AU CANTON DE VAUD !!!

Tout comme les Vaudois, en paient pas un sou d'impôt au canton de Genève... mais beaucoup de mes concitoyens ne connaissent même pas les différence de nos cantons suisses, il faut se réveiller un peu et descendre du cocotier...comme la plupart des Genevois, pensent qu'en Suisse on passe la matu à 19 ans ! alors que la plupart des cantons la passent à 18, comme en France !

Écrit par : Café | 08/03/2010

@Café

Au cas où, vous ne seriez pas au courant, le canton de Vaud ne fait rien pour eux!!!

Il faut aussi vous réveiller un peu et descendre du cocotier ... comme la plupart des frontaliers.

Ce qui est drôle dans tant de présomption de votre part, je suis vaudois et j'ai fais toute ma scolarité à Nyon (SIC) ... terre vaudoise par excellence.

Bien à vous

Riri qui fait du rififi

Écrit par : Riri Rififi | 08/03/2010

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